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Full text of "Les bibliothèques françoises de La Croix du Maine et de Du Verdier"

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BIBLIOTHÈQUE 

FRANÇOISE 

.     D  E 

DU  VERDIER, 

TOM£  TROISIÈME. 


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LES  BIBLIOTHEQUES 

FRANÇOISES 
DE  LA  CROIX  DU  MAINE 

E  T 

DE    DU  VERDÏER 

SIEUR  DE  VAUPRlVASj 

NOUVELLE  ÉDITION, 

DÉDIÉE  AU  ROI, 

Revue ,  corrigée  &  augmentée  d'un  Discours  sur  le  Progrès  des 
Lettres  en  France  ,  &  des  Remarques  Hifloriques  ,  Criciques  & 
Littéraires  de  M.  ds  la.  Monhoye  &  de  M.  le  PréfidentBovnxsR  » 
de  l'Académie  Françoife;  de  M.Fài.conxt,  de  TAcadéinie  des  Belles- 
Lettres. 

Far M.KiGOLET  DE  JuFiGNYy  ConfcUUr Hoiiioràre  OU 

Parlement  iU  Mtt^, 


TOME  CINQUIEME 


A  PARIS, 

Chez-f  ^^^^^^  ^  Ntoh  y  Libraires ,  rue  S.  Jean  de  Beauvais. 
\  Michel  Lambb  kt.  Imprimeur ,  rue  de  la  Harpe ,  près  S.  Cdme» 


M.  D  C  C.  L  X  X  1 1  L 


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31JUL1965 


,K  P.D 


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BIBLIOTHÈQUE 

FRANÇOISE 

D'ANTOINE  DU  VERDIER. 

M  A  C.  ■ 

M  ACE  f  ou  aucremeoc  M.athias  Foiltin,  Licencié  ès  LoSx, 
Qatjf  de  Lorrîs  en  Oailinois,  &  Lieucenanc  en  la  Prevdté  Royale 
de  ChaftilloQ  fkt  Yndre ,  a  écrie  Traité  for  la  matière  des 
relevemens ,  félon  les  Ordonnances  ,  Droit  &  Coutumes  de 

France ,  contenant  la  manière  comment  ès  Chancelleries  de  France 
-  font  les  lettres  de  relief  chacun  jour  exj>édiées  ;  &  eft  divifé 
en  trois  parties  :  en  la  première  eft  traité  du  Mineur ,  &  en 
combien  de  manières  il  peut  être  déceu  &  reflituc  :  en  quel 
temps  on  peut  pourfuivre  la  calTation  des  contrats:  en  la  féconde 
de  la  refticution  des  Majeurs  :  &  en  la  troifiémc,  font  examinés 
en  communauté  quelques  articles  concernant  la  reftitution  des 
^dineurs  &  Majeurs  par  indivis  j  imprimé  à  Paris  ,  /Vi-8**.  par 
Vincent  Sertenas,  1550.  Briève  loftniâiojn  pour  apprendre  le 
ijbyle  4t  manièrç  d^  procé^r  .ès  Çouiy  de  Parlement  &  aocies 
BiBuoTB.  Faa  V.  Tonu  V>  Do  Vbro.  Twu  isj.  A 


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*      M  AC  M  AE  : 

inférieures  en  toute  indtnce  Se  matières^  tant  Qviles  que  Crw 
ttiinellesy  fuivant  les  Ordonnances,  Ju ge mens  &  Arrêts  d'icelles 
Cours;  imprimée  à  Paris ,  rii^8^.  par  Vincent  Sertenas ,  x  5^0. 

MACLOU  DE  LA  HAYE,  Picard,  Valet  de  Chambre  du 
Roi  Henri  II ,  a  ccrit  quelques  Foëfîes  ;  afiàvoir  Chanc  de  paix; 
Chant  d'Auiour  ;  cinq  Blafons  diescinq  contentemens  en  Amour;* 
Sonnets  d'Amour  ;  vingt  Vceux  dès  vingt  beautés  de  s*amief- 
Epigrammes  &.ScaiiGes;,imprimées.à  Paris  par  Eftienne 
Groulleaa.  i<53  ^ 

*  Voy..  La  G&osx  w  Maine  ,  &  les  notes,  aa  mime  Article ,  Tora.  II 

MADELAINE  NEPVEU  ,  Dame  des  Roches  la  Mere  *. 
Les  (Œuvres  des  Dames  des  Roiihcs  de  Poitiers,  Mere  6^  Hlie, 
imprimées  à  Paris  ,  in-^^.  par  Abel  l'Angelier,  1579.  G'.IIes  de 
Ja  Mere ,  nommée  Madelaine  Neveu ,  font  Epitres  aux  Darnes^ 
én  profe  ;  Epkre  à  la  Fille  r  Odes ,  en  nombre  neuf;.  Sonnets 
trente>(ix  ;  Epitaphe  de  fon  Mari  ;  Epitaphe  de  Monfîeur  le 
Comte  de  Brillàc  ;,Epitaphe  du  &u  fîeur  Baron  d'Angueruaques. 
Les  fécondes  (Euvres  des  Dames  des  Roches  ^  imprimées  à  Poi<*' 
tiers  f  par  Nicolas  Courtois ,  i  )  83»  dont  celles  de  la  Mere 
y  contenues,  font  Odes,  Sonnets  &  autres  vers;  &  les  Ecrits  qui- 
s*y  voient  de  la  Filîe,  Epître  à  fa  Mere;  les  Vers  dores  de  Pytha- 
goras;  les  Enigmes  dudit  Auteur;  Quatrains;  Cantique  de  Theu- 
reufe  Vierge  ,  mere  de  Dieu  ;  fécond  Cantique  ;  Epître  à  fa 
Mere  fur  fa  Bergerie  ;  Bergerie  ;  Epitaphes  ;  Chanfons  ;  deux 
Dialogues  en  profe  ,  le  premier  de  Placide  ôi.  Scverc ,  le  fécond 
d*Irî$  &  Pafithe'e;  les  Fleurs;  Réponfes; "Sonnets;  la  Piice, 

*  Voy.  La  Croix  py  Maine:,  &  les  notes,  aux  Art.MAODtf.AiNE  N£VBi7i 
Tom.  U  y  pag.  71  ^fttiv.  8c  CATUEaiNBr  oss  Rociits  j  Tbm.  l ,  pag.  101. 

MALASSIS  (  Le  fieur  de)  de  Mante  ,  a  traduit  de  Latin  en 
François  \  les  cinq  Livres  de  Sevrin  Boece  ,  intitulés  de  la 
confolation  de  Philolophie  ;  imprimés  à  Paris ^  in-S".  par  Jean 


MAL 


MAL 


13oreI ,  I  ^78.  Il  a  traduit  auflî  les  cinq  Livres  de  Ciceron  De 
fiiûbus  bonorum  &  malorum.^  qu'il  n*a  encore  ùit  imprimer. 

'  II  s'appeloit  Chakles  tt  Ber.  ,  Sieur  de  Malassis  ,  petit  Village  près 
de  Mante,  &:  fît  depuis  imprimer  fa  verfion  de;  fix  Livres  ae  Politique  ,  ou 
Dodrine  Civile  de  JuAe-Lipre ,  i/i-S**  chez  hU.iia  de  Villepoux ,  a  la  Rj»- 
-Cil(#e.y  1 590.  (M.  Dl  lA  MONMOYB  ). 

METRE  VI.  du  premier  l  ivre. 


[Ceiuyaujein  des  fdlons.^ 
Qui  t  parejfcux fan  blti  OKke  j 
Quand  fcs  plus  ardcns  rayons^ 
Phebus  furie  Cancre lafehe , 
Qfi'il  n'efpirt  fe  charger 

JOts  fruits  que  CM*  retranche  j 
Maïs  ^a'il  ébranle  la  branche 
Du  chefne  ,  s'il  veut  manger, 
Jjorfque  le  froid  Aquilon 
T<Mi.des  ksLs  la  cheveiut^^ 
Et  que  le  dûs  du  Sillon 

£fi  endurcy  dt  froidure.  » 

jZyoêottfae  penfe  pas  3 
L'otillet  ficury^  ni  la  Rofe^ 
Ou  quelûue  autre  fleur  rnclofe  , 

^Çar  la  faifon  n'en  cji  pus. 


Ne  penfe  ,  par  ton  labeur  , 
Que  U  grc^fpe  au  fcep  meuriffti 
Au  printemps  gay  de  verduf 
C'efl  ajfcx  qu'elle  fieurijfe  ; 
Car  Bacchus  peint  les  raifîns 
Tant  Jiitlmem  en  Atatmmi 
L'autre  faifon  n'efl  pas  bonne 
Pour  prejjur^r  les  bons  vins. 
Dieu  a  le  etmp*  oticnni 
Aux  efpèets  pw  pndtàn  ■ 
£t  de  bornes  terminé 
L'effet  qu'on  ne  peut  dùnùrt. 
Si  ae  l'ordonné  ekemin 
Les  chofes  vont  f épurées  , 
Ou  qu'elles  foient  égarées.^ 
Bonne  n  cfl  jamais  la  fin. 


METRE  yiU.  du  fécond  Livre. 


t€c  qui  fait  l'ordre  tenir 
A  Paanie  variable j 
M*  ^artàUe  revenir  ^ 

Avec  un  changement  fiable^ 
Et  fans  le  dépoffédcr^ 
JLes  faifons  reiurecidtr. 
Et  les  pères  élémens.^ 
Qui  ont  qualité  contraire 
En  leurs  accords  dtfférens  , 
Ferme  trêve  enfemhle  faire  ^ 
Que  Phebus  le  jour  Conduit  j 
Et  fa  facur  règne  la  mût , 

la  mer,  en  fon  gyron^ 
Tient  prifitnnièret  fis  ondet^ 

Et  jarnais  ne  lei  vaJf-an 
J:,rrcr  jar-iout  vagabon4es  ^ 


Que  ce  que  le  Ciel  contient  4 
Sous  une  loy  fe  maintient, 
Cejl  amour  foi  a  foucy 
De  bien  régir  toute  chofe  , 
Au  Ciei 'décommande  auïïi^ 
dSt  de  ta  terre  il  difpoje  j 
Et  dedans  la  mer  il  peut 
Commander  ainfi  qu'il  veut. 
Et i  s'il  ceffoit  d'ordonner 0 
Et  de  tempérer  le  numdet 
On  verrait  Je  ruiner 
,Bientofl  la  machine  ronde ^ 
Qu'un  lien  tient -en  accord. 
Que  dénouerait  le  difcord. 
Cet}  luv  feul  qui  ertiretïent 
Tous  les  vertueux  enfemble^ 


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^       MAL.  MAL 

£t  qui  Us  peuples  contient ^  Qui  niclntunt  &  nous  fait  wir 

Les  unit  &  les  affemble  j  Les  amis  en  leur  devoir. 

Et  j  fous  le  jûug  d' amitié' ,  Si  l'amour  veut  gouverner 

A  l'un^  à  l'autre  lie'.  Vos  ejpritj  y  race  mortelle  , 

C'cfl  lui  quif  d'un  faint  lien  ,  Comme  il  fait  d'accord  menef 

J^'un  feuoudU  accompagne  ,  Au  Ciel  fa  danfe  éternelle  » 

S<m  Us  firmes  Icix^Hyaun  ^  Qui  fe  tourne  égaUmtnt , 

VkwMm  k  Péfouft  tOÊttjpoffu  >  V'tua  yivrif  hara^imsnt* 

PROSE  IV  àu  troifiéme Livre. 

[  Mais  [es  dignités  »  me  cUrez-vous ,  font  retjieâec  &  rendent  dignes  d'hon-* 
«eax  qui  \»  obciennenr.  Lçs  Magiftnts  oamIs  men  ont  de 

force,  qu'ils  puitTcnt  loger  les  vertus  en  lefprtt  de  ceux-là  qui  les  exercent? 
Et  en  chafTèr  le  vice?  VéritaWcmcnr  leur  coutume  n'ell:  pas  relie ,  &  ne  favent 
pas  bajuiii  la  malice,  mais  phitot  la  manitellcr ,  l<.  Je  la  vient  c|ue  bien  fou- 
vent  nous  fommes  marris  fie  nkUgnét  de  voix  les  Magiilrats  être  tenus  8c 
exercé<;  pnr  les  méchans:  5:  pour  cette  occafion  CatuUis  voyant  aiHsenire  les 
Sénateurs  un  Nonius,  ne  fe  put  tenir  de  le  taxer,  &  le  dédaignant  par  une 
£|ngraniiiie^  le  fit  oonitokte  tel  que  fi  en  lui  ie  faflènt  «dèmblés  tons  let 
Tices  du  monde,  l'appelant  le  contrefait  &  l'écrouellé.  Voyez  donc  quel  dés- 
honneur &  quel  blâme  apportent  les  dignités  aux  méchans,  &  pour  certain 
leur  méchanceté  fetoit  moins  connue ,  il  leurs  ccacs-  ne  les  manifeftoient  & 
£ùfittenc  coonntne  i  imchacoo.  Mais  vous  poucrie^vons  canger^ encore  qoe 
vous  y  futHez  contraint  par  beauco  jp  Je  J  ingers ,  à  ctt'e  compagnon  de  De 


xatus ,  exerçant  tousdeux enfemble  an  mcme  M^iftrat,  le connoillâni homme 
vicieux  &  bouffon  RÎs-dùgcreux  ^  6c  de  vrai  u  n'eft  pas  poilible  ^ue  noua 
puilllons  juger  cett»li  dignes  d'honneur  pour  raifon  de  leurs  Magiftcats  èc 

offices ,  lesquels  nous  connoiftbns  du  tout  indignes  d'iceux.  Si  vous  voye« 
aucim  doué  de  fapience,  poucrez-vous  le  juger  indigpe  de  fapience?  Ou 
d*ècie  révéré  9t  refpeâé  pomr  raifiia  dlcelle  ?  Non  certes»  car  la  vertn  a  une 
certaine ,  propre  particulière  dignité ,  dont  elle  remplit  &  fait  capables 
ceux  auxquels  elle  eft  jointe  :  &  pout  ce  que  les  honneurs  populaires  ne 
peuvent  faire  cela  ,  il  eft  manifefVe  qu'ils  n'ont  d'eux-mêmes  aucune  beauté» 
ne  dignité.  En  quoi  il  faut  aviil  i  datnuMage  ,  que  fi  aucun  eft  d'autant  plna 
vil  &  abje(îl  qu'if  eft  blâmé  de  piufteurs ,  ne  pouvant  les  dignités  faire  refpec- 
ter  les  méchans ,  elles  font  qu'ils  font  plus  blâmés  U  calomniés ,  les  découvrant 
&  faifant  connoicre  è^en  chacun.  Mais  il  s'en  (àvent  bien  venger ,  car  ib  len* 
detu  bien  le  femblable  aux  Magiftcats ,  les  fouillant  &  diffamant  de  l'ordure 
de  leurs  méchancetés.  Mais  afin  que  vous  connoiffiez  cette  vraie  révérence , 
«e  pouvoir  advenir  par  le  moyen  de  ces  dignités ,  notez  ceci  :  fi  aucun  qui 
auroit  été  plufieuis  fois  Confol,  alloit  de  fortune  en  pays  étranger,  &  par  les 
Nations  barbares,  penfez-vous  que  c.,1  honneur  le  pût  i  rendroirde  ceux-U 
^ire  vcnéiabLe  ?.£(  tout^oiii  L'oikue  peut  doutçi  que  fi  les  dignités  avaient 


MAL 


MAL 


d'elles-mcmes  tant  de  pouvoir,  qu'en  quelque  lieu  que  ce  fût,  ils  nes  éloigne- 
foienr  jamais  de  tel  office,  comme  le  feu ,  en  quelque  lieu  que  l'on  le  mette, 

eft  toujours  chaud  ;  maU  d'autant  que  non  leur  propre  vertu,  mais  une  fauflè 
perfualioii  de";  hommes  leur  attribue  cela ,  elles  s'cvanouiflènt  foudain  qu'elles 
font  parvenues  à  ceux  -  là  qui  ne  les  elUraent  ni  tiennent  pour  dignitcs.  11 
eft  vrai ,  me  direc-irotts ,  que  cela  arrive  entre  les  Nacbns  écfanges ,  ma» 
encore  entre  celles-là  où  elfes  font  nées,  elles  ne  durent  pas  toujours.  C'ctoir 
anciennement  une  grande  autorité  que  d'être  Maire  du  Palais ,  ce  n'ed  à  cette 
heure  qu'un  nom  prefque  de  rien,  l'ordre  de  Sénateur,  une  grande  charge  :  fi 
qaelqa  aii,le  temps  pacte,  eût  pris  le  foin  des  vivMs  da  peuple,  par  une  chère 
année  ,  on  le  tenoit  pour  un  grand  perfonnage:  y  a-t-il  i  préfcnt  Office  plus 
abjeâ  ?  Car  ,  comme  nous  avons  dit  ci-devant ,  cela  qui  n'a,  de  foi  ni  de  fa 
naraie,  auaiiie  dignité  ou  honneur  qui  loi  fcnt  propre  ,  ains  fettlemencpar 
opinion  de  ceux  qui  en  ufent ,  tantôt  reçoit  rplcndcur ,  &  puis  tout  foudain 
la  perd.  Donques  fi  les  Ma(»iftrats  ne  peuvent  faire  refpeder  les  hommes  ,  fi  » 
par  la  corruption  des  mccnans  qui  les  exercent ,  ils  enlaidliFent ,  ii  par  fuo- 
oeffion  de  temps  ,  ils  délaiflênc  d'ètie  hononibles  ,  fi  par  l'opimon  des 
perfonnes  ils  avilitfent  ;  quelle  pr.inde  beauic  y  a  t-il  que  Ion  puilfe  deCnct 
s'ils  n'en  ont  aucune  d'eux-mêmes ,  6c  s'ils  n'en  peuvent  apporter  à  ceux  qui 
les  poflZdeni? 

METRE  UI.  du  qaatri^e  Livre. 


Lei  légers  vaiffaux 
lyUfyJft  U  Sag€ , 
Errons  fiartes  ttuae, 
jfprès  grand  voyagt , 
Par  un  long  orage 
Ont  été  pouffés^ 
Le  long  du  rivage  , 
Komptu  6"  froiues, 
Ceile  qt^on  iijm 
A\oir  pris  naîjfanec 
Du  Soleil ,  faifoit 
Là  fa  demeurance. 
Qui  eue  la  fitaue 
De  ^  bien  charmer. 
Quelle  avoit  piùjfaaee 
Les  corps  tnutsformtr^ 
Et  point  n'ignorou 
Des  herbes  l'ufagt  ^ 
Qu'elle  prejfuroit 
En  certain  breuvage  j 
Chargeant  h  v^àg» 


Des  nouveaux  venus  ^ 
En  forme  fauvage  , 
Etant  inconnus. 
L'un  d'eux  tout  foudain 
D'un  bouc  prend  la  forme  i 
L'autre  en  Africain 
Lion  fe  transforme  \ 
L'autre  fe  difforme 

/«  pmt  étm  kap  ; 
L'autre  g  tigre  ùname 

Devient  tout  à  coup, 
Mais  l'Arcadten 
Print  p'uUd'VfyJps» 
L'cjîant  du  lien 
Et  venin  de  Circe  , 
Qui  fe  coule  &  gHjpi 
Dans  ces  gens  dtm^tét» 
Par  le  maléfice 
Des  jus  enchantés. 
En  pourceaux  changù. 
De  gland  Je  reptè^M  » . 


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M  A  M 

A  peu  d'efficau  , 
De  qui  le  pouvoir 
Les  corps  feuls  effacé  i 
L'efpru  en  fa  ptau 
Immuc  fe  plaint 
Du  mal  que  luy  brajft 
Le  corps  en  ce  peint. 
Las  !  les  vices  Mt 
Bien  plus  de  puijfanee  , 
Qui  au  corps  ne  font 
Seulement  offenje  ; 
Mais  telle  nuyfance 
font  de  leur  venin  , 
Qu'Us  ofient  l'ufaaçe 
fie  raj^naettfiu 

En  la  quatrième  Profe  du  quatrième  Livre. 

Les  hommes  vicieux  rerîcnnent  la  forme  du  corps  humain  ^  ils  fe  maent  & 
changent  néanmoins  en  bcces  »  quant  à  la  qualité  de  i'ame ,  Cicc.  Si  la  mé- 
chaitoné  tend  los  boiiui|»M  miférables  ^  il  faut  condure  que  tant  pins  le 
méchant  vit,  plus  il  eft  iniféRible.  Or,  fi  nous  avons  miment  .conclu  des 
misères  &  infortunes ,  que  tant  plus  le  mal  dure  long  temps,  &  plus  il  cft 
grand:  il  faut  croice  que  la  misère  eft  infinie,  qui  ed  éternelle  ,  &c.  Celui  qui 
trouve  une  oonelafion  mal-aifée  à  accorder ,  jl  fiiut,  ou  qu'il  montée  que 
l'une  (les  propofirions,  devant  dite,  fou  fnufîè,  ou  qu'il  prouveque  la  conjonc- 
tion des  propoHtions  n'a  point  afTez  d'eSicace  ni  de  force ,  pour  aflez  ncceflai- 
rement  conclure.  Car  les  chofes  devant  dites ,  confeflTées  &  avouées,  il  n'y  % 
point  d'occafion  d'impugner  &  débatre  la  conclufion  qui  en  réfulre  ,  &c. 
Mais ,  je  vous  prie  ,  dites-moi  une  chofe ,  après  la  diiTolution  de  l'atne  &  du 
corps,  y  a  t  il  quelques  peines  ôc  tourmens  réfetvés  aux  ames?  Oui  vraiment 
-(  dit  Philofophie }  &  quelo ues-unes  font  cméllement  affligées ,  pour  les  punit, 
les  autres  font  plus  doucement  traitées , pour  les  purger;  mais  mon 
intention  n'eft  pas  ae  difputer  à  ccrte  heure  de  ces  chofes-la ,  &c.  Celui  qui 
fait  injure,  femble  plus  mifcrable,  que  celui  à  qui  elle  elle  eft  faite,  &  l'injuçe 
à  qui  qu'elle  f|»c  6tte ,  n'eft  pas  la  misèn  de  celui  qui  la  ceçoic  >  mais  de  qijl 

MAMBRIANO  '  ROSEO.  Le  Parangon  deirenu*  pour 
l'Inditution  de  cous  Princes,  Potencats.&  Seigneurs  Chrétiens  y 
contenant  en  fommaîre  les  HiHoires  Hébraïques  «  Grecques^ 
«J<atines  >  .min^iies  &  mderqes  îsiùiBX  à  ce  propos  ;  ^ris  .4ç 


t         M  A  M 

Toujtours  cnfangcs  y 
Ccrès  méconnoiffent , 
Tant  la  forme  laiffent 
De  leurs  premiers  corps  , 
Que  plus  n'apparoiffent 
Hommes  au  dehors. 
Mais  parmy  lecueur» 
Au-dedans  McrA  a 
EJl  quelque  vigueur  ^ 
Encor  refferre'e  ^ 
Erejl  demeurée 
Franche  du  poifon^ 
L'ame  remparée 
ly  hummne  rtàfon, 
O  fus  sdff avoir 


M  A  M  M  A  N  f 

Htalien  de  Membrin  (?c  la  Rofe  ,  &:  mis  en  Franç(Hs;  întprimé 
à  Paris  ,  par  liiUenne  Groulieau ,  1 549. 

*  Du  Vcrdier  dtvoit  écrire  Mambrivo  ,  &  pcuc-ètrc  1'  vo-r  il  écrit, comme 
le  mot  MEMBRIN,  donciife  fetc,  le  fait  prcfumer.  Cet  Auteuc  ëtoic  6» 
Mdano ,  dans k Marche «l''Ancoiie    (M.  ds  la Mokmoye). 

*  Il  fttf  on  des  Conrînaatenn  de  VMifioirt  du  Monde  écrite  en  Italim 
pac  Tanagnua,  dont  la  meilleure  Edidon  eft  celle  de  1 5  98 ,  à  Venîfe ,  ches 

les  Juntes,  en  $  vol.  in-At°.  I.eç  trois  premiers  volumes  font  de  T arc  annota  , 
le  (quatrième  de  Mambrino  Rofeo  ,  depuis  l'an  1 5 1 8  ,  juftqu'à  l'an  1  f  59 ,  & 
fe  cinqmème  de  Bank.  Dimugi  da  Fanoj  depuis  15591  jurqu'ea  i  j  8s. 

MAMMES  GISSÉ ,  de  Langrcs ,  a  fait  ïarifTe  &  concor- 
éiXKte  des  poids  de  vingt-deux  ProWnces,  les  plus  pratiqués  m 
temps  prêtent ,  par  les  Marchands  François ,  Âllemands  &  plu*  - 
fieurs  autres  \  avec  les  comptes  &  rencontres  qui  enfeîgnent  à 
eombien  revient  toute  qualité  de  chacune  marchandiiè  ,  foit  en 
poids  oven  nombre;  imprimé  à  Lyon ,  tn-S-^.  par  Charles 
Pefnot^.i^yi. 

MANAULD  £NGAIFRED ,  Médecin  d*Arles ,  a  écrit  le 
Manuel  Calendrier^  par  lequel  eH;  &cile  fâvoir  le  lieu  &  cours 

du  Soleil  &  de  la  Lune  ;  enfemble  les  Fêtes  fixes  ou  mobiles,  en 
TEglife  Ronnine  célébrées^  imprimé  à  Lyon-^  in^S^.  par  Jeai» 
dcToumeSy  1548  \ 

*  Ce  nom  eft  rAtiagramnie  de  ces  tiois  mots ,  AwKi  Uon  >  Fbnuwd, 

MANUEL  PALEOLOGUE  Cent  Préceptes  Royaux  de 
FEmpereur  Manuel  Paléologue  ,  ^  Jean  Palcologue^  Ton  fils  & 
Succeilèor  en  l'Empire  Grec  ;  avec  une  Defcription  du  Printemps: 
&  Propos  que  tint  Tamerlaiv,  à  Bajazet ,  après  Tavoir  vaincu  ; 
reprércntés  par  le  même  Empereur  :  le  tout  traduit  en  François  y 
imprime  à  Paris,  irt-ié,  par  Gilles  Beys,  158a. 

'  Cet  Empereur  ,  après  avoir  tenu  l'Empire  rrenre-cinq  ans ,  le  remit ,  en 
7419 ,  À  Jean  PaléoWue,  fon  Bis  j  &  ,  s'étanc  fait  Religieux ,  mourut  l'an 
1 4x  5 .  Son  Onvta^e  fur ,  en  1 5 78  ,  imprimé  à  Bâlc ,  in-H*.  en  Grec ,  avec 
U  Tradudion  Latme  de  Jean  Lettnclaw,  à  côte.  Le  titre  de  ce  î  i  i  c  cil  r 
Imp.Cdf.  Manudis  PaUoUt^PrêUftA  Educationis  Regu,udJoanncmJiUuifu 

(,M.  D£       MONNUYII  ). 


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M  ji  a 


MA.a 


jiu  Précepte  74. 

[Êcre  retenu ,  efl:  aucant  bean,  comme  c'eft  un  grand  mal ,  d'ccre  inconHdcré. 
Car  plulîeors  fefont  «ndomiiuig^  eax-mtmes,  non  tant  par  lettr&inéanrîfe, 
que  par  i  nconfidérarion ,  prenant  le  mal  pour  le  bien.  Ceu  ce  que  l'on  dit  qiw 

les  vices  fonr  arracha  aux  verf.is  :  &  s'y  trouve  je  ne  fais  quelle  reJIèmblance , 
des  uns  aux  autres.  Aulli  n'eft-il  pas  autrement  difficile  d'être  tfompc  ,  a  i.]ui 
tCy  e(l  attentif.  Vous  en  trouverez  pluHeurs  pleins  de  vaine  gloire ,  lesquels,  ai; 
lieu  ik'  la  vertu,  ontenibrafTc  le  vice  qui  lui  renembloit.  Tai  vu  1:11:  extrême 
avarice ,  être  noimnce  ménagerie  :  &  la  colère,  être  tenue  pour  magnanimité 
&  une>infimté  d'autres  femblables.  C'eft  pourquoi  il  faut  ufer  d'une  grandç 
vigilance,  pour  nous  exempier  d'une  telle  impofture.  Car  comme  il  n'y  ariçn 
plus  profitable  aux  jeunes,  que  do  s'employer  fcrieufement  à  l'étude  des  bon- 
nes cnofes  :  auûl  au  contraire  txy  a-t-il  rien  oui  nuife  davantage  <^ue  l'incurio* 
Hté.  Et  quant  k  celai  qui  eft  adonné  au  lommeil ,  qui  fe  plaît  â  coucher 
mollement,  &:  vivre  en  oifivetc  ,  il  perdra  facilement,  &  en  beaucoup  de 
façons ,  comme  je  penfc ,  ce  qui  lui  aura  été  acquis ,  polîtble  par  le  travail  de 
ion  père,  ou  qui  lui  fera  cciiu  cafuellement,  d'une  part  :  te  n'amaflèra  rien  da 
du  tour ,  de  ce  d'où  il  n*a  encore  été  jouiflànc ,  d'aucte.] 

MARC  (SAINT)  Évangéliae  *.  Le  Saint  Évangile  de 
notre  Seigneur  Jeius  Chriil ,  fcloa  faiflt  M^rc  ,  au  noimo.tf' 
Ttflamenu 

*  S.  Marc  ,  Fondareur  de  l'Eglife  d'Alexandrie  ,  Difciple  &  interprète  de 
S.  Pierre  ,  feloa  S.  Jérftme,  éodvit  fon  Evangile  ,  en  Grec ,  l'an  de  l'Ère 
Chrétienne  4).  Voilà  l'opinion  la  plus  commune.  D'autres  penfent  qu'ij 
écrivit  en  Latin.  On  n'en  doute  pasi  Venife  ,  où  l'on  croit  poiTcder  le  Ma- 
nufcrit  Original  de  S.  Marc.  Voyez  ce  qui  en  eft  dit  dans  la  Defcription 
Hijior.  &  Crie,  d*  PîtaUe  de  M.  TAbbc  Richard  ^  Tom.  Il ,  pag.  a?! . 
Edit.  lie  17(^9. 11  efl  cependant  plus  probable  qu'il  a  écrit  en  Grec.  Cette 
langue  étoit  li  familière  à  Rome  ,  que  les  femmes  mêmes  lé  parloient ,  ou 
an  moins  l'emendoient.  S.  Marc  raconte  à  peu-prcs  les  mêmes  chofes  que 
S.  Matthieu  ,  &  S.  Aueuftin  l'appelle  Mattlui  Ahkrtvuior.  Il  établit  l'Egfife 
d  Alexandrie  ,  &r  lui  donna  d'abord  un  grand  éclat ,  par  la  régularité  de  fes 
exemples  &rexaûe  difcipline  qu'il  y  fit  obfèiver.  Les  Mcnologes  Grecs  &  ie« 
Martyrologes  Latins  s'accordent  i  <&ie  quTil  fat  aif^i  Vhxm  »  o&  il  olfinit 
k  faint  S^Fiifico      qu'il  ait  mattyrilé. 

MARC  ^NTONIN  *.  InfUtution  de  U  vxe  humaine,  drcfTée 
par  Marc  Antonin ,  Philorophe ,  Empereur  Romain ,  ou  douze 
J^ivrcs  de  fa  vie  ^  traduits  de  Lj^tm  ^  par  Pardons  do  jPrar^  ^oî  9 


Digitizec  oogle 


M  A  R  M  A  R  9 

^îs  de  belles  Annotations  en  ma^;  imprimée  à  Lyon,  in-8?. 
par  h  Veuve  Gabriel  Cocier  «  1 5  70. 

♦  Cet  excelleni  Pnnce  nacjuit  l'an  i»i  de  Jefus  -  Chrift,  mourut  i 
Sîrmich  ,  en  Pannonie ,  en  fâiiant  la  guerre  aux  Mcircmnans,  l'an  t8o  ,  âgé 
de  cinquante-neuf  ans,  donc  il  en  avoir  rcgiic  dix-ncut.  Sus  dou:(e  Livres  4$ 
Réflexions  ftwit,  de  tons  les  Ecrits  de  l'Antiquité  profane  ,  ceux  qui  appro» 
chent  le  plus  de  la  pureté  de  la  Morale  de  I  Evangile.  Les  PL  i  fL  -s  M-^mle? 

3u'il  nous  a  laiflTces ,  ne  font  pas  teconnoiflables  dans  le  François  de  Patdoux 
u  Prat  i  il  les  faut  lire  dans  la  TraduûiondeM.  «C  de  Madame  Dacier,  ott 
elles  font  beaucoup  pins  agréables  pour  leftyle ,  aue  dans  l'Original.  M.  Joljr, 
Avocat  au  Parlement,  en  a  donné  une  nouvelle  Tradudion  ,  en  174»» 
Paruj  6c  il  adifpofc  les  Reflexions  de  Mato-Aurèlc ,  felou  i  ordre  des  roar 
«ères.  U  vienc  d'en  aimiMicer  une  Editbn  nouvelle.  * 

MARC  ANTOINE  DU  MURET ,  iuni'confukc,  natif  dé 
Lymogcs,  maintenant  Prttrc,  Citoyen  de  Rome,  &  lequel  y  cft: 
(  j  ofe  dire)  une  lumière  de  notre  fiécle  en  éloquence ,  a  fiât  de 
doâes  Commentaires  fur  le  premier  Livre  des  Amours  de  Pierre 
de  Ronfard  i  imprimés  à  Paris,  «1-4*».  &  ia-ié.  par  plufieurs 
fois ,  chez  Gabriel  Buon.  Il  a  écrit  aufli  Chanfons  fpirituellcj  , 
ennombredix  neuf, que  Claude  Goudimel  a  mifes  en  muriquc,à 
quatre  parties  ;  imprimées  à  Paris,  par  Nicolas  du  Chemin, 
X^^ij.  Oraifon  ou  Harangue  pour  Antoine  &  Jeanne  ,  Roi  & 
Roine  de  Navarre  ,  Duc  &  DuchelTe  de  Vendôme ,  au  Pape 
PieiV;  imprimée  à  Lyon  ,  par  Michel  Joye  ,  1^61.  Oraifon 
prononcée  en  Latin  ,  devant  le  Pape  Grégoire  XIII ,  touchant 
la  punition  des  Chefs  des  Hérétiques  rebelles ,  mifc  en  Fran- 
çois par  le  même  Muret  i  &  imprimée  k  Lyon  ,  par  Benoift 
Rigaud  ,1573.  aifon  pour  Henri  III  dù  nom ,  Roi  de  Franco. 
&de  Pologne  ,  prononcée  enLadn,  pardevant  notre  Saint  Pcre 
le  Pape ,  &  par  lui-même  mîfe  en  François  ;  imprimée  à  Paris  , 
îtt^4<>.  par  Federic  Morel ,  i ^76,  Af.  Anton.  Murai  Hymmrum 
facrorum  Uhtr.  Ejufdem  alia  (jaœdant  Poëmatia.  Roma  apud 
Georg.F€mniimt  t^8t,  Ejus  Laàmfiripta  video^nd  Gefn.  \ 

<  Les  mots  Latins  par  où  da  Verdier  finit  cet  Article  ,  lorfqinl  dit ,  ^Je 
ûpudGcfnerum ,  ne  doivent  pas  être  pris  à  la  lertr? ,  mais  entendus ,  conime  s  U 
y  avoit  ,  Flde  apud  Gefnerï  Concinuatores  j  parce  que  Gelher,  dont k  BlUlO^ 

BijjLio  T.  Fran.  Tome  F".  Du  Vi-ao.  Tom  iil*  B 


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xo      M  A  a  M  A  R 

thèque  fut  imprimce  en  1545  ,  n'y  a  fait,  ni  pu  faire  aucune  mention  de 
Murec,  donc  alors  il  n'avoic  encore  rien  pacu. — Voy.  LaX^roix  du  Maine» 
U  les  noces  >  w  mot  M ako-Antoiki  v9  Mqrbt  ,  Tom.  U ,  pag.  74 &fiitr. 

{M.  DI  LA  MoMHOTE). 

MAR€  ANTOINE  PREBONNEAUX ,  Lymofin ,  a  écrie 
Traité  fur  la  Réfiitadon  des  abus ,  mW  en  avant  par  Roch  le 
BatIUf ,  (itmommé  la  Rivière ,  Cm  l'Art  figné  &  Phyfionomie 

Herbaire,  par  lequel  eft  montré  combien  eft  grande  l'erreur 
qu'il  introduit  en  la  connoifîance  des  plantes  ôc  de  leurs  âculcés 
imprimé  à  Paris  «  Û7-8^  par  Gilles  Gourbin»  1579. 

MARC  ANT.  ZIMAELâi  \  Les  Problèmes  de  Marc  Anu 
Zimara. 

•■Il  croit  de  Saii-Pietcû  ,  m  GaiactJia  j  dans  la  terre  d  Oiiaace  ,  Profeflêur 
•tt  Wiilofophie  dNaples,  grand  Péripacâicien ,  contemporain  de  Ni[^ils» 
snais  enchcrifTant  de  Deaiiooap  far  loi  dani  la  barbarie  du.  %le*  (  M.  ob  xa 

MoMNOYB  ). 

MARC  CLAUDE  DE  BUTET,  Savoifien,  a  écrit  deux 
Livres  de  fes  vers  ;  le  premier  contenant  vingt-cinq  Odes  ,  & 
le  lècond  [rt- n-^c  une  Odes  ;  avec  Ion  Amalthée,  (Suvre  de  cenc 
vingt-huit  Sonnets ,  imprimés  à  Paris,  par  Michel  Fezan- 

dat,  1560.  L'Amalchée  augmentée  de  beaucoup  de  Sonnets, 
&  imprimée  à  Lyon.  Il  promet  le  troiliéme  Livre  de  les  vers, 
OÙ  il  loue  la  vertu  des  plus  illuilres  perfonnes  de  Ton  pays.  Il  a 
anifi  préc  à  mettre  en  kimère^  Job  ,  (Euvre  Héroïque  & 
grave  *. 

Ijb.  Crois  Bo  MAmi     bs  notw»  an  ntme  Arôde ,  Traii.  n  » 
En  rOde  quinzième,  du  premier  Livre ,  imitée  d'Horace*- 

fTouf  Us  maux  j  toiae  la  misère  ^  comme  un  torrent  émeuj 

Z>tt  Ptfâb/  eoM  VorpAmuXi  Ny  d'un  cruel  Tyran  la  face  , 

En  la  fortuit*  moins  projpère  ,  Fiji-il  rougir  &  mettre  en  place 

Ne  font  puijfans  ajfci^pour  fairt  Le  Taureau  d'airain  fur  un  feu. 

Abaijfer  un  eeutr  vertueux*  ,  Deuji  ic  ael,  dès  la  haute  cime, 

JVbn  J€s  àJuyuis  la,  menaet  Son  grand  bâtimau  ruiner^ 


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M  A  R 


M  A  R  Xi 


SI  Hen  rempart  il  s'anime  ,  J}e  fi^time^  i^peuc  Ji  fermer. 

Qu'un  tant  épçuvMUaUe  abyfme  Comm  un  neher  ,  qat  U  90U  una > 

Le  frapperoitffMU  Pitomur,  Ç^tanàfkrbyJtuAtfaidkm^'UMet 

Satousdaagers^tantreiaehmee  Lavagite^ngticULmer* 

EorOdeXX. 

Tott^  le  rmoaveau  plaifant 
Vn  wé  ewppe-bled  nous  éonM^ 
Et  fouda'in  riHf  l'eflé cuifant 
A  Jau  place  au  vineux  Automne  > 
VH^nr  neourt  :  aàt/i  theure  mm  mtàm, 
'  Dêjoiermjimr^  à  Mire  «wrr  cwuûne. 

En  la  fixiémè  Ode  du  fécond  Livre. 


Ce  que  ton  fort  te  donne, 
le  faffe  toat  content  ; 
Si  fortune  n'efl  bonne  ^ 
He  te  vas  towrmtntaai  £ 


Ne  crains  la  dernière  heure  ^ 
Qui  nous  traîne  au  trqMU^ 

;  i]uc  le  corps  maots 


La  venu  ne  meure  j>as. 

En  rOde  U. 


La  nature  à  tous  donne  une  commune  !oyi 
Un  pauvre  crocheteur  &  un  fuperbe  Roi  j 
Jfaijffansj  n'apportent  rien^      quand  ils  s'enhwu^ 
Riem  Ut  m'en^forteront, 

Tom  neaâfûnén  franchir  un  pa^ige  femblable  ^ 
Tous  nous  faudra  paffèr  l'onde  non  repaffkUe^ 
ybir  Sylphe  &  Tantal,  &  la  funitioa 
De  to^màl  ^lîûnm. 

Tandis  ^ue  les  trois  Stntrs  tîrtroM  notre  i4ê  , 
Loin  de  l'amktion  j  loin  de  la  fâia  euVWt 
y\\nm*  nos  de  péché .  âv. 

£n  rodé  vgnxxyrùêmté 


L'or  fait  quores  l'avare  mère' 
Vend  fa  fille  aux  falcs  Amours  ; 
L'or  jait  que  l'enjanf,  de  fon  père 
Cherche  la  mo^  j  avant  fes  jours  ; 
L'or  fait  dans  une  riche  bouche 
Entrer  te  venin  trahijfant  ; 
L'or  fait  étrangler  dans  fa  couche. 

Sans  cm4*  jft^*  tinnocait-i 


Par  or  s'achètent  Us  e^es  , 
Pour  détruire  un  pauvre  fouffroM  $ 
Et  fe  vendent  les  bénéfices  , 
Comme  meailes  »  au  plus  o  ffrons* 
Par  or  Us  honneurs  on  m:hete  ; 
Sans  or  tu  n'auras  jamais  bieni 
Sans  orienta  jufle  querelle  , 
Tm  dàfoeat  ne  dira  -rien. 

Bii 


Si      M  A  R  '  M  A  K 

Brefj  mon  Lambert ^  l'or  tout  nu^r^i^    Chaotn  veut  l'or,  chacun  le  pr^  ^ 
àiaittteaattc L'or  efi  adore;  foicy  un vray ^ksU  doré* 

£n  l'Amalchée  Sonnet.  ^ 

X)tt  fupréme  puijffant  la  prudence  ttenieUcf 

A  l'image  de  foy  ,  enfouffla  la  raijon 

Dans  ce  terreftre  corps  y  bâti  pour  fa  maifon^ 

Pouf  efirt  reoonnue  en  l'ceuvre  univerfellt. 
Mais  ce  traiflre  mutin  ^  à  fort  Roi  infidelU , 

Toujlours  nous  va  cherchant  la  mort      la  poifon  , 

S 'efforfMuit  captiver  en  Jbn  orét  prijhn 

Par  folles  voluptés  j  la  belle  ame  immortelle. 
Hé  Dieu  !  Hé  Dieu  !  qu'en  foy  Ihomme  a  de  grands  difcorsî 

L'efprie  f  genre  divin  j  tache  à  dompter  ce  corps, 
.        rmnpamUiar  frein  j  en  vains  pUùfirsv»uvi»n^ 
It croupit  tout  en  terre  ,  &  l'autre  ejl  dejtreux 

S'en  retourner  au  Ciel»  O  efpru  généreux  , 
<    Heureux,  fur  tous  heurtux ,  qui  contant  te  peut  fuivre  !  ] 

MARC  PAUL  VENITIEN  \  La  Defcription  Géographi- 
que des  Provinces  <k  Villes  plus  fameufes  de  l'Inde  Orientale» 
Mœurs,  Loix ,  &  Coutumes  des  Habitans  d'icelles  ;  mêmemene 
de  ce  qui  eXl  ibus  la  domination  da  grand  Cham  ,  Empereur 
des  Tareares  :  écrite  en  Latin  par  Marc  Paulo ,  Gentilhommç 
Vénitien  »  &  ^ddtt  «a  François  par  F.  G.  L.  imprimée  à  Paris , 
SA^4^.  par  Eftienne  GrooHeav  «  i  )  5^. 

*  11  écrivit  en  Italien  ,  vers  k  fin  du  treizième  fièclc  ,  la  relation  de  Ccf 
voyages ,  laquelle  ,  ri'Itilien  ,  .lyanc  crc  mife  en  Laâa»  adcpuis-M  naduiiBe' 

de  Lariii  en  François  *.  (  M.  DE  la  Monnoye). 

^  Marco  Paolo,  BU  de  Nicoto  Paoio ,  noble  Vcniticn  ,  vivoù  vers  l'an 
I&71*  11  voyagea  datirla  Sine ,  la  Per(ê  8c  les  Indes ,  êc  ptMia'nn  livre  dr 
Jttf^uûku  Orientelihus  ,  imprimé  avec  les  Voyages  de  Jean  Mandeville. 
Voyez  fur  fei  Voyages ,  &  ceux  de  Nicolas  fou  père»  les À  l'Académ» 

des  Infcriptions  ,  Tom.  XVII ,  pag.  i  jo. 

Marc  ^  Tuiies  cicerqn  *.  Voy  £|  Laurcns  de  Premier- 
fait  David  Miffanc ,  Antoine  Macaut ,  EAienne  Doler,  Efliennc 
le  Blanc,  Jean  Colin  ,  Robert  du  Souchey  ,  Loys  Meigrct^ 
Blaife  de  Vigcnere ,  Guy  le  Fevre. 

'Le  Catalogue  ibaveot^gaé  des  LifKs      Madame  la  fànct€oi 


* 


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M  Â  R  M  A  R  1} 

Apporte^  pag.  i  ?  ,  une  ancienne  verfion  manufcrice ,  p»  Jean  de  î  renver, 
des  Livres  de  l'Amiùc  ,  de  la  neilUJfe  Se  des  Offices,  Do  Verdier ,  qui  n*t 
pcrinr  connu  ce  TradudVenr  ,  indique  ici  ceux  qu'il  a  connus.  La  Tradudion 
la  plus  ample,  qui,  dans  le  fiècle  decniec,  aie  écé  £nce  des  Ouvrages  de 
Ctcéron  ,  eft  celle  de  du  Ryer.  Il  erra  para  d'aunes  depuis  et  temps ,  plus 
cru  moins  étendues  ,  de  MM.  d" Ahdincourc  ,  Patru  ,  Giry  j  CaÏÏasnes  j  Saint'  * 
Real  y  du  BoiTj  Régnier  des  Marais  j  A/o  ';'f  '../r  ,  Mi^nilnn ,  yfajjon^  d'OItvet,- 
le  Préfident  Bouhier  f  &c.  auxquelles  k  public  cclairc  a  bien  fu  cendre  le  té-*  - 
lAoignage  de  l'edime  qui  leuf  eddûe.  Cicécooeftiooit  4)  ami  avant  la  venue 
de  JeruS'Chcifl.  (  M.  db  la  Monnoye  ). 

*  Nous  ne  nous  arrêterons  p.is  à  pirK  r  ici  des  circonftances  de  !a  vie  &:  de' 
hi  more  de  ce  célèbre  Orateur ,  û  connu  par  fes  Ouvrages ,  &c  par  tout  ce  que 
Ton  a  écrit  i  Ton  fujet  \  nous  nous  contenterons  de  rapporter  ce  que  dit 
S<  Jérôme,  en  deux  mots  ,  fur  l'idée  <|iie  l'on  doit  Te  taire  du  nu-rite  de 
Cicéron  :  DemoJIhenes  Ciceroni  prtriputt  ne  primas  <°//f  ' ,  Cicero  D:moJlkent 
ne  folus.  Les  detratteucs  de  Cicéron  font  moins  connus.  Nous  en  allons  dire 
<)uelqtte  chofe.  L'Oraiear  Calvus,  Ton  contemporain  ,  le  regardoit  comme 
un  Harangueur  avantageux  &  fans  force.  Afinius  PolUon  ,  autre  Orateur  d<r 
«uelque  mérite ,  fit  tout  ce  qu'il  put  pour  obfcurcir  la  gloire  de  Cicéron  par 
H%  critiques  amèrcs.  Altnius  Gallus  ,  fils  de  Pollion ,  donnoit  hautement  la 
prcfcrence  i  fon  père  fur  l'Orateur  Romain.  Sénèque  le  PhiloAsphe ,  dont  le"* 
ftyle  croit  fi  oppofé  â  l'clceince  noble  8c  m.-ijeftueufe  de  Cicéron  ,  regardoit 
£1  manière  comme  lâche ,  embarralTée  ,  traînante  &  monotone ,  Haiiraiit  toa- 
sts par  les  mêmes  nombies.  L'Empereut  Adiien ,  qui  fe  piquoit  d'ftre  - 
Orateur  &  Pocte  ,  pcéfêtoit  CaiOn  â  Cicéron  ;  fans  doute  qu'il  avoir  des 
raifons  perfonneiles  ,  pour  porter  un  pareil  iiigemenr.  On  peut  fuî^er  de  fon 
ecrût  pat  ies  efforts  qu'il  fit,  pour  taire  iubltirucr  ciaiis  les  Ecoles,  a  la  ledlure 
cr  Homère  y  celle  <fna  cereuni^miEfiuifirej  IPocte  Grec ,  contemporain  de  Platon^ 
fi  ohfciir  d.ins  fes  compofîcions  ,  que  fe^  auditeurs  l'abandon  noient ,  dès  qu'il, 
commencoit  à  pulec.  Les  plus  célèbres  Ecrivain»  doivent  fe  confoler  des  cd- 
tî<jues ,  louvencinjuftes,  que  Ton  fait  de  leurs  Ouvrages,  en  voyant  que 
Cicéion  Ini-mlne  eut  pour  détrafteurs,  des  Auteurs  qni  ne  manquoienr  pa»  ' 
de  mérite  ,  maïs  que  la  jaloude  feule  portoic  à  le  déprimer  autant  q  u'ils  le 
pouvoient.  C'eil  ainû  que  de  nos  jours  les  détracteurs  des  fiolluct ,  des 
Corneille ,  des  Boileaa  »  des  Jeaa-Bapôfle  RooûBmui»  chercJient  i  anéantir . 
k  gbtre  decetgnuid*  hoouaes» 

MARC  VALERE  MARTIAL  *.  Epigramm»  imitées  àt 
Martial  par  Maroe»  par  Jean  de  U  Geflè»  &  autres  Poecef 

François  *, 

*  MARca  VAtEttiUS  Marti ALTs  naquit  à  Bilbilis ,  ancienne  Ville 
d'Efpagne ,  dont  on  voit  aujourd'hui  les  ruines  auprès  de  Calatayud  ,  en 
Axcagon.!!  écokdel'Oi^de»QievaUer«.Il vbti Rome  i i^i^c  de  vingt-u» 


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M  A  a  .  M  A  R 

^ns ,  plût  par  Ces  talent  «tx  Eflaflereun  liée  &  Domîtien,  qui  Téleviientaitt 

honneurs  civils ,  à  la  Préture  ;  le  voyant  néglige  fous  Trajan ,  il  fe  recira  en 

Efprîfîne  ,  où  il  mourut  âge  d'environ  foixante-deux  ans,  l'an  de  Tefiis-Chrift 
1  i  i  ,  uu  a  peu  près.  —  Pline  le  jeune  portoit  de  lui  ce  j  ugame ul  .  Fuic  ingc- 
m^as  t^ûStMU  ,  aeerj  &  qui  plurimàm  in  fcribendo  &  faits  habcret  &  fellis, 
ncque  cùndoris  m'iriùs.  Epift.  »i  ,  Lib.  III  ad  Elfevir.  Pcrfonne  n'a  mieux  jugé 
<Utô  lui-mcme  de  fes  Ouvrage,  lorf^u'il  «i  dit  :  Sim  bom^  Jiuu  quêdam  m»- 
jvocria  j  funt  ma/a  plurtu 

'  L*Abbé  At  Marolles  a  dotu^  en  profe  nn«  vedîon  l»it  hnfipîde  dei 

.grammes  de  ^^.lr-i  ll.  Coftaren  aparaphrafc:  quelques-unes  ,  anifi en  piofe» 
avec  plus  de  fucccs.  En  mon  particulier,  j'en  ai  choifi  quelque  loo  ,  que  j'ai 
mifes  en  vers  ^,  ne  pceoanc  que  la  penfée  du  Pocte ,  fans  m'attacher  à  lai 
lettre,  (  M.  db  la  Mommqyi  }. 

*  Elles  ont  été  imprimées  dans  l'Edition  des(Eimes  de  M.  «blâMonnoye  »' 
«de  1770 ,  i»-4^  a  vol.ee        |  vol.  i  la  Haye,  on  plntAt  i  Parit. 

MARC  VITRUV£  POLLION  Architeâure.  Voy.  Jbah. 
Gardbt. 

■ 

'  Cet  habile  AiclùteAe  vivoit  da  Minps  <le  rEmpeceur  AtKofte.  L'Abréf^*' 

que  Jean  Gardée,  aidé  de  Dominique  Bcrrin  ,  fit,  en  1 5^7,06  Virruve  ,  peut 
avoir  fervi  d'exemple  à  Claude  Perrault,  de  faire  un  Abrégé  des  dix  Livres  dii 
même  Auteur ,  après  en  avoir  donné  la  i  radudion  enrière,  imprimée,  pour 
tla  première  fois ,  en  ;  pour  la  féconde  ,  eu  i  ^^84.  Dcfpréaux  ,  qui 
n'aimoit pas  les  PerraulrSj  a  voulu,  dans  fa  dixième  Rcflcxion  fur  Longin, 
xabaidèr  le  mérite  de  cette  Traduâiou  ,  qu'un  plus  redoutable  adverfaire  » 
Adrien  Aosoat ,  homme  très-habile  en  Archiie^hire  »  «wrtanniois  de  Juin» 
l  Rome  »  1^91,  menaçoic  d'une  ibfte  critique,  qui  n'a  pourtant  point  pexib. 

f  M.  DE  LA  MoNNOYC) 

MARCEL  DONAT  '  Traité  deja  Vertu  de  k  Racine 
nouvelle  de  Mechioacan  f  &€.  Voyez  Pibrrb  Tout. 

'.  C'efl  un  Médecin  de  Mantoue ,  qui ,  en  1 5(^9  ,  y  fit  imprimer ,  ut^j^^,  un* 
Traité  de  Radke  purgante  j  quam  Mechiocan  vacant ,  traduit,  l'an  1 571  ,  par 
Pierre  Tolet ,  dont  nous  avons  parlé  dans  les  noces  fur  La  Croix  du  Maine,, 
au  mot  PiBHitB  ToiBT ,  Tom.  1 1 ,  pag.  ;)o.  Je  dirai  ici  feulemcnc ,  roachanr 
cette  plante  ,  qu'elle  naît  dans  la  Galice  -  Neuve,  Province  d;i  l'Amcrique 
Septentrionale,  &  qu'elle  n'a  été  appelée  Mcchoacan ,  que  parce  que  les  peu« 
'ples  de  la  Pcoirânce  de 'ce  nom  en  ayant  reconnu  la  vertu  ,  en  ont  ufe  tes 
premiers.  — Voy.  les  notes  fur  la  Préfice  de  Du  Verdîet»  Tom.  111  «p.  xzzvij*» 

(M.  D«  LA  MoNNOYe). 

MARC£IXUS  FALING£NIUS  <.  Recueil  de  phifienn 


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M  A  R  M  A  R  is 

Difcours  tirés  du  Zodiaque  de  la  vie  *;  de  Marcellas  Pallngenius» 
Médecin  du  Duc  de  Ferrare,  &  traduits  en  vers  François  par 
Scévoit  de  fainte  Marthe. 

*  J'ai  remarqtté  fur  Baillet  >  oag.       da  4*  volotne  »  Aie.  ix S9  >  que  U 

fitre  de  l'Ouvrage  de  Palingcne  aevoit  être  ainfî  poncluc ,  MarcclU  Paîingcnik 
Stel/aùj  Poëu  doâiffim't ,  Zodlacus  v'ut  j  où  le  nom  de  S  reliât  us  ne  lui  eu  pas 
donne  par  rapporr  aux  Etoiles  du  Zodiaque  ,  comme  l'a  cru  Bailler,  mais 
parce  qu'il  étoïc  né  i  la  Stellada ,  dans  le  voifinaee  de  Ferrare.  On  ceconnoîc 
par  les  derniers  vers  de  fon  neuvième  Livre ,  qu'il  travailloit ,  en  1 5  jo ,  à  fon* 
Pocme.  Les  médilances  ^u'il  y  répandit  conue  Içs  Moines ,  les  Pcêcres ,  & 
-  les  Pâpes  mêmes ,  fiirent  canfe  qu*on  dÀena  Ibn  cadavre ,  &  qu'on  le  brûla. 
Poftel ,  dans  fon  Livre  de  Rationibus  Spiritûs  SmBî  4  au  lieu  de  Paimgenius y 
écrit  roiijoiir';  Pallngene/îus.  Comme  ce  Livre  de  Poftcl  eft  rare  ,  <S>'  que  le 
jug^uent  qu  à  y  porte  de  Palingène,  Ghap.  4  du  Liv.  1  de  l'Ouviagc  ,  eft 
omeux ,  je  le  rapporterai  ici  toat  au  long:  De  Palingenefio  certi pudet  dicerey 
^uum  j'icj;;:  Jît  omni  humanarum  rerurn  co^^n'ulone  tn(îrucl:j[Jtmus  yVerum  unà  Lu~ 
tretiunij  Chrîfium  6'  Uaherum  videtur  velteconjunden  & prohare.  Ait  mundum  non 
itffè  homotts  eoÊsi  faStm  »  ejfeque  in  eerorc  qui  id  dicai.  Imh  efi  m  maximo  fid 
êontra  idajferat,  Onpeucencore ,  touchant Palingène ,  voir  Dtlrio,  z.  JX/qâifl 
Mt'g.  Quâjl.  1.  Mais,  une  chofe  à  ne  pas  omettre ,  c'efl  qa'on  a  dcpms  psu 
dccouvett  que  Marcello  PaJingenio  n'ctoit  que  l'Anacramme  de  Pier-Angelo 
Manfoli  j  Tâ(i»6te  nom  de  TAueur  da  Zodiaque  dthtvu  hioitàme*  (  M,  OB = 
SaMonkotb). 

-  *  Ceft  4  M.  Facàolati ,  favani  de  Padoue  ,  qu''on  ék-  redevable  de  la 

découverte  du  vrai  nom  de  Palingène.  Il  en  fit  part  \  M.  Henmann  ,  dans 
une  lettre  qu'il  lui  écrivit,  en  1715.  (  Voy.  Bibliothcque  , Fraucoïfe  de 
M.  l'Abbé  Gcajec,  Tom.  VII ,  pag.  y\.  )  Scévdede  Sabce-Marthe  avoir 
rriduic,  ou  imité  plulîeurs  morceaux  au  Pocme  de  Palingène;  &  ces  F.fTiis 
parurent  dans  les  Œuvres  de  Sainte  Marthe  ,  publiées,  en  1571  ,  lli 
empcchètent  Jean  Avril  de  coiuinucr  de  tradiure  ce  Pocme  ,  &  même  d  ci» 
pttbdier  les  deux  premiers  Livres ,  qu'il  avoir  dcjÀ  traduits.  (Voy.  La  Croix 
DU  Maisb^Toixi  I,  pag.  44V  ,i  l'Airiclc  de  Jeax  Avril  ,  &  la  note  de 
M.  de  la  Monnoye }.  M.  de  Rivière ,  Conreilier  au  Parlement  de  Rennes  » 
fut  i^os  Ittrdi ,  Bc  puUîti  à  ^ris ,  en  i  (>  1 9  ,  ia-9*»  en  vers  François  »  le 
Zodiaque  de  la  vie  humainey  plutôt  imité  que  ttaduitj  Se  Tes  vers  ne  font 
guère  fupporrables  aujourd'hui ,  malgré  I  .s  grands  cloges  qu'on  leur  donna^ 
quand  ils  païuient.  Enfin  M.  de  laMonnerieen  publia  une  I  tadut^èion  <ft 
profe ,  i la  Haye ,  en  1 7|  x ,  in-**,  8c  «ne  nouvelle ,  revue ,  corrigé'»  aagm^ 
tée  de  Noies  Hijloriques  ,  Critiques  ^  Polhiqucs  ,  Morales  y  &  fur  autres  grandes 
Sciences ,  in- ii,  1  vol.  Cette  Tradudion  cil  mauvaiie.  Au  rclk- ,  les  Notes 
Akbimtques  «  dent  M.  de  la  Mçonetie  a  enuchi  ùl  vetfion ,  peuvrâc  rèndce' 


i<     M  A  R  M  A  R 

£mi  Oavtage  tncécetfant  pour  les  perlbmiei  qui  iToecopetti  d»  rAlcbimie  »  9c 
■fim  y  trouvent  4es  atcraiciÉ 

MARCHiiBRUSC,  Gentilhomme  de  Poitou,  vint  habiter  en 
•Proveace  avec  (k  mère  ,  qui  étok  la  plus  brave  coaftîCânne  qui 
fbt  de  IcMigtemps  en  Provence ,  idiie  de  la  inaifon  des  Chabbots, 
;noble  6l  très-andenne  race  de  Poiders ,  écoic  iàvante  &  la  plus 
lameuiè  Poète  en  langue  Provençale  «  &  ès  autres  - vulgaires  j 
autant  qu'on  eût  pu  ddirer:  ceooic  Cour  d'Amour  ouverte,  en 
Avignon  j  oh  (è  trouvoîent  tous  les  Poëces,  Gentilshommes  & 
Gentilsfemmes  du  pays ,  pour  ouir  les  définitions  des  queflions, 
&  tenfons  d*Amours  qui  y  étoient  propcfées  &  envoyées  par  les 
Seigneurs  &  Dames  de  tmjte^î  les  marches  &  contrées  de  l'cnvi- 
ron.  Celui  des  Poètes  de  ce  temps,  qui  pouvoir  recouvrer  un 
Chant  ou  un  Sonnet  qu'elle  eut  fait,  s'cftimoic  trop  heureux: 
elle  eut  oc  leul  lils, nommé  iVlarchcbru fc ,  non  moinb  bon  PoëtO 
que  la  mere ,  fut  facile  &  doux  en  fà  poëfie  :  a  ùit  un  Traité 
intitulé  De  la  Natura  (P Amour  ^  auquel  il  décrit  farfaitemenf 
tous  les  abus  d*amour ,  toutes  Tes  fbroes  »  (es  changemens ,  les 
effets  incertains  ,  toutes  fès  imperfeâions ,  &  tons  fes  biens ,  & 
les  maux  qui  en  procèdent.  Le  Monge  des  Ifles  d*Orj  tient  qua 
c'eft  la  mere  qui  a  fait  &  compofé  ce  Traité  :  &  que  ce  Pocts 
en  a  fait  un  aurre  intitulé  Las  Taidas  d'Amour.  La  mere  &  le  fils 
chantoicnr  £v  lieu  ri(Tôienr  en  Avignon,  du  temps  que  Clément  VI 
du  nom.  Pape  ,  y  prclkioïc  ,  qui  fut  prefquc  du  mcme  temps 
que  Jchanne  première  du  nom,  fille  d'un  fils  du  Roi  Robert, 
Roine  de  Naples ,  &  Comtefïè  de  Provence  ,  fît  étrangler  fon 
mari  Andréas,  frère  de  Loys ,  Roi  d'Hongrie  ,  en  i'an  1346. 
Aucuns  ont  écrit  que  les  Sonnets  que  Pétrarque  fit  contre 
Rome  9  étoient  fiùts  contre  la  mere  de  ce  Marchebrufc ,  qu'il  a 
nommée  Koma  ,  fifVfir^  Babyioma  ,  Maiwiffa,  Nida  dt  traS* 
mcnto ,  fôtttatta  £  doïore ,  &  plufieurs  autres  paroles  fort  aigres* 
Le  Monge  de  Montmajour  l'a  nommée  La  Mkurda  ^Amor, 

MARGU£RIT£ ,  ti ès-iiluiîre  iiouie  de  Navarre ,  fceur  dtt 

très- 


Digitizec  oogle 


MAR  MAR  17 

trés-Chrétien  Roi ,  François  I  de  ce  nom ,  Dnc^effe  d'AIençon, 
cpoufe  en  féconde  nôcc  de  très-illuftre  Henri  d'Aibret,  Roi  de 
Navarre;  au  refte  Princeiïè  qui  a  été  fou veraincmcnt  parfaite 
en  poëfie  ,  do<5^e  en  philolophie  ,  confommce  en  l'Écriture  . 
fainte^  jufques  à  en  rendre  les  plus  favans  émcrveiliés  i  a  écrit,        ,  / 
en  fa  langue,  au  une  doclement  (  félon  <jue  portoir  le  tempi  (/ 
«nqiieidle  vîvoit  )  que  les  Grecs  ou  les  Litins  ont     en  la  leoç  : 
manière  que  touc  homme  de  favoir&bon  jugement»  qui  lira 
iês  (Euvres  fims  lavoir  qui  les  a  faites ,  ne  les  jugera  être  de  la 
«ompoâciofi  d'une  femme,  mais  bien  plutôt  de  qiiel(|ue  très- 
^rave  &  très-profond  Docteur.  Car  comme  elle  paflbit  touter 
celles  de  ion  fexe  en  vivacité  d'elprit»  6l  avoit ,  en  un  corps 
féminin,  un  cœur  héroïque  &  viril  ;  ainfi  employoit-elle  le 
temps  aux  Art? ,  dignes  de  foccupation  des  plus  cxcellens  hom- 
mes de  fon  temps.  Ses  (Euvres  poétiques  ont  été  ramaffées  & 
mifes  enfcmble  après  fon  décès ,  à  la  diligence  de  Simon  Sylvius, 
dit  de  la  Haye ,  fon  Valet-de-chambre  ,  q^ii      a  tait  imprimer, 
en  un  volume  ,  in-S°.  à  Lyon,  par  Jean  de  lourncs,  i$47i 
fous  le  titre  fuivant  :  Marguerites  de  la  Marguerite  dc$  PrinceC^  ' 
fes,  trèa-illnftre  Roine  de  Navarre. 

Ce  qui  y  efi  contenu  : 

te  Miroir  de  PAme  péchereflè  :  Difcord  de  refprîc  icdth 
chair:  Oraifon  de  TAmc  fidèle  à  fon  Seigneur  Dieu:  autre 
Oraifon  à  notre  Seigneur  Jefus-Chrift  :  Comédie  de  la  Nativité 
de  Jefus-Chrifl ,  en  laquelle  font  cntreparîeurs  Jofeph  ,  Marie, 
trois  Hôtes ,  cinq  Anges ,  Dieu  ,  Sophron ,  Elpifon  ,  Nephale, 
Bergers  ,  Philctine  ,  CrilUlla  ,  Dorothée,  Bergères,  Sathan: 
Comédie  de  l'Adoration  des  trois  Rois  ,  à  Jefus-Chrift  ;  oh. 
font  introduits,  qui  entreparlent,  Dieu,  Philofopliie,TribuIation, 
Intelligence  Divine,  UalLhafar,  Melchior,  G^îp^t,  Infpiration, 
les  Serviteurs  des  Jlois ,  Hérode ,  le  Hérault  d'Hérode,  deux 
Doâeurs:  Marie ,.trdis  Anges ,  Dieu.  Comédie  des  Innocens: 
Comédie  du  défert  :  le  Triomphe  4e  TAgneau  ;  Complainte 

BXMIOTBU  FÀAH.  To/tt»  V,  Pp  VsKD.  Tm>  XIX*  C 


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i  S      M  A  îl  M  A  R  . 

pour  un  prifonnier:  Ghairfbns  (piritucUcs  :  laFable  des  Satyres  & 
Nymphes  de  Diane:  4  Epîtres  au  Roi  fon  frère:  Epkres  au  Roi  de 
Navarre  :  les  4  Dames  &  les  4  Gentilshommes  :  Comédie  où  font 
introduits  deux  filles ,  deux  mariées ,  la  vieille  ,  le  vieillard  ,  ôi 
Jes  quatre  hommes  :  Farce  de  Trop  ,  Prou  ,  Peu  ,  Moins  :  la 
Coche  :  l'Umbre  ;  la  Mort  &c  Réfurredion  d'Amour  :  Réponfe 
à  la  Chanfon  Je  vous  fuppl'u  entende^  -  moi  :  Eclogue  compofée 
par  très-Chrétienne  Princedè  Marguerite  de  France  >  Roine  de 
Navarre ,  imprimée  hors  le  volume  de  les  Marguerites ,  à  Paa^ 
in-^°.  par  Jean  de  Vingles ,  1 5  5  2  ;  les  Bergers  y  iacrodirics  ibnc 
Mlttrikéi;  Secunis,  premier  Beqger,  Amariffime  Bergère»  Agapî, 
fécond  Bei^  ;  Paradefis.  EUe  a  écrit  aulfi  en  proie  un  Livre 
de  Cornes  ou  Nouvelles  ,  auquel,  fe  jouant  fur  les  a<îîes  de  îa 
vie  humaine,  elle  a  laifîe  fi  belles  Indrudions  ^  qu'il  n^  a  celui 
n'y  trouve  matière  d*érudition  :  &  fi  a  (félon  tout  bon 
jugement)  pafTe  Boccace^  beaux  Difcours  qu'elle  a  faits  fur 
chacun  de  ces  Contes  :  ainfi  que  dit  Claude  Gruget ,  qui  l'a 
remis  en  fbn  vrai  ordre, &  Ta  fait  imprimer  à  k  féconde  édition, 
fous  titre  te!  :  l'Heptameron  ,  ou  Hiftoire  des  Amans  fortunés, 
des  Nouvelles  de  irès  illuilre  Princcflfc  Marguerite,  Roine  de 
Navarre  ;  imprimé  à  Paris ,  par  Gilles  Robinot,  1 576  *. 

Vc^.  La  C &01X  pu  Mai  KB,  de  les  notes»  aujuoc  MxjLGUSKixi 
M  ViitoBs  Tdm.  II ,  p^.  84  Se  ruiv. 

•  Ln  rOraiibn  de  l'Ame  fidèle ,  qui  contient  plus  de  1500  vers. . 

I  Sfigii^^  j  duquel  UJièee  font  les  Qeuxi  > 
Le  marchepied j  U  ttm  &  ces  bas  lieux  ,  , 
Qui  en  tes  iras  enclos  k  firmament , 

Qur  cf  toufîours  nouveau  ,  anû(]uc  &  vieu:e^ 
Hien  n'cjl  cache  au  regard  de  us  yeux  l        ,  *. 
.  Jlu  fond  du  roc  tu  ifws-  iedUunattt,  : 

Au  fend  if  Fn  f£!  ton  juflc  jugement, 

Au  fond  du  Ctei  ta  ma^ejié  reluire  ,  X 
Au  fÎMi  ^  emr  le^eOHven  penfemene , 

^  eelui  qui  te  voudrait  inflruire  ?  '  *k 

_  •        P'i>^  fju' un  eciair  ton  œil cjl  importable  i  ■      '.  .  "  '    .  ' 
Plus  ^u'un  tonnerre  eji  ta  foix  effroyable  y 


M  A  R  M  A  R 

Plus  qu'un  grand  vent  ton  cfprit  nous  étonne  j 
Pbis  que  fmiéte  c/?  ton  coup  inévitable  ^ 
Pbu  f«r  mon  ^  tom  in  (^Mnafantaéle  ^ 
Plus  que  nul  feu  ton  courroux  peine  donne  ^ 
Tu  penfesj  veux  &  fait ,  £f  fi  ordonna 
Ce        te  plate  ;  tuer^  nffkftuttt 
Efi  en  ta  main ,  dont  l'oeuvre  ejl  touyom  hoUM  g 
Qui  ejl  le  fot  qui  penfe  y  r^0tr  ? 

Plus  quun  Soleil ^  ton  regard  eji  imjant  j 
Tbtt  f  «  IM  beat  j<mt  «M  vifaee  efi  plaifant , 
Phi  fae  rofétoM.  cmtr  ton  efprit  doax^  ^* 

Et  un  peu  plus  bas  : 

S^neur^  Cmder  a  voulu  entreprendre 
De  ta  hauteur  fcns  &  puijfance  eruendrt  g 
Et  devifer  de  tes  grâces  &  biens  ; 

èbûs  Ummk  befoin  premier  d'apprmin  ^ 

Que  c'ejl  de  lai  dedans foi  de/cendre  ^ 

Lors  trouveroh  qtte  s'il  ef?  ,  h'  cfï  Rien. 

Rien  que  peut-U  f  moindre  ejl  que  jauge  ù  Jien  i 

Mtà*  fi  et  Rien  au  vrai  ft  cogaoi^tkt 

Rkn^  ô  toi  Toutj  &c,  -  ■  '* 

£n  rHeptaraeron. 

Vumûon,  phtsrtgottreufi  qtu  la  mort,  (Tan  mari  mvtrs  fa femmç 

adultère. 

Nouvelle  XXXIÎ. 

Le  Roi  Châties  Vlli  de  ce  nom  envoya  en  Allemagne  an  Gentilhomme  » 
nonamé  Bernage ,  Scâgneitr  de  Cyvré  »  près  d'Amboife  ,  lequel ,  pour  faire 
bonne  diligence  ,  Se  avancer  Ton  chemin  ,  n'épargnoir  jour,  ne  nuici  cnforrc 
quun  foir  bten  tard, arriva  au  Château  d'un Gentilhoinme  >  où  il  demanda 
logU  ,  ce  qu'à  grande  peine  peut  avoir.'  Toutefois ,  quand  le  Gentilhomme 
entendit  qu'il  ctoic (ietviKeni  d'un  tel  Roi,  s'«natte  a»-devanc  de  lui,  &  1» 
pria  de  ne  fe  mal  contenter  de  la  rude0c  de  fes  ^ens  ;  car  ,  ^  caufe  de  quelques 
parens  de  fa  femme ,  qoi  lui  vouloient  mal ,  il  croit  conctaint  tenir  fa  maifon 
âinfi  lètmée  «a  toit.  Ledit  Bemage  lui  dit  roecalkm  de  fa  légxàon  ,  en  quoi 
le  Gentilhomme  s'ofFroit  de  faire  tour  fervicc ,  à  lui  pofTîbie ,  au  R  oi ,  Ton  maî- 
tre ,  &  le  mena  dedans  fa  maifon ,  où  il  le  logea  &  feftoya  honorabiemenfe 
Et ,  étant  heure  de  fouper ,  le  Gentilhomme  le  mena  en  uno  làOe  leiidoe  de 
belle  tapillèrie  j  &  ,  amfi  que  la  viande  fut  apportée  fur  la  taUe  «  vit  fotlif 
de  deraèv  la  tapiilene  une  ùmaa»,  U  piiu  Mie  qail  éioit  foffiUe  de  m 


WAR 


M  A  R 


Sarder  y  mais  avoit  la  tèce  toute  tondue  *  le  demeuiant.du  corps  habillé 
e  noir  *  i  rAllemuide.  Après  que  le  GentiÛiomme  eut  Ia^  avec  ledit  Ber- 

mge,  l'on  apporta  de  l'eau  i  cette  Dame,  qui  lava,  &  s'en  alla  feoir  ut 
hom  de  la  table  ,:{âns  parler  à  nul>  ni  nui  à  elle.  Le  Seigneur  de  fiernage 
la  regarda  bien  £ott ,  &.lui  fembla  l'une  des  plus  belles  Dames  qu'il  eut  m- 
mais  vue ,  (înon  qa*«lle  avoit  le  viiàge  bien-  pile,-  tcU  contmance  fort  mm. 
Après  qu'elle  eut  lin  {>eu  mange,  demanda  à  boire,  ce  que  lui  apporta  u» 
ferviteur  de  céans ,  dedans  un  cmerveiUabie  vailTeau ,  car  c'étoit  la  tête  d'un 
mort ,  de  laquelle  les  pertui^  cioîent  bouchés  d'argent ,  &  ainfî  but  deux  oa 
trois  fois  la  Dan)oircllc.  Après  au'jellc  eue  foupé  dC  lavé  les  mains  ,  fit  une 
révérence  au  Seigneur  de  la  maifon,  &  s'en  retourna  derrière  la  capifTerie  , 
iâns  parier  à  perionne.  Bernage  fut  tant  ébalii  de  voir  chofe  fi  étrange,  au'il 
en  devint  tout  crifte  8c  peiîfi^LeGennttiomme ,  qui  s'en  apperçut ,  lui  die  : 
Je  vois  bien  que  vous  vous  étonnez  de  ce  qu'avez  va  en  cette  table  ;  mais  ^ 
vu  l'honnc  teré  que  j'rti  rrouvce  en  vouç  ,  je  ne  vous  veux  celer  que  c'eft  ,  afin 

2ue  vous  ne  peniiez  qu  il  y  au  en  inox  celle  CCUaucc^  iaiis  grande  octalioiu 
lette  Dame ,  que  vous  voyez,  eft  ma  femme,  laqjoette  |*ât-  pins  aimée  que 
jamais  homme  ne  pourroir  aimer  la  Tienne  ,  tant  que  .  pour  l'époiifer,  j'ai 
•oblié  toute  crainte,  enforce  que  je  l'amenai  ici ,  inalgtc  fes  parens.  Elle  aulll 
ne  liiontxoir  fitttrdçf.fiçnes  Jamour ,  que  j'euilê  halârdé  dix  mille  vies ,  pour 
la  mettre  céanii  ion  aife&  au  mien  »  où  nous  avons  vécu  long-temps  cn-td 
tepos  &  contentement ,  que  Je  me  renoi»  le  plus  heureux  Gentilhomme 
de  la  Chrétienté.  Mais ,  eu  un  voyage  que  je  fis  »  où  mon  honneur  me 
contraignoit  aUec ,  die  onblk  tant  w  nen  ,  fa  conlcîence  ,  &  ramoor 

?u'elle  avoir  en  moi ,  qu'elle  fut  amoureufe  d'un  jeune  Gentilhomme  que 
avois  nourri  céans,  dont,  à  mon  retour,  je  m'en  cuidai  appercevoir.  Si  e(V-c0 

3ue  l'amour,  que  lui  portois ,  etoit  Û  grande  ,  que  je  ne  me  pouvois  défiée 
'elle  »  fufqu'à  ce  que  l'expérience  m'oinrck  les  jeux ,  &  viflê  ce  que  je  ccdk 
enois  plus  que  la  mort.  Parquoi  l'amour  que  je  lui  portois  fur  convertie  en* 
Ittieur  6C  dclefpoir  j  de  forte  que  je  la  guenai  de  fi  près ,  qu'un  jour ,  feignant 
«Ifer  dehoss ,  |e  me  cachai  en  la  dminbie  o&  maintenant  eUe  demeure ,  en 
Liqacllc  ,  bicntôr  après  mon  partement  ,  fe  retira  ,  &  y  fit  venir  ce  Jeune 
Gentilhomme,  lequel  je  vis  entrer  avec  la  privauté,  qui  n'appartient  qu'à  moi 
avoir  à  elle.  Mais,  quand  je  vis  qu'il  vouioic  monter  fur  le  lit  auprès  d'elle  ^ 
|é  failK  dekt>rs ,  ^  le  pris  entre  les  bras ,  où  je  le  nuL  Et ,  pource  que  h. 
crime  de  ma  femme  me  fembla  (1  grand,  que  telle  mort  n'ctoit  fumfante 
pour  la  punir  ,  je  lui  ordonnai  une  peine ,  que  je  penfe  qu'elle  a  j>las  dcfa- 
grcable  que  la  mort:  c'eft'de  L'enfermer  en  la  chaittbreoù  elle  fe  retiroirpoor 
p:  :  ndre  fes  plus  grands  délices ,  &  en  la  compa(;nie  de  celui  qu'elle  ainioic 
«top  mieux  que  moi ,  auquel  lieu  j'e  lui  ai  mis  dedans  une  armoire  tous  le» 
0S  de  fott'ami ,  pendus ,  comme  une  chofe  précicurc ,  en  un  cabinet  j  &,  afin 
qu'elle  n'en  oublie  la  mémoire,  en  buvant  &  mangeant ,  lui  fais  fetvir  i  table 
CMtt  devant  nmi,,  en  liea  de  coupe  «  k  tête.de  ce  méchant ,  i.  ce  qa'eUe  voie 


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M  A  ft 


M  A  R  tt 


tivanc,  celai  qa* elle  faic  Ton  mortel  ennemi  par  fa  faute»  &  mort»  ^ur  i'amouf 
d'elle ,  celai  daqael  die  avoir  jpiéfêré  Tamiciié  â  la  mienne  ;  &  amfi  elle  voit 

à  dîner  &  Toupet  les  deux  chofcs  qui  plus  lui  doivent  déplaire ,  l'ennemi 
vivant  ,  &  l'ami  morr  ,  &r  tout  par  Ton  prrhé.  Au  riomeiîr.mt  ,  je  la  traite 
comme  moi  ,  finon  qa'clie  va  lujiduc  ,  car  i  uiiieinenc  des  cheveux  n'appar- 
tient il*a<lultl'rc  ,  lté  le  voile  à  l'impudique,  parquoi  s'en  va  tafce,  montrant 
qu'elle  a  perdu  l'honneur,  la  chaftetc  &  pudicitc.  S'il  .  ^     plaît  piendre la 
peine  de  ia.  voir  ,  je  vous  y  mènerai.  Ce  que  fit  volontiers  Betnag^ ,  &  def- 
vendireBC  en  bas ,  &  nonverent  qu'elle  éccnt  en  une  trèhllèllt  chambie,  aflUS» 
tome  iènle  devant  tm  feu.  Le  Gentilhomme  tira  un  rideau  qui  etoii  devant 
one  grande  armoire  ,  où  il  vit  pendus  tous  les  os  d'un  homme  morr.  Bernage 
avoit  grande  envie  dé  parler  i  la  Dame;  mais  ,  de  peur  du  mari ,  il  n'ola.  Ce 
GentiUionfme ,  qui  s'en  apperçat loi  dit  :  S'il  von»  plaît  loi  dire  qnelqutf 
chofe,  voa;  vei  r  jz  quelle  pliraie      parole  elle  a.  Bernage  lui  dit  à  rii:^ire  , 
Madame ,  fi  votre  patience  eft  égale  au  tourment ,  |e  vous  eftimc  la  plus 
iieiftettre  f«mme  da  monde.  La  Dame,  ayant  la  larme  a  l'oeil ,  avetfune gracer 
tant  humble  ,  qu'il  n'étoit  poffible  deplui,  lai  dir  :  Monlîeur ,  je  confeffe 
ma  faute  erre  fi  grande,  que  tous  les  maux  que  le  Seigneur  de  céans  [  lequel 
je  ne  fuis  digne  de  nommer  mari  )  me  fautoit  fiire  »ne  me  font  rien ,  au  prix 
du  regret  que  j'ai  de  Pàvoit  oâènfé  j  & ,  en  diiknt  Cth  ,    prf  nt  fort  à  plocer, 
T  e  Centilhomnie  tira  Betnaee  pr  le  bras,  &  l'emmena.  Le  lendemain  au; 
macia  s'en  partir ,  pour  aller  hïre  I  n  chnrr^e  que  le  Roi  lui  avoir  donnée.  Tou- 
tefois, difant  adieu  au  Gemiiiiomme,  ne  le  put  tenir  de  lui  dire  :  Monfieur, 
l'amour  que  je  vous  pone ,  ic l'Iionneut  St  privante  que  vous  m'avez  faite  en' 
vorre  maifon  ,  me  contraignent  vous  dire  qu'il  me  femble  (  vu  la  grande' 
repentance  de  votre  pauvre  femme)  que.  vous  lui  devez  ufer  demiféricorde, 
9c auiC  qtte  voui  êtes  jeune ,  ôc  n'aives  niik  eu&n» ,  8c  ferok grand  dommage' 
de  perdre  une  telle  maifon  que  la  v6rre.  Se  que  ceax^,qoi  ne  vous  aiment 
peur-c  tre  point,  en  fuflènt  héritiers.  Le  Gentilfiotnme  ,qm  avoir  délibéré  de 
«e  parier  iamaiità  fa  femme,  penfa  longuement  au  propos  que  lui  tint  le 
Seigneur  de  Berna^e  ,  8c  enfin  connut  qu'il  lui  difoit  vérité  ,  Se  lui  promit 
que  ,  fi  elle  pcrfévcroit  en  cette  humilité  ,  ilen  autoit  quelquefois  piric.  Atnft" 
s'en  alla  fiernc^e  faire  fa  charge.  £r,  quand  il  (ut  recouiné  devers  le  Roi , 
fi>n  nsaîne  y  'iai-  6t  tout  au  long  le  conte  ,  que    Ptinca  tvtinva'  tel  comme' 
il  difoit  ;  Se ,  )»nn*àitttes  chofes ,  ayant  parlé  de  la  beauté  de  la  Dame,  eu-' 
voya  fon  Peintre ,  nommé  Jean  de  Paris  ,  pour  lui  rapporter  au  vif  cetre 
Dame  ,  ce  qu'il  fit,  après  le  confentement  de  fon  mari ,  lequel ,  aptes  longue 
pénitence ,  potlr  le  defîr  qu'il  ayOÎt  d'avotr  enfâlhf ,  te  par  la  pitié  qu'il  eut 
de  fa  femme ,  qui ,  en  fi  grande  humilité  ,  recevoir  cette  pénireiKè  ,  la  reprit 
avec  foi ,  &  en  eut  depuis  beaucoup  de  beaux  enfans.  Mes  Dames,  &  routes- 
celles  à  qui  paxeil  cas,,  comme  à  elle ,  efl  advenu ,  buvotenten  tels  vaiflèalix, 
jVniQÔis  grand  peur  que  beaucoup  découpes  dorées  fuffcnt  converties  en  têtes 
ê»viÀtt$é.IXBBin  ans  ea-TeiâUe  garderj  car,  fi  fa  bouté  ne  nous  letieiit,  il' 


11      M  A  R 


M  A  R 


n'y  a  aacune  d'entre  vous  qoi  ne  puKTe  Ëûce  pis  j  mais ,  ayant  confiance  ep 
loi ,  il  gardera  ceHefi  qui  confeflënc  ne  fe  pouvoir  pareUes^mèmes  garder.  Et 

celles,  qui  fe  confient  en  leurs  forces  &  vertus,  font  en  grand  danger  d'èrre 
tentées ,  jufqu  à  confelTer  leur  inârraiié  ,  &  vous  afTure  qu'il  s'en  font  vues 
plulleurs  que  l'orgueil  a  fait  trébucher  en  tel  cas,dont  l'humilité  fauvoit  celles 

2ue  f  on  eftimoit  Tes  moins  vertaenfes.  Et  dit  le  vieil  proverbe  ^ue  ce  qiif 
)ieu  garde  ,  eflbien  garde.  Je  trouve  ,  dit  Parlamente,  cette  punition  autant 
caifoanable  »  qu'il  eft  polUble  j  car  «  xout  ainU  que  l'o^ienfe  el1;  pice  que  La 
«tore ,  aufli  en  la  pumdon  pire  que  U  masu.  H  f»  fini  pas  de.vocre  opi- 
nion ,  dit  Emaciîttm  ,  car  fatmerois  ndeax  voir  lottce  ma  vie  les  os  de  tou9 

U1CS  r^Tvirciirs  en  mon  rabincr,que  de  mourir  pour  eux,  vu  qu'il  n'y  a  méfait« 
ne  cuaic  qui  ne  fe  puùle  amender  j  mais ,  aprcs  la  mort ,  n'y  a  point  d'amen- 
demenr.  Commente  £iuriez-vous  amender  la  honte ,  dk  Longarine  ?  car  vous 
iavex  que  ,  quclt]ue  chofe  que  pulfle  faire  une  femme»  après  un  rel  méfait  , 
ne  Cuuoit  réparer  fon  honneur.  Je  vous  prie  y  dit  Emarfuitte  »  dites-moi  fi  1^ 
Madelaitte  n  a  pas  plus  d'honneur  maintenani  entre  tes  hommes,  at»  fa  iW^i 
ppâ  écoit  Vierge?  Je  vous  confetTe  ,  dit  Longarine  ,  qu'elle  e(î  louée  entre 
nous  de  la  grande  amour  qu'elle  a  portée  à  Jefus  -  Chrift  ,  &  de  fa  grande 
pcnireuce  ;  mais  û  lui  demeure-t-il  le  nom  de  péchereife.  Je  ne  me  ioucie , 
die  Emarmine,  qod  nom  les  hommes  me  donnât)  mus  ,  que  Dieu  me 
pardonne  ,  &  mon  mari  aulîî ,  il  n'y  a  rien  pourquoi  je  voufiHc  mourir.  Si 
cette  Damoifelle  aimoit  fon  mari ,  comme  elle  devoir  (  dît  Dagoucin  )  je 
m'ébahis  qu'elle  ne  mouroit  de  deuil  j  en  regardant  les  os  de  celui,  â  qui  i 
par  fon  péché,  eUeavoit  donne  la  mort.  Comment,  Dagoudn ,  dit  Simon* 
tault ,  êtes-vous  encore  à  favoir  que  les  femmes  n'ont  amour,  ni  regrer^  Ouï, 
dit-il ,  car  jamais  je  n'ai  ofc  tenter  leur  amour,  de  peur  d'en  trouver  moim 
que  je  délire.  Vous  viveadonc  de  foi  &  d'çfpérance,  dit  Nomee$de? 
le  pluvier  du  vent ,  vous  êtes  bien  aifé  à  nourrir.  Je  me  contente ,  dit-il ,  de 
l'amour  que  je  fens  en  moi ,  &  de  l'efpoir  qu'il  y  a  au  cœur  des  Dames  ;  mais, 
n  je  le  favois,  comme  j'efpcre,  j  aurois  fi  exrrème  contentement ,  que ;e  ne 
le  pourrois  porter  fans  mourir.  Gardez-vous  bien  ,  dit  Guebron ,  de  la  ]>efte  , 
car  de  cette  maladie-là  je  vous  affure ,  &c.  Mais  je  voudrois  favoir  à  qui  Ma- 
demoifelie  QifiUe  donnera  fa  voix.  Jç  la  donne  ,  dit-«lle>  ^  SimontauU, 
quel ,  fe  fats  bien  ,  n'épargnera  perfbnne.  Amant  vai^r,  dit -il,  que  vont 
mettiez  atfus  que  je  fuis  un  peu  médifant.  Si  ne  latriai-  \t  â  vous  monueii 
que  ceux ,  que  l'oji  difoic  mcdifans  ,  ont  dit  vérité.  Je  crois ,  mes  Dame? ,  que 
vous  actes  fi  fotces  de  croire  en  routes  les  nouvelles  que  l'on  vous  vient 
conter,  quelque  apparence  qu'elles,  pitîflènt  avoir  de  fainieté  ,  fi  la  preuve; 
n'y  e(l  C\  pande,  qu'elle  ne  puiffe  être  reniife  ei)  doi|fe^  laHtf  -  efpèçtk 

de  miracis ,  y  a  bi,;n  fouvent  des  abus,  ] 

MARGITERITE  DE  CAMBiS  ,  Veuve  (3u  Seigneur  & 


L.iyu u-cd  by  GoOglc 


MAR  MAR  i| 

<  dii  Sâgneiir  Jean  George  Try^ ,  dé  la  vie  que  doit  tenir  une 
Dame  veuve ^  imprimée  à  Lyon ,  in-i6.  par  Guillaume  Rovtlle, 

-  Ëpitre  Confolacoire  de  IVzti»  en voyée  par  Jean  Boccace, 
nu  Seigneur  Pino  de  Roili  \  imprimée  à  Lyon  »  «1-16.  par  GuU- 
lanmeAoviUe,  1^5^. 

MARIE  Iffi'CLEVES  L'Onifon  Remontrance  de 
liaute  âc  puiflànte  DgQie  Marie  de  Cleves  ,  fœur  de  trè$.haut 
&  puî0anc  Seigneur  le  Duc  de  Cleves  &  de  Gueldres ,  faite  au 
Roi  d*Angleterre  &  à  Ton  Confcil ,  traduite  en  François;  impri- 

-  mée  à  laRivour ,  par  Nicole  Paris ^  Imprimeur  de  Meffire 
'Jean  de  Luxembourg. 

'  €lle  étoic  fiUe  de  Clèves ,  Dnc  de  Ncfen»  mort  Vwa  1 5^ x ,  ftmtne 

de  H?nri  de  Bourbon ,  premier  du  nom  ,  Prince  de  Condé»  mocc  Vm  Ijtt* 

Elle  mouriu  l'an  1 586  *,  (M.  de  ia  Monnoye). 

*  M.  de  la  Monnoye  fe  trompe  fur  quelques  dares.  François  de  Cleves, 
père  de  Marie  ,  mourut  le  1 5  Février  i  5  dTi.  Marie  de  Clèves  ,  fa  fille  ,  mariée 
t  au  Prince  de  Condé ,  au  mois  de  Juillet  1 571  ,  mourut  en  couches  A  Paris  , 
.  le  $0  Odobre  i^^.  le  Prince  de  Condé     KGinarta^le     Mars  i)8tf  «à 

Chariotte-Catherme  ae  la  TremoiUe. 

*     MARIE  DE  FRANCE ,  fiit  une  Trouvcrre  ,  laquelle  ne 
portoit  ce  furnom  ,  pource  qu'elle  fîk  du  fang-  des  Rois^  mais- 
(poAU^e  qu'eUe  ecotrn^ive  de  France,,  atailqu'ieikjdic" 

♦ 

j4u  finement  de  cet  écrit  j  '  ' 

i\  '*  "  Me  nommerai  par  rem€mbran0  ^ 

•  Maait  €&  Mti^  ifi  fii*  àt  Fraxct»  ■  •  • 

Ette  mît  en  vers  François  les  Fables  d'Efope,  moraOrées ,  qu'elle 
.dit  avoir  tsaiiflatées  d'Anglois  en  François. 

"   ;  '  vPor  l'amour  m  Comte  Guillaume , 

■.. * Voy.  La  Croix  dv  Mainb  ,  au  mîme  Artide ,  Tom. H ,  pag. f 9.  ^ 

MARIE  DEROMIEU,  fœur  de  Jaques  de  Romieu,  ci-deViRC 
'^lîonimé.iLes  premières  (Ëuvres  poétiques deMar.ie  deRomieude 
•Vi¥areB,;ieil<|ueljcis.fe  voit  ôpDi&ottrs^  <}ue  reycellenoe  de  k 


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',14     5M  A  R  ^  M  A/R 

femme  furpalTe  celle  de  l'homme  *  :  ce  qui  lui  fera  accordé^  im- 
primées à  Paris ,  in-ii.  par  Lucas  Breyer  ,  1 5  8 1 . 

♦  Marie  de  Romieu,  Demoirelle  d'une  famille  noble  du  Vivarès,. voulait 
prouver,  daus  foa  liruj  Di/coiLn  ,  en  vers ,  que  l'excetltnee <U Ifif^tmc  Jâ/^ 
jpajfe  celle  de  l'homme,  cè  qu'elle  prouve  ,  i".  par  la  modeftie  ,  k  candeur  , 
la  bonne  f  n  ,     cloiiceur ,  quelle  prctcnd  être  le  partagç  des  femmes  \  i^.  p.ir 

dans  lefquels  ellej  ont  furpali'c  les  Héros  les  plus  cciebres  ; 
5".  par  les  exemples  tirés  de  THiftoiie  Sacré©  &  Pfofime.  Elle  adr«fl«  ce  peoc 
Pocme  â  (bn  ftère ,  JapqvSS  de  Romieo  ,  en  réponfe  i  une  Satire  contre 
les  femmes ,  qu'il  avoir  envoyée  de  Paris  dms  le  Vivarès.  Il  le  fit  imprimer  , 
j&  y  joignit  quelques  autres  pièces  de  la  tai,oii.  U  annonçoir  encore  d'autret 
.  Ptoëhes  de  fa  laitr.qui  n'ont  point  vu  le  jour.  — Voy.Lx  Croix  dw  Mainç, 
àl'Article  de  Marie  de  Romieu  ,Tom.  II,  pag,  8^,  &  la  Biblioth. Pl»iii|. 
4e  M.  l'Abbe  Goujet ,  Tom.  XITI ,  pag.  2.71. 

M  ARIE  DE  STUART.  La  Harangue  de  très-iîîuftre  Pria- 
«flè  Marie  de  Stuart,  Roine  d'EfcolTc  ,  Douairière  de  France, 
par  elle  faire,  &  prononcée  en  l'Aficmblée  des  États  de  foa 
'  Royaume,  tenus  au  mois  de  Mai  1 5  (^3  i  imprimée  à  Reims,  par 
Jean  de  Foigny.  Méditation  faite  par  la  Roinc  d'£(coflê. 
Douairière  de  France  ,  recueillie  d'un  Livre  des  Confolations 
Divines  ,  compofé  en  Latin  par  l'Lvcque  de  Rolïè,  &  miiè  «1 
.  rime  Françoife  i  imprimée  à  Paris ,  avec  ledit  LÎTO  des  CopTo- 
.  Utions»  par  Pierre  rHuillier»  1374  *• 

♦  Voy.  La  Gkoix  pu  Maine  ,  &  les  aotes ,  aa  mtm*  Afticfe*  Tom.  H# 

MARIN  BARLEt.  *  Voyez  aux  Hanuigués  MiKtaîrcs  â» 
Bdleforeft  &  uiffi  rHiftoire  Caf^iot ,  die  Sçanderbeg»  tt^ 
imtt  de  Iba-Lsdn» 

♦  n  écoicdeScatari  (  Seodrenjîs  ).  Il  compofa  en  l«tSn  l'HiftoiiSe  dttSîé^ 
de  cette  Ville  ,  imprimée ,  en  1 5  04  ,  à  Veuife ,  //j-4*-  ^  ^  ^^^^ ,  en  1 5  5  5.  U 
écrivit  auflî  ,  en  la  même  langue  ^Iz  Fiede  Scanderherg ,  qui  parut  à  Stias- 


avec  un  autre  Auteur ,  Marin  Bectçhemus  ,  qui  étoit  aulli  de  Scutan  ,  flC 

[ai  fax  Piof^llèiir  d'Eloquence  à  Biefle  ,  ven  le  fetûème  ficclc.  (  Voyex 
U»tMn^iêid,tcFâkie.mUiMk,  b^  L^  La  ^^</<; 

Scandcrbcrg 


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M  A  R  M  A  R  ij 

.Scandcrbtrgff$t  Bariet .  a  été  piuâeiictfou  tuduin  én  Fxançois.  —  Voj.  La 
•C&oix  w  Mains  ,  ^  1m  nott», â  l'Arod» Jaoqom  Lataemm  , Tom.  I. 

MARIN  LE  FËVRE  a  rraduh  du  Lada  de  Ffiilippes  BeiSuH 
•ion ,  Doâetir  cq  Médécîne  ^  Traité  en  5icme  de  Dialogue  des 
merveilleux  Efllecs  de  deux  admirables  fentaineSj  en  Itiforeft 
d'Ardenne,  &  le  moyen  d'en  ufer,  en  plufieurs  maladies;  tmpn* 
mé  à  Paris  »  ia*S^.  par  Pierre  CaveUac  »  i  ^77. 

#yoy.  La  Cao»  no  Maimi*  an  mtme  Ârnck,  Tom.  II,  fi^s\* 

MARIUS  EQUICOLA  \  Voyez  Michel  Roté,  Gabiuïe 
Chapuis. 

»  11  s'eft  appelé ,  en  luUen ,  Mario  Equkola  d'Jlveto  ,  parce  qu'il  ctoic 
d'Alveto,  ou  Alvieo,  Bourg  de  l'Abcime,  pays  qu'il  croyoic  faufTcmcju  èuf 
celui  des  j>eujples  nommés  anclennemenr  jEqukoiL  Lcandre  Albert  s  eft  par- 
11  trompe ,  le  faisant  naître  dans  la  Campagne  de  Rome»  où  U,  n'y  a  nul 
Bourg  d'Alvetû,  Le  Baudet  pede  fowrent'de  Jwh  «rec  éloge ,  le  nommanc 
Précepteur  &  Secrétaire  de  Madarrtt  la  Marqmfe  de  Mantoue ,  IfabeÙe  d'FJf, 
Epoufe  de  François  de  G on\ague  ,  fécond  du  nom.  Jule  Scali^cr  lui  adrelTa ,  ea 
1  j  17,  une  Elégie  ,  contenue  dans  la  partie  de  fes  Pocfies ,  mtttulée  Lacryme* 
Voy  dans  le  Toppi  (  Bibliotk.  Na^mt,  )  le  Catalogue  des  Œuvres  d'Equi-* 
cola,  parmi  lefquellc"  n'eft  point  rapportce  l'ApoIogîe  Latine  qu'il  a  faite 
de  la  Nation  FrançoUe.  Son  Ouvrage  le  plus  connu  eft  celui  dx  Natura 
JtAmore,  que  ,  dans  l'E^ître  Dédictroire  i la  Marauifr  de  Gonzague>  il  die 
avoir  premièrement  écrit  en  Latin.  Equtcola  n'en  pas  mort  ayant  15x41 
puîffjue  iî  treizième  Lettre  An  Liv.  VIll  de  celles  de  CeiioCalcnî^nini  lut  eft 
adteiicc  ,  en  date  du  lo  Janvier  15^4.  Voy.  ii»  iyicuioucs  de  Nicerotti^ 
Tom.  XLI.,(M.  »•  LA  MpijiifOYB). 

MARSILE  FICIN ,  Philofopfae,  Médecin  &  ThéoIû|^cii 
crés-excetleot  *.  De  la  triple  Vie ,  &c.  Voyet  Jeak  Bs  ao-tils  / 
Guy  is  FsvEE.  De  la  Religion  Chrétienne,  &c.  chapitres 
trente-huic  y  traduits  par  Gu^  le  Fevre.  Commeataire  iUr  le 
banquet  de  Platon ,  craduit  par  Sy mon  Sy  Ivitts» 

^Cec  Anteur ,  Médecin,  V^âxtt  8c  Onnûînc  do  Florence»  naquit  dans 
cette  Ville,  le  19  Oûobre  i4î3-  ^"^  grand  Plnronicien  ,  qui  ,  au  ju- 
gement de  Cafaubon,  a  mieux  entendu  Platon  ,  auc  n'a  t^n  Jean  de  Serres», 
maisilfattaduitdanslinftyle  défagréable.  C'eft  lans  doute  pourquoi  Ma«a 
MufoniJ  ,  ami  dp  Mardle  Ficin  ,  qu'il  avoir  confulrè  foi  la  Tcadnâioo  « 

BiBuoT.  Fràii.  Tom  K  Du  Yx&d.  Tom  ///.  D 


,i<    MAR  nw./fn 

*'aa  lieu  «Je  liii  réponc^ru  ,  verû  far  îa  premicre  page  un  cornet  plein  d'encre. 
«      procédé  «ng^ea ,  4it-on,  Mai (ile  à  lecommencer  Soa  Ouvcage  ,  &  à  lo 

taire  îmjnritner  teiqae  nous  Tavoni.  H  eft,  ^t'O»,  plus  extSt  pour  le  (êiu  , 

mais  moins  élégant  que  de  Serres.  MarCle  Ficin ,  en  qualité  de  Médecin  , 
■  avoir  tant  d'arrenrion  pour  fa  fanté  ,  qu'il  changeoit  de  calottes  pUifîeurs  fois 
< par  heure  ;  mais  ni  ces  précautions ,  ni  k  confiance  qu'il  avoir  a  i'Aftrologie 
j  Ju^feiaîre ,  ne  poufserent  pas  bien  join./àef rtiènli  )1  jBoorot  1    noaiicm  de 

campagne  de  Carregio ,  en  1499  »  âgé  de  leiMaiice'fiz.ans..— Voy.  lés  Méip. 

de  Niceron ,  Tom.  V. 

j4u  trenU'cinçuièiw  chapitre  duLivn.de  hBMigion  Çkràkimu 

[  Plufieurs  chofes  confirment  la  doétrin^  de  Clirift,  premièrement  les  pré- 
•Hiâions  des^Sybilles  èc  des  Prophètes ,  puis  aprè^  la  fainteré  &  le?  miracles  de 
Chrift  &  des  Chrétiens ,  &  pac-delTus  encore  cette  mecveilleufe  profondeur 
^  m^jçfté,  excédante  tou»  commune  façon  de  dire  laauelleeft  reconnue  en 
leur  ftyle,  combien  qu'aucuns  au  précédent  fulTênt  pcichcurs  rudes  ^'  gref- 
fiers ,  comme  S.  Pierre ,  S.  Jaques»  &  S.  Jean.  Et ,  alin  que  je  me  ta«fe  de 
S.  Paul ,  lequel ,  combien  <|n*avafit  fa  converfion ,  il  fiir  hoinme  nrès-doéte  , 
toutefois  depuis ,  en  fes  Epures ,  il  s'clcve  de  beaucoup  par-dcffus  l'homme. 

FSa*eft-il  rien  plus  mi-îji'îcjue  &  auguftc  que  les  Epîtres  de  S.  Pierre?  Quoi 
usvé^nérablc  que  l  Ë^itre  de  S.  Jaques  &  de  S.  Jude?  Que  dirons-nous  de 
Apocâlypfe  de  S,  Jean,  lequel  Livre  nous  rapporte  &  ref^réfente  li|  fiice  du 
Ciel,  &  contient  autant  de  Sacremens  &  Myftcres,  que  de  paroles.  Qu'eft- 
ce  quede  fes  Epkres,  auxquelles  j  fans  aucuns  mots  fardés,  on  ^oùte  une 
«onceiir  m'Ûaiee ,  &  «n  tSm  coat  divin  ?  Quant  à  fon  Evangile  ,  il  femble 
avoir  été  écrit  des  mains  de  Dieu,  non  pas  d'un  homme.  Et  Amélie  Plato- 
nique le  lifant ,  jura ,  par  Jupiter,  que  cet  homme  barbare ,  c'cft-à-dire  ,  Juif, 
«voit  brièvement  compris  tout  ce  que  Platon  &  HéracUre  avoient  difputé  de  la 
faiTon  divine,  du  principe  &  difoofition  des  chofes.  Simpfieian  récite  qu'il 
a  oui  dire  i  un  Platonique  ,  c^ue  le  commencement  &  préface  de  l'Evangile 
oiceiui  devoir  fnr-cout  être  écrit  aux  frontifpices  des  Temples,  en  lettres 
qçteet.  En  iimrajè  telle  a  été  la  yie  de  tous  ,  quelle  a  ccc  leur  parole.  Car  , 
tout  ainfi  qu'en  converiktion  ,  ibont  été  très-débonnaires ,  aux  dangers  & 
aux  labeurs  très  forts  &  rrès-conftans ,  aufTi  ont-ils  ctc  en  pirlcr  hummes,  & 
^femble  très-hauts.  Telles  alliances  &  coniondbons  font  eftimces  des  Phib- 
frphes  furpaflèr  la  natofe.  Ainfi  donc  Chnft  ,  leur  m^tie,  ainii  qu'il  avoir 
promis ,  a  rendu  ces  pefcheurs  ruftiques,  pefcheurs  excellens  des  hommes.  Et, 
ce  qui  eft  admirable,  après  qu'il  fut  monté  an  Ciel  ,  de  rades  ^  p;rnfr!ers 

3tt us éM&ieRt ,  par  une  ioudaine  infpiration  venant  du  Ciel,  li  les  enicigna 
'une  celle  merveille,qaefoodaiii,  devant  tout  le  peuple,  ils  étoient  faconds 
&  favans  en  routes  langues  9c  routes  dodrines.  Ce  qui  eft  évidemment  dé- 
montré ,  parce  qu'eux  -  mêmes  ont  enfêigné  plufîeurs  faommes  doâes ,  6c 
idoutan  exceHena  en  fapienee ,  bot  libienem  toumii  U  cdl  ddTodt  leur  joug 


M  A  R  M  A  R  17 

fliénchée ,  Denis  Aiéopagtte ,  6c  Juftin,  PUtCMiimies  (defquBls  les  éoiu  ibnc 
innplb  de  toute  fapience  )  ont  foutena  la  croix  de  Ciirift  enlêadile  avec  les 

AiwCies.  Davantage  Pantene  Stoïque ,  Quadrat ,  Agrippe  ,  Ariftide  'y  Luc  dC 
Marc ,  Philofophes  ;  Tenas  Se  Apollo  ,  très-dodes  en  la  loi  Judaïque.  Que 
dirai-je  du  fag^e  Ignace,  difciple  ae  Chhft ,  &  Ëvcque  d'Antioche  ,  lec^ucl  » 
eomme  il  écoit  lté  &  détenn,  Sr<ia*oa  lemeneit  âRooM,  pour  hxc  devocéi 

des  bêtes  ,  écrivit  fur  le  chemin  plufieurs  Epîtres  du  Marryre     de  la  Doc- 


voré  des  bêtes.  Cependant  étant  lié  jour  Se  nuit ,  je  bataille  avec  dix  Léo- 
pards ,  c  eft-i-dice ,  avec  dix  Gendarmes  ,^ui  me  gardent  ^auxquels ,  d'aucanc 
plus  que  ie  fais  de  bien  «ils  en  letit  pires.  Or  leur  uUquicé  me  leîct  de  doâna» 
Se  d'érudition  j  mab  pourtant  je  ne  fuis  pas  juftine  i  ma  volonté ,  que  je 
puilîe  jouir  dcsb&tes  qui  me  font  préparées,  lefquelles  ie  prie  qu'elles  loient 

SroiTiptes  Se  foudaines  i  ma  mort ,  &  que  je  les  puilfe  ailccher  à  me  manger , 
e  peur  que  j'ai  qu'elles  n'cHeai  tommu  mon  corps  »  ainfi  que  des  autret 
Martyrs  ;  que  fi  elles  ne  veulent  venir  ,  je  leur  ferai  for«e  ,  afin  que  je  foi» 
dévote.  Pardonnez-moi,  mes  enâmsj  je  fais  ce  qui  m'eft  profiuble.  Je  cont- 
inence mainteBanc  d^oe  difôple.  Jà  n  avieane  que  je  defire  aucune  ciiofè  de 
ce  qu'on  voit  »  ni  de  ce  qu'on  ne  voit  point,  afin  que  je  trouve  Jefus-Chrift. 
Le  feu ,  la  croix ,  les  bctes ,  le  brifement  des  os ,  la  divifion  des  membres,  la 
moulure  &  le  broyemeni  de  tout  le  corps ,  tous  les  tourmens  inventés  par 
l'art  du  Diable,  viennent  fimdie  fur  moi,  routvu  que  je  jouiffe  de  Jelus- 
Chrift.  Voilà  qu'il  dit.  Et  comme  il  étoit  ja  condamné  d'être  Jeté  ,  &  qu'il 
oyoit  jâ  les  Uons  rug^ans ,  d'une  ardeur  qu'il  avoit  de  fournir ,  il  dit  :  Je 
Mcd  moula  par  les  dentt  des  lions ,  afin  que  je  devienne  nn  mi»  net  6e 
monde.  Plotycarpe ,  auflî  Evoque  de  Smyrne ,  compagnon  de  S;  Jean  l'Evari' 
gélifte  ,  ^nd  Dodeur  d'Afie ,  étant  prié  par  le  Juge  de  dénier  Jefus  ,  ré- 
pondit qu  il  ne  pourroit  renier  celui  auquel  il  avoit  ja  heureufement  fervi  par 
Imitante  &  fix  ans.  Parsinfi  itua  tout  embrafé  de  Pamour  de  Jefus-Chrift ,  il 
endura  fort  aifément  les  flammes  du  feu ,  Se  1,<  mort.  Voilà  que  les  Smyrnéens 
écrivirent  de  lui  aux  Eglifes  de  Pont.  Et  Juftin  le  Platonique ,  auditeur  des 
Apôtres ,  au  Livre  que ,  pour  la  défenfe  de  notre  reiieion ,  il  piélênta  ans 
Juges  Romains ,  après  qu'il  a  fait  le  dénombremear  de  pbifiem  eacellens 
Martyrs,  prophétife  qu'il  feroit  auflî  confumé  par  martyre ,  par  les  embûches 
d'un  certam  Crefcent ,  Cynique ,  ou  plutôt  méchant ,  difant  ainfi  :  Et  moi 
suffi  j'efpére  que  je  fonftitai  embftdies  de  quelqu'un  de  ceux  auxqoeb  dout 
la  vérité ,  je  rclîfte.  J'elpére  ,  dis-je  ,  que  je  ferai  frappé  d'un  bâton,  ou  a  une 
roaifue ,  voire  ^  &  ne  fuft-ce  que  de  Crefcent ,  non  amateur  de  fageife  ,  mais 
de  vabe  pompe.  Ce  qui  advint  ainû  ,  &  Juftin  l'endura  autant  magnanime- 
ment,  comme  il  l'avoit  prévu  manifeftcment.  Même  S.  Jean  l'Evangélifte 
tmàx  préva  Oc  prédis  en  la  fin  de  iôn  Evangile  ,  qu'encore  ^'il  endurât  des 

Dij 


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tourmens  extrêmes  ,  il  ne  pourroît  être mrs  i  mort.  Uavou  aaffi  très-évidem- 
ment prédir  en  rApocsIvpfe  ,  entre  les  autres  c^Umirés  des  Chrétiens,  celle 
qui  aclvint  ious  i  Lmpcieur  Valcrian  ,  tle  laquelle  Denis  ,  Evcquc  d'Alexan- 
drie ,  Martyr  de  ce  temps-li  ,  a  dit  :  Il  :i  cte  révélé  àS.  Jean  de  dire  ,  &  il 
lui  a  été  donné  une  bouche  parlxnre  cKofes  grandes  &  blafphêmes  ,  &  lui 
a  été  donnée  puiilànce  par  l'elpace  de  (juatame -deux  mois    Se  l'un  de 
tmtat  eft  accompli  en  V^rian.  Voâlii  qae  die  S.  Denis;  Mais  îPamvenoit , 
avant  les  antres  Martyrs  ^  de  faire  ratncîon  de  Simon  ,  coufin  germain  de- 
TeAis-Chr^ft  ,  lequel,  aptes  lortgs  rourmenç ,  fonffrit  aufîl  volontiers  la  croix  , 
crant  ja  parvenu  à  l'âge  de  cent-vingt  ans.  Mais  vuiti  une  gtauJe  ttoupe- 
d'hommes  excellent  en  toute  doârine ,  qui  fe  préfentent  devant  moi  y 
favoir  ,  Tiniorhce  ,  Tite  ,  Clément  Romain  ,  Barnabe  ,  Jean  le  Preftre  , 
Ariilion  ,  Softhene^  Sylvain , Soûpatre ,  Detnophile» Dorothée,  Philemon» 
Androniquc  ,  Vrbaîn  ,  Ludé,  Jalbn ,  Ténias   CfêTcent,  Linus  ,  Cletus, 
Paul  Sergic  ,  Proconful  de  Gypte  y  S^las  j  Demas  ;  Egéûpe  ,  Juif  j  Ctifpe» 
Epaphias ,  Marcie,  Ariftarque,  Epaphrodite  ,  Tychique ,  Onefime  ,  Evodie, 
Papias ,  Hermas ,  Juftus  Gaïus ,  &  Melliie ,  Phiiofopûe  d'AHe ,  qui  compo&' 
an  liTtepourChrift,  préfentéiMarc  Antonb  le  véritable  ,  &  plufieun  an- 
cres homme?  très-fages  ,  difciples  des  Apôtres ,  lefqueh  regatdoicnr  en  affu- 
xance  la  croix  l'un  de  l'autre ,  6c  incontinent  chacun  fans  crainte,  atiendoit  la 
lîenne ,  &  la  f«utenoit  invaincu.  Plufîeurs  autres  fages  ont  Imité  ceux-ci  » 
comme  Théophile,  Denis,  Penitée  de  Crète  ,  Taciaa,  Philippe,  MuHan^ 
Modefte  ,  Philofophe  ;  fiardafenes ,  Syrien  ,  Dialeéliden  &  Mathémati- 
cien y  Apollinaire  ,  Philofophe  :  ces  deux  derniers  prcfentcrenc  des  Livres 
pour  notre  religion  ;  Viâor,  kenée»  Rbodon ,  Clemettr  Alexandrin,  Mil- 
ciade  trcs-dcufte  ,  qai  pour  la  religion  Chrétienne  prcfenra  un  Livre  à  Mire 
Antoniu  Commode  j  ApoUonie ,  Philofophe ,  Sénateur  de  la  Ville  de  Rome 
&  Martrr  de  Chrift ,  qui  compofà  on  Livre  très-exceUent ,  préfenté  à  Com- 
mode Sévère,  pour  lui  rendre  raifon  de  fa  foi.  ApoUonie ,  Abel ,  Cerapion^: 
Bachile,  Polycrate,  Heraclite,  Maxime,  Candide,  Appion.  Sexrus,  Aravian, 
NaidlTe ,  Judas  «  'TertuUun  une  fontaine  de  doârine ,  qui  Boriffoit  fous  Sc- 
vèfo  ,.Em|iefenr,  êc  tpû  s'écria  ainfi  contre  les  loges *.  Nottadifons ,  Se  le- 
difons  publiquement ,  d<  combien  que  nous  foyons  dcchircs  3c  enfanglantés 
par  vos  tourmens ,  li  ne  laiffons-nous  de  crier  à  haute  voix  :.Nous  adorons 
lEHeu  par  Jefus-Chrift.  Eftimez ,  tant  que  vous  voudrez ,  cn^  c'eft  un  homme^ 
ïam  y  a  que  Oiea  veut  en  lui  &  par  lui  être  connu  Se  aaorc.  Nous  rendom^ 
grâces  i  vos  fentences  &c  arrcts^  quand  nous  fommes  condamnes  de  vous  y 
nous  fbmraes  abfous  de  Dieu.  Ammonie  Alexandrini,  noble  Platonique  ^ 
Léonide'lé  Sage  ,  père  d'Origène  ^  Origèné  lui-même ,  homme  entre  toU» 
admirable  en  dodbine  &  en  vie  ,  lequel  Porphyre  prcfcre  poiu"  fa  doctrine  à 
tous  les  plus  favans  de  fon  Hècle,  lequel  en  huit  volumes  a  confiitc  Les  difpu- 
tes  de  Celfe Lpicuiieu,  à  l'enconire  des  Chrétiens ,  Ôc  autant  écrit  de  Livres- 
de.  la  BUlo&phie  Chiciienne»  qu'à  peine  «n-Bofiune  en  un  fisct  long  âge  Jet» 


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M  A  R  M  A  R  2^ 

foiuroit  lire.  Icelui  (  comme  tcciie  £iucbe)  (oûffùt  pour  la  gloire  de  Cisiii> 
de»  («urmeiu  (bavent  répétés  8c  iiioeiiiiu»i  tous  les  fîèdei.  De  loi  furent 
difciples  très-iUaftres ,  Plotuqiiei  Hétadid»»  Héros  >  &  les  deux  Serenes,  qui 
pour  Chrift  rernrcnr  la  cooronne  de  martyre.  Puis  Triphon  &:  Ambroife  , 
difciples  d  Ongcne  y  Minuce  ,  Gaius,  Buiillc ,  Uippolice ,  Alexandre,  Jules, 
African  Gcmin ,  Théodore  ,  CorneiUe  ;,Cyprian  d  Afrique ,  Marryr ,  &  crès^ 
excellent  en  fapience  Se  en  éloquence    Ponce  ,  difciple  de  Cvprian  ,  Denys, 
Novadan»  Marion  ,  Archelas  ,  Anacolie  ^  Alexandrin,  Plaiofophe  fignalé  -y 
Viâorin,.PamphUe  ,  Iviartyr  très'fnffifanc,  8e  fon  diTdple  Eiucbe  de  Cci^- 
Ece  y  femblaUe  au  maître  'y  Phieric ,  Lucian  ,  Phileas ,  Amobe  ,  Laftuice  r 
Rerhnique  j  McrhoiJie  ,  infigne  Philofophe  ,  lequel  en  un  excellent  voluno 
a  confuté  le»  Hilputations  &  argumeus  de  Porphire  contre  nous  j  Juvence^ 
Euftache ,  Marcel ,  le  grand  Adttnaiê ,  Antonin,  Bafile, Théodore,  Eusèbe, 
Emisène  ,  Triphile,  Lucifer,  l'autre  Euscbe,  Sardus ,  Acace  ,  Sempion  ,  le 
grand  Hilaiie ,  Victorin ,  Titu»,  Damafe  ,  Apollinaire  ^  Grégoire  fiétique  , 
yacian, Phébadie ,  Didyme  Al«undrin ,  homme  divin ,  &  AnobroiTe  Alexan- 
drin Ton  auditeur^  Optât  Millevitain d'Afrique,  Achilie,  Cyrille  ,  Cuzonis» 
Epiphane  ,  Ephrem  Syrien,  le  grand  BaHle  i5<:  Grégoire  fon  frère  -,  Grégoire 
Nazianzène ,  furnommé  le  Théologien.  Ceilui  repond  fubtilement  6c  copieu' 
lèmentaux  mveâivesde  Jolian  l'Empereur  à  l'eDcoime  des  Chrétiens  ;  Uio' 
dore,  Amhroifc  ,  le  grand  Evagre  ,  Pnilorophe  ,  Maxime  ,  Jean  ChiyfoRonie, 
Gel.ife  ,  Tliéotime  Dexter  ,  Amphiloche ,  Sophronie  ,  &  autres  hommes 
prcfquc innombrables ,  excellêns  en  doftrine ,  lefquels  en  partie  devant  Julian,' 
Empereur ,  &  en  paim  lai  régnant  encre  lés  glaives  &  te  feu  de  plume ,  de 
langue  ,  de  vie  Se  de  mort ,  ont  défendu  la  gloire  de  Chti(l,  dont  ils  ont  été 
appelés  Martyrs ,  comme  témoins  de  la  sloure  Chrétienne.  S.  Hiérofme  me& 
•o  nombre  de  ces  premiers  Chrédens  Jolcphe ,  Sénique  8c  Philon.  Se  nime 
ièptante  &  deux  hcréfîes  d'hommes  fiibtils ,  introduites  it. continent  après  le 
fommencement  de  cette  religion  ,  fourgeonnantes  en  partie  par  l'orgueil  des 
hommes ,  8c  en  jjartie  par  l'aftuce  des  Ùçmons.  Or  maintenant,  fi  je  voulois 
enoombrer  les  Hiérofmes,  Ambroifes ,  Auguftins ,  Cra^uKes ,  3c  autres  per- 
sonnages innombrables,  très  excellêns  en  doârine,  Grecs,  Barbares  &  Latins, 
lefquels  ,  depuis  Julien  l'ApolUt ,  écrivant  fubcilement  &  ornémenc  ,  ont 
travaillé  focr  loi^-iemps  pour  la  gloire  de  Chrift,  h.  «omputacion  d'Arichmé- 
tique  me  défaudroit.  Pour  le  moins  la  loi  Chrétienne  elt  d'autant  plus  cxcel- 
ienie  que  les  aun  es ,  comme  il  y  a  eu  toujours  de  plus  en  plus  plulîeurs  dodes» 
éloquents  Ôc  iamcs  perfonnages  qui  1  ont  enfuivie.  Se  plus  qtie  de  ceux  qui 
ent  reçu  les  autres.  Si  des  Dialediâcns ,  des  Orateon^on  des  Poctes ,  avoieni 
ieté  les  premiers  fondemens  de  cette  religion  ,.nous  aurions  fufpicion  que  la 
populace  eût  été  déceue  par  lafinellê  des  hommes.  Si  tous  les  doâcs  l'avoienc 
KHiionis  rcjetce  ,  i  l'aventure  nous  jugerions  qu*on  ta  devroic  conterones. 
Si  les  Princes ,  ou  du  commencement,  ôu  peu  après,  avoient  du  tout  porté 
hmuu  i  cette  toi»  nous  pmferioiis  (comme  oiMisetttmoiis  d'aucunes  celigiou») 


|6  ^  M  A  R  M  Â  R. 

que  !es  plus  foibles  aurolent  été  contraints  par  les  plus  forts ,  &:  que  depuis 
le«  fucceflèurs  (  comme  il  advient  )  auroient  fucé  cette  loi  enfemSle  avec  le 
lait  de  leur  mère.  Donc  la  divine  providence  a  voulu  que  la  (Impie  vérité  de 
fa  religion  ait  pris  fa  première  origine  d'hommes  rudes  &  fimples ,  Se  que  les 
plus  doil-cî  &:  les  plus  fins  aient  érc  priî  p^ir  les  plus  fimples  &  grofîîers.  Il  a 
permis  davantage  que  ia  religion  ait  été  impuenâ  >  par  plus  de  trou  cens  ans, 
par  les  plus  pvifiàns  de  toutes  les  nations ,  «fin  que  le  nombre  fôt  plus  grand 
des  témoins  doâ;es&  nonreptochableStSc  que  l'autorité  du  fait  fut  plus  vraie> 
plus  certaine  &:  pins  ferme  ;  car  en  la  proipérirc  il  efl  bien  aifr  de  î^irder  fa 
ni  ,  mais  malade  en  1  adverlltc.  Ec ,  pour  laiilef  la  nos  Hiltoircs ,  Corneille 
Tacite  témoigne  que  les  Chrétiens  ont  été  tourmentés  de  tourmens  «echetw 
chcs  5:  non  commun*;.  Mais  il  a  blîinc  les  Chrétiens,  pour  flatter  (comme 
je  crois)  ceux  de  fon  liècie  ,  lequel  même  eft  démontre  par  Tenulian  avoir 
snenâ  en  fcm  Hiftoire ,  parce  qu'il  a  &  que  les'  Juifs  adoroieM  h  ito  (Ton 
Ine ,  &  parce  qu'il  a  écrit  en  la  mcme  HiAoîie  que  Pompée  i^aiir  regardé  let 
pins  fecrers  myftères  des  Juifs ,  n'y  trouva  aucun  fimulacnre.  Donques  par  un 
leul  menfonge  apprenez  les  autres.  Il  y  a  davantage  (comme  rémoigne  Ircnce) 
oue  non  pour  autre  catife  ibordit  lors  fulpidon  des  nfttres»  comme  s'ils  euHênc 
été  hommes  irreli.;ieux  8c  impur5  ,  que  pour  la  vie  du  tout  inceftueufe  8c 
exécrable  d'aucuns  Hcictiques ,  &  principalement  des  Gnoftiques.  Mab  l'ii}- 
famiene  dura  pas  long-temps,  depuis  que  la  vérité  commença  de  décou- 
vrir. Lttdan  ,  Auteur  Gentil  de  Payen  ^  Te  moquant  d'un  certsin  Pèlerin 
Stoïque  »  &  (comme  lui-m&me  le  décrit  )  Chrétien  illégitime,  comme  d'ua 
vanteui  6ç  homme  de  piafie ,  dit  :  en  outre  ceiVui-ci  apprit  l'admitaUe 
«eace  des  Chrétiens  de  lents  Prêtres  9e  Doéleurs,  lefquels  adorant  ce  grand 
hnn\nic  attaché  en  croix  en  Palcdine  ,  mcprifent  toutes  autres  religions.  Or  , 
fonr-ils  liés  ôc  unis  entre  eux  d'une  fraternelle  charité  ?  ils  efpéccnt  qu'ils 
feront  érernels,  &  les  miférables  étant  menés  de  cette  efpérance,  conteia- 
nent  cette  vie  &  les  biens  d'icelle,  6c  par  chacun  jour  fe  foumettent  de  leof 
bon  gré  à  la.  mort  violente.  Voili  que  dit  Lucian,  lequel  eft  démenti  par 
Aule-Gelle ,  familier  du  Pélénn  ,  &  témoigne  qu'il  a  écrit  ce  menfonge  en 
ludne  d'icelni  Pélettn;  car  il  montre  que  ce  Pèlerin  étmr  tm  homme  grave  8e 
confiant ,  &  qu'il  étoit  vrai  Philofophe.  Pline  fécond,  en  l'Epître  écrite  i 
Trajan  ,  fe  complaint  que  les  roiirbeç  des  Chrétiens  étoient  mifes  à  mort , 
encore  qu'ils  ne  hilent  nen  contre  la  loi  des  Romams,  fmon  qu'ils  chantoient 
des  Hymnes  avant  le  jour  à  Chrift ,  un  certain  Dieu.  Mais ,  quant  i  conférer 
leur  dod^rinc,  i'-;  défendent  les  homicides,  larcins,  adultères,  brigandages 
&  tels  autres  femblables  forfaits.  Et  Trajan  lui  écrivit  qu'il  ne  ^loit  pomc 
Techercher  les  Chrétiens  ;  mais ,  s'ils  étoient  préfentés ,  qu'il  les  fidloit  punir. 
La  (êntence  duquel  Tertulian  confutoit  en  cette  forte  :  O  fentençe  confufe 
par  ncceflitc  !  11  dénie  qu'il  les  faille  rechercher  comme  înnocen»;  ,  Se  com- 
mande de  les  punir  comme  coupables  ;  il  pardonne  oc  uie  de  cruauté ,  )1 
diffimule  9e  panit.  Pow^uoi  le  nrompe^-tu  par  n  proprt  çtutun  i  Si  m 


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M  A  R  M  A  R  )i 

coodamoes ,  pourcjuoi  au/Ti  n'en  ^-ta  faire  enqu&ce  ?  Si  m  n'en  fais  faire 
enquête  ,  pourquoi  aufli  n'abfous'ta  ?  11  confate  euffi  très-fubcilement  un 
bruit  vain  ,  qui  s'étoit  clevc  à  l'cncontre  dos  Chréciens  &  de  leurs  moeurs  , 
&  montre  qu'on  a  procédé  à  l' encontre  d'iceuz  ,  non  pour  aucun  crime , 
mais  feulement  pour  le  nom  de  la  feâe.  Et  Serene  Grauic  (  comme  nous 
«vous  dit  ailleurs  )  s'eft  en  pareil  complaint  en  TEpître  envoyée  i  Adcian. 
Dont  Adrinn  écrivit  à  Minucc  Fundan,  Proconful  d'Afie,  qu'il  ne  permît  pas 
ue  les  Chtctiens,  hommes  ionocens  >  fullènc  troublés,  ni  qu'on  concédât 
Unâ  otomnkietin  foccalwn  de  les  piller.  Notre  Eusâie  a  rédcé  tour  au 
long  l'Epîtred'Adrian.  MelUie,  Evique  de  Sarde ,  écrivit  un  Livre  pour  notre 
religion  à  l'Empereur  Antonin  le  vcrirahie,  auquel  il  recite  l'Edir  ê  Anroninà 
ceux d'Alîe, les  rcpicuanult-i-ctju'iU  tioublcntle fervice ùiviiitiu  Uieuimmor- 
tti,que  les  Chrétiens  adorent,perrécurant  les  Chrétiens  jufqu'â  la  mort.  Il  ajoute 
aiim^me  Edit  que  plufieurs  Juges  des  Provinces  en  nvoienr  i  idls  ^crità  fonpcre, 
&  plulieurs  eocorelui  en  avoieniécnc  tout  de  nouveau,  en  iomme  qu'il  ordon- 
Mit  ce  que  fon  père  même  avoie  ordonné.  Ceft  à  favoir  qnlt  veut  &  entend 
ou  ancun  ne  pe rfccute  les  C3icécietis,poitrce  Ibnl  seTpeâ  qu'ils  font  Chrétiens» 
n  d'aventure  ils  ne  font  convaincus  d'avoirentrcpris  quelque  chofe  âl'encontre 
de  l'Etat  Romain.  J'cftmie  qu'Antonincraignou  Jclus-Cnrift ,  pour  ceque  fon 
.  firère  Aurelle  a  écrit ,  que ,  comme  fon  armée  fiu  en  danger  de  rnoniir  de  ibif 
entre  les  Allemands ,  par  les  prières  d'aucuns  foldats  Chrétiens,  il  impétra  toac 
ibudain  de  Dieu ,  contre  l'elpoir  de  tous ,  des  pluies  en  grande  abondance , 
par  lefqoelles  fîit  étanchée  la  foif  des  fiens,  &  par  l'impétuofité  des  fbadres , 
les  ennemis  mis  en  fuite.  Et  pour  le  miracle  d'un  fàac  tant  (ignalé  ,  ayant 
changé  le  nom  de  cette  légion,  il  la  nomma  la  Foudroyante.  Voilà  au'Apol- 
linaire  &  Tertulian  ont  écrie.  Tertulian  ajoute  qu  il  y  a  des  Epîtres  de  Marc, 
Eropefenr ,  |iar  lefqaelles  cette  Htftoire  eft  plus  ouvertement  hgnifiée.  Eusébe 
.ijo  ir:  que  ce  miracle  a  mcme  été  rapponé  par  les  Hiftorlens  des  Gentils, 
mais  qu'Us  ont  oublié  à  dire  que  cela  avoir  été  fait  par  les  prières  des  Chrétiens. 
Donc  la  calamité  des  Chréciens  avenoit  ou  du  populace  ignorant ,  ou  des 
Princes  fans  religion ,  defquels  Néron  fiit  le  Prince.  Suétone  écrit  que  les. 
Chrétiens  furent  affligés  par  Néron,  pour  ce  tant  feulenient  qu'ils  introdui- 
ibient  une  religion  nouvelle ,  & ,  comme  luHnême  dit ,  maléfique ,  c'elVà- 
dire ,  Mi^ienne;  car  plufleurs ,  voyant  les  mûacles ,  attribuoient  aux  Dé- 
mons ce  qui  étoit  de  Dieu.  Mais  la  vérité  Se  bonté  inHnie  déclara  fa  vérité 
par  les  menfons^es  de  fes  propres  ennemi»;  ,  S:  convertir  en  biens  les  maux 
des  hommes.  Elle  permet  auili  juiqu'a  ia  iin  du  monde  que  l'Eglife  de  fes 
Saints  foit  agitée  des  Hérétiques ,  on  de  l'es  ennemis.  Dieu  ne  contraint  point 
les  hommes  à  falut ,  que  dès  le  commencement  il  a  créés  libres  ,  mais  par 
continuelles  infpiracions  il  y  allèche  chacun.  Que  û  quelques*  uns  s'appro- 
client  de  lui ,  ît  les  endurcit  aux  labeurs ,  il  les  exeree  par  advetfités  ;  êc  tout 
aind  que  l'or  eft  éprouvé  au  feu ,  ainft  il  éprouve  l'ame  par  la  difficulté  ,  la^ 
quelle,  fi  elle  perfivcre  jufqu'A  li  fin  ,  comme  l'or  dans  lefêaftaioiifinaîble- 
meac  elle  rerpUauiia  heureufemeut  ài  divine  imnièie.  ^  ^ 


)i    iA  AH  M  A  H 

jéu  chapitre  trente-feptiemc  où  il  montre  li  caufc  de  Vtrmir  " 
dts  Juifs  ^  des  Mahumetans  &  Gentils, 

On  demande  donc  qai  eft  U  caufe  qui  retient  encore  plufieurs  Jui/s  en  leur 
infidélité  ?  Nous  répondons  quec'eft  la  divine  profondeur  des  Myftèreç  Pnv 
phéciques  &  Chrétiens ,  laquelle,  pour  erre  divine ,  ne  peut  être  pénétrée  par 
numaine  intelligence.  C'eft  aa(Q  le  nacueel  des  Jtàh  mercenaires  8c  aàitst^ 
bies  du  roLir  2;roffier  Se  obftiné  ,  &"  l'avarice  tant  de  garder  ce  qu'ils  ont,  que 
d'acquérir  par  une  ufure  infatiable  l'amour  naturel  des  ieurs,  éc  la  haine  en- 
tacinée  Qvils  portent  aux  Chrétiens.  £c  qui  eft-ce  qui  depuis  S>  Gréeoixe  « 
tiré  plu&urs  Berbates  ea  Héréfie  ?  b  cvèt^dilEcfle  incerprénuioa  des  Lettres 
iaintes  &  divines  ;  !a  race  des  Barbares  par  trop  ignorante  ;  la  main  violente 
.  de  Muhamed ,  Roi  des  Arabes  *  &  les  loix  de  fept  Rois  qui ,  de  l'a  kmille , 
lui  ont  {îiocédé  par  ordre.  A  q uoi  on  peut  i^onter  nne  trop  libceltcenoe.  Mm 
oii'efl  ce  qui  jatiis  a  détourné  les  Genrils  de  la  vraie  religion  des  Hébreux  ? 
Certainement  ce  ont  été  les  commandemens  des  Princes  ambitieux,  le  iiède 
MU  doâe ,  la  licence  effrénée,  &  la  fiUace  des  malins  Démons  ont  augmenté 
l'erreur ,  puis  après  les  Uandices  &  flatteries  des  Poëies.  Or ,  la  raçon  da 

i)ays  ,  &  la  longue  coutume  rerient  facilement  tous  hommes  en  erreur  ;  mais 
a  coutume  &  f  uTance  ne  peur  dcrenir  en  erreur  les  Chrétiens  légirimes  »  qui 
dès  le  commenoenènt  ont  reçu  une  religion  éloignée  de  toute  crrenr.  Or, 
n*eft-il  pas  de  befoin  que ,  par  une  longue  difpute ,  Je  conferme  ce  que  Chrilt 
&  fes  difciplcs  ont  propofé  à  croire  ,  i  efpcrer  &  i  faire.  Car  telles  chofesont 
alïèz  de  vérité  Se  d'autorité  ,  pai^e  que  nous  avons  ji  prouvé  qu'elles  procè- 
dent de  la  vérité  divine.  Nous  amènerons  done  une  ttès-gesade  ceifon  des 
i/i'l-nuions  &  promefTes  Chrétiennes  ,  qunnd  nous  dirons,  i  la  mode  des 
Pythagoriens,Il  l'a  dit.  Et  aurons  fouvenance  qu'il  ne  nous  iaut  pas  troubler, 
6  nous  en  (bmmes  moins  capables;  car  j'ellime  quec^eft  on  très-grand  (îene 
de  leur  divinité;  car  C\  notre  entendement  les  comprend  du  tout,  elles  font 
moindres  que  Pentendemenr;  que  Ci  elles  font  telfe? ,  elles  ne  peuvent  être 
divines  ;  car ,  fi  elles  font  divines  ,  elles  excédent  toute  capacité  d'humaine 
penfée.  La  foi  (  comme  veut  Ariftote)  eft  le  fondement  de  fcienee.  Par  la 
feule  foi ,  comme  prouvent  les  Platoniques  ,  nous  avons  accc5  A  Dieu.  J'ai 
cru,  dit  David,  &  pour  cela  j'ai  parlé. Nous  donc  croyant  &  nous  approchant 
de  U  fontaine  de  véricé  ^boûcé,  nous  y  puUèiOBS  oçe  Vie  ttè$-f9ge  Se  bien^ 
beureofe.  ] 

MARTIAL  (SoÎQt)  S  Us  Epftres  de  faine  Martial ,  Con- 
temporain *  dis  Apôtres ,  l'une  aux  Burdegalo»  &  l'autre  aux 
Thouloufans ,  tranflacées  de  Latin  en  langue  vulgaire  Gallicane; 
iniprin^ées  à  l^aris,  ûi^ié.  fans  date  ni  nom  d'Imprimeur. 

'  Grégoire  de  Tours,  Liv.  ï  de  fon  Hifloire,  fait  foi  que  S.  Maniai  ne 
Jf  'u4  en  Limolîa  ^ue  ibut  l'Empu»  de  Décius  ^  par  compilent  tout  au 

flutô( 


M  A  R  M  A  R      3  3 

j^lutor  l  in  de  Jefus-Chrift  250.  Il  y  a  long-temps  qu'on  ne  doute  plas  de  la 
luppolîhon  des  deux  Epîtres  ici  mentionnées  ^  &  l'on  n'a  pas  bsibin  pouc 
cek  de  i  la  CHlIèrtsitioii  enduite  du  François  de  Jean  de  Cordes  , 

Chanoine  de  Limoges,  en  Latin ,  par  Fnnçois  Bofquet ,  Evcquc  de  Mont- 
pellier ,  c|ui  Ta  infcrce  dans  b  féconde  Partie  de  ion  Hjfiout  hcdéfiafiii^ite  ét 
France  j  ut-^'^.  16)6.  (  M.  de  la  Monnoyé). 

*  Il  y  a  deux  opinions  fur  le  temps  oij  a  vécu  ce  faine  Evêque.  La  première 
place  fa  mtffion  oans  les  Gaules  vers  le  milieu  du  troifîème  fiècie.  Ceft  celle 
de  Grégoire  de  Tours ,  6c  il  n'y  en  a  pas  eu  d'antre  jufqu'au  neuvième  fiède. 
Eiifuite  on  tenta  dctablir  qu'il  ctoit  contempoi.iin  des  Apôcrcs,  &  cette 
opmton  prévalut  iufques  vers  le  milieu  du  dix  Icpcicme  ficclc,  ou  elle  a  été 
cotalemene  abandonnée.  Ce  fitc  peut-être  i  deflein  de  la  tonfirmer  qn*on 
s'avifa  de  fuppofer  les  deux  Lettres  Latines  qu'on  lui  attribue ,  dont  l'une  eft 
adreilce  aux  BoriehiSj  &:  l'autre  aux  Touloui{atn%.  Jonè  Bidius  les  publia  le 
premier  à  Paris,  en  1 5i"i.  Ou  prccciKlic  qu'elles  «voient  ctc  trouvées  dans  la 
Sacciftîede  Tj^ltTe  de  S.  Pierre  de  Limoges,  enfermées  dans  un  vafe  de 
pierre  ,  caché  en  térre.  Jacques  de  Borde  ,  Miniflre  de  l'Eglife  Calvinifte  à 
Bordeaux  ,  les  craduifit  en  François  ,  &  les  publia  »  en  Lacm  ,  avec  la  Tra- 
duâion,  i Bordeaux  ,  en  1 57;  ;  œaken  mime  tsmp» il  en  firconnotoe  1a- 
fuppolîtion ,  &  fon  fentiment  fut  adofité  par  les  Catholiques.  Cela  n'a  pas 
cmpcché  le  S.  Poillevé,  Avocat  de  Limoges,  de  mettre  ces  deux  Lettres  en 
veti  lian^ois.  Elles  ont  été  imprimées  aolli  à  Limoges,  en  1594*  (  Voyc» 
Fabric.  Biblioth.  I/^mé  Latùiit,Tom»\ ,  pa^.  loj ,  6c  i'Bf/i,  Litt,  dê  Franc 
par  Je$  Bénédidins»  Tom.  1,  pag.  407  &  fuiv. 

MARTIAL  LE  MASURIER  ^  Doâear  Rcgent  en  \% 
Faculté  de  ThÀ>Iogie«  Chanome  &  Pdnitcncier  de  Paris,  a  écrie 
Inftruâîon  &  Doârine  très-utîle  pour  bien  &  falutairemcnc  (k 
confcflcr  &  prier  Dieu  pour  fes  péchés  ,  extrait  des  faintes 
Ecritures  ;  imprimée  à  Paris,  ia-S**.  par  Guiliaiime  Guilitrd  & 
Thomas  £doe»  t%Ç^.  Efiau  catalùffti  iUs  Livns  eenfurés, 

*  Voy.  La  Okois  DV  Maxme,  a«  moiMAanAt  MASvaiia. ,  Tom.  El, 

pag.  95. 

MARTIAL  DE  PARIS  dit  AUVERGNE,  a  écrit  en 
rime,  les  Vigiles  de  la  mort  du^oi  Charles  Vil,  à  neuf  Leçons, 
contenant  la  Chronique  des  ^cs  advenus  durant  la  vie  dudic 
Roi  ;  imprimées  à  Paris  ,  in~fnL  par  Guillaume  Euftace  ,  fans 
date.  Les  Arrêts  d'Amours  (en  nombre  cinquante)  Tur  lefquels 

BiBuoT.  Frah.  Tom,  If^.  Du  Ysrd.  Tom*  xx.  £ 


34      M  A  R  M  A  R 

Benoid  le  Coure  a  £ûc  un  Gimmentaire  en  Latin,  il  vivoic  en 
rani49o*. 

*  Voy.  LA  Croix  du  Ma  /  k  e  ,  &  les  notes»  mmoc  Martias  . 
a'Auviaomi  ,  Tom.  U  ,  pag.      Se  y^, 

MARTIN  DU  BELLAY ,  Seigneur  de  Langey,  â  écrit  les 
Mémoires  contenant  en  dix  Livres ,  le  vrai  Difcours  de  plufîcurs^ 
chofes  advenues  au  Royaume  de  France  ,  depufî;  l'an  i  ^  13  juf- 
qnes  au  tre'pas  du  Roi  François  I ,  &  dont  les  cinq  ,  fix  &  fepc  . 
Livres  font  de  Médire  Guillaume  du  Bcîîay,  fon  frère,  qui 
avoit  écrie  des  Ogdoades  ,  de  la  perte  dcfquellcs  ne  refte  riert 
que  lefdits  trois  Livres  &  quelques  fragmens  infères  &c  épars 
en  fes  mémoires;  imprimes  a  F^ris,  in-JoL  par  Pierre  l'HuiUier, 
1571 ,  &  préfentes  au  Roi  par  Meffire  René  du  Bellay,  Che-- 
valier  de  TOrdre  de  Sa  Majefté  »  Baron  de  la  Lande  »  héritier 
d'icelui  Médire  Martin  du  Bellay  *. 

*  Voy.  La  Caoïx  eu  MAiNf,&  les  noces,  au  ii>cœe  Accicle,  Tom.  II,, 
pag.  ^6  9c  fiiiv. 

MARTIN  BUCER.  Expolîtîon  fur  l'Evanf^ile  S.  xMatthieu  ^ 
recueillie  &  prile  des  Commentaires  de  Maitte  Maitm  Bucer^ 
augmentée  de  plulîeors  Semences ,  Exhortations ,  &  déclara^ 
tions  d'aucuns  palTages  difficiles  >  colligées  tant  des  Auteurs 
anciens  que  modernes*,  avec  annotations  en  marge  die  tabJe^ 
imprimée  i544«  Cenfurée,  Deux  Livres  dir  Royaume  de  lefiis* 
ChriO,  utiles  à  tous  ceux  qui-  font  commis  au  Gouvernement  de 
Républiques  ou  Communauté  ;  écries  premièrement  en  Latin 
par  Martin  Bucer  &  traduits  en  François^  imprimés-  in-S^.  Vsa 
1%^^,  Ctnfurés,* 

*  V07.  La  Ckoix  00  Maims  »  tt  les  noces  >  Ml  même  Anicle ,  Tom. 

MARTIN  FLEURY,  Dîcppois ,  a  tranflaté  de  Latin»  un 
Opu  feule  d'Erafme  deRoterodam,  intitulé  les  Sylenesd'AIcibia- 
des  %  qui  eft  un  proverbe  andennementufité  des  Grecs  »  duquel 


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M  A  R  M  A  R  3r 

on  Te  pourra  aider  a  propos,  lorfquc  fous  vanitc  &  luJie  appa- 
rente de  prime  hcc ,  une  chofe  fe  manifbdera  excellence  :  ainfi 
que  h  £f  ftndeur*<]e  Telpric  de  I*hoffline  eft  fouvenc  couverte  it 
dlifimuTée  par  extérieure  apparence.  Et  étoienc  Sylenes ,  petites 
images  tatlJées  &  %oiinees  de  telle  forte  qu'on  les  pouvoic 
tourner  Se  fléchir  en  diverfès  figures ,  tellement  que  ces  choies 
fermées  montroienc  la  figure  d'une  trompette ,  cornet  ou  autre 
ridicule  forme;  mais  à  Touverture  y  apparoifToit  chofe  divine  & 
miraculcnfe,  La  première  caufe  &  argument  de  tailler  telles 
flatues,  cil  procédée  de  Sylenus  ,  jadis  pédagogue  de  Bacchus, 
en  fon  temps  plaifant  Satyre,  &  raillard  des  fecrets  &  hautes 
puifîànce^^poëtiques.  Et  Alcibiadcs  (au  Dialogue  de.  Platon, 
intitulé  le  Banquet)  voulant  extoller  fon  Maître  Socrates  ,  le 
fait  femblable  aux  Sylcnci. ,  en  ce  qu'rl  fembloit  bien  autre  au 
ittbtil  ((jéculaceur,que  ne  promettoic  la  face  :  car^  à  le  voir  à  fon  • 
port  &  maintien ,  il  étoit  de  vile  réputation ,  ayant  face  rufttque, 
le  regard  d'un  taureau ,  le  nez  pointu  6c  plein  de  morve ,  ruftiqoe 
en  vètemens,  (impie  en  devis»  toujours  parlant  de  charretiers , 
Voulions  &  manouvriers ,  parce  que  de  telles  gens  il  formoic  fes 
Ifâgogies,  induâions  &  argumens.  Bref  ce  maintien  ridicule  eu 
Socratçs,  montroic  le  vifage  d'un  fot  :  &  entre  tant  de  Philofo- 
phçs,  fèul  il  difoit  qu'il  f-ivok  une  chofe  feule  ,  c'étoit  qu'il  ne 
favoit  rien.  Mais  fi  on  cik  découver:  &  déployé  cetui  tant 
ridicule  Sylene ,  là  dedans  fe  fût  trouvée  une  Divinité  plutôt 
qu'un  homme  ;  afTavoir  grand  courage,  efprit  parfaitement  phi- 
lofophique,  méprilanc  tout  ce  pourquoi  les  iiumains  courent 
tant,  navigenc,  travaillent ,  plaident  »  bataillent  ;  Dominateur 
viâorieux  fur  toutes  injures ,  envers  &  contre  lequel  fortune 
a'ayoit  auçune  pniflànce  :  ayant  m^me  méprifé  la  mort  que  Ton 
voit  crainte  d'un  chacun ,  lotfqu*il  a  bu  la  pigue  en  tel  vifàge 
qu*il  fouloit  boire  le  vin.  Qui  plus  eft,  en  mourant  de  lapoifbn^ 
il  plaifancoic  avec  un  flen  ami ,  nommé  Phédo,  luidifant,  en 
farcerie, qu'il  s'acquitâtde  fon  vœu,cn  fâcrifiant  un  Coq  au  Dieu 
^uiape»  omme  s'il  çût  vquIu  dirç^  qu'pn  v^rtu  de  la  oiédecine 

Eij 


y6      M  A  R  M  A  R 

qu'il  avoit  prife ,  il  fcntoit  ja  le  bénéfice  de  fancé»  puifque  fôn 
amc  forcoit  hors  du  corps  ,  dont  procèdent  &  pullulent  toutes 
les  maladies  de  l'amc.  Et  attendu  que  lors  il  y  avoit  infinité  de 
gens  qui  fc  difoient  lagcs,  à  bonne  caufe,  cetui réputé  feul  fol, 
a  etc  déclaré  fage  par  l'oracle  d'Apollon.  Et  plus  fagc  a  ete  juge 
cil  gui  fe  difoit  rien  favoir  ,  que  les  autres  prefumanc  tout 
connoicre  :  &  plus  favant  eatie  tous  autres  y  par  la  confelfioii 
de  fon  ignorance.  Ceci  ibtt  clic  &  £ufE&  pour*  la  Dédaratîon 
dadîc  proverbe  &  argument  de  cet  Opulcule ,  lequel  a  été  im* 
prime  à  Paris,  râ-i^.  par  laques  Berciii  9%%^ 

'  Le  nom  de  SiiîàNS ,  que ,  dans  le  Bémjuet  de  Ptaton^  Alcibude  donne  1 
Socnte ,  Rabdns  fis  kt  donne  dus  le  Piologue  de  fon  Gargantua^  pour  infî- 
nner  que  les  imaginations  grotefques  ,  r/pundues  dans  fon  Oaviage  «  ne 
LtiLiu  pas  de  conteiùr  une  Morale  utile.  (M.  de  la  Monnoyk). 

MARTIN  FORBISHER  *.  La  Navigation  du  Capitaine 
MarttnForbisher,  Anglois,  ezRegions  d'Aieft&NordWeft,  en 
î'annc-  i  <^77  ;  contenant  les  mœurs  &  façon  de  vivre  des  peu- 
ples »k  habitans  d'icellcs ,  avec  le  pourtrait  de  leurs  habits  & 
armes,  &  autres  chofes  mémorables  du  toiit  inconnues  par  deçàj 
imprimée  in- 8°.  par  Antoine  Chuppin,  1578. 

*  Son  nom  s  ccrir  Frobiser.  C  eft  aiiili  qu'il  fignoit  fes  Lettres  ,  dont  plu- 
fieuts  font  confervés  dans  la  Bibliothèque  Harlciene  à  Londres.  Il  eft  le  pre- 
mier Anglois,  qui  ait  tenté  de  trouver-un  paffage ,  pour  aller  en  Chine  ,  par 
le  Nord-Oueft.  Il  ctoit  ne  en  Angleterre ,  dans  la  Province  d'Yorck.  Il  fur 
employé  par  la  Reine  EUiabcth  dans  quantité  de  voy^es  &  d'expéditions. 
Cette  Rëtne  l'ayanc  envoyé  en  Bretagne  au  fecoors  de  Henri  IV,  en  1 594  , 
il  reçut,  le  7  Novembre, une  blelTure  dont  il  mourut.  Ce  fut  lui  qui ,  en 
1 577,  découvrit  cî.ms  TOccan  Scptcntrion.il ,  le  Dctroir  qui  eft  entre  la  côte 
Méridionale  du  vieux  Groenland  ,  &  une  ilie  maïquce ,  iskos  nom ,  fur  les 
Cattes,  vets  le  6û*  degté  de  latitude» 

MARTIN  LE  FRANC  ,  Secrétaire  du  Pape  Félix  V,  &  de 
Nicolas  V,  a  écrit  en  nnie,  un  Liv^re  intitulé  le  Champion  des 
Dames ,  imprimé  à  Paris ,  par  Gisliot  ito  Pré,  1 530.  Plus 
en  prof^ ,  r£(bif  de  Fortune  &  de  Vertu  ,  en  forme  de  Dialogue^ 
o&  iboc  entremêlées  quelques  rimes,  &  y  «il:  démontré  le  panm 


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M  A  R  H  AR  fY 

écftc  de  fortune  «  contre  l'opinion  commune  ;  imprimé  à  Paris , 
ht^jî*.  par  Michel  le  Noir^  1515^*  Cet  Âoteur  vivott  en  l'an 
1447 

*  V07.LA  Croix  du  Maimb,  &  les  notes,  an  mot  Mautik  Fhamg  » 
Tom.  U  >  jMg.  9$  ic  fuiy. 

MARTIN  FUMÉE  »  iîeur  de  Marly  le  Chailel ,  a  écrie  en 
cinq  Livres ,  IHifloire  générale  des  {ndes  Occidentales  &  terres 

Neuves ,  qui  jufques  à  préfcnt  ont  été  découvertes  ;  imprimée 
à  Paris,  ia-8°.  par  Michel  Sonnîus ,  i  ^78  *. 

*  V07. La  C&oiz  dv  Maimb  ,  les nout,  sux  même  Ardde»  Tom.  H» 
pag.  loiA:  to». 

M  ARTIN  FUSTEL,  Ecrivain  &  Arithméticien ,  l  Paris  » 
fl  écrit  Sentences  mémorables,  par  ordre  alphabétique,  en  profe, 
contenant  préceptes  &  énfeignemens  utiles  pour  rinflruâion 
de  U  jeunêllè  ;  avec  plufieurs  régies  générAies  ^diverfemené 

expliquées  touchant  la  vraie  fupputation  &  forme  de  compter 
au  bref  -  imprimées  à  Paris ,  m-4°.  par  Guillanmc  Chaudière» 

M77- 

MARTIN  GREGOIRE  a  extrait  un  Ëpîtome  des  trois 
premiers  Livres  de  Galien  ,  de  là  compofition  des  médicamcn» 
en  général;* avec  un  petit  Traité  des  poids  &  melares,  après, 
lequel  fuit  la  manière  de  préparer  le  breuvage  de  ta  racine  du 
Bois,  nommé  rEfquine  ,  fa  n:îture,  vertu  ,  &  faculré  :  Je  tout 
imprimé  à  Lyon  ,  /Vi  C^.  par  Jean  de  Tournes ,  fous  le  titre  deS 
Opufcules  de  divers  Auteurs  Médecins  ,  en  l'an  l'^'yZ» 

*  Voj.  La  Ckoxx  ou  Maimi,  an  mcme  Âtdcle,  Toro.  Il ,  fag.  10 f, 

MARTIN  LUTHER,  Chef  de  la  fc^e  appelée  de  Ton  nom 

Luthérienne.  Déclaration  entière  des  fondemens  de  la  Doéirine 
Chrétienne,  fur  l'Epitre  de  faint  Paul  aux  Galatieos  :  en  laquelle 
eft  contenue  une  Expofition  de  la  j unification  qui  efl:  par  la  foi 

en  Jefus-Chrif!:  ;  Aurerr  Martin  Luther;  traduite  en  François , 
imprimée  in-^^,  par  Jean Bonnefoy  »  i%Co,  Ccnjuru.  Antith&fc 


^8     M  A  R  M  A  R 

de  la  vraie  &  fauflèEglire,  extraite  d'an  LîVre  envoyé  att 
Duc  de  BranfwtCypar  Martin  Luther,  imprimée  in-i  6,  (ans  nom 
de  lieu  &  d'Ifflprimeor,  fie  fans  date.  Le  Miroir  de  ConioUtion, 

pour  ceu¥  qui  font  travaîUés  &  chargés ,  &c.  par  Martin  Luther. 
De  même  Ctnfurt.  Commentaire  fur  TEpître  dç  faint  Paul  auj^ 
GaUthes,  par-Martin  Luther  ;  traduit  en  François;  imprimé  à 
Genève,  //2-4**.  par  Jean  Crcfpin ,  15(^2.  L'Alcornn  »  des  C'or- 
deiiers  ,  tant  en  Latin  qu'en  François  *;  recueilli  par  le  Docieur 
M.  Luther ,  du  Livre  des  Conformités  de  faint  François  ;  imprime 
à  Milan,  l'an  i  ^  10.  &  traduit  en  Fr^n^ois  ^  imprimé  à  Gçnev»^ 
fii-8®.  par  Conrad  Uadius,  155^, 

'  U  piourut  i  IQèbe,  lieu  de  là  naiilîuice  ,  dam  la  haute  Saxe  ,  le  iS^^ 
'  Véyritr  i54<$ ,  âgé  de  untante-trots  aiu.  Ce  n'eft  pas  lui  qm  a  mis  an  four 
VÀUoram  dt$  Cordeliers ,  ce  fut  feulement  par  fon  confeil  qu'Erafme  Âlbeç 

prît  foin  d'extraire  du  Livre  des  Conformités  de  S.  François  divers  pafTiges  , 
qu'd  traduific  en  Allemand.  Cette  Traduction  parut  fous  le  titre  à'Aicoran  , 
l'an  I  n  }>  f'i**  nom  d'Auteur ,  ni  d'Imprimeur.  La  fâulTèié  de  U  date  étoic 
vilîbli  ,  en  ce  que  Lutliir  ,  A.ireur  de  la  Prcface,  inipri;rice  ait-devant  du 
Livre,  ne  fe  déclara  ouvertement  contre  l'Eglife  Romaine,  quç  lept  ou  iiuic 
'ans  après  (  c'eft-A-dire,  en  1 510  ,  après  qu'il  eut  été  excommunié  publique* 
ment  ).  En  1 5  ,  comme  !e  marque  ici  du  Verdier ,  Conrad  fiadius  publiai 
i/ï-S".  à  Genève ,  fuivanc  le  texte  Latin  des  Conformités ,  les  pafTages  qu'Erafme 
Alber  avoir  publié;  en  Allemand  ,  &  y  eu  ajouta  pWlieurs  autres  ,  cirés  du 
tiièiiie  Origmal ,  mettant  i  c6ci  du  Lxàn  une  ▼ernon'Fran5;qire  de  f»  fiiçop  » 
Edition  depuis  seoouyeUe  dans  U  mîme  Ville,  enijifo  &  >/78*  (M* se  iV 
Monnoye). 

*  La  première  F  Itrion  de  V^koran  des  Cordcl'tcrs ^  en  Allernand  ,  nvec  une 
Préface  ae  Martm  Luther, parut  d'abord  fans  nom  de  lieu  &  lans  date,ic  fut 
fléimprimée  en  i  j4i,///-4".  Ces  deux  premiètes  Editions  font  ejctrômementra-' 
res.  Lapremière  Edition  Latine  eft  auiii  fort  rare.  Elle  fut  publiée  en  1 545,177  8**, 
&  aç  cv^npeut  qu'un  feul  livre,  ^tte  e(l  du  mcme  Erafme  Alberus^qui  avoit  dotiuc 
les  Extraits  Allemands;  mais  ce  n'eftpasnneTraduAton  de  ces  Extraits^  ^eft 
un  Extrait  nouveaudu  Livcemêroe  desConformit€s.  Alberusacraduiten  Lacîniii 
Préface  ,  ôc  celle  de  Luther  ,  qui  font  à  la  tôte  djs  E-lirions  A!!t?maiides  quQ 
je  viens  de  citer.  Conrad  Badius  tradui(ît  depuis  en  trani,ois  cet  i>uvr3ge  , 
&  y  joignit  un  fécond  Livre ,  compofé  de  palTages  du  Livre  de?  Conformités^. 
qu'Alberas  avoir  n  gllgcs  dans  fes  Exttairs.  Badius  publia  fa  Trad;iction  , 
lutvie  du  tejite  Larin,  i  Gsnèva,  en  1 560  ,  \  Ce  Livre  fut  condamne 
|»ar  Anêidtt  Parlement  de  Paris ,  le  }o  Juin  15^5.  Cela  n'empêcha  pas  qu'il 
^e  fôc  téimpiimi  i  Genève^  en  1 178  ^  î»-i^.  Je  ne  parle  point  des  EdiuçQf 


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M  A  R  M  A  R  3»; 

poftérieures.  Celle  d'AmfteriLim  ,  1754  ,  en  l  vol.  tni  1.  avec  les  figure?  de 
Renard  Picard  ,  ert  un^  des  plus  ciUmces.  Ce  que  je  viens  de  ditefeivira  à 
ceâîfier  quelques  mesures ,  qui  fe  troavenr ,  au  lu  jet  dit  Livre  donc  eft  ijuel^ 
lion  >  iôic  dans  dn  Verdier  ,  ioic  éuu  les  notes  de  M.  de  Is  Monnojre. 

MARtlK  MATH££ ,  Médecin ,  a  traduit  les  lix  Livres  de 
Pedadon  '  Diofcoride  d'Anazarbe,  de  la  matière  médicinale  ^ 
ou  à  chacun  chapitre  font  ajoutées  certaines  annotations  forc 
doâes^  recueillies  des  plus  exceltens  Médecins  anciens  6c  moder- 
nes; imprimés  à  Lyon ,  m-^^  par  Thibault  Payén ,  1559. 

'  PeJûcion,  pour  Pedac'ius  ,  comme  j'.iui  ois  pu  auparavarjt  le  remarquer^ 
au  mot  Antoine  du  Pinet,  Tom.  111 ,  pa^,  ijj  ,  eft  ridicule.  De  ("avans 
Critiques  ne  doutent  pas  même  qu'on  ne  doive  avec  Photius,  n'^.  17!^,  & 
conformétnent  à  de  très-anciens  Manufcrirs,  lire  Pedamus.  Nous  n'avons  p.i5 
de  bonnes  verfions  Françoifes  de  Diofcor'tde^y  celle-ci ,  &  celle  d'Aïuoinedu 
Pinec,  poftérieure  de  fept  ans,  n'ayant  crc  faites  que  fur  des  Launes,  amcr 
quelles  ces  deux  Traduâenis ,  dont  le  ftyle  d'ailleurs  eft  fuianné  »  n'ont  pa» 
manqué  d'ajouter  de  lenr  chef  beaucoup  de  Suites  (M.  01  tA  Moknoybj. 

M.  MATHÊE  f  Prieur  en  l'Abbaye  de  MoniUer-^eof  près 
Poitiers  (je  ne  ikb  (i  c'eft  le  même  que  le  TuAiommé ,  d*auranc 
qu*tl  ne  met  point  Ton  nom  propre  au  long ,  &  audî  pour  la 
divcrfité  de  profeffion)  a  traduit  de  Grec,  l'Hilloirc  de  Théo- 
dorit ,  Evoque  de  Cyropolîs  ,  comprife  en  cinq  Livres,  en 
laquelle  font  contenues  les  chofes  dignes  de  mcmoire,  advenues 
en  ia  primitive  Eglife,  tant  du  règne  de  l'Empereur  Conliantin 
le  Grand ,  comme  de  Tes  Succeireursi  imprimée  à  Paris,  in-i6. 
par  Hicrome  de  Marnef,  I  ^69. 

'  Il  y  a  grande  apparence  que  cet  Auteur  eft  te  même  que  le  précédent.  Eu 
iiy)  y'ù  tradaific  iXoJconde  j  de  il  a  pu  fort  bien  ,  s'écant  i2.\\  Moine,  tra- 
duire VHifio'trt  de  Théodoret  dix  ans  après.  Du  Verdier  plus  bas  ,  au  mot 
TjfroDouiT  ,  1  oublie  de  mettre  ce  M.  Matthép  au  nombre  desInMtpiètef 

Irran^ois  de  cet  i:,cuvain  Grec.  (M.  de  la  Monnoye^. 

MARTIN  DmCHESlNO     dit  l'Invcntcnr  des  memis 

plaifirs  honnôres  ,  a  compofc  en  rime  ,  le  Triomphe  de  nés-» 
haute  &  puifTànte  Dame  Vérolle,  Roine  du  puy  d'Amoursîinw 
prime  à  Lyon,  m- 8°.  par  François  Jufte ,  1539. 
»  Ce  noua  %  tout  l  ait  d'êtse  fuppofé.  (  M.  vi  la  McrNNoyi ), 


40      M  Â  R  M  A  R 

MARTIN  DE  F£IIER»  Bétrtiois,  a  tradatt  de  Latin  en  Fran- 
çois, la  Sphère  de  Jean  de  &croBo(coy  avec  la  Préface  contenant 
jU'guRiens  évidens,par  le[quels  eil  prouvée  rucilke  d'Âdrologie, 
&  qu*iccllc  ne  doit  être  mëprifee  de  Thomme  Chrétien  \  imprimée 
à  Paris ,  i«-8°.  par  Jean  Loys ,  i  S4<'-  H  y  a  une  autre  Traduc- 
tion du  même  Livre ,  faite  par  Guillaume  des  Bordes ,  Bourdelois; 
imprimée  à  Paris ,  ia-S**.  par  Hiérome  de  Marnef^  1 570* 

MARTIN  DU  PIN  '  a  traduit  du  Latin  de  François  Bar- 
bare %  Vénitien  »  un  Opuicnle  de  TÉtat  &  Gouvernement  de 

mariage,  imprimé  à  Paris,  m- 16.  par  Charles  TAngelicr,  1 560: 
plus  du  Grec  de  faint  Jullin  ,  Philofophe  &  Martyr  ,  Exhor- 
tation aux  Gentils,  imprimée  à  Paris  ,  in-i6f  par  Claude  Fremy  » 

«  Ce  François  Barbare  ,  en  Tr  ■lian  Franccfco  Barhjro  j  noble  Vénitien ,  & 
«n  Latin  Fraiiç'tfcus  Barbarus,  tut  pcre  de  Zacharicj  Ôc  grand-père  du  fameux 
Hermolaiis  Bartants  i  premier  Commentateur  de  Pline.  U  eut  aaffi  un  frère 
nommé  Zackarie  >  père  d'un  âauc  HermoiaSs  t  ()ui  fot  Evcque  de  Vérone. 
(  Il  fubdftoit  encore  a  Venife ,  en  17^1  ,onze  branches  de  cette  lUudrc  famille 
des  Bariaro  ).  Claude  Joly  »  premièremenr  Avocat  au  Parlement  de  Pans ,  Se 
depuis  Chenoine  de  NotrelDome,  donne  >  en  1667 ,  avee  det  nocet ,  une 
(wnneTndiiââonFiançoïfe  du  Livce  de  Rt  tfMffiâ,  (M.  sa  la  Monkovb). 

*  Le  Livre  de  l'Etat  &  Gouvernement  de  Mariage ,  traduit  par  Martin  du 
pin  ,  eft  celui  C|ue  Franccfco  BLirbaro  avoit  écrit  en  Latin  ,  fous  le  titre  1/  '  Re 
Vxoriâ^  publie,  en  15  i  j  ,  «1-4°.  Cette  première  Edition  eft  fort  rare.  Ou 
peut  voir  ce  qui  en  eft  dit  dans  les  Mifcell.  Lipf.  nova  ,  Tom.  VI  ,  p  ig-  J  }8. 
•  André  Tiraqueau  fit  réimprimer  cet  Ouvrage  â  Paris ,  fur  un  Manu/crit  de 
1418  ,  trouve  dans  la  maiion  de  Guarin  de  Vcronne.  On  peur  voir  ie  Cata- 
logue des  autres  Editions ,  dans  1*  Btbiioth.  Curuufe  de  Clément,  Tom.  U  , 
pag.  410  &  fuiv.  La  dernière  eft  d^Anifterdan ,  1^19,  i/t-ii.  Oncrela  Tra- 
duâion  T" rii.çoife  de  du  Pin  ,  &:  celle  ans  Claude  Joly,  premièrement  Avocat 
^u  Parlement ,  Se  depuis  Chanoine  de  Notre-Dame  de  Paris  ,  donna  ,  en 
1667  ,  avec  des  notes  ,  il  7  en  a  une  en  Italien ,  publiée  en  i  s  48  ,  &  une  en 
An^ois,  imprimée  en  1677.  Ceux  qui  feront  curieux  de  réfoudre  les  doutes 

3ue  Bayle  a  accumulés  dans  l'Article  de  Francc  fco  Barharo,  fur  la  Généalogie 
e  ce  Savant,  en  trouveront  b  folution  dans  le  XXVU*  Totpe  du  CiornaU 
4t'  lerr.  Jthalïa  j  pag.  1 1 9  fuiv. 


MARTiN  RAVAUX^T ,  de  Sens ,  a  écrie  Je  Caton  des 

Princes 


MAT  MAT  41 

Princes  &  Gouverneurs  ,  comprenant  TÉtat  &  Gouvernement 
d*u ne  République  »  imprimé  à  Paris  «  111-4^  par  Denys  /anot^ 

MARTIN  SEGUIER ,  Confervateur  des  Privilèges  Apôfto- 
liques  de  TUniverflté  de  Paris,  a  écrit  Traité  de  la  grandeur, 
puiflànce ,  bonté  &  fapience  de  Dieu  ;  rédigé  en  paraphrafè 
fur  trois  Pfeuumeç  de  David  :  plus  «ne  Expofition  de  quelques 
Hymnes  de  l'Eglife  ,  en  pareil  nombre  de  vers  6l  fyllabcs  que  le 
Latin  i  imprimé  à  Paris ,  par  Nicolas  Chefneau  ,  i  «; 7 .  Les  Sou- 
pirs du  bon  Pafleur,  qui  font  lieux  recueillis  de  la  Bible  &  raj>- 
portés  aux  misères  du  temps.  Rime,  imprimes  à  Paris,  m- 8^. 
par  Jean  Dallier ,  1570.  Prières  du  Roi ,  recueillies  de  la  Bible 
&  miles  en  rime  Françoîfe  ;  imprimées  à  Paris,  inr-Z**,  par  Fede- 
ncMorel,  1577.  Paraphnife  fur  trente  Pfeaumes  du  Roi  ic 
Prophète  David  »  en  proie  ;  imprimée  à  Paris ,  in-té,  par  Jean 
de  Heuqucville»  i$7>.  Epître  envoyée  à  un  Gentilhomme 
François»  étant  en  Allemagne  ;  imprimée  à  Paris»  ia-^***  Ôl  à 
Xyon  ik-i€.  par  BenoiA  B^ud»  1570. 

MATHEOLUS  *.  Sous  ce  nom  fupporé,  un  qui  fut  Bigame 
â  compofé  un  Livre  en  rime  ,  contre  les  femmes  %  dont  le  titro 
efttcl, 

Lf  Bigame  Matheolus 
Qui  nous  montre  j /ans  varier  ^ 
Lu  tiens  &  as^  lu  venus 
Qai  viennent  pour  foy  marier ^ 
Et  à  tous  faiSs  coinfidérer  j 
Il  du  me  Phomme  n'est  pas  fage  , 
S*U  fi  tùame  nmarier^ 
Qmand  pris  a  éim  paj^e» 

imprimé  \  Lyon  ,  in-^^.  par  Olivier  Arnoullet ,  fans  date.  Un 
autre  Auteur  a  fait  &  compofé  un  mitre  Livre  en  rime  ,  tout  au 
contraire  de  cetui-ci,  &  intitulé  le  Rebours  de  Matheolus, 
commençant  ainH , 

Des  femmes  femmes  tous  venus  , 
Autant  les  gros  que  les  menus , 

BxBLiOT.  F&AN.  Tom6  V,  Du  Vbb.d.  Tom  m.  F 


4»     M  A  T 


•MAT 


ParquoL  ceiiu  qui  en  dit  blâme  ^  ' 
Doit  être  réjfmté  infâme, 

imprimé  de  même,         à  Lyon. 

*  MATHioivs  eft  cité  dans  U  )7<  des  Cent  Nouvelles  Nouvelles.  Névistm^ 
Liv.  I  de  fa  Sylva  Nupùed'ts,  n®.  \6x  ,  cite  auflî  le  fiiganie  Machéoltts;  9c 
Liv.  IV,  n".  97,  il  renvoie  au  Chap.  9  du  Purgatoire  des  mauvais  maris  ^  oà 
eft  décrite  fort  au  lonç  la  peine  à  laquelle  eft  condamné  le  Bigame  Mathéolus, 
,poor  avoir  fait  la  Satin  de  la  Bigamieconne  les  femmes.  C'eft  cette  Satire 
qu'on  trouve  manufcrite  fur  velin  ,  in-j\?.  dans  la  Bibliothèque  d:  M.  le 
Prélideni  Bouhier,  fous  le  titre  '.  Lamentations  de  Mariage  &  de  Btgdmie^ 
iraajlatées  en  rime  Fran^oife  ,  du  Latin  de  Maître  Mahieu.  On  fait  qu'en 

^•Picard  ,  Mahieu  veut  dire  Mathieu  j  en  Latin  Muttfuus  j  d'où  a  été  fesméle 
diminutif  Matheolus.  Voyez  plus  b;û  ,  à  la  An  de  U  leoce  Pt  le  PoaOATOMt 

DES  MAUVAIS  MARIS.  (M.  DE  lA  MoNNOYE). 

*  Le  Monufccit  de  k  Satire  de  ^d£Â<o/ttf^  appartenant  i  M  le  Ptéridenc 
Bouhier ,  eft  d  -peu-près  du  temps  de  Châties  V,  Hoirie  Fcamoe.  On  y  lit  que 

cetre  Satire  a  été  tranjlatée  par  Jean  h  Fevre  de  Téémemnef  du  Latin  de  Mjijlre 
Mahieu  j  qui  le  lui  avait  envnyr  ^  cet  effet.  On  ne  fair  pas  mieiîX  qui  eft  le  JcOM 
le  Fevre  de  Thémanae  que  le  Muijire  Àlahieu.  Dans  la  Bihuothèquc  des  Auteur^ 
de  Bourgogne  3  on  faiC'honneur  de  cette  TtaduAton  prétendue  il  Jean  le 
Fevre  ,  Dijonn  is ,  mort  en  «  5^5  i  mii<;  cela  ne  peut  être  ,  puifque  cet  Ou- 
vrage eft  cité  dans  le  ChantMon  des  Dames  de  Manin  le  Franc  >  qui  vi  voie 
au  milieu  du  qdii»ème«fiècle ,  dans  d'autres  pièon -aolfi  vieieiitMS|  flind 
on  ne  fait  rien  au  jufte ,  ni  fur  le  prétendu  Latin  de  Matheolus ,  qui  peut 
fort  bien  n'avoir  jamais  exîfVé ,  ni  fur  l'Aureur  de  !a  TradudVion  en  rime ,  qui 
probablement  eft  1  Original  même  de  la  Satire  ,  où  le  Matheolus  commence 
la  plainte  par  ces  mots  :  Trifiis  esj  anima' mea  »  qu'il  paraphta(è  en  Ibnae  de 
pricrc  ,  à  la  fuite  de  laquelle  il  .accumule  [-l'.ùiuc;  f  u  plaintes  conrrc  le  ma- 
riage a  &  die  des  femmes  tout  le  mal  qu'on  a,  pu  imaginer,  pour  les  desiionorer 
&  les  humilier.  —  Vop  U  Biblioih  Frao^.  de  M.  l'Abbé  Goujet ,  Tom.  X  » 
p^ii9&fttiv. 

MATHIAS  FLACCIE  ILLYRIEN  a  écrit  un  livre  en 
Latin  ,  depuis  tourné  en  François  U  inmuïé  Contre  la  Princi- 

Ruté  de  ]*£vèqiie  Romain  y  montrant  par  plufieurs  p^^ges  de 
Scritiire  &  des  Condtes.»  que  nul  Evéque  ne  doit  avoir  autorité  ' 
ni  principauté  fur  les  autres lEvêques.;  impiimé  à  Lyon, 
par  Claude  Ravot  »  1 5^4.  Oi/vm/^tf. 

*  Du  Verdier,  qnidmme^  l'Ouvr^'de'ïlaoâiis^h  note  de  Calvinique, 
devoir  ufer  du  mot  généré  ^Ccij/Siwj  fkcdiB'efiitc  été  moins  CaLvinilke 


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MAT  M  A  T  4j 

que  Luthérien.  Il  naquit  le  3  Mars  i^io ,  i  Aïh<mz,  dans  l'Idrie ,  {rarrie 
anciennement  de  riUyrie  ,  d'où  il  s'appela  Illyricus  ^  ce  qui  a  tait  cioire  à 
Mdchîor  Adam ,  &  i  Tes  Copiftes  «  qu  il  croit  Efclavon ,  parce  que  les  Mo» 
dcrnes  ont  donné  à  Xlllyrie  le  nom  à  Efchivomt.  Il  mouiut  à  Francfort,  fur  1© 
Mein,  le  11  Mais  i$7^»  %é  de  cinquante  -  cinq  ans.  On  a  prétendu  que 
Pnmtowitf^  écote  (on  vrai  nom  ;  il  ne  ra  pouitint  ftmaîs  pris  Quclqucf-ont^ 
mais  mal ,  ont  écrit  Trancmtiti.  (  11  a  eu  la  plus  grande  part  à  la  compoiîtioa 
des  Centuries  de  Magdehour^  ,  il  eil:  l'Auteur  au  fameux  Livre,  innmV:  Le 
Cdculosue  dis  témoins  de  la  ycme.j  Baylc,  après  Mclchior  Adam,cs:  d  autres, oac 
parlé  du  peu  de  fcrupule  que  fe  faifoit  Flaccius  de  voler  des  Manufcritsaox 
Moines,  qui,  ne  le  connoillatu  pas ,  l'admettoient  dans  leurs  Bibliothèques | 
mais  il  n'a  jpoint  ajouté  ce  qu'on  a  dit  du  mcme  Flaccius  ,  qu'il  arracnoîc  » 
OH  cottpMt  laas  façon  les  feuillets,  où  il  croovoic  quelquo  chote  de  fingalitr , 
dont  il  pré voyoic  qu'il  auroit  bofeili  dans  fis  compontions  ,  ce  qui ,  Ci  l'on 
en  croît  Scrnvîus ,  a  f^.irpafTer  en  proverbe , parmi  les  Allemands,  ic^uUfl/us 
J-iucLiu/iuj.  J  al  lu  darii  la  vie  manuicrite  de  CUude  Sauinaiie  ,  qu'accuic  d  en 
avoir  ufé  quelquefois  de  la  forte,  il  le  nioit  fortement ,  &  traitait  cette  aâion 
de  barbare.  Joachimus  Fortius  Ringelbergius  confeillc  aux  Iludieux  ,  s'ils 
ont  fait  quelques  remarques  fur  leurs  Livres ,  ôc  qu'ils  foient  obliges  de  faire 
voy»^  >  d'emportct  avec  eux  les  feuillets  où  feront  ces  ramrques ,  ôc  de  ven- 
des eafiii»  l«s  voilâmes  ;  qu'd  fon  égard  ,  il  n'en  faifoit  pas  de  difficulté.  Oa 
le  peut  voir  ,  pag.  71  de  les  Opufcules ,  de  l'Edition  de  Bâle  ,  -«S".  1^41. 

Voyez  fut  IU.YRICOS  ks  Mémoires  de  Niceron  ,  Tom.  XXIV  ,  ioas  le 
aom  de  Blaocivs  Ij.iviiicos.  (M.  ot  la  Monmoye). 

MATHI AS  PALMIER    La  Vie  Civile  ,  &c.  traduite  par 

Claude  des  Rofiers. 

«  U  y  a  Mathias  Sf  Mathieu  Palmifr  f  P Ji  aueri ^  en  ïralien)  *, 
MathiaSj  qui  étoic  de  Pife  ,  a  continué  iiilqu  a  1481  ia  Chronique  de  Ma- 
thieu Palmier,  de  Florence ,  qui  finilToit  a  144;.  Qnelqaes-uns  croient  qu'il 
aauflî  traduit  de  Grec  en  Latin  ,  VHîJloire  des  Septante  ^  par  Ariftée  ,  quoique 
d'autres  aiTurent  que  cette  verfion  a  été  imprimée  à  Rome,  en  1471  j  éci 
Nuremberg ,  en  1 475 ,  fous  le  nom  de  Mathias  Paltmtr,èé  Vicenoe ,  d*o& 
il  s'enfuivroit  qu'il  y  auroit  eu  trois  Palmiers  j  contemporains ,  nés  en  trois 
lieux  différenç  :  un  Mathieu  j  fie  deux  Math'ia^  ,  en  qnoi  il  pourroit  bien  y 
avoir  erreur.  11  y  en  a  du  moins  ici ,  de  la  pan  de  du  Verdier,  en  ce  que, 
par  mégarde ,  il  nomme  MatkiaSi  celui  que ,  au  mot  Claode  dis  Rosnns  9 
il  a  mieux  nnmmc  Mathieu  ;  rnr  c'eft  Mathieu  Palmier  ^  de  Florence,  qtlt  a 
véritablement  écrit  les  4  Livres  délia  F'ùa  Civile.  —  Voyez  fur  les  Palmieri 
les  Mémoixes  de  Niceron ,  Tom.  XI  &XX.  (  M.  ob  ia  MointoTi  ). 

♦  M.  de  la  Monnoye  a  fon  bien  remarqué  qu'il  faltoit  corriger  Mathiew 
ffikuiiKAi.  Gec  Ecsivab  éiok  d'une  fiuniUe  taa&àiMt  de  Florence^  Quel- 

Fij 


44     MAT  MAT 

2[iias-um  l'ont  cru  de  baflê  origine ,  Se  Âpothicûre  de  pcofeflîon  ,  parce  'qii*il 
Eoit  aggrégé  au  corps  dos  Apothicaires ,  Telon  la  Loi  de  Florence»  qui  ex^e 

cerre  aggrôgarion  ,  pour  pouvoir  erre  admis  aux  charge?.  Il  y  a  un  ufage  à  peu 
près  pareil  i  Londres  ,  &  il  en  eft  né  quelquefois  des  mcprifes  lemblables  j 
mais  il  n*étoic  pas  permis  au  Florentin  Jean-Bapcil^e  GilU  de  9r>*néprencire , 
comme  il  a  fait ,  au  fujet  de  Madiieu  Paltnicri,  Son  Livre  ,  Je /a  F'u  Civile  y 
compofè  en  Itaiien,  fur  imprimé  \  Florence  ,  en  1 519  ,  in-t".  ôc  la  Traduc- 
tion Françoife  de  Claude  de  Rotieres  Fut  publiée  à  Paris,  en  i  j  57. 

MATHIEU  (SAINT)  *.  L'Evangile  de  notre  Seigneur 
Jefus  Chriil,  félon  faint  Mathieu.  • 

*  S.  Mathieu  ^rivît  fon  Evangile  ^  environ  (a  aniapièila  mort  de  Jcfu»' 

Clirtft,  en  Hébreu  commun,  ou  plutôt  en  Syriaque»  que  l'on  parloir  alors 
à  Jcrufadem.  La  tradition  attef^ce  par  S.  C/prien  ,  S.  Irénce  &  S.  Jérôme 
confVare  qu'il  l'écrivit  par  ordre  des  Aptoes  ,  è  la  prière  des  Juifs  convertis  à 
la  religion  de  Jefus-C'hrifV,  qui  vouloient  établir  parfaitement  la  w'ricé  liimi- 
neufe  de  TEvangile  fur  l'ombre  de  la  loi.  On  a  au  que  S.  fiarihelemi  ayant 
porté  aux  Indes  l'Evangile  de  S.  Mathieu ,  tel  qu'il  l'avoit  écrit  à  Jérufalêm 
en  Hébreu,  ou  Syriaque,  Pantenus l'en  avoit  rapporté, environ  i  40  ans  après» 
i  Alexandrie,  d'où  il  avoit  enfuite  palfc  à  la  Bibliothèque  de  Ccfarce,  en 
Palelline ,  où  il  croit  encore  du  temps  de  S.  Jérôme ,  l'ans  qu'on  eût  pris  foi» 
de  fiiite  des  copies  de  ce  précieux  Original.  Mats  ce  récit  ne  (nroit  guère 
croyable;  c'efl  une  fable  que  Manfler  imagina,  pour  rendre  authentique  le 
texte  Hébreu,  qu'il  tir  imprimer  dans  le  feizièmeficclc,  &  qu'il  prétendoit  tiré 
de  ce  premier  Manufcrit  Original.  Celui  que  S.  Jérôme  a  vu  de  fon  remps 
écoit  ce  qu'on  a^peloit  alors  VEvangiU  des  Naiarccns  ,  confervé  en  Syriaque 
dans  la  Bibliothèque  de  Ccfarce  ,  &:  ailleurs ,  copie  fur  l'Original  de  S.  Ma- 
tlucu,mais  gâté  en  plulieurs endroits  ^ar  l'Hcréiiarque  Ebion.  On  ne  fait  pas 
en  quel  temps  S.  Mathieu  eft  motta  m  de  quelle  manière.  Oa  doit  que  ce 
liit  dans  le  pays  des  Pactbcs. 

MATHIEU  D'ANTOINE  ,  Dbaeor  m  Drok ,  a  écrit 
Réponfe  aux  Rêveries  2é  Héréfks  de  Gmllaume  Poftel  Cofmo- 
]K>licc  ;  imprimée  à  Lyon  ,  în-ifi.  par  Jean  Saugrain  ^  15(1» 
Cûlvmque» 

MATHIEU  MARIE  D  A  YARD  Comte  de  Scandiane  *. 
Roland  rAmoureux.  Voyez  lAiiMEs  Vincent. 

'  C'eft  Boyard  qu'il  faut  dire.  On  fait  ciue  le  Bcrnl,  peu  content  du  ftyle 
4fi  Boiardù^'HQXiXyiX, eu. lecoocbei:  d'un  boutii'autie  ÏOrùuido iatunorato.  Une 


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MAT  M  A  T  4f 

mort  prêmnrnrcc  ne  lui  permît  pas  de  s'en  acquirter,  comme  il  en  atiroir  ^rc 
capable.  L Ouvrage,  quoiqu'iinpatfaic ,  n'a  pas  laiiîc  dctre  imprimé  iurqu'.i 
trois  fe'n ,  une  i  Milan ,  6c  deux  â  Venilè.  L'Arétin ,  dent  les  vers  L  s  1 1  us 
travaillés  ne  valent  pas  les  cbauches  du  Berni,  a  Parlt;  du  Poc-ine  de  celtù-ci 
en  plus  d'un  endroit  avec  beaucoup  de  mépris.  11  faut  fur-tout  lire  les  deux 
Lcmci  Francefco  Calvo  j  cju'il  auroir  dû  nommer  Andrca.  Pour  ce  qui  eft 
da  Boiardo  ,  c'éioit  un  génie  fécond ,  i  qui  l'on  ne  peut  nier  que  la  gloire 
de  l'invention  ne  foie  due.  W  s'eÛ  exercé  dans  plus  d'une  langue,  &dans|4a» 
d'un  genre.  (  M.  de  la  Monnoye  ). 

*  Ceft  le  célèbre  Boïardo  ,  Comte  de  Scundiano  ,  dont  nous  avons  des 
Eelogues  Larmes  <S:  des  Sonnets  fort  eftimés.  Il  mourut  en  1494.  11  a  eu  la 
gloire ,  par  fon  Pocme  à'Oriando  Jnamorato  ,  d'avoir  fourni  des  idées  an 
divin  Auteur  de  VOrlando  furiofo.  Le  Pocme  de  VOrLnJo  Inamorato  fuc 
imprime  à  Venife,  en  1500,  in-foL  &  ce  n'eft  pas  U  première  Edition. 
(  Voyez  Ghnatie  de*  Lett,  tTItaL  Tom.  XHI ,  pag.  iS  <^  ).  Il  a  été  depuis  ftè* 
qoemment  imprimé.  Il  eft  divifé  en  fis  Livres  j  mais  il  n'y  a  que  les  trois  pre- 
miers qui  foient  du  Boïardo  ;  les  trois  derniers  font  de  Nicob  de  gh  Agojîlni, 
Louis  Domenichi  entrepiic  de  reformer  la  Pocfie  de  Boïardo ,  èc  publia  le 
Pocme  d'Orlarido  Inamoraro,  avec  des  correftions,  à  Vefiife  ,  en  1 5  f  f .  Fran- 
çois Berni  l'avoir  reformé  ,  ou  ,  comme  il  le  dit  lui-même,  refait  ai  entier  , 
^  public  dès  l'an  i$4^-  ^^^^^>  ^1  nous  en  croyons  Cre/cimitni  (JJior.  délia 
vo/gar  Pûifiu  jTom.  il ,  p.  }  a?)  fes  elibnsne  furent  pas  heureux.  Cependant 
c'en  larefentede  Berni  qu'on  a  fuivie  dans  les  Editions  de  ce  Pocme,  faites  i 
F!orence,en  1715,  m-4'*. &i  Venife,  en  ly^o, in-t  i.  i  vol,  T.T  qtics  Vincent 
traduilît  cet  Ouvrage  en  François.  Le  premier  Livre  de  cette  i  raduccion  parue 
en  1 549i  le  fecond&  le  rroihcme  en  1 5  50.  Les  tr<ttsdernierSyqu'il avoir  pro» 
mis,  n'ontpoln!  été  publiés.  Françoisdc  Rofferjn'étant  pas  conrcnt  de  lavetHon 
de  Jacques  Vincent,  en  âc  une  antre ,  qui  fut  publiée  à  Paris ,  en  16 1 
maïs  if  y  réulfit  Ci  mal ,  que  fa  Tradoéoon  ne  fut  point  réimprimée ,  8c  eft 
devenue  fort  rare  ,  fort  commun  aux  mauvais  Ouvrages.  On  lit  avec  plaifir  la 
T  raduction ,  ou  pin"'»!  l'inurin  mi  Je  ce  même  Poirme,  pat  lbSag*»  publié* 

à  Pans  ,  en  1 7  1 7,  eu  i  vol.      i  i. 

MATHIEU  DE  LANDA  ,  Docteur  en  Thcolog?c ,  Carme 
du  Convenu  de  Rouen,  &  Principal  de  France  audit  Ordre,  a 
écrit  le  Miroir  du  corps  humain  ,  où  efl  dccrir  fes  misères  & 
calamiîcs  -,  aufîi  fon  excellence  &  dignité  ;  tnitmble  de  fa 
conduite  tn  icrr e  ,  de  fa  icpukuic  ,  6l  des  céiémonie^  licclc- 
fiadiques  ^ites  fiir  le  mort  avec  le  Doârinal  de  mort  j  imprimé 
à  Rouen ,  iV8^.  par  Robert  Jean  de  Gor ,  1 5  63.  &  depu» 
à  Paris  ,  uhi€*  par  Xeon  Cavellat»  1 584.  U  a  traduit  du  Laûa 


4^      M  A  T  MAT 

de  Jaques- Faber  StapuleniSs  'j  les^  Comtemplations  dtt  fîmple 
Dévot ,  lefquelles  tHaitent  d^Âmoar  divin,  de  vraie  patience j 
de  k  mort ,  de  la  Vierge  Marie  ;  imprimées  à  Paris  ,  iii-S^.  par 
Vivant  Gaiteherot,  1538. 

'  Les  Gmtemplaô»ns  du  fimple  dévot  y  traduites  pir  le  Carme  de  Laiida , 
ne  font  pas  de  Jacques  le  1  cvre  d'EtapIes  \  elles  (ont  de  Raimond  Jordan  , 
Chanoine-Rc^uliec  de  S.  Auguftia  >  qiii  les  comporafur  la  fin  du  quatorzième 
fiède ,  &  les  intituh  Comemplathmes  îdîotà.  Conrad  Gelher ,  tt  lès  Gonri' 

nuateiirs ,  ont  cru  ,  de  même  que  le  Carme  de  Landa  ,  qu'elles  écoienc  de 
Jacques  le  Fcvre  ,  apparemment  far  ce  que  celui-ci,  qui  n'en  a  cré  que  l'Edi- 
teur ,  a  mis  »  au-devaiit  du  Livre ,  uae  Préface  où  il  Veft  nommé.  (M.  oe  L4 
MONMOTI  ). 

MATHIEU  DE  LAUNOY,  premièrement  Prêtre,  puis 
Miniftre  de  la  prétendue  Religion  réformée  ,  &  à  préfenc 
retourné  au  giron  de  TEglife  Chrâieane  &  Catholique ,  a  écrit 
«vec  Henry  Pennader  ».  la.  Déclaration  &  Bifiitadon  des  fauflês 
iuppofitions  de  perverfes  applicarions  d'aucones  fencences  des 
Aiotes  Ecritures ,  defquelles  les  Miniflres  fe  font  (tvns  >  en  ce 
Idemier  temps ,  à  divifer  la  Chrétienté  :  difpofée  en  trois  Livres 
&  enrichie  de  folides  Argumens  tirés  de  la  Doârine  de  Calvin, 
contre  lui-même  ;  imprimée  à  Paris  ,  m-S**.  par  Jean  du  Coor- 
roy  &  Guillaume  delà  Noue,  1579.  Réplique  Chrétienne,  en 
(orme  de  Commentaire ,  fur  la  Réponfe  tirée  du  dehors  de  la 
moueîle  des  faintes  Ecritures  &:  de  toutes  bonnes  Ûoélrines  ; 
faite  par  les  Minidres  Calviniques ,  a  la  déclaration  &  réfuta-» 
don  de  leurs  fàuflès  fuppofitionsj  imprimée  à  Paris >  i/z-S^.  par 
lïuiUauroe  de  la  Noiie ,  1579..  Réponfe  Chrérienne  à  vingt- 
quatre  ardcles  pleins  de  bkfphèmes  ée  ablurdirés ,  drefles  par 
Pierre  Pineau  ditDelaigues,  PrédicantZuuin  Cal vhiian ,  contre 
l'article  de  la  iiirnaturelle  &  miraculeufe  tranfubUantiatîon  du 
pain  &  du  vin  au  corps  glorieux  de  notre  Seigneur  Jefus-Chrifl;, 
en  la  fainte  EucharÙlie  :  où  font  amplement  remarquées  les 
Heréfies  anciennes  ,  contre  la  perfonne  de  notre  Scig;neur 
Jefus-Chrifl: ,  &  aurres ,  auxquelles  s'enveloppent  &  fymbolifenc 
Içs  ^uuiQ-Çalvii>içQs  tiçréti(}uc$  deççcçmpsi  impriméç  àP^f^f» 


MAT  M  A  T  47 

in-%°.  par  Guillaume  Chaudière,  i<;8r.  Difcours  Chrétien, 
contenanc  une  Remontrante  charitable  aux  pauvres, du  foin  &c 
diligence  qu'ils  doivent  employer  à  bien  inllruire ,  ou  faire 
tnftruire  6c  endoâriner  leurs  enfsins  :  enfemble  du  ihiit  que  l'on 
îtcueilte  de  tel  Labeur  ^  &  des  jnaaz  qui  adviennent  du  contraire^ 
o&  îl  td parlé  des  (ciences  principales,  eiquelles  ik  doivent  être 
enfeigncs,  chacun  félon  fon  fexe,ron  état  &  vacation; imprimé 
à  Paris»  fa«8^.  par  Jean  du  Carroy  ,  i  {78 

^  Vbjr.  La  Croix  dv  Maine,  &  les  notes  »  au  mor  Mathibo  diLaohoy* 
1*0111.  II*  p«g«  196  &  107. 

MATHmU  VÂUCHER  dit  FftAKCH&CONTÉ ,  Hé* 
tault  d'armes  de  la  Majefté  Impériale ,  atraduit  de  PËfpagno! , 
Commentaire  de  niluitre  Seigneur  -Dom  Loys  d'Avila  & 
Giniga,  grand  Commandeur  d'Aloantara  de  la  guerre  d'Aile- 
magne ,  faite  par  Charles  V,  Ëmpereur  '  ;  imprimé  en  Anvers» 
ht-%\  par  Nicolas  Torcy     1 55a 

*  Gilles  BoyI«au  deBuillott  fie  paraître  fa  Tradudion  du  mbne  OaviM»,' 
ruinée  fuivance ,  comme  !e  marque  du  Ver  !lec.  La  Croix  du  Maine  a  oufilié 
l'année  de  l'Edition.  (M.  de  la  Monnoye  J. 

Les  Mémoires  de  la  Guerre     AHemaone  y  p;ir  Loin?  d'Avila  ,  furent 


les  réimprima  d  Anvers ,  en  1 5  50  ,  &  la  même  année  ils  y  furent  auHi 
publiés,  tradulrs  en  Latin  par  Guillaume  Malinocus.  Ces  Mémoires  avoienr 

■  ■     "  "  l'Ai    " 


eompofés  en  Efpagnol ,  èc  parurent ,  pour  la  première  tois ,  en  1 5 46 , 
On  le! -  -      -  ...  - 

publié 

^é  ccaduitsen  Italien  par  l'Auteur  mcme,  &  imprimes  i  Venife  en  i545)>  U 
•ft  fingutier  <iaeLenglee  nedw  PEdiiionltaltenne  fcXatme»  &  ne  parlo 
pas  de  l'Edition  EAiagnole ,  qui  ^l'Ouvrage  OriginaL  {Méthode  poarMmùtr 
tHifimn,  Tom.  XI,  pag.  xx^  de  la  noav.  £dic.  ) 

MATHIEU  DE  VAUZELLES  *,  Doreur  ès  Droits  & 
Avocat  du  Roi  au  Parlement  de  Dombes  &  Sénéchsuiffêe*de 
Lyon ,  a  écrit  Traité  des  Péages  ,  divifé  en  fix  parties  :  la  pre- 
mière ,  de  rOrigîne  des  Péages:  la  deuxième  ,  a  qui  appartient 
de  créer  Péages  ;  la  troifîèmc,  de  la  poiïèlîiori  immémoriale  des 
Péages  :  la  quatrième  ,  des  abus  qui  s'y  commettent:  la  cinquié- 
Uie  ,  des  privil^iés  :  la  iîxième»  en  quel  temps  fe  doit  péage. 


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48     M  A  T  MAT 

imprimé  à  Lyon,  i»-4''.  par  Jean  de  Tournes,  i^^o.  Confèil 
en  fivcur  des  pauvres  de  l'Hôtcl-Dieu  de  ia  ville  de  Lyon  ,  fait 
par  M.  Mathieu  de  Vaûzelles ,  Avocat  du  Koi ,  conuoanc  ièpe  ^ 

quefhions. 

*  Voy.  t.A  Croix  ov  Maimb, tamot  Mathibv  ds  VAVztUM ,Toia. 

pag.  ic8. 

MATHURIN  CORDIER  a  écrit  Epîtres  Chrétiennes, 
imprimées  à  Lyon  ,  m-i  6.  par  Loys  Tachct  ,  r  5  S7  Sentences 
extraites  de  la  fainte  Ecriture,  pour  l'inftrudion  des  enfans, 
imprimées  Latines  -  Françoi Tes  ,  par  Thibaut  Payen  ,  l'J^i. 
Cantiques  fpirituels  ,  en  nombre  vingt-fîx ,  imprimés  à  Lyon, 
par  Jean  Cariot ,  1560.  Le  Miroir  de  lajeunelïè  pour  ia 
former  à  bonnes  moeurs  ^  civilité  de  vie ,  imprimé  à  Paris , 
in-ié,  par  Jean  Bonfbns.Il  a  interprété,  &  fait  la  conftniâioit 
en  François,  des  Diftîques  Latins  aa*on  attribue  à  Caton;  impri* 
mée  à  Lyon ,  fo-S**.  par  Thibault  Fayen  »  par  plus  de  cent  fois» 
&  depub  par  autres ,  d'agtanc  que  c'ed  un  Livre  que  les  enfàns 
inanient  à  Técole  communément,  ^es  (Eu  v tes  Latines  font  dé^ 
nombrées  en  la  Bibliothèque  de  Conrad  Gefner.  Les  Colloques 
de  Mathurin  Cordier,  traduits  de  Latin.  Voyez  Gabrijel 

Chapuis  *. 

*  Voy.  La  Choix  pv  Maimb  ,  êe  les  tto^ei^  ta  même  Acticle ,  Tom.  Il, 

pag.  108* 

MATHURIN  HERET  *a  traduit  de  Grec ,  la  vraie  &  brève 
Hiftoire  de  la  guerre  de  Troye  ,  anciennement  écrire  en  Grec  , 
par  DarèsPhrygius;  enièmble  une  i4aranguc  deMeneiaùs,  pour 
k  répétition  d'Hélène  t  le  tout  traduit  en  langue  Françoife  :  plus 
quelques  Dixaiiu  &  Epicaphes  d'Hcdor  &  Achilles;  imprimée  à 
Paris,  in- 16,  par  Séballien  Nivelle,  15 5 3.  Les  Problêmes 
d* Alexandre  Aphrodifé,  excellent  &  ancien  Philofophe ,  traduits 
de  Grec;  avec  Annotations  des  lieux  plus  notables  ik  difficiles, 
ic  fbixante  autres  Problèmes  de  même  matière  ;  impr.  àParis  , 
put  Muwf  le  Jemp  ,  1 5  $  j .  Le  Banquet  de  Platon ,  trai* 

tant 


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MAT  M  A  U  4^ 

tant  de  TAmour  &  de  Bcautd ,  mis  en  François  par  le  même 
Machiirin  Heret;  avec  Argumens  fur  ch icfine  Oraifon ,  fommai- 
remenc  dcduits  ,  &  les  plus  notables  &  meilleures  Sentences, 
recueillies  de  toutes  les  Qt£u vres  dudit  Platon  ;  imprimé  à  Paris, 
.  par  Guillaume  Guillard  ,  1 5  5^. 

*Voy.  La  Caoix  du  Maine,  au  moc  Mathorin  Hulet,  Tom.  II« 
f%'  109. 

MATHURIN  MAURICE ,  Sainton^eois ,  a  écrie  la  Reven- 
che  &L  contrcdilpute  de  Frère  Anielme  i  urmeda  ,  contre  les 
béces ,  imprimée  à  Paris ,  in- 1 6,  par  Nicolas  Chreflien ,  1554. 
Plus ,  de  rOrigîiie  de  vraie  Noblefle  &  nourriture  d*icelle , 
pour  les  enfiuis  généreux ,  imprimée  à  Paris  «  în-x  6.  par  Nicolas 
Chrellien% 

^  Voy.  La  Choix  ou  Maimb  »  is  même  Acctde ,  Tom.  II ,  pog.  1 69. 

MATHURIN  DE  REDOUiiR,  Licencié  ès  Loix,  a  tranfl^té 
cle  Latin  en  François ,  le  nouveau  Monde  &  navigations  ^tcs 
par  Améric  Veipace  ,  f  lorentin  ,  ès  Pays  vk  Ifles  nouvellement 
trouvés f  auparavant  à  nous  inconnus^  tant  en  TEthiopie ,  Ara* 
bie ,  Caiicuth  ,  qu'autres  Régions  étranges  ;  imprimé  à  Paris^ 
£ui5  nom  d'Imprimeur ,  ic  ùtts  date 

"^Voy.  La  Crois  i>v  Mainë  ,  ôc  les  notes,  aa  même  Arode,  Tom.  II, 
p^to^&iio,  t 

MAURICE  *  PONCET»  Religieux  de  POrdre  S.  Benolft, 
Do6bur  en  Théologie  ,  en  fUniverfité  de  Paris  ,  a  écrit  trois 
livres  de  l'Oraifon  Ecdénadique,  en  forme  de  Contemplation; 
avec  ample  Explication  de  TOraifon  Dominicale ,  pour  appren- 
dre à  bien  prier  Dieu  ;  imprimes  à  Paris  ,  rV/-8^.  par  Michel 
Sonnius  ,  1568.  Remontrance  à  la  NoblelFe  de  France,  de  l'uti- 
lité &  repos  que  le  Roi  apporte  à  fon  peuple  ;  &  de  l'inftruâion 
qu'il  doit  avoir  pour  le  bien  gouverner;  imprimée  à  Paris,  r/î-8**. 
par  Michel  Sonnius  ,  1572.  Oraiion  funèbre  ,  prononcée  le 
dernier  Août  1 574 ,  en  TÉglife  de  Brecyr-le-Buiflbn ,  aux  funé- 
railles de  Me(fire  Euftace  de  Con^ns  ,  Vicomte  d'AuIchy^ 

BipuQTn,  f^RA^r,  Tom,  V,  Dy  Y^rd,  Tom,  jji*  Q 


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;o      M  A  U  M  A  U 

Capitaine  des  Gardes  du  Roi  ;  imprimée  à  Paris,  in-S^.  par 
Michel  Soonius  ,  1 574.  Difcûurs  de  l'avis  donné  au  Révérend 
Père  en  Diea,  Médire  Pierre  de  Gonày,  Evèque  de  Paris»  fur 
la  propofition  qu'il  fit  aux  Théologiens ,  touchant  la  traduéHon 

de  la  fainte  Bible,  en  langage  vulgaire  ;  imprimé  à  Paris,  iV8^* 
par  Pierre  Cavellac ,  1578.  Méditations  familières  fur  lUidoire 
de  l'Incarnation  du  fils  de  Dieu ,  décrite  par  faint  Luc ,  en  TE- 
vangiic ,  Mijfus  cfi  Angdus  Gabriel  à  Deo ,  &c.  avec  ample 
explication  de  ce  texte;  imprimées  à  Reims,  in-^^.  par  J.  de 
Foigny ,  I  ^74.  Inftruâion  pour  aimer  Dieu ,  extraite  de  la  fainte 
Ecriture ,  &l  fpccialement  des  Cantiques  de  Salomon  ,  &  de  U 
Dodrine  des  Auteurs  facrés  &  profanes,  contenant  dix-fept 
chapitres;  imprimée  à  Paris ,  ///-8'*.  par  SébalUen  Molin,  J  s^4' 

Voy.  La  Croix  00  Maihi^  &  ks  notes,  au  mot  Maubjcb  Pomcbt» 

Tom.  II  y  pag.  1 1 1 . 

MAUPJCE  SCEVE  ,  Lyonnoiç  ,  quand  vîvoît,  petit  homme 
en  ftaturc  ,  mais  du  tout,  grand  en  llu  oir  ,  &  excellent  Focte 
de  fon  temps ,  a  écrit  Eclogue  intitulée  Arion,  fur  le  trépas  de 
François  Dauphin  de  France,  qui  mourut  à  Tournon ,  imprimée 
à  Lyon  ,  par  François  Judc  ,  1^3^.  Le  Blafon  du  Front ,  du 
Iburcil ,  de  la  gorge ,  imprimé  avec  les  Blafons  Anatomiques 
do  corps'fêoiinin  y  compofés  par  plu(îeurs  Poètes  François; 
imprimé  à  Lyon,  par  François  Jufte  ,  1537-  La  SaufTaye, 
Eclogue  de  la  vie  folkaire;  imprimée  à  Lyon>  in^^^  par  ^an 
de  Tournes,  1^47.  Délie,  objet  de  plus  haute  vertu ,  conte- 
nant quatre  cent  cinquante-huitDhtainSf  fur  la  matière  d*Amour, 
d'entre  kfquels  font  cinquante  figures  &  emblèmes;  imprimé  à 
Lyon ,  in-^"*.  par  Antoine  ConAantîn ,  1554.  &  depuis  à  Paris, 
*  in  -  jC,  par  Nicolas  du  Chemin  ,  i«^(^4.  Microcoljlie  ^  lÀWftS 
trois ^  en  vers  Héroïques,  commençant  ainfi: 

Dieu  j  qui  trine  en  un  fus  ,  tnplt  es  j  &  trois  firgS^ 
Et  comme  tes  Elus  nous  étermferas  ^ 
De  am  divin  ejprit  a^amme  mm  counge  j 
Peur  dkrirt  tùa  hcmaw  &  huer  tom  oacmfit  » 


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M  E  L  M  E  L  / 

Ouvrage  vrayement  chef-d'uuvrc  de  ta  main, 
A  tca  image  fait  &  divin  &  humain. 

Pfmmr  mfon  Rien  clos  fi  cebit  en  fon  TVwr  , 
Commencement  de  foy  ^  fans  principe  &  fans  bOlU , 
Inconnu  fors  à  foy  t  connoijfant  toute  chofe  i 
Comme  toute  dejoy  ,  par  foy,  en  fcy  enclofe  ,  ôe. 

n  a  traduit  âuf£  quelques  Pfalmes  du  Royal  Prophète  David 
imprimas  avec  ceux  que  Jean  Poîâevin  a  mis  en  François. 

♦  Voy.  La  Caoïx  du  Mune,  ficles  notes,  au  mot  Mauaic» Scivi 
Tom.  II ,  pag.  1 1 1    1  x|. 

En  là  Delie^  lyxicix.  Diitaîm 

[  Amour  perdit  les  tmUs  qu'il  me  tira. 

Et  ie  dmtieitr  fe  princ  fort  à  am^UMÙe  ;  * 

ye'nus  en  eut  piiu  t  &  foupira. 

Tant  que  par  pleurs  fon  brandon  fit  éteindre  % 

Dont  mgrement  fmrent  eontroime  de  j^amire  ; 

Car  VAreker  fut  fans  tf^  ,  Cypris  fane fialeme* 

Ne  pleure  plus    Vénus;  mais  bien  fnftammie 
Ta  torche  en  moy  »  mon  cœur  l'allumera  ^ 
Et  toy,  BnfoM»  e^etva  vers  ma  Dame  s 
Qici  ée/ieyeitx  tes  fliches  triera* 

dit 

Si  tris-las  fut  d'environner  le  Monde 
Le  Dieu  volant  ,  qu'en  mer  ïl  $'ah\fma  J 
^  Mais  retournant  à  ckej  de  temps  Jur  l'onde > 

Sa  troujfe  print  &  enfi^  tama  : 
De  fis  deux  traits  diligrrrn:cr::  rjrrû  , 
De  l'arc  fit  l'arbre  ,  6*  fon  bandeau  tendit 
Attx  vents  pour  voUe  t&eti  port  'defètmBt 
Tris-joyeux  d'être  arrivé  feurement. 
Airifi  Amour  j  à  nous  perdu  j  rendit 
Vexation  ,  qui  donne  entendement.  ] 

MELCHIOR  DE  FLAVIN  ,  Prédicateur  &  Pénitencier  du 
Pape^  Cordelier&  Gardien  au  C^or.vent  des  Frères  Mineurs,  h 
Tholofe  ,  a  écrit  Remontrante  de  la  vraie  Religion  ,  au  Roi 
Charles  IX ,  imprimée  à  Paris ^  par  Nicolas  Chefneâu  , 

i<6a.  Plus  9  de  r£m  des  Ames  après  le  trépas ,  &  comment 
elles  vivent  étape  ieparées  du  corps  :  de  des  purgatoires  qu'elles 


yi     M  E  L  M  E  L" 

fouffrenc  en  ce  monde  &  en  Tautre,  après  icelle  réparation; 
imprimé  k  Tholofc,  m-^°.  par  Jaques  CGlomiez ,  1^63.  Plus, 
de  la  préparâcion  à  la  mort ,  en  trois  Traités  j  le  premier,  du 
mépris  de  la  mort ,  laquelle  tout  fidèle  doit  defirer  j  le  fécond , 
de$  Allàuts  &  tentations  qui  viennent  à  l'heure  de  îa  mort ,  & 
manière  d'y  réfifier  *,  le  troifième ,  de' la  manière  de  Uen  uièr  de 
la  Pafllon  de  notre  Seigneur  au  trépas  de  la  mort  ;  imprimé 
à  Xholofe,  i/z->4?,  par  Arnauld  &  Jaques  Colomiez  ,  1570. 
De  regno  Dà,  de  quo  Chr'tjîus  loquutus  cfl per  dits  quadraginta^ 
Liber,  per  fratnm  Meîchiorem  Flavium,  Minoritam  Thcologum; 
imprcJJ'.  Parijîis  ,  m- 8°.  npuâ  F  a  mm  l*Huillier,  t^66.  CathO' 
lica  Canâci  Graduuni  per  Dcmegorias  jfeu  SeBiones  ,  à  Fratre 
Melchiorc  Flav'to  Enarratio^Luutia, apudjEgidiumGourbmum, 

*  V07.  La  Croix  du  Maine  ,  au  moc  Muchiou  m  F&avim  jTom.  II 
pag.  114. 

MELLIN  DE  SAINT  GLLAIS  ,  PoHte  afîez  connu  de 
nativité  &  nom  par  la  France ,  avoit  déjà  donne  (ulîiiîint  témoi- 
gnage de  fbn  lavoir,  en  quelques  petits  fragmens^fèmés  parmi 
les  autres  Auteurs ,  qui  auflî  ont  été  fort  bien  reçus  &  approu- 
vés. Mais  quiconque  lira  attentivement  lès  (Suvres  poétiques  • 
imprimées  depob  (à  mort  »  toutes  en  un  volume,  ifi-8^s^ 
Lyon  ,  par  Antoine  de  Harfy  ,  1574  ;  où  font  contenus 
plufieurs  Opufcules,  Elégies  ,  Epitres ,  Rondeaux,  Sonnets, 
Quatrains ,  Chanfbns ,  Epitaphcs  &  Epigrammes  ;  il  trouvera 
le  tout  bien  trouffé  &  fait  d*une  grande  dextérité  d'efprit, 
refTentanc  entièrement  cette  forme  de  compoliir  ,  ancienne  & 
remplie  de  toute  naïveté  &  gaillardife.  Plus,  Genièvre  ,  Imi- 
tation de  l'Ariofle,  imprime'e  à  Paris,  avec  autres  Imitations  du 
même  Poëte  Italien,  faites  par  Loys  d'Orléans  6«:  autres,  m-8*. 
chez  Lucas  Breyer,  1571.  Ledit  Saint  Gelais  a  au/H  compofé 
Sophonifba,  Tragédie  très-àcellente  »  tant  pour  l'argument, 

Zùe  pour  le  langage  &  graves  Ibntences,  dont  elle  eft  ornée, 
es  Chceurs  feulement  font  en  vers^  &  tout  le  refteên  pcoft; 


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M  £  L  M  £  L  il 

imprimée  à  Paris  »  en  caraâères  François  »  par  Richard 
Breton  y  1560  *.  Je  mettrai  ici  quelques-uns  de  Tes  vers,  en 
témoignage  de  fa  douceur. 

*Vof,  La  Croix  do  Maine  ,  &  les  noces  »  au  mot  MiK&iii  »! 

Saiht  Gblays,  Tom.  I! ,  pag.  1 14  &  fuiv. 

Du  Rouflèau  &  de  la  Rouflè. 


Un  jour  J  en  s' ébattant  g 
DUu  créa  le  roujfeau  j 
P$M  eUt^enle  tentant , 
OùTfon  J  que  tu  es  beau  ! 

Le  roujfeau  fans  féjour 
Dit ,  beau  comme  le  jour. 
Dieu  prit  mal  et  langage  3 
Ec  àh ,  \  ais-(u,  roujfeau  , 
Tu  prends  gloire  au  pelage 
lyane  vache,  ou  d'un  veau; 
Le  pied  taras  fiuau  , 
Et  U  r*^  puant. 


Le  ^oujfeau  bien  fâche' ^ 
S'en  vint  à  la  rou£ellej 
£t  M  trowa  auké 
Un  bouc  Jhus  fon  aiffeU*^ 
Puis  la  fîenne  fenrant  , 
En  trouva  tout  autant. 
Onques  puis  mtXj  ne  roujfe, 
N'eureru  accord  parfaicî  ; 
L'un  toujîours  fe  courrouce. 
Et  trouve  l'autre  infaicl, 
Ailleurs  on  n'en  veut  pwnt  g 
Les  voilà  iiea  tn  point. 


Quatrain. 


Quel  bien  parler  ou  compter  fon  jffl^'r^ 
Vous  ffouroic  mieux  découvrir  mon  marbre  j 
Que  le  travail  de  ne  le  pouvoir  dire  , 
Et  le penfir  qtdcontnûnt  ^fi  taktf 

Autr& 

Dis-moi  J  ami ,  ^ue  vaut'U  rmtnx  avoir. 

Beaucoup  de  biens  j  ou  beaucoup  Je  fçavolrf 
Je  n'en  fais  rien  j  mais  les  ffavans  je  voi 
Pàire  la  cour  à  ceux  qui  ont  de  quoi, 

Skatn  fur  un  petit  Ltith. 

Pour  un  Luth  tien  petit  je  fuis; 
Mais  file  cœur  vaincre  je  puis 
De  la  maiflreffe  de  mon  tnaijireg 
AuJJî  grand  je  pcnfcrai  eflre  , 
Entre  tant  de  luths  que  nous  Jhamus^ 
Qu'un  Alexandre  entre  les  hommes. 

Huitain  du  feu  de  la  faint  Jean, 

O  fotte  gent ,  oui  fe  va  travailler 
A  voir  un  feu  de  bois  accoutumé , 


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M  E  L  M  E  L 

^''ene:^  à  mol  ^  pouT  vous  émerveiller 
De  voir  un  cœur  de  tel  feu  allumé  , 
Que  plus  il  hfuJU,  &  moins  eft  conjumé  ;  - 
Et  Ji  ce  cas  difficile  vous  femble, 
Alle\  voir  ctllf  où  d  s'efi  enflammé. 
Vous  le  CTO  il    &  ôrulere^  enfemblc. 

Autre  Hutcaio* 

Soupirs  ardent ,  parcelles  de  mon  ame  j 
'    Qui  j  de  mon  deuil  j  feuls  la  caufe  entende^^ 
Si  vous  voye^  ma  fin  plaire  à.  Madame  , 
Folei  au  Ciel ,  &  là  kmt  m'ateende^; 
Mais  fi  fon  ceil  { comme  vous  prétende:^  ) 
De  quelque  ejpoir  nous  daign€  feeourir, 
ToÊuneiàmàj  &  l'ef^rit  aurendei^ 
/«  n'4mù  pbu  voùmu  de  vumir» 

AUTRE. 

Ckatelus  donne  à  déjeuner 

A  dix  pour  moms  Jtun  «tfno&tf  « 

Et  Jaqueîot  donne  à  dtner 
A  dix  pour  moins  que  ChateUfS  e 
Après  tes  repas  diffolus  , 
Cfm  0  mis  mas  gay  &  falot. 

Qui  me  perdra  j  cher  Chacelus  ^  • 
Ne  me  cherche  c/îic^  Jaque  ht. 

Autre. 

Un  Maijire  ès-Arts  ,  mat  chauffé  &  vefiu  ^ 
Cher  un  payfan  denumdok  à  repaifire  j 
JDiJantautM      hcoorer  ht  verea  ^ 
Et  les  Jept  arts  dùiu  il  fut  pajfé  maifire. 
Comment  fept  arts  ,  r^'pond  V homme  champefirt^ 
Je  n'en  fais  nui  hois  mu  mon  labourage  ^ 
Mais  je  fuis  faoul  j  quand  U  me  pkàft  de  t^ttt  ^  > 
BtfitMiriisméifMmt&mwmùuige, 

D  I  X  A  I  N. 

Un  ChaHatm  difbk  en  plein  manhé  « 

Qu'il  montrerait  le  Diable  à  tout  le  mondSt 

Si  n'y  eut  nul  j  tant  fût-il  empêché  j 

Qui  ae  (ourùt  j  pour  voirl'efprk  immonde* 


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M  £L 


Lors  une  lourje  aff'c\  large  «S*  profcndi 
Il  leur  déployé  ,  &  leur  du  :  Gens  de  bien  , 
Owr«(  vos  yeux  ,  voyq[  j  y  eM-4i  Humf 
Non  ,  dit  quelqu'un  des  plus  prit  regardons  g 

£t  f^'^fi  3  dit-'il ,  le  Diable  j  oye^-vous  bien. 
Ouvrir  fa  bourfe  ,ù  ne  voir  rien  dedans. 

ENIGME, 
En  fiiçon  de  Prophétie. 

S*il  ejl  permis  de  croire  fermement  j 
Que  par  les  corps  ^  oui  font  au  firmam/uu, 
Sumain  ejprit  de  foy  puiffe  advenir 
A  prononcer  des  chôjes  à  venir, 
Oufi  l'on  peut ,  par  fureur  fatidique  , 
Sans  art  i  ni  fort  y  avoir  fens  Prophétique  , 
Tant  que  l'on  juge  ,  en  ajfeuré  difcours^ 
Des  ans  lointains  la  deftinée  &  cours. 
Je  fais  favoir  à  qui  le  veut  entendre  , 
Que  cet  hiver  prochain  f  fans  pius  auendiCf 
Voire  pkaôt^  en  ce  lieu  où  nous  femmes  , 
Il  fortira  une  manière  d'hommes  j 
Las  du  repos  ,  &  fâchés  dm  féjour  y 
Qivi  frmdtemau  iront,  &  de  plein  jour. 
Suborner  gens  de  toutes  quaUiis 
A  différends  &  paftlalite's  ; 
Etfivoule^  les  croire  6-  écouter , 
Quoy  qu'il  en  dowe  etévemr  &  ooujltr. 
Ils  feront  mettre  en  débats  apparens 
Amis  eture  eux      les  proches  parens  : 
LefUs  harû^cràUiêntfimpropère 
De  fe  bander  contre  fon  propre  père  ; 
Même  les  grands  ,  des  nobles  lieux  fâilàs ^ 
De  leurs  fi^tts  fe  verront  affailUs, 
Et  le  devtùr  éPhoimeur  &  révérence 
Perdre  pour  lors  tout  ordre  &  différeae*^ 
Car  ils  diront  que  chacun  à  fon  cour  . 
J>cit  alkr  kasii  ,  &  puis  faire  retour  i 
Et  fur  ce  poUu  eatnnmdumefléu  , 
Tant  df  diCcourSy  venues  fi-  alléu  , 
Que  nuiie  hifioire,  oà  font  les  grands  meryeiUes, 
Ne  fait  r^âi  iPdmoeiùns  pareilles  ; 
Lorsfe  verra  maint  homme  de  valeur  , 
Par  f  égmilçn  dejetateffe  &  6hakuf» 


M  E  L 


JcttikUpauJaie, 


Icsfaifeaf» 
4epaRiei. 


les  joucius. 


L«  cbangemeoc 
ieUen. 


M  £  L  MEL 

De  croire  trop  ce  fervent  appétit  > 

Mourir  en  fieur  y  &  vivre  bien  petit  ; 
Et  ne  pourra  nui  laijfer  cet  ouvrage  ^ 
S'il  y  a  nus  une  fois  le  courage  , 
Qu*tl  n'ait  empli  par  noifes  &  d&iUS 
Le  ciel  de  bruit  j  &  la  terre  de  pas. 
Alors  n'auront  j  non  moindre  autorité 

Hommes  fias  foy ,  que  gens  de  vérité  £  Le*  uMcm; 

Car  tous  fuivront  la  créance  &  l'e'tudt 
De  l'ignorante  &  fotte  multitude  , 

Dora  le  plu  lourd  fera  refu  pour  juge.  le  oaquee. 

•  O  dommageable  &  pénible  déluge  ! 

Déluge  j  dy-je  ^  &  à  bonne  raifon  ^ 

Car  ce  travail  ne  perdra  fa  faifon  j 
I  Ify  n'en  fati  délivrée  la  terre  > 

Jufques  à  tant  qu'il  ne  forte  à  grande  erre 

Soudaines  eaux  j  dont  les  plus  attrempés  j  ÏM  fuCOlS,' 

En  combattant  ^  feront  pris  &  trempés  ^ 

Et  à  bon  droit  j  car  leur  cceur  adonné 

A  ce  difcord  n'aura  point  pardonné j 
Mime  au  troupeau  des  innocentes  betes  ^ 

Q«e  de  iam  nerfs  &  àeyatue  deskmnites  liu  laquetci. 

Jlnieji  fût»  non  aux  Dieux  facrifiu^ 

Mais  aux  mortels  ordinaire  fervîce. 

Or*  maintenant  je  vous  laijfe  à  penfer 

Comment  le  tout  fi  pourra  difpenfer  « 

^t  quel  repos  ,  en  noife  fl  profonde  j" 

Aura  le  cor^s  de  la  machine  ronde,  L'c$Sll( 

plus  heureux  qui  plus  éPeUe  timéwu  i 
Moins  de  la  perdn  &  gâter  s'ahfiiemtmUf 

Et  tâcheront  j  en  plus  d'une  manière  j  . 
A  l'ajfervir  &  rendre  prifonniére  ,    '  \ 
En  tel  endroit  que  la  poure  deffùte,  tet  fedê» 

H*tiura  recours  qu'à  celuy  qui  l'a  faïEU^  d^jfiVtt 
Me  pour  le  pis  de  fon  trj/le  accident 
Le dmr  Soleil,  mns  ^irêere  en  Oeddent^ 
Lairra  efpandre  obfcurité  fur  eUe  , 
Plus  que  d'éclipfe ,  ou  de  nuit  naturelle. 
Dont, pour  un  temps,  perdra  la  liberté 
Mt  du  haut  eiel  la  faveur  &  clarté, 
.    Ou,  pour  le  moins  ^  fera  feule  &  déferte  ; 
Mais  elle  ,  avant  cette  ruine  &  perte ^ 
Atira  long-temos  montré  fei\fiblem*itt 
fioient  itjtgromi  uffnÛmmt^ 


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M  £  N  MEN  /7 

*  Qug  Ion  Stkua  ne  fia  tant  Mîtùi 

Quand  fur  un  fils  de  Titan  fut  jetét. 
Et  plus  Joudain  ne  doit  être  ejiimi 
Le  mMv«mtu  que  fit  Inarimi» 
Quand  Typhaus  fi  fort  fe  dépita  , 
Que  dans  la  mer  les  motus  précipita. 
Ai^ fera,  en  peu  étkoifès  rangée 
A  trijle  état ,  &fi foavene  changée^ 
Quf  mêmf.  ceux  qui  tenue  l'auront^ 
^  V     Aux  Jury  cnans  occuper  la  Utirront. 
Lan  firet  pth  le  temps  bon  &  prûpie* 
De  mettre  fin  à  ce  Ions  exercice  . 
Car  Us  grands  eaux  dont  cyc(  devifer 

^mat  chacun  ta  retraite  advijir^  La  Tueur, 

Et  touufiûs^  avant  leur  partemem  » 

On  pourra  voir  en  l'air  apertement  Le  Tcu  qu'on 

L'âpre  chaleur  d'une  grand*  flamme  éprife  ,  hit  pour  fe 

Ptner  mettre  i  fin  leurs  eaux  &  emreprife.  ]  téiîàêAt. 

MENANDER  *.  \  oyc?  les  Sentences  de  Menandcr,  ancien 
Poëte  Comique  Grec  ,  qui  a  écrit  cent  &  cinq  Fables  ou 
Comédies  ,  ainfi  que  dit  ApolJodore  :  Icfquellcs  Sentences  ont 
été  craduiees  en  François,  par  G«ofroy  Linoder,  9t  font  impri- 
mées à  Paris ,  ini    par  Michel  Jolian  ,1580.  . 

j  ?  ^•«•«wl'e»  fuivant  un  Fragment  d'Apoilodote ,  cffî]»ce  Grammairien 
d'Arhcnes,  rapporté  par  Aulugelle,  Liv.  XFIJ,  Ch,  4s  étnirfib  de  Diopèclie, 
delà  race  des  Cephifîens ,  &:  mourut  âgé  decinquante-Heux  ans  (  environ  deux 
«em  quatre-vingt-dix  ans  avant  l'Ère  Chrciienne  ).  11  elt  dit,  dans  ce  même 
faflage, qu'il  ayoit  compofé  105  Comédies  ;  «fantres  difene  loS ,  00 109.  Il 
n  y  eut  que  huit  de  ces  pièces  qui  remportèrent  le  prix ,  mais  qui  lui  firent 
une  telle  réj^iitation,  <ju'il  fut  nommé  le  Prince  de  la  nouvelle  Comédie.  Phi- 
Mmon ,  Ecnvain  fort  in^rieur,  lui  fut  fouvent  préféré  ,  ce  cjui  étonnoit  fi 
i^ort  Mcnandre  »  qu'il  demandoit  un  jour  i  ce  rival  «  s'il  n'avoit  pas  honte  de 
1  emporter  fur  lui  :  Quefo  ,  Philemon  ^  honâ  venta  j  die  mihi  j  cùm  me  vincls , 
non  erubefiis  i  Sur  quoi  M.  l'Abbé  du  Bos  (  Réflex.  fur  la  Po'ifie  &  la  Peinture, 
Tom.  II  »  Mg.  4 j7 ,  Edii.  de  f  7  5  j }  remarque  tvec  nifon ,  «  qu*U  n'en  ^oc 
»  pas  conclure  que  le;  Comédies  de  Nîenandre  aient  cté  jugées  mauvaises, 
»  mais  bien  que  d'autres  plurent  davantage  1».  Si  nous  avions  les  pièces  vido- 
fienfes ,  peue-ètzedéinHecions«noa8  ce  qui  put  éblouir  le  Spedateur  ;  peut- 
ctre  même  trouverions-nous  qiie  le  Spedlateur  auroit  bien  jugé;  Il  ne  nous 
rcfte  que  des  fcagmens  des  Comédies  de  Ménandcc  »  xecuculis  par  M.  ta 
Clerc. 

BiflLioiB.  Fb-an.  Tom.  F.  Du  Verd.  Tom,  iij»  H 


/ 


MER  MIC 

MERCURE  TRIMËCISTE;  Voyez  Fravçois  MovnzvR 

DE  FoiX  j  GaBRIBIi  DU  PRBAV. 

*  On  prononce  &  l*on  icrit  TRisMécisTB.  Mercure ,  ou  Hermès  Trilmé- 

gîfte,  vivoit ,  dit-on,  près  de  vingt  Hèdes  avant  l'Ère  Chrcti .nne.  On  pré- 
tend qu'il  fut  Prêtre  <?c  Roi  j  cîaurres  difent  que  ce  fur  un  Philofophe  E^^vpfien, 
Confeiller  d'iHs  ,  fenime  d  Oliris.  On  lui  attribue  quancitc  d'inventions. 
Eutèbe  (  Prtparat.  tvang.  Liv,  Il ,  Chap.  i  )  dit  c|ue  ce  A/Iercure  «  ou  Hemds 
Tnfim'gifte  ,  fur  le  mî-mc  qu'Oliris  ,  auquel  on  donna  le  nom  de  Mercure  y 
a  caule  ài  la  fagacitc  de  (on  erptic  à  inventer  tout  ce  qui  pouvoir  contribuée 
k  l'aiiânce  de  la  vie.  Il  eut  en  particulier  le  nom  à' Hermès  y  à  caufe  qu'il  fat 
je  piemier  Maître  d'Eloquence ,  parmi  les  hommes.  Les  deux  Dialogues  , 
îiitjrMlf's  Pymjnder  8c  Afclevius y  qu'on  lui  attribue  ,  font  d'un  Auteur  Chrc- 
ôen^qui  vivoic,  au  plutôt,  oans  le  i'ccond  Aède  de  l'EgUTe.  Les  Savans  croient 
cependant  qu'on  y  ctouvede  précieux  leftes  de  U  f^ns  ancienne  Philofophie 
des  Egyptiens.  On  peur  voir,  dans  la  Bibliothèque  Grecque  de  Fabcicius ,  des 
détails  très  favans  &  rrcs-étcndas  fur  Hermès  ,&;fiu  les  Ecrits  publiés  ibus 
le  nom  d  HtRjiâs ,  l  uni.  I ,  pag.7  &  fuiv. 

MEURY  RIFFLANT  '  a  traduit  de  Grec,  le  Miroir  des 
Mélancoliques,  décrit  en  la  irenticme  Section  des  Problêmes 
d'Ariftote  ,  concernant  ce  qui  appartient  à  Prudence  ,  Entende- 
ment &  Sapience.  Il  y  cft  difputc  pourquoi  les  mélancoliques 
ibnt  Ingénieux  :  puis  ell  montré  l'Analogie  du  vin  &  de  la 
mélancolie  \  enfemble  les  divers  effets  d'item  »  &  les  terribles 
payions  de  TAme  ;  avec  une  autre  queiHon  figurant  le  certain 
pourcraic  Phyfical  de  la  nature  des  chaudes  &  froides  régions, 
Ae  des  habttans  j  imprimé  à  Paris  ^  par  Nicolas  de  Burges^ 

*  M  E URT  eft  une  corruption  de  M  a  u  r  i  e  B  $  tmir  le  préfeodb itfnty 

,  Anreur  ,  &  le  prétendu  Nicolas  de  Burges  ^  Imprimeur,  onr  tout 
i  lu  de  notns  iuDpofcs.  La  Caille ,  pag.  1 18  de  fon  Livre,  n'a  rite  ionNicoias 
de  Barges  que  oe  cet  endroit  de  On  Vetdien  La  Croix  da- Maine,  au  moc 

Nicolas  Léonique  ,  ,1  chingé  Je  Burgescn  de  Bruges  j  Se  c'eft  ainfi  que-Je 
nomme  auflj  la  Caille ,  ^  la  Table  de  fon  Livre.  (M.  de  la  Monnoyb  ). 

MICHEL  D'AMBOISE  ^Seigneur  de  Chevillon ,  dît  l'EfcUve 
fortuné  ,  a  compofé  en  rime  ,  les  Contr'Epitres  d'Ovide  ,  par 
ledit  dWmboife  inventées ,  contenant  les  Rcponfcs  d'UIylIcs  à 
Penelopé  ,  de  Démophooa  à  J^hyUà  ^  d'Achiiles  à  Bsikis, 


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MIC  M I  C  19 

d'Hyppoîite  )k  Phèdre  ;  de  Paris  h  (Ennnc  ;  de  Jaon?  à  Hypfi- 
phile  f  d'yEnée  à  Didon  j  d'Orelies  à  Hcrmione  ;  d'Hercules  à 
Dcïanira  ;  de  Thefeus  à  Ariadnc  ,  de  Macaire  à  Canace  ;  de 
Jalon  à  Médéc  ;  de  Frotefilaiis  à  Laodamie  ;  de  Linus  à  Hyper- 
mellra  ^  de  Thaon  à  Sappho  ;  imprimées  à  Paris  ,  in-^^.  par 
Benys  Janoc,  i$4i'  La  Babylon ,  autrement  la  confulion  de 
VEIchvc  hnuné,  oii  font  contenues  plufîeurx  Lettres  ,  Ron- 
deaux &  Epicres  amoureuiès  \  imprimée  à  Lyon  »  in-iC.  par 
Olivier  Arnoullet,  i$3(.Les  £piaresyénériranes,  Fancaiiks, 
Complaintes,  Epicaphes^  trente  -  quatre  Rondeaux,  &L  crois 
Ballades;  imprimées  à  Paris,  par  JeanLongis^ 

Le  Biafon  de  la  Dent ,  imprimé  avec  les  Blafons  Anacomiques 
du  corps  féminin ,  faits  par  divers  Auteurs,  à  Lyon  ,  par  Fran- 
çois Jiifle  ,  1537.  ^'  ^  ^'^'"''^  ^"  profe ,  le  Guidon  des  gens  de 
guerre  ,  imprimé  à  Paris ,  par  Galiot  du  Pré  ,  i  ^43^  Ses 

Traduc^iorr;  en  rime,  les  Bucoliques  de  Baprille  Mantuan, 
contenant  dix  Kglogucs  ,  imprimées  à  Paris ,  in-j^'^,  par  Dtnys 
lanot,  1530.  Le  dixième  Livre  des  Métamorphofès  d'Ovide, 
avec  l'Elégie  de  la  Complainte  du  Noyer,  imprimé  à  Paris,  par 
les  frères  Angeliers j  (ans  date*  Quatre  Satyres  de  Juvénid  ;  )l 
Ikvoîf  les  huit ,  dix  ,  onze  &  treize,  imjprimées  à  Paris, 
par  Jean  Longis ,  i  $43.  Le  Ris  de'Démocrite  6c  le  Pleur  d'Hé? 
laclice,  Philofophes  ,  fur  les  folies  Se  misères  de  ce  monde: 
traduit  de  l'Italien  d'Antonio  Phileremo  Frcgofo ,  &  interprète 
en  rime  Françoife  par  ledit  Michel  d'Amboife  ,  &  imprimé  à 
Paris,  /«.8^.  par  Arnouid  i  Angeiier,  1^47.  &  àRoucn //»-X^. 
par  Robert  &  Jean  du  Gort ,  1 5  5 o  *. 

^  V@Y.  La  Croix  du  Maine,  6c  les  aotes  ,  au  mot  Mighai  ]>'Âi|<^ 
BOISE  ,  Tom.  II ,  p;^.  1 1 7  &  1 1 8. 

MICHEL  BERLAND,  Avocat  au  grand  Confeil  du  Roi, 
Confciller  en  la  Sénéchaulfce  de  li<Jurbonnuis  ,  Siège  Prclidial 
établi  à  Moulins ,  a  écrit  Sommaire  des  Loix,  Statuts ,  Ordon- 
nances &£dits  faits  par  les  Rois  de  France ,  réduit  par  Alphabet 
llepuîs  h  rjègji^  dcfiuot  Loys,  turque^  au  règne  du  Rpi  Henri  U 

Ht} 


6o       MIC  MIC 

de  ce  nom  ;  avec  Arrêts  notables ,  félon  la  matière  du  texte  de 

rOrdonnance  ;  imprimé  à  Paris ,  in-fol.  par  Charles  l'Angelier, 
1548.  &  depuis  revu  &  remis  en  meilleur  ordre  par  i' Auteur  & 
jàiinprimc  in-%°.  par  Claude  Micard,  1567. 

MICHEL  BOUCHER,  de  Boîs  commun  ,  a  ^crit  Oraifon 

aux  François ,  fur  la  mort  du  mitTnanîmc  Prince  Jean  deBour- 
^  bon  ,  Comte  d'Angbiea^  imprimée  à  Paris,  in-^^,  par  Jeaa 

Caveillier,  1557. 

MICHEL  DE  CASTELNAU  a  traduit  du  Latin  de  Pierre 

de  la  Ram<îe,  Traité  des  Façons  &  Coutumes  des  anciens  Gau- 
lois; imprimé  à  Paris,  par  André  Wcchcl,  155^*. 

*  Voy.  La  C&oix»v  Maimb»  6c  le» notes»  tn nSme  Article  ,  Tom. II» 

pag.  1 10  6c  1 2 1 . 

MICHEL  COIGNET,  natif  d'Anvers,  a  écrit  Déclaration 
fur  le  fait  des  changes  ;  enfemble  un  petit  Difcours  de  bien  & 
duemciiL  diiconter  ,  avec  la  folution  lus  diverks  opmions  y  pro- 
pofées^  plus  la  Iblution  des  quellions  mathématiques  par  I4 
fuppacacioli  de  SuAus,  tUuIbées  &  amplifiées  par  les  démondr»- 
lîons  Géomémqoes  ,  néceffidices  à  kelles  ;  impr^m^  avec  ?Art- 
tiimétique  de  Valeiitiii  Menolier,  en  Anvers,  i173*  i«-8^» 
Infiruélion  des  points  plus  ezceOens  &  néceflaires  ,  touchant 
l'Art  de  naviger  ;  enfemble  un  moyen  facile  &  très-sùr  pouf 
oaviger  Ed&Oeli,  lequel  juiques à préfènt  a  été  inconnu  à  tou^ 
pilotes  ;  imprimée  en  Anvers ,  «1^4*,  par  Jaques  Ueinric^  1 5  8  x. 

*  Voy.  La  CRorx  t>v  i$jmz^«a,uAntAt6de,Tom.  U^jf.  i&i  6c  itt, 

M.  M.  COIGNET  %  Chevalier,  Confeiller  du  Roî,  je  ne  fit» 
fi  c'eft  le  même  que  le  devam  nommé  ,  d'autant  que  fbn  nom 

propre  n'eft  défigne  que  par  ces  deux  lettres  M.  M.  a  écrit 

Inilrudion  aux  Prince? ,  pour  garder  îa  Foi  promife  ;  contenant 
nn  Sommaire  de  la  Philoiophie  Chrétienne  &  morale  ,  &  devoir 
d'un  homme  de  bieo  i  imprimée  à  Paris,  in-^^^  par  Jaques  du 
Puys,i<i84. 

Ce  n'eft  pas  le  mcmc  que  hs  pcécédem.  ^  M.  01  la  Mohnoyi). 


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M  I  C 


M  I  C  6f 


MICHEL  LE  CONTE  ,  Avocat  Parificn  ,  a  compofé  en 
vieille  rimtille,  le  Mariage  de  procès  &  de  la  femme  ^  imprimé 
à  Paris,  par  Denys  du  Pré ,  1 579.  L'Arc  &  méthode  à  tourner 
aoois  en  Ladns  &  François ,  k  nom  du  très^Chrétien  Roi  de 
France  &  de  Pologne  Henri  IZI^  eniènibie  les  noms  de  U  Roine 
nère,  de  Loyiè  de  Lorraine,  Roine  de  France ,  &  autres  noms 
tournés  à  aucuns  Prélacs ,  Seigneurs  &  autres  gens  de  nom  & 
de  réputation;  avec  la  Déclaration  &  expofition  d*iceux  eiurîme^ 
imprimé  à  Paris ,  par  Denys  du.  Pré^  >  ^  70. 

MICHEL  COP  a  écrit  Commentaire  fur  le  Livre  de  PEccIé» 
fiaftique ,  autrement  dit  le  Prêcheur ,  imprimé  à  Genève^ 
îii.8?. 

•  Comment  du  Verdier  n'a-t-il  pas  mis  ici  Cah'mique^  puifque  ce  Com' 
nentaire  efl  d'un  Calviniquel  II  rut  imprimé  A  Genève,  m-S".  1 5^)  ,  non 
pas  fut  X Eccléjiajî'ique  ,  Livre  que  Jes  Calviniftes  ne  reconnoifTesiT  poinr  pour 
Canonique  ,  mais  fut  XEcdifiaJle ,  mot  qui  vchtablemenc  liguUi^  Fréécar 
UWj  l*«a««Mrà,  CoHcùmaMr,  (  M.  se  tA  Momnoyb  ), 

MICHEL  COYSSARD,  Jefuice,  a  traduit  de  ritaîien  de 
R.  Père  Gafparc  Loart ,  les  Méditations  de  la  pafîion  de  notre 
Seigneur  Jefus-Çhrill ,  avec  l'Arc  de  méditer^  imprimées  à 
Paris,  ÎA-if  •  par  Thomas  Bramen  ,157^  Rimèdca  ibuveraini 
contre  les  ièpc  péchés  mortels  y  contre  le  blafphème  9c  le  jeu  ; 
tirés  des  Exercices  de  k  vie  Chrétienne  ,  de  Gafpar  Loart, 
Théologien  de  la  Coropi^ic  de  Jefus;  imprimés  \  Parb,  rn^té* 
par  Thomas  Brumen ,  1577.  Inftrué^ions  &  Averciflèmcns  pour 
,  méditer  les  quinze  Myflères  du  Rofaire  de  la  très-fainte  Vierge 
Marie  ,  traduites  dudit  Loart,  par  ledit  Michel  CoyfTàrd  ;  impri- 
mées par  ledit  Brumen,  i  Sjs,  Pracique  (pirjcu«llc  de  la  PrioceâQ 
de  Parme. 

MICHEL  FERRIER  ,  de  Cahors ,  a  mis  en  mufique ,  lef  ^ 
Pfalmes  de  David  ,  traduits  par  Clément  Marot  »  imprimés  % 
Parts ,  par  Nicolas  du  Chemin. 

♦  Vby.  LjL  Cwx  VQ  HîAfaM^m  mto»  Âaàd»  ^Tom,  U  9  pag,  iss; 


'À     *M  I  C  MIC 

MICHEL  FOURQUE  ov  PHOQUE  ,  Prttw  &  Vicaire 
perpétuel  de  (aine  Martin  de  Tours ,  a  mis  en  vers  François 
Héroïques  ,  la  Vie ,  Faits ,  Paflioii ,  Mort ,  RéfUrreâion  •& 

Aiôenfion  de  notre  Seigneur  Jefus-Chrin:  ,  félon  les  quatre 
Evangéliftcs  ;  imprimés  à  Paris ,  in  8**.  par  Jean  Bien*né«  1 574, 
H  a  traduit  aufli  en  rime  Françoife  ,  les  Opufcules  fuivans  :  De 

la  Prière  divine  ,  Auteur  fliinc  Jehan  ChryTt)llome  :  de  la  Pafïion 

de  Jellis  par  La^Hnce  Firmian  ;  avec  une  Complainte  de  Jcfus  , 

aux  pécheur!^  pénifant  par  leurs  propres  fautes ,  niife  à  U  tin^ 

imprimée  à  Tours,  /n-R'^.  par  Mathieu  Cherccle,  1550. 

^  Voy.  L>^  Civoix  i^v  Ma^ne,  ^  |e$  noieSf  au  même  Article ,  Tom.  U  ; 
pag.  iii&i»}. 

MICHEL  DE  UHOSPITAL ,  Chancelier  de  France ,  fous 
}e  fèa  Itoi  de  bonne  mémoire  Chariçs  IX ,  a  prononcé  Harangue 
coRtienàtit  la  Remontrançp  iàire  devant  I4  Majefté  du  Roi  tr^s?  * 
Chrétien  Charles  IX  >  tenant  fe$  grands  États  en  (a  inlle  d'Or<^ 
léans ,  mile  depuis  par  éctiz  &  imprimée  à  Bloys,  par  Jiilian 
Angelier>  1^6 1.  Diîcours  au  Roi  François  I|,  contenant  une 
Inllruélion  pour  bien  &  heureufement  régner,  écrit  premièrerr 
ment  en  vers  Latins  par  Meffire  Michel  de  FHofpital ,  lors 
premier  Préfident  des  Comptes ,  &  depuis  mis  en  vers  François 
par  Joachim  du  Bellay,  In  Francijci,  illujfr't[f.  Francice  Dclpliini^ 
6*  Aiarieet  fcrcnijf.  Scotorum  Rei}inx  ^  nuptias  yîmplijf.  viri  Mi" 
fhacl.  Hofpitalii  Carmen.  Ejtijdcm  de  Cakti  iS'  Guynœ  oppidorum 
txpugnatione  Carmen,  JDf  Jkeavilla  capta  Aliud,  De  Mcù  ufbç 
fapta  &  9h  kofiium  ingend  oèjidione  Uh&ata  Afiud  Carmau 
jid  illuftrijp,  Frfumf,  LoAarh^m.  duetm  Guyjianum  Epijhltu 
jid  Caroium  Carditadtat  Lotharcnuni4e  Paeç  Carmen.  Ad  Mar*' 
garitam ,  Régis  fororem,  Epijîoia^  hcec  omnia  excufa  Parijiisf 
apud  Federicum  Morel/um  ,  i^So»  Ejufdem  Hofpitalii  ad 
Margàrltam  Valcpam»  fienrici  II  Régis  fororem^  Carmen.  Aliud 
X^arni&n  tju 0  exécra tur lites.  EjufJem  ad  Janum  Cardinal.  Bdlayum 
El^g'Oi  qux  omnia,  nondàm  typis  mandata , pênes  me  habco  *. 

!^V«]r*  t«4  Ga.otx  ou  Mains  ,  âcl^  noces ,  âcecÂFC.  Tom.  li,  f  .  1 1 }  &  fiilv. 


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MIC  MIC  6i 

MICHEL  MAROT,  fiîs  de  Clément  Marot ,  a  écrit  quelques 
Rimes  qui  fe  voycnt  au  Livre  des  Contredits  du  fieur  du 
Pavillon,  aux  Fxrits  de  Michel  Nollradamus ,  imprimées  à  Paris, 
2rt-8".  par  Charles  l'Angelier,  1560  *. 

*  Voy.  La  Croix  DU  Mains  »  âcles  noces ,  au  même  Article,  Toui.  Il  , 
pag.  1x6  8c  1 17, 

MICHEL  DE  MENEHOU,  Maître  des  Enfans  de  Chœur 
de  l'Eglife  faint  Maur  des  Foflèz,  a  écrie  une  nouvelle  Inllruc- 
tion  des  préceptes  ou  fondemens  demuiiquc,  tant  pleine  que 
fîgurcc  ,  imprimée  à  Paris,  par  Nicolas  du  Chemin,  i  ^yi. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  , au  même  Article  ,  Tom.  îï ,  pag.  1 17. 

MICHEL  MENOT ,  de  l'Ordre  de  faint  François ,  a  écrie 
des  Sermons  pour  les  jours  &  Dimanches  du  Carême ,  par  lui 
prêches  à  Paris  ,  parmi  lefquels  li  entremêle  plulîcurs  propos 
en  langage  François  ^  imprimés  à  Paris,  iw-S^.par  Claude  Che- 
valon,  1 516  *. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  &  les  noces ,  au  même  Article ,  Tom.  II, 

MICHEL  DE  MONTAIGNE.  Les  EfTais  de  Meflïre  Afichel 
Seigneur  de  Montaigne  ,  Chevalier  de  l'Ordre  du  Rot  & 
Gentilhomme  ordinaire  de  fa  Chambre.  Livre  premier  8t  iècond^ 

imprimés  à  Bourdeaux,        par  Simon  Millanges ,  1 580.  II  a  . 
traduit  auffi  de  Latin  en  François ,  le  Livre  des  Créatures  ; 
Auteur  Raymond  Sebon ,  contenant  trois  cent  trente  chapitres  ; 

imprimé  à  Paris ,  m-8'*.  chez  Gilles  Gourbin  ,  i  58 1.  J'aî  VO  Une 
autre  Traduélion  dudic  Livre  en  fore  vieil  langage  *. 

*  Voy.  La  Croix  du  Mainb >     le$  notes. «à mcme  Article, Tom. Il , 
pag.  11^  Se  fuiv. 

Chapitre  dixième.  Des  Livres. 

[  Je  ne  fais  point  de  doute  qu'il  ne  m'advicnne  fmivciit  de  parlet  de  chofes 
qui  font  ailleuis  plus  (ichement  rraitces  chez  les  maitccs  du  mccicl ,  ôc  plus 
^itabkment.  C'eft  ici  purement  l'cfTai  de  mes  fâcultés  nacurcUcs ,  8c  iiiill»' 
}  &  ^tti  me  focpiendca  d'igaonmoe ,  il  oe  fera  nen  coocci 


64       MIC  MIC 

moi  ;  car  à  peine  répo»drois-je  i  autrui  de  mes  difcoun  ,  qui  ne  m'en  ré' 
ponds  point  i  moMnème ,  ni  n'en  fuis  farisfaîr.  Qui  fer»  en  cherche  de 

Iciencc ,  fi  la  cherche  où  elle  Te  loge.  11  n'ed  rien  de  quoi  je  fifle  moins  de 
çrofcfTîon.  Ce  Com  ici  mes  fantaines  ,  par  lefquclles  je  ne  râche  poinr  à  donner 
a  conuokic  les  ciiolcs ,  mais  moi.  Elles  ms  feronr  à  l'adventure  connues  un 
jour ,  ou  l'ont  autrefois  été ,  félon  que  la  fortune  ra'a  pu  potter  fur  les  lieux 
ou  elles  ccoient  cclaitcics.  Mais  j'ai  iiiie  inctnoire  qui  n'.-i  point  de  quoi  con- 
ferver  trois  jours  la  munition  que  ie  lu^  aurai  donnée  en  garde.  Ainfi  je  ne 
pleuvy  nulle  certitude  ,  fi  ce  n'eft  de  £dte  connoitxe  ce  que  je  penfc ,  ôc  jaC- 
qu'i  ^uel  point  monte,  pour  cette  lieiue,  la  connoiflance  que  j'ai  de  ce  deqiiioî 
je  traite.  Qu'on  ne  s'attende  point  aux  chofes  de  quoi  je  parle  ,  mais  à  ma 
^açon  d'en  parler  »  &  à  la  créance  que  j'en  ai.  Ce  que  je  dérobe  d'aurrui  > 
ce  n'«ft  point  pour  le  faite  mien  ;  ]e  né  prétends  ici  huUe  part ,  que  celle  de 
raifonner  &c  de  juger  j  le  demeurant,  ce  n'eft  pas  de  mon  rôle.  Je  n'y  de- 
mande rien  ,  hnon  qu'on  voie  ii  j'ai  fu  choiHt  ce  qui  joignoit  judemcnt  i 
mon  propos.  Et  ce  que  je  cache  par  fois  le  nom  de  TAuteur,  à  efcient,  ès  cho> 
fes  que  j'emprunte  »  cfeft  ponr  tenir  en  bride  la  légéiseté  de       qoi  s'entre" 
mertent  de  juger  de  tout  ce  qui  fe  ptéfente  ;  Hc  n'ayant  pas  le  nez  capable  de 
goùcet  les  chofes  par  elles-mcmes  »  s'artctent  au  nom  de  l'ouvrier,  ôc  à  foit 
crédit.  Je  veux  qu  tfa  s'écheudent  i  condamner  Cicéron  on  Ariftoce,  en  moi.  ' 
De  ceci  fuis-je  tenu  de  répondre ,  û  je  m'empêche  moi-même  ,  s'il  y  a  de  la 
vanité  &  vice  en  mes  difoourç ,  que  je  ne  feme  point ,  ou  que  je  fois  capable 
de  fcutir  ,  en  me  le  repiciencant  ^  car  il  ccliappe  iouvent  des  fautes  a  nos. 
yeux  \  mais  la  maladie  du  jugement  condfte  à  ne  les  pouvoir  appercevoic  , 
lotfqu'on  les  offre  à  fa  vue.  I-a  fcience  Se  la  vérité  peuvent  loger  chez  nous 
Ikosjugeinent âc  le  jugement  y  peut  aufll  èoe  fâos  elles.  Voire  U  recMi- 
noidaçce  de  l'ignorance  eft  an  des  plut  beaiut  &  {du«  sûts  témoignages  de. 
Ja^meot  que  je  trouve.  Je  n'ai  point  d'autre  (ergent  de  bande  à  ranger  mes 
pièces,  qnéla  femme.  A  mcme  que  mes  rcveries  fe  prcfenrenr,  je  lesenraffe: 
xaniôt  elles  fe  prellênt  en  foule  ,  tantôt  elles  ie  tiauient  à  la  tlle.  Je  veux' 
iOii'on  voie  mon  pas  naturel  &  ordinaire,  ainA  détraqué  qu'il  ell.  Je  me  lailTe 
aller  comme  je  me  trouve  jaudi  ne  fonr-cepa^  ici  articles  de  foi,  qu'il  ne  f  ic 
ras  permis  d'ignorer  5c  d'en  parler  cafuellement  &  témérairement.  Je  fou- 
naicetois  bien  avoir  plus  parfaite  intelligence  des  chofes,  mïîs  fe  ne^a  veilX' 

{»as  acheter  fi d^qu'elU. coûte.  Mon  deifein  eft  de  paiTer  doucement,  no9 
aborieufcment ,  ce  qui  me  refte  «le  vie,  11  n'efl  rien  pourquoi  je  me  veuille 
lompreja  tcte,  non  pas  pour  la  icicncc  mcme  ,  de  quelque  grand  prix  qu  cilii 
Ibit.  Je  ne  chetche  aux  Livres  qu'à  m'y  donner  du  plaiHr,  par  un  honnête 
amufemcnt  ;  ou ,  fi  j'étudie  ,  je  n'y  cherche  que  ta  fcience  ,  qui  traire  de  la 
connoiflànce  de  moi-même»  ^  qui  m'inflrulfe  à  bien  mourir  &  à  bien  vivre. 
Les  difitcoltcs ,  fi  j'en  rencontre  en  liTant ,  je  n'en  ronge  pas  mes  ongles  ;  je 
les  laide  U,  après  leur  avoir  fait  une  charge  ou  deux.  Si  ce  Livre  me  fâche». 
J'en  pxends  un  auire^  Ôc  nç  m'y  fdoone  qu'aux  heures  où  l'ennui  de  rien 


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MIC  MIC  6s 

faite  commence  à  me  fsàûr.  Je  ne  méprends  guère  aux  nouveaux ,  pour  ce 
que  les  anciens  me  £ètnblcnc  plus  tendus  &  pliisroiiles  ;  ni  aux  Grecs ,  parce 
que  mon  jucement  ne  fe  lansfait  pas  d'une  moyenne  intelligence.  Entre  les 
Livres  limplemcnt  piaiiàns ,  je  ciouve  des  modernes  le  Dccameton  de  fioc- 
cace ,  Rabelais ,  êc  les  Baifers  de  Jean  iècond ,  s*il  les  dut  loger  fous  ce  cine» 
Se  des  lîèdes  un  peu  au-dedus  du  nôcre ,  l'Hiftoire  ylEthiopique ,  dignes  qu'on 
s'y  amufe.  Quant  aux  Amadis ,  &  telle  forte  d'Ecrits  ,  ilî  n'ont  pas  eu  le  cré- 
dit d'acrctcr  leulcinent  mon  enbuce.  Je  dirai  encore  ceci ,  ou  h.\rdiuient ,  ou 
témérairement ,  que  cetce  vieille  ame  poifantene  fe  laific  plus  cliatouiller , 
non-feulement  à  l'Ariortc,  m.iis  encore  au  bon  Ovicîc  :  fa  facillcc  &  fcs  in- 
ventions ,  <|ui  m'ont  ravi  autrefois ,  i  peine  m'entretiennent-elies  à  cette 
heare.  Je  dis  Bbfement  mon  avis  de  toutes  choies ,  Toire ,  &  de  celles  qui 
furpallent  à  l'adventure  mafiiffilà&oe,  &  que  je  ne  tiens  nullement  ctrr  Jj 
ma  jurifdiifbion.  Ce  que  j'en  opine,  ce  n'eftpasaufH  pour  établir  la  ^ranJ &c 
mclure  des  ciiofes  >  niais  pour  faire  connoître  la  mefure  &  force  de  ma  vue. 
Qoand  je  me  trouve  dégoûté  de  l'Axioche  de  Platon,  comme  d'un  onvcage 
fans  nerfs  &:  fans  force,  eu  cgard  à  un  tel  Auteur,  mon  J  :  Tcment  ne  s'en 
croit  pas.  Il  n'eft  pas  li  vain  de  s'oppofer  à  l'autorité  de  tant  d'autres  meilleurs 
juge  mens,  ni  ne  le  donne  témérairement  la  loi  de  les  pouvoir  accufer  j  il  s*etk 
prend  i  foi-mcme  ,  <Sc  fe  condamne  ,  ou  s'arricec  i  i'écorce  ,  ne  pouvant 
pénétrer  jufqu'au  fond  ,  ou  de  regarder  la  chofe  par  quelque  faux  lurtre  ;  il 
le  contente  de  fe  garantir  feulement  du  trouble  ^  du  dérèglement.  Quant  à. 
ia  foibledê ,  il  la  ceomnoît  volontien.  11  penfe  donner  fufle  interprétation 
aux  apparences  que  fon  appréhendon  lui  prcfente  ,  mais  elles  font  imbccilles 
6c  imparfaites.  La  plupart  des  Fables  d'tlope  ont  plufieurs  fens  Se  intelligen- 
ces y  ceux  qui  les  mytholoeifent,  en  choiiiflenc  quelque  vifage  ,qui  quadre 
bien  i  la  Fable;  mais  c'eilie  pcemiec  vifage  &  fupertîciel.  Il  y  ei^  a  d'autres 
plus  vifs ,  plus  elTeiitiels  i!fc  internes  ,  auxquels  ils  n'ont  fu  pénétrer.  Voilà 
comme  j'en  fais.  Mais ,  pour  futvte  ma  route  ,  il  m'a  toujours  femblé  qu'en 
k  Poëfie,  Virgile,  Lucrèce ,  Catulle  9c  Hoxaoe  tiennent  de  bien  loin  le  pre- 
mier rang.  Et  notamment  Virgile ,  en  fes  G^^ques ,  que  j'cllime  le  plus 
plein  Se  parfait  ouvrnf^e  de  la  Pot'fie ,  ,1  la  compar:^ifo!i  duquel  on  peut  recon* 
noitre  ailément,  qu'il  y  a  des  endroits  en  i  /hneide  ,  auxquels  l'Auteur  euc 
doriné  encore  quelque  tout  de  peigne ,  s'il  en  eût  eu  le  loint.  J'aime  aulli 
Lucain  ,  &  le  pratique  volontiers  ,  non  tant  pour  fon  ftyle  (  car  il  fe  laifTi 
trop  aller  à  cette  aftetttation  de  pointes  &  fubtdités  A»  fou  temps  )  mais  pour 
£i  valeur  propre»  &  vérité  de  les  opmions  &  jugemens.  Quant  au  bon  Té- 
fence  ,  la  mignardife  &  les  grâces  du  langage  Latin  ,  je  le  trouve  admirable  i 
repréfenter  au  vif  les  mouvemens  dei'ame  &  condition  de  nos  mœurs.  Je  ne 
k  puis  lire  Ci  fuuvcnt ,  que  je  n'y  trouve  quelque  beauté  &  grâce  nouvelle. 
Cfocf.  des  c^ps  voiiins  à  Virgile  fè  plaignent  de  quoi  aucuns  lui  compa'r 
roient  Lucrèce.  Je  fuis  d'opinion  que  c  eft  ,  â  la  vérité  ,  une  comparaiion 
"  inégale  j  mais'j'at  bien  à  faite  à  me  ralfurer  en  cette  créance ,  quand  je  Vplf 


^      M  I  C  MIC 

trouve  attaché  A  quelque  beau  lîeu  de  ceux  de  Lucrèce.  S'ils  fe  piquoîctit  de 
cene  comparaifon  »  que  dicoienc-ils  de  U  bécife  ôc  (^upidicé  barbarefque  de 
cna  qui  loi  tomparent  a  cette  heue  Atiofte  ?  6c  qu'en  £roh:  ArioAe  lui- 
même?  J'eltiine  que  les  anciens  auroient  encore  pIttS  à  fe  plaindre  de  ceux 
qui  comparoienr  Plaucc  A  Tcrence ,  que  de  la  compif  i^  n  de  I ncrece  i 
Virgile.  Pour  l'eftimation  de  Tcrence ,  tl  m'eft  iônvent  tombe  en  tancaide  , 
comme,  en  notre  temps» ceux  qui  Te  mHent  de  Gùre  des  Comédies  (  eomme 
les  Italiens  qui  y  font  affez  heureux  )  emploient  trois  ou  quatre  areumens  de 
celles  de  Tcrence  ,  o  i  He  Plaute  ,  pour  en  faire  une  des  leurs.  Ils  entafTent 
en  une  feule  Coincdic  ,  cniq  ou  fix  contes  de  Boccace.  Ce  qui  les  fait  ainfi.it 
ciiaiger  de  matière ,  c'eft  la  défiatiee  qu'ils  ont  de  fe  pouvoir  fou  tenir  de  leuct 
propres  gr:îce<; ,  il  faut  qu'ils  trouvent  tin  corps  où  s  appuyer;  8-:  n'avanr  pas 
du  leui  allez  de  quoi  nous  arrêtée ,  ils  veulent  que  le  conte  nous  amufe.  li 
en  va  de  mon  Ameiir  tout  «a  concraif«.  Les  perfedione  9c  beautés  dé  £i 
fiiçoa  de  dite  nous  (ont  petdte  le  goût  de  fon  iujer  *,  fa  gentUlelfe  9c  (à  ni* 
gnacdiit  noiisanicenc  pax-iont^ileftpaz^«outfiplaiiâni, 

.   » . .  Ilqtàdas  furofu  fiÊÙttimus  anuû  j 

&  nous  remplir  tant  lame  de  fes  grâces,  que  nous  fuyons  la  fin  de  fon  HîHoîre. 
Cette  mcme  confidcration  me  tire  plus  avant.  Je  vois  que  les  bons  8c  .mciens 
Poètes  ont  évité  l'afTeâation  &  la  recherche ,  non-feulement  des  fanraiHques 
élévations  Efpagnoles  9e  Péttatchiques ,  mais  der  pointes  mîmes  plus  douce» 
8c  plus  retenues  ,  cjui  font  Tornenient  de  tous  les  ouvrages  portiques  des 
iiècles  fuivans.  Si  n  y  a-t-il  homme  au  monde  qui  le?  trouve  i  dire  en  ces 
anciens  ,  &  qui  n  admire  plus ,  fans  comparaifon  ,1't  galc  polifTure  ,  &  cette 
l^erpctuelle  douceur  &  beauté  floriilànte  des  Epigrammes  de  CaruUe  «  que' 
tmr,  les  cguillonsde  quoi  Martia!  cijuife  la  queue  des  h  :n<;.C'eft  cette  même 
railon  que  je  difois  uncôt,  comme  dit  Martial  même  de  foi,  Minùj  U/i 
ingeniù  taionmdum  fidt  ^  in  c^us  hcum  materïc^  fuccejferat*  Ces  pcemier»*li» 
fans  s'émouvoir  &  fans  fe  piquer  ,  fe  fonr  aflêz  &nm,  Ib  mit  de  quoi  rire 
par  tout  ;  il  ne  faut  pas  qu'ils  fe  chatouillent;  ceux-ci  onr  befoin  de  fecours 
étranger.  A  mefure  qu'ils  ont  moins  d'efprit,  il  leur  faut  plus  du  corps.  Tout 
einli  qu'en  la  danfe  &en  nos  bals ,  j'ai  remarqué  que  ces  hommes  de  vile 
condition  ,  qui  en  riennent  ccole,  pour  ne  pouvoir  repréfenter  le  port  &.'  la 
déc  cnce  de  norre  nobleilè,  en  cccompenfe  de  cette  grâce ,  qu'ils  ne  peuvent 
imiter ,  chetchent  i  fe  recomnuiadBr  jut  dits  ùxm  p&iUeiix  ««ncies  mouve- 
mens  étranges  9c  barelerefques.  Et  comme  j'ai  vu  audî  les  baladins  excellens, 
jonnnr  leurs  rôles  vêtus  A  leur  ordinaire,  d'une  contenance  commune  ,  nous 
(ionncr  tout  le  plailii"  qui  fe  peut  tuei  de  gens  de  leur  métier  j  les  aprentifs  , 
&qtti  ne  font  de  (i  haute  le^on  ,  il  faut  qu'ik  sVniârirtent  le  vilkge;  il  leur 
fiut  trouver  des  vcremens  ridicules,  des  mouvemens  &:  des  çrinucc; ,  pour 
nous  aprcier  à  rire.  Cette  mienne  conception  fe  reconnoit  mieux  qu'en  tout 
antit  liea»  en  lacoroparad(bn  de  l'iBnéide  9c  d&  Furieus.  Celui-U  on  le  foic' 


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MIC  M  I  C  67 

aller  A  rirç-H'iile  ,  H'un  vol  haut  5c  ferme ,  Tulvant  toitionrs  fi  pnintf  ;  ceruy- 
cy  volccei  L^uu-lct  de  conce  en  conte  ,  comme  de  brandie  en  branche ,  ne 
h  fiant  à  fes  ailes ,  que  pour  une  bien  courte  traverfe  ,  Se  prendre  pied  à 
duqne  bouc  ^  champ»  «G»  peur  qae  Tiuleine  Se  U  force  lui  £uUem  s 

Exeurfusque  ir^ves  tentât. . . . 

VoilA  donc  tqomt  à  cette  forte  de  fujets,  les  Auteurs  qui  mepIaUbncIefliu; 

Quant  1  mon  antre  leçon  qui  mcîe  un  peu  plus  de  fruit  au  plainr ,  par  où  j'ap- 
prends à  ranger  mes  humeurs  &  mes  conditions  j  les  livresquim  y  iervem  plus 
ordimifenacnc,  c*eft  Platacque,  depuis  qu'il  eft  François ,  &  Sénèque.  Us  oac 
tous  deux  cctre  notable  commodité  pour  mon  humeur,  que  la  icience  que 

{"y  cherche ,  elle  y  eft  traitée  à  pièces  dccoufues  ,  i}\û  ne  demandenr  paç 
'obligation  d'un  long  Uivail ,  de  quoi  je  fuis  iiicapabie  ,  comme  iont  les 
Opulcules  de  Plutarque ,  &  les  Kpîtres  de  Sénèque ,  ^ni  «ft  la  plus  belle  partie 
de  fes  Ecrits ,  &  la  plus  profitable.  Il  ne  faut  pas  grande  enTreprife  pour  m'y 
mettre,  &  les  quitte  où  il  me  plaît  ^  car  elU$  n'ont  point  de  fuite  des  unes  aux 
entres.  Cet  Auteurs  o«k  beaucoup  de  fimiliwdea  d*flfinioti>,  ixiiiinieeufl 
leur  fortune  les  fit  naître  environ  même  iSède  »  tous  deux  Piécepeenis  de 
deux  Empereurs  Romains,  tous  deux  venus  de  pays  étranger  ,  tous  deux 
riches  ëc  puilfans.  Leurs  créances  font  des  meilleures  de  toute  laPliilofophie« 
A  mitées  d'une  Hmple  façon  &  pertinente.  Pbiarque  eft  plus  uniforme  8e 
conftanr  j  Séncque  plus  ondoyant  &  divers.  Cetui<i  fe  p  iti;  ,  fe  roidir  SC 
fe  tend  ,  poux  armer  U  venu  contre  la  fbibletfè  ,  la  crainte  ôc  les  vicieux 
appétits  y  I  autre  femble  u'eftimec  pas  tant  leur  effort ,  6c  dédaigner  d'en  liâtor 
ion  pes&fe  mettre  fur  fa  caigue.  Plutarque  a  les  opinions  Platoniques»doucef 
&  accommodables  à  la  focictc  civile  -,  Taiirre  les  a  Stoïf]ne<;  &  Eptcoriennes  , 
plus  éloignées  de  l'ufase  commun  ,  mais  plus  commodes  ôc  plus  fermes.  U 
paroît  en  Sénèque  qu  il  prête  un  peu  à  la  tyrannie  des  Empereurs  de  firn 
temps  ;  car  je  ticJis  pour  certain.quec'eft  d'un  jugement  forcé  au'il  condamne 
la  cauie  de  ces  généreux  meurtriers  de  Ccfar.  Plutarque  eft  libre  par-touc 
Sénèque  eft  plein  de  pointes  &c  faillies  ^  Plutarque  de  chofes  ;  celui-U  vous 
ichanfe  plus  &  vous  émeut  ;  cetui-ci  vous  contente  davantage ,  &  vous  pe|0 
mieux.  Qunnr  à  Ciccro  ,  les  Ouvrages  qui  me  peuvent  fervir  chez  lui  à  moa 
delfein,  ce  Ibnt  ceux  qui  traitent  de  nos  mœurs  &  règles  de  notre  vie.  Mais« 
â  conléflèr  hatdiment  k  irérité  (  car /puifqu'on  «  nancbi  barrières  de 
l'impudence  ,  Il  n'v  a  pluj  Ao  trlJo  )  A»  Ai^vin  d'écrire  me  fcmlile  Iklie  & 
euuuyeufe ,  &  toute  autre  pareille  façon  j  car  fes  préfaces  ,  digrelhoas ,  défi- 
nitions ,  partitions ,  étymologies  confument  la  plupart  de  fon  ouvraze.  Ce 
(jtt'il  y  a  de  vif  6c  de  raouelle ,  eft  étouffe  pat  k  lojq;aMt  de  fes  apprêts.  Si 
j  ai  employé  une  heure  à  le  lire ,  qui  eft  oeaucoup  pour  moi  >  Se  que  je  ra- 
mentevoye  ce  que  j'en  ai  dté  de  fuc  fie  de  fubftance  >  k  plupart  du  temps  jtf 
n'y  trouve  que  aa  vent  |  car  il  A*eft  pe*  eucoce  T«n»  aox  «igpimeiie  qui  rnnnt^ 
i  ton  propof  »  &  anx  wSm»  qm  condiait  ptoptcoie&t  k  norad»  que  je  cfaoe- 

1.'* 
n 


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^8      M  I C  MIC 

che.  Pour  moi,  ^ui  ne  detnaiiile  qn*i  devenir  plus  Ta^ ,  non  pli»  favanr,  cet 

orJonnance8ljOg|cîenne$& Ariftotéliqaes,ne  fonc  pasl  propos.  Je  veux  qu'on 
Tienne  foiiclnin  .m  point.  J'entends  a(Tez  que  c'eft  que  mort  &  volupté  ,  qu'on 
Jie  s'amufc  pas  a  les  anacomifer.  Je  cherche  des  taifons  bonnes  &  termes 
«facrivée,  aui  m'indruifenc  â  en  Toatenir  l'effort.  Ni  les  fubrilitcs  Grammai* 
Tiennes ,  ni  l'îngénicufe  contextute  de  paroles  &  d'argumentations  n'y  fervent. 
Je  veux  des  diicouts ,  qui  donnenc  la  première  charge  dans  le  plus  fort  du 
douce  ;  let  iiens  laagnioènt  aatonr  du  poc.  Ib  fonf  bons  pouc  TEcole ,  pour 
leBarteau,  9c  pour  le  Seraum  ,  ou  nous  avons  loifir  oe  fbmnieiUier»on 
fommes  encore  ,  un  quart  d'heure  après ,  affez  a  temps ,  pour  rencontrer  le  fil 
du  propos.  11  cà  befoin  de  parler  ainfi  aux  juges  qu'on  veut  gagner  à  tott  8c 
à  droic,  «me  en&ns  &  au  vulgaire.  Je  neveux  pas  qu'on  emploie  le  temps  4 
me  rendre  atcenc'if ,  3c  qu'on  me  crie  cinquante  fois  :  Or  oyez  ,  à  la  mmle 
de  nos  Hérauts.  Les  Romains  difoient  en  leur  religion ,  Hoc  âge  ^  ce  que  nous 
^«uu  t  furfum  corda  i  à  la  n6rre:  ce  font  autant  de  paroles  perdues  pomc 
inoi.  J'y  viens  tout  préparé  dès  le  loeis  »  il  ne  me  faut  point  d'alléchement , 
ni  de  fauce  ;  je  mange  bien  ta  vlatifft  toute  crue  ;  & ,  au  lieu  de  m'cguifer 
1  appctitpar  ces  préparatoires  &  avant-jeux ,  ou  me  le  lafTe  &  affadie.  Les  deux 

Îwemieri ,  9c  Pline ,  9c  leurs  femblablin ,  ib  n'ont  point  de  Aor  «^e  :  ib  veu» 
cnr  i  s  oir  affaire  à  gens  qui  s'en  foîent  avertis  eux-mêmes  ;  ou  ,  s'ils  en  ont, 
c  c\\  un  hoc  âge  fubftancicl ,  (^:  qui  a  fon  corps  à  part.  Je  vois  aufli  volontiers 
fes  Epîtres  ,  &  notamment  ceUes  ad  Aiticum^  non-feulement  parce  qu'elles 
contiennent  une  très-ample  inftruflion  de  l'hilloire  &  affaires  de  fon  tempe» 
mais  beaucoup  plus  pour  y  découvrir  fes  humeurs  privées  ;  car  j'ai  une  fingit- 
lière  cuiiolîté,  comme  j'ai  dit  ailleurs  ,  de  connoitte  l'ame  &  les  internes 
iiig^niens  de  mes  Auteurs.  11  faut  bien  juger,  leur  faffiJànce,  mais  non  pai 
leurs  mœurs,  ni  leurs  opinions  naïves,  par  cette  montre  de  leurs  écrits ,  qu'ib 
étalent  au  théâtre  du  monde.  J'ai  mille  fois  reÇ!«rté  o'to  ncvis  nyonç  perdu  le 
Livre  que  firutus  avoit  écrit  de  Li  vertu  ,  car  il  tau  beau  apprcniiie  la  théo- 
rique ,  de  ceux  qui  iâvent  bien  la  pratique.  Mab ,  d'autant  que  c'eft  autre 
*  chofe  le  prcfche  ,  <^ue  le  prefcheur ,  j'aime  bien  autant  voir  Bnuus  ch  :^  Plu- 

wque ,  que  chez  lui-mcme.  Je  choif  rois  plutôt  de  (avoir  au  vrai  des  devis 
•oue  Brutos  cenoit,  en  fà  tente ,  à  quLiqu'im  de  iès  privés  amis  ,  la  veille 
<l'une  bataille,  que  les  propos  qu'il  tint  le  lendemam  à  fon  arnîée;  9c et 
c^n'il  faifoit  en  fon  cabinet  Cc  ea  fa  chambre ,  que  ce  qu'il  faifoit  emmy  la 

J^iace  ^  au  Sénat.  Quant  i Clcteo,  je  fuisxlu  jugcmcm  koramim ,  que ,  hors 
a  fôence  «  il  nV  avoit  pas  bttuooup  d'excellence  en  lai  ;  tt  étoit  bon  citoyen  , 
d'une  nature  déDonnaire,  comme  (ont  volontiers  les  hommes  gras  &  gouèuts  ♦ 
comme  il  étoit ^  mab,  de  lâcheté  &  de  vaoiiéyit  en  avoit,  fans  mentir ^ 
beaucoup.  Et  fi  m  £ûs  comment'  rexenlèr  d'avoir  eftîmé  fa  Poëfie  digne 
d'être  mife  en  lumière.  Ce  n'ed  pas  graiule  imperfcâion  que  de  mal  faire  des 
vers;  mais  c'cfr  à  lui  faute  de  fiipemçnr  de  n'nvoir  pns  fenti  combien  ils 
4coieuc  mciigiies  dt;  la  gbuË  dâ  luuxium.  (^uaac  a  iua  cioi^uence  >  elle  eft  ds 


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MIC  MIC  69 

'  tout  hors  e^e  comparaifon,  je  croîs  que  jamais  hommç  ne Tcgalcra.  Si  cft-ce 

avk  xï  n'a  pas  en  cela  franchi  li  nec  ion  avantage  ,  comme  Virgile  a  fait  en  U 
àtCte  ;  car,  bîeiit&t  après  Im ,  il  s'en  eft  ttoavé  qui  l'ont  penfô  égaler  ic  fur- 
inonccr ,  quoique  ce  nit  à  bien  faulTes  enfeignes.  Mais  à  Virgile, nul  encore 
depuis  lui,n'aofé  fe  conip.irer,  Ft  ;i  ce  propos,  j'en  veux  ajouter  ici  une 
iutloire.  Le  jeune  Cicc'ro,  c]ui  nu  rctlcmblc  fon  i>ère  que  de  nom,conunan- 
daittenA(îe  ,  il  fe  trouva  un  jour  en  fa  cable  plufieurs  Etrangers,  &,  en- 
tr'aurres  ,  Cxftius ,  allis  au  bas  bout  ,  comme  on  fe  met  fouvent  aux  tables 
ouvenes  des  grands.  Ciccro  s'mforma  qui  il  cioit  à  l'uii  de  fes  gens  ,  qui  lui 
dtr  (on  nom.  Mais  oomme  celui  qui  fongeoir ailleurs ,  &  q  ut  oubfioÎT  ce  ^u'on 
lui  répoadoit,ïl  le  lin  redemandacncore  depuis  deux  ou  trois  fois:  le  ferviteur» 
Dour  n'être  plus  en  peine  de  lui  redire  Ci  fouvent  la  même  chofe  ,  6c  pour 
le  lui  faire  connoîcre  par  quelque  circonlUnce  :  c'eft,  dit-il ,  ce  Ocdius  ,  de 
qui  on  vous  a  dit ,  qu'il  ne  fait  grand  écar  ét  l'éloquence  de  votre  père  au 
prix  de  la  fienne.  ("uiro  5'ctaiir  foudain  pique  de  cela,  commanda  qu'on 
empoiendt  ce  pauvre  Cxiiius  ,  ^  le  ht  très-bien  fouetter  en  fa  préfence.  Voilà 
on  roaToonriois  hôte.  Entre  ceux-mèmes ,  qui  ont  eftimc,  toutes  chofes  con- 
tées, oecee  fienne  éloquence  incomparable  ,  il  y  en  a  eu  qui  n'ont  pas  laiifi 
d'y  remarquer  des  fiures.  Comme  ce  grand  Brutus ,  fon  ami  ,  il  difoit  que 
c'étoic  une  éloquence  calTce  Se  etirénce  Fraciam  &  elumbem.  Les  Orateurs 
voifins  de  fonfièclereprenoienrauffi  en  Id,  cecorîenx  foin  de  certaine  longue 
cadence  ,  au  bout  de  fes  claufes,  &  remarquoient  ces  mots  <r/7ê  t  /Vfijri/r,  qu'il 
y  emploie  fi  fouvent.  Pour  moi ,  j'aime  mieux  une  cadence  qui  tombe  plus 
court,  coupée  en  iambcs.  Si  nicle-t-il  pat  fois  bien  rudement  fes  nombres  , 
mais  bien  rarement.  J'en  ai  remarqué  ce  lien  i  mes  oreilles  L^o  \crh  mt 
minus  diu  fcncm  eJJ'e  maHem  ,quàm  ejje /ênem  j  antequàin  cffcm.  Les  Hilloriens 
font  le  vrai  gibier  de  mon  étude  ^  car  ils  font  plaifans  &  aifés  \  ôc  quant 
êc  qnanc  la  conlîdération  des  nattttes  &  con£tions  de  divers,  honomes ,  les 
coutumes  des  nations  difiTérencea,  c'eft  le  vcai  fujet  de  la  fdence  morale.  Or 
ceux  qui  écrivent  les  vies  ,  d'autant  qu'ils  s'amufent  plus  au»  confeils  qu'aux 
^énemens  ;  plus  à  ce  qui  part  du  dedans,  qu'à  ce  qui  arrive  au  dehors, 
«eoxoU  me  font  plus  propres.  Voilà  pourquoi ,  en  toutes  fortes ,  c'eft  mon 
bomme  que  Plutarque.  Je  recherche  bien  curieufemein  ,  non-feulement  le» 
opinioiis  &  les  raifons  diverfes  des  Philofopbes  anciens  fur  le  fujet  de  mon 
entienrife  Se  de  toutes  iédes ,  mais  aufli  leurs  mœurs ,  leimlônunes  ôc  leur 
vie.  Je  fuis  bien  maitî  vmc  n^nn  tt\jvit»  une  tlouzame  de  Laertius  ,  ou  qu'il 
ne  fe  foit  plus  étendu,  tn  ce  genre  d'étude  des  Hifloires  ,  il  £iut  feuilleter 
fans  diftinaion, routes  fortes  d'Auteurs, &  vieils  Se  nouveaux, &  harrngouins 
&  François ,  pour  y  apprendre  les  chofes  de  <juoi  dîvetfement  ils  traitent.  Mais 
Céiâr  feul  me  femble  mériter  qu'on  l'ctudie,  non  pour  la  fcience  de  l'Hif- 
toire  feulement ,  mais  pour  lui-même  ,  tant  il  y  a  de  perfcâion  ôc  d'excel- 
lence par.>dcifiis  cous  tes  antres ,  quoique  Salisne  foit  du  nombre.  Cènes  Je 
lis  m  Aiii«itr>  avec  nnpettpiatdefévésenoefcdereipeâ,qi^  nelixle» 


70      M  I  C  MIC 

Immains  ouvrages;  tantôt  le  conddcrant  liû-mcme  pur  (ès  adlions ,  Se  le 

miracle  He  fa  gran^icur  j  tantôt  par  la  purctc  &  inimitame  poliffure  ce  (on  lan- 
gage, qai  afurpaiTc  non-feulement  tous  les  Hilkoriens ,  comme  dit  Ctccro , 
mais,  i  mon  avis,  Cicéto  même ,  &ioiice  la  parleiie  qui  (ut  onques,  avec 
rant  de  Hnccmc  en  fcs  jugemens ,  parlant  de  fes  ennemis  mêmes,  Se  tant  de 
vérité  ,  que  ,  fauf  les  fauires  couleurs  ,  de  quoi  il  veut  couvrir  fa  mauvaife 
caufe  &  l'ordure  de  fa  peftilente  axnbiduii,  je  penfc  ,  qu'en  cela  ,  (ieul  on  y 
puifTe  trouver  â  retUre  qa'il  a  été  trop  épargnant  à  parler  de  foi.  Car  tant  dé 
erandes  chofcs  ne  peuvenr  pas  nvoir  exccutcc";  pir  lui  ,  qu'il  n'y  foit  allé 
beaucoup  plus  du  ûen  ,  qu'il  i\  y  en  met.  J'amie  les  Hiltoriens,  oufonlua* 

{)Ies ,  oa  excellens ,  les  Umples ,  qui  n'ont  {point  de  quoi  y  mUer  sien 
eor ,  8c  qui  n'y  apportent  qne  le  foin  9c  Umiigenee  de  rama/Ter  tout  ce  qui 
vient  à  leur  notice  ,  d'enregiftrer  en  bonne  foi  toutes  chofes  fans  choix  9c 
fans  triage ,  nous  lailianc  le  jugement  tout  entier,  pour  la  connoiirance  de  U 
vérité,  l^l  eft ,  entt'autres ,  poor  exemple  le  bon  FroiHàrd ,  qui  a  marché  en 
fon  cnrreprife  d'une  Ci  francne  naïveté  ,  qu'ayant  fait  une  faure  ,  il  ne  craint 
nullemeuc  de  la  reconnoître  ôc  corriger  en  l'endroic  où  il  en  a  été  averti ,  6C 
qui  nous  repréfente  la  divertîté  même  des  bruits  qui  couroient  *  &  les  difi&> 
fens  lappoits  qu'on  lui  faifoit.  C'eft  k  matière  de  l'Hiftoire  nue  &  informe  s 
chacun  en  peut  faire  fon  profit  ,  autant  qu'il  a  d'entendeiTient.  Les  bien 
excellens  otu  U  fu£fance  de  cboifir  çe  qui  eft  digne  d  ette  fu,  {a.vent  trier, de 
celui  qui  eft  j^us  vcaiftwblable;  4e  la  oondinon  des  Princies  » 
&  de  leurs  humeurs,  ils  en  aevinent  les  confeils ,  &  leur  attribuent  les  pa- 
roles de  même.  Us  ont  raifon  de  prendre  l'autorité  de  régler  notre  créance  à 
la  leur;  mais  certes  cela  a  appartient  i  guère  de  gens.  Ceux  dentie  deux  ^qui 
eft  la  plus  oomm  lu  ic  façon  )  ceux-là  nous  gâtent  cont^ils  veulent  nous  mâcher 
les  morceaux  j  ils  fe  donnent  loi  de  juger ,  Se  par  conféquent  d'incliner 
l'Hifloire  à  leur  ^tailîe  i  car,  âopm  quç  le  jugement  prend  d'un  côté  ,  on 
ne  fe  peut  garder  de  «oncoomer  9c  <ie  «ordre  U  narration  même  ice  bitôs.  Ut 
entreprennent  de  choifir  les  chofes  dignes  d'être  fues ,  8c  nous  cachentibuveiig 
telle  parole  ,  telle  aéHon  privée,  qui  nom  inftruiroit  autant  que  le  refVe, 
omettent,  pour  chofes  incroyables,  celles  qu  ils  n'entendent  pasj  &  ai  aven- 
ture encore  celle  chofè ,  pont  ne  la  favoitdite  en  bon  Latin  ,  ou  fntujoia. 
Qu'ils  ctalenr  hardiment  leur  éloquence  &  leurs  dignités  j  qu'ils  jugent!  leur 
pofte ,  maia  ^'ils  nous  {aillèac  aulfi  de  quui  juger  aj^ès  eux  j  &  qu'ils  n'aliè^ 
rent,  ni  diipenlènt,  par  leun  mt.MMmwiu*»ua  «•  {nmt  le«ir «liuix,  rfen  w  le  coim 
de  la  matière  ,  ains  qu'ils  noua  la  tenvoient  pure  de  entière  en  toutes  &$  M» 
menrion^.  Ccux-IA  font  r»nfT!  bien  plus  recommandable?  Hiftoriens  ,  qui 
cou iioillent  les  chofes  4e  quoi  4s  écrivent,  ou  pour  avoir  ctc  de  la  partie  i 
les  faire ,  ou  privés,  avec  ceux  qui  les  ont  conduites;  car,  le  plus  fouvent ,  oil 
trie  pouf  cette  cfinrpc  ,  ^  norammcnt  en  ces  fiècles  ici ,  des  perfonnes  d'entie 
te  vulgaire  ,pour  ccuc  ieule  confidcration  de  (avoir  bien  parUr ,  comme  fi 
II9PI  pierçbsens  d'y  apprendre  1»  Çrammaire  j  &  f  ux  opt  nifçn ,  n'ayant 


I 

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MIC  MIC  71 

fté  gages  que  pour  cela  ,  &  n'ayant  mis  en  vente  auc  le  babil ,  de  ne  fe  fou- 
deraulC  principalement  que  de  cette  partie.  Ainu,  k  force  de  beaux  mots,  ils 
nous  vont  pâtiiTant  une  belle  contexture  des  bcaîts,  qa^b  ramafTenr  ès  Car* 
retours  des  Villes.  Voilà  pourquoi  les  feules  certaines  Hiftoires  font  celles 
qai  ont  été  écrites,  par  ceux-mcmes  qui  comroandoienc  aux  aâaires ,  ou  qui 
ccoiencpairicipansiles  condoina, comme  font  ^nafi  tomes  ieir  Grecques  A; 
Romaines;  car  plufieurs témoins ocalaîres  ayant  écrit  de  même  fojet  (comme 
il  avenoit  en  ce  temps-U ,  que  la  grandeur  de  la  fortune  ccoit  roujoiirs  ac- 
compagnée du  favoir)  s'il  y  a  de  la  faute,  elle  Joie  être  merveiUcufemenc 
légère  fur  on  accidem  fort  douteux  ;  s'ils  n*écnvoient  de  ce  qu'ils  avoient  vUd 
ils  avoient  au  moins  cela,  que  l'expcrience  au  rrianlement  de  pareilles  afTilres, 
leur  rendoit  le  jugement  plus  fain.  Car,  que  peut  on  cijpéret  d'un  Médecin 
éccivant  de  la  guerre ,  ou  d'un  Ecolier  traitant  les  delTeins  des  Ptinces  }  jfi 
noas  voulons  remarquer  la  religion  que  les  Romains  avoient  en  cela  ,  il  n'en 
faut  que  cet  exemple.  Alînius  Pollio  trouvolt  es  Hiftoires  mcuie  de  Céfaf , 
quelque  méconte  »  en  quoi  il  ctoit  tombe ,  poui  n'avoir  pu  avoir  les  yeux 
en  tous  les  endroits  de  Ton  armée,;  8c  en  avoir  cm  les  particulien  ,  qui 
lui  rapportoient  fouvent  des  chofes  non  afïèz  vérifiées  ,  ou  bien  pour 
n'avoir  été  a ffcz  curie ufement  averti  par  fes  I.ienrenans,  des  chofes  qu'ils 
avoient  conduites  en  Ton  abfence.  On  peut  vou,  par  cet  exemple,  fi  cette 
recherche  de  la  vcriré  eft  délieate,  qu'on  ne  fe  puilTe  pas  fier  d'un  combat 
à  la  fcience  de  celui  qui  y  a  commande  -,  ni  aux  foidats  de  ce  qui  s'eft 

{•affc  près  d'eux  ,  fi ,  à  la  mode  d'une  information  judiciaire  ,  on  ne  con* 
tome  les  témoins ,  8c  revoie  les  objets  fur  la  preuve  des  fonrilles  de  cha- 
que accident.  Vraiment  la  connoiifance  que  nous  avons  de  nos  afifairet  eft 
bien  plus  lâche.  Mais  ceci  a  été  fuffifammenr  traité  pat  Bodin  ,  &  félon  ma 
conception.  Pour  fubvenir  un  peu  à  la  trahifon  de  ma  mémoire ,  &  à  fon  dé- 
fitut  u  extrême ,  qu'il  m*eft  advenu  plus  d'une  fois  de  reprendre  en  main  des 
livres  comme  nouveaux  du  tout,  &  à  moi  inconnus,  qucj'avois  lus  curieufc' 
ment  Quelques  années  auparavant,  &  barbouillé  de  mes  notes  :  j'ai  pris  en  cou- 
tume depuis  quelque  temps ,  d'ajouter  au  bout  de  chaque  livre  (  je  dis  de 
ceux  delquels  je  ne  meveux  fervir  qu'une  fois)  le'  temps  auquel  j'ai  achevé 
de  les  lire,  &  le  jugement  que  j'en  ai  retiré  en  gros  :  afin  que  cela  me  reoré- 
leme  au  moins  l'air  Se  l'idée  générale  que  j'avois  conçu  de  l'auteur,  en  le  lifanr» 
Je  veua  ici  tcanfcrive  aacunes  de  fes  annotations.  Voict  ce  que  je  mis  il  y  a  en- 
viron dix  ans  en  mon  Gukhai  Jin ,  c«r  ijuclquc  langue  que  parient  mes  livres , 
je  leur  parle  en  la  mienne.  11  eft  Hiftorio^aphe  diligent ,  Ôc  duquel  à  mon 
ftvis  autant  exaâement  que  de  nul  autre  peut-on  appiendve  la  vérité  des  afRiires 
de  fim  temps.  Auffi  en  k  plus  parc  en  a'^il  été  aoenr  lui  -  même ,  &:  en  rang 
honorable.  I!  n'y  a  nulle  apparence  que  pjr  haine,  faveur,  ou  vanité  il  ait  dc- 
guifc  les  chofes ,  dequoi  font  foi  les  libres  jueemens  qu  il  donne  des  grands, 
9c  notamment  de  ceux  par  lefquels  il  avok  ctéavancé  &  employé  auc  «larns, 
comme  du  Pape  dément  VU.  Quant  i  la  partie  dequoi  il  femUe  fe  votuoic 


71       MIC  M  I  C 

pr  jviloir  h  plus ,  qui  font  Tes  cligrefTions  &:  difcours  ,  il  y  en  a  de  bon?  5r  en- 
litUis  de  b;:aux  traits ,  mais  il  s'y  eft  trop  \y\\x.  Car  pour  ne  vouloir  rieu  laillèr 
i  dire,  ayant  un  fujet  Ci  plein  8c  ample  éc  a  peu  près  infini ,  il  en  devient  lâche 
&ennuyeax  &  Tentant  un  peu  au  caquet  fcoUl^ique.  J'aiaulTl  remarqué  ceci, 
que  de  tant  d'aines  &  c(fers  qu'il  juge ,  de  tant  oe  monvemens  &  confeils ,  il 
11  iin  lapportc  jamais  un  feul  à  la  vertu,  religion,  cunlcicnce,  comme  Ci  ces 
uarcics-li  écoienc  éa  tout  éteintes  au  monde  :  &  de  toutes  les  actions ,  pour 
Délies  par  apparence  qu'elle  s -m  cm  es  foicnt  irelles  ,  ilenrejette  la  c.uifc  àquel- 
queoccalion  vicieufe,  ou  à  quelque  protit.  UelV  impolUbled'imaginer  que  parmi 
cet  infini  nombre  d'aâions,  de  auoi  il  juge  ,  il  n'y  en  ait  eu  quelqu'une  pro- 
duite par  la  voie  dbla  raîfon:  nulle  corruption  ne  petit  avoir  faifi  les  Komrnes 
fi  uuiverfellemenc,  que  quelcun  n'échappe  de  la  contagion.  Cela  me  fait  cnin- 
dre  ,(^u'il  y  au  un  peu  du  vice  de  (bngoùc ,  6c  que  cçla  Toit  avenu  de  ce  t^u  d 
9Àt  elhmé  aaatrui  félon  foi*  En  mon  Philippe  de  Comines  il  y  a  ceci  ;  Voiis  y 
trouverez  le  langage  doux  ôc  agréable,  aune  naïve  fimplicité  ,  la  narration 
pure,  6c  en  laquelle  la  bonne  foi  tl-j  IWiir  ^ir  rt-'air  évidemment  exempte  de 
vanité,  parlant  de  foi,  <ic  d  attcdaiioa  d  euvic  p.ulaiu  d  autrui,  fesdiicourt 
&  enhortemens  accompagnés  plus  de  bon  zèle  &  de  vérité ,  que  d'aucune  ex- 
'quife  fuffirance  ,  tout  pat  tour  de  !  autorici;  Se  gravité  repréfentant  fon 
homme  de  bon  lieu,  6c  élevé  aux  grandes  atlaues.  Sur  les  Mémoires  de  Mon- 
fieur  du  Bellay.  C'eft  toujours  plaifir  de  v<nr  les  chofes  écrites  par  ceux  qui  ont 
edavé,  comme  il  les  faut  conduire.  Min  ii  osfe  peut  nier  qu'il  ne  fe  découvre 
évidemment,  en  ces  deux  Seigneurs  ici,  un  grand  déchcr  ik  I.i  franchife  6^ 
libcicé  d'écrire ,  qui  reluit  es  anciens  de  leur  torte ,  comme  au  Sue  de  Jouin- 
vile,  domcftique  de  Saint Loys,  Eginatd , chancelier  de  Ciurlemagne,  & 
de  plus  fraîche  mémoire  en  Philippe  de  Comines.  C'eft  ici  plutôt  un  plaidé 
pour  le  Roi  François  contre  l'Empereur  Charles  V ,  qu'une  hiftoire.  Je  ne 
veux  pas  croire  qu'ils  ayent  rien  chanqc  ,  quant  au  gros  du  fait ,  mais  de  con- 
tourner le  jugement  des  événemens,(ouvent  contre  raifon,ànotre  avantage, 
êc  d'onicttre  tour  ce  qu'il  y  a  de  chatouilleux  en  la  vie  de  leur  maître  ,  ils  en 
font  nicucr  :  témoins  les  recoUemens  de  Meilleurs  de  Montmorency  Se  de 
Biton ,  qui  y  fontoidkliés,  «oire  le  feul  nom  de  Madame  d'EUampes,  ne  s'f 
trouve  point.  On  peut  couvrir  les  allions  fecretc; ,  mais  de  taire  ce  qus  tout 
ie  monde  fait ,  6c  chofes  qui  ont  tiré  des  effets  publiques  Se  de  telle  confé- 

aoence  ,  c^eft  nn  dé£iat  inexcufable.  Somme  pour  avoir  renticreconnoifTance 
a  Roi  François  6c  des  t^koCoc  avenues  de  fon  temps,  qu'on  t'-xlrccfc  ailleurs. 
Cl  on  m'en  croît.  Ce  qu'on  peut  faire  ici  de  priifir ,  c'eft  par  la  dédudhon 
particulière  des  batailles  &  exploits  de  guerre  ,  ou  ces  Gemilhoinmes  fe  font 
nouvés f  quelques  paroles  &aâions privées  d'aucuns  Princes  de  leurtemps,  8c 
les  pratiques  Se  négociations  conduites  par  le  Seigneur  de  I  angeay,  ou  il  y  % 
Iput  plein  de  chofes  dignes  d'être  fues  ,  Se  des  oifcours  non  vulgaires.] 

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MIC  M  I C  7j 

de  Salon  de  Craux  en  Provence  ,  a  écrit  des  Almanachs  & 

Prognoflications ,  chacune  anncc  depuis  r  <5«;o  ,  jufques  à  i  s^-'lt 
étant  décède  le  deuxième  jour  de  Juillet  ï")6(î  :  lefquels  Alma- 
nachs ont  éce  imprimes  à  l.yon,  avecles  PrcHiges,  par  Jean  Brotoc 
&  Ant.  V  uliiit ,  «S:  par  Iknoit  Odo,  comme  uuffi  à  Paris. Plus,  dix 
Centuries  de  Prophcties,  par  Quatrains,  qui  n'ont  fcns,  rime, ne 
langage  qui  vaille;  imprimées  à  Lyon,  par  BenoiH  Rigaud , 
1%^^»  Opalcnle  de  plufieufs  exquifts  Receptes ,  divifê  en  deux 
parties  \  donc  \%  première  montre  la  manière  de  faire  divers 
ûîrdemens  &  (enteuis  pour  la  iàce  \  &  le/ècond,à  fkire  confitures 
'  de  diverfiss  forces  »  tant  en  miel,  que  fucre  &  vin  cuit ,  imprimé 
à  Lyon,  in  i6.  par  Benoift  Rigaud  >  1^72.  Le  Remède  très- 
utile  contre  la  pelle  &  toutes  fîévres  pefiilentielles  ;  avec  la 
manière  d'en  gudrir.  AufTi  la  finguliére  Receptc  de  l'œiif  dont 
ufoic  rjtmpcreur  .Maximilian  premier  du  nom  ;  imprimée  à 
Paris,  in-H^.  par  G-  Ny verd ,  1561.  Paraphrafe  de  Galien ,  fur 
TExhortation  de  Menodote  aux  études  des  bons  Arts  ,  môme- 
ment  en  Médecine ,  rradaitc  de  Latin  ,  par  ledit  Nolirada- 
mus  i  imprimée  à  Lyon ,  in  -  8".  par  Ambroife  du  Rofhc , 

♦  Nous  ajouterons  ici  à  ce  que  nous  avons  dcji  die  fur  Michel  NosTM-f 
Dami,  dans  la  Bibliothèque  de  La  Croix  du  Maine  ,  Toin.  Il ,  pag.  i)5  » 
un  palfage  de  M.  TAbbé  le  Beiif  (  Hjjîoire  de  la  prife  de  la  Fille  d'Auxerre  ^ 
p.  17S)  au  fujec  deNosTJiADAMOs.  «  Hubert  Languec, célèbre  Bourguignon, 
ncoQtempofaiiideNoftndat&us,  dit,  clans  la  109*  Lettre  de  fonrrdinème  vo- 
*»liilDe»écrimeii  1*^5 ,  que  dès  ce  cemps-U  les  Imprimeurs  en  compofoienr 
M  (  lîes  Genturîes)  fous  fon  nom.  Cci  tVaudcs  continuoient  en  1^05  Se  1610. 
»  Mercure  Fran^.  fora.  I,  pag,  4J7.  Mais  ,  ce  qui  eft  plus  remarquable  ,  eft 
i>  ^ue  M.  Petit ,  Intendant  des  Fortiikations ,  a  avoue  dans  une  dillèrtation , 
»>  imprimée  i  Paris ,  en  i^ij(T,  chez  Jean  CufTon,  que  lui-incm;  a  compofé 
«  ^lufieurs  de  ces  Quatrains  ,  3c  qu  il  a  eu  te  ^iatlir  d'entendre  citer,  comme 
M  imprimés  <lès  l'an  i5<>S  ,  des  Quatrains  qmn*étoient  pas  eiu:ote£ûts  en 
»  16 so.  Voyez  le  Recueil  des  Journaux  des  Savans  de  f  An.  \  6CC  ».Le  Joirn.d 
des  Sawtns  (  iz  Mars  \  G66  j  nz  dit  rien  de  ce  que  cire  M.  l'Abbé  le  Beut. 
Quant  à  rOuvtage  de  M.  Petit,  d'après  lequel  eit  la  cicacioa ,  voici  ce  qu'on 
y  lit ,  pag.  1 4î ,  où  l'on  verra  que  i'Attcenr.ne  dit  pas  qu'il  eût  fait  lui-mèipe 
d«»  Quatrains ,  &  qu'on  les  ciroit  comme  de  1568  ,  quoiqu'ils  ne  fullcntpa* 


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*    74       M  I  C  MIL 

encore  compoCcs  eu  i^jo-  Quand  je  vois  des  perfonnes  admirer  quelque/bis  la 
rencontre  de  certains  Quatrains  de  Nqfiradamus  ^  avec  quelques  événemens  fia- 
gulters  {je  pad*  de  fis  iérUMes  Qiuttfaînst  &  mon  pas  d'une  infinïtc  qu'on 
fttppofi  félon  les  occurrencât)  Je  m'étonne  de  leur  admration.  S'ils  avoient  bien 
COnJidéré  que  ce  fou  a  fait  entrer  dans  fes  méchans  vers  y  fans  rime  ô'fans  raifon, 
tous  les  noms  des  pays  ,  des  villes  ,  des  maifons  &  des  grandes  familles  qui  font 
en  Europe  ,  &  principalement  en  France,  &  qu'il  en  et  fait  des  galimatkias  qui 
ne  fîanijîcnt  rien  j  &  qui  Jîgnifient  ce  que  l'on  veut  ,  quand  quelque  chofe  eJi 
arrivée  j  qui  a  de  l'ajfftnité  avec  fes  termes  obfeurs  &  barbares  ;  ils  ne  s'étonne- 
raient  pas  comme  ils  font  ,  &  ne  diroient  pas  que  la  chofe  y  ejl  entièrement  pré* 
dite.  J'en  ai  antfronté  plqfièurs  fois  ,  &  des  plus  célèbres  qu'on  rapportait , 
que  je  n'ai  pas  trouvés  conformes  aux  vieux  imprimés  j  &  fi.falloit-il  encore  les 
bien  tirer  par  les  cheveux  ,  comme  on  dit  ^  pour  les  appliauer  au  fujet  propoje, 
Ainfi ,  d'après  ce  pada^e ,  on  voit  que  M.  FAbbé  le  Beur  s'eft  minpé ,  &  &c 
dire  à  M.  Pcâc  ce  qu'il  ne  die  pas. 

MICHEL  PARPILLON,  de  Seyffel ,  Dodeur  en  Médecine; 
a  compolS  en  rime  Françoife,  Paraphrafe  fur  les  difliques 
moraux  de  Cacon ,  autremenc  appelés  mots  dorés  :  imprimée  à 
Lyon ,  fo-i  ^.  par  Jaques  Moderne  »  1 4^* 

MICHEL  ROTE  ,  Clerc  d'Office  de  trcs-niuftre  Princdlb 
Henée  de  France ,  DucheflSb  de  Ferrare  &  de  Chartres ,  Comteffe 
de  Gifors  &  Dame  de  Montargis ,  a  traduit  âe  Latin  en  Fran- 
çois ,  Apologie  <)e  Marins  Ëqoicola ,  Gentilhomme  Italien  ,  à 
rencontre  des  médifans  de  la  nation  Françoifê;  imprimée  à 
Paris ,  i«-8**.  par  Vincent  Sçrtenas  ,15^0. 

*  Voy.  La  Croix  -ùv  Maini  ,  au  même  Article  »  Toin.  II ,  pag.  1  jtf. 

MICHEL  VERIN.  Voyez  Claude  Odde,  Tom.  lil,  p.  35^; 

MICHEL  D'USSEAU ,  jadis ,  Garde  Juré  de  PApothicaire^ 
rie  de  Paris ,  a  traduit  de  Latin  en  François,  &  commenti 
l'Enchiridion ,  ou  Manuel  des  Myropoles  ;  imprimé  à  Lyon, 
«1-4°.  par  Jean  de  Tournes  ,15^1. 

MILLES  DE  NORRY*,  Chartrain,  a  écrit 
Arithmétique  contenant  la  Réduâion  tant  de  toute»  cfpèces 
de  monnoies  ^  fervant  à  faire  tons  payemens  U  recettes.»  que 


biyitizûO  by  GoOglc 


MIL  M I  L  7j 

des  autres  hrafTcs,  cannes,  palmes,  poids,  &  autres  me fures 
d*un  pays  à  Taucre  :  la  forme  deTachapC,  vente,  &  diHribution 
de  toute  force  de  marchandife,  tant  en  gros  qu'en  détail;  avec  la 
manière  univerfelie  des  remifes ,  traites  &  retours  des  changes  ; 
enfemhle  leurs  différences  de  monnoies  de  France ,  Flandres , 
Angleterre  ,  Efpagne,  Italie  ,  Allemagne,  que  pays  du  Levant: 
Je  tout  par  une  pratique  briève  &  facilt; ,  imprimcc  à  Paris, 
»o-4*'.  par  Gilles  Gourbin ,  1574.  Les  quatre  premiers  Livres 
de  rUoivers ^  auxquels efl  traité, en  vers ,  du  nombre ,  ordre  & 
mouvement  des  deux.  Le  defcription  tant  Poétique  qu'Albrono* 
mîqtie  »  des  quarante-huit  imâges  célelles.  Les  fèpt  Planettès  , 
leurii  propriétés ,  grandeurs  &  influences-;  imprimés  à  Paris, 
m-4°.  par  Gilles  Beys,  1^83*  H  avoit  compofé  en  fa  jeunefliè 
quelques  Tragédies  &  HiÂoires ,  qui  ont  depuis  couru  parmi  les 
enfans  fans  foucy ,  qui  les  ont  récitées  publiquement  fur  l'écha- 
fâut;  principalemcn!:  les  trois  journccs  d*Hclie  îc  Prophète;  les 
deux  d'Amon  &  Thamar ,  &:  autres  non  imprimées  Le  pourcrait 
de  cet  Auteur  eft  à  la  féconde  page  de  la  première  feuille  de 
fon  Arithmétique  ,  comme  auffi  à  l'entrée  de  Ton  Univers  ,  fous 
lequel  pourtrait  li  a  mis  le  Sonnée  qui  b'cniuit,  qu'il  adre06  à 
ièsenfans. 

Enfans  f  après  avoir  ia  marâtre  Natuf*  ^ 

Cuqféle  fil  tkâ  ont  â  mon  eoars  Smtté^ 

Si  par  fort ,  ou  émus  de  bonne  volonté , 

Vous  (onicmpU\  un  jour  cette  mUnne  figure^ 
Vityant  Ut  bouche  clofe  ^  &  des  yeux  towermr*^ 

Le  front  tout  découvert      ie  poil  remonU»  •  ■ 

JiigeX  &  foutene\  qu'en  tout  j  ai  réftflé  j 

Au  trop  parler t  peu  votr^  honte  &  Jonuae  dure. 
Que<tlavous'incUe  à  pdrlerfohrement. 

J'^ûyer  beaucoup  j  le  voir  meurif  le  juacmenr; 

Soujffre:(  plutôt  la  mort ,  qu'au  front  une  infamie  ^ 
Réjîflei  à  fortune  j&qu*€U*  n'ak^omnHr 

De  vous  faire  pafferrien  outre  devoirs 

Voilà  le  feul  tombeau  auquel  'jt  porte  envie. 
*Voy.  La  Croix  du  Maine,      les  notes,  au  mot  MrLts  pt  , 
^)9%R.Y,  Tom.  II  ,pÀg.  1 39.  .  .  .' 


78      MON  MON 

ou  les  Jdcs  d'Yeres,  defcendu  de  râncicnne  &  noble  famille  d^ 
Cybo  de<^ennes;  s^énntréfoiu  en  Tes  premiers  ans  »  de  faivrt 
I  a  vie  Monacale ,  pour  cominuer  Tes  études ,  conduit  par  Ton  boit 
efpric,  parvint  au  Monaftère  de  faint  Honoré  , en  Tlflc  de  Lcrinç, 
dans  la  piaige  de  Cyagne  :  y.  ayant  été  connu  ,  tant  pour  \x 
noblelTè  de  Ton  fang  ,  que  par  fa  bonne  renommée ,  que  des  fa» 
jeuneffe  il  avoic  acquifc  ;  non>feu!emenc  fu^c  reçu  ,  mais  grande- 
ment prié  dctrc  du  nambre  des  Religieux  de  ce  Monallèrc, 
auquel  faisant  lès  'écudcs  parvint  facond  en  la  Poëfie ,  RhétorÎH 
que ,  Théplugiç  &d  imiscs  ut%  ihérmx  (  par  quoi  iûc  prié  dea 
Keligidux  ;  éprendre:!»  charge  de  k'Librairie.de  leor  Monaftèrr^ 
mnommée  Ja  plus-  belle- de  cputt  'r£aropc  »  pour  .avoir:  fxA 
enrichie^  &  douée  par •ksr.'Gomtcs  de  Provence»  &  Rois  do 
Naplesâc  de  Sicile,  Se  aucres^rands  Perfonnagos,  Aina^rsde 
Sciences,  des  plus  belles  &  rares  (Eu  vres  &  des  plus  cxquifes,  en 
toutes  Jangues  &  faculté."?  qu'on  cî'it  pu  defircr ,  qui  ctoicnt  mal 
réduites  &  fans  nul  ordre,  pour  raifon  des  guerres  ,  efquellca 
ledit  Monadère  avoic  été  fujet,  qui  avoient  eu  cours  par  le  pafTa 
en  Provence  ,  entre  les  Princes  des  Baux,  &  Charles  de  Dura» 
&  Raymond  de  Turenne  ,  prétendant  droit  en  la  Comté  de- 
Provence  ,  &  entre  les  Comtes  &  vrais  podèâeurs  d^icelle.  Lët 
Monge  donc  ayant  pris  h  charge  qui  lui  avoic  été  donhée»  fit  fi; 
bien-,  par  (es  journées /qù*eti  briof  temps,  par  lo. moyen  deî 
fbn  beau  jugement,  confôrine  ^  Ton  espérance ,  il  mit  en  ordre: 
la  Librairie  ,  féparant  les'Iivres  »  (êlon  la  faculté  des  fciences, 
non  fans  grande  peine  :  pour  autant  ,  que  félon:  lo  Cacaloguet 
d'iceuT,qu'un  favant  Religieux  du  Monaftèrc,  nommé  Herman-: 
terc  ,  avoir  fait  par  le  paffé  par  commandement  d'îldefons,  Roi> 
d'Arragon,  deuxième  du  nom,  Comte  de  Provence,  plufieurs 
beaux  Livres  en  avoient  été  ôtcs,  &  au  lieu  d'iceux,  mis  d'autres 
de  peu  de  valeur,  &  de  nulle  doctrine.  Ce  Monpe  vacant  au, 
C^alogue.dt,  ^ia  vilîts  dçs  Livçe^  ,  ciury  autres ,  en  trouve  im 
auquel  étoîent  écrites  toutes  les  nobles  &  illudres  familles ,  tatiiù 
4ftf^W'îc^«|o«4*Aïra^oo,lt^lip^^Ff^nçejOii  ctoicnt  dédnitçi 


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•MON  -MON  79 

leurs  alliances,  avecleuTs  m'inoiries  ;enfemble  toutes  les  (Euvres 

des  Poërcs  Provençaux,  en  rime  Provençale,  recueillies  parledic 
Hermaricere  ,  par  le  commandement  dudin  Roi  d'Arragon  ,  que 
lui-même  tranfcrivic  en  belle  lettre,  dclquelles  il  envoya  co|>ie 
à  Loys  II  du  nom  ,  pere  de  René  ,  Roi  de  Napics  &c  de  Sicile, 
&  Comte  de  Provence,  de  laquelle  plufieurs  Gentilshommes  du 
pays,  firent  faire  des  copies ,  couunc  ctant  (Euvres  rares  &l  plai- 
iaates:  aucuns  defqiiels  Gentilshommes,  même  ceux  qui  étoiej)t 
Amateurs  de  la  p(^e  Provençale ,  les  firent  tfanicdre  en  Bel^e 
lettre  de  ferme  »  &  illuminer  d'Or  &  d'azur,  fur  parchemin ,  les 
autres  fur  dn  papier:  les  Vies  des  Poètes  étoient  écrites  en  çi^ 
xaâères  rouges ,  &  les  Poèmes ,  en  lettre  noire,  en  langue  Pro- 
vençale, de  plufieurs  fortes  &  façons  de  xime:,qiK)i£ufant ,  il 
eut  grande  peine  d'entendre  la  langue  Provençale ,  pour  autant 
(dit-ii)  que  leurs  Pocmes  étoient  de  diverfes  phrafcîi  :  car  les 
uns  avoient  écrit  en  leur  pure  langue  Provençale  ,  &:  des  autres 
qui  n'étoicnt  fi  bien  verfes  en  icelle,  qui  étoient  d'autre  nation^ 
comme  Efpagnole  ,  Italienne  ou  Gafconne  &  Françoife ,  les 
Poëmes  étoient  entremêlés  de  plufieurs  mots  de  leufi.  idioçrwts, 
qui  les  renduient  fi  obrcurs  &  difficiles  ^  grande  peine  cn 
pou7oic-iI  tirer  le  fens.  Ftnale^nt  il  les  rêftaurà  .  tçyus  en  leuf 
entier,  &  eut  tant  de  grâce  en  foii  entendement',  qu*il  fut  le 
premier  caalè,que  ces  Poètes,  qui  avoient  été  fi  Jong-tçijRpsmif 
en  oubli,  furent  révoqués  en  lumière»  Quant  ^  la /vie  de  ce 
Monge,il  fut  bon  Religieux/mguller  &  par&it.e  tQttt^s  fcienceà 
&  langues,  écrivoic  divinement  .bien  de  toute  façoç  de  lettres: 
quant  à  la  peinture  &  illuminure,  il  écoit  fouverain  &l  exquis: 
il  obftrvoit  ceci  de  long-temps ,  qu'au  printemps  &  à  l  automne 
fe  retiroit  pour  quelques  jours ,  accompagné  d'nn  fien  amj 
Religieux,  amateur  de  la  vertu,  en  fon  petit  hcrmitage, aux 
Ifles  d'Yeres  f  ou  audit  Monafière  ,  avoit  de  long-temps  unj^ 
petite  Eglifc  dépendante  û  icelui ,  qu'xiil  la  caufe  4u*i(^fi^t  furr 
nommé  des  Ifles  d'Or  )  pour  ouir  le  doux  &  plaifànt  murmMre 
des  petits  ruiflèaui  ^font^jin^s,  le  chant  des  oifeauxy  Cqntemr 


8o      MON  -MON 

plaiit'Ia  dîverfité  de  leurs  plumages,  &  les  p  r,r,  mimiuix  tous 
■  difFérens  de  ceux  de  deçà  la  mer,  les  contrtfaiiaiic  au  naturel,  & 
•éri  fie  un  bieaa  Recueil,  qti'on trouva ,  après  fa  mort , parmi  Ces 
'livtes',  'auquel 'il  ivmt  éépcm  de  beaux  pafTages ,  tout  le 
"^quaitier  de,  la  plaige  dé  la  mer 'deTdices  Illes  dlferes ,  de  des 
Villages  qui  y  font  aflis  ;  toutes  (brtes  des  herbes  8c  plantes  les 
plus  çxqùifes ,  les  fteurs  &  les  fruits  d'îcelles ,  &  des  arbres  qui 
*y.-c;aiflè'nt  narurellemenc  j  les  bêtes  &  autres- animaux  de  toutes 
"cipècèS  ;  la  perfpe(5Hve  4es  montagnes,  des  prairies,  &  de  tous 
*cej  chaTTips  dclicieiix  ,  arrofés  de  belles  &  claires  fontaines, 
des  poilFons  de  la  mer,  des  vaiffeaux  qui  la  traverfent  à  pleines 
voiles  :  le  tout  tant  bien  rapporté  &  contrefait  au  vif,  qu'on  çût 
jugé  que 'c'ëtojt  la  même  chofe.  Pour  montrer  l'excellence  de  fon 
efprit,  fit  un  Recueil  des  Vi<îboires  des  Roisd'Arragon,  Comtes 
de  Prôvçnçe;  cnfemble  fie  une  Heure  de  Notre  Dame,  écrite  de 
ià  QiathV'  cttiÎphie  'd^.tQutes  les  plus  rares  diverfités  qu'il  avote 
croiiVées  'en -fon  recueil  «  en  or  azur  &  autres  belles  couleurs, 
'&  forc^Wn  Qc' (Proprement  reliée;  en  fit  un  préiènt  à  Yoland 
^^Àrragbn ,  mere  du  Roi  René,  qui  les  cIKma  beaucoup ydlc 
^ai  jmontra  qu'elle  lë^  ayok  trés-agréables,  parce  que  les  pein-> 
ttires  &  illumimir^  d^tcdiès'  torreïpondèieiit  au  texte  de  la 
lettre.  Et  ce  fut  un  moyen  &  commencement  que  le  Roi  Loys  II 
du  nom  ,  Roi  de  Naples,  &  Comte  de  Provence  ,  &  ladite 
Roinp  YbhrïA,  à  voient  toujours  au  près  de  leurs  perfonncs  ce 
Môngp ,  tant  fage\  beau  •,  &  prudent  il  étoit  ;  toutes  ces  chofes 
plulîeurs  .autrë^' Te  trouvent  es  fragment  de  Dom  Hilaire 
iics''Mârtins  ,  l'un  des  Religieux  du  Monaftèrc  faint  Vidor  de 
M^rieiFle.  Il  a  écné  auflî ,  que  le  Monge  étoit  homme  de  l^nte 
Sfitr,  dé'bdH'exempile^fié continuelle  méditation,  qu'il  a 'écrit  on 
Hivré  auquel  il  prédit  qùe^  detcècté 'maifôH  de-  Cybo  «ibrtiroient 
j!>lufieufs  gr<iHds  ôt  illuflres  perfonnages,  qui  gouverneroient  & 
iadmihîrtreroicnt  F£glife  Catholique  ,  &  feroient  auprès  des 
Rois  &  Princes ,  &  grands  Seigneurs.  Il  dit  auffi  qu^avant  qu'il  fôt 
autlk  Monaii^re  ,  il  portoit  avec  lut  quelques  (Eu  vres  en 


biyitizûO  by  GoOg 


MbR  M  U  S  8i 

rime  Provençale  ,  traitant-  âe  IVAmonr,  qu'il  avoit  dédiées  à  Elîs 
des  Bauix ,  Dame  des  Baulx  ,  &  Comtefî'e  d'Avelin  ,  qui  e(l  une 
des  anciennes  familles  &c  nobles  de  Provence.  Décéda  audic 
MonaOère  en  l'année  1408  ,  duquel  temps  la  Roine  Yoland 
accoucha  uii  Roi  René  *. 

Voy.  Jean  dp  Notre-Damp.  ,  Chap.  75, 

LE  MORE  DU  VERGIER  (  c'ert  un  nom  fuppofe') 

Rcéleur  extraordinaire  de  l'Univerfiré  de  Mateflon  ,  a  traduit 
du  Larin  de  Maître  Jean  de  îa  Dagueniere  (c'cll  un  autre  nom 
fuppofé )  Doâeur  en  Médecine,  &  Mathématicien  ordinaire  des 
Landes  d'Afniere  ,  le  Monflre  d'abus  ,  qui  un  Livre  contre 
Michel  Noflradamus  i  imprimé  à  Paris  ,  in  -  8°.  par  Barbe 
Regnaut ,  1^58  *. 

*  Tous  ces  noms  font  fuppofés9  ^ànsen  excepter  celui  de  Barùc-Mxgnauk^ 
qa'i  Ion  ordinaire  cependanc  La  Caille  a  txtSMt  d*ià ,  pour  groffir  fon  Catat- 

iqglie.  (  M.  os  LA  MONMOYS  ). 

LA  MOTTE  ROULLANT  (le  Seigneitr  de)  Lyonnoîs ,  t 
écrit  les  Facédeux  Devis  des  cent  ic  fix  Nouvelles  nouvelles, 
imprimées  à  Paris  »         p«r  Jean  Réal ,  1 5  50 

*yof,  La  Choix  dv  Maims  ,  &  les  noces  »  m  même  Acdde»  Tom.  U , 
«41*  144. 

MUSiSUS  >.  L'Hiftoîre  deLéander  &  Héro ,  écrite  en  Greç 
par  Mufsus  %  ancien  Poète,  &  tndoiceen  rime  Françoiiê  par 
Clément  Marot. 

'  Il  ne  nom  refte  rien  de  T  Ancien  Mvsis ,  Poële  Grec  des  rcmps  Hcroï' 
qiies  ,  &  que  l'on  croit  antérieur  de  beaucoup  i  Hcfiode  &  à  Homère.  Jules 
Célàt  Scaligec ,  qui  lui  a  amibué  le  Pocme  Grec  de  Lcandrc  &  Héro  ,  s'eft 
tfom^  j  ifeft  un  Auteur  Anonyme ,  que  rem  ctok  «voir  véoi  dans  le 
qaatnème  lîÂde^  (  M.  01 1 a  Mommoys  )> 

*  On  peut  voir  dans  Fabrîcius  (  Biblioth.  Grecq.  Totn.  I ,  p^.  lOt  &  fniv.) 
les  titres  de  divers  Ouvrages  de  ccr  ajicien  Ecrivain,  qui  tons  onr  pcn.  On 
trouvera ,  au  même  endroit» ce  que  Içs  Savans  ont  penfé  du  Pocme  de  Léandr^ 
é  Héro  ^  &  de  Ibtt  Auteui.  Nous  avons  de  Paul  Scatnm ,  mort  le  14  OÔsOf 
bce  1660  y  une  Ode  buderque  ,  in^mée  fous  le  t|ae  de  Limén  &  Hùù^ 

BxBLioT.  Fr AH.  rojne  V*  Dv  Vs&d.  Tom  ///•  L 


8t     M  U  s  MUS 

parmi  Tes  (Suvres  po(Uuil»es ,  i  I^UÙ  i^S.  Il  J  a  BOmbiC  d'endtoilS 

uU'Shà£utt,  eau'anuef ,  celui-d  : 

Trots  fois  envain  elle  fooffla 
Pour  rendre  vie  i  fa  chnnjcllc; 
Mus  Htîo  Q  ccoïc  plus  puccUc  ; 
Il  le  £rac  étic  pour  cdâ. 

MUSICIENS.  Pour  la  recommandation  de  la  Mufique  &  de 
fes  Profefïcurs,  je  tranicrirai  ici  une  partie  de  laPitiface.  au  Roi 
Henri  II,  ^ue  Picrie  de  Ronfard  a  mife  au  dcvanc  du  mélange 
de  Chanions,  tant  des  vieux  Aoteuts  que  modernes  ^  imprimées 
à  Paris ,  par  Adrian  lé  Roy.  [Tout  atnû      par  la  Pierre  de- 
Touche  y  on  éprouve  Tor  s*il  eft  bon  ou  mauvais;  «nfi  les  anciens 
éprouvoient  par  la  mufique  les  efprits  de  ceux  qui  font  gêné* 
Yeux ,  magnanimes ,  &  non  fervoyant  de  leur  première  e&nce, 
&  de  ceux  qui  font  engourdis  »  pareflèux  &  ab&tardis  en  ce  corps 
mortel ,  ne  fe  fouvcnant  de  la  célefle  harmonie  du  ciel ,  non 
plus  qu'aux  Compagnons  d'Ulyiîe,  d'avoir  été  hommes  ,  après 
que  Circe  les  eut  transformés  en  pourceaux.  Car  celui  lequel 
oyant  un  doux  accord  d*inftrumens  ,  ou  la  douceur  de  1 1  voix 
naturelle,  ne  s'en  réjouit  point ,  ne  s'en  émeut  point,  &  de  tête 
çn  pieds  n*en  treifauc  point ,  comme  doucement  ravi ,  &  (i  ne 
lait  comment  dérobé  hors  de  (bi^cVH  ligne  qu'il  a  Tame  tortue, 
vicieuiè  êt  dépravée,  &  duquel  il  ft  Aut  donner  garde»  comme 
de  celui  qui  n'ieft  point  heureu&ment  né.  Comment  pourroit-bn 
accorder  avec  un  homme, qui, de  Ton  naturel,  hait  les  accords? 
Celui  n*eft  digne  de  voir  la.douce  lumière  du  Soleil ,  qui  ne  hit 
honneur  à  la  mufique ,  comme  petite  partie  de  celle»  qui  (i  har- 
monieufcment  (comme  dit  Platon)  agite  tout  ce  grand  Univers. 
Au  contraire  celui  qui  lui  porte  honneur ,  efl  ordinairement 
honune  de  bien  ;  il  a  l'amc  famé  &  gaillarde ,  &  de  fon  naturel 
aîmc  les  chofes  hautes  ,  la  philofbphie  ,  le  maniement  des  affai-. 
xcs  politiques  ,  le  travail  des  guerres  ,  &  bref  tous  offices 
honorables;  il  fait  toujours  paxoître  les  étincelles  de  fa  vertu. 
Or  de  déclarer  ici  que  c'eft  que  muûque ,  fi  elle  eft  phts  gou- 


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MUS  M  U  S  S; 

vernée  de  iiireur  que  d*art ,  de  Tes  çoncens ,  de  iès  tons,  modu- 
lacions,  voix,  intervalles,  fons,  fyftemates  &  commutations: 
de  fa  divifion  en  En armonique, laquelle,  pour  fa  dîfîiculté,ne  fut 
jamais  parfaitement  en  ufage:  en  Chromatique  ,  laquelle,  pour 
la  lafciveté  ,  fut  par  les  anciens  bannie  des  Républiques  :  en 
Diatonique,  laquelle  comme  Li  pîub  approchante  de  la  mélodie 
de  ce  grand  Univers  ,  fut  de  tous  approuvée.  De  parler  de  U 
Phrygienne^  Dorienne,  Lydienne, &  comme  quelques  peuples 
de  Grèce,  animés  d'Juumoaie ,  aUoient  coiuageufement  à  la 
guerre:,  &  comme  Agamemnon  allaoe  à  Troyes ,  laillSi  à  &  mln->- 
fbn  y  tout  eiprès ,  je  ne  ùàs  quel  Muficien  Dorien ,  lequel  par  la 
vertu  du  pied  AnapefUy  modéroit  leselïrenées  pafTîons  amoureu- 
fesde  fa  femme  Clycemnellre,  de  Tamour  de  laquelle  Aegille  en^ 
flammé,  ne  pue  jamais  avoir  jouifTance ,  que  premièrement  il 
n'eût  fait  mourir  méchamment  le  Mtifîcien.  De  vouloir  encore 
déduire  comment  toutes  chofes  font  compofées  d'accords  ,  de 
mefures  &  de  proportions ,  tant  au  ciel  ,  en  la  mer,  qu'en  la 
terre;  de  vouloir  difcourir  davantage,  comme  les  plus  fignalcs 
perfonnages  des  (iécles  pafTcs  fc  font  curicufemcnt  lentis  épris 
des  ardeurs  de  la  mufique ,  tant  Monarques ,  Princes  ,  Philoib» 
phcs  &  Capitaines  de  renom  ;  je  n^aurois  jamais  fut,  d*aucahc 
que  la  mufiquea  toujours  été  le  fi^e  &  la  marque  de  ceux  qui 
(t  Ibnt  niontrés'  vertueux  ,  &  véritablement  nâ  pour  ne  iêntir 
rien  du  vulgaire.  Je  réciterai  ioilement  que  les  plus  magnanimes 
Rots  faifoient  anciennement  nourrir  leurs  enfans  en  la  mai(bn 
des  Muficiens;  comme  Peleus,  qui  envoya  fon  Hls  Achille  ,  & 
Aefon  fon  fils  Jafon  ,  dedans  l'Antre  vénérable  du  Centaure 
Chyron  ,  pour  être  inllruits  tant  aux  armes,  qu'en  Ja  médecine 
«k  en  l*ârt  de  mufique.  J'ajouterai  aux  divines  fureurs  de  mufi- 
que,  celles  de  poëfie  &  de  peinture  ,  defquelles  accompagnant 
la  muûque  ,  comme  je  mets  en  cette  Bibliothèque  les  Poètes  , 
auffi  n*y  veux-je  oublier  les  Muficiens  qui  ont  orné  la  France  de 
leurs  comportions  j  entre  lélqads  le  ibnt  élevés,  depuis  fis  ou 
rept-vÎDg;c  ans ,  Jolquin  des  Prest,  Hennuyer  de  nation  &  fb  dt£> 

Lij 


84         M  M 

dples  Mouton  j  Vaillard,  RichafFore  &  autres.  £c  fi  ]\  on  y  en 
trouve  quelques-uns  défignés,  par  nom  &  furnom,  félon  l'ordre  de 

l'Alphabet ,  &  que  tous  n*y  ayenc  été  mis ,  pour  n'avoir  fu  leurs 
noms  propres  ;  tous  les  autres  qui  font  venus  a  ma  connoillance 
feront  inférés ,  en  cet  endroit ,  par  leurs  furnoms  feulement. 
Ahran  ;  ALiirc  ;  Arcadcît  ;  d'Auxerre  ;  du  Bard  ;  Baftard ;  de 
Bcaulicu  i  Belin  i  Bi^nediclus  ;  Bertrand  j  le  Blanc  f  Boivin^ 
Bonard  ;  Boni  Bonvoijîn  ;  des  Bordes  ;  Bourgeois  ,•  Bourgui* 
gnon  f  Briaut }  Brion  U  Brun  $  de  BuJJi  ;  Cants  ;  Cadtûc  $ 
Capeik  Cafn  ;  Carillon  $  Cenon  $  CkevaUer  ;  Clûudin$ 
Clemens-non-papa  ;  Ciercau  j  Colin  $  Stverin  Cornu;  Cofid^g 
Courtois;  dt  Courville;  Cre^juillon;  Cyron;  Dambert;  Droityn; 
Ebran}  Entraigues ;  Fabrice  ;  de  la  Font;  Fore^er\  FomtOUtn^ 
Frefheau'j  Gardanne'y  Garnier\le  Gendre  \  Gentian\  Gervaife\ 
Godard \  Gombert'y  Gorlier  ;  GoJfe\  Goudeaul]  Goudimel  ;  ~îa 
Crotte  i  Grou^y  ;  Guillaud  ;  Guy  on  ;  Hawille  ;  Herijfant\ 
VHcr'itier-j  Hesdln  \  Hcurteur\  V HmlLur;  Jacot'in',James\Jaquet\ 
Petit  Jean  j  Jennecjuin  ;  Jojfelme  ;  Jofquin  \  Le/chenet  ;  Lejîoquart'^ 
Lupi\  Maillard  l'ont  Je  àL  le  neveu  j  Maille^  Maletty  \  Manchin» 
çourt\  Marcade;  Marehaai\  Marckandii.de  Mark Manm% 
Meigret;  Mittot\  MMttantier\  Mithou;  la  MauHei  U  Moinei  de 
Monte  ;  Morel  ;  Momahle  ;  Morpain  ;  Moulu  ;  Moutan  ;  du 
Muys\  Nicolas  \  Olivier  y  Orlando'j  Pagmer;FaJereau'y  Peleder^ 
Penet,  Phinot  ;  Pltjfon  ;  Poilhot  ;  de  Porta  ;  Puy  j  U  Kat\  Re^  « 
gnard ;  Règnes  \  RenvoiJt\  Richaffort\  Rogier\  Romain;  Roqudayy 
Rare  ;  Rovincc;  Roujfel;  la  Rue;  Sandrin;  Sanferre  ;  Santerre; 
Simon;  Sohier;  Strige  ;  Tijjîer  \  du  Tertre;  Tofteau  ;  Vajfal; 
Verdelot;del'iila;  l^illa;  milr.rd-  îf^auquel;ff^ildre;U^Ifran: 
Tous  lefquels  Muficiens  fusnommés  ,  ont  mis  pluGeurs  Epi- 
grammes,  &  Chanfons  FrançoifcSj  en  mufique,  imprimées  tant  à 
Paris  qu'à  Lyon  ,  par  Pierre  Attaignant ,  Nicoias  du  Chemin , 
Adrian  le  Roy ,  Jaques  Moderne ,  Jean  de  Tournes  autres. 

M.  BRETAIGNE,  Lieutenant  Général  en  la  Chancellerie, 
U  Vicfg  de  ia  ville  &  cité  d'Autun  ,  a  prononcé,  puis  mis  par 


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M*  M  8y 

écrit,  h  Harangue  du  tiers  État  de  France,  à  la  Majefté  du  Roi, 
en  l'alicmbléc  des  États  tenus  a  S.  (ierraain  en  Laye  ,  le  ij 
d'Août  1561  ;  imprimée  à  Paris  audic  an. 

M.  DE  LA  FAYE  a  écrit  Traire  &  Remontrance  contre 
l'yvrognerie  &  excès  au  boire  ,  imprimé  à  la  Rochelle,  in-g**. 
par  Pierre  Haultin  ,  i  sHo.  Préface  fur  le  Traité  des  (candaleft 
qu'a  écrit  Maître  Jean  Calvin. 

M.  DE  LA  SERRE  *.  Combien  que  celui  qui  traite  quelque 
fcicnce  ,  peut  blâmer  l'impiété  des  méchaiis  avec  acerbité  de 
paroles  ,  &  l'erreur  de  ceux  qui  ont  failli ,  avec  telle  modeftie 
qui  e(l  requifè  aux  hommes  de  Lettres ,  fi  eft-ce  que  c*eft  chofe 
de  mauvais  &  pernicieux  exemple  ,  de  blâmer  Phonneur  des 
Gens  doéles  ,  fous  ombre  de  ijucl^ue  faute,  &c  les  charger  de 
paroles  contumélieufes,  à  la  forme  des  Pédantes  ,  pour  loyer  & 
îalaire  de  leur  travail  £0  quoi  la  République  a  notable  intérêt, 
&  beaucoup  plus  fi  on  vient  attenter  à  l'honneur  par  libelles 
diffamsitoires  ;  comme  a  hit  un  fiirnommé  de  la  Serre.  Peit 
auparavant,  deux  calomniateurs  qui  ne  ceflbient  d'abboyer  pu- 
bliquement contre  les  fix  Livres  de  la  République  de  Jean 
Bodin  ,  avoicnt  été  pardevant  le  Roi ,  pour  la  faire  défendre. 
Le  Roi  îeiir  fit  dire  par  le  Seigneur  d'Oron ,  Anagnorte  (ou 
Le6lei:r  )  Royal ,  qui  avoit  lu  la  République  de  Bodin  ,  que  s'ils 
avoient  quelque  chofè  a  dire  contre  lui ,  ils  le  couchafTènt  par 
écrit,  pour  en  faire  jugement.  Au  lieu  de  ce  faire,  après  cetui-ci 
qui  fe  fait  appeler  le  dcur  de  la  Serre ,  iit  imprimer  un  petit 
Livre  ,  qu*il  dédia  au  Roi ,  intitulé  Remontrance  au  Roi ,  fur 
les  pernicieux  Diicours  contenus  au  Livre  de  la  République  de 
Bodin  ;  imprimée  à  Paris ,  În-S».  par  Federic  More! ,  1 579.  Le 
Roi  fayant  lu  ,  &  connoiffimt  les  calomnies  fi  grofiières ,  qu'on 
y  voit  le  jour  au  travers  ;  il  manda  au  Lieutenant  civil ,  que  la 
Serre  fut  mis  en  prifbn ,  &  figna  le  décret  de  fil  main  ,  avec 
défenfes  à  l'Imprimeur ,  fur  la  vie»  d'expoTer  en  vente  ce  Livret, 
auquel  fiodin  n'a  voulu  répondre  ;  comme. anfii  jamais  ho«ime 


de  fain  jugement  n'en  a  fait  ni  m\fe  ni  recepte ,  finon  pour  un 
libelle  plein  d'extrême  ignorance  &  médifance  ,  fans  rime  ni 
railon  quelconque.  Hcrpin  m  Jon  Apologie  pour  la  Kcpubliquc 
de  Bodin ,  contre  Ogier  Ferricr. 


*  Voy.  La  Croix  DU  MAiMB,&l«sjtio(es  )  au  mot  Michel  os  la  Scans, 
Tom.  II,  pag.       S)C  im. 

M.  DE  SILA.  Le  Chemin  de  vertu  ,  enieigné  par  Ifocrates, 
Orateur  &  Philofophe ,  au  Seigneur,  Dcmonique  fon  ami  ;  mis 
en  rirne  par  M.dcSila,  félon  la  Traducflion  qu'en  a  faite  de  Grec 
cnprofe  Françoilc,  Loys  leRoyi  imprimé  àXoIofc,  in-i6,  par 
GttyonBoudevilIe^  1515- 

M.  F.  CH.  Petit  Formulaire  d'Oraifons,  avec  une  Paraphrafè 

&  Sommaire  de  l'Oraifon  Dominicale  ;  le?  fept  Pfalmes  Péni- 
tentiaux  &  cinquante-deux  Oraifon'?  de  ITgHlI:  ,  (èlon  l'ordre; 
des  cinquante-deux  Dimanches:  plus  quelques  autres  Prières  & 
lullrudions  fort  nécefTaires  à  tous  Chrétiens  ,  par  M.  F.  CH, 
imprimé  à  Paris,  in-iG.  par  Jean  de  Heuque ville ,  i  ^76.  •> 

..  M  R«  B.  a  écrie  en  rime ,  la  Source  des  Guerres  U  le  moym 
pour  acquérir  k  pais ,  où  il  efl:  ditr 


\ 


il 


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M  M  S7 

LIVRES  D'AUTEURS  INCERTAINS. 
Le  Roman  de  MABRIAN  ». 

'  Parru  ,  dans  Tes  Remarquer  fur  celles  <Je  Vaugelas  ,  n®.  35,  cite  U 
Chronique  de  Mabryan ,  où  il  eft  die  que  nul  ne  fut  fi  hardi  de  prendre  la 
vaUlaaet  itm  9ttr\fis  »  pont  dire  Ul  vaUur,  Ce  Roman  »  nadoir  oe  langage 
plus  andm  »  tut  impiinié  l'an  1 51 5»  à  Puis ,  in^foL  (M.  la  &▲  Momvoyb ). 

Lft  grande  Dance  MACABRE  des  hommes  &  femmes ,  o& 
cft  démontré  tous  humains  de  tons  étacs  être  du  hranfle  de  Ja 
more;  imprimée  3k  Lyon ,  in-^*,  par  Olivier  AmouUety  ûns  date, 
&  à  Paris,  tJi-i^.  par  Eftienne  GrouUeau  *. 

41  Voy.  au  moc  la  crand  Damci  »  Ton.  III  »  pa^  470  »     U  noie 
en  doime  l'exf^tication. 

La  M  ACAROICÊE  ■  de  S.  D.  T.  imprimée  à  Lyon  » 
par  Jaques  Faute  »  1 5  S  o. 

>  La  Veffîficacion  Macaronique ,  originaire  d'Italie ,  a  été  aîjifi appelé dii 

mor  Maccaroni  ,  forte  de  pâte  trempée  dans  le  bouillon  du  pot  où  la  viande 
a  bouilli  )  parce  que ,  comme  ces  Maccaroni ,  ou  MacMvai ,  fom  un  mets 
fort  grollîer ,  ces  vet>  Macacomques  Ibnt  de  mime  une  efpèce  fon  ^flîèrt 

de  Poc6e.  L'Italien  Macaroni  vient  naturellement  de  /mm^i*  ,  ,  die 
Hcfychius,  Ufiyti  «g  if^rm,  Cibus  ex  jure  &  farinâ.T qo?\\o  Folcngio,  nomme 
communément  Merlin  Cocaie  ,  grand  Ârtifàn  de  ce  genre  de  vers ,  a  ccc  l'in- 
troduâeur  du  mot.  La  facilité  apparente  de  cette  compcfition  a  fait  naître  i 
une  ijifiiiité  de  gens  l'envie  de  s  y  exercer.  Ce  S.  D.  T.  a  été  du  nombre.  Je 
devine  par  unpailagede  Naudc,  pa^.  177  de  fon  M^iwrat  »  que  ces  tcoia 
lettres  9.  D.  T.  rétablies  dans  fenr  ordie  régulier  S.  T.  D.  défignent  Edtunt 
Tabouret ,  de  Dijon  ;  en  Latin ,  Stephanus  Taborotlus  j  'DWicnenfiê  \  mais  il 
faur  prendre  garde  que  l'Edition  ,  qui  doirctre  de  !  ,  efl  nuifPemenr  darce 
<ic  1  5  s )  ^"njps  ;\LiqLiL:l  I  .ibourut  u'dvùu  i.^ac  aois  x.v-,.  l'M.  de  la  Monnove). 

Le  Roman  de  Piiiiippes  de  MADIAN ^  autrement  dit»  le 
Chevalier  à  l'Erpervier  blanc. 

LA  MAGNIFICENCE  de  la  fupcrbe& triomphante  Entrée 
de  îa  noble  &  antique  Cité  de  Lyon  ,  faite  an  très-Chrétien  Roi 
de  France  Henri  ii  de  ce  nom  ,  &  à  la  Roine  Catherine ,  fou 
cpoiifc,  le  23  de  Septembre  1548  ;  avec  les  figures  &  pourtraits 
de  rObélir<}ue ,  Pyramide ,  Ar(^$  1  rxomf  haux>  Gaieres,  Bucen- 


taures  ,  Perfpedives ,  Trophées  ,  Portaux ,  Statues  &  autres; 
impnmcc  à  Lyon  ,  in-^'' .  parGoilIâtimcRovilIc,  1549. 

*  Cet  Ouvrage  a  été  réimptimc  dans  le  Ccremonial FranfOiâ  deGociçfroy, 
Tom.  I ,  pag.  il ^  8c  Cv&v. 

DES  MALSONS  &  États  des  plus  illuftres  de  U  Chrétienté  ; 
Livre  premier  ;  imprimé  à  Paris  ,  m-4°.  par  Jean  Longis, 

Les  Regrets  &  Peines  des  MALADVISÉS ,  compofes  pat 
d*AndouilIe;  imprimes  à  Lyon  ,  in-i6.  par  Olivier  Arnouflct. 

Narration  de  ce  qui  s'elt  traite  avec  ceux  dcMALINES, 
tant  par  écrit  que  verbalement,  de  la  part  de  rArcluducMathias, 
Gouverneur  Général  du  Pays-basi  eaiemble  de  ceux  de  k  ville 
d'Anvers  ;  imprimée  par  Chriftophle  Plantin,  i^€o. 

LE  MANDKMjÇNT  dç  Jefus-Chrift  à  tous  Fidçles  Chré- 
tiens. Cenfuré. 

LE  MANTEAU  mal  taillé.  Conte  très-plaifant  ;  imprimé  à 
Lyon,  par  François  Didier. 

LE  MANUEL  des  Dames,  qui  parle  de  l'Ame  dévotci  im- 
primé à  Paris,  ï/î-4*,  par  Michel  le  Noir,  fans  date. 

LE  MANUEL  des  Curés  &  Vicaires  de  l'Églife  Romaine; 
'   avec  certain  Commentaire  ;  imprimé  à  Lyon ,  iw-S".  par  CUude 
Ravotj  1)64.  Calv'tniqut*. 

.  ^  Ct  ôtte.a  été  donné  par  une  aUofionCoaûque  au  Manipulus  Curatorum, 
MANUEL  de  Prières  dévotes  »  fecucillies  de  divers  Opuf- 
cules  9  &  imprimées  par  le  commandement  de  la  Roine  de 
Navarre  \  imprimé  à  Bourdeaux ,  ûi*i  ».  par  Simon  Millanges, 
1584. 

LA  MAPPE-MONDE  décrite  en  rime ,  imprimée  par  Jean 
Xreperel,  iàns  date  *. 

*  L'Auteur  eft  GAutrisa ,  deMecs. Vojr.  po  Cahgi  «  JaiUt  ^Aiit€ia*t 

™  Hîftoirç 


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M  M 

Hinioire  de  h  MAPPE-MOKDE  »  jpapiftiqoe  ,  ta  JaqueUe 
e(l  déclaré  tout  ce  qui  e(l  contenu  &  pouitrait  en  h  grand» 
Table  ou  Carte  de  laMappe-monde  \  compofée  pa  rM.  Frangi- 
delphe;  imprimée  en  la  ville  de  Lucellouvelle ,  (il entend 
Genève  >  par  Briûud  Chaiiè-diables»  1^67*  Calvmiçuç, 

Traité  iinguUer  dévot  &  faktaire,  inciculé  la  MARCHAN* 
DISE  rpirkuelte ,  diftîngiié  en  fqptRraions  fpmtuèlies ,  félon 
les  fepc  jours  de  la  lèmaide  ;  imprime  à  Lyon ,  par  Olivier 
.  Amouilet. 

•   Le  Livre  des  MARCHANDS.  a;:>rc'.  ■         ■  ' 

La  Règle  des  MARCHANDS  &  autres  Êfnr«; ,  touchant  les 
Ventes  &  Achapcs  des  marchandifes  ,  conventions ,  obliga- 
tions, prêts,  rentes,  ufures  ,  intérêts  &  autres  trafiques  qu  on 
peut  avoir  l'un  avec  l'autre  ;  où  font  traitées  plufieurs  belles 
qudlions  extraites  de  la  Somme  des  ConTeireurs ,  &  compilées 
par  un  dévot  Religieux  de  la  cité  deXouIoufej  imprimée  à 
Pariff>  m- lé.  par  Jean  André,  155a  ' 

La  Vie  de  fainte  iMARGUERITH ,  Vierge  &  Martyre ,  fille 
de  Théodofien  ,  à  quarante-quatre  Perfonnages  ;  imprimée  k 
Paris  ^  par  Alain  Lotrian,  ^ 

Les  MARGUERITES  du  nouveau  Tcftament ,  contenant 
Commandemens ,  Ënfeignemens  &  Police  ;  impcimiéef  à  Lyon  ^ 
iin-i  6.  par  Jean  Didier,  1 54^.: 

Traité  delà  Oifiblocion  du  MARIAGE^ par Timpuiffance & 
froideur  de  Thomme  ou  de  la  femme  t  Auteur  nn  Confeiller  du 
Parlement  de  Parts  ^  imprimé  par  Mamerc  Patiffi>n  »  in  -  8% 

'  Antoine  Hotmail,  Avocat  da  Roi  pendant  la  I.%uie,  8c  frère  du  oélèbié  ; 
Jurifconfulte  François  Horman ,  ne  voulant  pas  dabord  t-ne  connu  poèr 
Auteur  de  ce  Traité ,  fit  meuie  au  titre  que  c  étoit  l'Ouvrage  d  un  Coufeiller 
an  Pademenr  déMs.  Ce  Tiaké  ,  divifé  en  deux  Purfès',  a  été  depuis  im- 

BiBUOT.  Feajt.  Tome.  F.  Du  Vxed.  Tome  m*  M 


pcimé  parmi  les  Opufcules  Honnaiw  >  oû  il  Te  troure  fous  le  nom  dV^- 
roine  ;  5c  c'c-ft  des  hx  ou  fcpt  derniers  feuillets  de  la  première  Parriç  <ju*a  ççc 
Copie  l'Extrait  tjue  donne  ici  du  Verdier     (M.  de  la  Monnoye).  ' 

*  M.  Iq  Prcfid?nt  Bpulner  en  a  donuc,  en  ,  une  DilTcrtation  fotc 
tiurkiird  ,  t>ù  il  garde  ['incognito  ,  6c  qu'il  Ûippoli'ayoit  ct*à  imfripjce  3l 
Luxembo|wg^,-m-Jft^dh«çV?uidfBlàtii^  .':'  .*.)     ..l.:  i  v  ;   i>v.  f  > 

 Sur  la  fin  dudit  Traité,^  ,  

r  ReAe  à  CQnOiicrer  ,  en  uoiûcœe  lifiiwconiine  \'<xï  do^  procéder  4  rinqui" 

m'Ia  couunon ,  &  Vt«  in  fraudent  coi^eaiiw partes,  cap,  fi,  ét  frigid.  &  mal^». 
Et,  comme  il  a  ctc  dit  ci-deirus ,  il  faut  commencer  i  la  vidtation  de  Tbommev 
car,  il  l'on  rapporte  ^ue  U$  dçux  cctnpm$.<dp  fa  v^Uf'Ui^aienp  écéàtés  ,  ie 
procès  eft  cont  inftniic ,  fie'M  mft^  ^à*i^nâÀia  lenoence  pouir  diflbadre  \» 
ipariage.  Mais  il  fauc  pffjw4^  garde  àr^O^ft^il^^vi^f  f^ièce  eft  de  Hof- 
rieiihs ,  à  favoir  qu'il  n'y  ait  que  des  hommes  experts  ,  &  non  pas  des  femmes. 
AulU  ne  s'eil-il  jamais  lu  qu'à  b  yiiitaiion  d'uti  homme  ,  aient  été  adniifes 

do  notce  tçmps ,  afi^te  ,  f  'ur^rant  d'être  yi^  pai;  d$sobt(lçrrices^  que  nous 
appelons  vulgairement  Icmm  :'s.  D'autant  qu'encore  qu'à  cette  première 
vi/itaîion,  étaat  jugé  par  ies  Mcdccnis  »S:  Chirurgiens  entier,  bien  aifpofc  ts: 
bien  accompli 'de  tous  les  membres  ,  hormis  d'un  témoin  cpii  n'apparoijfoit;^ 
point ,  &  par  la  privarion  duquel  ,  en  tous  cas  ,  ils  difoient  qu'il  ne  lairteroic 
pas  d'être  puillant  ;  toutek)is  le  rapport  des  Sages-fenjuics  imprima  une  n\au- 
mirè  çpSMloii  de  lui  par-tout',  i  caafe  qu'elles  voulurent  faire  les  expertes  en 
telle.nKid^rpt.iCn  laqu^^^)^^^  SfiQ.inftruitQS  ,  &  difcoururenc 

lîir  la  longueur  ,  ^rofteur  ,  rondeur  ,  &  telles  autres  impertinentes  circonf- 
-tanccs  de  la  verge  ,  jufqu  a  ce  que  l'une  s'avança  de  parler  de  capacitatt  fora- 
mi^.  A  &  de.prdoutiç encore  que  les  Médecifts  Se  Chirargiens  n'y  euflènt  ea 
aucun  cgarxi,  ';fachant  coînbion  cettp  partie  change  de  formes  ,  félon  les^ 
occnrrétiiYes  "occafionst  d'/Vi/c'  mih't  ^  non  ejl  menti  la  aunJ  digirus.  I.a  fcconde. 
conftdération,  qui  doit  ccro  en  la  vifitatiou  de  l'iiomme ,  ell  de  fuppher  le^  . 
Jttj^e  d'inJljQiire  Iç;^  Médeçins  ^,ÇJi|rucgieps  decedonc,l|s  qnt  â  iaire  np» 
pbrC'viounnâiiè  qu'ils  lie  doivent  oiiBe^flèt  les  œnfidcTatioiis  que  les  Saints 
Çonons  oiit  requis  :  l  favoir,  de  rapporter,  (î,  en  lui, ils  comioiiîonr  y  avoirî 
incilion  &  privation  de  ce  qui  elV  nccellàice  pour  rendra  un  honinie  puilfantSi 
puis ,  slTs  connoiilenc  qu  11  n  y  aie  eu  aucune  incinon ,  ni  aurce  pnvanpadel-, 
dites  parties,  ils  peuvent,  par  quelque  moyen  que  leur  art  leur  peut  apprendre» 
vois  fî  1,1  verge  peutavpir  qi^elque  forçe ,  &  que  de  fiii  elle  fc  dri'ffe  ,  foit  que 
les  tçiubnis  apparoiirent  ,  foif  qu'ils,  fpicnt  catlus,  pour  en, faite  leuf.  rapjf^ 
ppfcc ,  à  celle  fin.qtie  lé  J^ge  puifte'  juger  ,  ou  la  puiflàiKe  j.qti  faioô  jf,  aaca» 

il     ,1'.»  iî'u".  .(  .îl..i     Jv  .  .  X         V  j..'  i'' 


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M  M  91 

habitarion  ,  faire  plus  ample  inquindon,  parla  villcanoii  de  la  femme ,  aind 
que  nous  dirons  ^unt6c.  Mais,  pendant  ce  ditfjreivl,  afin  qu'il  n'y  ait  de 
force  iSc  févitie  contre  la  femme  ,  elle  Joie  erre  fe  iucilrcc.  cap.  Cùm  hcumde 
fponJahb.yoïK  mcme  mife, par  Drovidon,  en  un  monallcre,  fi  elle  déclare 
«voir  fait  yoett  <le  s'y  rendre ,  en  fe  féparanc.  cap,  Caufam  de  probût.  Et  ne  doi(. 
êcct  avec  le  mari ,  puifqu  il  n'appert  pas  qu'il  ait  pris  poilèllion  d'elle,  cap. 
Ex  parte  de  rejlitut.  fpol.  Cnr  les  Chapirrcs  Fx  tranfmijjli.  luccras.  5c  ,  Ex 
tonqueflionc  eod^m  tiiul,  qui  veuleut  que  pendmtc  qusjlianc  Juper Jhitii  marri^ 
momi  refiituâtMr  maUer  tmrito  j  a'ententient  ^  cognita  juerit.  cap.  Caufm^ 
au*  de  nopr.  PoÊior,  cap.  Cai^m»4».pr(Àai*  Doncqties  la  fèmmç  ,  étant  ainfi 
Icparce ,  peut ,  par  la  vifjration  de  Ton  mari ,  faire  diligence  de  prouver  fon 
tmi^uUËuice,  iinou  elle  lui  doit  erre  rendue,  pour  être  trois  ans  avec  lui,  if 
ce  ii*eft  qv'^e  y  ait  déjà  été  ;  car ,  les  trois  ans  écoulés ,  elle  eft  recevable  1 
dire  que ,  par  la  preuve  de  fa  virginité  ,  Il  y  a  preuve  fuiKfante  de  l'impuifr 
fance  de  fon  mari  ,  &  ell  ce  que  l'on  a  nommé  juftm  j^dlclum  ,  n'cMiit 
railoiuiabic  ce  qu'aucuns  maris  ont  voulu  foutemr  ,  qu'ils  doivciu  ccie 
crus  ,  puifque  la  règle  de  Jitftioe  eft  ,  que  perfonne  ne  doit  ftire  juge 
en  fi  c  uifc.  Ainfi  fe  doit  entendre  le  Canon  du  Concile  de  Compiégne, 
In  ver'uau  vin  confifiat  ,  quia  v'ir  caput  eji  multeris.  can.  Si  quis  acceperit.  j^^ 
quétji.  i.  Et  en  U  nouvelle  conftitution  de  Juftinian  XXU  :  Ille  verb  quia  pro 
veritate  ^vir-,  Mn  «ifimiat.  «  A«  Sm  ««w  dAv^t/Mc  iririnf  «  ^kmwi ,  ^ed-à-dire  , 
qu'il  faut  que  l'homme  i^remièrement  falfe  paroîrre  que  pour  vrai  il  efl 
nomme ,  auparavant  que  l'on  reçoive  la  femme  i  fcs  preuves  contraires. 
Voire  même  die  le  Pape  Honortns  III ,  cap.  Caufam  de  prtAat*  Sequcpati 
muliere  ^  receptufi  /tau  JuMees  non Jh/àm  pwhaùones  viri  j  quas  induetre  MK- 
iuerit  contra  mulieres  illas  ,qui  ad  invefligaada  Jîgna  virginitatls  ex  parte puellà 
picrint  introduSÂ  ,  veràm  etiam  prokationcs.aiias  hoc  negotium  cçntingeatei  » 
^las  pars  utraUbet  éaxerit  /7ro(/«c<iiàbl'«;Coininie  quand  ^  mari  veut  prouver 
•voir  connu  autres  femmes,  qid  eft  un  «igumeni  de  puifTànce  approuva 
cap,  fi.  de  frigid  &  malef.  Sc  telles  autres  preuves,  doivent  fervii  à  1  nomme 
auparavant  celles  que  i  on  peut  tirer  de  la  viiîtation  de  la  femme ,  d'autant 
qu'elle  eft  bien  (orc  iacertùnb  8è  fit|ectei  Ulofieilii.  Toueéfôis,  à  rexcrémité., 
la  femme  eft  reçue  à  fe  faire  vifiter ,  pour  fe  prouver  vierge.  Anciennement 
on  n'arlmertoit  à  relie  vifîmrion  que  les  Matrone*;  ;  atijoLud'luii  l'on  y  admet 
(des  Mcdecins  Sc  Chicuigicns,  parte  que  les  obftciticcs  d  aujouid  hui  ne  fonç 
pas  inftruites  en  l'AÉtatomie,  oomme  elles  étoient  anciennement.  Et  de  £iit  » 
nou',  lif  n  ;  qu'elles  dévoient  bien  apprendre  leur  art ,  ou  aurr:ni:nr  qu'elles 
feroient  punilfables  de  leur  ignorani^e.  /.  Item  fi  ohjletrix.  Ad  kg.  Aauil.  Et 
la  pudeur,  qui  eft  naturellement  aux  femmes,  a  été  caufe  de  faife  t^lle  iiif- 
tciiâionà  certaines  fenotrlrles,  dont  on  recire  une  loi  d'Athàie^  y  patee  4)iie» 
fans  cette  permiûîon  d'y  avoir  desMédecines,lesfemmes  felalfToient  mourir, 
quand  il  leur  advenoir  quelque  maladie  ès  parties  hohteuies.  Et  à  Rome  « 
«Uei  avoieot  autnricé  ,  taxe  ^  ialaixe.  de  leur»  vacatioas^  /.    de  ext^Mfdùh 

JVÎij 


"1 


94         M  M 

en  cerri^  qsîc filon  ,  .vj  c.jp.  fraternhjtls.  de  fn^ld.  &  rr.jfcf.  &  certainement  \x 
ieule  uitpcChoii  *\:  rhomine  y  doit  futfire  5  mais  lui ,  tu  aucccs  qui  aient  ccé 
long-temps  après  lui  »  ne  fe  Toatairirét  de  ce  congres.  Il  y  eut  (ce  ilir  Lucun) 
un  Philofo^he  ,  qui,  iroyanc  tons  fes  compagnons ,  eonpftchcs  pour  {ugcr  fi 
Biqoas  étoit  homme,  ou  non,  &  s'il  devoir  ctrc  reçn  au  nombre  des  Phi- 
iolophes ,  mit  en  avant  cette  forme  de  congrès  ,  pour  lavoir  11  fur  le  champ  U 
pouvoic  faire  preuve  de  Vhat  de  fa  perfbniie.  Mais  ee  moyen  fat  tcouve  fi 
ord  &  fale ,  ic  C\  indigne  de  l'honnctetc  publique  ,  qu'il  fut  re|ecc.  Ec  elt 
depuis  peu  de  rein»-",  <^ne  ce  movcn  a  été  pratiqué,  dont  le  commencement 

S eue  avoir  été  pai  i  uttie  de  ^quelque  impudent  «S:  ùeshonté,  lequel ,  accufé 
'tmpaiflànce  par  fa  lémtne,  s'eft  vanté  de  faire  preuve  de  ik.valear,  ei| 
préfence  dépens  à  ce*  connoidànt.  Et  fi  les  Juges  peuvent  par  aventure  avoir 
admis  cette  épreuve ,  tant  par  furprife  y  &  pour  n'y  avoir  bien  prenfé ,  qu'auiE 
parceqae  quelques  fages,au  commencemenr,ne  trouvèrent  pasmauvailecetto 
piaciqoe,  eftimant  par  cette  honte  &  vei^ogne  détourner  les  femmes  de  U 
trop  grande  &:  fréquente  plainte  qu'elles  faifoient  de  leurs  maris;  car  la  loi 
^quelquefois  permet  un  mal ,  ahn  de  remédier  à  un  plus  grand  ,  ainfi  que 
Jioas  voyons  en  Hiiftoir»  que  récite  Atile  Gelle ,  Ëh,  is%  chap.     ,  de  queU 
ques  Blan$  Mil^fiennes  ,  Urquelles ,  par  ftcnéfie  ,  fe  Êitfbienr  volontaîifrk 
ment  mourir.  Et  ne  pîtr-on  jamais  détourner  le  cours  de  cette  maladie,  qui 
s'augmencoic  bien  fort ,  finon  par  une  hoqce  que  l'on  leur  6c ,  ayant  tes 
hommes  ordonné  que  celles  qui  s*étoient  ainh      moartr ,  foflênt  toueei 
nues  portées  pat-tout  »  flç  nprélentées  au  peuple^;  car  le  refte  des  filles  furent 
touchées  de  n  près  au  cœur,  par  la  honte  de  tant  deshonnètes  funérailles , 
qu'elles  reprirent  leur  efpric ,     ne  tombèrent  plus  en  telle  maladie.  Audi 
penfoit-on ,  par  aventure,  qu*ttn fi deshonnhe  congrès  pouitoit  modécer 
plalnrc  îles  femmes ,  lefquelfeî  au  coiitr^iire  (  comme  le  fiecle  eft  malheureux) 
fe  font  par  ce  moyen  f  irritées  ,  «S:  d^s  le  coniiiiencement  de  leur  procès 
reouièrent  elles-mêmes  le  Lun^rcs,  lâchant  coûtes  que  ce  leur  eft  moyen  in» 
diioitable  de  gagner  leur  procès  ;  car  ,  quelque  afiurance  que  tout  homme  fe 
putffè  promettre  (s'il  n'ed  aufîl  brutal  &  impudent  qu'un  chien  \  confelfera 
s'il  veut  à  par  foi ,  &  fans  paillon ,  bien  confidérer  qu'il  n'ett  en  fa  puiflànce 
de  fe  faire  parottre  capble  du  mariage,en  préfence  delà  f uïHcequeron  révère, 
k  la  vue  des  Médecins ,  Chirurgiens  éc  Matrones  que  l'on  craint, avec  une 
femme  que  l'on  tient  po  u  f  1  ennemie,  vu  que  telles  3*flions  d'elles-mcmes" 
requièrent  une  alfurance ,  un  fecrec  &  une  amitié ,  dont  je  pqurrois  amenés 
des  aumsités ,  &  principalemenr  des  Poètes ,  fi  ce  tCèoAx  qu'elles  font  en^ 
ivemèlées  de  chofes  ridicules  &  homeufe»,  derquelles  nous  avons  belôin  4u 
nouspalTer,  tant  parce  q«ie  la  nature  non^  on  apprend  aifez ,  qu'aulTî  parce 
que  cette  a£iire  doit  être  férieufement  traitée ,  &  plutôt  avec  une  compaifioiii 
que  non  pas  avec  une  rtfée ,  pour  K»  moins  par  ceux  qui  veulent  reconnolti»  ' 
que  le  mariage  eft  un  Sacrement,  qui  n*a  fcm  fondement  feulement  fur  les 
loîx  de  nature  »  mais  a  dettes  particularités  feçommandables ,  &  qui  If 


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ifmlmr  tel  8c  C  ùâxit ,  qu'il  ne  dou  ètie  fitcUeiUMt'cUflôiH ,  quelque  che^ê 
^n'aient  voulu  meute  en  avant  ceux  qui  n'ont  qu'une  routine  de  l'otfîclaUtc, 

ou  qui  fe  font  tant  adonné";  \  Li  Phiiofophie  naturelle,  &  ont  fait  fi  grand 
état  du  Droit  civil  des  Romaii;.';  ,  qu'ils  ont  firgligé  les  règles  de  là  Chrc- 
tîencé.  Et  ceminemenc  fi  ces  bons  Doâeors  Ecclcfîaftiques  oiit  abhorré  la 
iimple  vifitation  d'une  feminc  ,  à  plus  forte  rai/ou  nous  devons  détefter  ce 
congrès  ,  vu  (\m  tni mctncnr ,  s'il  fe  faut  ranger  i  la  raifon  narurellc ,  un 
tel  acl«:  rcqiucn  un  cipuc  plus  polc  &  afTuré  qu'il  ne  peut  être  lors.  Tantùm 
oBefi  incifii  cupido  (  ce  dit  Minucius  F<slix  )  ut  tionmJHs  ruhori ji&  niant puiicd 
conjunciio.  La  raifon  eft  fort  bien  c\;.->riincc  par  Arifrore ,  en  fes  Probîénic;  , 
fc':i.  4  ,  chip.  \  mais  encore  mieux  par  S.  Autyiitiii,  au  Xi V*. Livre  de 
1^  Cite  de  Dieu,  chap.  »  quand  il  du  que  telle  aciion  ns  dépend  ni  de 
ootte  efprir  j  ni  de  notre  corps  ;  de  forte  que  les  pMtiesqni  font  dedinées  i 
telî,'  aelijn,  n'obcKrencl  notre  volancc  ,  comme  les  autres  membres.  Et,  pour 
cette  occalîon^  noys  en  avons  honte  ,  parce  que  tblles  parties  non  voluntate  ^ 
fid  libidme  œmmovtntur.  Car  l'homme ,  gouvernant  fes  pieds ,  fes  bras ,  8c 
telles  autres  parties  à  fa  volonté  ,  rendra  toujours  raifon  de  ce  qui  dé|ieiid4e 
lui  ,  de  ce  qu'il  fait;  mais  il  faut  qu'en  cette  feule  aftioii  honreufc  ,  il 
confelîê  totalement  fon  inârmitc  ,  rangeant  &  fon  efprit  ik  ion  corps  à  une 
pdfioD'qui  lui  eft  iocomiue.  Bt  néamnoinfi  noasvofoils  aujourd'hui  que  l'on 
veut  concfaiiidre  on  .homme  d'obéir  à  des  Médecins  »  Chirurgiens  &  MatrcH! 
nés ,  en  une  aâion  qui  ell  hors  de  la  puilfjnce  Se  de  l'efprit  &C  du  corps. 
Encore  ne  veulent  telles  fortes  de  gens  fe  contenter  de  l'cte^on  ,  mais  ils 
Vavancenc  aaflî  de  vouloir  contiolrre  te  faire  rapport  de  la  qnalîté  de  la  fe« 
mence  :  6c  Ci  veulent  qu'en  leur  prcfence  ,  après  une  infinité  de  ccrcmonies 
que  le"?  Juges  obfervenc,  5c  ,  fins  prendre  garde  aux  reproche;  l<  calomnies 
d'une  femme  qu'il  luit  abhorr;^ ,  il  iailè  preuve  de  fa  valeur  lors^  6C 
comme  die  encore  S.  Auguftin ,  u^j  aJ  ktgufmodi  opus  venitur  j  Jurtta  aué* 
nmeur,  arb'uri  rtmoventur yfiUorum  quoque  ipforuaijjî jam  Inde  aliqu'i  naCi  junt, 
prtfcntia  devitatur.  Lib.  2  de  grand  Chrijii  j  6*  pcccaro  origin.  cap.  jj.  Si  l'on 
a  doncqnes  ôtc  les  preuves  qui  fe  faifoienc  ancicnncmcnc  per  crucem  ,  & 
fifùmd  manu  j  per  c&t^wràtor€9  j  noos  efpérons  que  celle  -  ci ,  comme  étant 
contraire  à  la  loi  de  nar-ir-j,  5^'  contre  l'honnêteté  piiblît^iic  ,  fera  refetce  , 
que  les  procès  qui  fe  ptcfenietom  déibrmais  en  telles  matières,  fe  trouve- 
lonc  devoir  être  jugés  lelon  l'ordonnaïKe  de  l'Eglife  ,  fans  y  ajouter ,  ni  fan9 
altéffer  l'inmpséution  des  Canons  èc  des  Décrétais  ,  pour  lefquelles  nous 
avons  éré  contraints  d'aller  plus  avant  rechercher  ce  qu'en  ont  dit  fes  Dofteurs 
J^cdcbaltiques,  que  ce  que  ceux  qui  ont  drelfè  nos  livrçs  de  Droit  Canon  n» 
nous  .V  en  avoient  afleinUé  ;  car  nous  avons  des  manètes  communes  avec  U» 
Théologiens,  &  dcfqueUei  nous  pouvons  avec  eux  concurtemment  difputer« 
Et,  comme  dit  Cicéron  ,  au  fécond  Livre  des  Loix  ,  &  ailleurs,  il  y  a  des 
diffétMids  qui  appartiennent  indiâéremmentauxPondiès  èc  aux  Ma^iflrats^ 
comineJa  police  de  l'JE^Ule  »  e»<e  qa'il  dt^befiwi^r  régler  iM'chouK  tem^ 


9«        M  M 

porelles  »  les  mariages ,  les  funérailles ,  les  teftameas ,  &  celles  autres  chofei  ^ 
^ud  non  tantàm  LegibatvÛÊÊeantur  ,  fed  ctiam  Pomificiètu  curt  junt.  l.  S.  De 
relipof.  !.  j  §.  Dh'us  tamen.  defepulchr.  viol.  l.  Hitrtdxm*mjL4»f«*hmiL 
L  Intejtaco.  §.  Et  divus  Plus,  de  fuis  &  legitn  lurcd.  &€•  J 

La  Vie  des  crois  MAR1£& 

la  Chronique  M  ARTINIENN£  avec  les  Additions  ;  aOàr^ 
voir  de  Meflire  Verneron ,  Chanoine  de  Liège  &  do  Chroni- 
queur Caftel  ;  imprimée  à  Paris ,  in-foL  par  Antoine  Verard  *. 

*  Voy.  La  Choix  du  Maine  ,  &  les  notes ,  à  l'Article  de  Jbah 
MoNTRBVL,  Tom.  1 ,  pag.  5  5  s  Se  556.  Nous  «fouteions  feulemenr  ici  qu'il 

y  eut  une  Tradaâion  Françotfe  de  cette  Ckroniaue  dès  1416  ,  ainfi  qu'on  le 
voit  par  l'Inventaire  des  Livres  cîe  Tetin ,  Duc  de  Berry  ,^ui  eft  à  la  tcte  de 
toirc  de  Charles  VI  ^  par  le  Laboureur.  La  CoUedlton  des  Chroniques 
Martin'unnes ,  publiée  par  Annûjie  V€cud>  eft  me  »  &  à  ce  litre»  eft  lecheichée 
des  Citriem* 

Le  MARTYR  amoaremt,  contenant  les  diverfes  Paflions  U 
angdflb  qu'on  Amant  reçut  pour  A  Dame  ;  le  tout  en  Ballades, 
Rondeaux  ^  EpUres ,  Dîxains ,  Hoitaios  &  antres  efpèces  de  nme  \ 
imprimé  à  Paris  j        par  AUûn  Lotrian,  i^44* 

LE  MARTYROLOGE  des  Samcs,  ôtc  imprimé  à  Paris, 
fans  date. 

.  Le  Livre  des  MARTYRS,  imprimé  à  Genève,  in-fil  par 
Jean  Crefpin.  Ccnfuré  \ 

'Jean  Crefpin ,  favant  homme»  natif  d'Arras ,  s'ctant  retiré  â  Genève  pour 

caiife  de  Religion, y  crablir  tmelmprimerie,  v  iinprimannn  -fculemenrdivers 
Livres  de  la  compofîdou  d'auirui ,  mai^  encore  pluHeurs  de  la  iienue  propre» 
tnn^aiities,  celui  des  Martyrs^  don  t  il  eft  ici  parlé.  Ce  fut  en  Latin  premiètemenc 
qo*il  le  compofa.  Le  doe  de  rEdition  Françoife  qui  en  parut  y  if^-foj-  l'an 
î  570  ,  deux  ans  avant  fa  mort,  porte  que  la  Traduction  en  avoit  été  faite  fat 
le  Latin  de  JeanCrefpio.  Ce  Livre  eft  excrcmement  loué  dans  ie Scaligerana 
fiamda,  «a  mot  Martyrs.  Théodooe  Tronchin ,  pag.  10  de  VOnttf&n  Fih 
t^ht  de  Simon  Goulart ,  dit  :  HiftorU  Martyrum  Primordia  debentur  eximio 
yiro  JoAnni  Crifpino  :  nojïro  Goulartio  debemus  Colofkonem.  Voyez  !e  P.  ix 
J-ONO  ,  n».  i-j6o  6c  176  X  de  fa  Biblioth.  Hifi.  de  Fr.  anc.  Edit.  àc  La  Croix 

dtt  Mains*  an  mot      CiuKrtM»TMii.  I ,  p.  4S  (M.  si  ia  Mommoti). 


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M  M  97 

LeMÂSUËR  en  François    ièlon  la  cottCUTue  dubas&iiaut 

pays  d'Auv«rgnc  ,  &  la  manière  comme  on  affic  rente  audit 
pays  coutumier  ;  &  auffi  les  Ordonnances  Royaux  ,  faites  par 
Jes  Prcfidens  &  Confeillers  tenant  les  grandes  Cours  de  Parle- 
ment ,  en  la  ville  de  Montferrand,  en  l'an  1454  J  imprimé  à 
Paris ,  m-4*'.  fans  date. 

*  Cerce  verfion  de  Mafuer  ,  rapportée  ici  par  du  Verdier  ,  &  datée  de 
i454,cneparoîcpoftérieure,coutau  moins  de  viugc-quatre  ans,à  Mjifuer.Ua 
homme,  qni  nom  a  «bnné  en  François  ,  par  ordre  Alphabctique ,  tes  Fies 
des  JurifconfuUes  ûiseUns  &  modernes ^  imprimées  l'an  1711 ,  à  Paris  ,  in- 4**. 
fair  vivre  Mafuer  vers  l'an  1 5<îo  ,  &:  cite  du  Moulin  ,  qui ,  dans  fon  Confsii 
j  j  y  n**.  1  j  ,  rappelle  amiquus  &  daclus  Praclicus.  Maluer  n'a  gucres  vécu 
aiifdêlâ  de  14)0.  Pâquier^Chap.  ^9  dalX*  Ltv.  de  î^Rechenkesy  le  qualifie 
Avûcat  en  la  Séne'chaujfée  du  Bourbonnais,  Mafuer  peut  en  avoir  fait  la  fonc- 
tion ,  quoiqu'il  n'en  parle  nulle  part  dans  fon  Livre.  L'unique  endroit  où  il 
fe  tait  un  peu  connoure ,  c'eft  à  la  page  1  j  5  des  Editions  de  Paris ,  t  j  4S  & 
1555,      *.  oà ,  au  faf et  d'utie  queftion  qu'il  naaire    cappone  ropinion'  de 
fon  oncle,  .-intrcfois  Doâeur-Régent  à  Orléans ,  &  depuis  Evcque  d'Arras. 
Voici  le  pa/Tage,  très-mal-i- propos  fupprimc  par  le  Traducteur  I-'ontanon  : 
El  idem  tener  quondam  Dominus  &  Pairuus  meus,  Dominus  Petrus  Mafuerii,, 
tariufiue  Juris  Profejjor ,  &  Epifcopus  Attrebater^ ^  in  quâ/lione  ^uam  de 

iyutavit  {  il  faut  lire  dif^utavit  )  publlce  Aurellanls  aclii  Regens,  On  fait  que 
e  ftyle  de  ce  temps-là  ccoit  d'appeler  Dominus  meus  j  le  Doâeur  qu'on  avoir 
eapottr  Régent.  On  fait  aulU  c^ue  ronde  de  Mafuer ,  aptes  avoir  eirfetgné 
le  Droit  pendant  plufîeurs  années  en  l'Univerfité  d'Orléaiu  Al^chidiacre 
de  Cambrai  ,  &  l'an  1 578  Evèque  d'Ârras  ,  où  il  mourut  en  i  î9t ,  d'où  il 
eft  à  préfuraer  que  c'eH;  vers  i373»ouij75>  aue  Ibn  neveu  Mafuer  ,  âgé 
«Tenviron  ifix-huic  00  vingt  ans ,  étoic  ion  Eoouer»  en  Ibite  qu'en  1400 ,  il 
pouvoit  fi»t  bien,  ayant  alors  quarante-cinq  ans,  avoir  compote  ià  Pratique  j 
Se  depuis,ayant  encore  vécu  trente  ans ,  être  mort  l'an  t  43®  ,  en  fafoixante- 
quinzième  année.  Je  ne  vois  donc  pas  fur  quoi  fe  peuvent  fonder  ceux  qui , 
avec  Aforéri,  font  vivre  Mafoer  Tan  1  ^60 ,  fi  ce  n*eft  peat^^ne  Air^leux  cita- 
tions qu'ils  y  ont  trouvées  :  l'une  ,  pag  57  6'Hippolyte  de  Marjîgli\  l'nurrc, 
pae.  84  Nicolas  Boycr ^  rirarions  poflcricures  d'un  (lècle,  &C  vifibleinent 
inlerées  après  coup ,  dans  le  texte ,  par  une  main  étrangère.  (  M.  de  la* 

MONNOTE  y 

MAUGIS  D^AYGREMONT  Roman. 

^  Ce  Roman  ,  que  le  Manufcrit  de  M.  le  Pccfîdeot  Bouhier  donne  au  Roi 
Adenez ,  a  été  depuis  ,  comme  prefque  tons  les  aoixest  mis  en  en  pcofe»  ^ 
fïiifienKS  f«is  tmpiimé.  (  M.  ob  «  a  lAOKHon  ). 

BiBuOT.  Fra».  Tom,  IV,  Do  V«iui.  Totn.  it,  N 


Digm^uu  by  ^OOgle 


98         M  M 

D'an  feul  MÉDIATEUR  &  ÂVocac  encre  Dieu  &  les  bom» 
mes ,  notre  Seigneur  Jefus-Chrift  ;  imprimé  à  Genire. 

Les  anciens  &  renommés  Auteurs  de  la  MÉDECINE ,  Se 
Chirurgie  ;  aflavoir  Hippocrates ,  des  ulcères ,  des  fîftules ,  des 
plaies  de  la  céte  ;  avec  les  Commentaires  de  Guy  Vide ,  itis 
chacbn  Livre.  Le  même  Hippocrates  y  des  fraéhires  des  articles: 
de  rOfficine  du  Chirurgien  ;  avec  le  Commentaire  de  Galien* 
Galien»  des  Bandes ,  Oribafc,  des  Laqs,  des  machines  &  engins: 
le  tout  craduic  fidèlement  du  Grec  &  du  Lacin ,  par  un  DoZleur 
en  médecine ,  &c  tUudré  de  figures,  par  lelqueliesk cholê  eft  au 
vîf  repréfcntée;  avec  une  Table  des  matières  principales*  împri* 
mes  à  Lyon ,  i«-8**.  par  Guiiiaume  Roville,  i^SS* 

La  MÉDECINE  de  TAme.  Cenfirée. 

MELIADUS  de  Léonois  Roauuu 

.  '  On  voit  aa  premier  Protogue  que  ç'a  été  Maître  RufHcien  de  Pifê  »  qui , 
Mt  oxdre  d'EilcAurd  IV,  Roi  d'Angleterre ,  mit  de  Latin  en  François  ce 
Romnn  ,  depuis  remis  en  François  moins  ancien  ,dans  Tes  Editions  Cocîiique s 
qui  en  ooc  paru,  in-foL  Ôc  in-^".  —  Voy.  La  Croix  do  Mainb  >  au  mot 
GiiLA&Sni$D*Aiiitits»TQin.I,  p.  x^ia^DvVuuuiaiTanu  IV,p  .55» 

(M.  M  t A  MoNMOYB 

MELUSINE  Roman. 

*La  plui  «ndemie  Edition  dn  R<HiiaQ  de  Mff$tfine  eft  in-fot.  i  Lyon  ,  en 
kcore  Gocluque ,  cher  Mathieu  Hufs  »qai  impcimoit  dès  14S0.  L'Auteur  da 
Roman  y  eft  nommé  Je  an  d'Arr  as.  — Voy.  lA  Cl.OtX  ©tt  Maini,  à  ce 
nu>t>Tom.  I,  pag.  441.  ^  ^î.  ve  la  Monnoye). 

La  MER  des  Hiltoires  avec  le  Martyrologe  des  Saines, 
^  imprimée  à  Lyon  >  in-foL  par  Claude  d'^Aouil^  alias  de  Troye^^ 
ians  date 

'  Cette  Mer  des  Hcfloîres  eft  difTcrente  <?e  relie  qrn  fur  imprimée  fôns  le 
titre  de  Mer  &  Chronique  des  Hijloires  de  France  j  en  4  vol.  /«-4".  Pari»^ 
1 5 1 8  ,  qtt'Andcé  du  Chefne  dk  kre  la  même  ckofe  que  b  Chroniqu*, 
vulgairement  appelée  de  S.  Drrùs  ,  commencée  par  Jean  Charrier  ,  Moine 
de  cette  Abbaye,. &  continuée  par  d'autres,  depuis  Charles  VII,  jufqu'aa 
Meh  de  Louis  XIL  Pierr»  le  Rouge ,  Imp  rimeut  â  Paris  >  en  avoic  doonc  ïà. 
prenuire  £dttba»en.a  vol.J«;f0/.  t^li« (JML  91  ka  Momnovi y 


M  M  99 

MERLIN  rfinchanteur    RoînAn  :  premier  &  fécond 
voliime  *. 

'  Les  trois  Parties  fe  tiouvenr  imprimées  en  un  volume  //i-4*,  à  Parie»' 

ciiez  Antoine  Vcrard,  1408 ,  Go:hiqne.  (M.  de  la  Monnoyf.  ). 

^  Ce  Roraaa  eft  de  Robert  Bourron ,  fuivant  M.  du  Cange ,  en  i'indicf 
^  eft  att-de? ant  cle  foa  Gbflàiie  Latin ,  pag.  cxcii. 

Les  Prophéties  '  de  MERLIN  *. 

'  Cçs  Prophét'us  (ont  comprifes  dans  le  volume  ptcccdenc  GeofTroi  de 
Monmonth,  enLarin  Galfreduê  Motuimetenfis  ,  vers  le  milieu  du  douzième 
ficelé  ,  les  ayant  ttaditites ,  Alain  de  ïtfle  en  donna  quelques  années  après  , 
en  fept  Livres,  une  ample  explîcarion ,  imprimée  l'an  160%  ,  'tn-%'*.  à  Franc- 
fort. Merlin,  tout  Magicien ,  &  tout  hls  du  Diable  qu'on  l'a  cru  ,  a  nonr 
feulement  paflS  pour  Praphète ,  il  a  de  plus  trouvé  on  bon  Carme  *  qui  l'a , 
de  fa  grâce ,  mis  au  rang  des  Saines.  C'eft  le  £uneux  Mantaan»  à  la  fin  da 
premier  Livre  de  fon  Tolentînum  ,  rirre  du  Pocme  ,  qu'en  trois  Livres ,  i!  a 
fait  à  l'honneur  de  S.  Nicolas  deTolentin.  Ltpailâge  eft  d'autant  plus  curieux» 
que  l'Ouvrage  ayant  été  imprimé  lëperément,  i»-4<*.  Tan  1 509 ,  i  Milftn  , 
n'eft  |»ai  dans  le  owpi  des  autres  Œuvres  de  TAnteur  s 

.  f^trt  venerahUis  olim 
Vir  fuit ,  d  vauf  venturi  prâfcius  Avi 
MirUnius,  Lan*  lafmdo  de  fimîne  crttiu. 
Bk  fktits  infami  coïtu  ,  pietatt  re/uJfit 

Eximiâ  ,  Superim  ftBus  ptfi fiaur*  «mifwt.  (M.  as  la  MohmOTs). 

*  C'eft  Amt^roife  Merlin ,  Ecrivain  An^îois  du  cinquième  nècte  ,  dont  on 
raconte  des  chofes  furprenances ,  comme  d  avoir ,  par  la  force  de  fes  enchan- 
leraensytranfpoité  ^lrl«ide,en  Anjg^erre,  les  grands  rodiecsqne  l'on  voie 
auprès  de  Salisburi.  Sa  prétendue  angine  eft  bien  décrite  dans  les  vers  du 
Mantuan.  Les  Prophéties  de  Merlin  ont  été  traduites  du  François  en  frnlien 
par  Zorzt ,  &  imprimées  à  Venife  ,  en  1 5 1<»  ,  1/2-4°.  Cette  Edition  elt  tort 
laie;  en  voiei  le  mce  :  ta  Vua  £  Mer&no  ê  U  fut  Pnfiteit,  Tnuta  è  fueflit 
opéra  del  Ubro  autentico  dd  magnifico  Mejfer  P'ieiro  Ddfîno  y  fu  del  magn'ifîco 
Mejfer  ZoT\i  tranflato  da  lingua  Francefe  in  iingua  Jtalica  >  fcritto  tid  <uuu 
dtljtgnor  ijjff  Stampata  in  Venetia  del  i y  16  ,  à  di  XX  Zenaro. 

Le  Livre  MERVEILLEUX  ,  contenant  plufieurs  Prophé- 
ties, &c.  * 

♦  C'eft  le  Liirer  Mirabilis  ^  dont  il  a  été  parle  dans  La  Croix  du  Maine  , 
an  mot  Martin ^ninni»  îonu  II,  pag.  loj. 

Lçs  MERVEILLES  du  monde  ^  imprimées  à  Lyon  ^  m-8^« 
ptr OUv^r  Amoallet >  1 5 34. 

Ni) 


1 


loô        M  M 

Déclaration  de  k  MESSE ,  la  forme  dHcclIe ,  la  caufc  U  k 
moyen  pourquoi  &  comment  on  la  doit  maintenir.  Cti^urL . 

La  MÉTAMORPHOSE  d*Ovidc,  tUoftfée  de  «nt  fixante, 
dix-huit  figures  ou  tableaux ,  &  d'autant  de  huitaîns  François , 
au  deflbus.  d'icdles  ^  imprimée  à  Lyon  ^  tn~Z^,  par  lean  de 
Tournes. 

MILLES  ET  AMIS,  Hiaoire  ou  Roman  *. 

*Ce  Roman  a  été  imprimé  à  Paris  ,  cher  Antoine  Vérard  ,  petit  in-fol. 
Gothique  ,  avec  des  v  ignettes  ,  fans  marque  d  annce.  —  Vovex  U  note  fut  Iç 
mot  JouRDAN  DE  Blaves  ,  Tom.  IV,  pag.  565,  à  la  fin  delà  letcre  I. 

Les  MIRACLES  de  notre  Dame,  imprimés  à  Lyon,  m-4**. 
par  Olivier  Arnoullet  &l  depuis  par  François  Amoulict ,  i^^"^* 

<  Le  MIROIR  d*Or  de  TAme  péchere^^e,  &c.  imprimé  à 
Paris  »        iiios  noip  &  date  *. 

*  Petit  Ouvrage  de  Maigtieriie  de  Valois ,  fcrar  de  Fni^ois  I.  H  en  a  été 

patlé  ci-deffus  ,  p.ig.  17  ,  &  dans  les  notes  fur  le  mot  MarcOIUSTI  01 
VAtois  ,  dans  La  Croix  du  Maine,  Toin>ll>  pag.  84&ruiv» 

Le  MIROIR  des  Courtifans. 

Le  MIROIR  des  Écoliers  &  auflî  de  toute  la  Jeuneffe  par 
Quatrains  ;  imprimé  \  Paris ,  inS®.  par  Léon  Cavellat ,  1578. 

L'ardent  MIROIR  de  Grâce, comporé  en  rime,  pnr  IcRiciie 
en  pauvreté  \  imprimé  à  Paris  ,  in-8°«  par  Gilles  Couteau. 

'  Le  MIROIR  du  monde ^  réduit  premièrement  en  rime  Br^ 
baoçonne ,  paf  P.  Heins  »  &  tourné  en  profe  Françoife ,  auquel 
fe  repréfente  au  vif,  tant  par  figures  que  caraélères  »  k  vraie, 
fituation ,  nature  &  propriété  de  la  terre  univerfelle  ;  imprimé 
en  Anvers  »  in^^^,  par  Chriilophie  Plantin  >  i579> 

Le  MIROIR  de  Pénitence  ,  très-dévot  &  ialutaire^  très-^ 
utile  &  profitable  ^  toutes  perfonnes,  &  (pédalement  à  gens  de 
Religion  ,  defirant  de  leurs  mœurs  ^e  converfion,  &  tendro 


Digitized  by  Gopgl< 


M  M  sot 

à  perfeâîbn  ;  faicÀ  êompofi^  AovvéKemetit  ,mV$n  1 5 1 2  ,  par 
ceioi,  qui,  autrefois,  acompilé  en  François,  le  Livre  de  )*  femme 
Ibrte ,  Ôc  le  Dialogue  de  confolation  entre  famé  &  kraîfon  :  de 
eft  Religieux  de  la  réfermadon  de.POrdre  de  Fontevrault^ 
lequel  a  cueilli  ledit  Miroir,  des  Fk;urs  de  ièntences  des  faints 
Dodeurs ,  pour  dévotes  ReHgieafès.Sanâimoniales  de  la  Mag- 
dalaine  les  Aurelians ,  inclufes  &  réfbrm.éesdudit  Ordre;  imprimé 
à  Paris  ,         par  Simon  Voftre. 

Le  MIROIR  de  l'humaiine  Rédejtipeîon^  contenant  plufîeurs 
belles  matières  dé  l'ai^eijiTçjflameni^)  comme  cho^  myfliques^ 
figures  &  prophéties  ^nfi>rmes  &  appropriées  aux  (àints  & 
ikcrés  Myftères  des  vertueux  faits  de  Jefus-Chrift ,  quant  à 
notre  Rédemption^  imprimé  k  Pvis»  in^foL  p^r  Phihppes  le* 
troir,i53ï. 

Le  Livi«  de  MODUS  &  la  koine  RATIO,  Wqiwl'^ 
mentipp  comment  on  doit  deyiTqr  de.  tiputes  mantlières  dfi^ba(I^s; 
impdmé  à  Chambcry ,  in-foJ.  par-  Antoine  Neyret ,  i486  *i 
depuis  corrigé ,  mis  en  meilleur  langage  &  réimprimé  m-H"".  par 
Vincent  Sertenas ,  1 5  60  ,  ibus  le  titre  fuivant  :  Le  Roi  MODUS 
du  déduit  de  la  chalïè ,  vénerie  &  faulconnerie  ;  auquel  Livre 
FAuteur  ne  s'étant  voulu  nommer,  s'eft  contenté  de  reindrc  ua 
Roi  nommé  Modus ,  qui  inftruit  Tes  apprcntifs ,  en  l'art  de  la, 
chafïè  des  bêtes  &  oi féaux  ;  imprimé  à  Paris  , /n- 4"^.  1S03,  & 
depuis  corrigé  au  langage  ,ôc  réimprimé  m- 8°.  par  Vincent 
Sertenas,  1560. 

*  L'Edition  6^ Livre  dt  MoDUS  &  laRo^yne  Ratio  ,  de  i486  ,  eftextrè- 
inement  rare.  Il  y  en  a  une  Edition  de  Paris,  de  1516  ,  in-t^,  Gochique, 
avec  quelque  différence  dans  le  titre.  C'e^l  le  même  Oiimge  que  cite  Da 
Verdier ,  fous  le  titre  du  Ro^  Modus  j  imprime  en  1 50?  &  1 5<*o.  LeLivr» 
entier  ed  divifé  en  cinq  Parties  ,.qiu  traitent  de  divecfes  çfpèces  de  diatfe.  Ce 
ionc^des  Ditlegees  où  le  Roi  Moèu  explique  i  fts  difcides  rArt  de  la  V£- 
Jierie.  La  Reine  Ratio  débite  y  e»qqelqv^  endroits,  des  Moralités  Allégori- 
ques, exprimées  fouvent  d'une  manière  peu  décente.  L'Edition  de  1516  eft 
qiniç  de.  égares  en  bois ,  dont^pÀMAisurs  ionc  sSSj^i.  bifarce^.  U  y  en  a  une  au 
commencement,  qui  lepréfiMUe  wlioiniDe  affis  &  Ii£uit,  ayani  fur  iêi  époolet 


101       'M  M 

«ne  femme  nae  ,  les  catfTes  ^ôinées.  Ceft  fans  doute  le  Roi  Atodus  8c  I4 
Koine  RMtio  j  dom  l'attitude  n*eft  pas  pliif  <lécence  dâxa  b  gcàviue  »  <{w  fim 
langa^,  dans  rOuviage  m&me. 

U  nouveau  MONDE  *  avec  P^bff 

Du  pourveu  ,&  de  l'éleSif^ 
'  ,    _     De  l'ordinaire  &  du  nomme  i 

&eft  mBvnikn^rwMimé, 

■      ^        •       Enfulvarit  la  forme  authentique ^ 

Ordonne  pur  la  Pragmatique  ,  &c. 

'  Ledit  Li\  re  *,  donc  le  titre  eft  en  rime  &  tel  que  deiïus ,  eft  faic 
par  perlonnage<;  ,  qui  font  Bénéfice  grand,  Bénéfice  petit. 
Pragmatique  ,  Election  ,  Nomination  ,  l'Ambitieux  ,  Lcgac, 
Quelcun ,  Vouloir  extraordinaire  ,  Pere  faîne ,  Provifion  Apol^ 
tolique ,  Collation  ordmaire^  Unîverfiré,  le  Hérault ,  Omnes, 
Sot  dilToIu ,  Abus ,  Sot  trompeu  r ,  Socte  folle ,  Sot  glorieux ,  Sot 
ignorant,  Soc  corrompu  \  imprimé  à  Paris  ^  2/7-4°.  par  Guillaume 

.  Euftace'-,  /ans  date. 

*  '  L'Edition  ;«-â°.  que  j'ai  vue ,  porte  que  la  pièce  fut  jouce,  en  1 508  ,  le 
«1  Juin à- Paris,  Place  &  Etienne ,  fous  ia  tente  de  l*Umverfité.  V07, 19 
NoKVtau  Menagiaiut^  pag.  ico  dn  Tom.  I.  (  M.  db.i.a  Momm6tii)p 

*  De  tous  les  Ecrits  qui  ont  été  faits  fous  le  rèetie  de  Louis  XI ,  contra 
l'abrogation  de  la  Pragmatiaue-Sandion ,  celui-ci  eit  le  plus  vif.  Mais  le  Dia'  j 
logue  en  efl:  fans  ordre  5c  lans  liaifon  ;  on  y  déclame  plutôt  qu'on  n'y  rai-  1 
Ibnne,  &  le  Pape ,  qui  eftnn  des  Interlocuteurs ,  ne  s'exprime  jamais  qu'en 
mauvais  Italien.  Le  langage  François  en  eft  très-pen  inrelligible  j  il  a  été 
imprimé  à  la  fin  du  quinzième  fiècle  t  ou  dans  le  commencement  du  fei-* 
ïième,  â(  il  y  a  apparence  qu'il  ne  fut  repréiènté,  en  public»  que  fous  le 
règne  de  Louis  XII.  Voy.  la  Biblioth.  Franç.  de  M.  l'Abbé  GoujeC,Toiii.IXt^ 
pag-  4f<? ,  ^  l'Hifi:.  «^.uThéât.  Frarç.  Tom.  III.  •  ' 

MONOLOGUA  Memre  Jean  Tantod  ^  qui  récite  un« 
difpuce  qû^l  a  eiip  çpiitft.  unç  Paniç  Lyonooiiè)  imprimé  1 564* 
Calvmqut, 

K10NOLOGU£,d«.Frovtdepce divine,  parUqc à l^Fraiu».  - 
Kinu.  imprimé^  à  Reims  ,1^61,  Cahini^uu 

MORALITÉS  de  divçriçs  iortcSj  imprimées  àP^ris  &  à 
JLyon ,  par  plufjeuf$«  '  '  - 


L.iyiuzcd  by  Google 


M  M  10^ 

Hifloirei  ou  plotôt Roman  deMORGANT  le  Géant,  lequel, 

avtc  Ces  frères ,  pouriuivoic  ibuvent  les  Chrétiens  ;  mais  fina* 

blement  furent  deux  de  iès  frères  occis  par  lé  Comte  Roland  , 

&  le  tiers  fiit  Chrétien ,  <]ui  aida  depuis  à  augmenter  moatt  U 

faince  Foi  Catholique,  imprimée  à  Paris  &  à  Lyon  »  in- 4^.  par 

Jean  Lambany  *. 

^Vof,  far  le  Marg/smtt  du  Puki  une  ample  Reminpe  à  rÂnick  1  ^41*  de 
fiaillet ,  pag.  1 1 7  du  Totti.  U*. 

•  Le  MOYEN  de  parvenir  à  la  oonnoiiSuice  de  Dieu  »  & 
conlequemment  à  falut.  Ctnfuré^ 

La  MUSE  Chrétienne,  ou  Recueil  des Poefies Chrétiennesj 
tirées  des  principaux  Poètes  François;  imprimée  àFat^«  ûi-ii* 
par  Germais  Maloc,  1)82. 

.  La  MUSIQUE. pratique  »  £cc.  imprtiiiée  à  Lyon ,  in^foLpu 
Jaques  Moderne;  .  < 

Le  Livre  de  la  MUTATION  de  fortune,  écrit  ea  vieil 
langage.  Roman» 

Le  MYSTERE  de  la  Conception  &i  Nativité  de  la  glorieufe 
Vierge  Marie;  avecque  le  mariage  d'icelle:  la  Nativité,  Paffion, 
Réfurrecltoi;  Afcenfion  de  notre  Seigneur  Jefus  -  Chrift; 
joué  à  Paris,  Pan  de  grâce  1507;  imprimé  in-fol.  par.Geofroy 
deMarnef,  1508.       '  « 

fil  _  ^ 

Le  MYSTERE  "  de  la  vengeance  de  la  mort  de  notre  Sei- 
gneur Jefus-Chriil  ,  &  dcflriiclion  de  Jerufalem  ,  faite  par 
l'Empereur  Velpaïien  6c  Titus,  foa  his:  iç  tout  par  jpcribnnar 
ges  *j  imprimé  à  Paris ,  in-fol.  par  Jean  Petit. 

*Ceft  une  Tragédie  du  eoûc  de  celle  de  la  Pajfion^  donc  elle  eft  comme 
nne  fuite;  auifi  ell-cc  de-u  qu'après  la  jaurnce  de  Marignan,  FimçbisI, 
écrivant  à  Loaife  de  Savoye  ,  fa  mèfe,  touchant  la  viftoire  qtt'U  vcnoit  de 
«emporter  fur  ks  StitiTes ,  prie  occafiofj  de mettie^  4>c-on  ,  daa&  £l  lettre^ 
ces  paroles  »  ou  «fsittctes  à-peu-près  ftioblables  :  i/s  onr  petlânc  des 

Suifles  ,  que  s'il»  jouèrent  Heu  la  PaJ^ion  U  y  a  deux  ans  j  noas  avons  cetu 
mmee-ci  bien  fu  jouer  la  vengeanc€^f  -domiant  à  enrendre  par-!i  que  fi  ,  en 
1)15 ,  les  Sûmes, à  Novare  ,  avoiei»  batttt  les  François ,  ceux  ci»  en  15^15  , 


104        M  M 

avoient  bien  eu  letir  revanche  1  Marîgnàn.  La  fendettadi  Chrijlo  j,  dont  fait 
mention  le  Salviati ,  (kns  Tes  Ayvcrtimettù^  Sc  que  les  Âcadémkiens  de  la 
Cnifca  citent  danc  leur  DiAbimaite ,  eft  un  Ouvrage  plus  ancien ,  fiût  eii 
)»Rife»  vers  le  nàXàu  dû  quatorzième  îîècle.  Il  y  a  de  plus  un  Pocme  beau- 
coup plus  ancien  ,  intitule  la  T^engeance  d'Alexandre  ,  Ouvrage  mendanoé» 
•Xom.IVjp.  479  ,  au  mot  Jean  li  Ni velois.  (M.  db  laMonnoye). 

*Le  Myjlcre  de  la  Fengcance  ctoic  en  quatre  journées.  Il  fut  joué  àMetZ| 
Van  1437  »  le  17  SeptemEne ,  félon  la  Chrwùque  de  Meei[,  «  au  propre  Parc 
I»  où  la  Paflion  avoit  été  faite.  Et  fut  fait  très-jcntiment  la  Cité  de  Jerufklem 
»  &  le  Port  de  Jaflc  dedans  ledit  Parc  ,  8c  fut  Jean  M.irMeu  le  Pliiclous 


Hijl.  du  Théâtre  FranfoiSj  Tom.  II ,  pag.       »  noce  A* 

Le  MYSTERE  du  vieil  Te(lamencpar|ier(bnnages  j  joué  I 

Paris  &  imprime  là  même  ^  pzt  Jcah  Petit*  .4 

^  MYSTEUE,  là  où  France  fe  reptéfeiïte,  en  forme  d'un -per^ 
fonnagc ,  au  Roi  Charles  VII ,  pour  le  glorifier  ès  gracCft  qoê 
Dieu  a  faites  pour  lui ,  &  qu'il  a  reçues  à  fa  caufe  ,  dârtuitibii 

règne  ;  &  parlent  enfemble  en  forme  de  Dialogue  :  puis  (ê$ 
Jlarfjns  parlent  l'un  après  l'autre  ,  chacun  en  deux  couplets;  à 
lavoir,  le  fieur  de  Barbaran,  le  fieur  (TEftouteviIle,  le  Maréchal 
xie  Boulfac,  Je  fieur  de  Gaucourt ,  Potoh  de  Xaintraiiles,  laHire, 
Amadoc  de  Vignoles  ,  Jean  de  BrefAC  ,  VAmiral  de  Coëcivi , 
Mefîîrc  Robert  de  Floqucs ,  le  Comte  d'Aumale ,  le  Comte  de 
Bokan  ,  le  Comte  Douglas  ,  le  fieur  de  Gamaches ,  le  Baron  de 
'Confônges,  Artus  de  Bretagne,  Connétable  de  France,  le  fieur 
dWvaf,  «le Comte  du  Maine,  M«ffifc  Kcrfc  dèftrefzé,  te 
'Comté  "de  Bttifbîs',  le  Comte  de  Foix ,  lèiiettr  du  Bue^it  ^  le  ÛÊok 
de  Loehac ,  Joachini  Roàult.  Êcrk  eti  main. 

Il  ne  leroit  jamais  Fait,  fi  je  voulois  inférer  ici  tous  les  cents 
'^uloiu  ébé  publiés  {bus  le  titre  MYSTERES ,  cant  le  nombre 
'en-  èft  gr4nid.'C'étoient  des  Htftoîres  &  iewr-qo-on  ^k»trep»éw> 
Tenter  &  réciter  publicjuèment'&r  écbi&uc ,  pai'quoi  ces  troisi 
oa  9uatre ,  que  j'ai  mis  «^devant»  Tuffiroac 

-  ■ 

NICÀNDËR 


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lOJ 


NIC. 

NlCANOER*.  Les  Œuvres  de  Nicandrc  ,  Médecin  & 

Poëce  Grec  ;  aflàvoîr  les  Thériaques  &  îeç  Aîexipharmaques  , 
auxquels  deux  Livres  ell  dilcouru  de?  Hères  vcnimcufes ,  théria- 
ques ,  poifons  dccontrepoifons  ,  traduites  en  vers  François,  par 
Jaques  Grevin  ;  imprimées  en  Anvers ,  m-8*.  par  Chrillophie 
Plancin,  i^Cy.  Le  même  Auteur  comporaplulieurs  autres  Livres, 
mémement  les  Géorgiques  ou  l'Agriculture  ,  dont  fait  mcndon 
Ciceron ,  en  Ton  Livre  de  l'Orateur.  Les  Etcriomcnes  les 
Extraits  de  médecine  ;  lesPrognodiques  d'Hippocrates ,  lefquels 
il  mit  en  vm  Héroïques,  Trois  Livres  de  tous  Oracles ,  éc 
encore-maints  tutres^qui  ne  ibot  parvenus  jufques  à  nous ^  &  ont 
été  perdus. 

♦  Nicandce  ,  Grammairien  ,  Pocte  ôc  Médecin  Grec,  natif  de  Claros  , 
demeura  long-temps  en  Ecolie  >  oà  il  fe  fit  une  féptiunon  bcillante  par  fes 
Ecrîrs.  Il  vccur ,  environ  cent  quarante  ans ,  avant  l'Ère  Chrétienne.  Cicéron 
die  i  fon  fujet  (  de  Oracore  )  Nicander ,  homo  ab  agro  remotijjimus  :  de  Agri' 
etUtturâ  tamcn  fcripfit ,  tança  vis  ejl  cloquentU.  Ce  ^ue  l'on  connoît  de  fes 
Ouvrages  e(l  rapporté  afTez  exaâemem  dans  cet  Arode.  U  n'en  xefte  plnsqoA 
U$  deux  Poëines ,  inàailés  Thtriâta  U  AUmptumactu 

'  Le  mot  Eteriome'nes  j  ou  plutôt  Heteroiouménes  j  doit  être  rendu  ici  par 
Métamorphofés ^t-'rtfMnfÊtM ,  te  noti]^ fréquentant ies  Courtifitn*S,ffMifni/mni^ 
cv-me  on  lifoit  autrefois.  (  M.  db  ia  Monnoye  ). 

NICEPHORE  '  Callifte.  iMoire  ËccléûaOique ,  &cVoy, 
Jean  Gillot. 

■ 

•  11  vivoit  encore  en  i  )  50.  Son  HUioire  condent,  en  1 8  Livres ,  les  chofes 
arrivées  dans  TEglife ,  depuis  la  naiflance  de  Jefus-Chrift ,  jufqu'à  la  mort  de 
Phocas»  en  ^10.  Il  a  ,  «u  commeoceflient  de  fon  Ouvra^,  donne  le  Som- 
mairede  ces  dix-hnit  Livces ,  avec  beancoup  de  netteté.  Les  wmmaires  afontés 
des  cinq  autres  Livres ,  dont  le  dernier  auroic  fini  à  Léon  le  Philofophe  , 
mort  en  911  ,  paroilïenr  là  hors  d'œuvre,  &  onr  tout  l'air  d'une  addition 
^crangète ,  l' Auceuc  ayant  d  abord  déclaré  qu'il  di viioïc  fon  Hi^oïrc  en  dix-huic 
livtes»  &  non  pas  en  vingt-trois.  (M.  91  la  Momhots  )* 

BiBU  ozB.  Fra V.  Tonu  V.  Du  Vbrd*  Twiu  j/x.  O 


105     N  I  C  NIC 

NICOLAS  B  ACQUENOIS  a  traduit  duLttin  de  Jean  Fc», 
Doâear  en  Théologie  ,  Précations  &  forme  de  prier  Dieu; 
impnmées à  Reims ,  in^iS,  par  ledit  Bacquenoîs,  x  $ 5 1*« 

*  Vcy,  La  Gaoïz  Mains,  tt  les  noces,  mi  mot  Nicou  Bac^vimois  , 
Tom.  Il  187. 

.   NICOLAS  BARRÉ  a  écrit  quelques  DîTcours  for  la  Navi^ 

ficion  du  Chevalier  de  Villegaignon  y  vers  1* Amérique  -,  imprimés 
Paris,  111-8^  par  Mantn  le  Jeune,  1558. 

.    *  Voy.  La  Croix  du  Maine, au  aicuie  AccicIe,Toin.  II ,  pag.  145. 

NICOLAS  DE  BAUFREMONT ,  Seigneur  &  Baron  de 
Senefcey ,  grand  Prévôt  de  France,  a  traduit  du  Latin  de  faint 
Salvian  ,  Evéque  de  Marfeille,  en  François  ,  du  vrai  Jugement 
&  Providence  divine  ,  à  faint  Salonie  ,  Evéque  de  Vienne, 
Livres  huic  ;  imprimé  à  Lyon^  ia-^''.  par  Guillaume  Rovillc, 

*  Voy.  au  moc CtAvoi  M  BavFnuiioirr»  Tom.  lU ,  pag.  $x$, 

NICOLAS  BERGERON ,  Avocat  an  Parlement  de  Paris, 
a  fait  uneTable  Chronologique  imprimée  en  une  fèuiUe&  placart, 
à  Paris,  chez  Guillaume  Auvray,  1580.  J'en  ai  vu  une  autre 
prefque  femixlable  ,  intitulée  Sommaire  des  Temps ,  imprimé 
îong-temps  auparavant,  à  Lyon,  par  Jean  de  Tournes.  Le  Valois 
Royal  ,  qui  efl  un  extrait  de  THifloirc  Valéfienne  ,  touchant 
riliuilracion  du  p.^ys  &:  de  la  royale  miifon  de  Valois  ;  impiuné 
à  Paris,  par  Gilies  Beys,  15B3.  Le  Procès  verbal  de  rcxcLunon 
teftamentaire  de  feu  Pierre  Ramus ,  touchant  la  ledureé:  pro- 
fcffion  des  Mathématiques,  infticuée  par  lui  ■  imprimé  par  Jean 
Richcr,  1 576.  Arrêts  notables ,  ajoutés  a.  ceux  qui  ont  été  re- 
cueillis par  Jean  Papon;  imprimés  par  Rob.  le  Maigner,  in  S^, 
Le  Valois  Royal  ,  extrait  des  Mémoires  de  maicre  Nicolas 
Bergeron  ;  imprimé  à  Paris ,  in-8**.  par  Gilles  Beys  ,  1 5  S3. 

*  Voy.LACaorx  du  Maikb,  &  les  notes ^  au  iuoc  Nicolas  B£A(i*&oM, 
Tom.  II ,  pag.  1 4^  &  Tiiiv. 


NIC  NIC  107 

NICOLAS  BOUCHER  AT  Remontrance  faite  au  Roi  h 
18  Juin  1 578  ,  en  la  ville  de  Rouen,  par  Frcre  Nicolas  Bou- 
cherac ,  Abbé  de  Ciceaux^  pour  &  au  nom  des  £cats  de  Bour- 
gogne; enfemble  la  Réponfe  de  SaMajedé;  imprimée  audit  an. 

Il  étoic  de  Ponc-for-i^ine ,  en  Champagne.  Il  écoic  né  en  1 5  i^,piiSfi|iM» 

feîon  Ton  Epicaphe ,  il  mourut  i  foixante-onze  ans,  le  ii  Macs  1 58^.  11  avoit 
c(c  ciu  Âbbé  deCîceauXjle  1 3  Décembre  i}7i>  H  fut  Procoreuc-Génécal  ào 
(on  Ocdce.  11  affiftk  an  Concile  de  Trente ,  &  fat  diaraé  de  négodariont 

importantes ,  foit  pour  fon  Ordre,  auprès  des  P.ipes  Pie  VSc  Grégoire  Xlll} 
foxt  pour  la  Province  de  Bourç^ogne ,  auprès  des  Rois  Chirlcs  lX6f^eari  111. 
U  Ce  trouva  aux  Etaci  de  Biois ,  en  >  J77>  &  l'année  iuivante  il  prononça 
devant  Henri  III ,  i  Rouen ,  un  Difcoucs ,  an  nom  dn  Clergé  de  Bourgogne , 
dans  lequel  il  expofc  les  malheurs  de  cette  Province.  C'cft  de  ce  Difcours 
dont  parle  ici  du  Verdier.  Boucherai  obtint  du  Roi  cette  racme  année,  pouf 
iai  ^  fci  fuuejfcurs  Abbés  de  CUcaux  >  le  titre  de  Premier  Confeiller  né  du  Par- 
lement 4t  Bog/gogne,  Il  s'écoic  démis  de  fon  Abbaye  deux  ans  avant  fa  mort. 
Il  eut  an  neveu  ,  qui  fe  nommoit  auHî  Nicolas^  ëc  qui  fiu  atifli  Abbé  de 
Ciceaux,  depub  l'an  1 60 4^  iufqu'ea  i6t^. 

NICOLAS  DE  BRIS  *,  Doreur  en  Thcoîogîc  ,  a  écrit 
Infliitution  à  porter  les  adverfités  du  monde  patiemment,  avec 
paix  d^efprit,  joie  &  liberté  intérieure; imprimée  à  Paris,  m-4*. 
par  Jean  Loys,  1^41.  Bref  éguillon  à  aimer  l'état  de  Religion 
Chrétienne.  Utilité  d'icelle  déduite  de  fa  fource  ;  avec  déclara- 
tion de  l'Kvangile,  Si  quis  vuU  pojl  me  ventre,  &u  imprimé  à 
Paris,  par  Vivant  Gaultherot,  i  •)44. 

^  Il  fut  on  des  quatre  Théologiens  que  Charles  IX  envoya  au  Concile  de 
Ttenie.  On  tioaTen  fon  élog»  dus  VKUtwn  ài  CcU^t  kt  Navarre  «  per 

Au  Ltvn  de  VInfiitttàon  à  poktr  Us  adverfaés, 
U  dit  y  après  Satat  Augufin, 

[CodUne,  en  l'aire  des  champs,  la  paille  eft  froilTée,  Se  le  grain  fcDaré  de  la 
paille  -,  ainfî  Tribulation  ,  laquelle  prend  fon  nom  de  i'inftrument  d  piler.  Se 
aefcoaer  le  bled,  zfDtïéTriiuiû,  fépare  les  bons  Fidèles  des  autres,&  diftingue 
ks  bons  Chiédetu  oei  nunivais.  Par  la  iknitinide  duquel  inftrunient ,  l'âpre , 
pefante  &  poignante  adveriicé  mondaine  eft  appelée  tribulation  ,  par  Laquelle 
le  bon  Chrcrien  non-feulement  eft  foule  ,  ou  opprimé  ,  mais  aulTl  purgé  Sc 
féparé  de  la  paille ,  vilité  &  o«lure  mondaine  ^  comme  le  grain  du  feutre, 
"  i  naitiscilédf  eft  pilé  »  fioiffll»  broyé  feukaiciit  comme  lefeime, 

O  jj 


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io8  NIC 


NI  C 


00  païUe.  O  Seigneur  Dieu,  fais  qu*en  cette  batterie ,  foulerie,  ou  fecoue- 
inenc  mondain  ,  nous  foyons  froment ,  &  que  de  nous  battus  ,  foulés , 
exercés  &  peftris ,  foit  dit  ce  que  difoit  S.  Ignace ,  Martyr  :  Je  fuis  le  froment 
de  Dieu,  je  fins  moula  5e  peftri  »  afin  que  je  ùÀ»  ùk  à  Dten  pûta  p«w»  fte.] 

NICOLAS  ou  LAONIC  CHALCONI»L£  L%(toll^W 
la  Décadence  *  de  r£mpire  Grec ,  &  «tabUflèmenc  de  cdûi  te 
Turcs^  comprife  en  dix  Livres,  par  jNl^lasj Çhil^èlÉ^^ 
Athénien  ;  de  la  Tradoâion  de  Bl^  VigenÀe  ;  kafamit^Â 
Paris ,  in-^^,  par  Nicolas  Chefneau  ,  1577*  Cet  Auteur  étoit 
Athénien j  lequel  cravailloit  à  cette  Hifloirc  environ  l'an  1 4^2. 
Ayant  été  nourri ,  par  Ibn  père  (homme  |(Ims  nobles  & 
anciennes  maiibns  de  toute  la  contrée  d'Atcique ,  'd'affaires  de 
d'autorité  )  aux  bonnes  Lettres ,  ièlon  la  portée  de  ce  fiécle  là  , 
qui  n'y  fût  pas  guercs  heureux  :  &  commence  Ton  Hidoire ,  o\x 
Grcgoras,  qui  a  continué  celle  de  Choniates,  achevé  la  fienne  , 
à  favoir  au  jeune  Andronic  Palcologue  ,  fous  lequel  les  Turcs 
curent  premièrement  quelque  nom  ,  vers  Tan  mille  trois  cens. 
Depuis  lequel  temps  les  affaires  des  Grecs  s'en  allèrent  toujours 
de  mal  en  pis  à  vau  de  route  ,  jufques  à  leur  finale  ruine  par 
Mechmet,fîlsd'Aniurath^  qui  pritConlbncinopIe&Trebizondey 
&  acheva  de  dompter  le  Péioponnefc ,  la  dernière  pièce  qu'em- 
piétèrent les  Turcs  en  la  Grèce  ,  l'origine  defquels,  enfemble 
leurs  premiers  avancenens  &  progrès  fort  ténèbre  &  incerf 
cains  de  foi  y  cet  Auteur-ci  a  mieux  édairct  que  nul  autre ,  ayant 
au  furplus  compris  en  Ton  (Bwrre,  te  temps&  e%ué  de  quelques 
cent  foixante  ans ,  qui  viennent  à  fe  terminer  fur  le  mi*règne 
d'icclui  Mechmet,  ne  touchant  toutefois  les  a^Mres  des  uns  5t  te 
autres  9  que  du  bout  du  doigt»  £bmniairemcnt&en  pallànt  pays. 

'  Quoique ,  par  inverfîon ,  Nicolas  fott  te  mcme  nom  que  Laonic  j  on  Jie 
doit  pourtant  pas  plus  dire  Nicolas  ChalcondyU  j  qu'on  diroir  le  Père  Phi- 
lothce  Rayaaukj  au  lieu  du  Père  Théophile  Raynaud.  Chalcondy le  a  conduit 
fon  HiAoïre  jufqu'à  1 46 1 ,  dix  ans  après  la  priie  de  Gooftanciiiople.  Voffiua» 
fans  autorité  j  Ta  fuppofé  encore  en  vie  l'an  1 490  ,  &  au-delà.  Le  nom  entier 
eft  ChakoçonéyU  ,  s»tmmmii»m^  pac  conoadion  ChaieondyU,  (M.  m  &A 

MONMOYB^. 

■  *  SmH'^l«in  ée»  Twnà  tft  dinlKe  en  dis  Livres,  depoi*  Ochoman vgk 


NIC  N  I  C  109 

tcgna  vers  1500  ,  jurqu'i  Mahomet  II ,  eti  14^).  La  Traduâion  Latine  de 
cette  Hidoue ,  t  iu  unpcim^e  plus  de  cinqu^te  ans  avant  l'Original  Grec  ;  cac 
«m  la  pd>lîa ,  pour  la  première  fois ,  traduite  en  Latin  pat  Claufer  ,  â  Bade , 
en  155^,  in-fol.  le  Grec  ne  parut  qu'en  1^15,  in-fol.  d'après  trois  ManaC* 
crits  .de  la  Bibliothèque  Palatine ,  coojouicemeiac  avec  Nicephore  Gregoras  Sq 
Cwges  le  Logothete  >  par  les  &îas  de  Baltazar  fiauinbach ,  Profetkut  des 
Jaugties  Grecque  &  Hébraïque ,  à  Heîdelberg  ,  avec  là  Verfion  de  Claufer.' 
La  Mième  vecfion  fut  confervée,  dans  l'Edition  de  i^fo^  àu  Louvre  ,  où  ce 
Livre  fut  imprimé ,  connue  /aifanc  partie  de<;  Auteurs  de  VHi/foirc  Bi\anim<, 
tnm.Gfec  fat  corriec  fur  des  Mj^nufctics  »  que  ni  le  Tradiiâeur  Latin* 
ai  le  premier  Editeur  du  texte  on^nel  u*aTOtt  connus  ;  mais  on  ne  toucha 
point  a  celle  de  Claufer.  LaTradt^botiFcançoife,  fax  Vigenère,  aécé  içim- 
primée  bien  des  fois.  •  *  :  :  'i 

'  NICOLAS  CALLET,  Avocat  de  Gueret ,  en  la  Marche ,  a 
écrit  Commentaires  fur  les  Loix  municipales  ",  ou  coutumes  du 
Pays  &  Comté  deUMarchcj  imprimés  à  Paris,  i«- 4°.  par  Pierre 
l'Huillier,  1573. 

•:  NICOLAS  CHAPERON,  Prêtre,  atraduit  d'Italien  en  Fran- 
çois, cinq  Opufcules  très-ialucaires.  Le  premier,  que  celui  qui 
fert  Dieu  eil  le  plus  fagc  du  monde.  Le  fécond,  de  la  Dignité  6c 
excellence  du  Chrédeiu  Le  troifiéme ,  que  c*eft  de  Jcfus-Chrill, 
&  pourquoi  il  eft  venu  au  monde.  Le  quatrième ,  du  Mariage 
ipintuel,  encre  Jelus-Chiill  «S^rAme Chrétienne.  Le  ginquicrae, 
que  rhomme  n'a  point  de  plus  grand  ennemi  que  (bi-méme  2 
imprimés  à  Reims  ,  fn-rB^  par  Nicolas  Bacq^enois  ,  155B,   '  i 

NICOLAS  CHESNEAU  ,  Rhetelois  ,  Doyen  k  Chanoine 
de  faint  Sympliorien,àReims,a  écrit  le  Manuel  de  la  recherche 
ou  antiquité  de  la  Joi  &  Doârin^  Catholique  >  rectic>IHe  de  la 
Bouche- commune  &  conforme  du^peu]^l&  Chrétien  ^  contienc 
Êze  chapitres,  &  eft  imp^'é.à  ReimSyiii^^^^par  Jean  de  Fq^ 

I^ny  ,  I  57B.,La         ^  manié»  de  bien-  prier  Dieu  :  qui  eiç 
*Qpavre  principale  du  bon  Chrétien  ;  écrite  jircini^ément  ci| 
ïîum»par  (àjnc  Auguilia,  en  fbnEpkreioi.  à^Pr^be,  veuve  « 
&  traduite  en  François  parj^icolasChefneau  ;  imprimée  à  Reims^ 
par  Jean  de  Foigny,  1 574-  Catéchifme  ou  brièvc Infinie- 
tioii  à  Piété  Chrécienne.  félon  kDoârlne  Cathoiiût!te>  ^dnt^nanc 


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lie     NIC  NIC 

rcxpoficion  du  Credo,  du  Pater,  de  \^Ave  Maria,  des  dixCom- 
mandemens  >  des  fepc  Sacremens  ;  faite  Françoife  du  Latin  de 
R.  Pere  Michel,  Evêque  de  Merfburg;  imprimé  à  Paris ,  in-S'*. 
par  Claude  Fremy,  i^^j.  Paraclelë^  ou  Conloladons  des  efprits 
affligés ,  Livres  j ,  traduits  du  Latin  d'Antoine  Lmcrt  \  impri- 
més \  Paris  p  ÎA- lé.  par  Claude  Fremy  ,  1568.  Avis  ^ 
Remontrance  du  Révérendiifime  Cardinal  Hofius ,  Evique  dé 
Varme,  en  Pologne ,  couchant  la  cenfure  que  les  Miniflres  de 
Zurich  &Hi]deberg ,  ont  donnée  furladoébine  n'aguercs  femée 
en  Pologne  contre  la  Trinité  :  où  eft  montré  qia'une  Héréile  - 
attire  lautre ,  &  que  la  de  toutes  n'ed qu'un  pur  À#pi0ne; 
imprimé  a  Reims ,  par  Jean  de  Foigny,  1 573.  Exppfitipil 
&  familière  Réfolution  des  points  &  principaux  paffages ,  t'aide 
du  vieil  que  du  noiiveau  Teflament ,  defquels  les  Hérétiques 
modernes  abufent  contre  !a  Foi  Catholique  &  TEvangile; 
traduite  des  écrits  tatîns  de  René  BenoiO  ,  en  François ,  par 
ledit  Chefneau  ;  imprimée  à  Paris  ,  in-'é°'  Cinq  Livres  de  la 
Mefïè  Evangélique,  &  de  la  Vérité  du  corps  &  fang  de  notre 
Sei^eur  Jefus-Chrift  au  faint  Sacrement  de  TEuchariftie; 
traduits  du  Latin  de  Laurens  Surîus ,  Chartreux  ;  imprimés  à 
Paris  ,  //i-S**.  par  Claude  Fremy  ,  i^Gi  :  lefdits  cinq  Livres 
avaient  été  premièrement  écrits  en  Allemand  ,  par  un  nommé 
Fabri  d*HaiIbrun,  &  mis  en  Latin  par  ledit  Surius.  Hi06îre  dè 
PEgliiè  Métropotitai|ie  de  Reims,  Auteur  Floard ,  &c.  impri- 
mée à  Paris,  r/i-4<'..par  Kicohu  Chefneau ,  Libraire,  1581.  s 

'i|^Voy.t,'A'Caoix  ou  Maine,  au  mot  Nicolas  CHisNtAu,Tom.  II ,  p.  i  jOf* 

NICOLAS  LE  CLERC  ;  Théologien  ,  a  traduit  du  Latin 
de  l'aau  Jlypolite,  Evêque  &  Martyr,  vrai  Diftours  du  règne 
de  TAntechrid ,  de  la  confommation  du  monde ,  des  misères  & 
calamités  qui  adviendront  aux  derniers  temps  :  &  du  iècond. 
avènement  de  noc^  Seigneor  Jefu»-Chri(l  j  imprimé  à-Pafi^ 
i«-S*.i)ar  Robert  Cdulombel,  1579  '  '  l'^* . 

.  ^l' Voy.  La  Croix  ou  Maine  ,  fi(  les  noce^ ,  vx  mcme  Artîde,TQm.  u. 


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NIC  NIC  m 

NICOLAS  DE  COQUIIXER»  Evéqoe  de  Verieufè  \  m 

fiât  un  Recueil  de  plulîeurs  Chants  Royaux  &  Ballades,  &  Jeux 
ptéCcatés  à  Madame  Anne  de  Giaville  *  :  le  premier  Chant  Royal 
.  commence  ainfi: 

Chant  Royal  d'un  défert  ficrc  ^ 
Que  Dieu  pour  luy  a  confacrt  j 
Et  préferyc  du  vice  immonde  , 
Qui  règne  au  défert  de  ce  monde^ 

Bapttjle  SûmH  de  Dieu  j  héraut  difen  , 
Ta  forte  voix  peut  patHout  annoncer 
Que  le  haut  V trbe,  f/i  un  facré  défert. 
Se  fait  humain  j  fans  aux  Cieux  renoncer  p. 
Piwr  paix  &  gfif^  ^       proaonur  9 
M\  gens  qui  font  de  bonté  volontauw  ^ 
Car  le  fort  vent  de  ce  lieu  folitain 
fuient  évertirla  dure  manfon 
D'âpre  difcord  &  de  fureur  kellique  , 
*  '  Pour  exalter  au  faim  mont  de  Syon 

Le  fainU  défert ,  plein  de  Jalonne  AngéS^» 

Non  imprimés. 

•  Cet  Evcchc  de  yérieu/êcik  inconnu.  Je  crois  qu'il  fiur  tire  Kéneufe  ,  eu 
Larîn  Venufa  ,  en  Italien  Venofa  ^  Ville  Fpifcopale  Ju  Royaume  deNaples» 
en  la  Bo^iiicace.  Ciuiles  VIII  s'ccanr  rendu  maîcte  de  ce  Royaua3e,ea  4495, 
•pot  aifément  accovdef  œt  Evêché  à  f  Amiral  de  Gtavilie ,  qui  le  lui  iteauuaqi 
jpoor  Nicolas  CoqinUer»ftpp«MiiiiiieiitfcaAam  la  MoHKOvtj* 

^  Anne  de  Gravilte»  \.  laquelle  il  dédia  (on  Livre ,  ctoic  probablement  là 
fille  de  l'Amiml  de  Gr.iville  ,  qui  far  mariée  à  Pierre  de  Baîfic  ,  Seigneur 
d'Entragues.  Elle  culuvoit  les  Lettres ,  &  mit  en  vers  ,  par  ordre  de  ia  Reine 
Claud6  ,  femme  de  Ftançotsl,  les  Amours  d'Arcite  &  éaPiiémûmf  Roman 

.écrit  en  profe  &c  en  vieux  langage  ,  tiré  de  la  Thafeide  de  lioccace.  L'Ouvrée 
•d'Anne  de  Gcaville  eft  à  k  Bibliothèque  du  Roi  ,  t*:  n'a  puinc  été  impcilkté. 

NICOLAS  D£  CUSA.  UConieâufe  ■  dos  derniers  temps% 
^c.  Voyez  FnAvçois  BoHTB&. 

»  Ce  Traité ,  que  le  Cardinal  de  Cufâ  écriviren  145»  ,  eft  une  r&verie  , 

dont  Rp.belais ,  Chap.  i  4  du  1  iv.  Il ,  fie  Bayle  ,  Cbap.  117  du  Tom.  I  de 
ià.RéponJè  aux  quejiioru  (^'uuFrovuicial^ta.  eu  laifon  dele  moquer,  (M,  of 

tAMoiTMOYI.). 

Oft  eft  étonné  Bon  efptit,  fe  Gàt  laiflZ  aUcf  4  des  imag^oadoos 


111     N  I  C  NIC 

iliïTi  chimériquos.  Oùavoit-il  pris  que  k  défiite  de  l'Antechrift  devoir  arriver 
dans  le  dix-hujcièmc  lîcde  ,  &c  que  la  gloire  de  l'EgUfe  feroit  dans  couce  fa 
^tendeur,  avant  17J4  ?  Ce  Cardinal  luauit  en  1401  ,  i  Cufa,  Village  du 
Diocèfe  de  Trêves ,  fur  U  Mofelle ,  dont  il  conferva  le  nom.  U  étoit  fils  d'un 
pauvre  Batelier;  ?f  ce  fur  un  Seigneur  voifin,  qui  j  Inï  ayanr  trouvé  âïf- 
portions  pour  les  fciences  ,  l'envoya  écudier  à  Devencec  U  ùc  des  prières 
etonnans ,  (ut  reçu  Doâear  en  Droit  Canon  à  Padoue ,  i  1  âge  de  vingc-^as 
ans,  encra  peu  après  chez  les  Chanoines  Réguliers  de  Tartembetg ,  devine 
Curé  de  S.  tloreotiil  »  à  Coblenre ,  enfuice  Archidiacre  de  Liège  ;  il  aflîfta, 
en  cecce  (qualité  ,  au  Concile  de  Bâle  i  le  Pape  Eugène  IV  i  envoya  Lénc  à 
Conftancinople ,  en  AtteimeM  de  en  FniKe.  Nicolai  V  te  fie  CaKUnaT,  ea 
1 448 ,  Se  lot  dooda  l*ETtchè  da  Bnien ,  dam  la  Titol ,  après  diverfes  l^ac 
cions.  Il  mourut  en  1 454,  âgé  de  cinquante-trois  ans. Le  P.  Gafpard  Harrzeim, 
Jéfuite  t  a  écrie  la  vie  de  ce  Cardinal,  en  Latin  ,  imprimée  à  Trêves ,  en 
l7|o*  Sai  Onvngas  ont  été  imprimés  à  BSle  •  1 5<?f ,  en  9  voL  i»-^fhl.  On  7 
trouve  beaucoup  d'érudition  ,  mais  trop  de  fubtilicés  Métaphyfiques.  Le  plus 
important  e(l  celui  qui  a  pour  titre  La  ConcontMU  CaihoiifiUf  oùil  pcottVO 
U  iupécioricé  des  Conciles  fui  les  Papes. 

NICOLAS  DAVy,  Abbé  de  faint  Crépin-le-grand  de 
Soi  lions,  &  grand  Archidiacre  de  ladite  Eglife  ,  a  traduit  du 
Latin  de  Révérend  Pere-Frere  Loys  de  Grenade  ,  l'Arbre  de 
Vie  ,  ou  Traité  de  l'Amour  divin ,  imprimé  à  Paris,  in-ié.  par  • 
Guillaume  Chaudière ,  i  $75.  Plus ,  de  l'ETpagnoI  du  Kévérend 
&  très- digne  Pfélat  Dom  Antoine  de  Guevare  «  £véque  de 
Mondognec ,  rOncoire  des  Religieux  t  &  ^exercice  des  Ter* 
tueux ,  imprimé  àParis^         par  Guillaume  Chaudière,  x  578. 
Le  Pfalteribn  de  l'Ame  dçvoie  9     doux  Ton  duquel  elle  peut 
exercer  2{  maintenir  Tes  penfées  en  contemplations  profondes 
&  divines  »  traduit  d'Italien  par  Nicolas  Davy  ;  contient  vjng^• 
cinq  chapitre?,     efl:  imprimé  avec  IcTrefor  de  Dévotion,  à 
Paris,  in-iÇ.  par  Guillaume  Chaudière,  1578.  Difcours  delà 
différence  des  Efprits  ,  recueilli  des  Œuvres  de  R,  Pcre  Dom 
Séraphin  de  Fermo,  Chanoine  Régulier  &  Prédicateur  j  traduit 
«l'Italien  ,  par  ledit  Davy,  imprimé  à  Reims,  //i-S'^.  par  Jean  de 
Foigny ,  Il  avoit  premièrement  écrit  Traité  de  Ja  ma- 

nière de  femer  &  faire  pépinières  de  ûuvagcaux,  enter  toutes 
ibrtes  d*arbres  &  faire  vergers  ^  im|)ifmé  4  Paria,  i/i-8°.  pay 
Charles  rAngcIiçf,  I  téo, 

^  ^ICOUS 


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NIC  NIC  II) 

NICOLAS  DENISOT,  du  Mans,  excellent  Peintre  &  Poè- 
te j  autrement  dit  ,  par  un  beau  &  g-aillard  Anaeranimatifme, 
CONlij.  D'ALSlNOiS  ,  a' élcgaa^inieitc  cent  CaniiLjut^  du 
premier  avènement  de  Jefus  -  Chrill ,  (  en  nombre  treize  ) 
imprimés  à  Paris»  m«8'.  par  la  Veuve  Maurice  de  la  Porte, 
1 5  53.  Il  a  mis  aa^  en  cent  Quatrains  François ,  les  cent  Diftî- 
ques  Latins  des  troi^  iœurs  Anne  »  Marguerite ,  Jeanne  de 
Seymour  ,  îUuftres  &  favantes  Princeûes  Ângloifes ,  fur  le 
trépas  de  l'incomparable  Marguerite  Roine  de  Navarre^  fœur 
du  grand  Roi  François  j  imprimés  à  Paris»  fii-8®.  par  Michel 
Fezandat ,  15$!.  Le  fieur  de  Montaigne»  en  Tes  Edais ,  dit  que 
Nicolas  Dcniibt  a  changé  toute  la  contexture  des  lettres  de 
fon  nom,  pour  en  bâtir  le  Comté  d'Alfinois,  qu'il  a  étrenné  de 
la  gloire  de  fa  Poëfie  &  Peinture.  Remy  Belîeau  ,  Tun  des 
bons  Poëccs  de  îa  France  ^  admirant  &  le  pinceau  &  la  plume 
de  cet  ingénieux  Pemtre  &  Poète  ,  a  donné  néanmoins  plus 
grande  louange  à  fesvers  fpirituels  &r  divins,  qu'à  Tes  tableaux 
(quoique  &  les  uns  &  les  autres  fufifent  très -que  bien  faits) 
par  un  Sonnet  qu'il  lui  a  adredé,  qui  dit» 

Ce  double  trait ,  dont  l'un  ïndujîrieux 

Ravit  notre  otil,  l'autre  doux^  notre  oreille  j 
De  ta  main  dàSe  annonce  Ut  mervtàUe, 
Et  de  tes  vers  l'accent  laèoriaiX  ; 

Mais  ton  eCprlt  j  fa'inclement  curieux 

A  dejjagner  la  b€auié  non-pareille 

De  cette  naît  ^  plus  que  le  jour  vermeille  » 

Sur  ton  pinceau  rejie  viclorieux. 
Car  tes  tableaux  mourront  j  &  la  mémoire 

Des  plus  faints  doigts  emperlera  la  gloire 

De  notre  temps  ,  à  Cantique  égalé: 
Mt  ton  fujei  J  plus  divin  &  plus  Jlahle 

Que  n'eji  l'Amour  j  le  créons  ou  la  toile  ^ 

Rompra  les  coups  du  vieil  faucheur  aîté. 

Mais ,  laiffant  &  le  témoignage  de  la  fuffifance  du  Comte  d'AIfi- 
nois  &  celui  que  donnent  de  lui  Jodelle,  du  Bellay,  Muret  & 
autres  divins  cfprits ,  faifons  voir  de  quel  haut  fon,  il  a  entonne  6l 
BiBuoTH.  Fraiï.  Tom,  K.Du  V.aiLo.  Tom*  ju.  P 


114     N  I  C  N  I  C 

pourfaivi  fes  Cantiques,  &  en  tranfcrivons  ici  dcux^parlcfquels 
nous  foyons  édifiés     la  louange  de  Dieu  célébrée. 

*  Voy.  La  Croix  dv  Maine,  8c  lesootei ,  «a  mat  Nicola» 
Dbkisot,  Tom.  II ,  pog.  r  $  i  &  fuiv. 

AUX  CANTIQUES.  Cantique  reptîéme.  . 

Le  fépuichre  Catien 
Vit  encor'  en  la  mémoire j 

L'j4mph  '!îhédtf€  ancien 


[  Icy  je  ne  hajly  pas  , 
D'une  main  itub^fyieafi , 
A  la  li^ne  &  au  compas  g 
Vne  mai/on  fomptucufe  : 

Icy  je  m  vûl  ihantir 
L'orgueil  de  quêlque  éd^et , 
Ny  l'Ouvrage  retenter 
D'un  ancien  froniifpice. 

Autre  que  mty^,  ndeux  apprit. 
En  cette  magnificence  , 
Chante  l'honneur  &  le  prix, 
jL'i  la  fupcrbe  excellence 

D'un  Palais  audacieux  , 
Qui  lève  Jl  haut  la  tête  j 
Qu'il  la  cache  dans  les  Cieux, 
jPaar  voifiier  la  tempête. 

Et  de  fan  heumtfi  main 
Fajfe  quelque  forme  antique , 
Ou  quelque  antique  dejjeing 
CorîMlùen  ^  ou  Dorique» 

Rime  a  6ien  eu  des  /iuukùn  ^ 
Qtâ  cnt  chanté  les  louanges 
Des  Princes  &  grands  Seigneurs,, 
Jufques  aux  terres  ^rangesm- 

Etjjîa  bien  eu  cet  heur^ 
D'avoir  le  marbre  &  le  cuivre  , 
Pour  iuy  redoubler  l'honneur 
Qui  t a  fait  éouHemesu  vivrei. 

Entre  les  r  reforts  ouverts- 
De  cette  machine  ronde  , 
If*ave^-vous  en  l'univers 
Les  fept  miracles  du  monde  ? 

La  Grèce  n  'a  pas  laijfi 
Torr.bnr  fes  Cariatides 
Ny  l'Egypte  rabaijje 
irergueil  de  ftt  Pyramdu*- 


Jamais  ne  taira  fa  gloire* 

MUte  &  milk  hituueas , 
Mille  &  mille  pilliers  ores. 
Et  mille  compartimens 
Se  voycnt  pourtraicis  encor  es. 

Tbitf  les  Palais  Jomptueux, 
La  mémoire  de  nos  Princes, 
Malgré  l'âge  injurieux ^ 
Se  voyeni  en  leurs  provinces. 

Et  pourtoM  qu*en pauvre  Heu, 
Notre  Dieu  ait  voulu  naître^ 
Notre  père  &  notre  Dieu  , 
Notre  bon  Seigneur  &  maître  , 

Faut -il  taire  fa  granâeur. 
Faut-il  taire  fa  clénunu  , 
Faut-il  taire  le  bonheur, 
JLe  bottkéur  de  fa  naijjanee  F 
FautH  tairs  l'mnement 
D'une  loge  mi-couverte 
A  toute  l  horreur  du  vent  j 
Et  à  la  frméure  cuvene 

O  fainâe&  faincle  maifonî 
O  maifon  dignement  faincle  1 
O  bien-heureuje  fuifbnj 
Qui  as  vu  la  Furge'ene^me  !' 

Icy  je  vueil  maçonner 
De  ce  bâtiment  l'exemple,^ 
Et  de  mes  vers  façonner 
Le  projet  de  ce  beau  tempUi' 
Çà  la  règle  &  le  compas,- 
Çà  le  papier  &  la  plume  , 
JHufcj  avant  qu'on  mett*  àaf 
JUfiu^not  eœun  Mime  , 


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N  1  C 


NIC  I 


VfneTi  faire  ce  f  rejet  ^ 
Ayant  qu  'on  iaijjc  ies  armes  ^ 
Laij[e\  là  ce  vain  objet  > 
Qui  ne  caufe  que  des  larmes. 

C'ejl  l'orgueilleux  hditmeiu  « 
Jà  jà  ruiné  par  terre  , 
Qui  n'eut  jamais  fondemtnt 
Nide  hr'que  ,  ni  dt  pierre. 

Quatre  jourches  en  quarréf 
L'tuu  fiÊt  t autre  penehamts  j 
Smu  un  plancher  bigarré  « 
J)e  tous  cotes  chancelantes 

Etaient  les  quatre  pilUers 
De  ce  tint  heureux  repaire  , 
Oà  les  Anges  à  milliers 
Ont  vu  la  yierge  être  mère. 

Sur  ces  jourches  tout  en  long 
Quatre  perthes  à  faneique 
Déjîgnoient  le  double  jront 
D'un  double  &  douhle  ponhue. 

Tout  le  plancher  de  rojcuux  f 
Et  de  jfûUle  ninutffee  j 
De  torchis  &  de  tuilleaux  ^ 
D'herbe  ftche  entrelacée ^ 

Eioit  tout  entièrement 
LemMffé  en  telle  forte  ^ 
Qu'on  eut  dit  jac-i'c.Tcnt 
Le  tout  n'être  qu'une  porte* 

Les  pojires  &  foliveaux 
Etaient  petites perchettes ^ 
Plus  pour  nicher  les  oifeaux ^ 
Que  pour  J'ervir  de  logettcs. 

Loueur  étolt  façonné 
jyune  elaye  mi^rompue» 
Oà  le  vent  avok  donné 
Tant  j  qu'il  l'avoit  corrompue. 

Sur  le  dejfus  my  -pajjoitt 
L'herhe  penchant  de  jroidure  ^ 
Qui  fes  cheveux  héri][foit , 
Teints  encore  de  verdure. 

Quatre  gautéts  de  wtms. 
Déjà  feches  de  vieillejfe  , 
Ouvertes  de  mille  vers  , 
Bout  fus  bout  faifoient  l'adrejfe  , 


Pour  élever  tour  autour 
Une  bien  mince  ciojlure^ 
Qui  eât  remparé  {"entour 
De  cette  pauvre  ouverture. 

Mais  tout  étott  découvert  : 
Le  vent  ,  lu  piuye      la  grejle 
Tnutvoient  toujours  l*huis  ouvert i 
Pour  s'y  fourrer  pejle-melle. 

Le  jroid  j  l'humide  &  le  chaud  j 
L'éclair  ,  l'horreur  ,  le  tonnerre  : 
Bref,  ce  i^ui  tombe  d'etUuoit 
Sur  les  filions  de  la  tcrf  , 

Pouvaient  tomber  en  ce  lieu. 
En  ce  Heu  fine  couverture  , 
Qui  a  vu  l'enfant  de  Die9 
Naître  d'une  créature. 

Mais  DieUt  qui  demeure  es  CieuX 
Et  qui  gouverne  &  qui  guidt 
Tout  Uafiambeaux  radieux 
De  la  ceinclure  du  vuide 

Tempéra  le  firmament 
Si  Heu  9  qu*H  n'y  eut  Piaaette  » 
Etoile  j  ni  Elément  ^ 
Qui  ne  chérît  la  logette. 

Qui  ne  croit  que  le  Soleil 
Mi-tirant  ces  traits  enettre 
Dedans  fon  pourpre  vermeU 
De  fa  face  qu'il  redore  , 

(  Encor  qu'il  fût  rabaiffé 
De  l'hyver  qui  7iéri£'onne  ) 
N'égalât  le  chaud  pajfé 
Du  beau  printemps  qu'il  ordonne  f 

Vhameur  ,  guide  de  ta  nidt  j 
L'ombre  J  le  froid ^  le  Jtlence  , 
N'étoient  lors  en  plein  minuit 
En  leur  première  ordonnance, 

7W  careffmt  cet  e^ant , 
te  Ciel,  la  Mer ,  &  la  Terre  ^ 

O"'  f^'  l' F nffr  nous  défend ,  ' 
Et  à  ia  mjrt  fau  la  guerre. 

Afin  que  rien  n'offensât 
La  chair  encor  tendrelctre  , 
Et  le  froid  ne  tranfper^dt 
La  petite  bandelette,  ' 

PlJ 


I 


iif  NIC 

Mais  t  Seigntur,  qiâ  iât  ù/H  j 

(^ui  eût  voulu  entreprendre 

Sur  îoy  qui  as  difpofé 

Ce  que  loy  Jeul  peux  comprendre  f  . 

Fotlà  le  beau  ttffps  d'hôtel, 
Mt  la  maifon  fomptueufe  , 
Oà  le  grand  Dieu  immortel 
Eftftédtla  Fierge  heurem^ 

Tu  te  pourrais  bien  vatuef 
EJlre  la  maifon  première  j 
Q«/  VOIS  la  Vierge  enfanter 
De  ce  monde  Ut  Itamhe, 

Lumière  qui  nous  contbttt^ 
Lumière  qui  tout  eff'dce  i 
Lumière  qui  nous  réduit 
Au  droit  /entier  de  fa  grâce» 

Foyei  donc  l'EnfanteUt  ^ 
Grand  Seigneur  de  tout  le  monde  , 

C  A  N  T  I 

Voicy  la  première  entrée 
Du  fils  de  Dieu  tout  parfait. 
Qui  duiu  la  Vierge  facrée 
Homme  y  ainfî  que  nous  ,  s'eflfaU, 
En  chair  j  en  fang  &  en  maffe. 
Divine  &  humaine  race  j 
IXvin  en  humanité'. 
Humain  en  divinité', 
Jmpajffîble  ,  immortel , 
Et  paffible  &  mortel.' 

O  eomèien  de  faints  PrOflAus  ^ 
RempHi  de  div:n  'lavoir ^ 
Divins  &  faints  interprètes. 
Ont  defiré  de  f^avoir  * 
Et  de  voir  cette  naifîmee. 
Cette  divine  puiffance^ 
Ouyr  ce  que  nous  oyons  , 
Et  voir  ce  que  nous  voyons. 
Ces  trois  en  Jefus-Chrifi  , 
Dieu  y  la  chair  &  /'cfprit! 

O  ineffable  nature  ! 
Avoir  été  tant  épris. 
Que  même  en  fa  cre'aturt 
Créateur  a  forme  pris^ 


NI  c 

Qui  fuct  &  fme  Uhàt 

D'une  pucelle  féconde. 

Qui  doit  un  Jour  de  fa  croix 
Faire  une  telle  ouverture  , 
Qui j  ma/gré  [eus  L  saUùis 
De  l'infernale  clojîure  ^ 

Brifera  tous  les  efforts 
De  cette  êande  orgueilleufe. 
Pour  nos  pires  tirer  hors 
D'une  force  merveillfuff. 

Fbilà  donc  l'enjam  qui  doit 
Purger  notre  maléfice  , 
Qui  devant  Dieu  nous  rendait 
Exempts  de  fon  bénéfice. 

Donc  i  Seigneur,  brife  l'effort 
Du  péché     nous  firmome. 
Par  ta  nalffance&  ta  mortj 
Par  ta  mort,  qui  la  mort  dompte» 

QUE  XI. 

Forme  &  maffe  de  chair  vile  , 
Un  corps  humain  &  fervile. 
Servant  pour  nous  affranchir  , 
Pauvre  pour  nous  enrichir  , 
Portant  en  fon  tourment 
Notre  foulagement. 

Efaye  en  fut  Voradt, 
Répondant  que  le  haut  Dieu 
A  fait  un  nouveau  miracle 
Du  haut  Ciel  en  ce  bas  lieu  : 
f^c/i  ,  d^U  ,  ievraifigne. 
Des  fignes  le  plus  infignc  , 
La  Vierge  cencevera 
Un  fils  ,  &  l'enfantera  , 
Admirable  en  fes  faits. 
Le  parfait  des  parfaits» 

Ores  chacun  fi  peut  £n 
Affranchi  ,  rie»  m  tertant 
D'Adam  de  Nature  &  d'Ire,  . 
Mais  de  Dieu  j  car  mainttnatH 
Le  montre  fe  renouvelle. 
Nous  avons  race  nouvelle  , 
Dieu  vient  hahiter  en  nous  , 
Dieievitut  pmcr  mmfimnf  tmti 


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NIC 

Arrière i  antique  loy. 
Cru  ce  eji  ^ar-dejfus  tey. 

En  ténèbres  &  en  peines 
Nous  funus  tous  aveuglés  , 
Et  en  nût  vanités  vtànes 
Trop  vainement  dérègles  : 
Or  Dieu ,  par  fin  fils  unique^ 
Son  Salomon  pacifique  j 
Son  Oind  jfon  Chrifl  bte/Mimé, 
Le  fécond  des  tnûs  nommé ^ 
Nous  vient  enluminer^ 
Et  Satan  ruiner. 

L'énorme  péché  du  monde 
Efi  mis  hors  par  ce  faine  fruit. 
De  cette  f^ierge  féconde^ 
Satan  même  ejl  détruit 


NIC  117 

'Avic  fa  coûte  fequelle  , 
Malhtur  fur  lui  &  fur  elle  ; 

Je  voy  qu'il  efl  mis  dehors^ 
Je  voy  que  tous  fcs  ejforts^ 
Et  fil  loy  de  rigueur 
n'auront  plus  de  vigueur. 

C'efi  le  Sauveur,  c'efi  leMaifirt 
De  toute  l'humaine  gent  ^ 
Ce/l  Jofuéy  qui  doit  être 
CapitMU  diligent  j 
Pour  nous  remettre  en  franchipS 
Dedans  la  terre  promijè  ^ 
Ctfi  celuy  qui  oyt  les  fbns 
De  mes  petites  chanfons  , 
Que  je  fais  t  fous  l'cfpoir 
De  l'ouyr  &  le  voir  ] 


NICOLAS  DURAND,  autrement  die  LE  CHEVALIER 
DE  VILLEGAIGNON  ,  de  Sens ,  Chevalier  de  TOrdre  de 
faint  Jean  de  Jerufalem  ,  a  mis  en  écrit  Réponfe  aux  Remon- 
trances faites  à  la  Roine  mère  du  Roi ,  imprimée  à  Paris , 
par  André  Wechcl,  15^1.  Les  Propo(kions  contentieufes  entre 
le  Chevalier  de  Villegaignon  &  Jean  Calvin  ,  contenant  la 
vérité  de  la  fainte  Eucharillie  ,  imprimées  à  Paris  ,  in- 4°.  par 
André  Wechel  ,  Réponfe  par  le  Chevalier  de  Villegai- 

gnon ,  fur  la  Réfolution  des  Sacremens  de  Jean  Calvin ,  Minil^ 
tre  de  Genève  ,  imprimée  par  ledit  \7echel  »  le  même  an. 
Réponfe  aux  Libelles  &  Injaies  publiées  contre  lui ,  au  Leâeur 
Catholique  j  imprimée  à  Paris  ,  &  depuis  à  Lyon  ,  i^6ï, 
CaroU  V,  Imperatoris  Expeditia  in  Afrkam  ad  Armani  :  per 
Nicolaum  VtUagoffionem^  Equtum  Rhodium,  Gallum.  Argent 
raii  excu£t  Rihelius  ,  in- 8°.  anno  is^^-  ^^^0  Melttenfi  & 
ejus  eventu  Francis  impojito  ,  ad  Carolum  Cafartm  CommeatiH 
riusi  Parifiis  in-^^,  apud  Rob.  Suphamim ,  i5S3'  -D«c«ii« 
controverfia  Philip.  Mdanchthon.  judicto.în-^° .  Parijiis  y  apud 
/indream  Wechdum  ^  1^61.  Liber  ad  Articulas  Calvinianos 
Vcnenis  ,  /n-8°.  i^^^-  De  confecratione  myflici  Sacramcnti ,  & 
Àupltci  Chrijii  oblationc  adva/ùs  Vatmum^  Luthcrologia  Profcf- 


ti8     NIC  NIC 

finm  :  de  judaici  pafchaiis  implitiunU)  adversùs  Calvînologoss 
de  poculo Jhttguinis  Ckrifti  &  introttu  in  SanBa  Sanclorum  adver* 
sus  Bciam;  Lutetia^  *6^9'  adverfaires  de  Religion  con- 
traire ont  écrit  des  Libelles  diffamatoires  contre  lui  ,  comme  la 
fuffîrance  de  maître  Colas  Durand.  iLcm  ,  ÉpouiTette  de  fes 
Armoiries  &l  autres  *. 

^  Voy.  La  Croix  du  Maimb  ,  ftlesnoteSj  au  motNicoiAsDuiiAKS» 

Tom-  11 ,  pag.  ïy6  Se  157. 

NICOLAS  EDOARD ,  Champenois ,  a  traduit  du  Latin 
du  Chevalier  de  Villegaignon  ,  le  Diicours  de  la  Guerre  de 
Malche,  contenant  la  perte  de  Tripoli  &  auti-es  Fortereffcs,  fauf-* 

fement  impofée  auîc  François;  imprimé  à  Lyon  ,  /n-S°.  par 
Jean  Temporal,  i^^J.  Hilloire  de  Mafcon  \  uauuire  du  Latin 
de  Philibert  Bugnon,  par  ledit  Edoard  ,  &  imprimée  par  lui- 
mênte ,  in-%°.  à  Lyon  ,  1560.  La  Faculté  &  pouvoir  donnés 
par  notre  faint  Père  le  Pape  Jules,  au  Révércndiilimc  Cardinal 
Verallo,  Légat  en  France,  contenant  foixantc-quatre  articles  ; 
avec  les  Limitations  de  la  Cour  de  Parlement  fur  icclles  Facul- 
tés, traduites  de  Latin  en  François  par  le  même  Nicolas  Edoard^ 
imprimés  à  Lyon ,  in-S**.  par  Macé  Bonhomme ,  1552. 

*  \J Hilloire  de  Maçon  j  traduite  par  Edoard,  eft  de  François  Fujiailiier^  fie 
non  de  PhUièin  Bugmon  ,  <^ui  n'en  fut  que  l'Edireur ,  comme  nous  l'avons 
Ar.\x  rein«n|aé  dans  La  Croix  du  Maine,  à  l'Article  de  Philibert  Bugnion,  * 
Tom.  II,  pag.  115  ixij.  François  Fiiftatllier  étoit  un  cclèbre  Avocat  de 
Maçon  ^  qui  vivoïc  encore  en  1541.  Son  Hifioire  de  Maçon  eft  écrire  en 
Latin ,  &  porte  pour  tiixe  CbwuM  ViUs  MaiiffitiM,  Philip.  Bugnoiwtt 
gondmwk.  Ce  font  ces  dendeit  mois  qui  ont  fait  ctoire  i  la  plupart  des 
BibliograpKes  que  Bngnîon  en  étoit  l'Auteur  ;  mais  on  a  trouvé  dans  des  Mé- 
moires manufcrits  de  M.  Thcfuc ,  cites  dans  la  Bibiioth,  des  tcnvains  de 
Bourgogne  y  que  le  véticable  Auceor  de  VHiJfwre  de  Maçon  étoit  FufiaiiUer* 
Il  faut  pourtant  convenir  que  Bugnion  y  fît  des  changemens  con/idcrables , 
Fuftaillter  étanr  mort  avant  qu'il  eut  mis  la  dernière  main  à  cet  Ouvra^-î.  La 
Chronique  de  Faïuillier  ne  s'étend  que  jufqu'en  1  a  5  5.  Il  lacomporaà  Bourg 
en  BreflTe ,  en  1 5  20.  EUe  fat  publiée  en  Latin ,  en  1 5  5  9  ,  â  Lyon ,  par 
Bugnion.  Ce  Livre  eft  extrcmement  rare.  Voyez  Antiquités  de  Maçon  ,  par 
S.  Juliien ,  &  fur-tout  l.i  BlhUothèqM  des  Auteurs  de  Bomrg^iU ^  Tom.!» 
pag.  131  ,  à  l'Art,  f  usxAiLLiER. 


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NIC  N  I  C  II? 

NICOLAS  ELLAIN ,  Parifien  ,  a  écrie  quelques  Pocfics , 
allavoir  Sonnets^  imprimas  à  Paris,  în^S**.  par  Vincent  Serte- 
nas,  15^1.  Plus ,  Difcours  Panégyrique  à  Révérend  Pere 
Meàire  Pierre  de  Gondy ,  Evéque  de  Paris ,  fur  ion  Encrée  en 
k  ville  de  Paris ,  du  Jeudi  neuvième  jour  de  Mars  1570,  impri- 
mé par  Denys  du  Pré  y         audit  an. 

*  V07.  LA  CJto-/z  2>ir  Ma  lit  M ,  &  les  notes,  an  mime  Artide, 
T<Mn.II»pag.i/7. 

Aux  Sonnets. 

f  Quciijucs-uns  j  mon  Barrler }  eflitriciit  niiifheureux 
L'homme  qui  eji  cocu  ,  penj\int  qu'en  cette  vie  y 
On  ne  fceujl  poufpenjer  plus  grande  ignominie, 
Chofe  plus  mt/eraiie ,  ou  mal  plus  douloureux  ; 

Mais  je  croy  ,  quant  à  moy  j  qu'un  ma!  plus  langtmnuX 
Règne  aujourd'hui  dedans  l'humaine  janiatjîe  ; 
C'efl  ce  fdcheux  coarment  j  qu'on  nomme  jalouse  , 
Mal  ^  plus  fut  eocuage  j  à  craindre  &  tUmgereiac. 

Ces  deux  maux ,  mon  Barrier,  qu'on  nous  peint  tant  hotnShs^ 
Et  qu'on  dit  tant  fâcheux  >  ne  font  incompatibles  j 
Ains  ttmrmentent  fouitàn  tms  deux  un  nume  tfprk* 

Sedy  cela  partant  qu'un  jaloux  {ce  me  femble  ) 
EJl  bien  fouvent  jaloux  &  cocu  tout  enfemhUy 
Témoin  ce  jaloux-là  que  l'on  nous  a  dépeint. 

Au  Difcours  Panégyrique.  ; 

,-       .        Ainfî  qu'on  voit  la  nuit 

Verùr  après  le  jour^  ait^i  que  l'ombre  fuit 

Le  corps  ,  &  quodufeu  vient  toujours  la  fumée  \ 

Ainfi  communément  l'envie  envenimée 

f  lenf  ûprès  la  vertu.  Thémljîocle  dlfoit  y 

Etant  adoiejcent ,  que  bien  il  cognoijfbit 

N*a»oir  encore  fou  rien  Mgne  de  mémoire  s- 

D'autant  que  nul  n'ayoit  envie  fur  fa  gloire. 

Or  y  tout  aînf  qu'un  feu  ^  d'autant  qu'il  ejl  plus  grand  y 
,  D'autant  qu'il  croijl  J  d'autant  moins  de  fumée  il  rend  y 

Comme  on  voit  le  Soleil  plus  petite  ombre  faire  y 

Quand  il  ef  au  plus  haut  de  tout  fl^n  kémifpkéni 

A'mfi ,  quand  votre  gloire  aura  finalement 

Atteint  ledertùerjpoint  de  fon  accroiffement , 
Qu'elle  fera  parfake  &  du  tout  confirmée  , 
Vos  efivieux  inmt  (  «omanrcmjfo)  tnfumU»  ]. 


ixo     NIC  NIC 

•  NICOLAS  DE  L'EUZE  dit  de  Fraxinis  ,  Licencié  en 
Théologie ,  Vificaceur  des  Livres  en  TUniverfité  de  Louvain,  a 
écrit  la  Pérégrination  fpi rituelle  vers  la  terre  Sainte  &  Cité  de 
Jerufalem;  imprimée  k  Paris,  in-8'*.  par  Michel  Sonnius,  157^. 
Il  a  tranflaté  auffi  de  Latin  en  François ,  les  Heures  de  notre 
Dame ,  réformées  ,  corrigées ,  &  par  le  commandement  de  Pie 
Pape  V  du  nom  ,  publiées;  avec  plufieurs  Hymnes ,  Oraifons, 
&  Contemplations  dévotes.  Heures  de  la  Croix  ,  du  S.  Efpric, 
des  Trcpalfés  &  les  fept  Pfalines  j  imprimées  à  Douay , 
par  Jean  Bogard,  1^77» 

*  V07.  La  C&oiz  du  Maihb»  an  même  Amclot  Tonu  U ,  pag.  i^S. 

NICOLAS  LE  FEVRE  de  h  Boderie ,  6rere  de  Guy  le 
Fevre ,  d-  devant  mentionné ,  a  traduit  du  Latin  de  ce  Phénix 

des  Doéles,  &  ornement  des  Princes  de  (on  âge,  Jean  Picus, 
Comte  de  la  Mîrandole  &  de  Concorde,  PHeptaple;  011  en  fepc 
façons  &  autant  de  Livres,  cfl  expofée  l'Hiftoire  des  fept  jours 
de  la  création  du  monde,  adreifé  an  grand  Laurens  de  Medicis; 
imprimé  à  Paris  ^  in-foL  par  Jean  Macé ,  1 578  *. 

*  Voy.  La  Crou  i>v  Maime  »  &  les  notes»  au  même  Axtide  »  Tom.  II« 

NICOLAS  *  FILLEUL  de  Rouen ,  a  écrit  les  Théâtres  de 

Gaillon ,  dédiés  à  la  Roine  mere  du  Roi  ;  où  font  les  Jeux 
repréfentés  à  Gaillon  ,  devant  le  Roi  Charles  IX  ;  afiàvoir  les 
Nayades  ou  NailTance  du  Roi ,  Edogue  première  j  Entreparleucs 
Myrrine ,  Galatée ,  Chariot.  Eclogue  dein  ,  où  entreparlent 
Mopfe  ,  Damis.  Tethys  ,  Eclogue  trois  ,  repré(èntée  près  les 
Aatues  de  Francus  ,  des  Caefars  &  des  Rois  de  France  :  Entre- 
parleurs  Tethys  ,  Pelée.  Eclogue  quatre,  intiruîée  Francine, 
où  entreparlcnt  Francine,  Thyrfis ,  Tytire ,  l'ombre  de  Daphnis, 
La  Lucrèce  ,  Tragédie  ,  où  font  introduits  :  Sexte  Tarquin  ,  le 
Chœur  des  Femmes  Romaines,  Lucrèce  ,  la  Nourrice,  Colla- 
tin,  Bruius.  Plus,  les  Ombres  en  cinq  Actes,  où  font  introduits 
le  Satyre,  Thyrûs,  bergçr,  le  Chœur  des  Ombres  amoureufes; 

MeUflç. 


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NIC  '  NIC  m 

Mcliiïe,  Bergère;  Clyon ,  Nayade;MyrtineiCupidon  ;  imprimées 
à  Rouen  ,  in-^^.  par  George  rOyfelct  ,  15^6.  Les  hclogucs 
furent  reprcfcntées  en  rifle  hcureufe  ,  le  26  Septembre,  &  la 
Lucrèce  &  les  Ombres ,  au  Château ,  le  29  ,  enluivant ,  t^(^6. 
La  Tragédie  d*Achi!!e  ,  récitée  publiquement  au  Collcgc  de 
Harcourt ,  à  Pans ,  l'an  i  563  ;  imprimée  zV/-4^.  par  Thomas 
Richard.  La  G>uronne  de  Henri  le  viélorieux ,  Roi  de  Pologne; 
imprimée  à  Paris ,  w-4°.  par  Gabriel  Baon  ,1573. 

*Voy.  La  Croix  ou  Mainbj  &  les  notes,  au  mot  NicoiAS  fiLivi; 
Tom.U,  pag.  ij8&  159. 

En  l'£clogue  deuxième. 

f  Je  ne  voudrais  ,  Damis  (  jaçolt  que,  de  malheur f, 
JDu  Ciel  depuis  un  peu  nous  fentions  la  fureur)  ' 
De  ces  prés  ématlUs  changer  la  couleur  vive 
AtêfiAlt     jamit  du  Pemoh  lû  rive  ; 
,  Et  toy  ,  gaillard  troupeau  ^  que  toujîours  j*ay  meni^ 
Troupeau  crefpé  de  blanc  y  mtgnardemeat  laind 
De  plus  fine  toyfon  que  celle  que  defpeuUU 
Le  viâlPaftewdt  Ser  dejjous  la  vtrttfeêdUt  \ 
Je  ne  te  quitteray  ^  &  voulùi-on  changer 
Contre  toy  la  toyfon  qui  t  au  bord  étranger 
Dtt  Phaj'e  j  fit  ramer  te*  demy- Dieux  de  Gréée, 
Or  «ym€  qm  voudm  que  le  pmpU  ft^e 
Au  matin  les  talons  j  & ,  pour  un  peu  tth^aeur^ 
Du  vulgaire  mutin  mendie  la  faveur  ^ 
Zaqaeiîe  â  fon  iefiùn  il  trouve  autant  muaUe 
Que  le  flot  quifautelle  au  bord  contre  le  faUe^ 
Ou  que  piy  m'iUc  mort!  il  amaffe  un  hut'm , 
Où  le  Jlainhtau  du  jour  allume  te  maim. 
Quant  à  moy  ,J*ayme  mieux,  vuide  de  fmnf.iCêniàtt 
Mes  moutons  au  paftis    &  mes  amours  écrire 
Deffus  ces  jeunes  troncs,  avec  eux  Us  croîtront^ 
Et ,  digne  d'être  aymé ,  ces  bois  me  cMnO&fanL 
lyavarice  tout  pur  ,  &  tout  pur  de  pareffi  > 
Du  repos  ajjuré  je  feray  ma  richeffe  y 
Et  fous  mon  petit  toit,  près  le  feu  à  requoy. 
Je  feray  mon  Sénat,  &  je  feray  ma  loy. 
Bien  qu'efimé Je  fois  wte  perjimne  vile. 
Pour  n'être  pas  connu  de  ces  grands  de  ta  ville  ,  &e, 

fiiBuox.  F&Aif.  Jom,  y»  Du  Vers.  Xcmii.  iiu  Q 


t%%    NIC  NIC 

finlalAicrece: 

Cduy  qui ,  confiant  j  embrajfi  DécochoU  d'un  coup  fa  foudre  j 

La  j$^kt  S*  /«  vertu  «  //  meure  des  Cieux  ajfuri, 

.  Par  la  mutine  menace  Â^nfi  la  vertu  m.v  ftrejfc 

Du  peuple  ïl  n'efi  combattu  »  Mu  Hercule  au  rang  des  DuuX^  &€• 
}fy  même  par  la  colère  Heureux  celuy  qui  s'ajfean 

D'un  tyran  à  tort  fhht  j  Âux  DUux -fingneux  de  «otH  hmr! 

,  Car  Jî  Jupiter  iré ,  On  reçoit  d'eux  à  ufure 

f^ouùuu  l'univers  diffoudfs  ,  Ce  qu'on  drejje  à  leur  honimr, 

^  ^     -  .  £a  ua  autre  endroit  ik  la  même  Tragédie» 

Ces  grands  chiens  écumeux  dans  les  flots  de  Sicile 
Ne  courent  point  fi  tôt  autour  les  fiancs  de  ScyUi 
Prothéc  ne  pourrait  fi  vite  fe  changer. 
Qu'on  voit  tôt  l'heur  plus  grand  au  malheur  yéçlUttgarf 
Car  encontre  l'tfrc^lr  la  fortune  s'irrite  , 
.  Muable  comme  un  vent  après  fa  longue  fuite  j 

Repoujfaiu  uux  rochers  ù  Nocher  '&n  du  port  » 
^Qw^      ,  Jetoie  d^àfim  ancre  fus  le  hordm 

£n  UR  antre -lîett. 

Ou  »e  diûk  tout  craindre  tajtame  ,  Mime  celuy  qui  importune  , 

De  laquelle  Jup'm  ireux  Avec  les  coups  d'un  aviron  j 

Le  front  d'un  grand  rochrr  fntamc ^  Le  plus  doux  fommed  de  Neptune  , 

Ebranlant  la  voûte  des  deux  ;  Qui  dote  de  Thetys  augyron, 

Non  pas  le  desbôrt  qui  facùtge      "  Ne  craint  tant  la  meurtrière  trope^ 

De  fcs  côtes  !c  p,ir::r,:^r  ^  Qui  de  (fus  les  ondes  galope  ^ 

Lorjque  ^  fans  efpoir  j  le  pajleur  j  Quand  y£ole  la  veut  lajeher, 

Ifi^uere  d'un  troupeau  le  maifire  ,  Qu'on  craint  cette fikhe  acérée, 

AtMÛU  au  coupeau  d'un  Haifire,  Que  l'enfancon  de  Cythérée* 

Raecate  aux  tmdei  fon  malheur.  Vient  dans  les  pokntusfiAtr* 

Au  cin^utéine  Aâe -des  Ombres* 

Èncor  contre  tammir  quelque  fuoufton  trouve  , 
Alns  y<r  croy  que  celuy  tout  feui  vainqueur  l'éprouve  > 
Qiù  Je  trahit  foy-me/me  t&qui  baille  la  main. 
De  fon  gré  ,  dans  tes  lacs  de  ce  Dieu  inkunumi» 
Mefme  le  vain  plaifir  ,  au  Vue  favorable  j 
Se  le  fait  croire  Dieu  &  grand  &  Indomptable^ 
Afin  que  fe  forgeant  ce  Dieu  plus  violent. 
Sous  la  grandeur  eTun  Dieu  on  pèche  HiMmùtts 
Lt^  donnant  fus  les  Dieux  cet  avantage  &  gloire, 
CwuHen  qu'ÙJiit  petit  d* avoir  toufijwrs  vi3<ûre^ 


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NIC  NIC  xxi 

V amour  n'ejf  point  un  Dieu ,  //  naifi  d'otfiveté , 

A'iafiquau  bord  fertile  j  aux  premiers  Jours  d'Eté , 

Croijffene  les  grands  rofciiux  j  dottt-Pm  s*ateeadde  fak* 

Un  pipeau  bien  percé,  pmw  à  f»  Hyfttfhê  fhift  f 

Mais  (jui  à  fts  penfers  promptement  donne  Uftt  ^       '     .  i 

Le  dit  fils  de  p'énus  ,  &Jil  appelle  Dieu,  \ 

Celwy  qui  va, dévote  Cu^Vir,  atfjiturde  ftte. 

Les  fleurs  >  pour  tùtavaner  i»  f«s  bons  Dieux  la  titt ,  -  * 

Et  qu! ,  dèf  le  matin  y  mène  aux  champs  f^s  trouptvtf^ 

Jujqu'à  tant  que  Phébus  dehnde fes  chevaux, 

Celuy  ofie  à  r amour  tatc  ,  A»  trou£e  &  les  flèche* 

Cèàty  nàd  fiai  pouvoir  tÀmour  6  fisfittamidtiet*  • 

En  un  autretndroît^ 

Qui  ne  veta  s^ograndir  f  &  ne  vfue Jaire  voir         '  ' 

Sa  force  J  il  efl  indigne  &  d'heur  &  de  pouvoir. 

Ce  n'efi  rien  de  pouvoir  j  ce  n'efî  rien  de  l' Empire , 

Que  d'autant  ^u'on  le  çraifitj  que  d  auiani  qi^' on  i' admire,. 

Un  peu  après. 

Mak  ^tùconquâ  aux  vaîntu*  -de  la  viSoire  qtûtê  9 
De  la  main  des  vaincus  ieiemrier  il  mérite,     •  " 

NICOLAS  iLAMEL  vivoic  tn  l'an  1393  &i.  1407,  comme 
appert  encore  à  Parisà  Saint  Innocent,  ès  monumens  de  deux 
^rchcs  oppufices ,  le  ctinecière  encr'dle^  >  qu'il  fit  ^ors  fiireren 
fune  defqueUes  font,  oiatnî  autres  choies,  érigées  les  Effigies  der 
deux  ferpens  ou  dragons,  &  d*un  Lyon ,  fuivaot  la  Defcriptîao 
d'iceux  ,en  un  fien  petit  Traité  d'Alchimie,  qu'il  a ^  en  rime^ 
intitulé  Sommaire  Pbilofophique  ^  &c.  commençant  ainfi: 

Qm  veie  mnp^  ta  cognoi  ffaaee 
Des  métaux  ,  &  vraye  faence 
Comment  U  les  faut  tranfmuer,  &e. 

Et  lequel  a  été  imprimé  à  Paris,  i/i-B".  par  Guillaume  Guillard, 
,  fous  tel  titre,  trois  anciens  Traités  en  rime  Françoifc, 
de  la  transformation  métallique  ;  efquels  e/l  ajouté  à  la  fin 
la  défenfc  d'icelui  art  ,  &  des  honnêtes  perfonnagcs  qui  y 
vacquenc  ,  contre  les  efforts  que  J.  Girard  met  à  les  outrager*. 

*yoy.  La  Caon     Mawi  y    les  notes ,  aa  mène  Anicie»  Toiii.iI, 


1Z4     NIC  NIC 

NICOLAS  DES  GALLARDS  dît  de  Saule  ,  n  traduît 
de  Laùa  ,  DcFcnfc  de  la  Divine  Ellcnce  de  Jcfus-Chnil ,  fiis  de 
Dieu,  contre  les  nouveaux  Arriens  ;  imprimée  a  Lyon  , 
par  Jean  Saugrain,  1 06.  Calviniquc.  La  Forme  de  Police  Ecclé- 
fiaftique ,  inftituée  à  Londres  ,  en  l'Eglife  des  François ,  par  N. 
desGullards,  iMmillrc  en  icellc;  imprimée  l'an  i^i  *. 

^  Voy.  La  Croix  ov  Maine  j  &  les  notes  ,  au  même  Aràde  >  Tom.  U» 
pAg.  1^1  6c  \6%. 

NICOLAS  GODIN  ,  Doreur  Médecin  en  la  ville  d'Arras, 
a  traduit  de  Lacin  en  François,  la  Chirurgie-pratique  de  Jean 
de  Vigo ,  Dodeur  en  Médecine  ,  divifcc  en  deux  parties ,  dont 
la  prenière  eft  nommée  la  copieufe ,  contenant  neuf  livres 
particuliers,  &  la  féconde  dite  compendienre ,  contenant  dnc| 
Livre»)  avec  les  AphoriTmes  &  Canons  de  Chirurgie;  impriméa 
à  Lyon,  Tan  1537.  La  Chirurgie  Militaire,  &c.  écrite 
en  Latin  par  Içdib  Nicolas  .Godin  ^  &  .  traduire  en  François  par 
Jaques  Blondel  *. 

^Vojr.  La  Cnora  »v  MAfcii'ir»  les  fiOces>aii  ttème  Aidole^ 
Tom. II » pig.  i.tft  Ifc  i^a.,    ?..  >  '1 

'  NICOLAS  DE  GONNÊSSE ,  Mahie  hs  Arts  &  en  T^m 
Ibgie ,  a  tfanflaté  en  François^  les  trois  derniers  Livres  de  Y^Xm 
le  grand,  auxquels  t!  a  i^t  des  Glofès  ,  du  Gomniart'dédiënt'^ç 
trâ -excellent  Prince  le  Duc  de  Berry  &  d'Auvergne ,  Comtés 
de  Poitou, &  àrlarequëtede  Jaquemin  Couraux,  Ton  Trcfcrier; 
imprimés  avec  les  fept  premiers  Livres  dudtt  Valere ,  de  la 
tranflation  de  Maître  Stflâpn  HeTdin  ;,  à  Lyon^  inrfoL  par  Ma&-^ 
thieu  Hufz ,  148$. '  '        *  ' 

*  Si  (les  neuf  Livres  de  Valcre  Maxime,  Nicolas  de  GonefTe  a  traduit  lés 
iroii  derniers,  comment  Simon  de  Hefdin  pcu:-il  avoir  traduit  les  fept  pce* 
miers,  comme  du  Verdier  le  dit^  tant  ici  ,  qu'au  mot  Simon  db  HstDiit) 
Voy.  La  Croix  OV Maine,  &  les  notes,  à  l'Art.d^KlGOMiilPS.QoMX^SSi 

^  NICOLAS  DE  LA  GROTTE.  Airs  &  Chanlbus  tiois^, 
quatre  ,  cinq ,  fix  parties  par  Nicolas  de  la  Grotte ,  Organifloi 


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NIC  NIC  i2,j 

ordinaire  de  la  Chambre  du  Ror,  a  Paris ,  par  Jean  Cavellat» 
X583.Chanrons  de  Pierre  deRonfard,  Bayf,  des  Portes,  Sillac, 
&  autres  i  mifes  en  mufique  à  quatre  parties,  par  Nicolas  de  la 
Grotte  ;  imprimées  par  Adrian  le  Roi  ^  1 570. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  &  les  notCf ,  ta.  mot  Nicolas  di  lA, 

Crotte,  Tom.  Il,  pag.  i<îj  ôc  164. 

NICOLAS  DE  GROUCHY  *  a  traduit  de  langage  Portu- 
gais en  François ,  l'Hifloire  des  Indes  de  Portugal  »  contenant 
comment  Tlnde  a  été  d&ouverte  par  le  commandement  du  Roi 

Emanuel  ,  &  la  guerre  que  les  Capitaines  Portugalois  ont 

menée  pour  h  conqiicœ  d*iceîle;  écrite  par  Fernand  Lopez  de 
Caftanneda  ,  imprimée  à  Paris,  m-4°.  par  Michel  Vafcofan, 
1 553,  &  en  Anvers,  m- 8°.  par  Jean  Steeliius  ,  1554.  Nicolai  - 
Gruchii  y  Rothomagtnjîs  ,  de  Comit'ûs  Romanorum  Lihrï  trcs  } 
impreffi,  l^cnitiis  ,  in-H*^  npud  Francif'cuni  Bindonum  y  l^^S. 
EjuJJc/n  ad  pojkriorcm  CaioU  Sii^onit  de  biriis  Aiagifiratuum 
Romanorum  Comirîis,  &  de  Ugc  curiatâ  di/putationem  Rcfutatio  y 
Farijïis,  i/i-8**.  apud  Jac,  du  Pays,  156*7.  Qumdam  exjirifio^ 
tek  tranflulit  &  emendavit. 

*  Nicolas  tic  drouchy,  plus  conna  des  Savans  fous  fon  xiom  Latin' 
Gruchius  ,  étoit  de  Rouen ,  d'nne  famille  noble.  11  fe  rendit  fort  recotn^ 
tnandable  par  fon  érudition  Grecque  &  Latine.  Il  profeHa  la  Philorophie  X 
l^ris ,  à  Bordeaux  ,  à  Conimbce  ,  où  Jean ,  Roi  de  Portugal ,  l'avoit  attiré. 
11  eft  le  premier,  félon  le  témoignage  de  M.  de  Thou  (  Htjl.  Lib.  LIV  )  qui 
di^a  en  Grec  des  Commeiicùfes  fur  Ariftote.  Il  écrivit ,  mr  Texplicarion  de 
ce  Philnfopîic  ,  rîes  difputes  contre  Joacliiin  Perionius  &  contre  Sigonius,. 
lur  les  Anuauitcs  Romaines.  Son  Traité  ,  de  Comitiis  Romanorum  ,  eil  très- 
eftimé.  Un  Vetdier  ne  àxe  poinr  la  première  Edition  és  cet  Ouvrage ,  oui 
eft  très-belle  Se  aflex  rare.  Elle  Fut  Faite  chez  Vafcofan  ,  en  1 5  ^  5 ,  in-Joi^ 
Les  Rochellois  avoientengrîec  Gruchius  i  venir  en fci^^ner  dans  leur  CoHèc^r?  ; 
mais  il  mourut ,  en  acnvani  à  la  Rochelle  ,  au  commencement  de  Janvier 
1 57X ,  d'une fidvie  dont  il  avoit  été  acnqué  en  chemin» 

NICOLAS  DE  HERBERAY,  Seigneur  des  Eflars,  Com. 

mîfTàire  ordinaire  de  l'Artillerie  du  Roi ,  &  Lieutenant  en  icellc 
ès  pays  &L  gouverncmcnc  de  Picardie,  de  Monfieur  de  BnlTac, 
Grand-Maitre  &  Capitaine-Général  d*icelle ,  a  traduit  d'Efpa- 


4 

1x6     N  IC  NIC 

gool^n  beau  langage  François  «  les  premier,  fécond ,  croHième^ 
quatrième ,  cinquième ,  fixième ,  fepciènie  &  hoicième  livres 
d'Amadis  de  Gaule,  le  plus  excellent  de  tous  les  Romans;  impri- 
més à  Paris  »  in'foL  &        par  Jean  Longis,  &  Vincent  Sn^ 

tenas,  1543;  en  Anvers,  in-S^.  P^i^  (Guillaume  Sylvius,  1574. 
&  à  Lyon  ,  in- 16.  par  François  Didier.  Les  fepc  Livres  de 
Flavius  Jofephus ,  de  la  Guerre  &  captivité  des  Juifs ,  traduits 
en  François ,  par  le  Seigneur  des  Ëiïàrs  ;  imprimés  à  Faris,  m- 
fol.  par  Eflicnne  Groulleau  ,  ^7.  L*Horloge  des  Princes  ;  avec 
le  très  renommé  Livre  de  Marc  Aurele ,  recueilli  par  Dom 
Antoine  de  Guevnre  ,  Evêque  de  Guadix ,  traduit  de  Caflillan  , 
par  le  môme  iîeur  des  EfTars;  imprimé  à  Paris ,  in-fol.  6l  depuis 
par  KOiienne  Groulleau,  1^61.  Arnalce  &  Lucenda, 
Hifloire  de  l' Amant  mal  traite  de  s'amie;  traduite  d'Efpagno! , 
par  le  même  •  imprimée  à  Lyon,  în-i6.  par  Eullace  iiarricat, 
1550.  Hilloire  du  très-vaillaiu  &  rcdouLe  DomFlores  de  Grèce, 
fiirnommé  le  Chevalier  dc^  Cygnes,  fécond  fils  d*Efplandian, 
Empereur  dt  Con(bntînople  ;  tradoite  de  même  ^  imprimée  à 
Paris ,  in-foi.  par  Jean  Longis ,  1 5  5 1.  Il  a  écrit  Traité  fi  on 
peut  appeler  ou  laiflèr  à  celui  qui  n*efl  point;  imprimé  à  Lyon» 
par  jSenoid  Rigaud.  Un  Auteur  François  parle  du  fieur  des 
£iiàrs  comme  s'enfuie  Nicolas  de  Herberay  (  dit-il  )  jeta  ès 
mains  du  peuple,  quelques  Difcours  d*Amour ,  lefquels  furent 
reçus  avec  (î  bon  viiàg6,que  lors  il  fût  eilimé  de  chacun  comme 
une  règle  du  beau  parler.  £t  néanmoins  il  n*avQit  pas  (ainû 
que  je  crois  )  beaucoup  rongé  le  laurier ,  ne  long-temps  fué 
fous  le  harnois  &  travail  dt-s  Lî^trres  humaines  &  bonnes  Difc!- 
plines.  Son  parler  me  Icmhloir  un  peu  affeélé  :  me  faiihlojcnt 
aufTi  quelques  liaifons  douces  &  crrdcit^ufcs  ,  &  quelques  autres 
rudes,  disjointes  &  mal  plaifantes  :  qui  me  faifoit  foupçnnner 
que  le  incrément  de  Lettres  &  le  favoir  défailloit  en  l'homme. 
Avecquc  ,  il  prcnoH  pliifir  a  oûnr  au  peuple  mots  nouveaux 
&  étranges,  defquels  k  (on  m'ctoit  plus  ennuyeux  &  plus  Jé- 
plaifanc  à  mes  oreilles  ^  que  n'eût  été  le  fon  d'une  cloche  calTée. 


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NIC  N  I  C  117 

Auffi  le  peuple  n'en  a 'pas  fait  cis,  de  a  latâe  eofevclir  tels  mots 
en  oubli ,  avec  le  corps  de  Herberay  qui  les  avoit  offerts  &  pré- 

fentés.  Autre  avis  ne  puis-je  donner  de  tous  iccux  Difcours:  car 
Je  ne  me  fuis  pas  amufé  à  les  lire,  dcfirant  employer  le  temps 
&  mon  entendement  en  chofcs  meilleures  &  de  plus  grande 
conféquence.  Mais  en  paiTanc  j'ai  déclaré  ce  que  j'en  connoiilbi^ 
comme  de  i*ongle  on  juge  le  Lyon ,  &c. 

*  L'Âureur,  dont,  fans  le  nommer,  les  paroles  font  alléguées  tout  ati 
long,  à  ia  tin  de  cet  Article,  nell  autre  qu'ÂBEL  Mathieu  ,  feuillets  li  ôc 
14  de  ton  Dtvis  de  la  langue  Franfoiji  y  Ouvrage  rapporté  en  fen  uen. 
Voy.  Pasquier,  Lettre  viii  du  LIv.  I,  Lettre  iv  du  Liv.  lîL  Voy.  auflî 
Xa  Cpotx  du  Maine  ,  &  les  notes  ,  au  mot  NicoLAS  J>B  HsRBS&AY, 
Tom.  il ,  pag.  16^  6c  166.  {  M.  m.  la  Monhoyi  ). 

NICOLAS  HOVEL  ,  Apothîcaire  h  Paris,  a  écrie  Traité 
de  la  Thériaque  &  Mithridat  ,  contenant  plufieurs  Queftions 
générales  &  particulières  ;  avec  un  entier  examen  des  (impies 
médicamens  qui  y  entrent;  divifé  en  deux  Livres  ;  imprimé  à 
Paris,  in-^^.  par  Jean  de  Bordeaux,  1573.  Traité  de  la  Pefte, 
auquel  cil  cil  1  cou  ru  de  l'origine,  caufè,  fignes,  préfervation  &c 
curatiun  d'icclle,  avec  les  vertus  &c  facultés  de  TEicduaire  de 
VOuf,  duquel  jadis  fouloit  ufer  ce  grand  Empereur  Maximilian  y 
imprimé  à  Paris ,  fn-S*.  par  Galîot  du  Pré ,  1573  *. 

^  Voy.  La  Croix  mj  Mains  ,  Ôci&s  noces,  au  mcmc  Article  1  Tom.  11» 
ftg.  US  Se  i'6y, 

.  NICOLAS  JACOB ,  AufhaTien,  a  traduit  d^Allemaiid  en 
François^  Diéce  Impériale ,  on  Ordonnances  j&  Réfi>lntion  de 
TEmpereur  &  des  États  du  ùànt  Empire  ,  délibârée  &  arrêtée 
en  la  dernière  journée  tenue  à  Spire»  en  l'an  1570.  Plus  la 
forme  de  capitulation ,  ancien  droit  des  Reyttres ,  Ordonna»* 
ces  &  Dtfcipline  militaire ,  renouvelée  ;  les  Articles  établis  pour 
riniànterie ,  par  la  facrée  Majeflé  de  l'Empereur  &  par  leiHits 
États  ;  imprimée  à  Paris  »  ca*8^.  par  André  Wechel.,  1 5.71 . 

*  Vof.  La  Caoix  w  illfjf/iraj«tt  ATticIe,Toiii.II,p.  i^fc  i€%. 
KIÇOIAS  DE  LIVKE ,  Seigncuc  de  HuneroUes^  a  traduit 


ii«     N  1  C  NIC 

de  l'Italien  de  Lucio  Maggîo,  Gentilhomme  Rolognois,  Difcours 
du  tremblemenc  de  terre  ,  en  forme  de  Duiogue^  imprimé  à 
Paris,  i/i.8°.  par  Denys  du  Val  ,157s*. 

Voy.  La  Choix  du  Maima  ,  &  les  notes,  4 l'An,  de Nxco&A«  LiTftI,' 

Tom.  U ,  pag.  i6i  6c  iC<^. 

NICOLAS  DE  LYR  A  *.  La  Tranflation  en  François  cîe  îa 
Pollille  de  Nicolas  de  Lyra,  DoLlear  en  Théologie,  de  l'Ordre 
des  Frères  Mineurs  ,  fur  le  Livre  des  Plalmes  ,  imprimée  ea 
deux  volumes  in^fol.  à  Paris ,  par  Pierre  le  Rouge ,  1 5 1 5. 

*  Ce  favant  Auteur  du  quatorzième  ficelé  Jiaquit  à  I  yre  ,  Bourg  de  Nor- 
mandie, au  Diocèfe  d'Evreux,  de  pareos  Juifs.  U  fe  ât  Chcctien,  &  encra 
chez  les  Cordelters  de  VerneUil ,  en  1191.  U  écoic  dès -lors  lubUe  dans  U 
Icience  des  Rabbins ,  ce  qui  eft  canfè  que  le  petit  Commentaire  qu'il  a  donné 
fur  toute  la  Bible  eft  fort  bon.  C'eft  r(  )tr,'r:ige  que  du  Verdier  indique  ici.  Il 
compofa  un  Traicé  fur  la  ditfiérence  de  la  Vuigate  avec  l'Hébreu,  qui  eft 
devenu  fôrr  rare ,  6c  qui  efl:  bien  (axt.  Tons  ces  Ouvrages  Tonc  feu  mettre 
atl  nombre  des  Rabbins  par  Skuckford,  Tom.  111  de  foa  S^oift  dit  Monde  « 
ainfi  qu'il  eft  obfervé  dans  le  Journal  de  Trévoux  ,  Janvier,  1755.  11  fut 
élevé  aux  premières  charges  de  fon  Ordre ,  &  jouit  d'une  6  erande  conlidé- 
racton ,  ^ae  la  Reine  Jeanne  de  Bourgogne ,  (taune  da  Roi  Philippele  Lon^ 
le  nomma  un  de  Tes  exécuteurs  teftamenraites ,  en  H  mourut  le  25 

Oâobre  i  >i  40 ,  âge ,  à  ce  que  ion  4if ,  de  cent  vingt  ansr  eotemé  aux 
Grands  (  "ordcliers ,  à  Paris. 

NICOLAS  MACCHIAVEL*.  L'Art  de  k Guerre', traduit 
par  Jean  Charrier.  Hiftoire  Florentine ,  traduite  par  le  Seigneur 
de  Brinon.  Les  Difcours  fur  la  première  Décade  de  Tite-Live, 
traduits  par  Jean  Maugin.  Le  Prince ,  traduit  par  Gafpar  d'Au- 
vergne ⣠ encore  par  Guillaume  CappeL 

^  Peu  d'Auteurs  font  auflî  connus  que  le  fiunenx  Nicolas  MACHiAVEt, 
né  à  Florence  ,  d'une  famille  noble  ,  5t  qui  mourut ,  félon  les  uns ,  en  1  y  18  j 
leion  d  ancres  ,  en  i  ^  jo  ,  d'un  remède  qu'il  avoir  pns  par  précaution.  Ses  cou- 
pioifTances  profondes  en  politique  ,  qui  d'aboni  lui  donnèrent  une  grande 
confîdcration  dms  fa  parne  ,  le  hrcnc  foniçoiiner  en  fui  te  de  mauvaife  foi  ^ 
de  duplicité,  il  fut  de  plus  foupçonné  d'avoir  eu  part  à  différences  conjurations; 
on  ne  chercha  pa$  à  l'en  convaincre ,  mais  on  l'abandonna  ;  &  en  quelque 
ÎTorte  accablé  de  mépris  dans  les  demiiccs  années  de  la  vie»  il  s'en  veneea, 
en  U  £wnat  des  armes  da  ndicule  >  pour  «tn^vec  le  gouvernement  &  l'admis 

nifitataoa 


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NIC  NIC  tt9 

iMftnttondes  affaires  publiqttes  :  petite  fatUfâAton ,  malheureufemcnc  imitée 
de  nos  jours,  &  qui  devint  plus  criminelle  encore  >  s'il  eft  vrai  c^ii'il  arcaqua  la 
Religion  avec  les  rocmes  armes ,  comme  on  l'en  accufe.  Etrange  délite  di| 
£un  ftivoir ,  de  l'ocgueil     de  la  coiruprion  de  Teiprit  9e  da  cosor  ! 

*  Le  Bendet,  dans  fa  DiScwee  de  fa  40*  Nonrelle  de'  U  pfemière  Partie  > 
tt  moque  plai£iiiMiient  de  Machiavel  ,  qui ,  ayant  un  Jour  entrepris  de 
ranMr  quelques  Compagnies  d'infiiiicerie  en  bataille  ,  fuivanr  qu'il  l'a  enfei- 
ene  dam  fes  Livres  de  i'Art  de  la  Cuenx  ,  ne  pue  jamais  en  venir  à  bouc 
(M.  DB  lA  MoMKOYB). 

NICOLAS  DE  MAILLY ,  Picard  ,  a  écrit  la  Perfeaion 
d'honorable  viduicc  maintenue  par  les  Veuves  de  Pancicn  & 
nouveau  Teftament  ;  imprimée  à  Rouen  , par  Claude  le 
'Roy,  I  548.  La  divine  connoifTancc,  tompiléc  tant  du  vieil  que 
du  nouveau  Teflamcnt  ;  enfemble  les  Cantiques  divins  de  Tame 
reprenant,  jointrexpofition  de  l'Oraifon  Dominicale;  imprimée 
à  Paris,  (»*8^  par  Galiot  du  Prç ,  en  fan  1 541.  La  Perfeôion 
de  la  vie  unanime 9  imprimée  à  Rouf»i ,  in-ié»  par  Nicolas  de 
Burges,i544. 

NICOLAS  MARCHANT  a  écrit  claire  Probation  de  la 
Foi  &  Dodrine  Chrétienne  ,  pour  confirmation  &  aflbrance 
des  Catholiques,  &  amendement  des  pauvres  léduits  ;  imprimée 
à  Paris,  m-i 6,  par  Guillaume  Julian ,  1 5 

NICOLAS  MARTIN*,  Mulkicn  de  S.  Jean  de  Moiienne, 
a  compofé  Chants  fur  la  Nativité  de  notre  Seigneur  Jefus* 
Chrid ,  tant  en  vulgaire  François  que  langage  Savoîfien  ,  df€ 
Patoys  ;  imprimés  avec  la  mniîque,  à  Lyon,  parftflacé 
Bonhomme  «  t^66, 

*  Voj.  La  Croix  du  Maine  ,  au  mhat  Article ,  Tom.  II ,  pag.  1 

Nicolas  MAUROY  a  compofé  en  rime  Françoifc ,  le 
piteux  Parlement  de  la  Croix  ,  entre  Jcius-Chnlt  «Ik  notre 
Dame ,  en  forme  de  Dialogue  j  imprimé  à  Provins,  in^^^,  fans 
date. 

NICOLAS  MELLIER*,  Avocat  en  la  SénéchaufTce  &  Siège 
Préfidial  tic  Lyon  ,  a  écrit  Sommaire  Explication  de  TÉdit  du 
BisLioxH.  f  B.AH.  Tom,  y.  Du  Yebji.  Tom,  ui»  R 


ijo     NI.C-  NIC 

Roi  9  p«r  lequel  il  oidonoe  qoe  dorénavant  les  sieres  ne  fuccé- 
derone  à  leurs  en&is  »  ès  biens  provenus  du  côté  psternel  ;  mais 
feulement  ès  meubles  &  conquêts  provenus  d'ailleurs  ;  inipriniée 
à  Lyon ,  /ii-8«,  par  Pierre  RoatEn ,  1 573* 

I       ^  Vby.  La  Caoxx  ■<«  Maimi  »  au  mot  Nicolas  Msllisr.»Toiii.  II», 

NICOLAS  DU  MESNIL  a  écrit  Traité  de  Y  Art  d'enter» 
planter  &  cultiver  Jardins  j  imprimé  à  Paris,  par  Charles 
J'Angelier,  i^^o. 

NICOLAS  DE  MOFFAN.  le  Meurtre  inhumain  commis 
par  Solcan  Solyman  ,  grand  Seigneur  des  Turcs,  en  la  perfonne 
de  Ion  fils  aîné  Muftapha  ;  traduit,  du  Latin  de  Nicolas  de 
MuiUn  ,  par  J.  V.  avec  deux  Epkres  liminaires ,  fort  utiles  à 
•   rintclligençe  Je  THiftoirei  imprimé  à  Paris,  par  Olivier 

de  H^rfy ,  l'^^C, 

NICOLAS  MONARD.  De  l'Huik  du  Liqmdambar  &  de 
fes  vertus,  extrait  &  traduit  des  l  ivres  que  Nicolas  Monard  a 
écrits  en  Efpagnol ,  touchant  les  limples,  médicamens  apportes 
des  Indes  Occidentales  ,  dites  le  nouveau  Monde  imprimé  à 
Lyon. 

NICOLAS  pu  MONT ,  Angevin  a  tradait  de  Latin , 
PAbrégé  des  vies  &  mœurs  des  Empereurs  Romains  ;  recueilli 
des  Livres  tant  de  Sextus  Aurclius  Viékor,  que  de  plufieurs 
autres  Auteurs  ;  imprimé  Latin-François  ,  à  Paris  ,  par  Claude 
Micard ,  157;^.  avec  les  Hifloires  de  JuIUn,  traduites  par  de 
Seyiiél.  ^ 

NICOLAS  DE  MONTREUX  ^  Gemilbomme  du  Mans, 
amis  en  François  >  le  ièiiième Livre d'Amadîs  de  Gaule  ,  trai* 
tant  les  Proueiîês  &  Amours  de  Spheramond  6t  Amadis  d^Afire; 
imprimé  à  Paris ,  m-iê.  par  Jean  Parent,  i  $77* 

*  Voy.  La  Caoïx  wj  MAtm,  6c  les  notts»  aa  mième  Aniete  >  Ton*  U» 


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NIC  NIC  iji 

NICOLAS  MORIN,  de  Blois,  de  TOrdrc  des  Frères  Pré- 

cheurs ,  Dofîeur  Théologien  &  Inquifîteur  de  la  Foi  ,  a  écrit 
en  Latin  ,  un  Traité  contre  certain  Livre  fait  &  puîilic  en  vul- 
gaire François,  par  les  Hcrctiques  dits  les  pauvres  de  Lyon,  ' 
autrement  Vauldois,  où  il  met  le  texte  François  des  Maximes  y 
contenues,  qu'il  réfute  l'une  après  l'atirre  ,cn  tout  ledit  Traité, 
duquel  Ic^  titre  efl  tel:  TraBatus  Caihu'ucœ.  trudiuonis  ad  tcjli' 
monium  &  Ugcm  recurrens  ,  confutanpjue  libcUuni  p<mmofum 
vclaminc  cUcDioJi/ij:  paupiribus  Lu^duiu  inipciijx  propalatun , 
in^pt-ef,  Lugduni ,  in-^'\  apud  Gultdmum  BoulU.  Cette  héréfie 
fine  commencement  au  règne  du  Roi  Loys  le  jeune ,  VII  du 
nqm ,  en  l'an  de  <alut  ii^o ,  &  en  furent  les  Seâaires  appelés 
vulgairement  Içs  pauvres  de  Lyon  &  Lyonniftes  ;  les  autres  les 
«lommoieat  Vauldois  ^  à  caufe  d  un  Pierre  Vaido  qui  écoit  Puii 
4ies  apraretis  &  plus  riches  de  la  vitic ,  Auteur  d'ioelle  fnperiH- 
tion ,  lequel  fit  mettre  en  langage  François  certain  Recueil  des 
iaintes  Lettres  ,  &  d'aucunes  opinions  des  Aints  Pères  «  que 
lui-même  expofoit  à  fa  ÊuitaiHe.  Ils  n*avoient  point  d'héritages, 
pour  les  pofîéder  en  propriété  ,  ni  demeurance  aucune  arrêtée, 
ains  alloietit  çà  &  là  ,  menant  des  femmes  de  leur  même  fcfle, 
Ô£  diloic-on  ,  qu'ils  couchoient  avec  elles.  Ne  voulant  tenir  ne 
poflcder  fonds  &:  hérirn^es  quelconques,  qnittoient  leurs  biens: 
mais  quand  ils  avoient  heloin  de  vcrcmcns  ,  àt  vivre  &  autres 
chofes  ,  ils  entroient  ès  boutiques  des  Marchands ,  voire  dans 
les  magafms  &  au  plus  profond  des  maifons  ,  où  ils  prenoient 
tout  ce  qui  leur  venoit  à  gré.  fans  qu'on  y  pût  remédier,  à 
caufè  du  trop  grand  nombre  (qu'ils  ctoient.  Ils  durèrent  foixante 

ans  &  plus; 

NICOLAS  DE  NANCEL,  Noyonnois ,  Médecin  à  Tours, 
â.  écrit  Difcours  de  la  pcfle  ,  divifé  en  trois  Livres  ,  adrcffé  à 
Meffieurs  de  Tours  j  où  font  traitées  plufieurs  chofes  contre 
l'opinion  commune  &  tradition  ordinaire  ,  tant  au  premier 
Livre  touchant  la  définition ,  différences ,  caufes,  figncs  ,  pr<M 
gnoftic  de  la  pefte  \  comme  an  iêcond ,  dis  la  pr^ution ,  &  au 

Rij 


i3t     NIC  NIC 

troifième,  de  la  curiuion  d'iceUc;  imprimé  k  Faris^  fa*8^.  par 
Nicolas  Chefneau,  i)8i*. 

^  Vof,  La  Cmix  dv  Mains  ,  êc  les  noces ,  au  même  Anide  »  Tom.  II  i 

pag.  171  17}. 

NICOLAS  DE  NICOLAI*,  Dauphinois,  Seigneur  d*Ar- 
feiiille  Géographe  &  Valet  de  Chambre  du  Roi  Henri.  Il  du 
nom ,  a  écrit  quatre  Livres  de  fes  Navigations  &  Pérégrinations 
Orientales;  avec  les  figures  au  naturel  tant  d'hommes  que  de 
femmes ,  fcîon  la  divcrfité  des  nations,  &  de  leur  port,  main- 
tien ,  &  habits  ;  imprimés  à  Lyon  ,  in-fol.  par  Guillaume  Roville, 

L'Art  de  naviguer,  divifé  en  huit  Livres  ,  contenant 
toutes  les  règles,  fecrets  &  enfeignemens  néceflaires  à  la  bonne 
navigation  ;  traduit  du  Callillan  de  P.  de  Medinc,  Efpagnol ,  en 
irançois  par  ledit  Nicolaï;  imprimé  à  Lyon,  m-4'-'.  par  Guill. 
Roville,  1576.  Lettre  du  ficur  Nicolas  Nicolaï  au  fieur  du 
Puys,  Vice-Baillif ,  de  Vienne ,  contenant  le  Dtfcoors  de  la 
guerre  hite  par  le  Roi  Henri  H  du  nom,  pour  le.  recouvremenc 
du  pays  de  Boulognois  ,  en  Tan  1549  ;  imprimée  à  Lyon, 

par  Guillaume  Roville»  1550.  La  Navigation  du  Rot 
d'Ëfcofllè  Jaques  V  du  nom ,  au  tour  de  fbn  Royaume  »  &  Ifles 
Hébrides  6l  Orchades  ,  fbus  la  conduite  d'Alexandre  Lyndfay , 
excellent  Pilote  Ëfcoflbis  ;  recueillie  &  rédigée  en  forme  do 
defcription  Hydrographique ,  &  répréfentée  en  carte  marine, 
&  routier  ou  pilotage,  pour  la  connoifTance  particulière  de  ce 
qui  ert:  néceiïàire  &  confidérable  à  ladite  navigation  ,  par  Nico- 
las d'Arfeuillc  fieur  dudît  lien  &  de  Bel-air, Dauphinois  j  impri- 
mée à  Paris  ,  in-4°.  par  Gilles  Beys,  158 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  &  les  ttOKS  »  m  mot  KlCOlAS  DS 

KiCOLAi ,  Tom.  II,  pag.  174  Se  fuiv. 

NICOLAS  PANIS,  Dodeur  en  médecine,  natif  de  Caren- 
tan  ,  au  Diocèfe  de  Coatance  en  Normandie  ,  &.  habitant  à 
Lyon  fur  le  Rhofne  ,  a  tranflaté  de  Latin  en  vieil  langage 
François ,  la  Pratique  en  Chirurgie  de  Maître  Guidon  de  Cau- 
iiac^  inipiimc:e  k  Lyou^  in-JoL  jpiu:  iiaiiiideipy  Buycfj  1478» 


Uigitizeo  by  LiOO^l 


NIC  N  I  C 

NICOLAS  PAVILLON  *,  Parifien,  a  mis  en  vers  François, 
les  Sentences  de  Thëognis  ,  Poëte  GreCj  imprimées  à  Paris  ^ 
îii>  8  ^ .  par  GniHaume  Jalian  ,1578.* 

*  Ce  Nicolas  pAViLtow,  né  i  Paris ,  d'une  famille  originaiie  de  Tour», 
oEtebce  Avocat  $xt  Pademenc,  Ayeul  de  Nicolas  Pavillon  ,  Evîque  d'Alet  \ 
(m  très-habile  dans  les  langues  Grecque  &  Latine;  il  fiu  iiicmc  .ilTcz  bon 
Pocre  pour  Ton  temps.  Dans  l'Epître  Dcdicatoire  de  la  Traduciion  de  Thcoonis 
à  Pierre  Girard ,  de  Moulins  en  Bourbonnois ,  il  parle  de  deux  autres  Tra- 
4aâicns  plus  confidérables ,  qu'il  avott  entreprifes ,  celle  du  Géographe  Denis 
d'Alcxanocie,  &:  celle  des  Commentaires  d'Euftathe  fur  Homère,  mais  qai 
n'ont  pas  paru.  Voy.  la  Biblioth.  Françoife  de  M.  l'Abbé  Goujet,  Tom.  iV, 

Çig.  joj.  Voy.  auin  La  Caoix  du  Maine,  Se  les  notes, au  mctne  Article, 
bm.  11 ,  pag.  176  Se  177. 

NICOLAS  PITHOU*,  fieur  de  Champ-Goberc ,  a  écrie 
Inftitudoii  du  mariage  Chrétien  ;  Livres  deux,  divilcs  par  cha- 
pitres; impnmL'C  a  Lyon,  in-'S'^,  à  la.  Suîcmandrc ,  i5<>5. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine,  Se  les  notes,  au  même  Article,  Tom.  11, 
pag-  Ï77- 

NICOLAS  *  PSAULME  \  Evêque  &  Comte  de  Verdun, 
â  écrit  le  vrai  &  naïf  Pourcrait  de  TEglifè  Catholique  ,  avec 
l'explication  d'iceluij  imprimé  à  Reims  ,  in -8^»  par  Jean  de- 

Foigny,  1574. 

'  Claude  Robert  l'appelle  NtcoLAs  Psalme  ^  mais  Ton  vrai  nom  écoic 
PsAtfLME.  Il  monroc  le  10  Août  1 575.  Comme  il  fat  Secréuiie  du  Concile 
de  Trente,  Se  nommé  pour  en  rédiger  les  ades ,  il  en  fit  une  CoUe&ion  ,  pu- 
bliée l'an  17x5  à  Eftival,  en  Lorraine,  dans  le  premier  volume  que  l'Abbé 
d'Eftival ,  Charles-Louis  Hugo  ,  y  a  fait  imprime i ,  fous  le  titre  de  Sacr* 
AtttinûtMis  Mottumenta  W^hvka  ,  Dogmatka ,  Diplomatieâjin'^.  La  coite 
$04 des  Manufcrits  iif-4*.  de  M.Baluze  rapporte,  outre  cette  Colledion ,  un 
autre  Ouvrage  du  mî-me  Auteur ,  fous  le  tirre  de  Nicalai  Pfalmci ,  Egifcogi 
Virduncnfis  ,  Adverfatia  i>a^ra.  (M.  de  la  Mûnnûye). 

*  Nicolas  Pfaulme  étoit  fils  de  Pierte  Pfaulme ,  Laboureur  du  Viilagc  de 
Chaunibnr ,  au  Bailliaee  de  Bar.  Pnnçoîs  Pfeaume ,  fon  oncle  ^  qui  étoic 

Abbc  Commandataîre  du  Monaftère  de  S.  Paul ,  \  Verdun ,  le  fit  étudier ,  Se 
lui  rcfigua  fon  Abbaye,  «n  1558.  Nicola";  Pfaulme  In  rint  queîcjue  temps  en 
commande ,  puis  prit  l'habit  de  Ficmontié,  &  lut  clu  Gtucial  de  l'Oïdre  j 
vais  il  ne  put  &ire  confirmer  fon  éleétion  par  le  Pape ,  durant  fon  féjotir  k 
Rome  >  oà  il  avgit  issk  wroyi ,  poux  (bUicttec  Ja  Canonifation  de  S.  Notbetiv 


ïH      N  I  C  NIC 

Il  fit  connoitfance  avec  Guillinn  e  Po!\el  ,  Sc  nous  avons  plufieurs  Lettres 
que  celui-ci  lui  écrivit.  En  revenaiu  de  Rome  ,  il  paiïa  par  Trente ,  &  ai&Aa 
à  une  SeflBon  du  Concile ,  qui  s'y  tenoit  pour  lors^  Il  fat  fait  £v^ue  de 
Verdun ,  en  1 5  48.  Il  fe  rendit  au  Concile  de  Trente ,  en  i  f  j  i ,  &  y  retourna , 
en  I  s6t.  Il  écrivit  un  Journal  des  Délibérations  de  ce  Concile  »  depuis  le  î4 
Novembre  iufqu'i  la  clôture  des  Séances.  Ce  Journal ,  qui  étotc  raofené 
tnaiiufcric  dans  la  Bibliorhèque  de  S.  Vanne  de  Verdun ,  fut  public  y  en  172 
par  le  P.  Hugo,  Abbé  d'Eftival,  dans  le  premier  volume  de  l'Ouvrage  inti- 
tulé Sacr/i  AntiquUaùs  Moaumenta.  Ce  Journal  eft  précédé  de  ce  que  le 
même  Eviqofe  Avott  écrit  touchant  les  Séances  du  même  Ccmcile ,  en  1 5  5 1 
&  1 5  5t.Ce  foc  dans  ce  Concile  que  ,  candis  qu'il  parlait  avec  force  contce 
les  Commandes ,  un  Italien  (  l  Evcque  d'Orvictte  )  avoir  voulu  le  railler  , 
en  lui  difant  :  Ita  Gallus  nimià/ri  ca/ttat ,  il  rcpii«{ua  ,  dit-on ,  avec  vivacité  : 
Utbum  i/?o  GalSdnh  ad  rejîpijcent'utm  &  fietam  revoeeeur  Petnts  !  Maïs  on 
n'eft  pas  bien  d'accord  ni  fur  le  fair',  ni  fur  les  circonftances  >  car  PaUavicin 
(  Hijl.  ConcU.  Trident.  Lib.  XXI  ,  Cap.  8  }  dit  que  ce  fut  Pierre  Danès , 
Evcque  de  Lavaur  ,  qui  prit  la  parole ,  &  fît  cette  réponfe.  Nicolas  Pfaulme 
fut  cnoifi  pour  Secrétaire  de  la  Congrégation  chatgée  de  rédiger  les  Canons . 
concernant  l'inAitution  &  U  ré(ideiict  des  Evèques.  Il  fut  aum  un  des  Corn- 
inidaires  nommés  par  le  Concile ,  pour  dredcr  divers  projets  de  réforme.  Il 
rooiuuc  le  9  Août  1575.  Celui  de  fes  Ouvrages,  dont  parle  ici  du  Verdier  » 
ne  fiir  pas  le  feul  qu'il  publia  j  il  avi^c  Isût  imprimer ,  en  1 5 54,  une  Exptfi-* 
tlon  de  la  Mejfe  ;  &  ,  en  1 5(îj,  un  Livre  intitulé  :  Préfervaaf  contre  !cs  chan- 
gemens  de  Religion,  y oj.  Hijîoîre  de  Verdun  ,  puWice  en  1745  »  P^Ç*  4P  ^ 
Tuiv.  &  la  Vie  Latine  de  cet  Evcque ,  par  ie  P,  Hugo  j  à  la  ccte  des  Saçr4 
^ittiquitaeif  Mamuneata, 

NICOLAS  RAPiN  ,  Poitevin  ,  a  écrit  en  vers ,  les  Plaifirs 
du  Gentilhomme  Champêtre,  imprimés  à  Paris,  in- 11.  par 
X^ucas  Breyer ,  i  $81.  Ode  Sapphique  rimée  ,  fîir  la  mor(  «hi 
iieur  de  Billy,  Abbé  de  faînt  Michel  en  l'Herni  j  imprimée  à 
Paris  «  avec  TÈloge  dudlt  fieur  deBilly,  par  Pierre  rHuillfer  1 
X582.  Quelques  Poëfies  ibr  la  Puce  de  Madame  de$  Roches, 
imprimées  par  Âbel  l'Angelier  *. 

Vojr.  La  CiLOiap  dv  Maimb  »  ^  les  noces  ^  au  mime  Arttde,  Ton.  II  » 

NICOLAS  REGNAUD  ,  Provençal  »  a  écrie  les  chaflei 

Amours ,  contenant  foixante-fîx Sonnets;  enfcmblc  les  Chanfbns 
d'Amour;  la  Fable  du  Pin  ;  l'Oranger;  imprimés  à  Pari? ,  //i-4*, 

par  Thomas  ^rumos^  15^9.  Odç  de  la  Paix^  aù  Roi  Charlis^ 


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NIC  NI.C 

&  autres  Poefîes ,  imprimée  pat  Benok  Rigaud ,  1 5^3.  Ode  fur 
la  Traduâion  de  Pline  d'Antoine  du  Pinet  *. 

^  Voy.  La  Choix  do  Maimi  »  à  rArade  de  Nicolas  Rbh aolt^Tobi.  II , 
pag.  i8x&  xS&, 

NICOLAS  ROBERT  a  écrit  en  feize  chapitres,  deJ'£tac 
le  maintien  du  Mariage  vraiment  Chrétien  »  où  font  contenues 
toutes  les  Lois  &  Règles  que  doivent  tenir  &  obfèrver  par 
eofêmble  le  mari  &  la  ièmme  :  plus  une  Ëpkre  coniblatoire 
fur  lambrt  des  en&ns  ou  amis;  imprimé  à  Lyon^  par 
Jean  Saugrain »  x  5  ^ 5. 

NICOLAS  SALICET.  Antidotairc  de  TAme  \  contenant 
plufieurs  belles  Méditarions  &  Oraifons  amafTées  par  Nicolas 
Salicet ,  Abbé  de  Bomgart,  &  traduites  de  Latin  en  François , 
par  J.  D.  L*  A.  imprimé  à  Douay,  m-i^.  par  Jean  Bogard, 
X580. 

*  fiieti  des  ?ens ,  fur  ce  qtie  Rabcbis  a  mis  VJiuhbtétmmt  foûmâ  dans  là 
Bibliothèque  de  S.  Viâor ,  onc  cra  qoe  c'étcic  on  livie  inaeinaire ,  dont  le 
titre  croit  fair  i  plaifir.  l  e  conmire  paroîr  p.ir  cet  article.  Nicolas  Salicet» 
parent  [>c  ut- et  ce  du  Mcdccm  GuUlaume  Sahcet,  de  Plaifance  »  eft  l'Âuteuc 
da  livre ,  Miit-ènre  que  »  comme  GuilUttme  avcnt  écrie  ane  Ptatique  Mé^ 
dîcinale  »  dt  Séàue  corporUt  Nicolas  ,  par  une  pieufe  oppoficion  ,  appliqué 
i  procurer  la  fantc  de  l'ame ,  a  compofe  VAntidotarlum  anima  j  dont  h  ftyle 
Monaca.1  a  donne  lieu  à  Rabelais  de  placer  l'Ouvrage  dans  fa  Bibliotiicque 
Irarlefque.  iHecto  Nelfi,  qui ,  Aras  le  nom  iiAniHaékBt^amo  ^  publia ,  veis 
le  milieu  du  feizième  fim ,  à Veîu£e  »  fes  Saoxes  AUa.  Cmm  «  oefigne  T^a- 
tid^wvm  j.  feuillet  ^  »  en  ces  termes  : 

Lûfcto  unptr*  ,  e  f'-.:^.dr  l' Antidotarp 

Il  fut  imprime  à  l^aiis ,  m-ii*.  1495 ,  pi  Pierre  PouIIiac,  pour  Denis  Roce. 
U  devoir ,  dans  l'Editipn  deM.le  DucW,  ètce  le  145*  volinaeda  Catalogue» 
oà  eependanc  il  eft  avrivé  qa*on  en  a  fait  omilfioii.  (  M.  pi  ia  Mornoys  )w 

NICOLAS  TARTAIGLA  \  Livre  furième  des  Demande» 
&  Inventions  diverics  de  Nicolas  Tartargla ,  Breffîan  ,  fur  la 
manière  de  fortifier  les  Cités  ,  eu  égard  à  la  forme  :  &  de  quelle 
largeur,  hauteur  &  épaiflèur  doivent  êtié  les  boulevers  »  pktte- 


i)«    NIC  NIC 

formes  &  cavalières  ;  mis  ♦l'Italien  en  François,  par  Trâduâeur 
incertain  ,  imprimé  à  Reims,  în-^°.  par  Nicolas  Bacquenois, 
1556.  L'Arifhmctiqae  lic  Ni^ola.:»  I  artaj^ii,  Bredîan,  divifée  en 
deux  parues,  ôic.  Voyez  Guillaume  Gosselih  ,  Tom.  IV, 
pag.  83. 

^  Nicolas  ,  favant  Mathématicien  »  dont  le  nom  s'ccrit  en  François  &  em 
Italien  Tan  agita.  Se  en  Latin  Tartalea,  naquit  de  parens  pauvres  »  à  Bceflë, 
Ville  de  r£ut  de  Terre-ferme  de  la  RcpobUque  de  Venife.  Le  Livte  qu'an- 
nonce ici  da  Vcrdier,  a  ctc  écrit  en  înliîn  ,  &  parut  à  Venife  ,  en  154^  , 
ioui  le  titre  Qucfiti  ed  iaveaàom  divcrj'e.  Tarcaglia  7  traite  la  chéode  da 
moaveinenc  de«  bombes  8c  des  bodlecs ,  fuiet  «ïonc  perfonne  n*v?«MC  parlé 
avant  lui.  Le  même  Aureur  s'ed  rendu  célebce,  pool  avoir  inventé  la  iné> 
thode  de  réfoudre  les  Equations  Cubiques  ,  que  l'on  attribue  i  Cardan ,  qui 
peut-être  avoit  trouve  bon  de  fe  taire  honneur  de  cette  découverte.  Tartagii» 
motirac  i  Venife ,  en  i  j  (  7,  Aiimic  M.deTlioa  (  Hijl,  Lib.  XIX  >  eztsvmo). 
On  trouvera  une  longoeuAe  de  fes  Eaits  dans  le  Thiitrt  des  Gtns  de  Lettres 
d  •  Chilini,  Tom.  II ,  pag.  aoo.  j&  nom  en  dOjfOQS  cet  AnOMitaTanaglU 
vcciu  jurques  vers  15^0. 

NICOLAS  THEVENEAU  *,  Avocat  à  Poitiers,  a  écrit  êc 
la  Nature  de  ton<;  Contrats ,  parlions  &  convenances,  &  lubl- 
tances  d'iceux  ,  imprimée  à  Poitiers  &  depuis  à  Lyon,  15^9. 
Paraphrafè  aux  Loix  municipales  &  Coutume-;  du  Comté  & 
Pays  de  Poitou,  de  nouveau  réformées  :  avec  fommaire  mis  fur 
chacun  article  d'icelle  ;  imprimée  à  Poitiers ,  m- 4°.  par  Enguil- 
berc  de  Marnef,  15^5.  Il  a  traduit  de  Latin  ,  l'Enchiridion  ou 
Manuel  de  Maître  Jean  Imbert ,  contenant  un  Recueil  tant 
dtt  Droit  écrit  gardé  &obfervé  en  France ,  que  du  Droit  abrogé 
te  aboli  par  coûtâmes  ^  imprimé  à  Lyon,  iA*8^  par  Jean  Tem* 
poral,  1559. 

*Voy.  La  Croix  du  Mat ke  ,  au  même  Article  ,  Tom.  II,  pag.  185.' 

NICOLAS  DE  THOU ,  Evêque  de  Chartres ,  a  écrit  la 
Forme  dadminiflrer  les  faims  Sacremens  ,  imprimée  à  Paris* 
par  Jaques  Kerver,  1 580  *• 

*  Voy.  La  Ciloi;c»9  Masmi  »  de  le*  notes  «  au  mène  Acticte  »  Tom.  II; 

NICOLAS 


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NIC  NJX:  IJ7 

KICOLAS  LE  VERGEUR ,  Champotiois,  a  mis  en  Fran- 
çois du  Latin  de  Jean  Papyrius  Maiibn»  natif  de  Foreft,  l'Epi- 
taphe  ou  Infcripcion  fur  le  Tombeau  de  Charles  ^  Cardinal  de 
Lorraine ,  décédé  en  Avfgaony  Tan  1 57)  *  \  imprimi  à  Lyon» 
par  Benoid  Rigaud. 

^  Le  Oudioal  de  Lotratne  xoounic  i  Avignon  le  x6  Décemlicé  i  f  74* 

NICOLAS  DE  VIALi:.TlES,  Albigeois,  a  cent  Dcpré- 
canon  des  enfiws  fidèles  de  TEglifè  de  Dieu ,  au  Roi  très- 
Chrétien  de  Fnmice»  François  II  du  nom;  imprimée  à  Tololê^ 
par  Goyon  Boudeville ,  15^1. 

NICOLAS  VIGNER  ,  de  Bar  fur  Scyne  ,  Do^ear  en 
médecine,  a  écrit  Sommaire  de  l'Hifloire  des  François ,  recueilli 
des  plus  certains  Auteurs  de  l'ancienneté,  &  digéré  félon  le 
vrai  ordre  des  temps,  en  quatre  Livres ,  extraies  de  û  Biblio- 
thèque Hidoriale  non  imprimée;  imprimé  à  Paris,  in-foL  par 
Séfauiltien  Nyvelle  ,  1579.  Traité  de  ItEtac  &  Origine  des 
anciens  François ,  imprimé  à  Troycs,  10-4^.  par  Claude  Gar- 
nier  ,  1582.  Rerum  Burgundùmitm.  Chnnieon  :  m  ^  uiatn 
rerum  Cdlkarum  tempora  àtmonfirtmtar  ^  Ex  Bibliotheca, 
JSfiorica  Nicolai  Ptgner  'n ,  Marrenps  ad  Stquamnu  BafiUa, 
in-^^.  pir  Thoauun  Guarinum^  '575 

^  Voy.  La  Caon  »v  Mains,  Ce  lu  aom ,  fur  cet  Acdcle,  Tout.  B, 
pag*  184  êc  fuiv. 

NICOLAS  XYLANDER.  Conftflions  de  Foi  de  Nicolas 
Xylander ,  Boruffien ,  Sébaflien  Flaichtus,  de  Mànsfêldc»  Jean 
Brunec,  deTogkemlx>urg ,  jadis  Miniftres  de  laConfeâion  d*Au- 
gvfle{d'Attgsbourg)ouSeàe  Luthérienne  ;  lefquels,  depuis  Pabjo- 
racion  de  la  Seéle  en  laquelle  ilsavoîent  éténés^eofeignés  dès  leur 
jeuneflè ,  &  puis  dogmacifé  au  peuple  ,  remontrent ,  par  vives 
laifons ,  les  occafions  de  leur  réduéHon  ,  en  découvrant  la 
nature ,  abus  &  rufes  des  Seétaires  modernes  mafqués  ;  comme 
xniférablement  font  féduits  les  (Impies  &  pauvres  Chrétiens; 

BfMLi^J»  Frah.  Tomé  y.  Do  VsAD>  Toau  tix*  S 


i)«   :NrC  HIC 

traduites  tanc  du  Latin  que  de  riUkmand  j  imprimées  à  Lyon, 
par  Jean  Stratius ,  1584. 

*  Ce  Nicolas  Xylander  n'étoit  ni  parent ,  ni  Compatriote  de  Guillaame 
Xylander,  célèbre  PcofeUèar  en  langue  Grecque ,  i  Heidelbcf^,  mon  at 
J  57<$  ;  mais  s'appclanc ,  comme  lui ,  Holkman  j  il  prie,  comme  llU»i  la  Grec- 
que, ié  nom  de  Xylander.  (  M  de  la  Monnoye  ) . 

KICOLË  BARG£DË»  de  Vezelav,  a  écrit  les  Odes  Péni* 
tentes,  du  mdins  que  rien  ,  enfemble  la  Bergerie  d'honneur  & 
autres  rîmes,  imprimées  à  Paris,  par  Jean  Longis,  154^' 
L'Arrêt  de  trois  efprits  fur  le  trépas  de  très-haut  Prince  Claude 
de  Lorraine,  Duc  de  Guyfe;  en  rime ,  imprimé  h  Paris ,  rn-S*. 
par  Hilienne  Groulleau  ,  1^50.  Ecîogne  fur  le  trcpas  de  très- 
haute  Princcfle  Marie  d'Albret,  imprimée  à  i^arii,  i/i-S**.  par 
Eftienne  Groulleau  ,15^1*. 

*  Voy.  La  Caotx  nir  MiUMft,&;  les  notes ».ati  mot  Nicole  Bulgesé» 
Tom.  11,  pag.  187.  ' 

NTCOLE  BERTRAND.  Les  Certes  des  Thoîofains  & 
d'autres  Nations  d*alenviron,  premièrement  écrites  en  Latin^  par 
difcret  &  lettré  homme  Maître  Nicole  Bertraridi  ,  Avocat  enr 
Parlement, à'Tholole ,  &  après  tranllatèes  en  François,-  impri- 
mées à  Tholofc ,  i/î-4*».  par  Antoine  le  Blanc ,  à  Lyon,  par 
Olivier  Aftioullcr,  15 17*. 

*  Voy.  La  Croix  du  MArNE^deles  noce»  «  au  mot  Nicolas 

filRTRAKD  ,  Tom.  II  ,  pag.  I  4S  &  1 49. 

NICOLE  CALING  a  tranflatc  de  Latin  ,  le  Sentier  &: 

AdrefTè  de  Dévotion  ,  imprimé  k  Tholofo ,  i/1-4''.  par  Jaques  . 

Colomit-s.  '      '      ,  . 

NICOLE  CARRETTE,  Prêtre  &  Chapelain  en  TEglife 
de  faint  Sauveur,  à  Peronne,  a  écrit  Expofition  fur  le  Symbole 
des  Apôtres,  Oraifon Dominicale,  Commandemens  de  Ja  Loi;, 
avec  probation  des  Sacremens  de  TEglilè  :  enfemble  une  Epître 
touchant  Ja  vraie  marque  &  indice  de  l'ire  de  Dieu  fur  les 
Royaumes  i.  imprimé  à  Paris,  iff-S".  par  Jean  Poupy,!^/^» 


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N  I  C 


N  I  C  Ji9 


M^4ftttiQos  U  Contea^hûons  Chrérietines  for  Us  Myflères 
de  1«  P«âSon  de  notre  Sauveur  Jefns-Chrid;  avec  Catholiques 
Annotations  tirées  des  Doâeurs  anciens  de  VEgUCt  ;  imprimées 
à  Paris ,         par  Nicolas  Cherneau 

NICOLE  LE  CERF  »  Reli^eux  aux  Chartreux  de  Bouig^ 
fontaine ,  à  traduit  de  Latîn ,  Dulogue  de  Henri  Su(b ,  perfon-t 
iis^e  fort  célèbre  en  doârine  &  Sainteté  de  vie  l  traitant  de  la 
pieté  Chrétienne)  &  du  moyen  très-fàcile  pour  acquérir  la  vraie 
fàpience  &  fou vc raine  félicité  ;  imprimé  à  Paris  ^  m*%^,  par 
Guillaume  Chaudière,  1582.  * 

'  Il  donna  depuis  ,  en  t^tS ,  ccant  Prieur  de  U  Chanreafe  de  Gaillon  , 

dans  l'Evcchc  dtvreux ,  une  verfion  Fraiiçoife  de  toutes  les  Œuvres  d'Henri 
Solo  ,  imprimée  à  Paris ,  ifl-S".  chez  Guillaume  Chaudière.  Le  Cardinal  de 
fiourbon  en  dédia  rBdîtion  à  Cadierine  de  Bourbon ,  ft  fœnr  »  Abbeflè  de 

Notre>-Darae  de  Soiflbns.  Le  P.  Eclvird  ,  de  qui  je  tiens  ceci ,  remarque 
iju'en  1^14,  cerrc  F  firion  fur  renouvelée  1  Paris,  i«-8**.clic»  Robert  Fouec^ 

tnaisdaus  un  auuc  ordre.  (M.  de  la  Monnoye). 

NICOLE  DF  CHARMOY,  Avocat  au  Parlement  de  Paris, 
a  écrit  en  profe  Françoile  ,  un  Livret  intitule  le  Livre  de  Paix: 
A  bien  faire  lailîëz  dire;  imprimé  à  Paris ,  in^iC,  par  Charles 
i'Angelier,  1543. 

NICOLE  COLÎN  *,  Chanoine  &  Tréforier  de  l'Egîifc  de 
Reims,  Secrcraire  du  RévcrcndilTime  Cardinal  de  Lorraine,  a 
traduit  d'iifpagnoi  ,  les  icpt  premiers  Livres  de  la  Dyane  de 
George  de  Monte-Mayor ,  lefquels  ,  par  plufieurs  plaifantes 
Hiltoires  dcguifces  fous  noms  &:  llyle  de  Pafteurs  &  Bergères, 
font  décries  les  variables  effets  de  1  honnête  amour  :  auxquels 
auifi  font  entremêlés  plufieurs  chants  &  vers ,  &  même  at| 
iècond  Livre  te  Vatideyille  qui  s'-enfuîe  : 

Contentemens  d  amour  divers  ,  De  vous  abfcnter  &  partir* 


Qui  fi  lenumetit  arrive^  , 

Si  vcncf  i  pourquoi  panei^-vous  f 


Si  vous  vouU\  fi  tojl  fuir  t 
Puifquen  tnjiejfs  me  iaijpn[. 


.4 près  ejîre  tant  dejire^^ 
Qiu  jà  ejles  éMér^i 


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I40     N 1  C  NIC 

Qui  ne  fe  viennent  che\  moy  rendre^  Puifqu€  je  les  vay  donc  chajfant  j 
Que  pour  me  donner  à  entendre  O  tnes  enai^Sj  plus  ne  parie^^  > 

Ce  ^ft  pcrâtot  Us  ptnUuu*  PvùfyiÊS  j  parum,  im$  mmnw^. 

Imprimé  k  Reims,  in-ii.  par  Jean  de  Foigny  >  1 578.  Ses  Tra- 
duâions  rpiricuelles  :  ta  Guide  des  Pécheurs ,  eft  enfcigne 
tout  ce  que  le  Chrécien  doit  fiùre ,  depuis  le  commencement  de 
la  converfion  »  jufqttes  à  la  fin  de  À  perfeôion  ;  traduite  de 
fEfpagnol  de  Dom  Loys  de  Grenade  »  par  Nicole  Colin  ;  impri^ 
tnée  à  Reims,  m- 16.  par  Jean  de  Foigny ,  1577.  Seconde 
Partie  du  Mémorial  de  la  vie  Chrétienne ,  traduite  de  même  & 
imprimée  où  &  par  qui  delTus,  z/ï-12.  Tan  1578.  Lieux  com- 
muns ^  Difcoiirs  rpi rituels  en  forme  de  Prédications  ,  où  font 
traitccs  plufieurs  madères  concernantes  le  faîut  deTAmc  &  la 
rét^ormation  de  notre  vie  \  extraits  des  Sermons  de  Révérend 
Pere  Loys  de  Grenade,  Efpagnol,  de  l'Ordre  de  S.  Dominique, 
&  fait?  François  ,  par  ledit  Nicole  Colin;  imprimés  à  Paris , 
in-8".par  Guillaume  Chaudière ,  1580.  Prédications  contenant 
certaines  matières,  &  pouui  ncccliaircs  a  être  traites  prêchés 
pour  les  Aveots  ,  &  depuis  les  Avents  ^  jufques  en  Carême; 
extraites  des  Sermons  dudit  de  Grenade ,  ùl  inifes  en  François 
par  le  même  Nicole  Colin;  imprimées  à  Paris ^  fo-S^.  par  Guil- 
laume Chaudière  »  t  ^  8  2. 

♦  Voy.  La  Crois  ow  Mainb,  an  mime  A|tîcle,Totti.  H,  pag.  i8». 

NICOLE  DE  L*ESCUT ,  Secrétaire  du  Duc  de  Lorraine, 
a  traduit  les  quatre  Livres  des  Inftitutions  Impériales,  pul  liccs 
fous  le  nom  de  Juihnian ,  compilées  du  commandement  dudic 
Empereur  parTribonian,  Théophile  &  Dorothée,  perfonnages 
confommés  en  la  fcience  des  Loix  ;  avec  certaines  glofes  & 
arbre  civil ,  où  font  infêrées  les  fi>rroules  des  demandes ,  ou 
libelles Jodidaux  fur  chacune  aâion  ;  imprimés  à  Lyon: >  in-ii. 
par  Jean  de  Tournes ,  i  $47.  Nicolai  de  I^Efcut  ABones  Juris, 
ia  CfM^wuliofàs ,  juxta  ac  utiles  figuras  y  &  formulas  ^  Advoca- 
Ûs  ,  Procuratorihus  ,  ô  LL.  cupidis  fubUvandi  gratta  Jiudii 
redaâa  ^  ùfiprcffa  Haganoiœ,  iitfoL  in  offictna  ^^aUntini  Koànuà, 


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f^lC  N  I  C  141 

^521  •       Tef'mm  examïnatïonc  Tra3atus  ,  Nlcolao  dci*EfcuP^ 

^uciore  ;     rident  or  an  excudehat  Jo.  SchoUus,  t^fO  *. 

,   *  Du  Verdier  en  a  encore  fait  mention  dans  fon  Supplément  Latin. 

NICOLE  ESTIENNE  ,  Parifienne  ,  fille  à  feu  Charles 
Eilicnne  ,  femme  de  M.  Jean  Liebaut ,  Médecin  à  Paris  ,  a  écrit 
en  proie,  une  Apologie  pour  les  femmes  ,  contre  ceux  qui  en 
médifènc ,  non  imprimée.  Plus ,  Contreftances  pour  le  mariage, 
c*efl:- à-dire  ,  Réponfes  aux  Stances  que  Philippe  des  Portes  a 
faites  contre  le  mariage  *.  C'efl:  une  Dame  Imch  accomplie,  tanc 
en  gaillardile  d'clpnr  que  grâce  de  bien  dire  ,  à  ce  que  i'cç,.ai 
Vu ,  devifanc  une  fois  avec  elle.  "  ^ 

*  Nicole ,  fille  unique  de  Châties  Eftienne,  étoit  aimable  &  favame.  Elle 
CToiccomporé  quelques  PoïFfies  Fcançolfes ,  Bc  une  Apologie  pour  les  femmes 

contre  leurs  dctraâeurs.  Jacques  Grevin  ,  Médecin  de  la  Duchelfe  de  Sa- 
voye  ,  dont  noiiî  avons  parlé  dans  les  notes  fnr  La  Croix  du  Mainé,  Tom- 1 , 
^.41 3  iX  luiv.  a.voicrépoufer,  lorlqu  li  rnourucen  i  <  70  j  elle  tut  mariée  depuu 
a  Jean  Liebaut ,  Mcdean, né  i  Dijon,  qui  avoic auK foA bean-père ,  Charles 
ElHenne  ,  dans  le  fameux  Livre  d'Agriculture  qu'il  donna  ,  en  Latin  ,  fous 
le  titre  de  Prddium  Rujiicum  ^  en  1 5  5  4 ,  qui  fut  enfuite  traduit  en  François» 
fous  le  titre  à'ÀgricuUure&  Maifon  Rujique,  pat  Charles  Eftienne  ,  &Un- 
primé  avec  des  additions  confidérables  de  Jean  Llébaut.  Ce  mcme  Oo* 
Vrage  a  depuis  ctc  traduit  en  Italien  &  en  iUlemand.  Vof.  les  Mémoixes  de 
Niceron  ,  Tom.  XXXVI.  ' 

NICOLE  GILLES,  Secrétaire  du  Roi  Loys  XII,  &  Con- 
trôleur de  fonTréfor,  a  écrit  les  Chroniques  &  Annales  de 
France  ,  jufqucs  en  l'an  1496  ;  imprimées  à  Paris  ,  in-fol.  par 
Jean  Fouchcr ,  1544.  &  par  G  iliot  du  Prc  ,  is^3-  & 

encore  depuis  in-foL  par  Guillaume  ic  N  uir,  cuiiigcci  par  Belle- 
foreft  *. 

*Voj.  La  Croix  su  Maine,  &  les  noces  ,  au  mtoM  Aitide»ToiD.U  , 
|Mg.  1S8  Se  199, 

NICOLE  GLOTELÉl*,  de  Vitry  en  Portois  »  «  coinpbie 
en  rime  Apologie  pour  Cléméiit  Marôt  abfenc  /  contre  Jj» 
coup  d'eilài  fut  par  un  cerîce^  ou  miitlielineuz'^- nommé  Sagota } 
imprimée  ^  Lyon ,  par  Pierre  de  Sainte  Lucie. 

f  £acselcs  Difidiplet  de  Maror«  qui  époosètei»  ùl  querelle  coocie&igoo , 


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NIC  N  f  C 

ce  "Nicoh';  Clotclst  fut  un  des  premieri.  A\i(li  Ton  Apologie  pour  Macot  clt- 
elle  imprimée  dam  le  Recueil  de  toaces  les  pièces  faites  pour  &  conue.  Il 
iy  (kst  (te  ^ofiencs  tenoM  éooichét ,  leç  uns  dii  Giec ,  let  tom»  «lu  Latbt 
Dans  le  titre  jmêooe  de  Ton  Apologie ,  ici  uppprté  ,  on  voit  <|a*ïl.<fic  C«V&«  « 
du  Latin  Cerltus  ,  dans  la  (îgniâcation  de  /ôa  j  du  Grec  /««T««f  ,  matehneux , 
poutfat',Jot  j  &c.  fi  ce  a'eft  plutôt  une  allufion  à  l'italien  matto  j  ce  <^ui  z 
fut  croire  que  S»  Mieiain  [^nflbtr  'Àt  la.fbtie ,  êc  comme  de  MatHrtH,  oa 
}l ,  par  corruption  ,  fait  Matclm,  qu'on  écrit  mal  Mathe/ia,  on  a  >  de  3f<zr 
^  dit  Mathciiaeux ,  duis^  ceue  même  ii^oificacioii  de  fotu  (M.  oa  L4 
Monnoye). 

•  NICOLE  GRENIER  *,  Religieux  de  faintVidor  Icz  Paris. 
Indicution  Catholique  en  forme  de  Dialogue ,  contenant  qua- 
fântd-un  chapitres.  De  la  vérité  du  précieux  corps  &  fang  de 
Jefus-Chnil  au  fâint  Sacrement  de  FAutel  ;  extraite  de  Ja 
iainte  Ecrîcure ,  des  faints  Conciles  &  des  anciens  Doâeurs  de 
FEgUre ,  çoncrç  les  Sacrantentaires  ^  imprimée  à  Paris,  ia-S^  par 
Sébaftien.  Nyyelle  &  par  .GuîUauitie  Cavellat ,  1 5  5i«  Gathotir 
que  Probatiotfi  du  Purgatoire;  &  fuflfrages  pour  les  fidèles  tré^ 
paifês  ^  léxtraite  de  la  faînce  Ëcntiirt  6e  de^  plus  anctena  Doâeun 
de  TEglife  ;  avec  une  briève  diflinâion  de  Thoniieur  éù  ï  Dieu  » 
&  celui  de  fes  Saints  ;  imprimée  à  Paris  ,  /n-8°.  par  Claude 
Fremin^  i^C^i.  Dodrine  Catholique  de  rinvocation  &  Ve'né- 
mion  des  Saints ,  &  de  leurs  Images  :  enjêfi^bie  dil  dieJa 
Croix,  extraite  des  faintes  Ecritures  &  anciens  Pères  ;  imprimée 
par  Claude  Frcmy  ,  15^3.  L'Alliance  de  Dieu  svec  les 
Chrétiens,  par  le  Baptcmc ,  juftifîcation  de  la  Foi  en  Jefus- 
Chrifl  ,  imprimée  à  Paris  ,  in  16.  par  Hierome  de  Marnpf, 
i5«;3.  L*Armure  de  la  Foi,  contenant  la  vérité  de  la  fainte 
Eucharillie  &  du  faint  Sacrifice  de  la  MefTe,  imprimce  à  Paris, 
par  Claude  Fremy ,  i<!^G6.  L'£pcc  de  la  Foi,  pour  la 
déf^nfc  de  l'Eglifê  Chrétienne ,  contre  les  ennemis  de  la  vérité  j  • 
extraite  de  la  iainte  Ëcriture ,  des  (àints  Conciles  &  des  anciens 
Doâeurs:  avec  un  Tfaicé  &  Appencrik  '(le  la  liberté  Evangé- 
liqùé  U  Chrétienne  ;  imprimés  à  Pàris,  par  Gùînaume  Cavellat, 
1564.  Le'ÔôucHer  de  là  Foi  ^  en  fôrme  de  Dialogue,  extrait  de 
la  iàiflte  Écriture  &  des  faints  Pères  U  plus  anciens  Doâeurs 


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■        l  e  "N  I  C  'i^j 

Je  TEglife  ;  avec  une  Apologie  contre  un  clabauc  Luthérique 
qui  a  voulu  ronger  ce  bouclier  de  la  Foi,  imprimé  à  Paris, 
in-i6.  par  Gubnel  Buon ,  1567.  lomc  fécond  du  Bouclier  de 
la  Foi  ^  contenant  TAntidote  contre  les  adverfaires  de  la  pure 
Conception  de  la  Mere  de  Dieu  ;  imprime  à  Paris  ,  in~i€.  par 
Vivant  Gaultherot,  La  Pratique  de  1  homme  Chrétien  ,  pour 
s'exerciter  en  TAmour  Divine,  imprimée  à  Paris  ,  in-ié.  par 
Claude  Fremy ,  1 5  54.  &  par  GnilK  Julien  ,  1 577.  De  ht  Jufii<* 
ficatton  qui  îe  fait  en  Khoiiîme  pécheur,  par'leSacrènient  de 
Con^ffion  ou  Pénitence,  jmprimoej à Baris  ^in-iC.  par  Hiérome 
&  Denyfe  de  Marnef ,  1 1  ^  ik  r  &  . 

f  Vojr.  IIa  Choix  otf  Maims  «  fii  h»  lîc^tts»  «a  mot  Niçois  GMiftin^ 
T6m.1I,pag.  189 Sc'ipo»  ' 

NICOLE  DE  HAUP^  ,  Médecin  de  Dourlcns,  :a,  écrie 
livre  de  li.GûhtaiBpliaiMi  dfi  ouurf  huoHViieiy^.oùieft  ttatc'é 
èt'h.  fbrmaoîdn'  die^  L'énftRt  a»  vetiitfe  inacemel ,  imprifiié  k 
Pans»  par  Michel  Valcofan  ,  1555.  &  àoUllenrvingfc 
chapicresc  J 

'"'ïrtCQLE  Le  HOUX  a  traduit  du  tatin  d^Antoine  MÎ7,auîd, 
Recueil  des  Sympathies  &  Antipathies  de  plulicurs  chofes, 
çontenam:  les  naturels  accords  *k  dilcords,  amitiœ.  &  .îriiraitic> 
'dVelIes  i  imprimé  à  Paris,  in-iC,  par  Pierre  Beguîrt  ,45^^. 

-  NICOLE  LE  HUEN,  ProfefTeur  en  fainte  Théologie, 
Religieux  du -Coavenc  notre  Dame  des  Carmes  du.  Ponteau  * 
de  mer  en  Nonn^odie  ,  Confelîèar  Chapelairi  de  jaRoinô 
Charlotc  %  a  décF^  la  Pérégrination  d'outre  mer,  &  grand 
voyage  en  la  terre  Sainte  ,  au  très- glorieux  &  faiit  Scpukhre 
de  notre  Seigneur  Jclhs-Chrill  en  Jefulalcm,  &  du  NÎom  de 
Sinay  ;  avec  les  Pourtraits  des  villes  de  Vcnifc  ,  Parence,  Cor» 
fou  ,  Modon ,  >Ga,odie^  Rhpdes^  &  Jçrufiilcni.  Plus^PA.  B,  C.  des 
lettres  Grecques  ,;CfuMées:Ç'  Hébràî^es /tk' Arabiques ,  aveç 
àii^res  lah^àges  deis  Tarc^ ,  inté^prété^^  ën  François  ^  Itnpriméis: 
^,  lyon  ;  m-fot.  piir  MiéHéliec  Tbpie  de  Piémont  '  &  Jac<|iie$ 


-144    dWilX  'N  I.C 

Herémbet  d'AHcm^no  >  1488.  La  ftconde  Partie  du  grand 
voyage  de  Jerufâlem  »  en  laquelle  eft  traité  des  Cioirés  & 
entreprir«s  âites.par  les  Roîs  &  Princes  Chrétiens,  pour  le 
reç9iivreinenc  de  li^  terre  Sainte^  des  Guerres  des  Turcs  & 
Tartares;  la  Ffife  de<^n(bDtinpple»  &ç.  imprimée  à  Paris , 
î»-^/.  Tan  1517.  _  *  .. 

*  *  Du  Vërdier  écrit  md  Pùattau  de  Mer\  il  faut  ccriie  P<mt  Audemer  ; 
«n  Ladn,  Pàiu  Audcmari  ,  &  non  pas  Pontkulus  Maris  ^  comme  quelque» 
Ecrivains  Tont  nomme.  Il  eft  fitué  fur  l.i  Rllle  ,  dans  le  Vewn  Normand  \  & 
il  eft  probable  qail  tire  fon  nom  de  celai  du  Seigneur  François ,  qui  fit  ,  en  cet 
^ndtok,  oonftraitè  îài  Ikonrfurla  Rtlle.  Le  Couvent  des  Carmes,  où  vécttt 
Huen  ,  ne  fubfifte  plus.  11  fut  détruit  en  1 5  9} ,  par  les  ordres  du  Gouverneur 
de  !a  Ville.  Quelqaes  années  après ,  Us  Carmes  obtinrent  la  permitlion  de 
le  rebâtir ,  mais  ils  le  Toiic  contentes  d'y  avoir  une  firople  Chapelle  ,  où  iOP 
dit  la  Me(Iê  de  temps  en  temps. 

'  La  Reîne<;harlotte ,  dont  Nicole  le  Hneii  éioît  Chapelain ,  eft  la  fécondé 
femme  de  Louis  Xl^âllede  Lonii,  Doc  deSavoye.— Voy.  La  Croix  dw 

Maine  ,  &  les  ifOtCf  ,  att.mpC  |llC!Dt4l,M HmH i, Toi»,  U,  p.  JJ^.  (  M.  PB 

lA  MoNNOYi  ). 

NICOLE*  ORESME,  Doreur  en  Théologie,  première- 
nient  Doyen  de  FEglife  notre  Dame  de  Rouen,  puis Pre'cepteur 
du  Roi  Charles  le  Quint ,  dit  îe  Sage ,  qui  Taima  &  honora 
toute  fa  vie  ,  &  le  con^itua  Evéquc  de  Bayeux  ,  a  traduit  en 
François  les  dix  Livres  des  Ethiques  d'Ariftotc,  avec  lesglofes, 
dédiés  au  Roi  de  France ,  Charles  V  du  nom  ;  imprimés  à  Paris, 
in-fol.  par  Antoine  Verard,  1488.  hem,  les  Politiques  d'Afi^ 
tote  ,  avec  les  Gioies,  imprimés  à  Paris  ,  in- fol.  par  lèdit 
yerard ,  148^.  Plus ,  le  Traité  de  la  Sphcre ,  par  Jm  tianflaté 
ile  Latitt'o^  François ,  contenani:  çinquance  chapities ,  im^eîiiie 
i  Paris,  i/i  ^".  par  Simon  du  Boys,  fans  date.  H  fit  auffi  im 
lîvw  contré  les  Jacobins,  qui  revoquoient  hin  en  ddute  que  W 
vierge  Hdariefôtaonçùe  fans  péché  originel  V]  î1  i^^vs  ; >'»f#i^- 

'  '*  JTaîoiitetai'id  C  à  éé  qui  eft  dît  fcc'lâ'Orok  da  Maine  ,  Tom. 
pag.  19^  &  fuiv.  à  l'Article  de  Nicole  Oresme,  qu'il  croit  de  Bayeux  ,  & 
ùue  quelques  Auteur*;  onr  cotifonda  le  nom  de  fa  patrie,  avec  celui  de  fon 
4vcch«,en  <^fant  i^\xAt\xi£vc^uc  ù Bayeux,  UfutGtaçd-Maltçe.do  ^JW^Jj 


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NIC  N  I  C  14/ 

^-en  ij56,  &  Evêaue  de  Lizieux  >  le  Novembre  1577.  11  monnit  le  ir 
Juillet  1 582.  La  plus  grande  partie  de  Tes  Ecrits  n'a  poinc  été  auprimée.  On. 
en  tromreta  on  ample  Catalogue  ,  dans  VHifioîpedu  Collège  de  Nwarre,  mat 
Launoy  ,  pag.  458  &  fuiv.  Cet  Ecrivain  fe  trompe  ,  lorfqu'iî  cfir  qu'Orefine 
gouverna  fepr  ans  l'Evcchc  de  Lizieux.  Il  mourut  dans  la  cinqmtme  nnce 
oe  fon  Epiicopat  ,  comme  il  rcfulte  des  dates  que  nous  venons  àù  sàvpç' 

1er,  d'après  les  Auteurs  de  la  Coule  Chrétienne  (  nosv.  Edic.  Tom.  XI 
pag.  788).  On  garde  un  Recueil  manufcric  ik'  fosSermons,  dans  la  Bibliothèque 
des  AuguiUns,àParu.  Ce  qui  peut-être  lut  iit  le  plus  d'honneur  ,  c'ed  qu'il 
eue  le  cùotÊ^  «l'écrire  contre  rAftrolo^ie  Jodictatte  ^  dans  le  Hède  où  cette 

:|wétetidaie  faenoe  avou  1^  filii»  de  pardutii. 

NICOLE  SAVIN  ,  Dodeur  en  Théologie,  Inquifiteur  de 
la  Foi  tu  Siocèiè  de  Mccz ,  a  écrit  un  Sermon,  de  TA&e  inté-' 
jrieur  de  Fd ,  qui  eft  crédulité  de  coBiu'  lennc  &  pur ,  fur  le 
terme  de  paroles  de  faînt  Jean  ,  ao  vingtième  cba{iitic  Ne  vtuiiU 
éare  incrédule  j  mais  âdèU  prononcé  pai'  lui  loti  de  là  dégrar' 
dation  de  Jean  Caflellan,  Auguflin,  LbtTierien«qui  fût  &iie  à  Vic^* 
au  Diocèfe  de  Mets ,  en  Tan  1 5  34.  imprimé  à  Metz.,  ith^^* 

*  Ce  fat  le  1 1  Janvier  1 514  (  vieux  (Vyle }  que  le  Seinioii  ici  mendonné 
ifut  prononcé  »  quoique  le  Livre  de  Nicole  *  on  Nicolas  VbBâr ,  où  ce  Sermon 

*ft  infcrc  ,  n'ait  été  inipimc  qu'en  1 5}4>  ce  qui  a  donné  lieu  à  du  Verdie^ 


NICOLE  SÉELLIER,  Scribe  du  Chapitre  de  PAris,  a; 
tranflaté  du  Latin  de  Guillaume ,  Evêqtie  de  Pan$  ^"  'fâ  Doârine 
>6c  Enfcignement  de  prier  Dieu  ,  imprimée  ^  Tf^dh,  in'ZK  pàr 
Antoine  Verard ,  1 5 1  !• 

NICOLE  VOLKYR  ,  de  Seronville ,  dit  k  Polygraphe , 
Stcrétaire  &  Hiftorien  de  l'illuftre  Prince  Antoine  Dnc  de 
Calabre ,  de  Lorraine  &  de  Bar,  &c.  a  écrie  en  trois  Livres, 
THiftoire  &c  Recueil  de  la  triomphante  &  gloficuié  victoire 
obtenue  contre  les  féduits  &  abufcs  Luthériens  ,  mécretn^  du 
pays  d'AoUllis  dr  autres ,  par  très-haârPrînce  A^oîne''£!iic  de 
Calabre,  de  Lorraine  &  de  fiar ,  en  ^éfenidnit  la  FoiCatholi* 
notre  Mere  l'Eig^life  &  vraie  noblefTe;'âVet  Annocacionâ 

fixBUOTR.  Filas,  Tom*     Dv  V1A0.  Tom,  ui,  T 


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N 


14$     N  I  C  N  O  E 

Latines  au  marge;  imprimée  à  Paris,  in-foi.  1^16.  Traité  de 
la  dégradation  &  eiécution  aâuelle  de  Jean  Caftcllan ,  Héré- 
tique ,  jadis  Frère  de  l'Ordre  des  Hermites  de  faint  Auguftin  , 
faite  à  Vie  au  Diocèfe  de  Mctx,  en  Aullrafie  ,  le  11  Janvier 
1534  *  ;  imprime  a  Metz,  m-4*.  audit  an.  Il  a  traduit  de  Latin, 
Commentaire  de  Paulus  Jovius,  Evêque  de  Nucere,  des  Certes 
des  Turcs ,  Origine  de  leur  Empire ,  les  Vies  de  tous  leurs 
Empereurs  ,  Ordre  &  Difcipline  de  la  Milice  &  Chevalerie 
Turciqwc  :  le  tout  imprmje  a  Paris,  par  Chrtiuen  We- 

cheL,  15 40.  Plus,  la Phyfîonpmie  de  Maître  Michel  TEfcot, 
contenant  cent- vingt  chapitres;  imprimée  à  Paris ,  in-i^.  par 
Denys  Janot ,  1 5  40»  . 

■  '  "  Ct  hi:  Il  I  i  Janvier  1 5x4  (  vieux  ftyle  (  que  cet  Auguftin  fuc  dcgrudc  , 
«Hnme  1  1  l  af  porté  fort  au  long  le  P.  Echard ,  pag.  6%  &  faiv.daloin.  Il 
de  la  Bibliothèque  des  Jacobins  ,  à  l'Arcicle  de  F.  Nicolaus  Savim  ,  où  il 
reprend  du  Verdier  d'avoir  daté  la  dégradation  du  Moine  de  1  ^  ^"4.  Cet  Au* 
guitin ,  nommé  en  Latin  Soamiu  Cafi^uuu  j  s'appeloit  en  François  Jean 

CocAc/OM.  (  M.  M  £A  MOVMOTI  }• 

NICOLE  MICHEL,  Dodeur  &  Doyen  en  la  Faculté  de 
Médecine  à  Poitiers  ,  a  traduit  dti  Latin  d'Âl^Mift  Ferrier 
'  Kéàpolitain  9  Doâeur  Médedn  9l  premier  Chirurgien  da  Pape 
]^aaimdtt  nom  »  de  l'Adminiftratioii  du  iaint  Boys ,  en  dîverfes 
formes  &  maniocs  ^  contenues  en  quatre  Traités  :  enlanb!e  la 
forme  de  minîfltrer  dn  vin;  avec  aucunes Scholies^ imprimé  à 
{^pitîers,.  m-i ^.  au  Pdlicah  «  i  $  $  9* 

'Ce  MÀbdit  de  Plml  III ,  s  appeloit  Alfonfo  Ferrùy  en  Icafien;  Alfonfits 
Ferrus  ,  en  LaCtnS  8e  par  confcquent  Aiphonft  Fer  ^  en  François,  &  non  pet 
Ferrier,  comme  écrit  da  Verdier,  Il  ne  faut  pas  confondre  ce  Nicole ,  oa 
Nicolas  Midul^  avec  un  Médecin  Normand ,  de  même  nom ,  mon  ^  Cacn  » 
m  moi»  de  Sqpcembfe  159^»  doncU  eft  parlé  honocaUement  dans  les  Origine* 
ét  Cadr de  Id.  Huer.  (  M.  di     Monmotx  % 

KÔ£L  DU  FAILL ,  Gonfeilier  au  Parlement  de  Bretagne» 
Seigneur  de  laHeriïïàye ,  a  écrit  Mémoires  recueillis  êc  extraits 
des  plus  notables  &  fblenncb  Anècs  du  Parlement  de  Breta- 
gne »  divii^  en  trois  Livres  :  le  premier  contient  les  Arrêts 


1 


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NOE  NES  147 

donnés  en  l'Audience;  le  (ècond  »  ceux  des  Chambres:  le  tiers, 
les  Mélanges;  imprimés  à  Rennes  «  in-fol.  par^  Julien  du  Clos» 

*  Vof.  La  Cadix  du  Mainb  ,  <e  les  noces»  au  mot  Non  ov  Faii,; 

Tom,  n  ,  pag.  194  &  i<;j. 

NOËL  TAILLEPIED  ,  de  l'Ordre  de  faînt  François, 
Leâeur  au  Convenc  de  Poncoife ,  a  écrie  THidoire  des  vies , 
moeurs ,  aéles ,  doârine  &  mort  de  Martin  Luther ,  André 
Caroioftad  &  Pierre  Martyr  ;  imprimcc  à  Paris  ,  chez  Jean 
Parent,  1577.  TeTréfor  de  TEglifc  Catholique,  contenant 
rOrigine  des  inlluutions ,  ftatuts  ,  cérémonies  états  d'iceîie; 
imprimé  à  Paris,  in-iG.  par  Jean  de  Bordeaux,  1578.  Traité 
&  Déclaration  de  l'An  Jubilé ,  &  Efficace  des  Indulgences  ;  im- 
primé h  Lyon  ,  i/i-8**.  par  Loys  Tantillon  ,  1578.  La  Confef- 
lion  de  Foi  ,  avec  une  Epîcre  Catholique  à  tous  Chrétiens; 
imprimée  à  Paris ,  par  Jean  Ballin,  i57?«  *  réduit  en  £pii- 
tome  &  fait  Françoifes,  (Euvres  de  Philofophie  ;  à  lavoir 
Bialeâique ,  Phyfique  &  Ethique  d'Anflo^e  ;  imprimées  à 
Paris,  2R-8^.  par  Jean  Parent^  1 583  *. 

^Vof .  La  Croix  bv  Maimi  ,  les  noces  »  aa  même  ArtidetToin.  U, 
^.t^iaei^tf.   

NOËL  ZAMBON.  Chant  d*AJégreâê  de  Koel  Zambon  , 
Vénitien  ,  fur  la  magnifique  Entrée  de  Henri  III ,  Jtcèï-Chrétien 
Roi  de  France ,  à  Venife ,  à  Ton  retour  de  Pologne  en  France; 
traduit  en  François  &  impr.  à  Lyon,  iii-8  par  G.  Rigaud,  1 5  74. 

N.  LE  DIGN£  a  écrit  Difcoiirs  Satyri^ie  de  (îenz  qui 
écrivent  d* Amour ,  imprimé  a^ec  les  Çoupirs  .amounus  de  F. 
B.  de  Yerville ,  à  Paris,  în-ia.  par  Timbthée'Jouan,  15^3 

*  Vby.  La  Croix  du  Maiih,  6e  les  notes,  ao  mot  IfieoLAS  ta  Dxomj  » 

Tom.  Il ,  pag.  154  &  1 5 

NESSON  *  (fon  propre  nom  e(l  ignoré  )  a  expoië  en  rime, 
ks  neuf  Leçons  de  Job,  commençant  ; 

Pardonne-may  j  beaux  Sire  Dieux  ^ 
Car  je  ycy  que  je  dcYUnt  vieux 

Tij 


•;i48     .  ;BÎ"  N 

.  .    '    Bn^hrUfs  jours  qut£tn*cjl.  rien, 
OJle-moy  decetUttttsin, 

,  .  '  t..  .  i  .  ,,1,.  j^jj^  Créateur j  mon  Dîcj ^  mon  Père, 

Toy  ^ui  m'as  fait  pour  ejirc  ûca^.&c». 

Il  finie  ftinfi: 

2^meay  ma  petkt  mtvre 
cette  neuvième  le^on  , 
£t  tous  Us  il/ans  je  requier 
Qji'il  leur  plcùfe  de  corriger 

Niifriai|iriinéef. 

*  ♦Ce- Joit'Étre- le  même  que  Pierre  Nessqn,  dont  li  cft  parlé  dans  La 
Croix  dii.Mïiiie.  Vôjei  ks  notes  que  nous  avons  ajoutées  ice  mocJ*om.  II,, 

N.  M.  a  écrit  Ezliortadon  à  îà  Nobléflè  de  France  ^avec  une 
Ode  fur  la  mort  de  Tillurtre  Prince  François  de  Lorraine ,  Duc 
<3e  Guyfe ,  imprimée  à  Paris,  M-4^  par  Thomas. Richard , 

N.  N.  D;  t.  F.  Chant  iur  les  Entrées  du  Roi  Charles  IXT, 
&  de  kRotne  fon  époufe^  dans  leur  ville  &  cité  de  Paris  i  par 
N.  N.  D.  L.  F.  imprimé  par  Guillaume  Nyvcrd  ,  1 5  77. 

N.  V.  T.  a  écrit  Réponfe  à  une  Lettre  deBruiqjttCt,  moins- 
fol  que  malicieux  ,  imprimée  fans  nom  ni  date. 

X  IJ^RES  D'A  U TE  VRS  IN CER  TAINS. 

làï&î  Ké^it  de  la  NAVIGATION  faite  es  Ifles  de  Çartada,. 

Hochelage,  Saguenay  &  autres,  avec  particulières  mœurs , 
langage  &  cérémonies  des  Habitans  dlcellcji, imprimé  àPa^iSj^ 
w-8°.  par  Ponce Roflî^p,  154^.  •  '  . 

Les  quatre  NÉCJESSAll^ES.  commençant  en  fan  de  grâce: 
de  notre  Seigneiir  mil  dciJX  ccui  foixante-fix,  fut  commencé' 
ce  l  ivre  nuqneî  nous  mettons' iipiiï.,.  1©  Traité  des  quatre; 
Necelfaifes  :  nous  àiyï£qi\^  (»Jmxn.\m  quatre. fropres parties.. 


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N  N  tj» 

£fi  Ta  première,  des  Qualités  de  Droit  félon  les  mœurs  :  en  la 
féconde ,  des  Qualités  de  OroK  félon  les  gens  :  la  troidème  ,  des- 
Qualités  des  gens  félon  le  corps  :  la  quatrième  >  des  Qualités' 
«les  gens  félon  Tame..  Ecrit  en  maitt, 

La  Gnmdé  NEF  des  Fols  du  monde  '  ;  avec  Quatrains  (èr- 
▼ant  de  fommaire  fur  chacun  chapitre ,  revue  ,  corrigée 
augm6mée.&  réimprimée  kLyon in-^^ .  par  Jean  d'OgeroTleSj, 

*  Pierre  Gervaiie,  Aflèdêor  de  TOfficial  de  Poitiers ,  dam  (on  Epîcre , 
inféféela  ii'  en  nombre,  parmi  celles  de  Jean  Boudiee,  inâtulces  Ftfmi- 

Hères  j  parle  d'une  Nef  des  Fols  ^  traduite  par  un  Pierre  Rivière  ,  Auteur  , 
'  dit-U  ,  d'autres  Livres.  L'Orieinal  de  cette.  Nef  eft  de  Sébaftien  Brandt ,  de 
Strasbourg ,  en  vers  AUemanos  &  Latins»  avec  des  figures.  Son  ticre,  moitié 

Alletnand  ,  moitié  Grec  ,  cft  Narragonia  ,  de  Narr  jfouy  &  de  y»uU  ,  géné- 
ration ,  parce  que  li  f^éncmrion  Jes  Fous  Sc  de  toute  forte  rie  folie  y  eîl 
déduite.  —Voyez,  la  note  iur  ie  mot  Josse  Baoius,  Tom.  iV,  pag.  547. 

(  M.  01  lA  MOMKOYE  )• 

Cette  Sadre  des  mœurs  do  quinzième  fiède  fat  originairement  écrite 

en  Allemand,  par  Sébaftien  Brandt.  Jacques  Locher  la  mu  en  I-atiii,  &  un 
Anonvme  la  traduifit  en  vers  François,  en  tto-',  s'arrachnnt  plus  au  fen^ 
qu  aux  expreflions  ,  &  fe  permetrant  iouvent  des  letraiK  li  :n  jns.  On  en 
trouvera OM notices  aflfos détaillées,  dans  la  Biblioth.  FrançoiU  M.  l'Abbé 
Goujet,Tom.X,  pag.  ï«)I  fuiv.  &  dans  la  Biblioth.  Cuiicufc  de  Clcment» 
Tom.  V,  pag.  190  &  fuiv.  Un  autre  Anonyme,  environ  quatre-vingts  ans 
après  ,  réduifu  en  profe  les  vers  du  Tradudeur  précédent,  &  fe  contenta 
feulement  de  mettre  en  vers  les  Areumens ,  pour  indiquer  le  fufet  de  chaaue 
Chapitre ,  ufant  aufïî  d'une  grande  libertc  ,  pour  changer  &  retrancher ,  .i  Ion 
gré ,  ce  qui  lui  déplaifoir.  C'ed  cette  féconde  veifion ,  qui  fut  imprimée  en* 
H  79  »  *iont  parle  au  Verdier. 

La  NEF  de  fanté ,  avec  la  Condamnation  des  Banquets  %i 

imprimcc  a  Paris ,  iii-^".  pai  Phiiippes  le  Noir, 

*  Ce(l  une  Farce  Morale  >  qui  a  de  plaifans  endroits.  La  meilleure  Edidon: 
«ft  de  1507,  i/1-4*.  i  Paris,  chez  Antome  Vîtatd.  (  M.  db  la  MbitifOYi). 

NÉGOCIATION  de  la  Paix  ,  traitée  à  Cologne,  en  la 
préfence  des  Commilîaircs  de  la  Majtilé  Impériale  ,  ençre  1er 
Ambaflâdeurs  du  SérénifTime  Roi  Catholique ,  &  de  TArchiduc 
Mâthias,  Al  ks.Ëca($.du  Bà^s^bas^  fidèlement  déçrîce  fit  tifée  dui 


G  C  T- 


OCTAVIEN  DE  SAINT  GELAIS,  Ëvèque  d'Angou- 
léflie»  *  compofê  en  rime  ,■  le  Verger  d'honneur ,  contenant  le 
DiicotifS  de  Fcntreprire  &  voyage  de  Naples,  à  h  louange  du 
Roi  Charles  VIII.;  avec  U  Complakite  &  Epîraphe  dudic  Rot 
&  autres  CpInpoBtions ,  imprimé  à  Paris ,  iig'fil»  par  Philtppes 
Je  Noir  y  I  <)05.  La  Qiaflè  6l  Départ  d'Araoars ,  où  il  y  a  de 
toutes  les  fortes  de  rimes  que  I*on  pourroit  trouver  ;  imprimée 
à  Paris,  par  Philippes  le  Noir.  Il  a  tranflaté  &  mis  en 

rime  Françoife ,  les  vingt-une  Epîtres  d'Ovide ,  imprimée;  à 
Paris,  /n-4°.  par  Antoine  Vcrard  ,  &  in-iG.  par  Denys  Janot, 
1541.  L'Eneïde  de  Virgile  ,  tranflatée  en  rime  Françoife  ,  par 
AlelT  de  faint  Gelais^  imprimée  à  Paris.  Les  fix  Comédies 
deTcrence  ,  parue  en  rime,  parcieen piofè,  imprimées  à Paris^ 
in-foL  par  Jean  Petit,  1539  * 

*  V07.  La  Croix  Ma;^£,  &ies  noKs ,  aa  même  Âccide,  Tom.  II « 
j»ag.  1 99  &  fuiv. 

ODET  DE  *  MATIGNON,  fils  aîné  du  fieur  de  Matignon, 
Gouverneur  &  Lieutenant-Général  pour  le  Roi  en  Normandie, 
a  écrit  en  Latin  ,  puis  tourné  en  François ,  une  Harangue  par 
]ui  prononcée  à  Paris ,  le  premier  Jour  de  Janvier  i  ^7^  ,  à  Mef- 
ficurs  les  Princes  -y  imprimée  tant  en  Latin  qu*en  François ,  à 
Paris ,  par  Denys  du  Pré. 

-  ^  Odet  de  Matignon  étoic  iili  aîné  du  Maréchal  de  Matignon  ,  Jacques  » 
ifecond  do  nom.  IT naquît  en  i  $  5  9  »  &  moarui;  à  trenie-fix  ans  ,  en  1  ^95» 
après  avoir  été  marié,  en  1587»   Louiiè  »  C<Hntefle  de  Maate«  donc  il  ne 

mSz  point  d'eutans. 

OGIER  FERRIER,  Tholofain  ,  Seigneur  de  Carillon, 
Docteur  Médecin ,  a  écrit  Remèdes  préfervatifs  &  curatifs  de  la 
Pcfle ,  imprimés  à  Tholofe  ,  par  Guyon  Boudevillc,  & 

à  Lyon  par  Jean  de  Tournes^  il 48*  Jugemens  Agronomiques 

fur 


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Q  iL  A  OLA  XJ3 

iûr  Nativités  »  dîytfés  en  trois  Livres,  &  imprimés  à  Lyon , 
par- Jean  de  Tournes,  1550.  Avertîflèmens  à  M*  Jean 
Bodin»  fur  le  quatrième  Livre  de  fa  République.  Autres  Avei> 
tiflèmens  dudit  Ferrier ,  fur  la  Loi  Domus  D»  dt  iegat,  i .  Im;* 
primés  à  Paris ,  par  Pierre  Cavellat 1580.  u4ugmi  Fer^ 
rerii  Tolojatls  vcra  medmdi  Methodus  duob.  lihris  compre» 
htnfa.  Ejufdcm  caftigatioats praâica  mtdiàna  ;  Tholofa,  m-8**. 
ûpud  Petrum  du  Puys^  ISSI'  Ej^fl^'^  ^'^'^  Hifpanicâ  Jiu 
morbo  Gall'tco  Libri  duo  *  &  <ju6d  Chyna  o'  Ap:os  dlvcrfa  rts 
Jtnt  :  adjcHo  utr'iufcjtie  radias  ufu  ;  avec  un  Extraie  defdits 
Livres  mis  en  François  ,  pour  les  Barbiers,*  Pari/Ils  ,  in-^°. 
ûpud  j£gidiurn  Gdliurn ,  1564.  Henrki  II  ^  Galltarum  Reg. 
Cfirljlianijf.  Epitaphia  ,  Jul.  Cctf.  Scaligtri  Funus  ,  Mclltni 
Scmgclajîi  Epictdium  ,  ytii^^erio  Fcrrerio  y  TolofaU  Mcdico  ^ 
y4u3ore  y  l'afijus  j  npml  Uidcncum  Alorcl/um  ,  ^  S59  *' 

*  Voy.  La  Cro  1  x  du  Mai  ne ^  ëc  les  noces  »  au  mot  AucEa 
FianiBUfTom.  I ,  pag. 

OLAUS  *.  Epitome  des  vingt-deux  Livres  de  l'Hiftoirc  des 
Pays  Septentrionaux;  écrite  par  Olaiis  le  Grand  ,  Goth ,  Arche- 
vêque d'Uplalc ,  &  Souverain  de  Succic  Gothicj  où  font 
brièvement  &  clairement:  déduites  toutes  les  chofes  rares  ou 
étranges»  qui  le  trouvent  entre  les  Nations  Septentrionales; 
traduit  du  Latin  de  TAuteur  en  François ,  par  Traduâeur  in- 
certain ,  &  imprimé  en  Anvers ,  rn^S^.  par  Plantin ,  1^61. 

*  Son  nom  de  famille  étoit  Alagnus  ;  ainû  du  Vetdier  ne  devoit  pas 
l'appeler  Olaas  U  Grand.  — >  Olatts  Magnus  fuccéda  dans  l'Archeviché 

d'Ûpfal ,  en  Suède ,  à  fon  frrre  Jean  ALignus  en  1 5  44.  L'un  &  l'autre  s'op- 
poscrein  fortemenr  à  l'incroduclion  du  LuiUérani^ine  en  Suède ,  9c  furent 
obliges  de  le  recirer  à  Rome  ,  où  Us  moururent.  Olaus  s'étoic  diftin^ué  au 
CoQCite  de  Trente.  On  ne  fait  pourquoi  du  Verdier  lui  donne  ici  le  titre  de 
Souverain  de  Suéde  &  de  Gothie.  Ce  titre  ne  fut  jamais  attaché  à  la  dignité 
d'Archevêque  d'Upfal,  qui  eft  le  Primat  de  Suède  >  &  non  le  Souverain. 
Lliiftoire  qu'il  pablîa  fur  leamoents  s  les  coutumes  5c  les  guerres  des  Peuples 
du  Sepcentnon  ,  a  été  écrite  en  Ladn ,  &  porte  pour  titre  :  Hiftoria  de  Gea» 
t'ihus  Septentrionalibus  3  earumque  moribus  ^  riiihus  ^fuperjl'uion'tbus  ydifciplinis  ^ 
exerc'uiis  ^  ludïs  ,  rchus  mirahilibus  ac  natuialibus.  Elle  fut  impiimée  avec 

BiBLIOTH.  i  RAN,  Toitl»  V.Dm  V£RD.  Tom.  III*  V 


f 


JJ4    O  L  I  OU 

figares  ,  à  Rome ,  en  155^,  in-fol.  puis  à  Bâie  ,  en  1  ^67 ,  dans  la  mètîr* 
forme  L  EcUtion  de  Komti  eft  belle  6c  rare.  Oo  ea  publia,  eu  ijs»^,  à 
Aavets .  un  Abrégé ,  cent  ea  Latin  pat  Cornélius  Scribonius  Gcaph^us  j  c'eft 
decec  Abrégé  que  du  Vetdier  cite  UTiaduAion ,  &  non  de  l'Ouvrage  même 
d'Olaus  Magnus.  L'Abrégé  eue  beaucoup  pl.isde  fuccèsque  rOriginal.  Outre 
qu'il  fur  fouveut  réimprimé  ,  il  fut  encore  traduit  non-ieulement  en  Fiott- 
^ois  j  mais  en  Italien  ,  en  Allemand ,  en  Anglois  9l  eo  HoUandtMS. 

OLIVIER  BOSSELîN,  homme  très-Expert  àJaMer,  a 
écrit  &  ordonné  les  Tables  de  la  DécUnaifon  ou  éloigne  nu  ne 
que  fait  le  Soleil  de  la  ligne  Equinoé^iale ,  chacun  jour  des 
quatre  ans  ,  pour  prendre  la  hauteur  du  Soleil  a  rAllroIabc: 
pour  prendre  la  Imuteur  de  l'Ecoilc  tant  par  le  triangle  que  par 
i'arbaleilc  :  pour  prendre  la  hauteur  du  Soleil  &  de  It  Lune  & 
autres  Etoiles  de  la  ligne  Equînoéliale  &  des  tropiques»  Décîa- 
latîcm  de  FAftrokbe ,  pour  en  u(cr  en  pilotage  par  tout  le 
inonde  ;  imprimées  à  Poitiers ,  in  -  40.  par  lean  de  Mamef  * 

*  Voy.  La  Croix  mr  Maiki  ,  &  les  oows,  au  mot  OLiTita.  Bmsilih  » 
Tpitt.  U  »  pag.  104  6e  «05. 

OU VIER  CONRAD ,  Religîei»  de  l'Ordre  faînt  François^ 
â  écrit  en  proie  Françoilè,  la  Vie,  Faits  &  Louanges  de  (âint 
Panlf  Apdtre  de  Jefus-Chrift  »  extraies  6dèlemenc  tant  des 
AÛes  des  Apôtres,  que  de  lès  E|^tres  &  autres iàints  Dodeurs; 
imprimés  à  Paris»  m-ié.  par  Vivant  Gaultherot,  i54^' 
auÂî ,  long-temps  auparavant^  compofé  un  Livre  en  rime, inti- 
tulé le  Miroir  des  Pécheurs  ;  imprimé  à  Paris,  par  FranccHS 
Regnaut  :  auquel  fur  ces  paroles  Mtmor  tflo  quoniam  mort  non. 
urdahiL  Ecclcfiajiici  cap.  1 4.  il  dit  ce  qui  s^enTuit  *  ; 

"t*  Voy.  La  Croix  dv  Maihi  »  &  ks  notes,  en  m&ne  Anida ,  Tom.  lU 
105  &  i.06. 

[  Lorfque  tu  vols  des  morts  fa  fe'pulutrt  > 
Regarde  alors  ta  fragile  nature  y 
la  M^Hti  it  ttsjovn  iésroiffanT, 
Les  uns  j  qui  là  gijent  en  pourriture  , 
Des  vfrs  mordant  la  viande  &  pâturt^ 
Fturent  jadis  au  monde  fionjfans  , 


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'OLI  OLI  ISS 

Des  biens  mondains  remplis  &  jotùjfant. 
Haut  élevés  en        &  honneurs  $ 
Toji  ont  pris  cours  ,  comme  les  eaux  paJfatU  J 
Mon  rav'a  tout ,  grands  ^  moyens  &  petits, 

£c  au  chap.  Mors  ptccatontoL 

Du  nombre  ejl  Sardanapalus  j  Engraver  fe  ievnk  en  marht 

Le  grand  Roy  des  Âjfynens  ,  Le  fait  qu'on  vous  racontera  ^ 

Quife  brûla  ,  à  puis  Cyrus,  C ejl  de  Milan  ,  qui ,  en  un  arbre 

Qu'une  Dame  tut  en  fts  Gens.  Qu'il  vouloit  faubre ,  demomu 

Décap'aé  fut  o  les  fiens  j  Le  bois  f  fon  fe  rejfferra  , 

£t  enfang  humain  ejlandu  :  Que  là  tenu  fur  pour  les  gages  s 

Lors  luy  dit  :  Boy ,  toy  ^  les  tiens ^  Et  encor fon  mal  empira, 

Dufang  que  tu  as  ef panda.  Mangé  fat  des  bêtes  fiatifagte» 

Icy  pourra  tenir  fon  lie»  Si  écrire  veux  feulement 

Cayus  lefédiùeux.  Les  noms  de  «eux  que  J'ay  cognu, 

Quife  &  adorer  owc'  Dîea  j  Ravis  de  mon foudoMetnesu  , 

Tant  fat  fol  &  préfomptueux,  Prol'ix  ,  je  feray  maintena. 

Il  Je  mît  au  nombre  des  Dieux  ,  Et  n'en  feray  au  bout  venu 

Mais  depuis  ,  par  fts  démérites.  De  long  temps  ,  je  vous  cenifU, 

SttM  «onfon ,  tr'^  &  doid^mreax  t  JJt  fonbonfensefi^hMauem^ 

Pat  tttdparfts  SatelTues,  ^  <  Qkc  «  foKe  &fantd/ife  ,&e,) 

OLIVIER  COVYN    de  Poîden  ,  a  écrie  le  Mépris  ^ 

Contemnemenc  de  tous  Jeu;i  de  Ibrt ,  Traité  contenant  neuf 
chapitres  ;  imprimé  à  Paris  ,  par  Cbarlts  rAngelier^ 

*  V07.  La  Croix  w  Mains  ,  an  même  AxtSde«  Tom.  H  «  psg»  toi. 

OLIVIER  D£  LYON  %  Doâeur  Théologien ,  Redeur  & 
Grand-Maître  du  Royal  Collège  de  Navarre  »  a  mis  par  écrie 
&:  cranflaté  une  Qraifbn-  par  lui  prononcée  en  Latin ,  devanc 
Antoine  du  Prac, Chancelier  de  France,  pour  les  privilèges  des 
Confcillers  &  Officiers  de  TUniverfité  de  Paris ,  &  pour  Texemp- 
tton  de  la  décime  aux  vrais  Ecoliers  ;  imprimée  à  Paris  «  in-8^« 
par  Jean  Périt,  8* 

*  Olivier  de  Lyon  fuc  un  cîes  premiers  oui  CraTailla  1  faire  revivre  l'clc- 

Sancfi  de  h  l  itrcranire  dum  Iz  Collège  de  Navarre  ,  qui  croit  alori  h  plus 
luftre  Ecole  de  Paris.  Il  fut  fept  ans  Sous-Maître  des  Grammauienii  de  ce 
Collège  »  Bc  devint  enfuite  Grana-Malcre&Qief  de  tonte  la  Maifon  (  Launoy, 
CymiuNavar,)  Il  fiu  mployé  dam  la  négodatloa  de  lUniverfué  avec  la 

Vij 


ij«     O  L  I  O  L  I 

Cour ,  au  fujet  du  Concordat ,  5^  ce  fut  à  cette  occafton  qu'il  prononça  Te 
iS  Février  i  j  i|  la  Harangue  citée  par  du  Verdier.  Il  y  avoir  alors  fort  pea 
^  remps  qu'il  étoit  Grand-Maître  du  Collège  de  Navarre.  Il  fouctenc  afiêz 
bien,  dans  ce  Difcours  ,  la  dignité  de  la  Compagnie  pour  laquelle  il  parle  , 
quoiau'elle  fût  pour  lors  en  difgrace  ^  dit  M.  Crcvicr  ,  dans  fon  HlJI.  de  l'Uni' 
verjité  (  Tom.  V,  pag.  i  xo  ).  L'Orateur  loue  le  Chancelier  du  Prat ,  nuis  il 
termine  ainfi  (on  éloge  :  <•  Qu'on  ne  s'imagine  pas  que  je  veaille  ici  vous 
»  flatter ,  je  me  conforme  à  Tufage  de  cette  célèore  Univerdté  ,  lorfqu^etle 
M  aborde  les  Gnnds  5  elle  les  loue  ,  non  pour  leur  infpirer  de  Torgneil  >  mais 
»  pour  les  exciter  à  la  vertu  ».  Laudat  homUies  ^  non  ut  efferantur  ,  fed  ut  exci- 
tentur.  Il  moamten  151».  Launoy  rapporte  fon  Epitaphe  pofâ»  fut  fa  tombe. 
11/  eft  appelé 

Confitlo  Nrflor^  unf$irâ$tékiu  »  Hermès 

Eloquio  ,  Ùc. 

OLIVIER  DE  MAGNY*.  Les  Odes  d'Olivier  de  Magny  de 
Cahors  en  Qncrcy  ,  &  autres  (Euvrcs  poétiques  d'icelui, 
contenues  en  cinq  Livres;  imprimées  à  Paris,  m -8*^.  chez 
André  Wcchel,  1559.  Les  Soupirs  d'Olivier  de  Magny ,  im- 
primés à  Paris,  irt-8°.  par  Robert  le  Maignier.  Il  avoïc  écrit 
auparavant  Hymne  fur  la  NaiÛTance  de  Madame  Marguerite  de 
France,  fille  du  Roi  Henri  II  ^  en  Tan  1553  ;  avec  quelques 
autres  vers  Lyriques  ;  imprimée  à  Paris ,  par  Arnoiil 

VAngelier,  1553. 

*yof,  LA  CtLOtt  nu  Maive  ,  Se  les  notes, aa mime  Acdde; 
Tom;  U ,  pag.  107  Se  fuiv. 

Au  quatrième  Livre.  D*aimer  en  plufieurs  lieux , 
à  Guillaume  Aubert. 

Poune  qt^eii  cette  «momr  ^  dtverfemmt  dente  j 
Je  parle  or'  avec  Anne  ,  or^  avec  Marguerite  , 

Magdelaine  &  Lcyfe  ,  on  me  pourrait  blâmer 
D'aimer  en  trop  de  lieux  y  pour  bien  me  jaire  aimer. 

A  cela  je  répoi^  que  3  félon  les  détf effet  j 

Que  j'ay  long-temps  fouffert  pour  ces  quatre  me^ireffee  ^ 
Et  félon  que  y ay  eu  d'elles  bon  traitement^  . 
Je  Fcy  voulu  décrire  am/l  naifvement. 

Mais  pour  n'en  aima"  qu'une  ,  &  pour  elle  ma  vie 
V oir  à  mille  tourmens  pour  jamais  affervic  j 
Je  ne  leffauroy  faire  ,  aimant  mieux  dire  adieu  ^ 
P^we^r  ^erdker  tmeux  en  quelque  MOn  60a  Ueiu 


OLI         •  OLI 

la  Nature  m*a  fait  i  &  ta  nature  efi  helU  i  -    -       .*  ! 

Pour  la  dtyerjfUé  que  nous  voyons  en  elle  : 

Je  fuis  donc  naturel  ^  &  ma  jtùcue  , 

En  maeiin  d'amour  y  c'efl  la  dxverjîté» 
L  homme  jeune  ejl  bien  fot  j  &  digne  qu'on  le  cftajlfi  ^ 

Qui  ne  loge  fon  cœur  qu'en  une  feule  place  ; 

Ett  aux  ongles  du  chat  j  le  rat  doit  trêsbucher  > 

Q«f  mejfon  qu*am  fiiU  trou  pour  fe  pouvou"  cacher. 
Il  faut  de  port  en  port  chercher  fon  adventure  , 

Aller  par-cy  par-là  pour  changer  de  pajlure  ; 

Et  quand  quelque  faveur  recetM^  en  n'a  ffu  , 

Aller  en  antre  endroit  ,  pour  être  mieux  refn* 
Pur  les  divers  pays  ,  &  les  divers  voyages  j 

Par  les  hommes  divers ^  &  les  divers  langages^ 

L'hatune  fe  fait  plus  rare,  &  s'aeqmert  le  renom 

D'un  homme  bien  expert  &  d'un  homme  de  nom. 
Ces  marmiteux  Amants  y  qui  nuit  &  jour  foupirent  j     '   .  '  ' 

Pour  un  amour  auquel  vainement  ils  afpirent^    ■  • 

Perdent  (  conune  ton  dit)  &  repos  &  repas  , 
t.  Et  fouffrent  y  ro-us  en  vie,  un  millier  de  trépas. 

Je  m'en  ris  &  m'en  moqu^^  &  leur  amour f  forte , 

Ce  n'ejl  pas  un  amour  qtd  /eir  ornes  tranfporte  > 

Ains  c'ejl  une  fureur  qui  les  transforme  tous^ 
'  *  Et  qui  fait  qu'en  la  rue  on  les  appelle  fouis. 

Aimons  donques  par-tout  j  &  ces  fottes  contantes 

Chaffons  de  nos  amour»  &  de  nos  aiSances  > 

Aimant,  queu^  on  nous  àime  ^  &  nous  garant  tou/tours        •  ^ 

La  liberté'  d'entrer  en  nouvelles  amours.  } 

,  OLIVI£R  MAILLARD,  Vicaire^énéral  des  Frères  Mi- 
fleurs  ,  appelés  de  rObfervance ,  a  écrit  durant  le  temps  qu'il 
prêchoît  le  Carême  h  Poitiers,  l'Exemplaire  de  Confeflîon, 
avec  la  Ccnfcffîon  générale  ;  imprimé  à  Rouen  &  à  Caen  , 
irt-4°.  par  Pierre  Violete  &  Robinet  Macé  ,  Tans  date  ,  &  par 
Olivier  Arnoullec  ,  in-8°.  à  Lyon  ,  1514.  La  Récolation  de  la 
très-piteufe  PaflRon  de  notre  Seigneur  ,  reprëfentées  par  les 
iàints  &L  futrés  Myflères  de  la  Melfc  ;  prêchée  devant  ie  Grand 
Maître  de  France  ,  en  fa  ville  de  Laval ,  par  ledit  Maillard ,  Sl 
imprimée  k  Paris,  m^8^.  par  Pierre  Sâ-gent ,  &  tn-^'*,  par 
Jean  fionfbof,  ùm  tel  titre  ^  le  Myftère  de  k  Meflè ,  conforme 
&  GOrreipondanc  à  h  doiiloiircuiê  palfioti  de  notre  benoift 


iQ.U  •  PRU 

Sauveur.  Traité  eii7Qyi?^.|4iij|}evr8ll.«ligieures ,  pour  les  itil^ 
truire  &  exhorter  à  fe  bieii'gou?enMri  imprimé  à Paris^  cl^8^• 
par  Symon  Voflre  *• 

*  Voy.  La  Caotx  dv  Ma«iO|  êcU^aùtmtWmpicOuynM.  Maillaed; 

Tom.  II ,  pag.  io6  &  107. 

OLIVIER  DE  LA  MARCHE',  Grand  Maître  d'Hôtel  du 
Roi  de  Cailiile  ,  a  compoTé  un  Opufcule,  partie  en  rime,  partie 
en  proie  »  intitulé  le  Paremenr  &  Triomphe  des  Dames  d'hon- 
neur ,  auquel  font  contenus  &  déclarés  tous  les  habits  ,  triom- 
phes &  ornemens  qui  appartiennent  à  toutes  femmes  d'honneur, 
comme  les  pantofles  d'humilité  ;  les  fouliers  de  foing  &  bonne 
diligence  ;  la  Cheniife  d'honnêteté  ;  le  corfet  ou  cotte  de 
chafteté;  le  cordon  ou  lacet  de  loyauté,  l'épinglier  de  patience; 
la  bourfe  de  libéralité  ;  la  gorgerctte  de  fbbriété  ;  la  bague  de 
foi ,  la  robe  de  beau  maintien  ;  le^  gaudî  de  thorité  ;  les  paillec- 
tes  de  richeflès  du  cœur,  &  ainfî  des  autres^  avec  exemples  & 
Hiftoires  ièrvaht  à  ce  propos,  imprimés  à  f^iiSf  lA-S^.  par 
Michel  le  Noir ,  i  $ao.  &  à  Lyon ,  i^-ié.  par  Olivier  Ârnoul* 
let.  Il  a  écrit  aufli  en  pro(e,  ttn  Livre  de  Mémoire  qui  e((  une 
Hidoire  de  la  iriâifon  de  Bourgogne,  des  oçcurrbnccsadvenues 
de  fan  temps  j  ^t  en  Flandres ,  Duché  &  Comté  de  Bourgo- 
gne, qu'ailleurs,  imprimé  à- Lyon ,  in-Jol»  par  GoiHaumeRoville. 
Item ,  Sommahre  Defcription  de  la  taille ,  mœurs  ,  complexion , 
piété >  pxerciçe>  ^  faits  mémorables  des  deux  derniers  Ducs  de 
Bourgogne  fcs  maîtres.  En  mâ'in.  Plus,  Dilcours  adrelle  à  Mori- 
fieur  r \vitaillcur  de  Calais  des  Etats ,  offices ,  Police,  &  revenu 
gnnucî  de  la  rnaifon  de  Bourgogne,  par  où  fe  voit  la  grandeur 
d^iceîîe,  &  le  vrai  type  ou  pourtrait  d'un  Prince  vraiment  jull» 
&  équitable  à  l'endroit  de  fes  fu}ets.  Ecrit  auj/ï  en  main.  * 

«¥oy.  La  Croix  do  .MiLiHK,  A;  li»D9tWi»M  «KiPfl^  A^lç, 
Xoiji.  U  >  pjg.  109  fuiv. 

CRUS  APOLLO     Voyez  en  la  lettre  H.  HoRys.  ' 

'♦^  Nous  ajotueroii';  \  h  n or?  rie  M    h  Monnovc  ,  rrtpp^rrf''^  à  l'ArricI» 


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O  P  P  a  P  T  i;9 

faivant  la  Mythologie  Eg^'ptîenne,  écoir  le  fils  d'Ofirls  ôc  d'ifis.  Il  auia  fa 
tnère  à  venger  li  mort  ion  père  itir  Tiphon  ôc  fur  les  autres  complices 
de  ce  meame.  (£ujeù.  Pf^t^mr.  tvangtl.  Lib.  li»Cap.  i.^Diodore  de  Sicile, 
cité  pai  Eusèbe  (  uhi  fup.  )  dit  que  cet  Oiiu  eft  une  des  Divinités  les  plus 
récentes  de  l'Egypte,  où  il  rcgiu  ;  que  fon  nom  ,  bien  explique  ,  fij^nifie 
Arollon  ;  qu'il  nvoit  appris  de  l'a  mcre  Uis  l'art  de  gucnr  6c  de  deviner,  ce 
qui  l  avoit  mis  ca  ttat  d'ccic  très- utile  au  genre  humain  ,  en  rendant  des 
oracles ,  &  en  guéri  (Tant  les  maladies.  Porphyre  ne  voit  dajis  Orus  cja'un 
emblcme  du  SoLil ,  donc  rcloignemcnt  ,  ou  le  voidnage,  fait  les  différentes 
Taifons  de  l'année ,  dans  ce  monde  infcrieuc, ou  fubiunaire  (  Ibid,  Lib.  UI  » 
Cap.  1 1.  )  Voyez  encore  Jean  -  âl&ert  pAtRiCt ,  Liv.  1 1  Cbap.  1 1  de  £i 
B'atio^fu  GneiMi,  8c  l'H^.  ét  Ciel  par  Plucms  ,  Toin.  1 ,  Chap.  i  &  x. 

OPPIAN  *.  Voyez  Florent  Gtirestien.        V  "  •  - 

*  Conrad  Rittetshufius ,  de  Brunswick»  lavant  Jurirconfulre  de  hon  Hu- 
matûfte,  a  donné  ,  en  1 597,  une  bonne  Edition  Grecque  6:  Latine  des.deux 
^oinnet  ^Oppien ,  fur  la  Chajp  &Jur  U  lP&«e;Oppienétoit  PÂb'te  8e  Gittih* 
mairien  d'Ânazarbe ,  en  Ciiiae,  qu  il  .mourut ,  au  cprnhieQCaiRei»  4ifl'tr9Îi 
ficme  Hccle  ,  âgé  de  trente  ans.  On  prcrend  que  l'Empereur  Caracalla  , 
auquel  il  dédia  l'es  deux  Poèmes  ,  en  tue  li  charmé,  <^au  donna  une  pièce 
d*or  aa  Poète  donr  chacan  de  fes  'vers  ;  ik  le  inémoient  «  caûr  les  Poëmes 
font'eaicétliBns.On  trouvera ,  dans  la  Bibliothèqt»e  des  Auteurs  qui  ont  écrit  fur 
la  Chaflè,  un  très-bon  Arricle  fur  Gppi'^v  ,  de?  déraih  a ftez  curieux  fut 
cet  Ecrivain»  &  fur  les  £duions&  l«  i  laJudiuusde  fes  Pocmes. 

OPTATUS  MiLEVITANUS  \  V^ycz  Pièitmc  ViEt. 

^  Opcat',  Eviqfne  de  Mildve  »  en  Afiri^fue ,  combattit les  Efonatiftes  avec 

autant  d'efprit  que  de  favolr ,  &  fes  Ecrits  fonc  il'un  (lyle  noble  ,  vchcmenc 
&  concis.  Sîint  Anç^ulHn  &  faint  Fnigence  en  oac  tait  les  plus  grands  éloges. 
Il  les  mcticou  auum  par  la  pureté  ci^  ics  inururs ,  que  par  la  beauté  de  les 
Ecrits  &  l'étendue  de  Ibn  génie.  Il  fut  Evèque  versi'an  )7o.  Son  Ouvrage 
contre  les  Donaciftes ,  ne  comprenoit  originairement  que  fix  Livrer ,  cir  l'  Au- 
teur n'en  promet  pas  davantage  dans  le  fepcicme  Chapitre  du  livre  premier, 
&  la  première  Edition  n'en  contenoic  pas  plus.  Elle  parut  i-Mayence  ,  en 
tS49yin-foI.  Elle  ne  peut  être  recherchée  <^'i  caafêde  faiareré,  en  ir  r:>rc 
peu  correfte.  François  Baudoin  en  donna  une  meilleure ,  en  i  ç  l" 5 ,  dans  la- 
quelle il  publia  le  feptième  Livre  ,  Se  juve  au^e ,  .p}us  correcte  encore  »  e» 
i5(>9.  Pierre,  Vidi*  i]ttî  taMlitt&  cét .Oa^rage  en  François  ,  en  i$<>4,  ne 
put  par  conféquent&iervic  que  de  l'Edition  de  Je  be  p.ulerai  nrlnc 

des  Editions  fuoféquentes ,  donr  on  trouvera  la  li<^c  dans  Fabcicius  (  Dibliock. 
infin.  LatitUt,  Tom.  V,  pag.  498.)  La  meilleure  Edition  desCEuvce^  d'Opcac 
eft  ceBedeM.  Dopin,  in-foU  Anftefdun,  1701.» . 


i6o     O  RL  O  R  t 

^  ORLANDË  DE  LASSVS  *.  Flamand  de  Nation  ,  le  plu$ 
excellent  Muficien  qui  ait  été  devant  lui ,  &  qui  (èmble  avoir 
feul  dérobé  l'iiarmonie  des  cîenx,  pour  nous  en  réjouir,  en  la 
terre  ,  furpaiïanr  les  anciens  ,  &  le  moncranr,  en  Ton  art,  la 
merveille  de  notre  temps  ;  a  mis  en  mulique  à  quatre  ,  cinq ,  fix, 
huit,  dix  parties,  plufieurs  Epigrammes,  Chanfons  &  Sonnets, 
tant  de  Marot  ,  Ronfard  que  autres  Poètes  François:  le  tout 
contenu  au  Livre  de  fci  Mélanges ,  qui  eft  un  Recueil  de  Tes  plus 
beaux  Ouvrages  &  Mulique  bien  reçue  en  tous  lieux,  &  digne 
•d*êcfe  ouïe  âc  chantée  ;  imprimés  à  Paris ,  par  Adrien  le  Roy  & 
Robert  Ballard ,  1 576.  Cpndntiiinon  des  Mélanges  d'Orlando 
de  Laffiis,  &c.  imprimée  à  Paris ,  par.  Adrien  le  Roy ,  1 584. 
£(tienne  JodeHe  a  fàic  un  chapitre  de  cent  (bixante-douze  veri, 
en  âveor  d'Orlande ,  excellent  Muficîen ,  duquel  il  me  picnd 
envie  meitre  ici  le  commencement  :  - 

S*U faut  que  tes  chanfons  ^graves  enfembU  &  éouees  « 
Sur  l'aile  des  beaux  chants  qu'on  leur  doit  inventer, 
lu/qu'aux  Roys  (  ô  ma  Mufe  )  ains  jufqu'aiat  Dieux  tu poi^tâ 
Des  vers  en  contr* échange  icy-  tu  dois  chanter 
'  Ptntr  Oriande  ,  qui  peut  atife  vert  l'aile^  belle , 
D'un  heur ,  d'un  air  y  tTan  an  admirable  j  prefier, 
Ju'aile  qu  Oriande  peut  donner  aux  vers  ,  ejl  telle. 
Que  fon  vol  animé  de  mouvemens  fi  beaux  , 
'  Si  prompts  j  fi  hauts  j  fiirpajje  e»  volant  tOÊite  autn  àUei 
D^ Enfer  au  Ciel  y  du  Ciel  aux  infernales  eaux  , 
■t  '  Mercure  en  un  moment  remonte  &  redevale  , 

'  '-'Ayant  au  chef ^  aux  pieds  fcs  ailerons  jumeaux. 
'  ly  ^     (Se  MOV  fol  peut  porter  à  la  rive  iafermUe 

"    r   Kos  vers  j  au  Ciel ,  aux  coins  de  la  terre ,  fans  pair 
■■  De  ce  qu  i  fit  en  mer  cheoir  le  fils  de  Dédale, 
Mercare  aujji  ,  qu'on  fait  fort  fubt'U  inventeur 
En  Mufique  j  peut-être  eft  la  même  , 

■  Hauffiint  y  halffunt  par-tout  ce  beau  vol  enchanteur. 
'*-  Puis  donc  qu'en  tel  art  donne  &  courfe  &  force  extrême 

•  ■  '   Attx  vers  y    puis  qu'Ortànde  un  tel  vers  fafoanant , 
Efi  dei  vieux  &  noitveaux  ouvriers  l'ouvrier ji^rém  : 
Mufe f  y  qui  de  tel  art  ire\  touiours  tenant  y 

Comme  l'art  tient  de  vous  ,  U  ne  jaut  qu'on  rejujé 
ly orner  ce  qui  vous  peut  dtmn^  tant  iTtunemiat» 


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O  R  O  O  R  O  i6t 

Plus  ta  Mujlque  a  pris  fan  Itau  nom  de  ia  Mufe, 
Même  l'iur  des  beaux  chants  infpircs  dans  les  vers  , 
EJl  comm.e  en  un  beau  co-ps  une  belle  amc  infufe  j  &c. 

^  Orlande  Lajjus  eft  le  mcme  que  Roland  LaJfuSj  né ,  en  1 5  lo  ,  i  Mons  ; 
&  mort  le  1 9  Jum  159^,2  Munich  «dans  fk  fotxante-creizième aimée.  Ayanc 
été  jeune  en  Iralie,  où  il  fit  un  aiTez  lone  fcjour,  il  ftoacna  Ton  nom  à  llta- 
iienne, &  Te  tic  appeler  Orlando  Lajfo.  Ilfut de  fou  rcmps le Mtt£cien le plua 
célèbre  de  l'Europ?.  Voyez  fa  Vie  dans  Melchiot  Adanv 

ORONGE  HNÈ  ,  Dauphinois,  Le<5èeur,  Mathémadden  du 
Roi,  en  l'Univerlité  de  Paris ,  a  écrit  la  Sphère  én  monde, 
proprement  dite  Cofmographie ,  divifée  en  cinq  Livres  ,  com- 
prenant la  première  partie  de  l'Arirononiic  ,  &  les  Principes 
univerfels  de  la  Géographie  &  Hydrographie  ;  avec  une  Epître 
en  rime,  préfencée  jadis,  par  le  môme  Auteur,  au  Roi  François  I, 
touchant  la  dignité  ,  pcrfcdinn  &  utilité  des  Sciences  Mathé- 
matiques   en  laquelle  ed  introduite  Philolbphie  parlant  audîc. 
ISeigneur  RoU  impiimée  à  Paris ,         par  MicM  Varcofan , 
:  kuiice  Epicre  aroit  été  imprimée  auparavant  k  parc, 
àParis,  parPlerne  Lcber,  1 531.  &  commence Jiîiifi: 

.C</uy  qui  fit  les  Qwc  m  m  manent. 
Et  ordonna  ^  &Cj,       •      .      ^  ■ 

Xa  Théorique  des  cieitx  &  ièpt  plaiietces  ,  arec  leurs  meure-' 
«nens»  orbes  &di(po(îtion.,  tFès-né^fliûre ,  tant  pour  l'ulage  9l 

pratique  des  Tables  Aft^oaomiques,  que  pour  laconnoi&nce 
de  runiverfité  de  ce  haut  monde  célcAe;  iliullrée  figures, 
imprimée  àParis,  iii'S^.  par  GuitUorne  Cavellac ,  1 557.  Les 
Canons  &  Documens  très-amples ,  touchant  PuTagefid  pratique 

.des  communs  Almanachs  que  l'on  nomme  Fphémcridcs.  Bricve 
&  Ifagogique  Incrodudion  fur  la  judiciaire  Allrclogie  ,  pour 
iâvoir  prognoftiquer  des chofcs  à  venir,  par  le  moyen  delJues 
Ephémérides  :  plus  un  Traité  d*Alcabice ,  tofîchanr  le<;  conjonc- 
tions des  planettes,en  chacun  des  douze  r]gnes,,?i  de  leurs  pro- 
gnollicacions  &  révolution  d'années  ;  imprimé  à  Paris  ,  in-^°. 
par  Guillaume  CavelUc ,  1 5  5-6.  Brève  Déclaration  de  THorlogc 
éOKi  Quadrant  général,  imprimée  \ Paris.  Explication  de  l'ulâge  . 


i«i  ë  -y  ï  o  V I 

de  l'Anneau  Jlôraire.  Voyez  îe  reac  de  fes  CBEufri»- qu'il  a  écrît 
en  Latin  ^  dans  la  Rîblioth  c(|ue  de  Gefncr.  Charfc  untvcrfelle 
de  tout  le  monde  ,  faite  en  forme  de  cueur.  La  Charte  Gallih- 
cane  d'Oroncc  ,  après  laquelle  cft  venue  celle  de  Jean  Jolivct  \ 

*  Voy.  La  Caott  W  Maihe,  «5  les  liocei  ,  au  mot  0*oi«»  ïtnà 
Tdin.  11  j  pag.  X 1 3  &  £  1 4. 

ORPHÉE  *.  Hymne  de  !a  Loi:  autre,  du  Soleil  :  autre ,  de 
h  Santéj  toomés  du  Grec  d*Orphée ,  ùm  contenus  aux  Hym- 
nes Eccléflaffttqocs  de  Gay  lé  Fevrê. 

♦  Oacotiipro  pluficurs  Orphces.  Le  rlus  ancien  ctoit  celui  de  THrace  , 
fîont  on  fiippofe  qu'il  nous  rcf^e  dîs  Hymnes  i^'  d'iurres  PocUes.  ^ 
Dilciple  de  Liiius»,  Maître  de  Mufcc  ,  de  fui  Pot^e  &  Théologien.  Il  allar- 
s'inftruiw  de  ïafeienee  des  Dieux ,  auprès  des  t»titres  Egyptiens .  &  il  écrivu 
eh  vers  ce  qu'il  ea  avolcappris.  U  C:  livra  à  h  cci--ir]W.inon ,  rompir  touc 
'commerce  avec  !  :s  f;mn>f's,  qn:  îe  rl'chirèreiueiv  msKcCAUX  ,  lousptccexte 
qu'il  i'croit  abahdonné  i  des  intliiuciJushonr6ttlt;&&  «ontte  nature.  C  eft  ce 


«•*  ««■•■•uik  •^•Ot^C   vi».  «vj   >_..i*..v.  >  »»   ...   •  -   

ques  aux  crr:  ,  iîianinics ,  &  charmoir  la  fcrocic:  d.s  Lions  &  des  J^»g^es. 
Aelien  ,  dans  Ion  Ouvrage ,  êle  vand  HUlcriâ^  we  veut  point  qne  Iprpnce  de^ 
ftirace  ait  ea  aucun.ae  des  taltas ,  -jJarce  que  tdos  lés  Thiraoef  *  dK-il ,  font 
grdlFRjrs  &  ignoram.  Athénée, qui  a  raOèmblc  pluficars  traus  de  I.i  }'Ius  haute 
Antiquité  ,  p.ule  dans  le  Livre  treizième  d^-  l'ancien  Pocte  Mimnertnos,  je- 
quel,  dans  le  tcoilicme  Livre  de  fes  BUgiaauis  jàtQ  Orphés  cdrtiiW  tti  «Cf - 
ht)mitft«  tes  pluri^nfibles  *«r  aoartursife  l'ériour  4  itlon  ce  Paix»  ..Uauiwrt 
é|>«rauement  ks  fbrtimes;  Sûidiis  piwlè  d'un  «itrc  Oi  phcc  de  Crotone,  qtu 
cfrivir  des  ^r^on^^fh/i/fj^  cxiftanrs  encore  de  fon  temps,  U  v|vçMi  vers  le 
temps  dn  Tyran  Piiiiharc.  De  tous  ccidivcts  leniimens ,  pii 'a  drttt  aeTOti^» 
«îure  qu'd  V  a  eu  plufteurs  Orphées ,  qu'on  les  confond  toâs-,  &' que  les 
Pt>^lîes  qui  ("ont  données  fous  le  lunn  de  V Orphée  de  ThraU ,  appartiennent*^ 
dtfftfrens  Pdcte?  de  mc-me  nom.  Voyes^ciKore  J.  AtB,  FaBricb,  Bibhoth. 
Craque  ^  Liv.  l,  Clïap.  1 S  (S:  1 9:.      •  ., 

OVlDES  ' .  le  Grand  OlynifVe  (ks  Metatnorpliofes,  q^iii  con- 
tient quinze  Livres  en  rime  &  ^angagc  lloTOan,  écrit  en  makl^mr 
parchemin  vdin  ,  en  Ki  Librairie  du  fieur  Laurencin  ,  P«euf  de; 
Saint-iregny  ,  a  Lyon  ,  «Si  commence  oinfî^r  ,  ,.       ;  ;  ; 


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G  P  i6) 

^  Ovides  diji ,  mes  cvers  vutult  din  * 

la  fiixmu.^  mad^ûfifii' 

V tysz  Pv ■.  OviD.  Naso*  en.  It  lettre  P. 

*  Nos  Anciens  ^crivoient  Ovîdef  &  PîrgîU*  >  au  fîngulier 

ccrivMis  encore  C/:jrIes  ^  /ots^ft^  Giilaj,9cctjOy^^  9aquit  à  Subnooc , 
Pcli^tvs  i  fous  Augutte,  eavifon  quarante  rîiis  nv^nr  ii  oaiflance  Je  lefiis- 
Cbriii: ,  àc  mo\u^\ ,  âge  de  foix,itue  ,  io\ii  Tibcce.  Il  c(l  douteux  li  çp 
■fat dans  fon  exil  de  Tomes  ,  ou  s*il  étoic'de  retour  d  Kome.  Son  Ouviag^ 
des  Méaimorphofes  f  quoiqu'il  n'y  ait  pas  mis  la  derJiicrc  main  ,  cft  un  chef- 
d'cp'tvro  ;  aum  a-t  il  été  rrafluir  en  toutes  forcef  <le  langues ,  inTine  en  vers, 
dans  la  aoae,  piuiieurs  fois  ,  icnioin  l  aiicieniie  vetfion  mauufctite  ,  iCi 
rapfK>rtée  \  relie  de  Philippe  de  Vitri  »  Evcquc  de  Meaut  colle  que  Maror 
avoic  enrrcprifc  ,  H.mu  if  ii3  donni  que  les  d?nx  prcinicis  Livres  ,  &  celle 
oue  l'infatigabie  1  hontas  Corneille  a  eu  ie  loilir  ^  le  courage  de  'àyùt.  Je 
daigne  pas  parler  des  burlcfques.  — Voyez,  à  la  fiu  de  la  lettre  P,  PuBLiUji 

OviDlOff  NfSO.  (  |,A  MOMNOYE). 

O.  R.  P*  Dqs  idiverlès  Règles  de  Dr^QiC.  ancien  ,  cir.écs  de^ 
Pandeâes,  &  traduites  en  François ,  fclon  leuH  ordr^'»  avec  1« 
Concordance  des  Canoniques ,  à  chacune  derqucRes-^/onc  ajou|-, 
•tées  les  Sommaires  Définitions  &  Divifions  des^chofes  y  conte- 
nues; avec  les  Textes  &  Auteurs  probatifs  d'icelles,  par  O.  R.P. 
imprimées  à  Paris  »  io«8^*.'par  Jean  4e  Bouc  »  i.5<&3. 

O.S. Traité  de  rObflioaitipn .  jSç comment ^  &  pourquoi  la 
plupart  ^^es  Hérétiques  ne  Te  veulent  reconnoiîcre^  retourner  au 
gyron  de  l'Egliie  Catholique^  par  O.  S.  imprimé  à  Paris  » 
par  Claude  Fremy,x 55a.  \  " 

OSVAÏ.DUS  MYCpNIUS  »  a  étrié  en  Lâtîn  ,  la  vie  de 
Hl^ldnc  IZuyngle,  traifflj^îee  en  François,  &  imprimé^  avec  les 
vies  de  Martin  Luther  .&  Jean  Jiijcolaoïpaile}  impriivée  à  Lyon  » 
r»-i  é.  par  Jean  Saugrain  »  1 5  ^a.  Reprouve. 

'Il  mourut  dans  fa  foix^me  -  (quatrième  année,  le  15  Oûobce  ,  ^ 
jBile  ,  où  il  avoir  fucccdé  i  <EiCx4onipade ,  dans  la  mnéboa  de  MiniftreÉ 

y  M.  DE  LA  MoNSOYE  ). 

OTTOMARUS  '  LUSCiNI.US  Hiftoirc  Evangéliquc 
des  qu/»fe  Eyangéliftesii  en  un  «  fidèlement  abrégée^  oix  éï 

X  ij 


\64  ...  .     .  O 

récité  par  ordre  >  k  une  fois  ^  (ans  omettre-  nî  ajouter  cela  des^ 
faits  de  Jefus-Chrift ,  qui  par  Krs  quatre ,  étoie  /ans  ordre  plu- 
fieurs  fois  redit.  Icelui  abrégé  écrit  premièrement  en  Grec,  par 

Ammoniiis  AIcx.indijn  ,  pcrfonnage  duquel  Tain:  Hiérome  , 
fait  grande  cilime  ,  lequel  vivoit,  en  l'an  de  notre  Seigneur', 
230  ;  puis  traduit  de  Grec  en  Larin  ,  parOccomarus  Lufcinius, 
&  de  Latin  en  François,  par  TranlUteur  incertain;  imprimé  à 
Lyon,  /«  H^*^.  par  Gilbert  de  Viilicrs  ,  1526  :  &  depuis  traduit 
par  un  autre  qui  ne  fe  nômrfie  point,  &  imprimé  fows  tel'tkrei. 
Çyajpgcli(lairea|>régé ,  en  Vingt  chapitres,  alléguant,  en  marge; 
htiiatsiimê^  *U  fpnc  jcxtraits  ^.  au  roulagemçn% 'dè^lâ  mémoir^; 
'deâlGMfikii9};înpi^irtid  iLyon^^tibiiéu  DarXl«uîô.r|^orry  dh 

1ëTOrfce;.V^4'4.'.  '  '  •  -^p  îTîud  *  >.  r..io'>cq  ao^J»*» 

*  On  a  infcré  dam  h  Bibliothrqne.  des  Pères,  deux  Concordes  EvangcÉH 
qiies  ;  Pdnç  ,  fous  b  nom       Taéien  \  l'autre,  fous  té^'Hom  d'y^mmonius^' 
•a'AUxandfic.  Le  Iiafar.l  en  .iv-m  oi^err  l'une  des  deux ,  ver";  \z  milieu  dà 
•lijtiCïOQ ïi  ^  Viii-tor  lie  Capoo«  ,4;et  Lvtquv;  ne  trouvant  point  le  nom  d«j 
.^iiteaL^ja>^e{c|j{^)l4vre,  ap.r^i^yeir  ron<;-tenips  douté  à  qui  de^Tatîea, 
on  dîjipimon'ius  j  .<^dil|ivbicnc  tous  deux  compofc  un  Ouvr.ii;?  de  cette 
ture  ,  il  artriboerojr  celiii  qu'il  avoir  eiure  les  m.iins  ,  fe  (^ctêrmina  enfin 
à  rattribuor  i  I  .atieii  \  en  quoi  Baronius  (  A.  C  1 74  ,  i>".  9  )  .1  pcétendu  qu'il 
s'étoic  trompe  ,  prenant  la  Concorde  d'Ammonius,  pour  celle  de Tatien  ,  Sc- 
ia (\-'!icorde  deTarien,  pour  celle  d'Ammonius.  An  j^^ui dluii  nos  Critiques' 
font  perfaadés  que  les  Concordes ,  tant  de  Tatien,^  que  d  Ammonius ,  n'exii^ 
cent  ^int  y  &  que  celles  qu'on  a  irapunices  fous  leiir  nom  font  fuppofées  j 
d'où  li  s'enfuit  que  ,  félon  eux  ,  on  ignolede  qui  e(l  la  Concorde,  qû'Otro^ 
marus  Lufcinius,  qui  l'p.  traduire  en  Larin  ,  acructre  d'Ammonius  d'Alexaiï» 
.drie.  C< 
onfuite 

des  Pères.  DU  Vêrdiar  di^r  que  ié  Tradu£keur  Fraiiçôis  « 
«eftiiKertain  i  maisi,  pèur  Is  connoître  ,  à  n«  pduvoir  en  douter  ,  il  n'y  a  qu'à; 
lire  dans  La  Croix  00  Maij«£  i'Ainclâ^def  J^^n  b£.yAUULi.E&,.  To^^  1^7 
pag.  60X»  (^f: os:L'A'Moi«iiioïri)Â       '  •       ■  ^'       '  '  '        "  ' 

..  *.teinoin_Al.lcnvMi4  d  Otioiiwriw.ct(^it^Jc^^        qui  lignifie  la  mCm© 
çh'66rqiMi.Xiiyr/m«j4efi]jfttm,  00  P>«;|^m^ qu'il  a  pris  (Quelquefois  dahs  feï'  ' 
Quv^ges.  Il  '.'mit  né  .1  Strasbourg,  vers  148®.  JJ'Abbc  tki  Mônaftèrc  dé 

3^!'^3alric de  Ste  Afre,  à  Augsbourg,  l'appela  pour  expliquer  les Pfeouiue»-; 

'^eiMûines ,  âcil  foc  en  mcmiQ  ^^^ft  ^^^^S^^^  de  ri;g|ife-dcf S»r Mwite? 
Mce,  4aai  lainèine  ViUe ,  s»  q^V  w  mb  iâid4^popf>s  an 


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Lnlcinùis,  avoic  ccc  Mbtne  de  S.  AtfVe  ,  ce  qui  n'ed  point  vrai;  car, 
après  avoit  exerce  pendant  quelque  temps  les  fonctions  île  Prédicateur  à  Bile, 
il  revint  à  Strasbourg  ».  où  il  eut  un  Canooicac  dans  l'Egliiie  de  S.  Etienne, 
On  ct<nc  qn*\l  eft  mon  en  1 5  3  5 ,  âgé  de  cîliqaante-cinq  ans.  C'éroir  un  homme 
entité,  jâloux  , envieux,  qui  déchira pluHeurs  Savansdefon  temps,  Etafme» 
eatr'aotrer^  ù  généralement  tefpcébé ,  far  qaoi  Melanchthon  Ât  ce  jDiftiqiie''9 

QlUtm  Haras  mtfirot  cradtU  carminé  manea, 
JfêmtM  «fit  ViUtur,  non  FkilomtU ,  ciii. 


Nous  avons  dH3tTotmr«s  Lufcinius  un  Recueil  de  Contes ,  fous  le  ritr«  dâ 
Joci  & 

M*: 


Joci  &  Haïes t  imprimés,  pour  la  prerûicic fois ,  à  Âugsbourg  ,  en  1^14»- 
où'  il  sVn  trouve  de  tr^licemteax. • 


'l'^^Je  croi^  que  M.  de  b  Monnoye  Te  trompe  ,  en  citant  comme  de 
Strasbourg  k  première  Edttbn  de  la  Tradaûion  Latine  de  VSMoirt  Evatt^ 
géUque  ;  ce  fut  à  Âusbourg  {Augtêfié-VuuUlkoritm  \  qp'eUe  fut  imprimée' 
^nr  lii  première  fob,  en  1 5  x  j . 

OVim  0E  GOURNAY  a  rois  en  rime  \  la  Légende  âff 
iâinc  Hyldcverr,  Evêque  de  Meaux  en  Brie,  imprimée iRouen;» 
ia-8o.  par  Jean  Crevel  &  U  fin  e(l  tdle: 

£n  l'an  de  l'IkamialUm' 
Six  cens  6"  trente  j  ou  environ  g» 
A  Rouen  fuinéi  Ouen  ré^noity 
EnHauuc  Hyldeven  fi  ttnek.' 

"  '         '    ■  ' 

■  ^'Ôuébt  eft'  und  corniption  ^Moûe'm  j  âttioeraa,  Gourhaf ,  donc  ce  PoSta^ 

croit  natif,  eft  un  Bourg  fur  la  Marne  ,  à  fci  r  !  ,'s  deMcaux,  où  eft  révéré' 
S.UildevecidansrEgUleqai  pbtte  £c»n  nom.  (M.  de  la  Monnoyb  ). 

LÎVKES  DUUTEURS  INCER  tAlNS: 

Les  OBSEQUES  &:  grandes  Pompes  funcbres  de  l'Empè- 
reur  Charlei»  V,  faites  en  la  ville  de  Brux«lle$  ,  traduites  d'ita-» 
lien  en  François ,  Aved  aocnnS  vers  &  Epitàpbes  Laems  à  ùl 
Ibuange  -,  imprimées  à'Lyoa,  ift-Sr^.  par  Jearf-Sairgrain ,  1559. 

Vifions  d'OGÎLR  LE  DANOIS  ',.au  Royatime  de  Féerie  ,■ 
écrites  en  vers  Franç-'«=:  ,  par  Auteur  incertain  j,  imprimées  à- 
Paris,  lii-'è"'.  par  Ponct  Ruffct,  15 48. 

'  l  e  Rotniii  (î'Oger  le  Dnii  Ms,  en  rime , eft  conftamment  tîu  Roi  Adcnez, 
doiit  il  a  ccc  p^iic  eu  ion  lieu.  U  a  depuis  été  mis  en  pjrofe ,  &  rien  n'eft  pjaï 


^66         O  O 

commtjn.  Maig  ce  Roman  »  &  celui  aae  éâ  VerdUc  intltu^<î  là  nj!o/u  ^Qf/lf 
U  Dana.s  ,  font  deux  Ouvrages  digerdns.  {  M.  Dt  tK  Monnoys  ^ 

:  Le  Roman  d'OLïVlER  DE  CASTILLE 

* 

'  On  trouve ,  en  Efpagnol  j  /<?  Hîjtorta  de  los  Nobles  Cavalteros  OUveros  de 
CaJiiUay  Anus  de  Aigarbe,  àç  ea  trançois,  ÏHiJloirc  d'Olivier  de  CajUUç  ^ 
d  Anus  d'Algarhe  ;  d'Hélène  j  fille  du  Roi  d'Angletene  ,  éf  dtEcnri ,  fiU 
d'Olivier  j  tranjîatée  du  Latin  par  Phdippes  Camus  j  i'attf  6c  l'autre  ùt-fol» 
Voyer.  BlMio[h<:i:a  Fay.w.t  j  p.ig.  ^87»  pl^S  bas  ,  i  k  IpC^C  P.  Pifium 
Camus.  (  M.  un.  la  Mdmnoyz  j. 

Le  grmd  OLYMPE  des  Hilloires  Potitiques  du  Prince  de 
Poefie,  OvMde  Nafo  en  fa  Métamorphofe,  Œuvre  authentique, 
&  de  haut  artifice,  pleine  d'honnétc  récréation;  iraduic  de 
Latin  en  profè  Francoife,  imprime  à  Lyon  ,  par  Romain 

Morin  ,  1530.  à  Paris,  in-  iC.  par  Nicolas  Bonfon»;  ,  k^jG, 
$i  depuis  revu,  corrigé  &  mis  en  meiiicur  langage  par  Loys 
Turquet,  &  imprime /«- 1 <>.  par  Jean  de  Tournes  ,  à  Lyon, 
15H3.    •    •  • 

Trois-  Livres  de  la  F^'-^ure  de  l'OR  *,  traduits  des  vers  Latins 
de  Jean  Aurel.  Augure!,  en  profc  Françoife ,  imprimés  a  Lyon  , 
in-iG.  par  Guillaume  Roville  ,  1548.  François  Habert  les  a 
traduits  aufTi  ,  mais  en  vers  François  ,  fous  tcî  titre  :  les  trois 
Livres  de  la  Chiyibpéc,  c'cil-a-dire  ,  TArt  de  faire  l'Or^ 
çoncenanc  plufieurs  chofes  naturelles,  traduits  de  Jean  Atirete 
Augure! ,  PoËte  Italien^  par  F.  Habert  de  Berry  ;  imprimée  % 
Paris ,  par  Vincent  Gavltlierot ,  1 5  49.  Atf  premier  Livre  après 
Us  Réponfes  tiiic  objeâions  contre  l'Art  de  hhrt  l'Or  »  il  msat  4 
l'Çxp^rleace  difam  ftinfi: 

Vienne  à  prcfent  Eupéfimu  en  place  ^ 
En  grave  port ,  avec  joyeufe  jfttee^ 

Où  l'on  ne  peur  erreur  appercevo'tr  ^ 
El  qui  n  eji  point  Jujette  a  dc^evotr. 
Vexpérience  ères  ntanifefiée 
Jadis  ,  dit-ûn  j  vint  fcivir  Proiiéth/e  ^ 
^près  les  arts  que  iuy ,  non  ocieux , 
PoÊir  te  ftrvira  avoit  tirés  des  deux, 
$t  jpwr       iernf^  Un/a  du  feryieç 


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O  0 

ty«tpétUiMj  tn  neffoierclee. 

Maïs  j  fe  voyant  dcjà  vieil  &  chenu  , 

Et  fur  le  point  des  derniers  jours  venu^ 

On  fait  récit  qu'a  fan  trépajj'emeru  , 

Il  la  laiffa  aux  fages  JttUement , 

Et  aux  prudens  j  auxauels  ,  fans  cwtfWtlft^ 

Elle  obéit  f  &  avec  eux  converfe» 

Dtpuis  ce  temps  Esipérietued  mia^ 

Dans  Us  cerveaux  aes  hommes  ,  Je»  arnUy 

Une  facile  &  évidente  preuve  , 

Par  qui  certain  6f  véritable  on  treavSj 

Qu'on  peutj  paf  àtt ,  muer  hettreaftmetit 

Aucuns-  mAM:t  j  &  que  emamèaunt  y 

Par  ce  me  me  art  ,  le  i>ray  or  on  peut  faire  y 

L'argent  aujji  d'autres  métaux  extraire  ^  &c. 

^La.  Traduékion  ,  en  vers  François,  <le  cet  Ouvrage  d'ÂugurelU  ,  pai' 
l^nnçois  Habert,  fiit'dèptib  iitiprtmé«  i  Paris,  en  i6i6 ,  /»-8*.  &  M.  Gif* 

ment  (  Bihlioth.  C urieufe  ^Tom.  II ,  pag.  147  )  cire  cette  Edition ,  comme  lî 
ell  •  ctoir  unique  ,  en  quoi  il  fc  trompe  ,  puifqiie  la  Tradudion  de  Habert 
avoic  paru  à  Paris  dès  r{49'  L'HJuion  de  iCiO  n'eil  pas  même  bien  annoncée 
fftr  M.  CléMent  selle  fait  partie  «l'nh- Recueil' inticitlé  Trèk  anciens  Traité 
de  la  Pkihfof  hir  Naturelle ,  favoir^  les  f:rt  C.hrr'rres  dotés  j  ou  les  fcpt  Sceaux 
d' Hermès  Trifmc^ijU^  la.  Rèponfe  de  Bernard  Trévi'^an  à  Thomas  de  Bculo^ 
gne  j  &  la  Chryfopécdt  jton  Aurel  Aagurel.  La  première  Edition  de  W  Chry" 
^nA-d'Aflsàcel»  en  vetslaxins  ,  eft  de  Veniie  ,  en  1515,  tri-^»  Elle  t& 
rrei-rare.  Voyes-Tom.  lV>  p3g.  ft^t  l'Àtude  JsAM  AvRU,  AVGÙMl»  M 
les  notes. 

I»e  livre  de  k  vraie  &  parfaite  ORAISON  ,  avec  le  Ser-, 
mon  que  notre  Seigneur  fît  en  \i  montagne,  &  rExpofifioir 

contenant  les  huit  Béatitudes  ,  deux  Homélies  de  faint  Jean 
Chrifollome  ,  pour  apprendre  la  manière  de  prier  Dieu  ;  les 
Pfeaurties  Pénircmiaiix ,  expofes  par  manière  d'Oraifon  ;  &  le 
Myflcre  de  Tîncarnation  du  Verbo  Divin  imprime  à  Paris, 
i'n-16.  par  Chap!c5  l'Angelier,  1544.' 

La  très-fainte  ORAISON  que  notre  Seigtfeur  a  baillée  à  Tes 
Apôcres,  les  cnfcignanc  comment 'ils  ,  &  tous  vrais  Chrétiens 
doivent  prier  ;  avec  un  liccueîl  d'aucuns  pafÏÏiges  de  la  faintc 
licricurc  ,  pour  éveiller  rentcndement  des  fidèles  àpiierDieu 
de  plus  giftiide.sUFedion.  Ccnjmé, 


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168        Q  O 

ORAISON  ou  Harangue,  écrîte,  fuivant  l'intention  du  Râ 
très-Chrétien  François  f,  aux  SércnilGmes  ,  crès  -iUaftw  & 
très-hauts  Seigneurs  ,  &  à  tous  les  Etats  du  fftint  Empire , 
afïèmblés  à  Spire  en  Allemagne  j  imprimée    Paris , 
Robert  Édieone. 

ORDONNANCES  des  Rois  de  Fjrançe,.imprjméçs  diverles 
fois  6l  en  divers  lieux  du  Royaume. 

Les  ORDONNANCES  Royaux  fur  le  fait  &  jurifdiaioa 
de  la  Prévôté  des  Marchands  &  Echevinage  de  Paris,  pnfes  fur 
les  Regiflres  d'icellc  villes  imprimas  à  Paris^  m-^j^.  ^ar  Guil- 
laume MerUn,  1 5.1^,. 

;  ORDONNANCES  de  t'Eropcwur  Cliailcs  V,  fuMices  cft 
iàCourTouverdned^Par]emefuàD<rie>  lp  M9Î 
font  contenues  les  Ordonnances  tant  aadenffes  que  nouvelle^ 
de  la  Franche  Comté  de  Bourgogne  ,  obfcrvées  en  ladkcCour 
fie  autres  Juftices  inférieures  ;  celle  du  feu  Duc  Jean,  pour  la 
garde  &  surecé  de  fes  Duch^  &  Comté  ijde  £!ourgogae ,  &t 
jretralt  defès  SujetSy&deleurs  biens,  en  temps  d'émincnt  péril  de 
guerre;  &  les  Coutumes  générales  dudit  Comté  ;  impriméjes  ^. 
Bole,  in-fol.  par  Nicolas  Ravel  &  Homo  Dano  ,1554* 

L'ORLOGE  deSapîence ,  mis  deLatin  en  François ,  contenu 

^n  deux  Livres  :  le  premier  fait  mention  de  la  mort  &  paflfion 
de  Jefijs-Chrift  ,  &  de  plufieurs  belles  chofes  que  Sapience 
en  feigne  à  fon  Diiciplc;  &le  fécond  apprend  comme  un  bon  Chré- 
tien fe  doit  gouverner  en  ce  monde,  pour  acquérir  le  Royaume 
de  Paradis  ;  imprimé  à  Paris ,  par  Jean  Loogis  *, 

II'  Vçjr.  à  la  %  de  U  IcRce  H,  To».  lY,  p.  1  j^,  VHowqb  91  Sapisnc^' 


PAL£PUATU$ 


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r  A  L. 

Palephatus  ».  Narrations  Fabuleufês  Voyez  Gmz* 
kaume  Gueroult. 

*  LePAtépHATus ,  Auteur  de  ces  Narrations  FahuUufcs  ^  quî  ont  pour 
mre  Titft  iwUtn^  vivoit,  ieloa  Suidas,  du  tempsd'Arcaxcrxe  ,  favoir ,  quelque 
quatre  cent  foixante  ans  avant  JcTiis-Clirifl  ;  car  ce  Pnlc'piutus  cc.inr  gcncri- 
lemenc  reconnu  pour  lui  Ecrivain  très -ancien ,  xl  ne  faut  pas  douter  que 
rAnaxetze>  fons lequel  on  le  place ,  ne  £mc  b  premier  du  nom.  (  M.  db  la 

*  Ce  qui  nous  refVedePalépHate ,  n*eft  aue  leptetnier  Livre  d*iin  Ouvrage 

beaucoup  phi^  cronda ,  comme  l'a  pcnfé  Fabricius ,  par  la  comparaifon  de  la 

f arae  qui  a  paûe  jufqu  à  nous  «avec  lescications  que  les  Anciens  ont  tirées  de 
Oavnge  entier  de  Paléphatç.  11  eft  difficite  de  déterminer  l'âge  où  viToit  cet 
Ecrivain;  car,  s'il  érott  Stoïcien ,  comme  le  dit  TsMxès ,  il  qo*iI  aitvéci» 
long-cemps  après  Artaxerxe  ;  mais  il  eft  certain  qu'il  avoit  ccrir  avant  Apollo- 
doie  6c  Diodor*;  de  Siciie.  On  peut  confulter  Fabricius ,  Bibiioth,  Grecque , 
:  Tom.  I ,  pag.  i}6  8c  fuiv.  Quant  Â  ce  qu'on  Ut  dans  Suidas ,  anx  Articles  de 
Pai  fthate  ,  quî  font  au  nombre  de  quatre,  on  n'y  voit  que  confufion.  Le 
Lexique  ,  qui  porte  le  nom  de  Suidas  ,  nVft  manifcftemiint  qu'une  compî- 
bcion,  dont  il  eft  probable  que  Suidas  fuc  le  premier  Auteur,  mais  qui  s'eft 
nccrue  fuccefliveniem,  par-  des  additions  que  d'autres compilateucs  y  ont  faites 
fans  examen  &  fans  critique.  Ce  Lexique ,  aiiifi  auç^mentc  ,  a  continue  de 
porter  le  nom  du  premier  compilateur,  au  moyen  de  quoi  les  quatre  Arti- 
cles ,  qui ,  dans  Suidas ,  ttaitent  de  Palcphate ,  pourroienc  bien  regarder  le 
même  Ecrivain  ,  dont  les  Auteurs,  ches  Wquels  les  compilateurs  ont  puifé  » 
ont  parlé  diverfement.  Ne  voit -on  pas  tous  les  jouts  nos  Bibliographes, 
trompés  par  les  dilTcrences  qu'ib  trouvent  dans  les  fources  qu'ils  confulient, 
fiHt  far  la  vie  des  Auteur ,  loit  fur  leurs  Ecrits ,  multiplier  &  les  Auteurs  tt 
leurs  Ouvrages? 

PALLADIUS  RUTILIUS  *.  Voyez  Jbah  d'Arcis. 

^  Ce  Palhdius  vivoît  au  quatrième  fiècle. 

PANDOLFO  COLLENUCCIO.  Voyez  Dents  Sauvage, 
Antoine  Geoffroy. 

*  Collenuccio ,  ne  à  Pefaro  ,  étoit  un  homme  de  Littérature  fort  mclée  , 
JtttifconfttUe ,  Médecin  »  Hetborifle ,  Poète ,  HiAorien ,  Déclamaceur.  Jean 

Sforce ,  Souverain  de  Pefaro, le  foupçonnant  d'intelligence  avec  fes  ennemis , 
le  fît  ctrangler  en  prifon  ,  nonooftant  les  grands  f.Tviros  qu'il  en  ayoic 

iiijBLioxu.  f  RAN.  Tom,  V* Du  Y£RJ>.  Tonu  iiu  Y 


I70    P  A  N  PAN 

tttteeTott  reçus.  Pteil  Jove  8c  Vwna$  fécrifentunfi.  Ce  dernier ,  mal  expliqué 
pet  Motén ,  ne  dit  naltem.*nc  que  ce  foit  Céfar  Bor^  qui  ait  faic  mourir 
Collenuccio.  Les  mots  Sufpeclufque  Princïpi ,  ne  peuvent  s'entendre  que  H? 
Jean  Sforce  ,qui,  en  qualité  de  Souverain  de  Pelâro ,  l'écoicde  Colieuucao. 
Voffius  ne  leur  a  pas  donné  un  autre  fens;  mùs  U  s'«ft  ecompé  »  quand  il  a 
cru  que  les  vers  fuiwis  d'Hugolin  Vérin,  liv.  11  F/brmrM  iflW/^rartf «fe* 
grirdôienc  CoUenuccio  : 

St  non  ehquii  gravi tate  CoUucius  ommt 
Exfiftret  t  cigus ,  ceu  fiiimàut,  Ji&a  Tynaaau 
Bânmaïf  àmntt  uouwn  umrù  h^kSênt, 

ils  regardent  uniquement  le  fameux  Colutius  ,  Secrétaire  de  la  République 
de  Florence,  reconnu  alors  pour  fî  cloquent,  que  J.  Galéas  ,  Duc  de  Milan, 
(  c'eft  le  Bebriacus  Tyrunnus  d  llugolin  )  a^prcliendoii  plus  un  trait  de  fa 
plume  ,  que  tous  les  efforts  de  mille  Cavaliers  Florentins.  On  oenveca  ceci 
en  terme"?  Latins  cquivakus ,  dans  ï Europe  du  Pape  Pie II ^  Chap.  54,  &  , 
aptes  lui ,  dans  Volâterian ,  Liv.  XXI.  Colutius  ^  en  Italien  Coluçeio»  dimt- 
nuiif  conomptt  de  Nicolo  ,  avoit  encore  Uno  pour  nom  de  bapctnw.  Son 
nom.de  fiuniUe  éu>U  Salutato  ;  Se ,  parce  qu  il  c  roit  fils  d'un  Ktro  Sabaoto^ 
quelques-uns  l'ont  appelé  en  Latin  Colutius  Pterins.  11  mourut  t*an  1406  » 
quelque  cent  ans  avant  Collenuccio.  (M.  de  la  Monnoys). 

PANTALEON  BARTELON,  de  Raviefts  en  Bourgogne, 
Reéleur  du  Collège  &  Ecoles  dudic  lieu  ,  a  écrit  deux  cens 
quatre-vingt-trois  Dif^iques  moraux  T  arins  ,  mis  en  autant  de 
Quatrains  François,  par  lui-même  j  imprimes  à  Lyon  ,  /V7-8°. 
par  Benoift  Rigaud ,  1570,  Jcn  mettrai  ici  quatre  qui  me  fem-^ 
bknc  des  meilleurs. 

Confcius  fccleris. 

La  confcience  étant  coupable  d'un  forfait  ^ 
A  tot^ours  devant  foy  l'homur  de  Jon  méfait  j 
Et  j  n'ayant  de  repos  ^  une  feule  étincelle 
Conduit  &  jour  &  nuit  fin  tnfrr  avec  elU, 

Curio  mentitus. 

Xyun  Vicaire  en  fecret  fen  feray  un  Cwé  ^ 
Ditqmtl  premièrement  je  veux  cire  ajjure 
Que,  tant  que j«  vivray ,  pour  éviter  les  bruits  > 
Il  mm  Us  iUNineurSf  &  je  prendray  Itsfntits* 

Mus  ridiculus 

Vefpérancf  ,  amufant  plujleurs  y  de  [es  doux  ris  j 
Me^romettoit  un  train  de  vingt  &  cinq  çJuyaux  i 


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PAN  P  A  R  i7< 

Mais  je  voy  J  la.pt  que^  de  tous  mu  tnvauxj 
Ne  patoitra^Jmon  la  petite  fiuris, 

Vicarius. 

Qui  U  dtvoir  de  Pajleur  veuille  faire  , 
^en  trouvère^  un  tout  fiai  entre  dix  -y 
Chacun  ferc  Dieu  par  commis  j  m  Fkaire  » 
Et  par  Vicaire  y  ra  en  Paradis, 

PANTALEON  THEVENIN,  de  Commerci,en  Lorraine, 
a  fait  un  Commentaire  fur  THymnede  la  Philofophie  de  Pierre 
de  Ronfard ,  auquel  e(l  traité  de  toutes  les  parties  de  laPihtlo- 
fophie  ;  illuftrées  de  Sentences ,  PaiTagcs  &  Hiftoires  ;  avec  un 
Traité  général  de  la  Nature,  Origine  &  partition  de  Philofo* 
|}hie^  imprimé  à  Paris»  i/l-8^  par  Jean  Febviier,  1582. 

*  V07.  La  Croix  dv  Mains,  ao  mime  Artid»  »  Tom.  Il,  p.  xtj  tciitf. 

PAPYRIUS  MASSON»  nommé  auparavant  Je aw  Massov, 
de  faint  Germain  la  Val, en  Foreffo  »  Avocat  au  Parlement  de 
Paris ,  a  écrit  l'entier  Difcours  des  choies  qui  le  font  paiïees  en 
la  Ré^tson  d*£lirabeth  d'Autriche ,  Roine  de  France  à  Mesie* 

res ,  Mariage  du  Roi  Charles  IX ,  avec  elle;  imprimé  à  Paris, 
&  depuis  à  Lyon  ,  par  Benoiil  Rigaud  ,1571'  Papyrii  Mnjoni 
^innaUum  Libri  quatuor ,  quibus  res  Gejlce  Francorum  expll» 
cantur  ;  LutetUt',  in~^^,  &  apud  NîcoUum  Chcfneau, 

1578  •• 

^  V07.  La  C&oix  9V  Maiiu  ,    ks  notes ,  au  m&aie  Article ,  Toiq. 

pag.  i  !  ^  117. 

PARDOUX  DU  PRAT,  natif  d'AubufTon,  en  la  Marche, 
Doâcur  és  Droits  ,  a  écrit  Pratique  de  TArc  des  Notaires , 
contenant  les  formes  de  minuter  &  grofîbyer  toutes  fortes  de 
contrats,  tant  ès  matières  Eccléfiaftiques ,  que  temporelles ,  tra- 
duite de  Latin  ,  &  fuccinâemcnt  adaptée  aux  Ordonnnanccs 
Royaux;  avec  un  Traité  de  la  difpofition  judiciaire;  imprimée  à 
Lyon ,  i/i-8^.  par  la  Veuve  Gabriel  Corier ,  &  depuis  par  Pierre 
^^^chel ,  1578,  Xhéonc^ue  de  l'An  <ies  Notaires,  pour  connoi- 


171     PAR  PAR 

tre  la  nature  de  cous  contiits  »  &  tout  ce  qui  concerne  l^tftt 
&,  Office  de  Notariat  ;  diviOSe  en  trois  parties  :  Gmtrats  »  der^ 
niëres  volontés ,  &  Jugemens;  traduite  de  Latin ,  &  imprimée 
à  Lyon,  in-Z**,  par  Gabriel  Cotier ,  &  </m^.  avec  la  Pratique 
des  Notaires  y  par  Pierre  Michel,  Annotations  tenant 

lieu  de  Commentaire ,  fur  les  Ordonnances  du  Roi  Charles  IX, 
faites  en  fa  ville  de  Moulins ,  en  rAffemblée  des  Etats ,  Tan 
J%6€;  imprimées  à  Lyon,  iff>8^  par  Benoift  Rigaud ,  1^72^ 
Il  a  traduit  de  Grec  en  François,  InlUtution  de  la  vie  humaine, 
ou  la  vie  de  M.  Antonin,  Philofiiphe  ,  écrite  par  le  même, qui 
école  limpcrciir  Romain.  Remontrance  d'Agapctus,  Evcque,à 
TEmpcreiir  JuUinian  ;  de  l'Office  d'im  Empereur  ou  Roij 
imprimée  à  Lyon  ,  fn-8°.  par  la  Veuve  Gabriel  Cotier ,  i  sycx. 
Amas  Chrétien  ou  Extrait  de  la  Poëfie  de  Vcrgile  ,  accommodé 
au  vieil  &  nouveau  Tellament  ,  réduit  en  deux  Livres ,  par 
Proba  Falconia,  femme  d'Adcïphus ,  Conful  Romain  ,  &  rai» 
en  vers  François,  par  ledit  du  Prat  j  imprimé  à  Lyon ,  i//-8".  par 
Jean  d*Ogerolles,  1 5  5  ?•  Richard  le  Blanc  a  pareillement  traduic 
ledit  Opu  feule  de  Proba  Falconîa ,  en  rime  Françoifê  Vers 
fentcntieua»  extraits  des  Foëtes  Grecs  &  faits  François  ;  impri- 
més à  Lyon,  ht ^16»  par  Jeatr  d'OgerolIesk  Jurijprudentm 
mcd'iœ  Libri  4.  Fardulpho  Prateio  j4acIore  ;  Lugd.  apud 
■Cuil.  Rovillium,  t §61.  Lcxicon  Juris  civUis  ^  Canonici  ^  five 
potiùs  Commentarius  de  verhorum  quti  ad  utrumque  jus  pertinent 
jtgn  'rficatlone ,  Anttquitatum  Romanarum  ekmentis  &  ïeg.  Pop, 
Rom.  cnpïojîjjïtno  'mJ':cc  ûjnucîus ,  à  Fardulpho  Prateio ,  y]ugup 
tobuconiatc  ddineatus  ;  inipr.  Lagdan-Jol.  apud  Gull,  KovilUum^ 

'On  pafle  à  Pardoitx  du  Prat  Tes  verfîons  de  Marc-Anronin  ,  d'A^;ipet  , 
des  vers  Grecs  fciitentieux  j  on  palTe  de  même  à  Richard  le  Blanc  fe?  veriîon« 
^*Hé(iode  »  de  Virale  ».  ké  S.  Chryfoftonie  ,  de  fiéfoalde  Sl  de  Cacdan  V 
mais  on  ne  (auroic  palTêr  à  l'un,  ni  à  l'aurre  >  celle  qu'ils  oncIkitB du Centon. 
de  Proba  Falconi.i ,  rien  nVranr  plus  ridicule, cjue  de  vouloir  rraduîre  un  Ou- 
vraee  qui  n'ell  point  lulceptiblc  de  Tradudliou ,  &  dont  la  beauté  ne  peut 
ibimfter,  qu'en  le  lifant  dans  fa  langue  originale,  fâaff  déranger  k  moîndie- 
mor.  On  peut  fiiire  l'applicition  de  cette  critique  au  Tradudeur  François  ,. 
quel  (ju'ii  foie ,  des  Maçonnées  de  Meilia  Cocaie.  (M*  oe  In4  Monmotb  ). 


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PAS  P  A  S  175 

PASCHAL  DE  LESTOCART  a  mis  en  Mufique,  à  trois, 

quatre,  cinq  &  fix  parties ,  Oclonaircs  de  la  vanité  du  monde; 
Auteur,  la  llothe  Chandieu  ;  imprime?  à  Lyon,  par  Barthc* 
Icmy  Vincent ,  1^82.  Item  les  Pfeaumes  en  vers  Latins  &  Fran^ 
çoii,  dillingués  en  plnfieiirs  Livres  ,  en  forme  de  Motets:  plus 
Alêlanges  de Chanfons Latines  ^Françoifcs ,  imprimes  de  même, 

PASCHAL  ROBIN  ,  fieur  du  Faux,  Angevin  ,  a  écrit  Elé- 
gie fur  le  trépas  de  Mcliire  Chailes  dcCofïé,  Comte  de  Briffac, 
Maréchal  de  Fra.nce  ;  imprimée  à  Paris  ,  par  I  homas  Richard, 
1^64.  Diicours  de  l'excellence  &  antiquité  du  Pays  &  Duché 
d'Anjou  &•  des  Princes  qui  v  ont  commandé,  &  en  funt  Itircisj 
impr.aParis,  m-B".  par Lnunucl  Richard  ,  i  ^ha.Monodie  lur  le 
trépai  de  Meflîre  i  rançois  de  Lorraine  ,  Duc  de  Guife  ;  impri- 
mée à  Paris,  par  Thoinas  Richard ,  x  563.  Regrecs  fur  le  trépas 
de  MeifireTimoIéon  de  Cofle,  Comte  de  Briflàc  -,  imprimé' à 
Paris,  par  Jean  Hutpeau ,  1 5  69.  Il  a  tradoit  &  recueUIi  les  vie» 
de  quelques  Saints  &  Sainte^,  imprimées  à  Paris,  patnit  tes  croi» 
grands  Volumes  de  PHtiloire  des  Saints,  à  Paris ,  .par  Nicolas 
Chefneau  ;  le  fwcond  Hymne  dtt  Livre  des.  Cou  rennes  ,  écrie 
par  Aurel.  Prudence  Qémene,  en  vers  Latins ,  fur.  la  pa(^on  de 
faine  Laurent,  Martyr  ;  &  traduit  Hymne  à  l'honneur  de  iâin^ 
Laurent,  paraphrafé  des  vers  Latins  de  M.  Antoine  Muret ,  er> 
Vers  François.  L'Hymne  troifième ,  de  Prudence  ,  Poëte  Chré- 
tien ,  où  décrite  la  vie  de  fainte  Eulalie ,  Vierge  &  Martyre. 
Cantique  de  faint  Ruffin  ,  comprenant  en  bref  fon  Martyre, 
traduit  des  vers  Latins  de  Pierre  Damian.  Or  ai  fon  .\  fainte  Marie 
Magdelene,  traduite  des  vers  Latins  de  Pétrarque.  Flua  ,  foi-» 
xante  hiric  vers  Provençaux,  laits  fur  la  grande  Baulme,en 
Provence  ,  à  Phonneur  de  ladite  Sainte ,  par  Baltfaa^  de  \z 
Burle ,  Valec  de  Chambre  de  Monfiinir  le  Cardinal  de JBçwbony 
&  traduits  en  François-,  par  ledit  Fafehal  Robîo'.  Hymne  ou 
Cantique  à  (àinte  Anne  ,  tradoît  des  vers  Latins  Elégiaques  de 
Rodolphe  Agricola ,  Frifien  ,  très-Dbâe  perfbnnage.  Cantique 
«Or  Vcea  de  Didier  Érafme  de  Roterdam à  âmce  Geneviève , 


174     P  A  s  PAU 

pour  la^ttérifon  de  fa  fièvre  quarte  j  traduit  des  vers  Latins 
inférés  au  cinquième  Tome  de  i^s  (Suvres.  Il  a  traduit  aufli  les 
Vies  de  quelques  Saints ,  contenues  au  troiûème  Tome  de  VHiC" 
toire  de  leur  vie ,  mon  &  pailion. 

PASQUIER  LE  MOYNE  »  Portier  ordinaire  du  très-puif- 
Tant  &  très-redoucé  Roi  de  France ,  François  I  de  ce  nom ,  a 

écrit  en  rime,  le  Couronnement  du  Roi  François  I  de  ce  nom  ; 
Voyage  &  Conquête  de  la  Duché  de  Milan ,  viéloire  &  répuU 
fion  des  extirpatcurs  d'icelle  ;  avec  plufieurs  fingularités  des 
Eglifes  ,  Convens,  Villes  &  ForterelTes  d'icelle  Duché,  faits 
l'an  1 5 1  )  i  imprimé  à  Paris ,  111-4^.  par  Gilles  Couteau  »  x  5 1 9* 

PATRICE  COCBURNO    Voyc»  Jaques  Vihcewt. 

^  U  e(l  mieux  appelé  Cocburne  ,  da  Latin  Cocbuunus  «  au  mot  J  aques 
YtHCiiiT,  Tom.  IV ,  Dag.  3 1 5 .  LÂmai  l'iMit  cru  Catholique  »  d'aïuves  Pio* 

'  PAtRICE  TRICASSO.  La  Chtromance  de  Patrice  TrîcalTo 
4ès  Cerefars ,  Mantuan  ,  traduite  dltalien  :  &  fur  la  ûn  eft 
<ftjoutQun  Avertiflèmentypour  l'intelligence  des  choies  qui  plm 
ço  ont  de  befoin  ;  imprimée  à  Paris ,  m-S^.  par  Claude  Fremy» 
f  5  ^o^  &:  par  Ambi'ôire  Drouard  ,1^83. 

PAUL'^MILE  *.Voy. Simon  de  MontiersJeanRecnard. 

'  Paul  Emile  »  Véionois ,  écoic  de  ce^  Auteurs  qui  chai^gent  ôc  corri^ni 
ùukt  ceflè  lcurs  Ouvrages.  Son  H^otre  de  Frûoçelm  a  coucé  un  travail  de  crenee 

ans,  &  peut-ccre  encore  n'en  ctoit-U  pas  fatisfait.  Son  premier dellein  avoit  été 
de  re'!i ?rr!-i-r  l'oriqine  (^e  la  Nation  Gauloife,  dans  les  (R-cles  fihuleux.  J'en 
vu  uti  cûdi  monuiciit ,  dédie  à  ion  Patron  le  Cardinal  Ciuries  de  Bourboiu 
Il  eft  dÎTÎfê  en  deux  Parties,  donc  la  première  finit  à  la  légation  des  trois 
Fabius  à  Brcniiu"; ,  Sz  la  fcconJo  ,  à  la  reciaite  des  Romains  dans  leCapîrole. 
De  la  manière  dont  l'Aïueiu-  s'explique ,  en  adrcfTint  ces  paroles  à  Char- 
les VUl ,  qu'il  nomme  par-touc  Heraclids  ,  parce  qu'il  prctendoit  que  lef 
Rois  des  Gaules  deicenaoienc  d'Heccule  :  Tu  vtr6  j  é  Caro/e  Rex  KeracUda, 
terrarurn  fpes  ^  &  fi  quid  vai  omnium  mentes  augurant  j  &  Calcjiiuni  pradic- 
uoncs  perfentiurUf  Doclorum  mox  ingens  fut  urum  opus  ^pTsfidiumque  \  il  eftaifé 
de  juger  qu'il  écrivotc  avant  Texpécntion  de  Charles,  en  Italie ,  &  que  ceinc 
p^r  çoi)féi|ttent,<]ni  oqc  dit  4|ueçàoir  Loiiis^U ,  c^oi  avoit  amené  Em^l^ 


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PAU  PAU  i7f 

en  Tr.ince,  fe  font  trompés.  Le  Manuforlt  qut  j'ai  cite,  fait  voir  que  cet 
Hiftorien  ctoit  en  France  du  temps  de  l  aaciçn  Cardinal  de  Bourbon  ,  mort 
l'an  14S8  ,  dix  ans  avant  l'avcnemeac  de  Louis  Xll  à  la  Coutonne.  Gaguiu 
n'avoit  pas  encore  publié  Ton  Hiftoire ,  aucxemenbpatil  Emile,  nicok  eu  cote 
de  commencer  la  Prcface  que  j'ai  vue  ,  par  dite:  V<reor  ne  ^  Jt  primus  ego 
atque  cxternus  Gallicam  Antiquitatcm  è  tamhris  in  Utcem  revocavero.  U  relie 
de  lui  un  autre  Manufcrit ,  plus  ample  une  fpis^ue  le  précédent.  C'eft  une 
ébauche  très-imparfaite  de  VHijîoire  de  France^  entfpb  Livres,  commea^aiil 
à  Clovis  ,  finiirant  à  la  nomination  de  Charlem."<.gne  A  î'Empirc.  La  narra- 
lion,  comme  dans  l'autre  Ouvrage ,  y  ell  toute  pleine  de. liarau|ues  ennuyeufes 
&  mal  conçues ,  le  llyle  afié^  »  obfcur ^  enipttillc H  qui  mcme ,  en  divea 
endroits,  n'eft  pasexenapc  debarbarifmes,  peu  d'exafititudepourlarecherciie 
de  la  vérité  j  cnforte  que  ce  n'eft  pas  fans  ralfen  qu'il  a  depuis  abandonné 
çes  deux  pr^Qtièresproduâions,  des  jdéfauis  defquelles^iut-tout  du  trop  grand 
nombre  de  Harangues ,  il  n'a  pas  entièrement  purgé- la  iroilUaie  »  plus  coi^ 
reâe  d'ailleurs, pour  la  sûreté  des  faits ,  pour  les  fentimens  &  pour  la  diâion. 
Dans  le  fécond  des  deux  Manufcrits  dont  j'ai  park^ ,  &r  que  j'ai  vu  entre  les 
mains  de  feu  M.  Parifot,  Procuteur-Gcnécal  au  Parktnent  de  Bourgogne  , 
il  y  avoir,  touchant  le  miracle  de  la  Satnre-Âmpoole,  un  longrécic ,  fupprimé 
dans  l'Hiftoire  avouée  depuis,  &  publiée  pat  P Auteur.  Paul  Emile  ne  fut 
Chanoine  de  l'Eglife  de  P.tris,  que  fou;  1  oui?  XU.  il  mourut  le  ^  J  nllcc 
1  jip.  Les  huit  vers ,  où  il  s'èft  peint ,  qu  on  lit  a  la  fuite  de  ia  l^ictace 
de  foo  Hiftoire»  ont  été  fiîîts  pins  de  quarante  ans  avant  fa  mon,  puifque 
ces  mots  ; 

.     .         ^  Ruiaet  m  G/Uiia  :  Canl» 

Cvlui  ^ahtt  »  ,  ^ 

font  Toîr  qu'il  y  eft  parlé  du  Cardinal  Charles  de  Botirbon  ,  comme  alors 
vivant ,  que  nous  avons  remarqué  ctce  mort  Tan  1 488.  — Voy.Ies  Mémoires 
de  Niceron ,  Tom.  XL  ,  fur  les  Editions  diffcrentes  &  les  Traductions  de 
PHiftqire  de  Paul  Emile ,  de  même  que  les  jugcmens  qui  eu  ont  été  portés. 

(M,  Ôl  LA  MONMOVB  ). 

*  On  trouvera  encore ,  dans  la  BthRothkque  Carieaji  dfe  Kl.  CllÉnieiit,  dés* 

détails  fur  les  Editions  &  les  TraduAions  de  l'Hiftoire  compufée  par  Paul 
Hmilc  { Tom.  I  ,  pag.      &:  fiiiv.  )  dedans  Pope  Blount,  le  Recueil  des  ju- 

rmens  que  divets  Savans  en  ont  portés  (p.  584).  Les  fecoursqui  lui  fervitent 
perfiîâionner'ibn  Hiftoire  »  ne  la»  furent  fournis  que  fucceflmmenc  ces 
qui  fut  peut-être  la  caufe  de  la  loi^œur  du  temps  qu'il  employai  la  compo- 
fer.  François  I  lui  fit  remettre  beaucoup  de  Mcn-.oircs  ,  félon  une  note  qui' 
le  trouve  à  ia  fin  d'un  Manufctii  intitule  Ongo  trancorum  ,  Jeu  Chronkit 
Fnumrum^  ah  anno      ^  ai  anmtm  t$oS ,  confervé  dans  laBibliothiqoe, 
de  Berne.  Ce  Manufcrit  eft  cité  ctns  le  Catalogue  de  cette  Bibliothèque  , 
publiée  par  le  favrînr  Sinner ,  auquel  la  gardeen  eft  confiée.  Voici  la  note  que 
ixous  tirons  du  Ca.caIogue,  impnmc  à  Berne ,  en  1770  (  Tom.  Il ,  pag.  j a) 


i7<î     PAU  PAU 

«  Le  prcfent  volume  ,  pliifieiirs  autres  ,  avoient  été  mis  par  commande^ 
„  ment  du  grand  Roi  Ftaii^-ois  l  de  ce  nom ,  entre  lesmams  du  Seigneur  Paul 
.>  Emile  ,  avec  plulieurs  anciens  fragmens  ,  inftrudions  &  mémoires  ,  par 
»  Mcllire  Marc  le  Groing ,  Chevalier ,  Vicomte  de  la  Mothe  au  Groing  , 
premier  Gentilhjmme  de  la  Chambre  du  Roi ,  &c.  oour  drefier  au  vray 
l'Hiftoire  de  France  -,  ce  qui  avoic  été  faic  avec  l'aide  dudit  Vicomte,  &  du 
»  Seigneur  de  Langey  ,  commis  par  ledit  Roi  ,  ainfi  qu'il  appert  pat  le$ 
m  Lettres-Patentes ,  Sec.  6cc.  »» 

PAUL  ANCER  ,  Carentennois ,  a  écrit  en  rime  ,  Défenfe 
en  la  perfonne  de  l'honnête  Amant,  pour  l'Amie  de  Cour  du 
fieur  de  Borderie ,  contre  la  contr'Amie  de  Charles  Fontaine; 
imprimée  avec  la  parfaite  Amie  &  autres  Opufcules,  à  Pans, 
in- 16.  par  Jean  Ruelle  ,  1^45  *. 

*Voy.  La  Ck-oix  du  Maine  ,  &  les  notes  ,  au  mot  Paul  Angieïi, 
Tom.  11  »  pag.  iio  ôc  111.  ^ 

PAUL  BIEN- ASSIS ,  de  Poitiers ,  a  traduit  de  Latin ,  deux 
Livres  d'Euchaire  Rodion,  Doàeur  en  Médecine  ,  traitant  des 
divers  Travaux  &  enfantemens  des  femmes,  &  le  moyen  pour 
furvenir  aux  accidens  qui  peuvent  écheoir  devant  &  après 
iceux  travaux  j  imprimés  à  Paris  ,  in- 16.  par  Nicolas  Bonfons, 

PAUL  EBER  *.  L'Etat  de  la  Religion  &  République  du 
peuple  Judaïque,  depuis  le  retour  de  l'exil  de  Babylone,  jufques 
au  dernier  faccagement  de  Hiérufalem;  traduit  du  Latin  de  Paul 
Eberi  imprimé  in-8°.  par  Jean  Crefpin  ,  1563. 

*  Il  mourut  le  10  Décembre  15^9,  âge  de  cinquante-huit  ans. 

PAUL  DU  MONT  a  traduit  de  l'Efpagnol  de  R.  P.  Frerc 
Loys  de  Grenade  ,  Dodeur  en  Théologie  ,  de  l'Ordre  fainc 
Dominique  ,  la  grande  Guide  des  pécheurs  à  vertu,  en  laquelle 
efl  traité  fort  amplement  des  richeffes ,  beauté  &  dignité  d[i- 
celle  vertu  :  enfemble  du  chemin  qu'il  fiut  tenir  pour  l'obtenir; 
imprimée  à  Douay ,  m-8°.  par  Jean  Bogard  ,  1 574.  ô(  à  Pans , 
p^r  Michel  Sonmus.  PAUL 


c    .,.uo  by  Google 


PAU  1?  A  17  177 

"  PAUL  MORISE,  Milanois  «.  De  l?Origine  des  Religion^, 
&c.  Voyez  Jean  LouRDtRkAU. 

*  Son  nom  îraltcn  croit  Paolo  Morîgîa.  Il  tui^uic  à  Milan  le  i  Janvier 
)5i}.  11  encra  jeune  dam  l'Ordie  des  Jeluaces,ou ,  par  lÀn  mérite  ,  écaiic 
pAEveim an Géncralac ,  il  mourut  l'an  1(^04, dans. fil anacfe-viiignèmeanné^ 

ayanr  compofc  un  trc  s  grand  nombre  d'Ouvrages  ,  cfont  on  peur  voir  le  Cft» 
calogue  dan&  le  Ghilini     ^dans  le  Picinelli.  ( M.  de  la  Monnoyb ). 

*  Son  EpkapKe  làic  moniecU  nombie  de  (êsOavrs^es  à  SuVoy.GHiJ.nn^ 

Part.  1,  pag.  iSb". 

PAUL  *  OROSfi  i  Hiilorteti  &  CompiUteur  de  tous  les 

âges  du  monde,  concenanc  toutes  chofes  dignes  de  mémoire  « 

advenues  tant  ès  parties  FrançoiTes,  Italiques  ,  Crecqucs  ,  Ro-^ 
maines,  qu'autres  Nations  du  monde,  depuis  le  premier  âge,  juf- 
ques  à  prêtent;  tranflaté  de  Latin  cnFran^ois,  imprimé  àParis, 
in-foi.  par  Philippcs  le  Noir,  1 526.       '  " 

*  Paul  Orofe  ,  né  à  Tarragorte»  en  Efpagne  ,  ay.int  âc  f.ni  Prêtre  ,  fut 
envoyé  par  deux  Evcques  Efpagnoh  ,  en  414,  auprès  de  S.  Auguftin  ,  Evé-^ 
qne  aHippone ,  pour  s  tnftruird.  Il  y  cefta  un  an ,  &  S.  Auguftui ,  l'envoyaitt 
iSL  J&àme ,  en  rend  ce  témoignage  ;  Ftml.td  me  Religiq/us  juvenis  j  Com- 
presbyter  nofier  Orofius  ,  vigil  ingenio  j  ornatus  eloquïo  ^  fiagrans  Jludio ,  utile 
vas  in  domo  Domini.  .  .  Docui  quoi poiui,  Quod  autem  non  potui  undè  difccrc 
tàlehti  winàmà.  haque  ,  ut  ad  te  prqficifceretur,  hortatus  Jum,  11  alk»tCDii« 
fulter  S.  Jérôme  fur  1  u; igine  de  lame.  A  Ton  retoorde  Syrie,it  ^cnvictper 
le  confcil  de  S.  Auguitwi,  fon  Hiftoire  en  fenc  Livres,  depuis  le  commence- 
ment du  monde  jufqu  a  l'année  416  de  jeius-Chnit.  Elle  eft  peu  exade» 
cqwndane  urik^  On  croie  qu*U  moantr  à  Rome ,  &  qu'il  fac  enterré  dans 
l  Eelife  de  S.  Eusèbc.  On  voit  à  la  Bibliothèque  du  Rot  divers  Exemplaires 
d'Orofe  en  Prnnc^ois ,  mrriç  l'Aurenr  de  la  Trsdiiftion  n'eft  point  connu.  Tean- 
Albeit  tabrice  ,  oui  le  notnmc  Philippe  le  Aoir  j  a  ptK  l'imprinieur  pour  le 
Traduéleuf.  M.  de  Bréquigny  ebnnoît  deux  Manufcrits  précieux  de  l'Hi^ 
roir:  ccrite  par  Ôrofe  ;  l'un  de  fept  cens  ans  d'antiquité  ,  dans  la  Bibliothèque 
du  Chapitre  de  Saint  M-irtin  de  Tours  (  coté  87  ),  l'autre ,  moins  ancien  de 
Quatre  hèdes  au  plus ,  mais  très- beau  &  crès<orreâ  ,  dans  la  Bibliothèque 
m  Chapitre  de  Saint  Gacien ,  de4a-m&Me  Ville  (  coté  41).  Si  l'on  voulotc 
donner  une  nouvelle  Edition  de  cer  Ouvrage  ,  on  rireroit ,  fuivant  M.  de 
Bréquigny  ,  de  grands  fecours  de-ces  Manuicrits ,  qu'il  a  conférés  en  partie 
avec  tes  Editions ,  5c  dans  kffqiieli  ^  *  femar<|né  des  leçons  qui  comabae*'' 
toienr  i  purger  le  texte  dô  beaucoup  de  fautes  ,  <{oi  y  font  enoore  ieftée* ,  mal* 
l^cé  les  foins  des  Editeurs.  Le  titre  barbare ,  que  quelques  -  uns  donnent  2 

fiiALiOT.  f  iiAii*  Tom,     Du  Y£u>«  Tom*  iji.  Z 


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17*    ^  A  U  P  A  0 

^rHiiloirc  d'Orofe ,  de  HormeJU  munit ,  ne  fe  tDoava  pomt  dâils  oec  Mimii^ 

eriis.  On  en  a  cherché  bien  loin  rctymologiej  les  uns  dans  la  langue  Gre^ 
aue  ,  abroliimcnt  ienorée  d'Orofe  \  les  aurres  dans  \\  l mgue  des  Goihs  ,  ou 
il  n  eft  gucie  polhble  qu'on  ait  ciéptulec  le  citre  d'un  Ouvrage  écrit  en  Lacin* 
Il  eft  bien  plus  probable  que  e»iBme^tMkif^vlà  abEérittiMi  ènmak*SofqfiL 
Mafia  y  qœ  Jes  Copiftes  ont  ccriLdabord  /foritMB/fci,,ou,  fans  fcparation , 
Hormafia  ,  ce  qui ,  étant  pris  alors  poiu  un  feul  mot  ,  a  donné  lieu  d'écrire 
Hormcfia.  Dans  les  Maiiukrits  que  je  cite,  d'après  M.  de  Bccquigny ,  le  noin 
A^Orofe  eft  écrit  alftx  (bavent  lîorojîus.  On  a  pu  nommer  l'Ouvrage  dont  il 
s'aptMt^j  comme  on  a  appelé  friftia^  les  Elégies, ou  Ovide  fe  plaint  de 
fon  infortune  ;  cela  eft  d'nurr  nt  plus  n.irnrel ,  que  le  but  d'Orofe  eft  de  prou- 
ver «  contre  lesPayens  ,  que  les  hommes  ont  eilliycde  plus  grands  malheiiçs» 
«vànc  rétabliflèment  du  Chriftianifme, qu'ils  n'en  ont  éprouvé  depuis.  Ainft 
lonol^et  eft  de  taffetnbler  l'Hiftôit-e  de  tous  les  fl  -aux  &  de  touv  !  :<;  maux 
qui  ont  dcfolc  le  genre  humain,  avant,  Jefu  Chrift.  Un  pareil  Ouvrage  ell 
bien  digne  du  niiQà'Orofii  Mœfta  \  &  ce  tuic  nicma  ftanble  fugg^rc  par  C9 

ÊalTage  du  premtec  Chapitre  :  t'go  inhium  mifcr'u  homittiapAt  initio  peccantis 
icere  infiitui.  Au  refte,  le  fujcr  que  cet  Ecrivain  s'étt^t  propofc  de  traiter,  le 
portoit  I  adopter,  Tm-s  beaucoup  d.-  critique,  tout  ce  qui  pouvoir  s'y  tap* 

{>ortet,:dc-^U  une  cicdulitc  lut  cous  Ls  taits  qui  pouvoient  grolïir  la  line 
amentaWe      malheurs  du  monde  :  de  là  les  erreurs  fréquentes ,  relevées  j>ar 

PAUL  *  PARUTA.  Voyez  François  Giibbiit  oi  £A 
Bressb. 

•  *  Paul  ParuRL,  noble  Vénitien  ,  Hiftoriographe  de  Ci  République ,  Ecri-  . 

Yain  (avant,  &  Politique  habile ,  a  donné  des  Notes  fur  Tacite ,  des  Difcoor» 

Policî(|iieftcrè$-eftimés,  &  une:  Uifioire  de  ytmfe^  depuis  15 15  jufqu'ca 

t5c&.  Il  fiic  employé âdivetfes  anAaflàdw  »  eut  le  goBtunemaiit  <te  Biêflê  > 

rat  Procurateur  de  S.  Marc.  11  monrut  le  6  Déceroboe  i  )9S  ,  âgé  de  ciivi 

quanre-huit  ans.  Cette  famille  Patricienaieiubûfte  eoooie  k  Vénile* Voj. 

les  Mémoires  de  Niceron  ,  Tom.  XL   .         •  . 

-I  •  ... 

PAUL  DE  VOLLANT,  Tourangeois  ,  a  écrit  en  vers, 
rFIcélion  du  Séré|iifli«ic Duc  d'Anjou,  Aoi  de  Pologne,  coio-c 
jnençiint  ainfi  : 

Quand  le  hruit  babillard  j  mejfager  des  fuftW^    '  • 
.  ,  Branfie  Jon  aileron  j  bigarre  de  terreurs  g 

Que  le  guerrier  Ainmt  j  trompent  le»  eiUtrmes  , 

imprimée  à  Paris ,  1/7-8''.  par  Gilles  Blaife  ,1573. 
PAULIN  y  £vâ<|ue  ou  Diacre  d'Aquilêe,  a  écrit  en  Lada 


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PAU  PAU  179 

Hymne  de  la  NailTance  da  fils  de  Dieu.  Hymne  defaintSimeon-, 
ftucit  Hymne  de  la  Dédicace  ds  TEglife,  traduits  en  François 
|>ar  Guy  le  Fevre. 

*Cen'eft  pas  Paulin  j  Evéquc,  ou  Diacre  d' Aqudcc  ,  <^\x\\(à\q\<  dire^  hmms 
fimplemenc  Paul,  DUun  ^A^màét^t  qai«  vécu  jufqu'à  ta  fin  4a huinèine 

ficcle.  (  M.  DE  LA  MoNNOTt  J.  .  . 

♦  M.  de  U  Monnoye  fe  trompe ,  en  prenant,  pour  Pjk/,  Diacre  d'À<juiUe  , 
l'Ecrivain  donr  parle  ici  du  Vcrdier.  (^'ç^  Saint  Paulin  ^  narif  d'Aii{lr:ifi<?  ,  é*c 
qui,  en  yjdy  tue  tau  Paciurclte  d'Aquilce ,  dont  le  Siège  ccoii  pour  lois  i 
Krionl.  Il  eut  parc  an  bonnes  grâces  aeChariamagne ,  &  à<l'amitte  d'Alcuîn, 
qui  en  fait  fouvent  mention  dans  fes  Lettres  &  dans  fes  Pocfies,  Il  mourut  le 
1 1  Janvier  804.  On  peut  voir  il  jus  VHiûoirc  Littéraire  de  fa  France  ^Tom.  IV, 
p,  t96 ,  la  lifte  Se  la  notice  de  ceux  Je  les  Ecries  qui  ont  été  publiés  lufqu'tcL 
On  y  trouvera  Ut  ccoit  Hymnes  citées  par  àm  Verdier ,  Ôc  twdiiitts  en  raw* 
^is  Mr  Guv  W  F«vce  de  kt  Bodetie, 

PAULO  '  JOVIO  \  Voyez  Biaise  dTvbrov,  Debts 
Sauvace  »  NiCOIiB  VpjxiR. 

*  Cet  Hiftorien ,  avide  de  gloiie ,  autant  qu'il  l'étoît  d'argent,  s'avifa  de 
s'écrire  à  lui-même  ,  fous  le  rfim  i'.4/icf'-r'  Alciat ,  la  lettre  qu'on  voit  au-de- 
yant  de  fes  Hifioira  «  mais  qu'il  ne  hc  imprimer  qu'après  la  mort  de  celui 
qu'il  ruppofoic  la  lui  avoir  écrite ,  &  qu'après  la  mort  audS  de  l^ul  III ,  â  la 
mémoire  duquel  il  infulte  dans  cette  mcme  lettre,  fur  ce  que  ce  Pape  avoir 
eu  la  malhonnctcré  de  lui  refufer  l'EvL-chc  de  Corne ,  patrie  ,  comme  on  ftit, 
de  Paul  Jove.  Rien  ne  loi  a  été  plus  ÊKtle  que  de  dater  comme  bon  lui  a 
ièmbté.  Le  tort  qu'il  a  en,  /c*eft  de  ii*ivotr  |KMac  déguifé  fon  ftyle  ampotdj6 
qui  le  cratiic,  &  qui ,  d'un  boai  à  l'aonè  »  crie  que  c eft  Paul  Jove  qui  en  eft 
l'Auteur.!!  fe  fiit  faire  véritablement,  pour  la  forme,  quelques  olr.^ftion^  ; 
mais  il  eft  aifc  de  voir ,  .de  la  oianière  dont  il  les  tourne,  qu'il  fe  met  au- 
■defliis,  qu'en  cela  il  réfièmUe  4  Ovide ,  qui  Gonnoiflqic  cput-efilcnibl^  ft^ 
«ic&uts ,  &  les  aimoit.  Quant  à  ,fes  moeurs ,  lans  recourir  i  ce  que  Cardan  Se 
Gribert  Coufîn  en  ont  écrit,  je  me  .COnteatetai  de  rapporter  r£picapi)8  qité 
loi  fil  l'Arccin  ,  en  ces  termes  î  '  "  .   ^  ,•    .  » 

'  Qui  Giace  Paolo 

On  dit  que  ce  fnt^  uwmMtçaci  de&.cnpU  .  qme  ,  du  vtwpt  tsittHi 
4e  rAcéun  »  Paul  Jove  avoit  fait  courir ,  &  que.tou^  )^  moo4e  ûic  r  ^ 

GiiKt  fJÊrittin ,  Po'èta  To/co  ^  ,  . 

Ou  ttoffC  w  diffe  mato  f  fuor  di' di»  ** 

^TfUlk  ^Oft  iiaqoli â  Comt  b  l^Àykif  t^f  ^  fiiC  Eiêq^ de  Nocafa  le  1  ^ 

7»H  . 


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i8o    TEI  P  El 

Janvier  i  $  18  ,  qmtca  Rofne'en  i  'f4p  ,  après  y  avoir  demeuré  trente-fepc  ans  ; 

fe  retira  à  florence  ,  où  il  mourut  le  1 1  Décembre  1551.  Il  fat  enterré  ihm 
rEgUfe  Ducale  de  S.  Laurent >&  on  voit  fa  ftatue,en  marbre  bUnc,  datis  iô 
Cloitie  de  cette  Eglife ,  avec  une  Inrcdpdonâ  fa  louange.  Vojf.  le$  Ménv 
de  Nîceton ,  Tom.  XXV. 

FEIRE  ou  PIERRE  DE  BONIFÀÇIIS  /Gemilhonime  de 
Provence ,  iflti  de  k  noble  &  ancienne  race  desBom6Mey,en 
ion  jeune  âge  prit  grande  peine  de  lavoir  les  bonnes  Lettrés; 
puis  s*adonna  à  la  poefie  Provençale.  Il  laîflà  plufieurs  Chan- 
îbns  y  en  cette  langue,  qu*il  fit  à  la  louange  d'une  Dame  de  It 
maifbn  d'Andréa,  de  Montpellier^  de  laquelle  il  eSkyÀ^pattoia 
moyens,  ployer  lecourageytant  par  Tes  rimes  que  par  invocation 
magique.  II  fe  plaine,  en  une  de  Tes  Chanfons  ,  qu*U  ne  demande 
que  le  droit  y  &  veut  bien  que  ùl  foi  foit  connue  de  tous,  &  fe 
cpmmençe.. 

JLo  my  fou£is  per  augmentar  mon  dreck ,  ■     ^  ' 

,t     ■  Que  ma  fe  fia  dr  tous  recouneguda  , 

S'y  eu  vac  qu'crend  cau^  a  my  non^deguda  j  ,        .  . 

;  '  Tat  pregue  a  Dku,  quyeu  fyty  t  mon^  tfrwhm 

2  ,  Xo  me  jufis  d'annar  lou  camy  n  drech  j 
.  Non  pas  cercar  ia  yya  incouneguda, 

.Me^  s  que  feriadone  mafe  dcvengudaf 
V        ^    Nu»  firym  ym  medum  ttt  toi  tudnekf 

Voyant  qu'il  ne  pouvoit  rien  avancer ,  s'adonna  à  la  facflure 
de  l'or ,  &  chercha  tant ,  qu'il  trouva  une  pierre  ayant  vmu  de 
convertir  les  métaux  en  jor ,  fût  fort  curieux  de  lavoir  la  vertu 
des  pierrès  précieufb  &  Gêmntes  orientales^ ISjT  en  fit  unChanc^ 
Aucjf^el  ijt  étf it  la  yertu  d*tcelles ,  &  pet  le  diamant  le  premier^ 
s  diifant ,  qu'il  a  veitu  de  rendre  rhomme  invincible  «  que  l*Ar 
gatte  del'Inde  ,  ou  de  Crète  -,  rend  l'homme  bien  parlant ,  & 
prudent,  amiable,  &  agréable,  que  l'amétifte  réfifle  à  l'y  vrcflc, 
que  la  cornaline  appaiA  i'ire  &  le  débat,en  ia  préfence  do  Juge , 
que  la  Jacynte  provoque  le  dormir,  que  la  perle  donne  liefîè 
au  cœur ,  que  le  camayeu  vaut  contre  hydropifie  ,  quand  il  efl 
gravé  en  images*  ;  que  1  azuli ,  pendu  au  col  des  petits  enfans  ,les 
hk  hardis;  l'Ooixe  d'Arabie  ti.  d  inde  ôc«^la  colère,  ^ue  le  rik>is 


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P  E  Y  P  E  Y  i8i 

pendtt  in  col ,  déchade  toutes  fiintaifies ,  en  dormant  ;  que  H 
rhomne  veut  fencir  la  vertu  &  expérience  du  faphir ,  faut  qu'il 
tienne  chadetë ,  &  que  la  fardoyne  a  femblablc  vertn  ;  que 

l'efmeraude  fait  bonne  mémoire  ,  &  rend  Thomme  joyeux;  que 

la  Topaze  reftreint  l'ire  Se  la  luxure;  que  la  Turquoife  garde 
l'homme  de  chute;  que  Thlyotropie  rend  l'homme  invifible;que 
l'âigue  marine  met  l'homme  hors  de  péril  ;  que  le  corail  réfille 
à  la  foudre;  l'albette  ne  fe  brûle  point  au  feu  ;  que  le  Beril  fait 
énamourer;  que  le  Chriftal  éteint  la  foif  aux  fcbricitans;  que 
Tainian  artiic  le  fer  ;  que  lu  grenat  donne  contentement  & 
joie  :  là  Roinc  Jeanne  tenoit  ce  Poète  à  Ces  gages ,  lequel  mourut 
çn  {'an  1383 ,  au  temps  que  ladite Roine  Janne  première  du  nom^ 
a'écrangla 

I  Du  Vccdier ,  au  lieu  de  finir  par  ces  mots  :  au  temps  que  ladite  Jeawte^ 
frtmièteJÊt9im^s*étrang/aj  devoirdicet  a  temps  que  Uaùtejeamu^praaiifig 
in  mm»  fia  étnt^Uts  ce  qui  auroic  été  plus  conforme  aux  ttmcs  de  Jeanda 
Notie-D^mCtChap.  74,&  à k  vérité  de  l'Uiftoice*.  (M.  1»  i.a  Momnots). 

^  On  conferve  à  Naples,  dans  la  Maifon  Caraccloîo ,  un  Manufcrit curieux 
iiir  la  vie  &  les  infortunes  de  Jeanne  lî ,  Reine  fie  Nnplcî ,  oii  l'on  voit  que 
pfefque  tout  ce  qu'on  lui  reproche  ,  ctoxi  occaliounc  par  un  tcinpéramenc 
auquel  elle  ne  pouvott  téfifter. 

PEYRE  ou  PIERRE  CARDENAL,  fut  d'un  Château  près 
de  Bcauquaire ,  nomme  Argcnce ,  de  pauvres  parens»  toutefois 
bien  inilicuc  aux  DifcipHnes  libérales  :  excelloit  &:  d'efprit ,  &: 
d'élégance,  les  Poètes  de  fon  temps,en  toutes  langues,&  même 
en  fa  naturclk  vulgaire  Provençale  :  vint  habiter  en  la  ville  de 
Tharafcon ,  oh  les  Principaux,  qui  fk  déleâoîent  lors  aux  bonnes 
Lettres ,  l'entretenoient  des  deniers  communs  de  leur  ville ,  lui 
baillant  bons  &  avantageux  gages ,  pour  endodciner  la  jeuneâè  ;. 
da  temps  que  Charles  U  du  .nom ,  Roi  de  Naples ,  Comte  de 
Provence ,  fit  Duc  de  Catabre  >  Robert  ion  fils  »  icelaî  Robert 
étant  en  Provence  ,  loua  Tentreprife  des  hommes^  &  confirma 
les  privilèges  de  ladite  ville,  &  au  départ  qu'il  fit,  s*en  retour- 
nant à  Napks,  à  Taide  de  foti  pere  »  &  exempter  j  pour  dix  ans^ 


i8i     P£  Y 


P  E  Y 


h  ville»  de  tdilles  &  fubOd»  »  à  1t  charge  que  pendant  kdit 

temps ,  ils  entretiendroîcnt  ledit  Pierre  Cardenat.  Ao  «roifième 
«n  d«iàRégence ,  il  devint  amoaieux  d'une  belle  Damoifelle  dfl 
h  matfon  de  Roqaemardne ^  nommée  Laudune  Albe,  avec 
bqueUe  s'entretint  quelques  années  en  pudique  amour»  écrivant 
)t  fabuange  plu  ficursChanfons,  la  nommant  feulement  A  rgencc; 
mais  il  fut  appelé  par  de  Gambarefa  ,  Sénéchal  de  Provence, 
,   pour  ledit  Charles  II  ,  que  fut  en  l'an  1302  ,  pour  accompagner 
l'infante  Beatrix  ,  fille  dudit  Charles ,  Religicufe  au  Monailere 
de  Nâzaret  de  la  Cité  d'Aix  ,  que  le  perc  envoyoic  quérir  & 
enlever  dudit  Monaflère  :  &  après  lui  avoir  ôté  les  habits  môna-« 
càux ,  &L  vêtue  en  HIlc  de  Roi  (  car  ainfi  le  porioit  Ta  commiffion  y 
en  cet  état  fut  menée  »!k  couduicc  par  mer,  avec  deux  Galtfe* 
à  Naples  y  où  ledit  Pierre  Cardenal  fut  chantant  de  ùt  Dame 
d'Argence ,  adreflànt  amtei  fcs  Oianibns  à  l'infante  Beatrî»  jt^ 
laquelle  flit  depuis  mariée  me  le  Marquis  d*£ft.  Et  ledit  fktn 
demeura  à  ion  Arvice  un  long  temps ,  &  trépâi&k  Napftis; 
environ  Tan  130^  »  du  teinps  qne  la  Cour  Romaine  fut  tran(^ 
portée  en  Avignon.  ïl  écrivît  un  Twé  intitulé  toucan 
4t  la  Dam.  dt  Argmfa  \ 

*Voy,  JiA«  as  NoTi^E^DAin  >  Chap.  54 ,  acies  notes fitr  La  C^oil 
pjs  Maivb  ,  aq  mQc  Pisa&B  CA&DEHAt ,  Toi».  Il  »  pag.  t^o. 

PEYRE  REMOND  ,  lou  Proux ,  ou  le  vaillant ,  natif  de 


armes ,  Poète  Lyrique >  en  langue  Provençale,  fût  à  la  guem 
de  Surie  contie  les  Jnfid^cs ,  avec  TEmperçur  frideric ,  où  9 
çompoià'  pittfieors  Chanibns ,  qu'il  adreffii  |^  lauflêrande  d^ 
Puech ,  de  noblç  &  ancienne  mai/bn  de  Thoulofire ,  lâ  rçgrçt'^ 
fane  moult  qu'il  n'éeoit  auprès  d'elle  ,  en  l'une  defquellfs  4  ^ 


Thouloufe 


illant  au  fait  des 


Vergurs  ,  ny  fiours  ,  ry  Pr£t 
Non  m'an  fach  Kantadour. 
Mais  per  vous  (  qu'y  eu  adouf  ) 


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P  E  Y  P  E  Y  185 

En  une  autre ,  pour  l'avoir  aimée  plus  d*un  an ,  il  lè  plaint  de  ce 
gue  le  mal  4*ainour  tant  lui  continue ,  qui  fe  commence; 

£ncaras  vac  rekaiyuan 
Imu  mais  JtAmmo's  qtiouyey  autan  ^ 
Qu'una  doulour  fency  venir 
Al  cor  f  d'un  angoyjjous  afan  ^ 
.  "  Zou  Mcge  que  my  pot  guarir 

My  vol  tn  IXaâut  teiûr , 
Coma  tous  autres  M^ts  faa» 

Il  a  fait  une  fort  belle  Chanlbo  du  pouvoir  d'Amour ,  qui 
commence  ainfi: 

Amour  j  fi  ton  voder  es  tal  , 
'  Enfins  que  canun  ko  ra\ona. 

En  laquelle  il  décrit,  par  une  infinité  d*Hifioires,  tous  ceux  qu*A- 
inoiir  a  mis  fous  foo  pouvoir.  En  une  autre  Chanfbn  qui  fe 
commence; 

Non  es  fauy  ,  ny  gayre  ben  après 
'  A  quelqueblaymaAmouf,  emaliaSSf. 
Car  ei  Jiq^  ben  donnar  g^nek  als  mànit  j 

Et  lous  autres  lous  fay  tournât  courtés. 

En  laquelle  il  dit  que  bieoiieureux  fut  le  U^ps,  Tan  ,  le  mois, 
&  le  )6ur  qu'il  fiit  ièm  au  coeur,  des;  beaux  yeux  de  cejle  qui  efî 
tant  accomplie^  en  beauté  &  bonnes  vertus.  Il  a  ccrit  un  Traité 
Contra  r^rrour  dds  ytrr'ians  ,  &  anfîî  contre  la  tyrannie  des 
Princes.  li  floriiloit  du  temps dudîc fiideric^ £mpereur  II »  tré- 
paââ  environ  Tan  122^  *. 

^  Tiré  de  Jean  de  Noae^Dame  >  Cliâp.  t  S. 

PEYRE  DESANROMT£CH,O0PIERK£D£SAINCT 
REMY,  de  la  noble  maffon  des  Hugolens ,  de  Saint  Remy  en 
Provence  ,  corapofa  des  Comédies,  &  fît  plufieurs  Chanfl^ns, 
qu'il  adrcfià  à  une  Dame  de  Provence ,  de  la  maifon  de  Lam- 
befc,  nommée  Antoinette,  Dame  de  Suze.  Il  écrivit  un  Traité 
auquel  il  iê  fâche  grandement ,  &  eil  cbahi  de  ce  que  le  Comte 
de  Provence  ne  châtie  rinfolence ,  &  fierté  des  Arelateins  :  la 
rébellion  U  arrogant  des  Mafliiiaas  ,  Tambition  ,  &  convoitifc 


il84     P  E  Y  PEY 

de  régner,  «Se  le  peu  de  judice  de  fes  Oiliciers  d'Aix ,  l'abomina- 
tion qui  règne  en  fa  cité  d'Avignon  ;  les  moqueurs  de  DigncLj 
la  Nation  Barbarefque  des  Nyciens  ;  la  tenante  avarice  &  trom- 
perie des  gavots  des  montagnes ,  6c  les  Ittinéancs  des  Marte- 
paux ,  &  cane  de  tyrans  qo*il  y  a  en  ibn  pays  de  ^roirence ,  oji 
le  riche  mange  le  panm  ^  4c  le  noble  outrage  »  &  opprefle  le 
pay ûm ,  duquel  Traité  il  fut  fâic  préfent  à  Madame  Marguerite . 
de  France ,  femme  de  faint  Loys ,  Roi  de  France  *, 

'  ^Tirédo  Jean  deNotce-Dame,  Chap.  H. 

PEYRE  DE  RUER ,  ou  PIERRE  DE  RUERE ,  Gentil- 
homme de  Puymont  &  Poote  Provençal ,  ayant  fuivi  long-temps 
Jes  Guerres  ,  au  fer  vice  du  Comce  de  Provence  ,  &  les  Etudes 
rout  enferoble,  fe  trouvant  un  jour  en  Provence,  oà  de  ce  temps 
les  Poètes  étoient  grandement  eftîmés ,  'fut  Turpris  de  la  bcautd 
d*une  Damoifelle  qui  étoft  en  Provence Hllf  d*iiB  fameux  Che-^ 
valîer  de  Nazies ,  nommé  Caracciolo  ^  &  «près  l'avoir  aimée 
long-temps ,  (an»  qu'elle  lui  Voulût  donner  audiënce ,  voyant 
qu'argent  &  chevaux  loi  défàilloîenc ,  emprunta  un  habit  de  Pélé- 
rin,&  s  en  vint,  environ  la  fèmainepeineufê,  où-cont  le  mondé 
ctoit  en  dévotiôn  ,  en  un  Château  près  d'Aix,  nommé  le  Puy 
Ikinte  Reparade»  &  ayarit  parlé  au  Curé  de  TEglife  du  lieu; 
tenant  quelques  papiers  pliés-en  main ,  faifant  entendre  avoir 
permilîion  du  Supérieur  de  ce  faire  ,  le  jour  du  Vendredi  Saint, 
à  faute  de  meilleur  Prêcheur  ,  monta  en  chaire,  &  commença  à 
dire  quelques  menus  fuftrages,  &  avecque  un  front  haut  élevé 
ç^anta  ce  Chant  d*Amours. 

Pauc  m' an  vaigut  mos  pncs ^  ny  mat  prr^ies^  , 

^y  lou  pttqtr  que  Dku  trmfmet  tn  May 

Quand  on  vey  vers  lous  prats  j  ny  lous  Gçrfy€M^ 
f.  pauc  my  val  {/cgon  fo  ^u'yeu  vey  aras  )  .         ■     .  : 
i-ou  Dol  qu'y  eu  ay  que  m*auiey  j  t  m'tuxor^  * 
Ou  qu'yuu  fujja  reclus  foubta  m  gntn  tor' 

Que  /ufgrfiir  tant  ofens  doulours  amara<;. 

Sa  Chanfof>  âoie^  ii  contiaua  4^  xechef  à  di4:e  quelque$v£xhor'> 

tatioQS 


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P  E  Y  JP  E  Y  185 

tarions 'OU  pcapleA '6l  àc  rechef  chancft  les  rept  Pfcaurties  en 
rime  ,  auxquels  chacun  prit  grand  plaiûr  ,  &  ayant  donné  Jâ 
bénédi<5tion  au  peuple ,  defcendit  de  la  chaire  la  zète  bafîè  ,  & 
tout  marmireux.  Ce  mit  à  la  porte  de  l'Egîife  à  demander  l'au- 
mune  :  avant  que  de  partir  de  la  ,  ion  chapeau  fut  plein 
monnoie.  Kc  ce  fait ,  s  en  retourna  à  Aix  par  -devers  fa  Danic^ 
bien  vétu ,  fèloo  la  mode  d'alors  ;  elle,-  le  voyant  Ct  bien  en  ^xdnTf 
kiî  ût  plufieurs-careflès ,  que  le  Monge  des  I0es  d*Or  n*a  voulu 
écrire,  ^  jnoîns  ikint  Céfiiri }  6c>lcSAongc  de  Montmaj^or  CA 
parie  trop  graflmttit-**  > 

*  Tiré  de  Jean  de  Notre-Dame,  Chap.  56.  Voy.  La  Croix  do  Mai»», 
êc  les'  noces ,  m  mot  l^iàni  01  Roirb  »  Tooi.  U ,  pag.  5  lo* 

PEYERE  DEL  VERNEGUE,  Chevalier,  Seigneur  dudit 
Tieu  ,  &  bien-aimc  du  Dauphin  d'Auvergne,  fi.it  Poece  pro- 
vençal ,  &  vivoit  du  temps  d*Alfons ,  Çomte  de  Barcelonne  & 
deProvence^  6k  dé Remohd  Berenguter ,  en  Vs^n  1178.  U  fy, 
un  Traité  en  rime  Provençale ,  intitulé  jfrçia  dt  Jen0im 
prar  Stjedin  *. 

.  *  Voyez  Jean  Di  Notrï-Damb  ,  Chap.  j. 

PEYRE  VIDAL,  fils  d'un  Pelktier  de  Thouloufc,  fut  Pacte 
en  langue  Provençale ,  le  plus  prompt  à  trouver  &  compoier' 
qu'on  eût  vu  de  long  temps,  étoit  un  grand  Vanceur,  chantoit' 
de  grandes  folies  d'Amours,  &c  des  armes,  &  médifoit  d'un 
chacun.  Un  Chevalier  de  faim  jGillcs  lui  coupa  la  langue  pour 
eivwr  médit  d'une  Dame  d'honneur,  fa  parenice;  mais  de  crainte' 
^*il  «ut  de -recevoir  pis  ,  ie  Teora  vers  lé  Prînee  Hugues  des- 
Baulx»  avec  lequel  H  demeura  quelque  peu  de  temps.  Quand  H 
fut  guéri ,  ayant  pris  congé  de  Juii  le  »tira-à  Reynez,  Prince 
4ie  Marieille^- AmatCjar.des  Poètes  Provençaux^  tquf  k;  mena 
outre  mpr en  Tao  1227 ,  ou  il  devint  amoureux  d'un^  Grec-^. 
que, 'belle  femme,  qu'il4^ufa ,  &  lui  Êiifoic-onacçroiire^  qu'elle 
étoit  nièce  de  rEmpereùr  d&ConâancinopIçy  par  le  moyen 'de 
laquelle  l'EmpÂTC  d'Orient  lui  appartenoit.  Ayat^t  donp.  Cfa 

BiBKioTH.  Fais.  Tom,    Du  Yerd,  Tbin*  ///.    A  9 


lU     ?  E  L  ?  E  L 

cela,  tout  Vor  &  Targont  qu*il  gagnoit  ,  il  remploya  à  la  conf- 
trudlion  de  Navires ,  pour  aller  à  k  conquête  de  Ton  vain  Em- 
pire ,  &  dès-lors  chargea  les  Armoiries  Impériales  de  Gueullcs, 
à  un  trident  d*or,  fe  faifant  nommer  Empereur ,  &  fa  femme 
Impératrice  ;  étoit  amoureux  de  toutes  les  Dames  qu'il  voyoit , 
les  prioit  toutes  d'amour,  &c  à  toutes  préfcntoit  fon  fervice; 
avoit  telle  opinion  de  foi ,  qu'il  n'avoit  pas  honte  leur  comman- 
der, &  fi  croyoit  que  toutes  mourroient  de  defir  de  l'avoir  en 
ami ,  &  qu'il  étoit  le  meilleur' Chevalier  du  monde,  &  le  mieux 
aimé  des  Dames.  Quand  il  fut  vieux ,  confidcrant  les  maux  qui 
proccdoicnt  de  trop  parler,  rédigea  par  écrit  un  Traité  intitulé 
La  niiinyera  de  ntirar  fa  Icngua.  Entre  autres  Chanfons  par 
lui  faites  (  ainfi  que  faint  Ccfari  l'a  écrit  )  il  fe  vante  ,  que  la 
neige,  ne  la  pluie  ,  ne  le  temps  obfcur ,  ne  l'empêchent  poinc 
d'exécuter  fes  hautes  &  gloricufes  emprin fes ,  il  le  compare  à 
Gauvain,  que  tout  ce  qu*il  prend,  &  atteint,  il  rompt  &  brife  j 
&  n*étoit  qu'il  lui  faut  aller  à  la  conquête  de  fon  Empire  ,  il 
feroit  trembler  tout  le  monde.  Quelcun  a  écrit  Las  vantarias  de 
Peyrc  l^idal.  Le  Monge  de  Montmajour  dit  ainfi  de  lui:  Peyre 
Vidal  étoit  un  vilain  Pelletier ,  qui  n'a  point  fes  membres  en- 
tiers :miçux_  lui  eût  valu  qu'il  eût  la  langue  d'or,  c*eft-k-dire, 
qu'il  eût  parlé  fagement  ,  car  on  ne  la  lui  eût  pas  fi  facilement 
coupée.  Dit  davantage,  que  la  folie  &  la  gloire  lui  ôtoient  l'en- 
tendement ,  &  qu'il  avoit  eu  toujours  grande  indigence  de 
l'herbe  d'Anticire,  pour  lui  purger  le  cerveau  travaillé  d'humeur 
mélancolique. Il  trépadàjà  la  pourfuitcde  fon  Empire,  deux  ans 
après  fon  voyage,  qui  fut  en  l'an  12^9.  Pétrarque  a  parlé  de 
ce  Poëte , en  Ion  triomphe  d'Amour*.       h  Iol'Ç* 
•  *  Tiré  de  Jean  de  Notre-Dame  ,  Chap.  x6.   •  ' 

PELERIN  DE  VERMANDOIS,  natif  de  Dijon  ,  Dodeur 
en  Théologie  ,  Religieux  de  l'Ordre  de  Cluny ,  &  Prieur  de 
notre  Daine  de  Mons ,  a  éçrit  le  Chapelet  de  Virginité  ,  die 
d'Amours  fpirituelles;  imprimé  à  Paris,  par  Michel  Soquand, 
fans  date.  Pcregrini  F'crmandois ,  Divioncnjis ,  Aurigate  mundi 


R  H  H  P.EIRI  tiy 

PERCEVAL  DORIE ,  Gentilhomme  Cienc^ois  ,  fc  rcnoit 
<n  Provence  ,  fut  PodelUc  ou  Gouverneur  d'Avignon  &  d'Ar- 
les,  pour  Charles  1  du  nom,  Comte  de  Provence,  par  le  moyen 
de  fieatj-ix ,  fîll&  &l  kénàètc  xlt  Remond  Berangaier»  Comte  de 
Provence^  qui  avait  été  ooufoimé  Roî.des  demi  Skt\in:k. 
Naples:  écoîc  bon  Foêce  en  fam^ue  Provençale ,  en  laquelle  il-6t 
phtfieufs  Chants, &  un  Syntfité  de  la  Gnerpe  qui  écoic  entre 
ledit  Charles  &  Meofroy.,  injyfte  occupateur  de  la  Sicile ,  contre 
le  grc  de  PEgHTe  Ronninè9.qin  fut  honceu(èment  raincu  par 
Isdit  Charles,  à  Bencvcnt ,  &  en  écrivit  un  Traité  intitulé  La 
gutm  iU  CâHe,  Rey  de  Naples ,  &  del  Tyran  Mdrfned.  lien  fit 
un  autre ,  en  lime ,  intitulé  La  fins  falia  d*amours  :  enfembte  plu- 
fleurs  Tenions  ou  Difpuces  d'Amour,  auxquelles  ledit  Doria,  & 
Lanfranc  Syc^iîîe,  autre  Poète  Provençal ,  font  Interlocuteurs, 
&  plufieiirs  Syrucntéb;  contre  la  cruauté  des  tyrans-,  tré'pafTa 
àNapies,  en  l'an  1176.  Il  fe  trouve  un  autre  Poctc  nommé 
Symon  Dorie  ,  qui  fit  une  Tenfon,  en  laqnelle  font  Interlo- 
cuteurs lefdits  Symon  Dorie ,  &  Lanfranc  Sygalle  ,  fur  une 
queflion  ,  laquelle  ,  pour  en  avoir  la  dilfinition  ,  ils  envoyèrent 
aux  Dames  de  la  Cour  d'Amour  de  Pierrefeu  &l  do  Signe  >  & 
ne  fe  contentant  de  leur  Afrêt,  recoururent  tous  deux  à  l2^u* 
vmine  Cour  d*Amour  des  Dames  de  Romamn,en  laquelle  |^ré- 
fidoit  certain  nombre  deDftmes  du  pays,  entre  le^nelies  étpi^t 
Stéphanette  des'G^telxnes  Pame  de  Rotnanîn  j  \^  lA^rc^\Çéàp 
Ma]erpine;'ik  M^rq'uife  de  Sdi|Sces^'Clarec|ë^  Daiiie  dçsQàûlx; 
Xaurettè  de  faintt.attrens;  décile  RafcaiTe,  Ùafnflde'Çaromtj; 
Hugonne  de  Sabran,  fille  du  Comte  de  ^èrcalquîer;  Helcine, 
Dame  de  Montpahén  ;  Yzabelle  des  Borilhons,  Dame  d*Ais; 
Urfine  des  Urficres ,  Dame  de  Montpellier*,  Alaette  de  Meol- 
hon ,  Daoie  de  Curbam,  ^  ^lys  »  Oame  lâe  ^e^itikiùès  v  & 
plofieun  antres  * 

PHRDIGON,  fbt  Poète  Comique  ,  Mùriclen,  fie  Sonneur 
dlnftmmens  de  cordés  j^jfic.  de. vent  >  ç(oit.Qe|Kilhofflme  du  pays 

lAaij 


m     RE.R  PER 

de  Gai^aaldan}  pdur  Ton  favoiir  fuë'au  fervice  du  Dauphin 
d'Auvergne  9  qui  le  fit.  paflèr  Chevafier,  &  lui  donna  des  terres 
de  grand  revenu.  Tant  qu'il  fut  anpris  de  la  perfonne  du  Dau- 
fihitt ,  il  fe  trouva  fore  heureux ,  mais  quand  il  fut  décédé , 
^  Petdigon  ne  fe  fut  entretenir  avec  le. nouveau  Dauphin  ion  fils, 
parce' qu'il  écoit  jeune ,  ne  fâchant  le  plaifir  &  contenteoient 
qu'on  reçoit  de  la  noble  poëfie ,  tellement  qu'il  perdit  tout  à 
un  coup  le  fruit  de  tant  de  belles  &  excellences  fortunes  qu'il 
avoit  reçues:  &:  fe  retira  à  Remond  Bcrcnguicr  dernier  du  nom, 
Comte  de  Provence  ,  Amateur  des  Poctes  Provençaux  ,  q^i 
l'enrichit  de  tout  ce  qu'on  pouvoit  defirer.  Il  chanta  toutes  les 
viéloires  que  le  Comte  avoit  obtenues  en  Provence  ,  conrrt  les 
Rebelles  du  pays,  les  rédigea  par  écrit ,  &  les  lui  adrcfFa  par  ce 
,tJtrc  :  Las  viSonas  Jù  Aîonjiour  lou  Comte  ,  qui  fut  du  temps 
.qu'il  mit  à  fon  x>héiÏÏànce  tout  le  pays  de  Provence ,  &  les 
Comtiés  Vintimilley  de.Ni0è ,  de^Piémont ,  &  Seigneurie  de 
49<nqq^;Gtf  Fj$isiieétoît. compagnon  des  déuzEmèrics»  épouià 
'UneDame,4e  Pfovence  de  la  maiibn.dçSabran,  nommée  Sanre^ 
jd^]4quel]e  iiVi^trp<^ot  d*enfiuis,. décédèrent  tous  deux  enviro» 

PERNETTE  DU  GUIILEtVT)amoifelle  de  Lyon  ,  « 
écnc  q^uclques  Rimes ,  qui  ont  écé  mifes  en  lumière  après  fon 
^décès,  -à  ladiligience  d'Antoine  du  Moulin,,  61:  imprimées  à  Lyon, 
•ôr-é*».  par,  Jcto  de  Tournés,  1552»  Maurice  Sceve  a  mis  TEpi- 
•taphe'  fui  viïii  à  la  fia  dcfdites  Rimes.  . 

'  ♦Voy.  La  Croix  du  MArN£,6<:  les  notes,  à  i  Aft.tp£&}tBTT£  &  Psbjiine, 
'ou  Perkonnelli  ou  Guillbt,  Tom.  Il ,  p^.  iix,,  .  -  « 

V  Epitaçh^ -de gentille  tk  vertueufe  Dame-Pcrnettc  du  Guiilec, 

Lyonnoilu. 

[  Vkeureufe  cfindre  ,  amrffoh  cdm^ùfik^  1 
Èn.  un  corps  chajle  y  où  vertu  repoja^. 
*       -     EJi  en  ce  lieu  y  par  les  grâces pofée ,  '  ' 

.A 


Digitizcû  by  Cboglc 


PET  PHI  igy 

:  ■  '  O  Terre  indigne  !  en  toy  fon  repos  ha. 

le  riche  ejlt^  Se  eeUe  tant  gentUu  , 

En  tout  fçavoir  fur  toute  autre  JtéiiU^ 
Tant  que  Us  Cteux  ^  par  leur  trop  grande  envie  ^ 
Avant  /es  jours  j  l'ont  d'entre  nous  ravie  ^ 
PûÊtr  â'enmhir  4tu»  tel  iien  mécognu. 

Au  monde  ingrat  lalffant  bien  courte  vu  , 
£t  longue  mon  a  ceux  qui  Vont  COgOU»  J 

PETITBOYS ,  (  Le  ficur  du  )  Poitevin  ,  a  écrit  la  Dorée  ; 
Chant  Paftoral ,  ou  Chant  de  la  Tremouille ,  Seigneur  de  !*Ifle 
deNoirmentiers  '  ^  imprimée  à  Poitiers ,  2^4°.  par . les  i^ouchers^ 
Frères,  i^y6, 

*  J'ai  laifTc  Kolrmentlers  j  parce  que  l'Auteur  Ta  peut  erre  ccrît,  comme  on 
le  prononçoit  à  Poitiers.  On  a  d'ailleurs  exncmemenc  varié  lur  l'orthographe 
de  €6  mot.  Nelrmonfiiers  ,  Ncirmoi^itrs  ^  Nemoufiier^  ic  Noirmmaier  ^Bir 
xonnie  ,  Macquifac ,  &  enfin  Duché  4c.  (  M  m  ia  Monno  yb  >. 

*  Ceft  une  Ifle  fur  les  côtes  dcPoîtott ,  quia  ttt»b  lieue?  de  long,  &  fept 
de  large  j  la  petite  Ville  a  le  même  nom  f  on  y  tcottve  auilî  i'Abbayt  <ie  » 

Blanche  ,  Ordre  de  Ckcaux. 

PHALAKiS     Epîtres  de  Phalaris  *.  Voyci  Clavde 

'  Voyez,  touchant  ces  prétendues  Epines  de  Phalaris ,  la  Biblioth.  Grecque 
(le  Jean*Albert  Fabrice,  liv.  11 ,  Chap.  10 ,  n°.  i  ,  &  le  Tora.  1  da  Metuf 
^jtfiM>pag.  191  &  391.  Un  A'uotii  ,  qui  ne  se(l  dcfîgné  que  par  ces  lettres 
tnîtiales  ,  peut-crre  fauflès  ,  M.  C  Je  S.  M.  publia  ,  fur  la  fin  de  lyztf ,  i 
Paris ,  quoique  fans  marquer  le  lieu  de  l'impiellion ,  deux  petits  m-i  1.  donc 
le  pienuer  contient  l'Hiftoice  de  Phalaris,  le  fécond  fes  Le(ties.L*Hiikoire  eft 
on  ANnéer  mat  tîflir,  fei  Lettres  fonr  e(Vropiées ,  en  ce  que  leur  nombre  y 
eft  mojns  ample  de  trente-fix,  que  dans  rOriginal ,  les  noms  de  plusieurs  per- 
sonnes ,  à  qui  elles  s'adiciTenc  ,  altères  ,  éc  le  ien;;  mal  j:eoua  eu  divers 
endroits.  (  M.  ni  i,a  Momkoyb  )» 

^  Ces  Lettres  fttppoTées  font  adieflSes  >  poiw  la  plus  grande  partie  ,  par  le 
T^hiiofophc  Scithe  Abaris ,  au  Tyran ,  avec  leurs  réponfes.  Il  y  a  déjà  long- 
temps qu'on  fait  peu  de  cas  de  ces  Lettres  :  voict  ce  qu'en  dit  Volaterran 
(  Lib.  XV m  )  Phalaris,  Tyrannus  Sicili^  ,  Olynipiad.  LU  *  qui  ^  xneo  lauro 
Perilà  invetttû  «  mijiros  cnektiae,  Hujus  EpifioU  «  tenues  admadàm^  dià^ 
eattàriuumn  vèndieavenM  :  teràm  mtne  ptifùm  legvd^Jkruttt. 

.  PHJLBERT  BONNET*,  Doâeur  ès Droits.,  Juge  &  Lieu- 
cc&am>Géiié|«l  aa  BaiUîagc  de  Beaii|Qioii  y,  «  éctit  desProcè» 


judicicls ,  quand  c*efl:  mal  fait ,  ou  non ,  de  les  avoir  &  foutenîr: 
comment  ic  duic  entendre  cette  Autorité  de  iaint  Paul.  (  r. 
Cdrinch.  6.)  Ccji  totalement  dciu  en  vous  qa  aye^jugemens  entre 
vous  :  pourquoi  ne  receve:^  vous  pîutêt  injure  ?  Pourquoi  ne 
rtctve[  vous  plutôt  fraudt  f  impiimés  à  iii-H^  par  Claude 
Fremy^  ^  153-  grands  bieii$^  vertus  &  bontés  que  Dieu  a 
donnés  aux  femmes,  &  qu'elles  ont  commt^nément  plus  que  les 
hommes  :  pour  clairement  montrer  ta  témérité  de  ceux  ,  qui  ont 
dit ,  que  les  femmes,  de  leur  nature,  (ont  mauvaiTes  ;  imprimé  à 
Paris,  par  Simon  Calvarin  ,  1558.  Les  excellentes  Di- 

gnités, vertus  &  puifTances  de  la  Vierge  Marie  :  plus,  Traité 
lingulter  de  ladite  Vi«^  ;  imprimé  à  Paris ,  in  8".  par  Ëdienne 
Denife ,  1557.  Moyens  pouf  abréger  les  procès  ,  &  ôtcr  les 
empêchemens  de  bonne  <Sc  brièvc  expédition  de  juftice,  faits  par 
manière  de  confeil  &  avis  ;  in^primcs  \  Paris  ,  par  Guillaume  le 
Noir,  1556.  Suhtilijjim<z  legis  ncque  natales  C,  de  probatio" 
nibus  y  &  ejus  glof.  {qua_  ardux  probandi  materice  clavis  & prin* 
cip'mm  eft)  utilis  interpreiatio  ,  repet'ttio  atque  cxaminatio  ,  in 
quâ  prœcipuc  juridicè  probandi  leges  &  régula  fuccinSè  & 
quodam  oïdific  traduntur  ^  Lugduni,  în^^°.  apud  Scipionan  de 
Gabiano,  ^S3^' 
*  Voy.  La  Croix  ou  Maine  ,au  même  Article, Tom.  Il ,  p.  it^èctx^ 

PHILIBERT  BOYER*,  Procureur  au  Parlement  de  Paris, 

natif  de  Parey  en  Charrolois,  a  écrit  Inftrudion  pour  le  fait 
des  tinmccs ,  &:  que  c'ell  que  des  droits  &  devoirs  Seigneuriaux 
h£.  Domaniaux ,  en  quoi  ils  confirtent ,  la  forme  de  ia  vérification 
d*iceux  ,&  l'ordre  qu'il  faut  tenir  a  la  reddition  des  comptes; 
imprimée  à  Paris ,  zn-ié.  par  Guillaume  delaNoiie,  1581. 
Décifions  de  pratique  ,  Livre  premier,  contenant foixante-cin<j 
chapitres;  imprimées  a  Pans,  par  Robert  le  Maignier,  1582. 

^  Voy.  La  Croix  du  Maims  ,  ao  même  Ârdçle  ,  Tom.  H ,  pag.  x  14. 

PHILIBERT  BRETIN  * ,  Bourguignon  Auflbnnois,  Doc 
cénr  en  Médecine  »  a  écrit  Poëiics  AmoureiifeB  ,  réduites  en 

r 


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PHI  :PHi  191 

ftme  d^m  Difcoors  de  la  nature  cT Amour  :  plus ,  les  Mélanges 
comnwnçans  par  un  Poëme  de  Torigine  &c  de  la  perfeâion  de 
l'homme ,  où  fe  reconnok  la  pauvreté  de  fa  nature;  imprimées  à 
à  Lyon  ;  m-8°.  par  Benoift  Rigaud ,  1 576.  Il  a  traduit  de  Grec, 
les  (Eu vres  de  Lucian  ,  de  Samofate ,  Philofophe  excellent ,  non 
moins  utiles  que  plaifantes  ,  repurgées  de  paroles  impudiques  ôc 
profanes  ;  avec  la  table  des  Opufcules  &:  Dialogues,  &  le  fujet 
de  leurs  Sommaires  ,  par  ordre  ;  imprimées  à  Paris ,  in-foLpSLt 
Abel  PAngelier,  1581  *. 

*  Vor  Ia  Croix  j>u  Mainb      les  notes , aa  même  Ârdcie>Tom.lI; 

PHILIBERT  BUGNYON,  Mafconnois,  Avocat  au  Siège 
Préfidial  de  Lyon  ,  a  cent  Erotalmcs  de  Phidie  &  Gelafine, 
contenant  cent  quatorze  Sonnets ,  parmi  je/quels  font  entre- 
mêlés quelques  Chants ,  Ec1<>lmics  &  Epigrammes  :  plus  ,  le 
Chant  panégyrique  de  Tlfle  Puniinc  ,  avec  la  Gayerc  de  Mai  j 
imprimés  à  Lyon  ,  m- 8°.  par  Jean  Temporal,  1 5«)7.  Nuptiale 
Seîline  à  l'honneur  de  Pierre  de  Kozci ,  Confciller  au  Siège 
Préfidial  de  Nyfmes,  &  Dambilèlle  Françoife  de  Sauaz ,  fa 
femme  ;  imprimée  en  Avignon  »  par  Barthélémy  Bonhomme  , 
1554.  Déploration  Elégiaque  fur  le  trépas  de  feu  Jean  de  la  Va* 
lette ,  grand  Mattre  des  Chevaliers  de  l'Ordre  iàiae  Jean  de 
Jerulâleffly  k  Mahe;  imprimé  à  Lyon,  rn-8*.  par  Benoift  Rigaud» 
1^68.  Déploration  fur  le  trépas  d'excellente  PrincelTë  Yfabelle 
de  Valois,  Roine  d'fifpagne;  imprimée  à  Lyon,  par  Michel 
Jove,  15^8.  De  la  Paix,&  du  profit  qu'elle  rapporte,  imprimée 
à  Lyon,  par  Bengid  Kigaud  ,  1577.  ^"hait  du  peuple  Fran- 
çois ,  fur  l'heureux  retour  de  Pologne ,  du  Roi  très-Chréticn 
Henri  lît  ,  imprimé  par  Benoid  Rigaud  ,  1^74.  Continuation 
dudic  Souhait ,  imprimée  par  ledit  Kigaud ,  audit  an, 

Sts  (Suyfts.  tn  Profi, 

fitfcours  fur  Tépouvantable  &c  merveilleux  débordement  du 
RJioike  »  dm  k  àrcntoiu:  de  h  ville  de  X^yon  ;  imprimé  à  Lyon> 


4 


par  BèaoSft  Rigaud  ,iil7o.  Dlfcoun  êh-ftocès ^Û^éntré^MnmA 
iNeyron  ,  &  les  Héritiers  Jean  Thcvenoa;  imprimé  à  Lyon, 
ÎR-è^.  i$76.  Remontrance  &  Avertiflèment  aux  £tj|cs  Géné- 
raux de  ia  France ,  tenus  à  Blois ,  imprimée  à  Lyon ,  par  Pierre 
Kotifïïn  ,  T^j6.  Sommaire  Difcours  fur  la  Déclaration  du  Roi 
iicnri  Ul ,  touchant  î'Atour  de  veloux  ,  imprimé  à  Lyon,  par 
Benoift  Kigaud  ,  1 577.  Commentaire  à  TApologie  &  Défènfe 
de  Lyfias  ,  Orateur  ,  fur  le  meurtre  d'Eratollhene,  furpris  en 
adultère;  imprimé  à  Lyon  ,  in-^'^.  par  Benoiil  Rigaud  ,  157^. 
Iwclle  Apologie  traduite  de  Grec  en  François ,  par  J^cjucs  des 
Comtes  de  Vnucmil]c ,  Confeilier  au  Pcirlcment  de  DijoQf 
Gïmmentaire  fur  les  Ordonnances  du  Roi  Charles  IX ,  faites  à 
MoiiIinsV  eh TAilèmblée  4es Ët^ts,  l'an  1 56 ^  ;  imprimélLyon , 
in-B".  par  Penoift  Riyaud.  Traité  des  Lok  iibrogées  &  muntées 
en  tolit^  les  Cours  «  Terjres ,  JurîTdîàioiîs  U  Seignciiri<fs^  da 
Royaume  de  France  ;  réduit  en  cinq  livres ,  pour  la  fêptiémè 
édition,  &  in)pri'mé^I^yoD,zV4*'.  par  Charles  Pefnot,  1^78' 
Harangue  de  lyfias ,  Orateur  Grec ,  contre  les  Marchandsde  ble^ 
de  fon  temps,  imprimée  h  P^ris^         par  Jean  Parent,  1579; 
Difcours  des  propriétés  &  vertu  d*une  fource  d'eau ,  retrouvée 
nouvellement  en  Vivarez,  kdeux  lieues  de  Valence.  Plus  Seftine 
à  l'honneur  &  gloire  de  Dieu  ,  fur  les  admirables  e^iccs  d'icelle; 
imprimes  à  Lyon,  par  Benoiil:  Rigaud  ,  1583.  Commentaire 
fur  l'Édit  du  Roi,  de  l'abolition  des  Confrairics  &  Pains  bénis, 
Efi  fur  la  prcjfe.  Les  fix  &  feptième  Livres  des  Loix  abrogées, 
qui  feront  imprimés  bientôt.  Commentaires ,  ou  paratitles  fur 
les  Ordonnances  écablK^s  aux  li.Lâts  Généraux  ,  tçnus  en  la  ville 
de  Blois,  par  Henri  III  de  ce  nom ,  très-Chrétien  Roi  deFran^ 
&  de  Pologne ,  pout  la  réfbrmation  ^  Ordre  &  règlement  de  ld| 
Juftiee  de  fon  Èoyaume  :  imprimés  à  Lyon  .  In-S^.  |)ar  Jean 
Stratiuit ,  i^8j;  ^  ■  ^^^^^ 

^  Nous  ayons  patlé  de  fa  Cknmque  j  daat  let  mm  fur  La  Gcmx  du  Maine  , 
Jorn,  II,  paç.  ii^j  &  aitf ,  &  nous  avons  dît  qu'il  n'étoit ,  à  proprement 

fiarler,  que  lEdireur,  quoique  pîafseurs  Ecrivains  eufTent  cm  qu'il  en  ccoit 
!Aucçuc.  il  eft  vrai  que  le  îsmàt  4ç  1  Quvrape  cft  de  jPuibùllcr  ^  wax^  Bu^iupn 


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PHI  P  H  I  i?» 

-y  avoit  fait  de  fort  grands  chan^emens,  avant  de  la  publier.  Il  s'explique 
ainfi  ,  dans  une  Epître  Ocdicatoire,  à  Guillaume  Paradin  :  Multh  f.inî  plus 
iKgot'ù  fuît  mihi ,  in  bcnè  colhcantUs  perqudque  tempora  rckus  gcjlis  ,  quùm ,  in. 
confcribendis  lis  ,  impenft  j  cun  ;  nom  adeb  perturhata  enint  omma^  écc,  Âiilîi, 
fur  le  titre  de  l'Ouvrage  ,  Chronka  Urbls  Matr[fan£ ^  il  fe  donne  pour  le  rc- 
da«^ur.  Plu  Bugnoiùus  J.  C.  coacimmv'u.  Au  relte  ,  ce  petit  Ecrit  ne  méntoïc 
peut-être  pu  tMt  de  difcu^iu.  Ç'eft  un  petit  Livret  de  ;j  pages  in-S^.  U 
lût  imprimé  â  Lyon  ,eni559,£cileftfbR  rare  i  c'eft  fon  feul  mérite. 

PHILIBERT  ÇANDIL ,  Capitaine  d'Anton  ,  Ècuycr  de 
Gênas  en  Dauphiné.»  a  écrie  en  rime ,  Devifes ,  Sentences ,  & 
Diâons  politiques  »  moraux  &  Cacholiques  »  tanc  par  ordre 
abécédaire  qu'autrement;  imprimés  à  Lyon ,  ûi  i^.  par  Fran- 
çois &  Benoift  Chaudàrd ,  frères,  15^0. 

PHILIBERT  HEGEMON  ,  de  Châlons-fur-Saonc ,  a  écoc 
en  rime  *,  la  Culombière  &  Maifon  Ruflique  ,  contenant  une 
Defcripcion  des  douz,e  mois, &  des  quatre  iaifonsde  rannée;avec 
enfcigacmcnt  de  ce  que  le  Laboureur  doit  faire  par  chacun 
mois.  L'AbeiUe  Françoife  du  même  Auteur  i  fès  Fables  moraW 
&  autres  poefiesj  imprimées  à  Paris ,  par  Robert  le 

Fizeliery  1^83. 

.  *  Cet  Atttear ,  né  k  Chalon-fur-Saone ,  de  Philippe  Guide ,  Procureur  du 
Roi  au  Bailliage  de  cette  Ville ,  &;  de  Reine  Rougeot ,  le  aa  Mars  15}^»  pour 
fe  donner  un  air  favant ,  changea  te  nom  de  Guide  ,  qui  étoir  celui  ce  fa 

famille  ,  en  Hfvemon  ^  du  Grec  H'yfWT,  qui  fignlfit:  Guide.  \  ç  P.  Jacob, 
(  pag.  5  j  de  Scripl.  Cabiioncnf.  ]  dit  ou  il  lernpiit  la  ciiarge  de  ion  père  ,  cou- 
ciiiant  avec  fes  devoîn ,  le  goût  pour  la  vie  champêtre  &  pour  la  Poclîe.  Le 
Recueil  de  fes  (TEuvres,  rjpporrcc;  par  du  VLfilicr ,  efl  un  /«-S®. de  foixanre- 
quinze  feuillets.  U  avoit  iailié  manufccice  une  Paraphrafe  Françoife  du  Can^ 
tique  des  Cantiques ,  9c  une  des  Pfeaumes ,  qui  périrent  dans  un  incendie, 
après  fa  mort.  Sa  devife  étoit  Dieu  pour  guide  II  alla  i  Genève  embrallèr  U 
R eliî^ion  Prétendue  I^cformée  ,  &  inonrur,  à  fon  retour ,  à  Maçon  ,  le  19 
Novembre  1595,  dans  fa  foixance-unième  année.  Voy.  b  Bibi.  des  Auteurs 
de  fiourgoene  ,  Tom.  I >pag.  iS^j&laffiblioch.  Franç.  deMtl'iilbéCçujet, 
Tom.  WI9  peg.  410. 

PHILIBERT  JAMBE  DE  FER  a  mis  en  mufique,  à  quatre 
parties  »  les  vingt>deux  Oâonnaires  du  Pfalme  1 19  >  de  David , 
traduits  par  Jean  Poitevin  ;  imprimés  à  Lyon ,  par  Thomas  dç 

BiBLioT.  Fb AN*  Tome  V.  Dv  Vs&d,  Tome  ifi,   B  b 


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194     PHI  PHI 

Stmofiyi^^t.  Il  a  mis  «uilienmunqucàquatre&àcinq  parties» 
lés  cent  cinquante  Ffeaumes  de  David ,  mis  en  rime  Françoife, 
par  Clément  Marot  &  Théodore  de  fieze  ;  imprimes  à  Lyon» 
par  Martin  U  Roche»  1)64*. 

*Voy.  La  Croix  dv  Maivs»  Sc  les  notes,  aa  motjAMBl  01 

Fer  ,  Totn.  II ,  pag.  116. 

PHILIBERT  DE  LORME ,  Lyonnois,  Aumônier  ordinaire 

du  Roi  Henri  II ,  &  du  Roi  Charles  IX  ,  prcmièremenc  Abbé 
de  faint  Kloy  Icz-Noyon  ,  pays  de  in t  Serge  lez- Angers,  a 
écrit  nouvelles  Inventions  pour  bien  batir  à  petits  frais  ,  impri- 
mées à  Paris,  în-fol.  par  Hiérofme  de  Marnef,  i^<^C.  Plus,  dix 
Livres  d'Architedure ,  imprimes  à  Paris  ,  in-foL  par  Federic 
Morcl,  1568  *. 

if  Voy.  La  Croix  du  Mains  ,  U  les  notes,  »u  mcme  Âccicie ,  Toro.  II  » 
pag.  IZ6&127. 

'  PHILIBERT  POPILLON  du  Ryau ,  Gentilhomme  Bour- 
bonnois ,  a  écrit  vingt-quatre  Sonnets  Amoureux  ,  imprimés  à 
Lyon  ,  par  Barthélémy  Honorât,  1574. 

PHILIBERT  GAUTIER  DE  ROVILLE  a  écrit  Chant 
funèbre  des  neuf  Mufes ,  fur  le  tombeau  d'Anne  Duc  de  Mont- 
morency ,  PairSt  Connétable  de  France;  avec  rAcrofl-ithidc  & 
rAnagrammatiime  dudic  Seigneur  i  imprimé  a  Pans,  par  l'Au- 
teur, 1 567. 

PHILIBERT  •  DU  VAL,  f  viq  ,e  de  Sc«  ,  a  écrit  un, 
Difcours  en  vers  Héroïques ,  non  moins  elcgant  que  haut ,  pro- 
fond &  admirable ,  traitant  de  la  grandeur  de  Dieu  ,  &  de  la 
connoifîànce  qu*on  petit  avoir  de  lui  par  Tes  aii\  rès.  Item  ,  de 
la  puifîàiice ,  lapicncc  &  bonté  de  Dieu;  jmpnmé  à  Paris, 
par  Vafcofan  ,  &  encore  par  Ftderic  Morel ,  1568:  & 
à  Lyon ,  par  Gabriel  Cotier.  Le  commencement  eft  tel  : 

Màfi  du  Gel t i £vim'Vnuûe s 
■  ,  I^'/ncy  ta  iimU  &  plaifinte  barmomt  ^  ' 

Que  timt  le  cours  du  monde  fpacicux  , 
Et  U  réglé  mouvement  des  hauu  deux  y 

I  • 

\ 


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PHI  P  H  I  I9J 

J}y-moy^J? Auteur  y  ^  la  caufe  première 

De  la  toujiours  flamboyante  lumière  ; 

Dy-moy  celuy  dont  provient  tant  de  bien^ 

Qui  a  tout  fait  &  compofé  da  rien* 

Avant  le  Ciel,  la  Terre,  &  l'Eau  profonde  ^ 

Et  icyant  l'œuvre  admirable  du  monde  , 

Ains  qu'il    eût  Soleil  apparo^ant , 

Et  que  la  Lune  eût  déeûurs  j  ou  croisant  ;  r 

Siins  plus  e'toii  me  infinie  ejffèacea 

Une  honte' ,  puijfance  &  fapience  , 

Qui  n'a  point  eu  aucun  commencement  0 

Et  Jurera  perpe'tueiiement* 

Spirituelle,  immortelle ,  invijible  j 

Inénarrable  ,  6'  incompréhenfîhle  , 

Toute  par-tout ,  fans  ûccupauca  ^ 

Et  deffits  tout  j  fans  Umttanon  s 

Simple  fuhjlance  y  impajfible  y  immuable  ^ 

Et  pure  &  fainte  y  &  jujle  &  véritable  , 

Tout  eji  en  elle  ,  &  d'elle  auffi  tout  vient  'y 

Par  eUe  tout  y  &  tout  etié  fimekne  ,  &e, 

II  a  traduit  de  Grec  en  proie  Franç  nfu  ,  par  le  commindemenc 
du  Roi  François  I ,  Dialogue  de  Flacon ,  imttulé  Cricon»  ou^ 
de  ce  qu'on  doit  fiitc  >  imprimé  à  Paris  ,         par  Michel 
Vaicofiiii,  1547. 

^  L«  nom  de  cet  Evè^œ  étok  Pierre.  Voy.  La  Croix  du  Main«  ,  8c 
les  notes,  au  mot  Pibrki  Oovai  ,  Tom.  II ,  pag.  3  5  o  fiUv. 

PHILII3ERT  DE  VIENNE,  Champenois  ,  Avocat  en  la 
Cour  de  Parlement  h.  Pans ,  a  écrit  le  Philofophe  de  Cour.  Il  a 
traduit  du  Lacin  d  Erafme  ,  Sermon  Je  Jefus,  enfant  j  &c  fut  U 
fin  a  ajouté  le  combat  du  corps  &l  de  Telprit,  imprimé  à  Paris, 
in-t6.  par  Galiot  du  Pré,  1 542. 

PHILIBERTE  DE  FEURS  ,  Dame  Débours  &  de  la  Badie 
en  Mafconnois ,  ores  femme  du  Seigneur  de  Pifay  ,  a  écrit  les 
Soupirs  de  Viduité ,  conLcnant.cinq  cens  vers,  par  lefquels  elle 
plaint  &  déplore  fort  la  perte  du  fieur  du  Marteray  Jehan  de  la 
Baulme ,  de  la  maifon  de  Ferez  :  fe  réfout  enfin  fagement  de  peur 
d^oâfenfer  Dieu  ;  &  finalement  diftourc  fur  certaines  viiiuns 

Bbij 


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196     PHI  PHI 

qu^clles^imagine  lut  être  appanies.  Plus,  plufieursautrc^Poëdes 
que  j'ai  vu  écrites  k  la  main  cher  le  (ieur  de  la  Tsûlibniere.  Les 
Soupirs  de  Viduieé  commencent  ainfi  ; 

Mon  «Kur  j  furpris  J^unt  extrême  trijiejfc  , 

Faiil  j  ô  mon  Dieuj  qu'à  toy  ma  voixj'adrejji^ 

Te  fupppl'iant  n'avoir  à  iépla:Jlr ^ 

Si  ^  par  ces  vers^  faits  à  peu  de  io\fir  ^ 

Je  tâche  au  vray  d'exprimer  &^^rirt 

Ce  que  mon  cœun^Pîgéne  peut  dire^ 

Pu  'ifque  je  fuis  privée  de  celuy 

Qui  était  mien,  &  moy  feule  pour  luy  , 

Seuie pour  Ity  réfervet  &  chaire, 

Pour^  de  tous  points,  vivre  à  Jk  feum^t^c» 

£c  un  peu  après. 

'  Celle  tient  nom  d'une  prudence  &  fige , 
Qui  fi  l'honneur  écrit  fur  le  vifage. 

El  en  un  autre  lieu. 

Btant  pourveu  d'un  hon  entendement^ 
%  S'étoit  acquis  un  parfait  jugement 

En  Poêfie  >  h  accords  de  Mufiqultt 

Puifés  au  fond  de  la  Mathématique^ 
Bref,  il  étoïc  accomply  &  parfait^ 
Chacun  l'a  pu  connaître  par  effet  i  ' 
Car  s'il  voalo  'ufecommander  MféttfW 
Quelque  dfcours  de  férirnx  affn.ire  ^ 
Il  en  fortoit y  au  grand  eionncment 
De  qui  l'oyoït  plus  ententivement. 
Moy  donc  «  étant  kenreufement  réduite 
Sous  fon  pouvoir  par  fi  fige  pmarfoUe  « 
Jbty  ohéy  l'efpace  de  dix  ans  , 
'  jtveeqnes  Phenr  fs^ores  plus  je  n'atttm  : 

rai^mdi  piu^  de  voir  finir  ma  yie 
Pûr  ce  regret  j  qui  j  fâcheux  g  m'y  convie»  , 
Mais  de  quoy  fen  ce  injle  Icunenter? 
Le  Ctel  l'a  pris,  le  Cul  fe pent  vanter 
D'avoir  acquis  ^  en  fon  brillant  empire^ 
Un  afire  beau  ,  que  l'on  voirra  reluire  y 
Quand  Jupiter  j  rendant  le  temps  ferein  ^ 
Vmséra  ouvrir  fa  libérale  main 
A  MUS  humains  y  chaffant  par  les  orages 
Le  voile  objèur  des  vagabonds  nuages  t. 


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PHI  P  H  I  197 

TatuSs  que  mey  tkédvt  >  de  mes  pleurs  ^ 
Feray  pleuvoir  w»  mer  de  douleurs. 

Las  !  trop  &  trop  te  ren  force  ma  peine ^ 
Bien  quelle  foit  &  inutile  &  vaine  ; 
Mais  toute  femme  épnwKe  te  moyen  j 
Sien  qu'elle  ait  feu  qa^elU  ne  fert  en  rien  j 

Sinon  d'outrer  ^  à  fort  propre  dommage  ^ 

Les  actions  du  fcmimn  courage. 

Jamais  bon  coeur  ,  aymam  fans  fiSien  ^ 

Ne  peut  fouff'rir y  fans  démonfirathm  ^ 

Une  douleur  extrêmement  crue/le  y 

Comme  j'efereuve  j  &  la  puis  dire  telle  , 

Ayant  perdu  tout  i'e/jfoir  de  mon  miatx  ^ 

Comme  me:  cxur  rrriosane  par  mes  yeux. 

Or,  ay  jc  beau  me  jàther  &  me  plaindre  , 

Sans  toy  ,  mon  Dieu  , Je  ne  Jfauroy  rejlraindru 

L'ail  fontaineux,  nujj^lant  cette  humeur^ 

Qui  ne  permet  receler  ma  douleur. 

Je  te  pry  donc  j  donne-moy  patience  ; 

Je  Cay  ajfe^  ,  par  vraye  expérience , 

Reconnu  àm  en  autre  adverfité ;  * 
Ufe  envers  moy  de  telle  charité , 

Que  je  te  puijfe  encore  être  aeréable^  ^ 

Te  connoijfant  tout  bon  &  aénînAle  > 

A  celle  fin  qu'en  mes  plaintes  &  cris 

Je  ne  t'cffenfe  ,  &  moins  par  mes  écrits  y  &c. 

PHILIPPES  D'ALCRIPE  ,  ficur  de  Ncri  en  Verbos  (ton* 
ces  noms  font  fuppofés)  a  écrie  la  nouvelle  Fabrique  des  cxcel- 
lens  traits  de  la  Vérité  :  Livre  pour  tndter  les  reTveurSy  trides 

&  m éî;în coliques ,  à  vivre  de  plaifir;  imprimée  h  Paris ,  m- 16.  par 
Jean  de  Lail^rc ,  i  ^79.  c'dl  un  Livre  de  Contes  facétieux  & 
xempli  de  menionges 

^  V07.  La  Chqix  d9  Maiki  »  &  ks  noces ,  ta  mftme  Anicle  »  Tom.  Il» 
pag.  119. 

PHILIPPES  DES  AVENELLES  a  traduit  du  I  atin  de 
Darius  Tibeni,  le  premier  volume  de  l'Epitome  ou  Abrégé  des 
vîcs  de  cinquante-quatre  cxctllens  perfonnagcs,  tant  Grecs  que 
Romains,  mifes  au  parangon  Tune  de  l'autre;  extrait  du  Grec 
de  Plucarque  de  Cherooée  ^  imprimé  à  Paris >  m-^^.  par  PhiUpr 


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198     PHI  PHI 

pc«:  d*Anfiie  &  Richard  Breton,  1^58.  Il  a  traduit  auffi  des 
(iiftofres  d*Appjaii  Alexandrin ,  Auteur  Grec.  L'Ibérique ,  ott 
rEfpagnoIe,  &rAnnibaIeou  des  Exploits  d'Annibal,  Caccha* 
geois  y  en  Italie  ;  imprimées  avec  les  antres  Gaerres  d*Appian  , 
traduites  par  Seyflèl ,  à  Paris ,  (r»8^.  en  l'an  1 5  ^o. 

PHILIPPES  DU  BEC  %  Évéque  de  Nantes,  a  fait  &  mis 
par  écrit  une  Exhortation  Tur  le  Règlement  &  police  faits 
audit  lieu  ,  pour  l'cncretenement  des  pau  vres ,  au  Clergé,  No- 
bles, &  Bourgeois  de  ladite  ville  ^  xinpriaicc  à  Paris,  ïn-^^.  par 
Martin  le  Jeune ,  1 5  70. 

*  U  étoit  fils  de  Charles  Dubec  ,  Chevalier  de  l'Ordre  du  Roi ,  Vice- 
Atnîtal  de  France ,  &:  de  Madelaine  de  Beaiivillier.  C'eft  ce  Vice-Amiral ,  dont 
il  eft  parlé  au  Tom.  U  des  Mémoires  de  Cajleinau ,  pag.  459  ,  qui ,  d'un  coup 
de  Soleil ,  devint,  en  un  inftanr,  auflfi  noir  q  u'un  Ncgre,  fans  que  Ton  reint  aie 
jamais  repris  fa  couleur  naturelle.  Philippe  Dubcc  fac  fait  Evcauc  de  Vannes, 
en  1 5  5  9  ;  traïufëxé  à  l'Eyêdié  de  Nances,  en  1  $(^6  ;  noidmé  a  TArcbeviché 
de  Reims,  le  2  5  Juillet  1 5  94  ,  &  Commandeur  d»  TOrdre  du  S.  Efprit,  le  7 
Janvier  de  l'année  fuivante.  Mais  fes  Bnlles  ne  furent  expédiées  que  trois  ans 
après ,  à  caufe  des  difiérends  de  Henri  IV  avec  la  Cour  oc  Rome.  U  mourut 
à  Reims,  le  10  Javier  itfoj.â  auatre-vingt-UQ  ans.  Ona  imprimé  un  Recueil 
de  fe^  Sermons,  &  une  Traduâion  Fran^oife  du  Traité  des  Veuves  ^  par 
S.  Ambroife ,  Oa?cagM  dont  du  Verdicc  n'a  pa  parler,  puiiiqu'iU  a'oue pacu 
qu'en  1 5  ';<>. 

PHILIPPES  BEROALDE  *.  Voyez  François  Habert, 
Cat  UY  Ds  LA  Fontaine  «  Claude  de  Ponxovx  ,  Ci.ÈMENr 
Ma  ROT. 

* L«  Philippe  BtROAini',  dont  il  eft  quedion  dm?  cet  Article,  ef^  V Atv» 
CLcrif  né  à  Boulogne,  en  luiie  ,  le  7  Novembre  145  j  ,  &  more  dms  cette 
m^e  Ville  le  17  Joillec  1 50$ ,  dans  fa  dnqaante-unième  année  A  ;  1  (  s  avoir 
fait  fes  crudes  avecdillinc^ion,  il  vintà  Pans, où  11  enfcigna  les  Belles-Lettres 

f>encl.inr  quelque  temps  ;  mais  fes  Concitoyens  le  rappelèrent  dans  £a  patrie» 
'y  reçurent  avec  dillinclion ,  &  il  y  profelEi  les  Belles- Lettres  le  reftedeta  vie* 
On  lui  donna  les  dernières  marques  de  la  confidération  que  Ton  flvoic  pOUf  fbn 
ricrirc  ,  par  les  funérailles  folennelles  qu'on  lui  fit.  Tous  ceux  qui  ont  parlé 
de  lui  s'accordent  à  dire  cju'il  aimoic  la  uble,  le  jeu  avec jpaflîon ,  les  femmes 
avec  emportement ,  au  pomt  qu'il  làcrifioU  font  à  ta  iadsniâioti  de  fesdefiis; 
nuMSÎls  difent  en  même  temps,  que  c'étoicd'aiUearson  homme  fa^  &  rangé. 
On  fQOQwmi  dans  ces  eypc^ffions  cm  bienv«iUsjKe  ^  les  flottioanois 


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PHI  PHI 

ont  conftamment  les  uns  pour  les  autres  ;  ce  qu'il  y  a  de  plus  ctounant  , 
c'eftquô,  daiis  une  vie  alTez  courte  »  Philippe  Bér oalde  ait  eu  le  temps  d  ccrice 
&;  de  s'exercer  itvec  fuccès  fur  toutes  fortes  de  fujcts ,  8c  de  foîvre  tous  Ct* 
goûts.  Voy.  les  Mémoires  de  Ntceton,  Toffi.XXV,  où,  par  le  Catalogue 
de;  Ouvrages  de  Bésoalde ,  oii  iMM  que  toos  les  genres  «le  littérature  lui 

étoiciu  tjniiliers. 

PHiLIPPES  CAMUS  a  tranflaté  ,  à  la' requête  &  comman- 
clcment  de  Jean  de  Crouy  (îenr  de  Chimay  ,  l'Hifloire  ou  Roman 
de  Clamades  &c  h  belle  Ckrmonde  :  plus  le  Koman  d'Olivier 
de  Camille  *. 

Voy.  La  Croix  dv  Maiae,  H  les  notes, au  même  Article  »Tom.  II, 

pag.  iiç). 

PHILIPPES  CHRESTIEN  ,  Avocat  au  Parlement  de  Gre- 
noble ,  a  mis  par  écrit  plnfîeurs  Arrêts  notables,  donnes 
Cours  fouveraincs  de  t  rance  ,  &:  ès  Sièges Préfidiauxi imprimés 
à  Lyon,  in-^'\  par  Jean  Pidier,  1558, 

.  PHILIPPES,  (  MefTire  )  Duc  de  Cleves ,  Comte  de  k  Mar- 
che &  Seigneur  de  Raveilin ,  a  écrit  Indruâion  de  toutes 
manières  de  guerroyer ,  tant  par  terre  que  par  mer ,  &  des 
chofes  y  fervantes  ;  imprimée  à  Paris  ,  iit-S^.  par  Guillaume 
JMorel,  1580  *. 

*  Naudé  n'«  point  fait  raenrioo  de  cet  Ouvrage  dans  fon  Livre  de  Siudh 

Militari. 

PHILIPPES  DE  *  COMxMINES ,  Chevalier,  Seigneur  d^Ar- 
genton ,  a  écrit  les  Mémoires  fur  les  Faits  &  Gedes  de  Loys  XI 

&  de  Charles  VIII,  fon  fils,  Rois  de  France;  imprimés  en  plu- 
fieurs  formes  ,  &  divers  lieux  ,  par  divers  Libraires  ,  mcmc  à 
Paris,  in- fol.  par  Galiot  du  Pré,  iS5i«  ^  Lyon  ,  in- fol.  par  Jean 
de  Tournes ,  i  «559  ,  &  encore  à  Paris ,  par  Claude  Micard , 
in  iC.  l'^yo  &  i')76.  à  laquelle  édition  efl  ajoutée  une  Fpître 
de  Jean  SIcidan  ,  en  la  recommandation  de  PAuicur  ,  lequel 
SIeidan  a  traduit  aulii  de  notre  langage  François  au  Latin  ,  cette 
belle  Chronique  ou  Hifloire  du  Roi  Loys  XI ,  écrite  par  Com- 
mioes^  fon  ChambelUn ,  &  à  bon  dn»c  :  car  il  ne  (àiuroic  avoir 


loo      P  H  I  P  I 

choîfi  Hidorien  plus  véritable  que  le  C.eur  d'Argenton  ,  dont 
l'auvre  s'eH:  d*eile-inème  fendue  digne  d'être  prifée  autant  que 
tiNite  autre  des  plus  anciennes ,  ayant  mérité  d'avoir  été  bien 
▼ue  &  reçue  de  toutes  nations  :  même  l'Empereur  Charles  V , 
en  a  fait  telle  eflimc,  que  le  plus  fou  vent  il  tenoit  ce  Livre  entre 
lès  miîins ,  jufques  à*lc  mc^tre  la  plti-^  part  des  nuits  au  chevet  de 
fon  lit,  non  tant  feulement  pour  imiter  Alexandre  le  grand  qui 
en  faifoit  de  même  de  l'IIiadc  d'Homere  ,  que  pour  s'en  fervir 
ès  defTèins  &l  exploits  qu'il  avoit  à  faire,  &  pour  enfuivre  les 
faits  de  ce  grand  ,  accort  &  magnanime  Prince  &  Roi  très- 
Chrétien  Loys  XI ,  Ici'quel.s  il  y  remarquoit  comme  dans  un 
miroir ,  étudiant  là-de(7tjs  ,  afin  de  s'y  régler  ,  &  s'en  aider  & 
conduire,(èlon  lesoccurrences^en  (èmblablM  événemens.  Vrai  eft 
qu*icelui  de  Commines  écoit  un  Courtifan  qui  a  vécu  en  ufage 
de  parler  en  communication  d*ai£iires ,  $c  en  fréquentation  de 
peribnnes  hors  le  cravail'd'étnde.  Mais  THifloire  qu*il  a  écrite 
eft  grandement  louable  de  ce  qu'elle  efl  pure  &  nette ,  & ,  com^ 
me  Ton  croit»  véritable,  pour  ne  Tavoir  écrite  fur  Mémoires^  ou 
,  Avis  recherchés  ;  ains  pour  avoir  oui  &  vu  le  contenu  d*icelui. 
Les  liaifbns  &  les  compoHtionsdes  mots  font  du  tems ,  &  modef- 
tement  pris  &  en  faifon.  Aumoîns,  il  n'y  a  point  d'infoTence  de 
mots  nouveaux  &  étranges.  Auffi  vit-il  encore ,  &  vivra  au  gré 
&  contentement  de  tous,  en  foi  &  réputation.  Or  pour  autant 
que  la  vie  de  Philippes  de  Commines  ,  fera  amplement  décrite 
en  notre  nouvelle  profopographie  ,  je  n'en  ferai  autre  plus 
longue  mention  ,  fmon  d'ajoutçr  ici  fon  Épitaphe     Éloge  faits 
par  Pjcrrc  de  iionfard. 

ÉPITAPHE  de  Philippes  de  Commines, 
Entreparleurs,  le  PrétiCj  &  lePafTant. 

P//.  Otiflle  ejî  cetff  Df'rfje  ,  empreinte  en  cette yvoire , 
Qui  je  rompt  Us  cheveux  ,  &  tord  les  bras?  PRE.  i'Hi/ioire, 
Pjt»  Et  Poutre  t  qui ,  d'an  mltrifiement  dépité^ 

XMmente  à  ce  tombeau?  PRE.  La  Jîmph  Vc;  té. 
P  A.  Ne  !^t(}  point  mort  rcy  le  Romain  Titc-Ltve  ? 
i^Ji^,  S>ion  :  mais  bien  un  François  ^  dont  ia  mémoire  vive 


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.ir 


rP.HI  lUHil  *Ai 

Surpajfe  ce  Rdnuîn  ypoàr/fd^'oii'.egaltf'  ■     *    ,  •  * 

La  vérité  du  fait  avu  le  ieau  parler. 

P. 4.  Dy-moy  ce  corps  doué  de  tant  de  vertus  dines  ? 
PRE.  Phiiippes  futfon  nom  ^fon  furnom  de  Commines,  ' 
PAtFm-it pauvre t-ou  /U fut  de  hçjjk  race  yJJ'h?.  A 
PRE.  Il  fut  riche,  &  fi  fut  de  noble  fu^  connut  . 
PA.  Qu'a-t-il  écrit  y  dy-mo\  ?  PRE.  le  périÙèux  voyage 
Qui  Jit  Charles  à  Naple,&  la guern  &  l'outrée     i  ,• 

Qii*onlayfoàFanMMU^4Ldesm^iif*J?'^'fi*f^    i   ^ 

Les  combats  variés  eneontit  les  Anglais 
Bt  contKe  les  Bretons  ,    les  querelles  folles  i  ■  ' 

■  Jh  W0f  Princes  fauuurs  du  Comte  ieÇh^rroléiii  .  t:....,-^.  r  r 
•,£orfyue  Mars  ayili/t  de  la  prance  lelo^  j  ,  ...  ;  ,  /  ■  ' 
■Et  que  le  mont  TIery  lui  vir  tour  net  le  do"^.  .  '  '  '  -,  * 
PA.  Fut-il préfent  au  fait  j  ou  àia  s'il  l  oayt  dire  ?  '  '  l 
PRE,  Il fut  préfent  au  fait  y  &  Vtùtu  d'.efcrae,- 
Sinon  ce  qu'il  a  vu  :  ne  pour  Duc,  nep/fitr  Roy  3^  ,  -  ".f  J  t 
ïl  n'a  voûlu  trahir  de  rmjîoire  la  foy.        '  •  r    :  '  ^ 

PA.  De  quel  état  fut-il?  PR£f£>e  gouverner  les  Prinies  » 
£t^/ageiti»àitffkdeàr^â^^ 
u'ii.':'.^l^   A  l'honneur  de  fon  maître  y  ohptnt  i  travalUc^j     lî  ii  I'».'.'".':,  ' 
£e  guerrier  J  pour  fhn  maure  ûijliné  f  banquier.  i  "  ..t 

PjI.  Pour  avoir  joint  la  plurnt  enfemhle  avec  la  îaàee  > 
•■  t     Qu'eut-il  ^  Prejlre ,  dyrmoy  y  vouriUfOltTicompenfet 

PRE.  Ah  l  fiere  ingratitude  tu  eut  y  contre  raifont'' 
•■'     La  haine  de  fon  rha!trei&  éfùx  (Ms  dè  prifon.  « 
,>  •  •  JPA,  'Qm/^iiuitf«trjm>ft^tf  iPRE^iPhtlippes  ,  &  rote(âm 

Loys  y  Roy  des  François  y  &  le  Roy  Charl'  huitième  .  / 

Un  Duc,  &  deux  grands  Rcrs  s  ;  mais  eujfent-ils  encor 
Eté  y  plus  qu'ils /l'étoient^  riches  de  gens  J  &  d'or  i 
EufJ'ent-ils  ^rffy/te  m^UtU  U»  trope  t  ..    ..  ,  . 
Eu]fent-ils  tenu  fculs  Us  htidU  de  l'Europe»^       '  .  ' 
»•  ;    Si  fujfent'ils  péris^,  &■  leur  rwHmfttfi vain,  '  ' 

'j'.':iStin^l*¥rme  fitvtew^,de^.<^  ,  ,  o 

,,,  .  .    .  •  ^Qtû.vifs^hm's  du  tombeauyde  lamort  Usdfftvre»  ■ 
Et  y  mieux  qu'en  leur  vivant  y  les  fait  encore  vtvn*^ 
'      Or  toy  i  quiconque  fois  y  qui  t' enquêtes  ainjt  y  ^  '  ~ 

Si  eu  n'as  plus  que  faire  en  cette  Eglife  icy  y  .  !  r:   *  ;  •  •  l 

.  Retoitrae  en  ta  maifon  «  &  conte  à  tes  fils  coaunjf^  •  - 
'  Tu  as  vu  le  tombeau  du  premier  Gentilhomme  V 

'•  '         Qui,  d'un  cceur  vertueux  yfit  à  la  Frqtùie  voir       '  ^.  ,  . 

^'[j.jQiidc^^hàttrieârdtjài^  '  ' 

0  trépaifâ  Tan  1509  ,  6c  de  (bn  âge  ,  le  64*  ;  Àitenteiré 

JSlBUQTH.  F&AK.  Tom.  V. Du  VfiiLD,  Zo/71.  Ç  6 


ii<s%    an  H I 

rÉgUre  des  Augudins  ï'Piïîs",  ^Rs  là  Chèpelle  qu'il  y  avoitfâît 
hmr ,  en  laquelle  ed  toSi  effigie  &  4e  fa  fènune  Hélène  de 
Chamiys ,  iiTue  <lc($.Cqimc;  de  Ij^pn^o^cati,  d^Ânjou ,  &  auifi  de 
Jeanne  de  Goinimnes ,  fii  vfillt  >  uqu»  fiie'  f«minft  tfu  Comte  de 
•  Poinaievre  *;       ^v"'         V      '  " 

'l' Voy.  La  GkOM  »v4«iAt  H  S  ,  ^  iet  JKicis  *te'ilioKPBiUms 

»6COMMINBS,TM|t.ll,flf(.ft)Oft&)l.  •»  <. 

PHILIPPES  L£  FRANQ>  Ar4«oow,  n iefit  Apologie  con- 
tre certain  Ddftotftj^-éÀir  f^a»  le  non- idvi  ^VB  Généraux  de» 
Pays-bas ,  par  laailflîrtenc  i^^^  fés'càVillatîoiis  $c  im- 
poftures  du^jjc  OiJ(ëott(s;'àvec  libll^  d^  ce  qui  s*e(l 

paile  dès  l'arrivÀ  dtt  ÊMic  Ùôin  Jcal»  d'Auftifit»  efdits  pays; 
imprimée  1575^',  ftW  R*M  de  licti  tli  d*îil^|>Hffl.eui*  :  &  le  titre 
dudit.pif(:wçs.,^j  Jtc1  ;  5^^^  jûHês  caufes  ôc 

raifons  qui  onp  ^ontfiiiitf^^es -.États  GeDéraax  des  Pays-bas  de 
pourvoir  à  Jeur^iéfenfè  ,  contre  le  (leur  Jéan  d'Au^nç;  imprimé 
en  Anvers^  ift.^^,  pwt  Guil)uimè$ylvitt$  k'.x  5774, 

Vmn^pSS^l!>$ft^SSm:ES,ptiâ  Médedne ,  l 
Paris ^  a  écrit *]ii|rp<iîi^l^îre  pour  paVvemI'  i  la  vnie  connoii^ 
iànce  de  fa  Chirargift  râticttiettevi  tinpriniee'  à  fM\  il^8**.  par 
Michel Fez'âhdac,  t^j^;.'^ "  •  ^  ; 

PHILIPPES  DE  MAIZIERES  ,  Chevalier  Chancelier  de 
Chypre,  a  comporé  eh  râfî  1397 ,^ûri  fort  gros  Volume  intitulé 
le  Songe  du  vieifpçJçi^f^Va^reilaiv  ^  blanc  faulcon ,  pèlerin  au 
bec  &  pieds  dorés  y  lîm  paV  nibn>rlif8>  en  cent  qQaMmte-quatre 
cliapitres  :  écfit  en  ptnl^  fiir^^  p^^  èt  k  Librmru  de 

Monfitur  (TVifé^Sui^U  fiii  diiàit  1Ai(tc  Ibiit  les  paroles  qui  sVn» 
foivenr.  •  »  •         .  ...... 

[C7  finit  le  Livre,  appelé  té  ^on^^a  ^éSff'fl^n^acfré^nciHiblanc  Faacon, 

tyaîu  bec  5i  pied*^  d^  rcs  ,  leqiîVr iLivre  a  compofé  ^Tan  i  397,  un  rrc-s-fagc  & 
Catholique  Chevalier ,  CUaa'cèficr 'Jp  Chipre  ,  liommé  Meffire  Philippe  de 
Maifîeres,  lequel  prcn^créinem  rervîc'le  Pape  (jrcgoire  XI^,  &  «depuis  l'appela 


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la  i^ande  prudence  Se  prend'hommie  qujil  avoit  en  lai  ,rofnmit; ,  plus  qu'i 
autre  ,  le  gouvcrncinenc  de  fon  RoyauilÉe.  Ce'nonob(Unc ,  itdk  ChéVAnef^. 
voyant  oiie  très-pérUloiflflimiiè^lArft  friir  ^  f^vA  êù  UoaA  8e  parmi  ' 

les  mondains  ,  &  p.u  fpâ^i^^  Cour,  après  plullcurs  requctLS &  longue  iiBr 

ercunicé,  obtint  cuv^i  de  fon  Seigneurie  \Lucrj,  (^IuiIl-.  V,  de  lailferla 
}4t  Se  le  monde  ,  6c  tjiu'nr  lieu  folicaire  ,  autjucl  il  pût  ufcr ,     d.-ni  jurant 
de  k  vie,  â  mieux  8c  pUis  sùreiiM^'lèr#if IDiëu,  Se  Ion  tétii»  GheviRe^^ 
choiiic  l'Hôtel  des  CcleUiiis  à  P.iris ,  «S:  là  il  fit  édifier  logis  i?c  hibiraîion  con.-» 
vcnable  à  la  vie  &  çtac  (ju'il  deliroit  ipcner  i  6c  incontinuiu  avec  djux  Cleccs  • 
tant  feuleinenc  fe  reciaiten  ladite  maKbn,  en  laqu.ile  il  a  demeuré  avec 
lenlktRîsHgieux ,  parhsi^acede  vingt-cinq  ans,ouêniriibnv  jafqu'à la  mort , 
làa|t jamais  en  vouloir  partir.  Mai«,pour  fa  grande  proVi«nbe>  ledit  Roi 
^^ijrent  le  venpit  vpii: ,  Se  ctoit  feul  avec  Uii  trv>is  ou  qn,itre  hçijr^  ,  pour 
opn^cer  les  affaires  d<î  Coh  Royaume  Sç  d«^  Con  peygle ,  ne  jayiiajis^  tant  qu'il; 
«^quit,  n'eût  prif  ^qc^iclurion  en  aucu»e  fidSMlif^fMI^  pef- 
lonne  &  Royaiimo,  ou  la  chofe  publique ,  que  preinièremenr  il  n'eût  eu  le 
confeil  Ôc  ouiiiion  dudit  Chevalier.  Et  Ci  ledit  Roi  ctoit  k  l'aris ,  au  bois  de 
yincenne ,  1 Germain  en  Laye,  à  Mc;lun  *  ou  à  Meaux ,  il  m3me  venpit 
en  pîrfonnc  vers  ledit  Chovalier  ,  en  (pp  logis  des  Ccbftlns  t  pour  mieux 
Copférer  avec  lui  ^  «?c  quand  ledit  Roi  étoit  fort  loin  de  Paris ,  il  envoyoit  Ces 
a|tai|:es  pac  écrit  audit  Chevalier,  Se  ledit  Chevalier  lui  renvoyoit  par  écrit 
fon. avis.  Repofe  le  corps  dudit  Chevalier ,  au  Chapitre  defdits  Ccleftins  4eû 
Paris  ,  auquel  lieu  ledit  Chevalier,  en  fa  vi;  ,  fitptuûeurs  biens  Se  édifices, 
&,  entre  les  autrci  chofes ,  rit  faire  une  très-belle  petite  Chapelle ,  Se  à  côté 
U^Çiternç,à/Ut^^0j4«  Yenf^P*oÙfcpKud.U^^  efi>u,^p(^urJ|i^sul9dei 
«jil.P^i;  ^  tîJ .  '^fiZMÙ-i  ;î^  f  i.  tHiiM^ST  h  lâJJtîîc  -n>.*tj  rtiv'  IV, 

'  Ceux  qui  ont  cru  ipii  11  Tiwi^i  iÉiiiiiiifVi|[iiiiiliiiiltri  mftnièi^MilB^oiV^ 
du  l'herser ,  font  réfutés  par  la  différence  du  titre  de  ces  deux  Ouvrages  ,  flBt 
par  celle  du  temps  de  leur  compotition.  Le  Songe  du,  vieil  Pëkrin  fut ,  feloQ» 
tamnarane  île  Ua  Verdier ,  conpoTé  en  i  j  97,.  oc  ce  Ait  vtllg^croitall•  aapa- 
tavanr,  (avoir,  en  1374^  qu'on  veue  que,  par  ordre  de  Charles  V,  le  Songt' 
du  y zrger  ait  été  fiùx.  Vojess  nta  nbce  ùa  miUtr,  Tom.  li ,  pag.  j  x.  (M.  di- 
lA  Monnoye). 

•  PHILIPPES  MELANCHTHON  *.  De  la Puiffance  &  Auto- 
rité de  rEglif<;,&  comment,  fans  la  parole  de  Dieu ,  elle  ne  peuc 
être  connue  :  Auteur  Philippes  Melanchtbon  ,  &  traduit  de 
Ijitin  en  François  \  iniprimé  à, Genève,  ifn-i<?.  l*an  1^50. 
Çenfari.  Antichefe  des  articles' dfr  U>Doârifie  Ëyangilique  6c- 
Papifiique,  compqrée  cUdevanc  par-  Philippes  Melanchtbon, 
ini(è  de  Latin  en  François  ;  impriméef  à  Lyon  ,  in-itf.  par  Be- 
Hoid  nigaud  I  15^.  Réprouvée.  La  Vie  de  Martin  Luthe  ^ 

Cçij 


*04'    P  H  I        ^  PHI 

traduite  du  Xatin  de  Melancïtiion ,  imprimée  fous  le  titre  de 
Hiftoire  des  Vies  &  Faits  âé  trois  cxcellens  perfonnages ,  Mar* 
tin  Luther  s  Jean  (Ecokmpade  &  Huidrik  Zuingle  ,  à  Lyon , 
ftt-ié.  pâr  Jean  Saugrain  ,  1 Réprouvée» Chtoniqué  éeïïiù 
toireuniverfelle  de  Je^n  Cari  on  «  augmentée  amplement,  expofêe 
&  enrichie  de  diverfes  Hilluires,  tant  Eccléfiartiques  que  poli- 
tiques, anciennes  &  modernes  ,  par  Philippes  Mdanchthon  & 
Gafpar  Pcucer;  &  réduite  en  cinq  Livres,  rraduirs  de  Larin  en  - 
François  par  S.  G.  S.  imprimée  i«-8".  par  Jean  JBerjon  ,  1 579, 

*  Philippe  Mclanchthori  ,  célèbre  Théologien  ,  Se  l'un  des  plus  favans 
hommes  cie  Ion  lîccie ,  na<^ujt  à  Bretten , dans  le  Palatinat  du  Rhin,  le  16 
Février  i^^%Ce  fut  le  pluspaifible ,  le  pliw  modefte  le  plus  doux  de  cous 
les  ProTcllans.  îl  ne  tint  pa?  à  lui  que  L  réunion  des  Proteftans  d'Allemagne 
avec  les  Cathohques  ne  le  fît.  1!  haïfîbtr  les  difpiites  de  Religion  ,  il  croyoit 
^oe  l'on  pouvôit  taire  fon  faluc  dans  la  Communion  Romaine.  On  ne  conçoit 
l^.^urqùoi  il  ctoit  lî  vivement  arrache  à  la  SeOSsde  Luther.  Bien  des  genj^ 
ont  cru  nue  fon  iiicev:iri.ulc  fur  les  dogmes  'difFcrens ,  venoit  de  ce  qu'il  vn-jlnlc' 
tout  expliquer  par  l^s  lumières  de  la  raifoit.  Se  que,  de  cette  incertitude,  il 
était  pafR  à  rindiflTétence  >  fuite  de  11  douceur  de  fon  caraâère.  Cependant  il 
mourut  à  Wùremberg,  le  1 9  Avril  1 5  60 ,  dans  fa  64'  année ,  8c  vit». d'un  ceil 
tranquille  ,  le  tombeau  s'ouvrir  devant  lui  ,  dans  l'efpérance  que  tous  fc* 
doutes  feroicnc  levés  dans  uneautr«vie,  où  rcgneroit  une  paix  parfaite .  fiC 
où  I  on  n'auroit  rien  à  redouter  de  la  fureur  des  EnchoUfisiftes;  If  èfR  ûm'Jk' 
juger  deTclprir  trindifFérencé  qui  aninioifc  Meianchthon  »  par  la  réponfe  qu'il 
mère  Catholique  ,  Se  qui  l'inrerroffenit  fur  cequ'il  ralloit  qu'elle  crut, 
an  milieu  de  tant  de  difpuces  :  Conunuei  »  du -il,  de  croire  ô  de  prier  ^ 
tomme  vous  aye^  fait  jufqu'à  préfent ,  &  ne  vous  Iaijfe\  point  troubler  par  le. 
conflit  des  difputes  de  Religion.  Cet  homme ,  fi  eAimable  à  bien  des  égards ,  & 
liiayant,ayoit  uoe  crédulitpviaimcncpaénte pour  les  Prodiges ,  l'Ail tologie 
Jndicisire  &  les  fonges.  On  peur  conhilter  fa  vie,  écrite  en  Latin  par  Joa-. 
chim  Camerarius.  On  trouvera  un  bel  éloge,  de  Melanchthon  ,  à  la  fin  du 
XXVP  T  ivre  àtVmfloht  de  M.  deThou  ^  des  détails  fur  fa  vie,  5:  le  Ca- 
talopue  de  fes  Ouvrages  ,  dans  les  Additions  de  Teillier,  Se  les  jugcmens 
qu'on  a  portés  de  fes  Ecrits;  dans  le  Litre  dé  Pope  Blount  ,  intitulé  Ctnfiira.  - 
Autorum  celeh.  (  pag.  4J4)-  On  fait  que  fon  nom  de  ^iXoAh  ^  Stwarfcrdt  j; 
%mfie  en  Allemand  Terre- noire  y  Se  que  ReucHlin  ,  fon  oncle  paternel ,  le' 
Inifitchangcr  pour  celui  à&  MéUnchihoa ^  qui, en  Grec, a  la  même  fignilica- 
tton.  Reucblio  lui-même ,  dont  le  nom ,  e\\  Allemand ,  fignifie  Fumée ,  avoit 
p.-îreil!emenr  rr.idiiit  fon  nom  en  Grec,  &  s'étoii  apptl  '  C^pmcn.  Mélanchrhon. 
a  aulh  traduit  foa  nom  en  Italien.:  Mejfer  Philippo  di  Terra  nera.  On  le  voit 
aioft i  h  i&te  de  fc4  IiWC«»flt«)M;Celuide- A/<;^/i<:A/A<?/i  a  prévalu  J &  c'eft 


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PHI  PHI  xoj 

le  feul  fous  lequel  ce  Smnt  foît  aujourd'hui  cité.  Selon  k  Popeliniere  ,  lorf- 
que  Carion  prcfenca  les  premiers  rraits  de  fa  Chronique  à  fon  m.iîrrc  Mc- 
lanchthon ,  pour  les  voir  y  y  ajouter  ^  y  corriger  à  fon  pldifvr  ,  d  Us  raya  tous 
d'un  feul  trait  j  &  les  refit  toutes  ntntvelles  ;  mais  j  par  une  tÛbomàinté  natU' 
relie  ,  lui  permit  de  les  imprimer  fous  fon  nom.  La  Traduftion  Fcançoife  de 
cet  Ouvrage ,  citée  par  du  Verdier  ,  eft  Aç  Simon  Gouian  ,  Seni^n.  C'«ft 
le  nom  que  dcligncnr  ces  rrois  lettres  S.  G.  S. 

■  *  Les  yies  de  Luther ,  d' Œcolompade  ôc  de  Zuingle  ,  attribuées  ici  à  Mé- 
landuhon ,  ne  font  pa5  de  lui  -,  ce  Ibnc  les  Lil»aire$ ,  qui ,  pour  mieux  les 
veudxe ,  les  délû^enc  rous  (bn  nom.  (  M.  ds  la  Momnovi  ). 

<  PHILIPPES  D£  MORNÂY  »  fieur  du  Pieffis  Marly,  a  ecrk 
catcellencDiicours  de  la  vie  &  de  la  porCj  imprimé  \  lafàhnnt^ 
i«-8®.  1576.  &  à  Paris ,  i/i-ié.  par  Charles  Perier»  1580.  De 
la  Vérité  de  ta  Religion  Chrétienne  »  contre  les  Athées  ,  Epi- 
curiens, Payens  ,  MahumédiUes  &  autres  Infidèle  i  imprimée 
en  AnverS>  par  Chrillophle  Pkncin,  1581,  &  depuis 

ailleurs  par  autres  ,  în-9,°.  &  w-t6.  &  contient  trente-quatre 
très  da.les  chapitres.  Traité  de  l'Églife  ,  auquel  font  dirputces 
les  principales  quellions  qui  ont  été  mues  furxre  point,  en  notre 
temps;  imprimé  à  la  Rochelle,  /'«-S**,  par  Pierre  Hautain, 
1581.  Colv'nnjue,  Les  Méditations  de  Hiérome  Savonarole,  fur 
les  Pfciumcs ,  cradiiitcs  en  François,  par  l'hilippcs  de  iMonuy  j 
imprimées  aParis,  m-16.  par  Guillaume  Auvray,  1584.*   '  '* 

^Voy.  La  Croix  du  Mainb,  &  les  notes  »  fur  cet  Article,  Tom.  Il, 
j»g.  i;^  &  fuir.. 

PHILIPPES  DE  PAS  *  a  recueilli  &  fait  imprimer  les  Poë- 

jnes  Chrétiens  de  B,  de  Montmeia  »k  autres  di\  ers  Auteurs. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  ôc  les  noces  ,  au  mot  Philippbs  de 
PARiSjToin.  II ,  pag.  ijy.  •  ' 

PHILIPPES  DES  PORTES ,  natif  de  Chartres,  en  Beauffe, 
a  écrit  deux  Livres  des  Amours  de. Diane,  dont  le  premier 
contient  cinquante- Ifèpt  Sonnets  ;  Complaintes  ;  Stances  ;  Châh- 
ibns  \  Dialogues;' Gif anc  d^Aniiour  ;  Procès  contre  Amour,  ati 
fiége  de  la  Raifon  ;  Contr'Amour  :  ii  le  (ècond  ,  qiiârante^îmte 
Sonnets  »  Cbaniona^  Prière  m  ibmmeiii  Baifèr^.  Contre  une 


io6     P  H  I  PHI 

nuit  trop  claire;  Ode  ;  d«  la  Jaloufie  ;  Élcgle;  Torabeau  d'A-  - 
mour  ;  Rimes  tierces  :  plus  un  Livre  de  Mélanges  :  un  autre 
Livre  des  Amours  d'Hippolite,  contenant  foixante-un  Sonnetsj 
ChanÇons  ;  Coaiplaincci ,  du  Cours  de  l'An  ;  Stances;  Elégies 
feizc.  Uo  Li\crc  d'Imitations  de  l'Ariolle  ,  à  lavoir  Roland 
furieux  ;  ta  more  de  Rodomonc,  &  fâ  descente  aux  enfers ,  parûa 
imitée  de  TAriofte,  partie  de  l'invention  de  l'Auteur;  Com- 
plainte deBradamanc;  Angélique;  impriméaàParis,  10-4^.  par 
Robert  Eftîenne  le  fils  ,  1573*  Il  avoit  écrie  auparavant  une' 
Satyre  contre  un  Tréfôrier ,  commençant  ainfi ,  Mf  mifirabU^ 
&c*  Ses  vers  fe  font  trouvés  fi  agréables^  pow  railbn  de  ladour^ 
ceordo  (bn  ftyle  j  qu'ils  Tone  fait  admettre  »  pac  la  voix  de  tous , 
au  rang  des  premiers  PotHes  François,  tant  bien  il  a  fu  imice^. 
les  meilleurs  Poètes  Italiens ,  comme  fera  facile  juger  1  quicoor 
que  voudra  conférer  le  Sonoec  de  Pétrarque  qui  commeoce» 

Au  vingt- iixîime.  des  contenus ,  çn  («s.  Amours  d*Hippoli,te  « 
commençant; 

f  À  mour  (n  même  injlant  m'aiguillonne  &  m'arrête, 

Commç  awiTi  celui  de  Jean  de  la  Café  : 
l.      Çmi  çhf  *U  vxfm  te  imtri.e  ere/ci  j 

Que  des  Portes  a  craduit^ntièremoïc;  &  uoantre  de  JëanMoi^ 
UQnlip.qtti,dit;      "  .  '.-^  . 

I  Mentre  ifuperbi  tctd  iufêmà'pime ^  ^ 

^'Auquel  il  donne  tel  commencement  ; 

1  '  Durant  qu'mfea  tratt  totae  Rome Jàccage  j 

Un  dç  Guidiccion  pris  tout  entier ,  à  favoir , 
f     Vuî'  pigra  e  grave  Jônno  oue  Jè^o/t(i^  &c. 

JVçodu  ainfi: 

^   Pnfia/mtU  fui.u  ef^Us  yeux  &  U  pe/ffif  ^  Stç, 


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PHI  PHI  Z07 

De  Molsa  ceflui-ci, 

Signor  ft  mir'i  à  le  patate  offtfe.  " 
Xoac  pareil  à  ccc  autre , 

Hélas  Ifi  m  frvu  garde  aux  erreurs  qke  J'ay  faites, 

Du  Copeca  j  celui  qui  commence  » 

Qàamar  è^uo  *  JU>  àaAjlpâteû» 

A  cetuj-dy  \ 

Ji^tTa  s'il  ejl  vray  que  tu  fuffe  ianutrtax*  < 

De  Sannazar  cet  Epigfammé  , 

QuAÛtat  hue  tllucj  rajitam  Jibi  CypTia  hatum^  &€. 

Imice'  ainfi  \ 

Vénus  cherche  [on  fils  ,  Vénus  toute  en  ooUre^ 

J>u  mémç  Saana^ar  cec  autre  en  vulgaire, 

'Pris  tout  entier  fitr  dèé  Pbrtèk  ^  U  dont  te  même  comihèhce- 
•mërit^  dit 

'  ÊeAn  iJttiitiii^Ujeiihèùiâààeau 

Du  Bériiia  lés  (lances  dé  la  chaflè 

Noi  Jîamo  o  belle  donne  cacciatofi  ^ 
Miniftri  e  Jcrifi  à  l'amorofa  dea. 

fl  Et  ainfi  plufieurs  autres.  D'abondant  (à  perfonnc  s'ed  trouvée 
pourvue  Je  û  bonnes  façons  &  conditions,  que  s'écanc  rendu 
aimable  au  Roi,  lequel  îî  accompagna  en  Pologne ,  il  efl  parvenu 
de  bas  lieu  &  de  peu  de  moyens ,  en  dignité  &  amples  tacultes 
de  biens,  le  Roi  lui  ayant  donne  les  Abbayes  de  Ju(aphat  &  de 
Tyron,au  Diocèfe  de  Chartres,  &  près  de  ladite  ville  d*où  il  cfl 
cfl  natif  :  tellement  qu'il  a  maintenant  de  cinq  à  fix  mille  écus 
de  rente  &l  bon  revenu,  (jue  Dicu  lui  gard  »k  l'accroifïè.  Et  ii'a.- 
t-il  pas  eu  CCS  bénéfices  par  vacance  ou  mort  des  Abbés  :  aios 
par  lâ  réfîgnation  qu'ils  en  ont  dûte,  entre  tes  mtàûfs  de  Sà  Maje/l^, 
^ai  leur  a  donné  récon^enlë  plus  grande  ,  afin  de  !é  pé\itir<St 


io8     P  H  I  PHI 

fclofi  fon  dcfir.  De  même  le  grand  Ro1  François  I  de  ce  nom , 
récompcnfoit  les  hommes  doâes  fclon  leurs  mérites.  AufTi  en 
cft  rcftée  la  gloire  plus  grande,  &  en  fera-t-il  renomme  à  toijc 
jamais.  Et  à  ce  propos,  il  me  fouvient  d'un  Dix.iin  bien  trouflc, 
que  Mellin  de  liunc  Codais  fît,  ayant  eu  duKoiune  Abbaye , en 
ion  ablèncei  que  je  mettrai  ici  :  /  '  . 

Fortune  &  moy  ,  &  îe  Koy  plus  parfaïO^ 

Avons  long-temps  débatu  une  affaire  , 

Lequel  de  nous  jf  aurait  mieux  en  effet  j 

Aloy  demamUr^  &  loy  préfent  meftift^' 

Ou  la  fortune  empêcher  le  parfaire  ;  •  ' 

Et  fans  douter  fortune  avait  le  pris  , 

Si  U  grand  Roy  n'eufl  elle  jSf  moy  furpris  ,  i 

En  prévenant  fon  guet  &  mes  n^m^^»  •    -      •  r 

Un  Roi  qui  a  far  fortune  entrepris  j 

EJl  bien  cciiui.fl  de  plus  grandes  conquejîcs. 

Le  même  Roi  François  fit  bien  davantage ,  lorfqne  voyageant 
par  Ion  Royaume, étant  entre  un  peu  devant  l'heure  de  Vêpres, 
dans  une  Lglife,  comme  quelqu'un  qui  avoit  couru  la  podeyiui 
demanda,  en  don,  un  bénéfice  de  collation  royale,  vacant  parle 
décès  du  PofîefTeur  d*icelui , &  que  le  Roi  à  l'inflant  vit,  en  l'un 
des  coins  du  Chœur,  un  pauvre  Prctre  qui  dormoit,après  l'avoir 
iktc  éveiller,  lui  donna  le  bénéfice,  pour  lequel  l*aacte,'^  Force  dë 
courir  par  plnfieurs  journées,  s*écott  mis  en  péril  dé  tt  rompre 
le  col  ^  &  çommapda  lettres  lui  en  être  expédiées ,  dt(ànc ,  qu'il 
vouloit  en  çec  endroit»  faire  trouver  véritable  le  provebé  qui  dit. 
Qu'à  aucuns  les  biens  viennent  en  dormant.  Ceux  à  qui  j'en  ai  oui 
ifàire  le  récit ,  dignes  &  notables  perfonnages,  difoient  cela  être 
Advenu  dans  TEglife  notre  Dame  de  Clery  Ce  it'ed  donc  dé 
merveille  fi  notre  Roi  à  préfent  régnant,  comme  vrai  imitateur 
de  Tes  Avenx  ,  exerce  libérrîlité  (vertu  propre  aux  Rois)  envers 
ceux  qui  bien  méritent  des  lettres.  . 

'  Le  Conte  qu'à  la  fin  de  cet  Aiticle  du  Verdîer  fait  d'un  bénéfice ,  donné^ 
par  François  I ,  à  an  Prêtre ,  qui  dortnoit  dans  un  coin  de  i'Eglife  de  Notre- 
Ptttte  de  Gléû  »  fe  fait  d'ordinaire  »  &  plus  TzaifèniUabiemeiit ,  de  Lonis  XI  > 
qu'en  Dût  tnroir  eu  gctnd^  d^otio»  i  Npne-XHune  dç  CMn.    Voy.  La 


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PHI  P  HI  1 

Croîx  du  Mains  ,  &  les  notes  »  an  moc  PatLim  Wtt  PoazM»  Topi. 
fag.  i|j&fttiv.  (M.delaMonkoye). 

Au  premier  Livre  des  Amours  de  Diane. 
Procès  contre  Amour  au  liège  de  la  RaifoiL 

[  Chargé  du  défefpoir  qtû  tmuUe  mû,  pa^» 

JSntre  mille  douleurs  ,  dont  mon  ame  ejt  prejjee 
Par  la  rigueur  d'Amour  y  dans-fa  rude  prij'on, 
.  Un  jour  ne  pouvant  plus  Jupporter  fis  (ûarmts^ 
Ayant  f«ùl&U  cmrgros  d'ennuis  &  de  iomu  t 
Je  le  fis  convenir  au  fi^ge  de  Raifoa. 

Là  je  me  préfeataifi  défait  du  v  'tfaee  , 
Que  ,  s*ii  n'eAe  n  U  atur  éPtme  kieg  jauvage  ^ 
Jt  powiAs  l'émouvoir  &  le  rmift  adouà  : 
Lors  tour  pâle  &  tremblant ^  avec  la  contenance 
D'un  pauvre  criminel  j  qui  attend  fa  j'entence^ 
Pédant  à  ta  Kcàfim  »  je  me  fuis  plaint  tùs^t 
Roine  y  qui  tiens  en  nous  la  divine  partie 
Qui  nous  ramène  auCitl ,  lieu  dont  tu  es  foriU  « 
Contre  cet  inhumain  je  me  viens  lamenter  : 
Las  !  fi  tu  peux,  Raifon,  donne-moy  lapi^iaiC€ 
D'échapper  librement  de  fcn  obfijfance , 
Piùfqu  il  ne  prend pla^fir  -^'à  mfi  voir  tourmenter» 

Sur  J* Avril  gnuiew  de  ma  tendre  jeunejfe  j 
iQiW  j'igm>rtns  eacor'  que  c'étoit  de  trifiefie  , 
Et  que  mon  pied  voloit  quand  &  ma  volonté ^ 
'  Ce  tyran  que  tu  vois  j  jaloux  de  ma  franckife  , 
Me^uaiude  éeaxbeauityeux  fa  enulte  entreprife^ 
Avec  un  doux  accueil  deceut  ma  liberté. 

Mais  qui  fe  fût  gardé  de  fe  !d:fcr  furprendre. 
Et  qui  j  de  J'on  bon  gréj  ne  fe  jut  venu  rendre  j 
Foyant  avecques  btk  tant  de  douées  kemué»  f 
Qui  ne  fe  fût  promis  un  bienheureux  voyage , 
Ayant  la  mer  paifible ,  étant  près  du  rivage. 
Et  les  petits  Zéphirs  foufflant  de  toue  eôtdt} 

Il  Je  montrou  à  moy  furttmt  antre  amiable  3 
line  me  fa  fou  voir  qu'un  printemps  defirable  j 
Son  vifage  etoit  douXj  doux  étoient  fes  propos  j 
Et  tml  qui  rteelek  tous  les  trMts  de  fa  troujfe^ 
Me  perfa  Pe/hmaeh  ^une  façon  fi  douée. 
Que  j'eftimois  ma  peine  un  dcfirî  repos. 

Mais  il  ne  dura  guière  en  cette  douce  forte  j 
S  tofi  jque  mon  ceeur  M  eut  ouvert  îa  poife  , 

BiBuor.  Fran.  Tofli.  F*.  Vv  Yekd,  Totk  jii,     D  d 


xio    PHI  PHI 

•         Et  <pic  mes  fens  craintifs  eurent  re^n  fa  loi , 
//  dépouilla,  foudain  fa  feinte  couverture  , 
KFtnfeïgnant  mon  erreur  ^mmr  fut  owmvt 
Av^  légèrement  à  un  plus  graod  que  moi» 

Jl  trouhta  mon  efprit  d'une  guerre  immortelle  ^ 
Il  émeut  mes  penfers  ,  il  Us  mit  en  querelle  ^ 
Et  fit  i  pour  me  toiser  tit  éterttet 

De  mon  coeur  fon  joumeau  ,  fes  charbons  de  mes  veines  ^ 
Mes  poulmons  fes  foufflets  y  de  mes  yeux  fes  fontaine*  ^ 
Qui  tfans  jamais  tarir  ^  coulent  incejjamment. 
IlèaimtmespU^fin  ,  &  teur  donm  la  fuite. 

Dont  le  libre  repos  j  qur  j'avots  à  ma  fiùtey 
M  'abandonna  foudain  ^  de  frayeur  tout  Jkrprisj 
Le  travail  print  fa  place  ^&  la  trijlejfe  extrême  , 
Les  veilles  . j  tes  foucis  y  le  mépris  de  foy-même. 
Qui  ne  m'ont  point  hztfj'é  depuis  cjue  je  fus  pris» 

Je  quittai  eoutfoudam  ce  qui  me  foulait  plaire  ^ 
Ma  fafOH  reehangea  ,  je  devins  fôUtaire  ^ 
Je  portai  bas  ksyeux ,  le  vifage  &  h  ffou. 
J'entretins  mon  amour  d'une  ejpérance  vaine  y 
Je  difcourus  tout  Jeui      moy-mcme  pris  peine 
De  mmnir  les  émdeurs  que  deux  beaux  yeux  me  fout» 

Je  mourus  dedans  tooy  ,  penfant  trouver  tua  Ifi* 
Au  coeur  de  la  Beauté  qui  me  l'avoit  ravie; 
Mais  d^tt  'u  je  n'ai  pu  ,  dont  j'ai  fouffert  la  mort  ^ 
Et fi  je  femht*  vif^  las  !  tte  r«A  émerveille  , 
Ce  ^'riirt  f^r'tr  fn  moy  cette  e'trange  merveille  y 
Pour  montrer  clairement  qu'il  efi  puiffaat  &  fort, 

//  me  fait  voir  affc^  éatons  faits  admtnHes  > 
Rentamaittffcmseeffer,  mes  piayes  incurables  y 
Brûlant  mon  trijle  cœur  y  fans  qu'il  foit  conjommé  ^ 
Me  donnant  j,  pour  repas  ,  le  venin  qui  me  tue  , 
£t  faifant  que  mon  feu  deétatts  teau  amàtme  > 
Sans  que  >  pour  tant  de  pleurs  y  il  foit  moins  allumé,. 

Il  croit  de  jour  en  jour  y  fans  eCpoir ,  mon  martyre  ^ 
Il  me  jau  voler  haut  fur  des  ades  de  are  j 
JSF  ma      trébucher  f  quamije  vue  m*eie¥aHty. 
Jl  me  rend Ji  pt-nfif ,  que  ic  me  trouve  étrange  „ 
Et  faut  que  ma  couleur  y  en  plus  pâte  fe  chojtge^ 
Sic/te  eonme  la  fieur  qui  a  fenti  le  vent. 

Hélas  i  je  change        de  teint  &  de  yifS^  l 
Mais  je  ne  puis  changer  cet  ohftiné  courage  ^ 
Qui  me  rend, pour  aimer,  trtjiement  éperdu } 
Vojmureufe  poifon  tous  me»  fens.  enforcellc  ^ 


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P  H  I 


P  H  I 


Et  ce  que  j'ay  du  Ciel ,  que  mon  efpr'tt  receiU^ 
Mft  en  pleurs  &  en  cris  pauvfmeM  ééftidiu 

Soit  de  Jour ,  f.iir  de  nuit  ,  jamais  je  nt  r^ftfi^ 
Je  ronge  mon  ejpru  ^  je  rêve  j  je  compoje  , 
J'enfante  des  patfin  qui  me  vont  dévorant. 
Quand  le  jour  fe  départ,  ta  clarté  je  é^bt  ; 
Je  fcuhaite  la  nuit  j  lorfqu'elle  fe  rerirr  , 
Puis  attendant  le  jour  ^  je  languis  en  mourant. 

I}èt  9  M  tAw  e^iaottaj*  me  penù  «mt  vaUes  « 
Et  aux  lieux  plia  filets  des  forêts  recelées  « 
Pûur  j  fiîns  être  entendu  ,  plaindre  ma  pafpon  ; 
J'emeu  l'air  0  le  ciel  de  ma  douleur  profonde  j 
Et  hrtf m  Mw  lajfant  jje  tajfe  tout  le  monde  , 
Sans  que  cet  Inhumain  en  ait  compajjion. 

En  ce  lieu  je  mey  fn  ,)  non  rrifh  liin?age  , 
Car  mille  gros  foupirs  ,  qui  gardoienc  le  pjjfage  , 
Par  oà  coulait  ma  voix,  toi^hoient  de  finir  , 
Puis  je  fre .rT' ■  [J'ois  tout  de  voir  mon  adverfaire 
Qui  trcpignoit  des  pieds,  qui  bouilloit  de  colère. 
Me  mcnafant  tout  kaâ  é^m  tardif  repentir. 

Aaijhn  ,  difbit  Amour  ,  enten  l'autrt  PttftUt 
Et  ne  conclu  devant  qu'être  bien  avertie; 
Il  faut  bien  pefer  tout ,  pour  juger  dro'aement. 
Or  doue  ,fiim  t*imovHikr  de  ces  tris  p  'aoyables. 
Ecoute  entièrement  mes  difcours  véritables  , 
Et  vois  que  cet  ingrat  m'accafe  injuflemenr. 

Ingrat  eft-tl  vraiment,  &  fans  recoanoifftuKe 
De  me  rendre  â  préfent  fi  pàmre  rêtomper^t^ 
Pour  cent  mille  bienfaits  qu'il  a  refus  de  mey* 
J'ay  purgé  fon  efprit  par  ma  divine  flame  , 
L' enlevant  jufqu  au  ciel  ,  &  reinplijfant  fon  ame 
Jyomour  y  de  beaux  defirs  ,  de  confiance  &  ébe  fay» 

/W  forcé  fon  difr  trop  jeune  &  volontaire^   '  " 
QiEf  fia  le  DÙts  fouvtat  ce  quiluy  efi  contraire  , 
Et  eontft  fon  vonkirje  fey  favor^: 
De  l'un  de  mes  ieanx  traits  j'ay  fon  nme  emanÊU^ 
J'ay  fait  luire  en  cent  lieux  fa  vive  renommée^ 
Et  des  meilleurs  efprits  je  l'ay  rendu. prifé.  ' 

Je  luy  ay  fait  quitter  le  texmdte  des  rUtes, 
Je  l'ay  rendu  privé  de  paffhns  fervUes  , 
Compagnon  de  ce^  Dtenr  qui  font  parmy  les  bçis^ 
J'ay  chaffé  loin  de  luy  l 'ardente  Convoitife  , 
L'Orgueil,  tAnéition,t Envie,  Sr  ht  Fânt^s 
Cnuis  èamrÊMx  de  cwe  mû  font  la  etme  mise  Êms. 


I 


iii     P  H  I  PHI 

J*ey  fait  par  fts  éerks- admirer  fa  jeurie^» 
Tay  réveillé  fts  fens  engourdis  de  pareffe  ^  ' 
Hautain  &  généreux  je  l'ay  fait  devenir  y 
Je  Vax  féparéloin  des  featien  du  vulgaire  , 
Et     «y  ^feiffié  et  qu'il  hy  faOmt  faire  , 
Pour  y  au  mont  de  vertu  j  sûrement  parvenir^ 

Je  /«y  ay.fait  drejfer  &  la  rue  &  les  ailes 
Au  tieitheiareux  fjour  des  chofes  immonelles  ^ 
JeVay  tenu  captif  y  pour  le  rendre  plus  franc  ^ 
Or  y  fî  quelque  douleur  luy  a  livré  la  guerre  , 
Hé  qui  f  fans  paJfioH  ^  pourrou  vivre  fur  terre» 
Ayant  du  m  ^  des  nerfs ,  des  poidmone.&  ddfemg.î  . 
L'invincible  Théhain  j  non  pareil  en  prouêffe,^ 
Le  preux  fils  de  Thétis  j  lumière  de  la  Grtee  i, 
Ajax ,  Agamemnon  peuvent  mieux  fe  douhùrs, 
Car  je  les     rendus  Jerfs  de  leurs  prifonnières  ^ 
Et  leur  ay  fait  aimer  des  fimplcs  chambrières  ^ 
Rabaiffant  leur  orgueil  par  mon  divin  pouvoir. 

Ou  cefluy  qui  Je  plaint  de  fa  patte  «ruelle», 
Je  le  tiens  fims  le  joug  £um  Déité  telle  » 
Qu'il  fe  doit  efiimery  entre  tous ,  bisnheureux  ; 
Car  y  de  fi  grand'  beauté  »fon  amour  fay  fait  naître» 
Qm  moy  »  qui  fuis  des  Dieme  &  des  hemmes  le  matm, 
J'attefie  mon  pouvoir  que  j'en  fuis  amoureux. 

Penfe  un  petit,  Raijbnj  aux  tréfi>rs  defirables  ^ 
Grâces  y  beautés  ,  douceurs  &  clartés  admirables  ». 
Que  tu  as  vu  là-hoM  eut  eabma  des  Cieux  , 
Je  ne  /fay  quoy  de  pluSj  qui  ne  fe  peut  bien  dire» 
Reluit  dedans  fesyeux  ,  oà  je  tiens  mon  empire» 
Carie  tt*e^ pu  choifir fiége plus prieiaae. 

Ôr»  de  Jesyeux  divins  t^àfk  fa  peine  oJ^Hais^ 
"Dans  eux  fa  liberté  demeure  emvrîfonnée  ; 
D'eux  viennent  les  tourmtns  fi  fâcheux  à  Jeittifv 
Si^eft  une  prlfon  ^  prtfonnière  efi  Mm  ome»  . 
Car  je  fais  ma  demeure  aux  beau»  yeux  de  fa  JJ^aau^ 
Et  fi  n'ay  pas  vouloir  de  jamais  en  fortir. 

Voilà,  de  fes penfers  la  grand'  troupe  mutine» 
Poilâ  les  chauds  fitupirs  qui  Mletu  fa  poitrine» 
Voilà  l'ardent  fourneau  dont  U  ejl  confommé » 
C'efi  de  fon  trifie  cœur  U  fanglant  facrifice  j 
Mab  qui  j  à  l'homme  ingrat»  fait  quelque  bénéfice  » 
Recueille  mauvais  fruit  de  cc  qu*Ù  a  femé, 

Ainfi parloit  Amour  avec  grand'  violence  , 
Puis  nous  teufines  tous  deux  »  att/endane  lafentenee 


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f H  1  PHI 

JD«  Raifon  j  £Jtf  vers  nous  /on  regard  adrejfa  : 
Votrt  débût,  dU-tlle  j  eji  de  ckofeji  grande» 
Que  ,pour  le  Hm  jvg^*  pius  long  terme  il  demtmie, 
Bt,  fiais  cet  propos,  en  riant  ^  mus  ùtijj'a, 

ComreAinoàr.      ;  ;  » . 

Ce  malheureux  Arnooft  ee  tyran  flein  de  rage  > 

Qui  s*cfl  fii'u  Jî  loTtg-^cmps  ff  'gneur  de  mon  courage^ 
Qui  m'a  troublé  les  fens  ,  qui  m 'a  Jau  égarer, 
Qtii  a  baigné  fa  plume  aux  ruijjeaux  demu.itfmtS!.p 
EJl  contraint ,  tout  confus,  de  me  quitter  les  onMjt 
Et  chercher  autre  lieu  propre  à  fe  retirery  " 

Ma  raifon  s'ejl  rendue  à  la  fin  la  Maijlrejjé  ; 
Et ,  /wur  nu  fûfe  ¥i>irma  jauta  ,&  la  fmffè 
De  ce  traître  cnch.vneur  ,  m'a  débandé  les  yeiM't  ' 
Cequifaitqu'àpréfentjerougijfedehonie 
Voyant  un  petit  nain,  dont  j'ay  tant  fait -de  €Mfe  ^ 
Et  que  ftiy  révéré  comme  un  des  plus  grandi  IXeux, 

Je  cognoy  mon  erreur  ^  je  cognoy  la  folie  j  ■  « 

Qui  long  temps  a  tenu  mon  ame  enfevelie  i  < 
Je  cognoy  Us  flanduanx  dont  je  fus  emhraffjr 
Je  eognoy  fe  venin  qui  troubla  ma  penfée  , 
Et  regrette  j  en  pleurant  y  ma  jeuneffe  pajfde^ 
Maudijfant  le piptur  qui  m'a  tant  abufé. 

Qite  num  emir,  que  mm  voix  ,  que  mon  e/priefi  *k^nge 
Au  lieu  de  tant  d'écrits  facrés  a  fa  louange  , 
Cependant  qu'un  chaud  mal  me  rendait  infenfé : 
Que  mon  vers  déformais  détejlefa  puijfance. 
Afin  que  pour  le  moine  ekaean  ait  cognoijfance 
Que  je  nai  pas  grand  prur  qu'il  en  /bit  offer^é^ 

Amour  ,  tyran  cruel  >  monarque  de  marbre  , 
in  Jttde  cfctiffion  qui  fait  que  l'onfoupire  , 
Ort^edu  menfonge  ,  tnnaakdapim  a 
large  chemin  d'erreur  ,  harque  mal  ajjurée^ 
Jemolc  de  trahifon  ,toy  de  nulle  durée  ,  • 
Bref  en  eous  tes^^s  toneruire  à  l'amitié; 

Amour,  Roy  des  fanglots ,  prifon  cruelle  &  dure  , 
Meurtrier  de  tout  repos  ,  monfire  de  la  Nature, 
Breuvage  empotfonné  ,f<rpent  couvert  de  fleurs, 
Affronteur ,  eminifim ,  bâtard,  faage-maUee^ 
lujliale  fureur  3  exemple  de  tout  vice  f  ■  ' 

Capitaine  des  cris  ,  des  regrets  &  des  pleurs i       .  .  . 

Amour,  que  dis-je  ,  Amour  f  mais  immitiéfortê,  - 
Appétit  dérégU^qtà  les  hommot  tranjpôrta» 


ti4  PHI' 


P  H  ï 


Racine  de  malheur  ^fource  de  déplaijîr^ 


Labyriiuke  fttbtil  3  paffion  furieufe  j        .  '  ^ 
-  iW«  de  déception  y  pejie  contagUufe  , 
Entretenu  d'efpoir  j  de  crainte  &  de  dejir. 
Sitôt  que  notre  efprit  s'aàa/tdoiuu  à  ti  fiùvre , 
BéUu  !  prcfquauffitôt  nous  tk'liijjlons  itvhn  ; 
Njus  mourons  fans  niourir^m»jpifiion»iani/ôiê, 
■Jfçus  changeons  à  l'injiant  notre  forme  prem'^  ^ . 
Nos  yeux  tout  aveuglés  font  prhés  de  lumière^      '  > 
St  n avons  pota"  logis  qu'une  ohjcure  prtfon^ 
Tu  . nous  fais  égarer  en  cent  mille  troveifes  , 

Change^  à  tout  propos  en  cent  fortes  dtverfes ,     *  <  ' 
BouUlaru  &  refroidis  >  craintifs  &  généreux  j    *\;  i 
Or'  /lOHTMl^te  CM  ,  fans  partir  éf  U  temji^  '  ' 
Or'  nous  avons  la  paix ,  or'  nous  avons  ta  gtêcrn  f-^ 
Et  n'avons  rien  de  sûr  que  d'être  malksureux. 
S'a  advknt  quelqiigfois  que  j  parmi  nos  détrefjes  ,     •  ^  . 
Tu  nous  fajgfèdjilÊtlF  quelques  fastges  G^es»  -    'M  ;  ' 
Ce  n'efl  pas  que  tu  veuille  alors  nous  contenter  ,  ' 
Ce  n'ejl  pai  que  nos  pleurs  plus  doux  t'^ent  pu  rendit , 
Mais  afin  que  là  peine  >  en  ium^èium  il^MV»Alr  >*>^- 
Nous  fou  piùs  difficile  &  fêtH  à apporter. 
Tout  ce  qu*on  peut  apprendre  en  tes  vaines  écoles  ,  ' 
Ce /ont  des  trakijonsj  des  feintes  ,  des  paroles  ,  ' 
tPcncr»  ikffitê  ^onde  ,  errer  fans  jt^m^-^^i-^  t\'     -  ■ 
Suivre  celle  qui  fuit  d'une  courfe  kafi)v6  f        ^  i  • 
Faire  guerre  ^  fbn  ame  ,  &  la  rendre  captivf\'  -     >  - 
Et ,  pourfe  mnutver  ,  fe  perdre  follement.    •  -n  t^u ^ 
les  fruits  qu'on  (m  refoU  pour  tottsè  fi^tcM^tai^y'  ,:  ■ 
C'ejld'un  long  temps  perdu  la  vaine  repentiùtf^'''^ 
Un  regret  dévorant  ,  un  ennuyeux  mépris.         *.  **•  ■  * 
Hélas  !  J'en  puis  parler  j  je  Jais  cpmftu  on  s^tmenè^ 
J'en  ai  fait  ^  àma  honte  i'^t/alt^Mp'^iHigue  épreiM  ^''^  * 
Honte  f  le  feu  l  loyer  de  S  travaux  que  j  ay  pris.  • 
Je  ne  me  puis  tenir  de  remettre  en  mémoire  >  ^ 

Le  temps  j  que  cet  aveugle  ,  ^tilMû  de  ma  gloire  ,  ''^ 
Pojfédoit  mon  efprit ,  yyre  de  Jbn  erreur i 
Et  penfant  à  mes  faits  &  à  ma  frénéjîe  ,  » 
Prefqu'U  ne  peut  entrer  dedans  ma  fantaijie  ,      <  '  '-^ 
Que  j'aye  été pouffi It-MÊK  telle  fufè^-   •  .  .'V/'- 


Of«r/diM&  a0Mn»>  or' plein  de  pa/fionsi  •  • 

On»)e 4»fj^imitmmfi e^tm^y-^ ' . 


I 


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4 


PHI  IPHI 

Et  or'  je  m'affitfobJPtmeiéJhfpiriÊ;  . 

Peignani  en  mon  cerveau  mille  conceptions. 

Quantesjois  par  les  prés  ,  les  bçu  &  Icj  rivages^ 
Ay-je  cotisé  ma  ptinc  tant  animaitx  jàavage*,  i 
Comme  s'ils  eujfene pu  nies  douletirsfegoiim.h     (,'  .V 
Les  antres  pleins  d'cffray^  les  rochers  fotuaktt^  \\ 
tes  déferts  féparés  étoient  mes  fecretaires  >  .  • 
Ef*  Unr  eomptmt  mon  mal,  j*  paifm  me  gadrk^ 

Quantesfois  plus  joyeux  eùjêâUégémt  pàm       »  •  \ 
Me  laijfant  décevoir  d'une  efpérance  vaine  j. 
Q"^  >  f' involant  en  fonge  ,  augmentoit  mon  tourintM  i 
Combien  de  mes  ittix  ytux  m-je  verféde  plmèf'  -  .  ' 
Et  combien  ,  de  dépit ,  ai-je  maudit  ma  vie  s 
Me  forgeant  fans  raifon  un  mécontentement  ?     .  A 

CeliU  f  «i  year  compter  les  douloureufes  peines  > 
Utngreu,  les/oucU,  tafarm  itiluimaùu*. 
Les  remords,  les  fray  eurs  j  qu'on  fupporte  M'àÔmM , 

il  conyte  du  Printemps  la  rickeffe  amaffée  , 
Les  vagues  4e  U  uur,         eUe  ej  eourroueee  , 
Ec  les  ftamh^aust  qu'on  voit  la  nuit  eu  fbtmÊmmu 

Le  Format  enchaîné  tfuelquefa'ts  fe  repofe ;  ••'  >. 

Le  pauvre  pnfonmer  ,  dedans  fa  prifon  ekfe, 
Clojlquelqtt^  les  yeux,  6  foulage  fes  maux  j 
Au  foir  le  Laboureur  met  fes  beeufs  en  l'étable  , 
Puis  j  ayant  l'cel!  touché  d'un  fommeil  agréable,  . 
Remet  jufques  au  jour  fa  peine  &  fes  travaux,  u  . 

Seulement  le diéà.f,tpà porte etkUtpenfét 
Le  poignant  aiguillon  d'une  rage  infenfée. 
Ne  fent point  de  relâche  ,  entre  tant  de  malheurii  ■ 
SiUpmr  kfàchoit y  la  frayeur folitaire  .  r.  \ 

Et  lefUaieecoy  rentament  fa  misère ,    .  \t-  S  , 
R' enveniment  fa  plaie  ,  &  croijfent  fes  douleurs. 

S  défi  dedans  h  lit  ^  Us  penfers  qui  l'aJfàUettt^  . 
Mae'me  &  fiinetue,  feuu  npo$  U  tmiUeài  s  -  »  *  ' 
Qui  de-fâ  ,  qui  tU4à,  eàeteut  à  qai  mieum  m^mu .  V 
i>«y«  atifans  regrets  le  Ciel  U  irm>ortune  ^      j  / 
//  révej  il  Je  dante ,  U  maudit  Ja  fortune,  \  i'..  - 
Noyant  toute  efpê^kKèw^tumtelg  fesyeittA  -.a 
S  il  s'endort  quelquefois  ,  aggravéde^vifieffe,     ■  '\ 
Mélos  !  par  le  dormir  fu  douleur  ne  prend  ceffe  ,   \  iV 
Mab  ,  plus  fort  que  devant,  il  Je  Jent  travailler^ .  y. 
Car  j  au  premier  fommeii  j  les  fonges  V épovfmtÊÊt ^ 
Et  mille  vifions  à  fes  yeux  fe  préfentent  y  ■  ^•.  <■ 

Qui  lefoiu  enfurfeut  mUmeat  émUee^-  -^\  ^  . ^^ 


ÏPIHI  K  H  E 

OufiU  corps,  vojw»  du.  travail  &  ét  /hmme  « 

Ne  fe  réveille  point  j  &  qu'un  dormir  l'aJfommt% 
Le  jcacur  qui  n'a  repos  ne  fait  que  foupirer, 
Vefprit  tremble  a  frémit  de  la  frayeur  horr'éle  , 
Vame  cru  &/€  plaint  pour  fa  douleur  cerribU  » 
Et  les  yeux  tous  àaigne's  ne  ceffent  de  pleurer*  . 

JLe  jour  efi-U  venu  /  fa  douleur  recommeaef  j 
//  édîyk  k  kmt  >  U  ckércke  lejîlenct  ; 
La  K^âné ùd  d^platt,  &  la  voûte  des  deux , 
Le  murmure  des  eaux ,  la  fraîcheur  des  ombrages , 
'  SeréeSy  rives  &  fieurs ,  foréu ,  prés  &  bocages^ 
Et  ne  ff aurait  run  «olr     eonteiue  fes  yeux. 

Amour  y  quiconque  fut ,  qui  te  mit  de  la  race 
De  ce  déhar  confus  ,  lourde  6*  refantemaj^t^ 
Il  parlou  fagemenc  ,  &  difou  venté  : 
Car  ùu  !  qui  vit  Jamais  confinât  fi  grande  ^ 
Quauxm'iferahk  ^  l'uux  vh  ton  pouvoir  commande! 
Pouvoir  que  tu  maintiens  par  toute  cruauté, 

C'ejl  pitié  que  d'ouyr  les  étranges  mcrvtiUes , 
Les  miracles  confus  y  les  douleurs  aou^pitniUu  ^ 
Et  les  cris  difftrens  des  malheureux  amr.ns. 
L'un  par  un  doux  propos  aura  L'orne  blejjee  » 
L'autre  gémit  étmt^  la  pekrine  partit 
Par  le  trait  d'un  Ulmiy  caufe  de  fes  tourmms, 

JL'un  fera  captivé  par  une  larme  feinte. 

Et  à  Vautre  un  beau  teint  donne  mortelle  atteinte. 
L'un  tra/ffira  de  froid  »  tMutremoitera  de  chaud  $ 
Uun  fe  plaint  d'adorer  une  qui  U  tourmente  , 
Et  l'autre  d'en  fervir  une  trop  inconfiante  ; 
L'autre  d'aimer  trop  bas  y  l'autre  d'aimer  trop  haut» 

Au^y  dans  Us  Etsfèrs ,  Us  Omhrts  crimimlUs 
Se  plaignent  tvi  ^t-wf  7.'  de  leurs  peines  cruelles  , 
fit  des  tourmens  divers  qu'il  leur  faut  fùpporter  i 
Mais  las  !  je  crois  qu'Amour  plus  de  tourmens  afpsnéU^ 
Dans  un  cceur  amoureux  ,  qu  on  n'envtis  tMH  tnJimU§ 
Au  plus  creux  des  Enfers  les  efprits  tourmenter. 

Je  n'aurai  ja/nais  fait  ^fi  je  veux  entreprendre 
■    De  €«  iênrrau  cruel  Us  rigueurs  faire  gntiendre  , 
Rigueurs,  fitt  »  ghacun  jour  ,fe  font  oifeT^Jintir: 
Il  t'_fl  .t/7c^  connu  ,  fa  rageefl  manifejle  ; 
ÂJais  hélas  !  c'efi  le  pis  qu'un  chacun  le  déteflc  , 
Et  ne  peut,  ou.  ne  veut  de  liçy  fe  garantir. 

Qr  de  moi  qui  le  puis  ,  &  qui  me  dclibère 

P' être  fraaçj^ jamais  d'imteU^  n^isire^  ^ 

U 


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PHï  PHI  147 

Je  prrn  contré  d'amour  ^  &  de  fcs  jeuxcuïfsns. 

Adieu  ,  Amour ,  atùeu  ,  cajuM  plem  de  malice  j 

JÊdiiu,  O^ué  f  ta  mire  &  ta  mounie* , 

Adieu  tous  ces  écrits  où  j\ù  perdu  mes  ans, 
Jf  pren  congé  de  vous  ,  amounu  jh  penfccs  ; 

J*  prtn  içngc  de  vous  >  imas  xaineaunt  pajfçes , 

M^ami  ,  propos  y  fennens  Vun  fitr  taiart  amt^ù  « 

Ft  vous ^  irijlej  fanglots  de  ma  poitrine  culte  , 

Piçintefii  pleurs  &  regrets  ^  je  vous  donne  la  futxi  « 

Bimjiui/sri  que  plutôt  je  ne  vous  ai  laijU'és, 
fiUa^heuniffi  Rayon  ,  guide  de  mon  toarage  ^ 

Pour  m'ayoïr  délivré  de  l'amoureux  naûfragt^ 

Lorfque  j'étofs  prive  de  tout  humain  Jecours  j 

Jé  t'avpenx  eit  ce  lieu  ma  robe  dépaasUées 

JDesJlots  de  la  tempête  encor  tottte  motàiUe^^ 

Aymt  à  V advenir  d^frs  toi  mon  recourt» 

Aux  Amours  4e  DûuiCi 
Sonvar  xui. 

Ces  eaux  qui ,  fans  eejfer,  rtwtmt  tleffas  ma  face  , 
Et  qui  vont  témoignant  mes  cruelles  douleurs  , 

M.i:ire(Je  ^  helas  !  vnyr^  j  ce  ne  font  ptu  des  pleurs  , 

Tant  de  pleurs  dcdaas  moi  ne  fauroieni  trouver  place, 
Ccjff  ime  eau  que  je  fais  de  tout  ce  que  j'amajfe 

De  votre  plus  divin  j  £■  de  cent  mille  fiewt  j 

De  vos  perfeâions y  mélaru  les  odeurs. 

Les  rofes  &  les  lys  de  votre  bonne  grâce. 
Mm  amour  fert  de  feu  ,  mon  cœur  Jert  de  foameau  » 

Mer  -vrii  V  d'un  ûf^mMc ^  par  où  diJliHc  I'cju  : 

Lf  vent  de  ntes  Joupirs  nourrit  fa  véhémence  y 

^atOênt  que  le  feu  ejl  véhément  &  chaud  ^ 

Il  fai$  at^nmater  tant  de  yimuan  en  haut , 

Qoi  «oalea(  par  mesyeiutenfigtande  abondance. 

A  ce  Sonnpt ,  en  me  jouant  comme  par  manière  d^exercice ,  je  fis 
une  réponiè  pair  un  Sonner ,  qui  fut  fuivi  incontînenc  après  d*un 
autre  »  ptr  un  mien  connoiijant;  lesquels  deux  Sonnets  iêronc 
aiisicif 

femme  ,  en  fon  efpèce  ,  tf  plus  que  l'homme  httfmdâ  > 
C'ejl  la  raifon  pourquoi  elleplore  aifément  ; 
L'homme  aiqfi,  qui  proche  eft  d'un  tel  tempérament^ 
•fettefen^leilÊeMfelU  vapeur fittdf, 

BmtOTH.  FiLAK  Tom  V.  Dv  Vxft.p.2\Nne  ///«     £  e 


ijg^  PHI 


P  H  I 


Soit  que  le  feu  d'Amour  dans  le  cerveau  la  guide ^ 

Qui  f  de  nature  ,  mol  la  reçoit  promptement , 

Pour  la  réfoudre  en  eau  d'un  trifle  mouvement , 

Ou  qu'une  chaleur  lente  aux  tendres  yeux  layuidt» 
Toujours  cette  vapeur  ,  qui  Je  réjouit  en  eau  , 

Se  doit  appeler  pleurs  procédant  ét  etrveaUf 

Qui  par  /t  j  trifitsytttx  lentement  toule  &  pujfe, 
JW  crois  point  donc ,  ami  ^  qu'autre  eau  putjfe  d'ailleors 

Parfumer  ton  vif  âge  ,  ams  ce  font  de  vrais  pleurs. 

Que  ton  moitt  cerveau  répond  dejfus  ta  faeo, 

Fuffé-je  le  Primernpsj  oâ  Flon  qui  dejferrt  ' 

Ses  tn'fars  de  fin  fiin ,  durant  le  renouveau  > 

Aies  fleurs  ta  ne  devrais  citire ,  pour  faire  uneeott^ 

Qut  ne  fen  qu'à  baigner  tes  joues  &  la  terre, 
'^uffi  n'en' crois-je  rien  j  mats  comme  i  cit  qui  erre , 

Pillant  dans  un  jardin  des  fleurs  tout  le  plus  beatf^ 

Dont  la  terre  indignée  ,  es  mains  du  larronneau  j 

Laiffe  fécher  fa  fleur  ,  &  l'aliment  lui  ferre  : 
Il  t*en  prend  tout  mnfi,  fui^  pUùn  ^un  foi  dejlr  ,  \ 

Mes  grâces  recueillis  j  ou  ne  prenant  plaifîr  , 

Ce  miea  dédain  les  rend  entre  tes  mains  fechées  > 
Dont  h  regret  te  fait  naître  un  ulcère  au  cttur  » 

Qui  diflille  à  grands  traits  Vinuttle  liqueur 

Qui  coule  de  tes  yeux  par  ondes  relâchées.  ] 

PHIUFPES  «  JIOBERT  ,  Avocat  au  Parlement  Je  Four- 
gogfw  %  a  traduit  du  Grec  d^Ifocrates,  (incère  Exhortation  à  la 
paix ,  imprimée  à  Paris,         par  Jeaa  Parent  ^  1 579- 

'  11  niquic  à  Clialon-fur-^îaone ,  fit  fcs  ctiuîes  i  Dijon  j  où  il  fut  Avocat  ati 
Patlemenc,  s  mnt ,  route  fa  vie  ,  applique  à  b  Jurit prudence  &:  aux  BsUss- 
Lenres.  Il  mourur  à  Bcauns  ,  l'an  i  j  94.  Le^  Recueil  qui  rclloic  de  fes  vers  , 
tant  Grecs  que  Latins,  fat  imprimé  i  Difon  l'an  \66(^ ,  parles  (oins  de  • 
Lou!';  Miillcy  ,  qu'on  prononi^olt  AlailU  y  A  vn  -ir  au  Parlemètic ,  homme 
d'itneigrande  cruditio»,  naoct  jeune,  peu  de  ceii|^s après  avoir pcocutc  cette 
Édiiioii.  (  M.  DE  LA  MoMMo-riV 

^  It  avoit  eu  des  leçons  particulières  du  cclcbrc  Jurifconfutte  Çujas  ,  &  it 
«voit  écrit  fut  tin  Exemplaire  d'un  cours  de  droit ,  îles  N'oies,  qilf  étment  Ir 
Iruitde  ces  leçons.  On  y  lir  ces  mors  :  Dominus  Cujacius  privatum  me  rhonuit^ 
écrits  de  (a  main.  Cec  Éiçemplaire  a  appartenu  depuis  i  M.  de  Thcfuc,  Doyen 
du  Parlement  de  Dijon.  Ontroi^vera Iti  Me  de  fes  Ottvcages  daiy  la  Bihliotk^ 
des  Auteurs  de  Bourgogne ,  Tom.  U  ».pag.  a  U. 

PHILIPPES  ÛLSTÀDk  Le  Ciel  des  Fhiloibpfaes  \  o&  font 


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PHI  P  H  I  119 

•  contenus  les  Secrets  cïe  nature  ,  &  comme  l'hommç  Te  peut 
tenir  en  fanté  &  longue  vie;  traduit  du  Lar;n  de  r'hilippes 
UIftadc  ,  extrait  des  Livres  d'Arnaud  de  Villviicul  vc  ,  du  grand 
Albert ,  Raymond  Lulle  &:  autres i  imprimé  à  Tans,  i/i-S**.  par 
Vivant  Gaukherot,  i^'jo. 

*  Le  Cotlum  Ph'ilofoyhorumàt  cet  Auteur,  Mcrlccln-Cliynilfti:  île  Niirem- 
!b;rg  ,  fur  impiimc,  l'an  i  jz8  ,  in-fol.  à  Strasbourg.  (M.  UE  la  Monnoye). 

PHILON  LE  JUIF  %  Voyci  Piure  Biluhr  ,  Pi£RM 

'  Sali  A  T. 

•j  +  Ph:!on  le  Juif  croit  d'Alexandrie  ,  d'une  famille  illuflrc  &:  Sacerdorale  , 
.  ce  qui  conllitaoït  U  noblelTe  parmi  les  Juifs,  il  fur  envoyé  en  Ambalfade  i 
Rome  »  pour  jaftifier  vamh%  de  Caligula  fa  Nation ,  aue  les  Grecs  d'Alexan- 
dcie  accufoieiu  â  tort  (Tavotr  excùé  une  fédtdoii.  Pnilon  Te  moncr*  «Uns 
•  >  cette  occafîon  avec  magnificence  ,  parla  avec  une  éloquence  qui  cronna  les 
Romains ,  &:  auroir  du  perfuadt;;r  de  ia  bonté  de  fa  caufe  tout  autre  qu'un 
îniètifè^  à  peine  Caligula  diigna-tnl  récouier,ilnelaificpointderépotife, 
&  Philon  fe  retira ,  en  difant  :  La  colin  dg  Caùu  «/l  d'm  ton  augur  e -pour 
nous  ;  dès  que  Us  rejfaunes  humaines  nous  manquent  j  le  /«cours  du  Citl  nous  efl 
affuréSci  Ecrits  prouvent  combien  U  ctoit  habile  dans  lesfciencesâc  les  ufages 
fie  la  Nation  Juive ,  AcfoQ  éloquence  approchoic  tellement  de  oslte  de  Platon , 

?UC  l'on  difoit  eu  proverbe  ,  ou  Philon  pLitonlfe  ,  ou  Platon  phllonije.  AulTI 
a-t-oo  furnommé  le  Platon  Juif.  La  meilleure  Edition  de  fes  Ouvrages  eft 
celle  de  Londres,  1741 ,  a  vol.  infoL  Philon  vivoir  encore  l'an  de  Jéfus- 
.  Chrift  6%  ,  âgé  pour  lors  de  foixante-dix-huit  ans ,  fuivant  les  obfervations 
de  deux  favans  hommes  (  M.  lo  Prcfident  Bouhicr  5c  le  P.  de  MontfauccNi  ) 
.  dajis  leurs  Lettres  fur  les  Thérapeutes  y  imprimées  in-ia.  à  i^ari«>  171*. 

PHILON£,  Jofits ,  Tragédie  de  Meifer  P^ùlone  »  traduite 
en  Ff  ançois^  *       *        .  t 

PHÎLOSTRATË  ^.  Le  premier  livre  de  Pbiloftrate ,  Au* 
teur  Grec ,  contenant  la'vie  ,  les  Dits  &  roerveilles  du  grand 

Philofophe./^ppIIonius  Tyaneus  ;  mis  en  François  par  Traduc*- 
,  teur  incertain,  &  imprimé  à  Lyon ,  in^iè»  par  Frî^nçois  Jufte, 
i^jyXes  Images,  ou  Tableaux  de  platce  peinture,  de  Philoftrate  , 

Lemnicn  ,  Sophille  Grec  ;  mis  en  François  par  Blai/è  Vigenere, 
avec  des  Argumtns  &  Annotations  fur  chacun  d'iceux. 

*  U  jr  a  eu  trois  Phihjtràict,  de  Lemiios  ,  lile  de  l'Archipel  »  qui ,  cou» 

•  •      •  *  ■    1        f  '•■  1  »• 


lîo     PHI  PHI 

trois,  écrivirent  fur  diffcrens  fujet?      dont  les  Ouvrages  leur  font  atrrilju^ 
indifîéremment  ;  ih  étoient  totis  crois  de  la  nu  me  famille,  iJc  proches parens» 
le  pcre ,  fou  fils ,  cc  un  iicvcu  ,  eiiUiu  du  tr.re  du  premier  Phildftcâce.  'Le 
premier ,  ou  peut-être  fon  hls,  eft  le  fameux  Phdojîrjte  So^hifie^  qui  vivoit 
à  Rome  fous  l'Empereur  Sévère,  vers  l'an  loo  de  Jefus-Chrlrt  ,  qni  compoGi 
«n  Grsc,  en  huit  Livres,  h  Vu  d' Apolloniuf  de  Tyanc^  par  les  ordres  de 
,  rimpcxaaice  Jidie ,  donc  il  étotr  Secrétaire.  Ceft  au  même  que  Ton  atcnbue 
l*Ottvrage ,  intitulé  les  Images  j  ou  Tableaax  j  efpcce  de  déclàmatlon  de 
Rhcrcur ,  où  iî  fijint  de  Jccrirc  les  fujets  de  diffcrens  Tafcîeaux,  peints  dans 
uuc  Gaihne  de  Naples.  Ou  s'accorde  aiTeï  A  acaibueç  ces  Ouvrages  à  Phi- 
loftrate,ftls<l*nn  antre  Plttloftrate,quienrcigiioitle»Bci!esLetrre»à  Atbèiie», 
fous  l'Empire  de  Néron ,  dont  Suidas  indique  quelques  coinponrions,  telles  que 
desPanégyricjues,  desEclaircilîèmensHiltoriquesrurquelque^Fctes  Arhémen- 
nes,£'c  des  déclamations,  qu'ilditavoiréccdugoutdesOraceursdc  ion  temps. 
Le  trc^ifèmePhiloArate,  petit-fits,ott neveu <ntPtole(Ieurd'ArUcnos ,  écrivit 
la  P'ie  des  Scvhïjles  y  qu'il  adr jfTi  i  !'Empc;cut  -S^vcic  \  a.;rJi  il  i!-       -     :  JU. 
deux  Philuftrates  contemporains ,  qui  ont  été  à  Rome  à-peu-prcs  dans  le 
même  temps.  Au  reftc ,  ceux  qui  voudront  favoir  des  décails  fur  la  vie  &  les 
Ouvrages  des  Philoftratcs  de  Lemnos  ,  trouveront  i  fatisfairc  leur  etuiofiié» 
^ns  le  quanicme  volume  de  la  Bihliothèijuc  Grecque  de  Fabricius  ,  pag.  4} 
&  fttiv.  Qu3Jit  aux  Tradilâions  Françoifcs  de  la  Fie  <tAm)Uonaa  de  Tyanc 
&  <lee  Totaux  y  je  ferai  ici  quetques  reiBan|iie$.  Ïm  rk  tPJpaUomtisrde 
lyane^éeàR  en  Grec  pai  PUiloftrate  ,  conuenchiic  lines:  Du  Verdier  ne 
pade  que  de  la  Ttaduoion  Fr-nçoife  du  premier ,  imprimée  en  1 557.  11  n'y 
a  pait  d'apparence  que  ce  fou  un  premier  eifai  de  la  Verfion  de  Vigeorre,  qui 
tradoifit  enfuite  les  «unes  Livres.  VigeaèreéeDÎt  né  le  r5  Avril  1  f  if-,  dff  il 
n'eft  guères  probable  qu'il  ait  publié  cet  Ouvn^e  i  quatorze  ansi  li^pounbit 
fe  r.'ire  que ,  par  une  tranfpofirioirde  chiffre  ,  on  eût  daté  l'EHirion  de  i  ^  ^7, 
au  lieu  de  1575,  ce  queje  ne  fuis  pas  à  portée  de  vcrincr.  Quoi  qtiii  en  lo»t , 
ni  du  Verdier  ,  ni  Lx  Croix  du  Maine  ,  aux  Artidès  de  Biaise  de  Visf* 
HÎm  ,  ne  lui  ont  point  attribué  dé  Verfion  de  la  Fie  d* ApoUonlus.  Ils  ne 
pouvoicat  connoiire  celle  qui  fut  publiée  en  1 5î?6  ,  douze  zns  après  l'im- 
preHion  de  leurs  Bibliothèques  ,  &  ce  fut  Tannée  même  de  la  more  de 
Vig^cie.  Cette  Traduélion     irient  les  liutcLivres  ded  Fied'Apolhamsd* 
Tyane.  Elle  fut  réimprimée  à  Paris,  en  1611  ,  i»'^'*..  a  vol.  avec  les  notes 
d'Attus  Thomas,  fieur  d'Embry.  Quant  aux  Tableaux  de  Philoftiate ,  Viee~ 
Itère  lesdbnna'an  public ,  en  1 578 ,  in-^°,  Cétoit  la  feufe  Edifbn  que  Dh 
Vècdier  pût  connoitre ,  lorfqu'il  écrivoit  fà Bibliothèque.  Depuis  on  imprima , 
en  1 59<î,  laTtaduAion  Françoife ,  par  le  même  Vic^  nère,  des  Tableau»  du 
jeune  Phdofbacé ,  des  Héroïques  de  l'ancien.  PhUoùrate  ,  &:  des  Figures  de 
Callifirate.  Oh  réimprimar  cette  (uite  avec  I!i  partie  qui  la  précède ,  en  1^14, 
\6i()  &c  i(î^7  ,  !n-/û!.  revue  ôc  corrigée,  avec  foixante-cinq  figures ,  repré- 
fcnrant      Tableaux  de  la  première  partie,  &:  des  Epif^rainmes  fur  chacun  , 
pat  1  iiomas ,  iicur  d  Emhry.  Ces  Figures  ,  poux  i  orduiaure  ,  rendent  adez 


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PHI  PHI  rxz^i 

mal  les  defcriptions  de  Philoflrate.  On  en  peot  dire  A-peu-prcs  auranr  de  la 
Traduâion  ,  qui  eft  remplie  de  fautes.  It  y  a  long-temps  que  les  Critiques 
ie  font  apper^us  que  Vigeuère  avoic  plus  ibuvenc  traduit  d'après  ies  Veruons 
Larines,  que  d'après  fCfrigitial  Grec.  - 

Argument  de  Vigtncrc  fur  le  Tableau  Antée. 

[  Entre  totues  les  peines  Se  Lbeurs  d'Hercules,  entre  toutes  Tes  plus  fcrres 
pénibles  aventures  ,  les  deux  plus  nml-aifces  à  mener  à  lin  Furent  celles  de 
niydre  »  &  d'Ântée.  CâUa>U  etol»  un  grand  &.  horrible  ferpent  ,  ppoduit  en 
un Iwaibtiiiife,  iMkta»  tétntSc  itauàé  ^oùles ca7$4lii  SeleU  ne  pouvoienc 
battre  ;  très-venimeuit  avec  cela-  ,  &  ay.int  plufîcurs  cctes  ,  dont ,  auffi-rôt 
•  <]u'on  lui  en  avpic  «vallc  <)uet(^'uiie  ,  ibudayi      jenaiflcoent  deux  en  fa 
nUce ,  ceUemenr  qii*  c'étoic  coajotiss  à  tecommenccr.  Uàucie  fitt.  m-  ttift- 
cnorme  &  démefucé  Géant  y  fils  de  la  terre  »  4^  avok  foixante  coudées  de 
fiaut  (  s'il  le  faut  croire  ainfi  )  lequel ,  sï  tant  campé  en  un  des  Carrefours  de 
Lybie^  au  milieu  des  déierts  ëc  iabions ,  oîi  ptufreurs  grands  chemins  fe  vè« 
noient  foprcher ,  connâignoît  les  pafTans  »  travaillés  &r  reèras  des  dulertrs 
f  "kc'Tîres  de  la  contrée  ,  matés  de  peine,  mcfaife  ,  difficulté  &  travail ,  de 
s'éprouver  cohrre  lui  à  l.i  Kuffce  ;  enlorte  que  c'ctoit  chofe  bien  aifée  d'en 
venir  à  bout   car,  apris  s'ccre  lujigucment  hourpillcs  aux  pcifes  ,  quand  bien 
il  eût  donné  du  nez  à  teite  (  ce  que  peu  fouvcnccoacefiMsarrivoit  )  elle ,  qui- 
lui  ctolt  naturelle  mcr^  ,  le  rcftauroir  de  nnavcH:'  fnrctrs  ,  Se  s'en  relevoîc 
plus  trais.,. roide  &c  {gaillard qu'auparavant,  de  manière t^ue  ce^n'étpic  qu'une 
■naltiplicatio»'de'cf!avBÎI  Scmoièt  m  vûn  v  fans  en  pouvoir  tièn  finbkbÀt 
'oëcenir ,  non  plus  que  de*  l'Hydre.  Hercule  néanmoins  ^ainfi  qoe-  de  toute» 
, autres  chofes  C  car  jamais  rien  ne  fut  impoffibli  A  fa  vertu  ;  rien  ne  put  ono- 
^y^aci  réfifter  à  Ton  invincible  etfbrt  &c  courage  )  vint  très  -  heureulemenc  i 
"oom  de  tomes  ces  deux  entteprifes ,  caiitérîfanc  les  cols  de  l'Hydre,  i  mefoie 
qu'il  lui  a&arroit  uire  rtte  ;  Se  foulevanc  Aniéehaut  en  Tair,  quand  il  Ce  fat 
apperçu  de  l'-iffaîre  ,  oiî  il  l'étouifa  entre  fes  vigoureux     tohn\\e^  bras ,  fans- 

3ue  fa  mcre  lut  pût  plus  donner  de"  fecours ,  puifqu'ils  n'avoicnt  ie  moyen  de 
encretDocher.  Voili  comme  les  PocHes  en  parlent.  Mais  pour  tirer  mainte- 
nant quelque  fruit  de  ccs  fables,  qui  ne  nous  onrpn>  rte  du  tout  inutiléinenc 
données,  pour  une  badaude  récréation  ,-famaiVique  &  légère  :  fi  c*ti\  à  unled9 
moral  qu'on  veuille  appliquer  cette-cy  :  Antée  f©  peut  prendre  pour  la  »o- 
lapté  :  dit  ainfi  de  i^m  »  comme  le  veur  Fulgentius  ,  pource  que  rien  n'eRf 
plus  contraiteiPhomniequeles  plai(irs&:  délices,  qui  jOtirreee  qu'elles  éner- 
vent le  corps ,  abatardilTeni  la  fantc  &  difpofition  naturelle ,  Se  abrègent  le 
cours  de  noite  vie ,  nous  mènem'finabletnetiti  quelque  malenconlreaie  pe^ 
dicîon  &  mine.  On- le  feint  êeiené  de  la  terre  y  c'efl-^-dire,  que  la  volupté  Se 
luxure  proviennent  de  la  cliair  ,  qui  n'eft  autre  chofe  que  terre,  laquelle  lui 
réadmmifkre  toujours  nouvelles  forces  6c  maintenement  j  car  de  .  tant  plus 
jKitre  volonté  adUce^  à  la  diait «jde-  tant^ua'aàfll  fe  perverà^ell»&  Conompè^ 


:zvi    TPH  I  -PHI 

Mais  tout  cela  elt  âo;|bldm.eat  fuppédité  par  Hercules,  i  ikvoir ,  la  raifon  qui 
:  doir  dominer  en  nouf  ,  laquelle  nous  élevaijc  des  appécin  charnels ,  de  1;^ 
ileaCttalité  Si  cfinc^ig^ffm»    ^  4iviues  contemplations ,  (bfibqne^  éteint 

la  volupté  du  tout  en  nous ,  amfi  que  dir  Bocthius,  â  ce  propos  ,  extolUnt 
ce  fait-ci  :  Supcrata  tellus  àidcra  donac.  Toutefois  cela  ne  fc  peut  pas  faire 
fans  un  grps-çflt^f  contre  Antée,  de  Tei^rit  contre  h 

chair ,  félon  Pbron ,  en  les  Morales',  qVil  n'y  a  point  de  plus  forts  ennemis 

"  à  fdfmont  îf  *f  défaire  î  plus  mal-aifés ,  opiniâtres  &  réfiftans  que  les  inter- 
nes \  ce  font  les  vices ,  lubricités  ôc  aiicckions  illicites  ^  dépravées  ,  qui  fe 

'^dkduilent  pax  notre  nonchalance  fie  oonfentenkeiie  en  nos  c<9ani,.toiir.atnfi 
que  les  ronce? ,  orrÏL'î,  chardons &:mauvaife-  h.nbes,  en  uns  bonne  &  fertile 

^^e^■re,  partauce  d  cti  s  foigneufement  culdvée.  Et  c'eit  ce  que  veut  dénoter 

i  ccf  unt  beau  &  élégant  vers ,  ancieniieineat  gravé  fur  la  fcpul^ure  dp  Scipion 

.Ji^îj'^ichons'lf^ldfmc  de  cette.  roanTafle  engeance ,  rendons-les  habiles  à  re- 
cevoir le  bon  çram  ,  &  ctoufFons'ce  maudit  &  pervers  Antée  j  qui  ne  tâche 
qu'i^i^sjus  ravalTercçntre  bas,  pqur  nous  exterminer  de  tous  points, dans  fon 
«me  Ae,vile  F«>u^'te  ,  (élevant  i^os  mains  3ç  penCéç>  én  haiit ,  félon  ce  dtvbi 
«dmipi^Q^ïudÀ^jf^^^    ' 

-         AnaW4^  r3^«  »r  «4S*f  tXiiitfm  ÏAl^, 

.  ?r'  .•>  7i.     r  ,■:••.•••*>   ,  i       .:  .  ■ 

Si  dèltiffant  le  tfai^j>(  qui  eft  de  terçe  &  d'eau  )  tu  pajfes  à  ur^  air  libre  [  élèyipt 

ton  efpiit  là-haut  ao  ÇieU  ^"  feras  un  Dieu  immortel  j  &  non  plus  homme 
Jujit  il  La  mon.  Ç^r  i|  n'y  a  rien  qui  proprement  rue  la  perfonne  ,  finon  les 
.  vicçs ,  ifiêâions  &  concupifcences  provenantes  du  corps.  Or ,  fi  nous  voulons 
appliquer  cette  fanraifie ,  ou  fifbion  poétique  à  I4  phiiofophie  naturelle,  nous 
■  arons'déjà  di;;  au  tableau  précédent ,  qu'Hefçule^  nfd  autre  chofe  que  le  So- 
.  lefl , .  l^uel >  pajr  fa  ç^aleur  Sç  fes  Tax,s ,  à  guife  de  flèches ,  extermine  TBydre 
avec  toutes      cète^  tenaiifantes ,  c'eft'i'direa  la  froideur  ,  qualité  prcpre^â 
l'eau  ,  dont  ce  fcrpeiit  eft  né ,  &  porte  le  nom  ;  car,  à  la  vérité  de  l'hiftoire  , 
c'étoif  un  ii^u  mafécageux     dcfert  »  à  caufe  de  fes  fpHtçes  ,  fonrenils  1^ 
•  rttiHèaiix ,  qui  le  rendoiént  emmdrènnaoceilwle  êc  inhabîtabile  »  dont  en  cui- 
dant  eftoupper  un  ,  foudain  en  rebouillonnoîenr  fix  ou  fept  ailleurs  ;  mais  le 
feu  qu'y  appliqua  Hercules,  dilTîpa  cetre  humidité  5:  froidure.  Aiucepuis 
après ,  eft  le.fec  (  vi;.vie  propriété  de  la  terre  )  ^us  la  chaleur  pareillement  con- 
vertit en  nature  d'aic,  à«lle  oppofite  8c  concrjtite  ;  c'eft-i*dîre  que' le  froid  8e 
le  fîc  ,  deux  qu.Tlicés,  mortelles  ennemies  de  gcncrarion  5c  de  vie  ,  à  quoi 
iniifte  pcip  -Lullement  la  nature,  qui  n'eft  autre  chofe  que  la  chaleur  prové- 
flant  du  Soleil  ,  doivent  par  cette-cy  ctre  réduites  en  air  chaud  Se  hutnide, 
le  yrai  fujet  d'icelle  vie.  11  faut  donc  convertir  les  deux  bas  Kle  inensgcofliers 
,êcm^»\$»  ï'cÂ^xScU  fecK  ^jft^ËCQidjSçJ^kaaùdi  »  I»  volupté  8c  je  ccnrps ,  ^ 


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P  H  I  P  IM  1 

deux  liants,  fpirituels  &  formels ,  l'air  Se  le  feu  ,  l'humide  le  chaud  ,  U 
vertu  &  l'efphc.  Ec  lois  nous  aurons  debell':  l'Ujdcç  &  Antce  »  Se  accompli  ce 
que  nous  recoimnandent  tant  les  Philofophes  Chiniques  »  qui  ne  barienc 
que  furcéne  endame  :  CdniwuEiniutuaj&  quod  qiutris  Utvtnies.  Et  ailleurs  : 
N{fi  corporea  vertantur  in  non  corporea  ,  nthil  in  hâc  arte  prOTJÙs  efficis.  Duo 
autem Junt  t  lementa  corpona  ,  terra  &  aqua  j  duo.  uejn  tacuporca  ,  aër  &  i^nis  ^ 
C^eft><l-dire ,  qa'ils  font  moins  ntabémUêc  grofli«n.  M.  Audiée ,  «uqqamèm» 
Livre  de  UmdtJiffe  ^  approprie  cette  fiâimk^au  Royaume  de  France;  car  toat 
atnfi  qii'Antée  ,  en  la  luékc  ,  quelque  mal-mcnc  &  fiippcdicc  il  erre  , 
pourvu  que  de  Ton  corps  il  touchât  la  teirc  ,  rellouidoïc  du  plus  fort 
vigoureux  qu'au  paravftnt>  fans  f«' plus  fendr  de!  U  rade  (èconiTe  qu'il- avoil 
reçue:  en  fcmblable  ,  ce  bien-heureux  Royaume  ne  pouvoir  ùre  fi  aflSligé» 
ne  ruine  de  guerres  du  dehors,  ne  dedans, de  pilleries  ,  dégn9.&  ruines  ,  que 
venant  à  avoir  un  peu  de  relâche ,  par  quelque  paix  ou  tfèv.e  «(I  que  le  labou- 
tÊiffiJBc  le  Ctafîc  pulTcnr  avoir  k-ur  train  lioce  &  accoutUQDéi»  il  ne  fe  reftc, 
comme  en  moins  de  non  ,  fi  tourefois  il  ne  furvenoit  quelques  ^elces ,  pluie» 
excellîves  &  gicles,  ou  fembUbles  accidens  ,  plaies  &  calasnitcs  des  injure» 
ïùt  9c  àa  mauvai^'Cemps ,  qiti  eâcaflènriMbiMii-dbik  teive ,  à  quoi,îl  eft 
mk  peu  fujet  ^wé&a*C%  aètidk>& hiAnime  itdic;^«  méknn  w^wait 
faitqtieMconnniiereinpQOft.'   ^     .  >   m      -     t  •  '   *■  ■.<      -y.  ,    ■  • 

■>    Il  TaSUau  drjintee,  ,       .        ,   -  :  ; 

LA  POULDRE  ici  eft  toute  telle  qu'es  ludes  oui  (e  font  emprçs  la  fon- 
taine d'Elidc  :  &  CCS  doux  champions ,  donc  Tuii  le'  recroufTe  roreille ,  l'autre 
défait  de  fon  épaule  la  peau  de  Lyon  :  les  tertres  quant  &  quant  A  propos  : 
&  les  colonnes  :  &  les  lettres  gravées.  C'ed  la  Lybie  ,  &  Anteus  que  U 
Wne a pro^aic, pour  offènfer  (comme  )é  croi9)les  paffàns  d'une  bri^ndefque 
Itiâe.  Mais  cependant  qu'il  s'amufe  après  ces  combats  ,  &  a  éntectéf 
ceux  qu'il  a  mis ,  comme  vous  te  voy^z ,  a  mort  eiî  cett4  lu^lo  \  la  peifiture 
nous  amené  ici  Hercules ,  q^ui  a  déjà  conquis  ces  ^mmes  d'or ,  &  a  tant  écé 
célébré ,  icaufe  des'Kefpénje^: tilllSuif  ^  tinrMHtcelbisf«tt.ttne  celle  admi- 
lacion  pour  les  avoir  fuppcditées ,  ains  le  Dragon.  Or  fans  autrement  ployer 
( comme  on  dir)  le  p;cnùil  ,  il  fe  dépouille  contre  Antce  :  étant  encore  à  la 
groflè  huleme  de  c<t  long  èi.  facht^ux  voyage ,      %^9p^(t}  4-la  nieilce  :  les> 
yeut  tendus  d  je  ne  fais  quelle  pcofpn^e  cogitatioil.f|(Çpin9^yqpi^)iltanr,  4. 
p.ir-foi ,  ce  qu'il  doit  faire  en  cerre  épreuve  ,  &  mettant. une  bride  à  fon 
animoftté  Se  colère,  de  peur  qwell^  ne  lui  tranfpone  l'cn^cndeme/it.  Mais, 
Antée  le  dédaignant ,  fe  hautle  ,  ^oç/eppble  ,  en  pargle;.  Le^^n!^^>4s  oESr 
iNroRTUNÉs.  Avec  je  ne  lâi$qi|oi  de  cel.qn*il  pn^iyire  dcgofgçr  enconixtfj 
Hercules  :  fe  radurant  par  ces  braveries  &  outrages.  Que  u  Hercules  a*^oi^j 
du  iQttC  lion  cœur  à  la  l^ié^ ,  il  n'aji^it  point  éa^.f^.^arp  que  le  vojci  p^p^^ 
lênté  :  edr  il  eft  peine  puilTanc  ic  lobuftp ,  &  cpçij^e.  remp\i  d'arùfitie ,  pçuç, 
U  b$Ue  difpoficion  de  i*  taille  ;  &  fi'eft  gc9n4      cdje»  9c  dja^paieoce  plut , 


*i4     PHI  PHI 

«jne  humaine  :  d'une  chamwre  colorée  èc  vermelHe  ,  les  veiiKs  îccant  fisr* 
•nflées  de  dcpic  Se  courroux  qui  s'ed  încroduic  li-dedans.  V  ous  avez  peur 
J^Antée  «  ce  ctois*)e  bien ,  qai  peflèmble  i  une  bèce  fanvage ,  &c  pea  s*ea  £un 
qu'il  ne  fuie  aulÏÏ  gros  «comme  long  ;  le  col  enfonce  dedans  les  épMlleSt  dcMMI 
Ia  plus  gnn.lo  p>rt  ai  rive  rin  chignon.  Le  bra<;  d'ailleurs  arrondi,  comme 
s'il  ctuic  fait  au  tour  aiuii  bien  qu'elles.  La  ppitcme  ôc  le  ventre ,  tout  cela 
batr»  &u  marteau  ^  8e  fi  la  greue  ç'eft  fMis  droite ,  ains  ruftique  &  groffièr^ 
On  fxK  bien  an  refte  qu'il  étoit  merveilleiifement  fort;  trappe  {dt  fait) 
te  amaifé  ,  néanmoins  fans  adrelfe  quelconque  j  Se  noir  parmi  cela  ,  ayanc 
ainfî  été  teint  du  Soleil.  Voili  te  qui  elï  eu  ces  deu>ç  champions ,  pour  It:  re- 
gard de  la  ludle.  Mais  vous  le»  voyez  bien  maintenant  aux  prifes  :  ou  plutôt 
ayant  misdtjà  hn  à  leur  combat:  &  H  rcules  à  fa  victoire,  qui  eft  v^nu  à 
bout  de  fon  enuemi ,  en  le  fouifevaat  hors  de  terre.  Car  elle  combaccoit  pool 
Aotéfti;  &  le  dttflànt ,  le  retQMipir  4«  nouveau  fiir  les  pieds  quand  on  ïé* 
brantbft.  Hencnîaf  il<Hi<|ties  écint  isn  douce  comme  il  devoir  h  g^uvecnac 
enven  cette  ^enne  mere ,  empoigne  Antée  par  le  faux  du  corps  ,  au  detTus 
des  dancs  ,  U  où  (ont  les  côtes  j  &c  le  pofaat  tout  de  bout  fi|t  (i  cuiHè ,  lui 
accouplé  les  dtux  nains  es&mbb  :  iuîiiirre  ouant  (Sç  qoaar  le  coad*  conct» 
le  ventre  ,  défi  rén^eint  5<:  hcws  d'bateine  :  de  forte  qu'il  lui  fait  perdre  Is 
vent  ,  &  l'crouffe  de  fes  cotes  aiguës ,  adreifées  à  la  région  du  foie.  Anllî 
appercevez-vous  bien  l'agome^en  quoi  il  ed ,  regardai^r  ptteufement  vers 
la  terre ,  de  ce  qu'elle  ne  ha  donne  pias  de  ftcoirirs  t  Be  Hercules  vigonteuf 
i\^il!ard  ,  qui  fa  rit  de  cette  befongne.  Or  ne  jerez  pas  votre  vue  eti 
.vani  au  fomniet  de  cette  montagne  ,  ains  faite  compte  que  les  Dieu:(; 
obCervent  de  là  ce  combat  :  car  «une  nucc  d'or  y  eft  peinte  ,  defibuf 
laquelle  (i  mon  avis*)  ils  fe  fyat  campés  :  &  Mercure  s'en*  vient  trouvef 
Hercules^  pMir  le  cDiironi^  »  P*f!C^  4^4  ^ll^  *diage  )*lioi|Qçttf  de  OKieeoiç 
jyepiife.     ■    '  ■'  '  y       *  . 

'    H£&ÇUL£S  ?ARMY  L£S  PYGM$6& 

]  :  Argument  par  Vtgcnen. 

G*eft  une  miférablc  condition  que  celle  de  l'iiomme ,  qu'on  la  prenne  de. 
quelque  fens  qn^on  fOttdi^;  ca'  ce-mfeniemcnt  <|iie  »  iorfiqoe  nons  penfonf 

être  au-deffus  de  toutes  nos  araires  ,  avoir  la  fin  de  toutes  nos  peines  ^  tra- 
vaux, ne  devoir  plus  Te  foucier  de  rien  ,  que  de  vivre  en  pbi(îr  &  repos,  noUS 
mignardef,  rejouir  le  duuner  du  bon  temps,  ctant  décharges  (ce  nous  (îwtH 
ble  )  de  ce  qui  pefoit  le  plus  «1  notre  efprit, Voici  arriver  rout-à-coup,  de  l'en» 
droit  où  noiî"?  l'arrenJioni  le  moins  ,  quelque  nouvelle  occaH on  de  douleur, 
quelque  nouveau  fouci  &  mélancolie ,  pour  toujours  nous  tenir  en  bcide  ,  Se 
liotts  ecercer  aux  misères  6c  calamités  dç  ce  monde ,  qui ,  le  plus  feuvenc  , 
l^9i^bmùmèmgv»Sèn  pin*  utile* ^  ^  l^pir  vop  d'sij»  8c  motentç* 


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PHI  P  H  I 

ment  \  car  celles-là  nous  apprennent  à  nous  recotuioîrre  ,  à  mépà&r  C9  qui 
cft  ftaçile  &  caduc ,  Ôc  afpirer  à  l'crernel  &  perdurable  y  &  ceci  ne  nous  rend 
qa'ipfolens  »  hers ,  débauches  ,  &  incom|Miiblcs  à  nous-mêmes  ,  pour  nous 
iiMnec  fiaablcment  â  une  perdition  &  mine.  Aiiifi  donc  eft  i  toutes  &9arM 
noire  vie  rraverfce  d'ennuis,  qui  troublent  5c  entrerompeiir  le  projet  de 
notre  repos ,  alors  même  (  ôc  le  plus  fouvenc  )  que  la  tortune  fe  moncte  la  plus 
propice  ôc  favorable ,  ni  plus,  ni  moins  qu  une  belle  journée  claire  Ôc  ferauie» 
d'un  ciel  neccoyé  Se  riant  de  toutes  parts ,  eft  ocdinaixetnentplus  dongereufe 
de  fc  rompre  en  quelnue  gros  tourbillon  &  orage ,  pernicieux  aux  biens  de  la 
terre ,  que  non  pas  le  temps  nubileux  &  couvert.  Toutes  les  hiftoiccs  font 
pleines  de  cet  miitetîoiis ,  inconftances  8c  légèretés  ;  les  longes  mêmes  nous 
tntvailleioienc  ptiràt  en  dormant  »  que  notre  condttioii  &  defttnée  nous 
laifîat  en  un  continuel  aife  repns  j  car  les  défadres ,  malencontres ,  infor- 
tunes ,  malheurs ,  perrécutious ,  fâcheries  6c  adverfitcs  ,  empèchemens  & 
antres  relies  ronces  8c  pointures  font  toujours  i  nous  forveillet  8c  au  euet , 
pour  fe  parfemer  Se  épandre  de  tons  cotes  ,  d'cnhaut ,  d'enbas ,  A:  en  flanc  : 
la  batterie  foit  telle  que  l'on  voudra  ,  cela  n'importe  de  rien  ,  tout  retourne  A 
«n  même  molefte,  de  quelque  endroit  qu'on  vienne  à  être  affligé  ;  car  celui 
qiiiareçu  quelque  bien  grief  coup  de  raton,  pendant  qu'il  eft  en  agonie  » 
ne  s'aniufe  pas  tant  a  faire  une  enquête  ,  de  quelle  part  cet  orion  lui  fera 
plu  fur  les  oreilles  ,  comme  à  fe  plaindre  ^  douloir  de  fon  mal,  &  en  cher- 
cher quelque  allégement ,  s'il  peut.  Or,  toutes  ces  didribucious  de  bien  ôc 
de  mal  nous  procèdent  des  deux  tonneaux  de  Jupiter,  fi  nous  nous  en  voulons 
rapporter  à  Homère  ,  5c  nous  en  voilà  bien  rcconipcnfcs.  Le  pauvre  Hercules, 
ayant  fué  fang  &  eau  à  nettoyer  le  pays  de  cette  pelle  d'Antéus ,  ce  Loup* 

Sarou,  bctgana  &  bourreau  infâme ,  tout  las  &  travaillé  du  combat  encore  , 
a  long  8c  fidieux  chemin ,  &:  dtss  méfnfes  d'icelui ,  cuidant  prendre  un  pea 
de  repos  pour  le  contentement  de  nature  ,  le  voilà  avillonne  de  nouveau  , 
pourmivi,  aeacé,  aflàtUi  par  une  petite  raquaille  d'arrière  parens  du  dcfiuit, 
lefqueb  bouulonnanc  delà  tene,  a  gnilê  ^ne  fbrmiUière,  fans  mefurer  leurs 
forces  à  la  itenne  ,  fans  peler,  ne  eodSdérer  rcvènement  de  la  chofe ,  ayant 
plus  le  cœur  de  nuine  à  autrui ,  que  de  fe  conferver  eux-mêmes ,  (  chofe  qui 
acuiné  beaucoup  de  gens  )  tendus  du  cuut  a  une  viudtéle  vaine,  téméraire  & 
oatiecttidée ,  lui  viennent  entrerompre  fon  doux  fommeil ,  dont  anlfi  ils 
payent  la  folle  enchère  ,  car,,  fe  rcvel!!.  tu  en  furfaur ,  il  vous  troufle  tousces 
perir>;  franraupins,&  leur  apprend ,  pour  une  fois,  combien  c'eft  chofe  dange- 
leule  de  s  accacher  à  plus  iort  que  foi ,  ne  d'entreprendre  légèrement  d  venger 
la  querelle  d'autcui.  Toute  laquelle  fanrailîe  ,  fort  plaiiàttte  i  la  vérité  ,  8c 
très-excellemment  déduite  ici  par  Philoftrate  ,  tâche  à  nous  remettre  devaiic 
les  yeux  ce  tant  célèbre  &  fententieux  oiade  du  Dieu  d'Apolbu  :  nuiet 
ziAYTOM  ,  Qu'il  fe  faut  wmeitre  fmr^mhne  >  dont  tien  ne  faurcnt  fttre  dit  do 
plus  utile  8c  â  propos  pour  la  vie  humaine.  Les  autres  moralifent  encore  U- 

deflus  en  cette  forte ,  prenant  Antce  fc:ir  ce  tnhlcan  drpcnr}  chj  prér:-r^ci-;r  ) 
pour  l'outrage,  violence,  tyrannie  ,  cruauté  &  iemblables  vices,  les  plus 

BiflLioT.  FRAif.  Jo/nc  V.  Du  Vbb.d.  Tomt  ///.  Ff 


1X6     PHI  P  H  ï 

inhumains  &r  énormes,  ^milicr';aitxGlain  de  leur  naturel^  &les  Pygméet, 

pour  les  voluptés ,  les  délices  &  concupifcences ,  car  tom  le?  t^çux  procèdent 
ét  la  terre,  c'eft-à-dire,  de  la  chair , lefouels  viennent  inolcRer  Hercules  en- 
dormi ,  aorès  «vcnr  défait  Antée.  Ceft  t'homnie  oifif  &  pareflèux ,  lequel, 
encore  quil  Tunnonte  la  fclonnie  ,  &  la  bannide  de  fon  cx  ir  (  car  les  rnoU 

«S:  efféminés  ne  font  p.i<;  volonriers  ûnguinaires  )  fe  laide  d'un  autre  côté 
abâtardir  &  gagner  a  la  ieniualice  &c  plaifus  de  la  chair ,  félon  le  dite  d* 

î)km  sUaniftalà  vam  »  in  amtmm  aimait. 

Et  de  cedief  : 

IncUHt  in  Scyliam  >  o^i «c»  vhaH  CkayUlm, 

Mais  Hsrcole,  i  fon  réveil,  s'en  démêle  légèrement,  &  les  ferre  tous  en  fa  peau 
«le  Lion  ,  pour  les  portera  EuryftKce.  Quand  \x  vertu  domine  &  prévaut  en 
nous  ,  (^ui  nous  excite  &c  déeoutdit  de  notre  pefanteoi  endormie ,  d'une  pu- 
iiVahimité  roailléé ,  &  moify  nonchalloir  ,  &  nous  donne  bwn  «îféiiienf  la 
viâoire  de  ces  petits  éguillons ,  qui  ne  nous  font  que  ckaiMiUler ,  &  non  pas 
jtoindre  à  bon  efcient ,  fi  on  ne  leur  prête  confentement ,  &  qu'on  ne  leur 
donne  loisir  de  s'ancrer  àc  prendre  pied  fenne ,  les  enveloppant  de  la  force  , 
nagnanimité  &  conftance ,  rcpréfentées  par  U  dépouUle  du  Lion  »  pour  en 
faite  (inabiement  un  prcfenc  à  Euryftihée,  à  (avoir,  au  travail ,  vigilance ,  en- 
durcifTement  efforr-;  allîdus ,  qui  nous  exercent  5«r  follicitent,  nous  élèvent 
ia  volonté  aux  belies  âc  grandes  chofes.&nous  excitent  aies  entreprendre  d'un 
eénéreux  courage ,  ne  permettant  <|ue  nota  nous  laiflîons  rsunollir  par  une 
Fente  dcfîdieufj  faiaéantife  ,  après  l.*s  délices  qui  nous  énervent  le  corps, 
<iébauchent  les  efprus  de  leur  devoir  &  fon^oa,  6c  cmpoifonAent  Tameda 
plus  dangereux  venin  de  tous  autres. 

Tableau  de  Hercules, 

îlercules  s'ér^nt  endormi  en  Lybie  ,  après  avoir  vaincu  Antéu$  ,  eft  afTailli 
par  les  Pygmées ,  aliénant  de  vouloir  venger  cerui-ci  ,  ë»^nr  ctueînue;-iinJ 
des  plus  nobles  &  anciennes  maifons  ,  font  les  propres  ttctcs  getniams  :  non 
«oaielbis  ê  ilides  combattans,  comme  il  éooit ,  m  à  lui  égaux  à  la  luâe , 
îicnnmoins  tous  enfirT;  de  la  terre  ,  &  au  demeurant  braves  hommes  de  leur 
petfonne.  Or  à  mefate  qu'ils  s'en  jettent  dehors  ,  le  fablon  bouillonne  Ôc 
tremille  en  la  face  d*ieelie  :  car  les  Pygmées  y  habitent  autC  bien  comme 
les  fourmis  :  Se  y  fenenr  tenis  proviHons  9e  Wâuailles ,  fans  aller  écomiflet 
î?s  tables  d'aurrui  ,  ains  vivent  du  leur  propre,  &  de  ce  qui  provient  du 
lai>eur  de  leurs  mains  -j  parce  qu'iis  fement  &  moiûbnnent  &  ont  des 
irikàrriets  attelés  i  la  Pygmeyenne.  On  dit  auffi  qu'ils  s^atdent  de  cotgnées 
toour  abattre  le  bled ,  elnmant  des  épis  que  ce  foit  quelque  haute  fiiuve. 
iKlais  qu'jHe  oDrrerniHnnce  â  ceux-ci  (je  vous  prie)  de  fe  vouloir  attacrief 
HeffxÀcs  ,  lequel  ils  aiettiont  à  mon  ,  en  dormant ,  comme  ils  dicnt  :  Si 


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PHI  PHI  ti7 

<|uancl  bien  il  feroit  éveillé  ,  (î  ne  le  redouteroient-ils  pas  pour  czl:..  Lui 
cependant  prend  Ton  repos  fur  le  délit  fablon  ,  ccaiic  ciiccre  couc  las  Ik: 
rompu  du  travail  de  la  Iuùq  ,  9c  ùmA^  â  puiflîuiçe ,  ^^niammem  rempli 
de  fommeil ,  lec|uel  tout  bravç  orgueilleux  eft  tl  pLincc  d.v.iiir  lui  s\\ 
.  femblance  humaine,  faifant  (à  mon  opinion)  un  grand  c;is  d'avoir  ainj(i 
accablé  Hercules.  Antée  gift  11  auprès  amnt  Se  quant  :  mai>  l'arc  du  peintre 
a  reptéfênté  Hercules  qui  refpire ,  8c  eft  chaud  :  tic  l'auiro  trcpalfc  ,  tout  fjc 
Ce  fictri ,  le  quittant  à  la  terre.  Le  camp  au  refte  des  Py-ginJes  a  iljjà  enclj.ï 
Hercules ,  donc  çe  gros  bac;)^llon  de  gens  de  oied  va  charger  l'a  nuin  gauche, 
&  ces  deux  enfeignes  d'eflite  s'achemiiMiic  âewn  Ix  droite  .  comme  la  pli\s 
ptiilJànte.  Les  Ateliers  S<  la  troupe  des  cireur^  àè  fronde >  alfiégem  les  pieds,, 
tous  ébahis  que  la  jambe  foie  ainfi  grande  ;  mais  ceux  qui  combattent  U 
ccte,  parmi  icfqueis  eil  b  Roi  eu  bataille  ,  pource  c^u'el.e  leur  fcmble  le 
plus  fbrc  endroit  4e  <o*lt  Heccules ,  nidnsnt  Uuv^  machioes  ^  engins  di^ 
batterie  ,  con^ne  ^  ce  devoir  erre  Ifi  citadelle ,  où  iU  lancent  des  feux  arti- 
ficiels à  racl)evclure  :  lui  prcTunrent  leurs  (arfouettes  çout  droit  aax  yeux  : 
baccient  Se  étouppenc  fa  bouche  d'un  grand  huys,  jeté  au-  devant ,  Se  fes 
nafeaux  de  deux  demi-ponéf  >  afin  que  la  tirs  éunt  pufe  ,  i\  nq  puilfe  plus 
avoir  fon  haleine.  C'cll  ce  qu'ils  font  au  tour  du  dormeur  ;  mais  le  voilà 
qui  fe  redredè ,  Ôc  éclate  de  rirt;  au  beau  miUeu  de  ce  dangec  :  car  empoi- 
gnant tous  ces  vaillans  chatDpiqns ,  il  les  vous  ferre  &  amoncelle  ^ana  fil 
peau  de  Ijroo,  9c  les  tmfott^  {pgiQme je cfou )  i  Eiuy^iée.  ^ 

AMHbTATIOV. 

De  ces  Pjgméef ,  non-feulement  les  Poètes,  mats  les  Hiftorief)s  encore  dç 

Naturaliftes  en  ont  parlé  d'alTurancea  comme  d'une  chofe  vcrlcable  &  réelle, 
Qu'il  n'y  ait  des  tums ,  cela  eft  trop  commun  Se  vulgaire  ,  pour  en  douter , 
me  rellouvenanc  de  m'ctre  trouvé,  l'an  i^ô^S     Rome ,  en  un  banquet  dufea 
Cardinal  Vitdit ,  où  nous  fumes  tons  fervis  par  des  Nait^s ,  jufques  au  nom- 
bre de  trente-quatre ,  de  fort  petite  ftature  ,  mais ,  la  plupart ,  contrefaits  Sç 
di^^tmes.  L'on  en  a  pu  encore  alTez  voir  en  çetts  Cour ,  du  tempif  mcn)e  des 
Rois  Fnui^s  I  &  Henri  II ,  donc  l'un  des  plus  petits  qui  fe  pût  voir ,  étoic 
celui  qa'on  appeloit  Grand  Jeban ,  qui  fiic  <Kpuis  Prqthenotaire  { hormis  ce 
Milanois  ,  qui  fe  faifoit  porter  dans  une  cage,  à  guife  de  Perroquet  ,  une 
fille  de  Normandie ,  qui  ccoit  à  la  Roiue  ,  mère  de  nos  Rois,  laquelle  ,  en 
fige  de  ftpt  i  hoir  ans ,  n*arrivoit  pas  â  dix-huit  ponces.  Mûs ,  de  filtre  une 
contrée  ôc  nation  à  part  des  Pygmées  ,  tout  ainfi  qu'i  l'oppofite  les  t^aviga- 
tions  des  Efpagnols  en  font  des  Géans ,  cela  eft  un  peu  plus  chatouilleux  ,  v4 
que  tous  les  dccouvremens  des  modernes ,  qiti  ont  revifué  très-foigneufe- 
ment  le  pourpris  de  la  terre  halMcaJ>le ,  n*en  diei)t  mot.  Quoi  que  ce  loit ,  Se 
comme  la  chofe  aille  i  la  vérité  ,  voici ,  en  premier  lieu  ,  ce  que  Pline ,  le  plus, 
hardi  Ecrivain  des  Latins,  en  a  dit ,  au  fécond  Chapitre  du  fepticfne  Livre | 
oi^  ily  a  bien  d'autres  merveilles  auffi  faujj^renues:  Au-deffusdes  Afthomes, 
^eny  ^oi  a'ont  point  j^e  ^bou^^  i|iais  yivent  de  l'çdeac  feulement  <^u*ili 


i»8  PHI 


P  H  I 


peuvent  tirer  des  herbes  ,  fleurs  &  (ruitages  ,  velus  au  refte  par  tout  le  corpç, 
ont  leurs  demeures  au  bout  des  montagnes  de  l'Inde ,  devers  le  Levant ,  ès 
Ibarees  da  fleuve  Ganges ,  les  Pygmées  appelés  Spytbaméens  ,  pource  que  » 
de  hauteur ,  ils  n'excèdent  point  nois  Spythames  »  ou  Dodrantes ,  qui  reviens 
nent  à  (quelques  deux  pieds  qunrre  doigts  de  notre  mefure,  fous  un  dimttr 
tempère  Se  fatn  ,  la  terre  &  les  aibtes  en  tout  temps  couverts  de  vecdiire. 
Hom^  les  fait  ^tie  Ibct  moleftés  pir  les  Gnies ,  m  iiioTen  de  quoi  (ainfi 
que  Von  dit)  étant  montés  fur  des  moutons  ou  des  chèvres  ,  &  équippcs 
d'arcs  &:  de  Hèchcs,  en  la  faifon  dn  Prinrcmp";  ,  rourc  l'armce  defcend  ea 
trou^  vers  la  mer,  U  où  ils  font  un  dc^àt  univeifel  des  orufs  Se  des  petits  de 
ces  oifeaux ,  s^ils  (ont  éclos:  autrement  ils  ne  leur  pourroient  réHdier  à  la  lon- 
gue. De  ces  écailles  ,  &  du  pennaee  ,  corroyés  avec  de  la  boue  ,  ils  bâtiffent 
leurs  maifonnertes.  Toutefois  Ariftote  les  fait  habiter  dedans  les  cavernes  ,  ce 
qui  convient  ntienxâce  propos.  Au  demeurant ,  le  palTage  au'il  allègue  d'Ho- 
mère» eft  toyc  au  commencement  du     de  VIlUuu,  en  cdle  fubftattce.  Lee 
Troyens  venoientau  combat  en  bruit  Se  clameur,  tout  ainfi  que  les  oifeaux» 
&  comme  ie  fon  retentilTatit  des  Grues  en  l'air  »  lefqueUes ,  après  avoir  évité 
ks  fioidoces  êe  groflès  pluies  »  s'en  vont  criaôllaac  i  ht  volte  de  l'Océan  » 
ponant  meurtre  &:  mort  aux  Pygmées.  Suc  quoi  le  ScoUalVc ,  ou  aiinouteur  > 
les  mer  rout  au  fond  de  l'Egypte,  ou  plus  proprement  en  l'Ethiopie,  comme 
a  tait  Pline,  au  iixième  Livre,  Chap.  30.  Quidam  &  Py^£orum gentem prodi- 
denuie  ont*  patitda  ex^aiku  NUus  ffûékrmT*  Gèns  adonnas  au  U»uf^> 
ayant  continuellement  la  guerre  contre  les  Grues,  qui  leur  viennent  manger 
leurs  fcmnilles ,  &  leur  amènent  une  famine.  An  quarricme  Livre,  Chap.  xi, 
où  il  en  \\,tt  aulli  au  pays  de  Thrace  :  Gerama    uhi  gens  Pygmtûrum  fuiffe 
yrodiiur  j  quos  Catqos  Barèan  voeant,  creduntqae  à  Gnûbus  fugatos.  tX  Ml 
10,  i  } ,  Induciaakabet  gens  PygmAorwn  ^hfieffu  Gruum  cum  Us  dimicantium. 
En  Alie  eiKOie ,  5.19»  TralUs  j  eadcm  Evamhia  ,  &  Seleucia  ,  &  Antiochia 
'4i8a*  AUutciw  Madone  amnct  perfuniitur  Thebaide.  Quidam  ibi  Py  gm^cs.htf 
'iita^€  mubuu.  Et  finabtcment  es  Indes,  (>,  19,  Induj  fiatim  à  Prajùtnm 
gente ,  quôrum  in  montants  Pygmei  tradumur.  Somme  qu'en  toutes  les  rrois  parts 
du  monde  il  met  de  cette  bdUe  engeance,  de  peiu  que  la  race  n'en  faUle,  ctiofe 
1)eaucoup  plus  plaifante  que  vcaifembtià>le car ,  au  lefte  »  ieton  leur  dire  » 
les  femmes  commencent  à  porter  il  cinq  ans ,  &  celfent  à  huit.  Toutceb  étant 
primitivement  parti  de  la  forge  (  comme  le  témoigne  Aukigelle ,  au  4'  Chap. 
du  9'  des  Nuits  Attiques  )  de  je  ne  fais  quel  Actftcas  Ptoconcfien ,  IHgonus  » 
'Ctelîas,  Oneficrims»  Potyilephanus  »  &  attires  tels  rêveurs  fàntaitiqoes ,  re- 
vendeurs de  contes  de  la  Cigogne;  car  le  proverbe  duquel  Ton  ufe,  pour 
montrer  quelque  grandilfime  dilîîmiltrude  des  chofes  extrêmes, 
HayyMiW  mW*^  ,  accommoder  Us  primices  ^  ou  dixmes  des  Pygm^cs  ,  à 

*im  Coloffi,  J'eftimerois ,  quant  à  moî ,  que  cela  foit  dit  des  Nains  ,  qui  vien- 
nent par  quelque  acident&dcfiuc de  nature.  Néanmoins  Ammian  Marcellin, 
Auteur  de  poids  Hc  d'autorité,  au  iî  de  fon  Hiftoire  ,  voulant  montrer  la 
gravité  ôc  confiance  de  l'Empereur  Julian  ,  lequel ,  s'étauc  débauché  de  la 


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F I  E  PI  E  119 

xelicion  où  il  avoir  été  né  &  nourri ,  pont  courre  après  les  ombres  &  impié- 
tés du  vain  Paganifme ,  trcs-fage  &  prudent  Prince  att' telle  feton  le  monoet 
met  ceci  :  Fn^ràvinm  cifomlatroiant  immobilem  ouultis  injurus  ut  P^gmMM 
vel  Thyodamasj  a^rejlis  homo  LyndiuSj  cum  Hercule.  Pour  néant  (  dir-il ,  par- 
laiit  des  Ij^ngars»  flatteurs,  envieux  ôc  détradeuts  couttifans)  abayent-ils 
par  leurs  fec^ètes  mé^ifances  &  injures  ce  perfoni\4ge  ici ,  impoflible  d*ètce 
ébranlé ,  non  plus  que  les  P)  gmces,  ou  Thyodamas,  lourd  Se  grofller  Payfan 
de  Lyadus ,  hrenr  a  ^  is  Hercules.  Sont  les  pioplW  GesnMUM  d'AaxétO, 
A  oed  iè  rapporte  ce  vers  de  Ju vénal  :  ' 

Uadè  fit  ut  maiim  frattrculus  fjfe  Gigantis, 

Néanmoins  tous  enfans  de  la  terre.  — ^  On  appelle  communément  les  énfans 
de  la  terre,  ceux  qui  font  du  tout  adonnes  aux  pallions  du  corps  ,  àgatfede 
'  Mns  brures,  i  k  volupté  d'un  côté ,  &  violence  dèTfl<ittê./L^ficnaiieS>iiàe 
•les  appelle  enfans  des  hommes  &  de  Dieu,  ceux  que  les  Elimines  di&nC 
enfan'î  du  Ciel  ,  ou  de  Jupiter ,  élevés  à  contemplation.  A  ce  propos  ,  Albert, 
_  au  troilièine  Chapitre  dupreinier  Livre  des  Animaux  ,  appelle  les  Pygmces 
'liommes-fàuvaces ,  parrtcipans'cîe  vrai  aticûneméncde  ndtfe  netose'j  fen^finc 
iqwtoiiche  quelque  paremiecroorîf  de  la.  dâibération.  Cex|aHl  rérume  encore 
au  fécond  Traité  du  même  Livre  ,  Chap,  4  ,, les  difant  avoir ,  ainli  que  les 
Singes,  quelque  affinité  avec  la  telIêmbUnce  du  cprps  humaitu  mais ,  au  1 1^, 
il  me  tout  à  plat  qu'ils  aient  aucune  fdhtille  <fe  caîfôn:  la  P^frihée»  habitent 
au(l>j)ienen  la  terte ,  comme  les  fbormils.  Philoftraie  ,  au     Livre  de  la  vie 
d'Apollon Thyancen, dit  le  même.  Cette  mij^nardefantaifie, au tefte, dépeinte 
^ci  par  Philoftrate  (4o«t^  je  crois  qu'il  ne  le  poufi;(?it  xien.  trouver  de  pluf 
jgeQCil,ni|»Uifaiicâ)C^),fiçlleétoic«xécutce  de  qiielque'ezcé^Unt  pinceau)  a  été 
tôuclÀ  aés:^I^É>iiuiiçat|Mr  Àkia^  ^  iês  Emb^iu^  ,.^Yiii;£iqUèii|e  ^  .^<i;^] 

PIERRE  ADÀM ,  d^  Viffi^Ayr  <ii 
i'raôçois  ,  tOtéklm  Piuté^riève  d^focrM  y.firoooiicée  en 
i'Alièmblâe,  qui  ordînlÙKmcpt  leiUfoit  en  JVther^  cinq  en 
cîn<|  ans  ;  où  efl  en  partie  décrit  lè 'Goùvéfnertient  d'uric  Répii- 
iilique;  enfemble  le  Deiroir  OlEèé  Id^iiti  Mlgiftmt;  plus» 
rEjdMTMtiçÉ-'d'irocraték  >àl  Bdmdtnc  ,  touchant  le  devoir  de 
vivre  civilement,  fclon  la  vertu  &  honneur:  enfemble  l'Oraifcm 
confultoîre  du  même  Auteur,  faite  en  k  perfonne  de  Nicoclès, 
!Roi  de  Cypre ,  fur  le  devoir  des  Aijets  envers  leur  Prince 
primde  k  tyon ,         par  Nipola?  Bacquenois ,  i  H9- . 

PIERRE ,  Prêtre  &  Doyen  de         Picfrre  D' 
]'Ârcl|ev£clié  dci  Tiè^es  cii.Al|e«i^e  ^  a  cranflacé  ia.^Uc 


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Hidoi'iiux  (  j*ufè  des  mots  du  titre  qu'il  y-  a  mis  )  de  Latin  to 
Roman  ;  avec  les  Glofcs  :  Se  l'a  dédiée  &  envoyée  à  Guiîlaurar, 
Archevêque  de  Senlys  ,  pour  Ton  ouvrage  corrigier  fe  meiliei: 
en  eue,  ainlî  qu'il  dit  en  Ton  Épitre ,  en  l'an  de  grâce  i2^r, 
j  ouquti  je  os  quarante  ans  accomplis ,  commen^ai-je  ces  Tranf- 
.  lacions  des  Livres  Hilloriaux  de  la  Bible,  &  les  ai  parfaites  en 
l'an  1294  ,  o  l'aide  de  Dieu  ,  &  pour  faire  laycs  perfonnes 
entendre  les  iliiloites  des  Kcficures  anciennes  ;  prie  tous  Lifèurs 
.  cju*ils  ayent  mon  pouvre  fcns ,  pour  excufé  Ven  aucune  chofè 
!  a  que  reprendre  en  Tordoiiip^^Gé  <hî  Rp^^ 
1  iaivéricé  ne  fuis^je jîen  iflîis  dtL  n'y  u  crim  ajoiiiâl  Si  ^rie  àiCOtts 
'  clercs  eneendàncÊËÂçures ,  qui  c«i:  ou  virage  Kront'^^uéyib  y 
'  trouvent  à  cdrdgîer;  que  la  Ihne  de  leur  lèns  veuille  limer  tnoti 
:r4rude  çngin.  Au  commencement  créa  Diex  >  le  ci^,^Ja  terrq: 
-la  (erre  écoici  vaine  &  vuide  ,     ^ténèbres  éroient  /Ur  Ja  dço 
\d*abyrmc  ^  éc  K  e(perts  notre  Seigneur  ëcotc  porté  (tir  les^aiMjf^ 

'  P  ierte  Goîneftor,  Doyen  de  VE^à&  de  Troyes ,  Aoceur  de  VHifloîre  Scho^ 
laftique,  p.ir  lui  adreffce  ,  avantTan  1 1 17,  à  Guillaume,  Archevêque  de  Sens, 
ell  ici  confondu  avec  ibuTraduâeur Guias  des  Mçulias >  Prêtre»  Dojren 
de  S.  Pîetie  «TAIre»  d«l  TEvCché  de  Térodane ,  c|ut  comnleiiça  »  en  i  191  •  à 
traduire  ,  de  Latin  èif  'Tnmçûts ,  cette  Hifioire  Scholafiiqiu^  noomtc  BiMc 
(Uffioriafe  ,  Sç^aàiftntn^  i  li94'.(  M*  1»  la  Monhoyb), 

*  On  voit  par  -  U  les  fautes  qui  Te  trouvoienc  dans  le  Manufcrîc  de  Dtt 
Verdier ,  qu'il  ctoir  atfé  de  reparer,  en  féparanc  l'Auteur  du  X^ada^eiu*  6C 
inettant  Scks  an  U  pbt.c  de  Senlis  ^  de  Tcrouane  pout  Trêves. 

PIERRE  DE  ALIACO.  Les  fcpt  Degrés  de  TéchcIIe  de 
pénitence,  figurés  9z  expofés  iîir  las fepcPiâli&ei pénicentiels. 
Voyez  Antoine  Bkla&o  , 

^  Voy.  La  Croix  du  Mam»  ,  8e  let  noiés  1  ap  mot  Piiaay  o'AitLvy 
Toin.Il,pag.X45  &  fttivi  ■  : 

PIERRE  Al^DRË  ^  nati^  de  I)brac  ;  Chirurgien  k  Poitiers  ; 
k  écrie  Traité  de  la  pelle  êc  i!e  !a  cure  d*iceUé  ;  Avec  la  prépa- 
^t^o^  d^  PAçttmoine  f  ii  Içs  vertus  ^  propriétés  d'icçtui^ 


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PIÉ  PIE  »}i 

fervunt  grandement  à  la  eu  ration  de  ladite  pefle  :  plus  un  Traité 
de  la  diifênterns  &  de  fes  remèdes  ;  imprimé  à  Poitiers^  iA-8^« 
{MF  Nicolas  rOgerois,  15^3.  .  . 

PIERRE  L'ANGLOIS  \  Écuyer,  ficur  de  Bel  État,  a  écrit 
Difcoursdes  Hiéroglyphes  .^cryptiens  ,  EmM^me-;  ,  Devifes  & 
Armoiries  ;  enfemble  cinquante-quatre  Tableaux  Hiéroglyphi- 
ques, pour  exprimer  toutes  conceptions  à  !a  façon  des /î)gyp- 
ticns,  par  figures  &  images  des  chofes  au  lieu  de  lettres  ;  avec 
plufieurs  Interprétations  des  fongcs  &  prodiges  j  imprimé  à 
Pans,  in-^"^.  par  Abel  TAngelier,  1583. 

*T  aCroiTc^a  Maine  prérend,  à  l'Article  de  Pierrh  I.angioii;  ,  Tom.  II, 
pag.  14^,  que  ce  Pierre  >  avec  Pierrb  Blondbl  ,  &  PitKRE  -  Marin 
BioMDEL  ,  ne  font  qa  un  feul  8c  même  Auteur  ;  Du  Vecdier  n'en  fait  que 
deux  ,  fa  voir,  Pierrf.  r'A%;rois  ,  6e  Tayoe  f^lMI-MAlUN  BtOMPU  , 

comme  de  deux  Auteurs  diâérens. 

PIERRE  APPIAN.  La  Cofinograpbie  de  Pierre  Appian  » 
traitant  de  toutes  les  Régions  &  pays  du  monde  ;  par  arti/îee 
A(lronomk)Vte  ^  Corrigée  par  Gemma  Frifon  ,  Matbémacidea' 
6c  Doâeur  en  médecine  ;  avec  autres  Dvres  du  même  Gemma 

Frifon  ,  appartenant  audit  artifice  :  le  tout  traduit  de  Latin  en 
François^  &  imprimé  eu  Anvers  »         par  Cregoire  Borné» 

PIERRE  ARETIN.  Le  Cencfe  %  ou  Paraphrafe  fur  le  Gc- 
tiielê ,  avec  la  vifion  de  Noé ,  en  laquelle  il  vit  les  Myflères  da 
vtel  &  nouveau  Teflament ,  divifée  en  trois  Livres ,  faite  en 
Tuioan,  par  Pierre  Aret in ,  ée.  mifeen  François,  par  Traduâeur 
ÎBcertain;  imprimée  à  Lyon  ,  in-^^.  par  Sébaû.  Gryphius,  1 541. 
Les  fept  Pfalmes  de  la  pénitence  ,  de  David  ,  paraphrafés  en 
Tufcanj  par  Pierre  Aretin  *',iceile  paraphrafe  mifeen  François; 
imprimés  à  Lyt>n ^  in-S^.  par  Sébaftien  Gryphius ,  1540.  Le 
Ivliroir  des  Cou rtifàns  ,  où  font  introduites  deux  Courtifanncs , 
par  Tune  defquelles  fc  découvrent  plufieurs  fraudes  &  trahifons 

journellement  fe  commettent^  fervant  d  exemple  à  la  jeu* 


13  a.    P:I.E.  PI;E, 

neffe  maUavil^e  :  fait  en  Dialogue  par  Pierre  Aredn  ,  traduit 
d*lcalien  en  François  ^  inpiimé  à  I^yon.,  «-S***  par  CUude 
d*Urbiii,  1580. 

'  L' Arétin ,  ayant  dit,  en  Italien ,  U  Gai^t  poar  il  lifcv ,  cm  Dlfcorfo  édU 
Genejî  y  Ton  Traduâeur ,  par  une  expreiSon  trop  littérale*  a  dit,  en  François, 
le  Genèfe,  pout/c  Livre,  le  Traité ,  le  Difcours  de  la  Genèfe.  Ce  Tradmfteiir 
iiefl  autre  (|ue  <U  f^aïqellei  ,  qui  a  uaUuic  pludeurs  autie^  Ouvrages 
pieux  ,  ftpar  oonféqaem  mauvais ,  dtt  même  Anieur,  énoncés  par  La  Crois 
au  Maine ,  nu  tr^ot  Jf  an  de  Vauzelles  ,  Tom,  1 ,  pig.  i^ni.  Quant  au  Livre 
ici  rapporté ,  fous  le  titre  de  Miroir  dts  Courttfans  ,  ce  n'eft  qu'un  Ëxrraii  du 
Dialogue ,  où  la  ^rfna  enseigne  i  fii  fille  Vut  de  devenir  une  parfaite  Coar- 
(ifaiie.  Ce  Dialogue  c(i ,  comme  on  fait,  le  dernier  de  la  preniicre  Partie  des 
Ragionamenti.  Ferdinand  Xuarès,  de  Seville  ,  voulant  éviter  l'obfcénité  de 
rOriginai  »  eaa  ôté  tout  le  fel.,  dans  foq  infidèle  venfion ,  intitulée  Çoloqiào 
d$  iéu  Dam».  Veili  dVvà  119  Fnoçois  Anonyme  a  tiré  fini  AÙrùir  des  Cour^ 
tifans  ^  Se  d'où  ,  en.i^ft|  »  GeTper  Barthins  tira  Toq  impercinenc  PorWi- 
dfJf(Uas^yeTC\on  Latine  ^  wte  encore,  c'eft  tour  «lire  ,  que  l'Efpagnole  &  !a 
Fraiiçoife.  J'ai  parlé  amplement  de. Pierre.  Âtctm  ,  en  divers  endroits  du, 
DiSiomuttfe  de  Beyle,  cam  le  Tome  IV  du  Memaeiana  ,  éc  fm  l'Arnclè 
Mt^'do  BetttoK..  fap^      dn  Ton,  IV,  <i»-4*.      9t  la Mommoye). 

*  Pierre  Acécin ,  malgré  fes  Satîcesmordances ,  Ton  Athéïfme  déclaré ,  8ç 
robfccnirc  de  fcs  Hcrirs ,  }ouir  d'une  certaine  confidcration  ,  &  fut  même 
einterré  honop^Lç»n«nt  i  VeDife  y  dai^  i'Eglife  Pa^oilliale  de  San  Luca ,  où 
I'qi^  voit  encore  Ton  tombeau..  Il  Ê^uc  çcoin  qiie  ce  qui  lui  néiîta  cette.&«. 
veiir,fut  fa  Pàraphrafe  des  Plèautnet ,  qa'if  intitula  ÏArétin  Pe'niieat,  I| 
niourtit  a  Venife,  l'an  mil  cinq  cens  cinquanre-fiï ,  âgé  de  foixante  -  fix  ans. 
M.  Falconet ,  dans  fes  Recueils  ,  dit  que  Pierre  Arétin  n'éroit  point  âls- 
nattuel  de  Liugi  Bacé»  comme  i*a  die  Mt  de  ta  Monnoye  ,  Tom.  W  di| 
Merutgiana: ,  ^m^.  6^  ,  Se  que  fon  vrai  nom  étoit  Petro  Bugiardo  \  il  cite  la 
Fie  de  la  Cro:^€  pag.  ;  i  a  & }  lo ,  où  font  rappoc(éei4esLecaes  de  Matchieii 

G;bcrc,  Evoque  de  Vcfune,.&de  l'Arctil|, 

FIERRË  I^AUBIJSSON ,  Diacre ,  Cardifuil  du  ticrç  de  S, 
Adrian  &  grand  Maître  de  l'Ordre  des  Fi-eres  Chevaliers  de  U 

mnifon  &  hôpital  faint  Jean  de  Hîérufalem  ,  a  mis  pir  écrit , 
de  Latin  en  François  »,  les  ÉcabliiîcnieiiS  j  Conilitu  rions  &  Or- 
donnances dudic  Ordre  ,  rejetccs  des-  vieux  étabiiiiemens  les 
chofes  fuperfliies  ,  les  ohrcures  déclarées,  &  les  ncct;(I*aires . 
ajoutées  ,  pju:  ledit  ^rand  M^icrç  &c  ^ rçrçs  ÇoRimandeurs  dudic 
'  ^  .    Ordre^ 


■ 


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PIE  P  I  E 

'  Ordre  >  en  un  Giapieie  général ,  tenu  Tan  imprimé 

*C*eft  ce  Pierre  o'Aubcsson,  rrentc-neuvièmeiÏTand-Maître  de  Rhodes, 
•dont  le  Pcrj  Rouhours  a  écrit  l'Hiftoire  Jjiis  une  ^laiide  pureté  de  ftyle.  Il 
«uottrut  à  Rhodes  «  plus  qu'o<%9gài»ue .  le  |  JuiUec  ijo^.  ,(  M«  De  la 

PIERRE  AYRAUT  ,  premicrement  Avocat  en  Parkrnent 
à  Paris,  &  depuis  Lieutenant-Criminel  à  Angers,  a  écrii 4e 
l'Ordre  &L  Inllruiflion  judiciaire  ,  dont  les  anciens  Grecs  & 
Romains  ont  ulë  en  accuiations  publiques,  confère  à  l'ulagc 
"de  notre  France  :  &  fi  on  peut  condamner  ,  ou  abfoudre  ,  Tans 
forme  ne  figure  de  procès  ;  imprimé  à  Paris  ,  par  Jaques 

'  4m  Puys ,  1 57^.  Plaidoyers  (  en  nooibcè  vtngc-un)  faits  en  U 
Coar  4e  Parlement  4e  Paris.  &  ArcÊts  fiur  ce  iBCerveniis  ;  im- 
primés à  Paris,  M^.  par  Martin  Je  Jeune  »  ti£%,  Diiboun.  à 
Moniêignear  le  Duc  Anjou ,  Roi  de  Polo^,  Tur  Toecafion 
•quelle  voulant  recommander  pour  Tes  viâoires,  &  reflauratîpn 
de  Ton  univeriîté  d'Angers,  les  Panégyrics  anciens  de  Pacatus 
&  d'Eumenius,  jadis  faîcs  à. la  louange  des  Empereurs  ConiUn- 
Tius  &  Théodofe  ,  lui  ont  été  adrelKs  &  dédiés  de  nouveau: 
plus  Harangue  audit  Seigneur  Duc,  où  il  cH  triiré  de  la  façpn 
de  sûrement  louer  ou  blâmer  les  Princes;  imprimés  à  Paris , 
i«-8*'  par  Martin  le  Jeune,  K^y^.  Vctri  Atrodil judicis  qucejlio- 
Aum  ,  Andiumçuc  ducts  Itbdl.  Mag.  1.  C.  Decretorum  Libri 
,  VI.  Itcmque  Liber  fmgularis  de  Origine  &  ûucînntatc  rerum 
juJiLiiCarum  j  Panfùs  ,  /Vi-S".  apud  Mûrtinum  Juvcncm  ,  i ^yj  *• 

*  Vof.  La  Ckoix  dv  MAivf  ^     ie»  optes^  auftnéœe  Asùdp ,  Tom.  U« 

PIERRE  BELLIER  ,  Do6^teur  ès  Droits,  a  traduit  de  Grec 
en  François^  les  (Euvres  de  Plulon,  Juif,  Auteur  ti  cs-cloquent, 
6i  Philofophe  très-grave  ,  contenant  l'interprétation  de  pliifieurs 
divins  &  facrcs  Myflères ,  &  rinftrudion  d'un  chacun,  tii  tou- 
tes bonnes  &  fainccs  mœurs.  Les  Traités  font ,  de  la  Création 
'^11  'monde  ;  Allégorie  des  (kintes  Loîir  données  après  J'aiwre 

fiisLiOT.  Fa  AU.  Tome  V.  Du  Verd.  Xomc  m.    Gg  . 


'  î:54     P  I  E  PIE 

des  lîx  jours  :  da  Plantemerit :  de  la  vie  de  Moyfe  ,  trois  Livres: 
de  iâ  Charité  &  Amour  de  Ton  prochain  :  de  TÈtat  &  Devoir 
du  Juge:  de  l'ÉIecflion  &  Création  du  Prince  :  de  h  Force  &C 
Grandeur  du  courage  :  des  dix  Commandemens      Dieu  :  des 
Loix  particulières,  deux  Traités  :  de  la  Circoncifion  :  de  la  Mo- 
narchie ,  deux  Livres:  quels  doivent  être  les  loyers  &  honneurs 
des  Sacfihcateurs  :  des  animaux  qui  font  propres  aux  Sucntices, 
&  quelles  font  fes  efpèces  des  Sacrifices  ;  de  ceux  qui  offrent  les 
ho(iies  au  Sacrifice  :  qu*il  ne  faut  recevoir  au  temple  l«  loyer  êc 
'  gàih  de  la  paillarde  :  que  tout  bomme  de  bien  eft  libre  :  de  là 
•  Vie  contemplative,  ou  des  Vertus  des  peribiiaes  dévotes:  de!» 
'  Nobleflè  t  des  Loyers  &  peines  :  de»  Malédiâions  :  que  le 
Monde  n*eil  périflable  ;  contre  Flaccus  ,  ou  de  la  Providence: 
des  Vertus,  &r  AmbafTade  faite  à  Cayus  :■  le  tout  imprimé  àPar»^ 
r»^yôi^  par  Nicolas  CbcHieau  y  t  $75.. 

PIËRRE  du  Mans»  Homme  de  grand^ travail  )k 

ivcbercber  les  chofes  rifres ,  a  écrit  l'Hiftoire  de  la  nature  des 
oifeaux ,  avec  îenrs  Delcriptions  6t  nayfs  pourtraîts  rétirés  du 
naturel  ;  écrite  en  fept  Livres,  imprimée  à  Paris  »  rnrfol.  par  Be- 
noift  Prevod^  1 5:5  {«^I^cox  Livres  de  la  Nature  &  diveriirédes 
-poiâôns  ;  avec  leurs  pourtrait?,  répréfentés  au  plus  près  du 
naturel  ;  imprimé»  à  Paris ,  '11-4^  par  Charles  £flienne  >  r  5  5  5. 
Les  Obfervations  ,  rédigées  en  trors  Livres ,  contenant  les 
appellations  antiques  des  arbres  &  autres  plantes,  des  ferpens, 
des  poifR)ns ,  des  oifeaux  &  autres  bêfcs  terreflrcs  ;  conférées 
avec  les  noms  François  modernes  ;  &r  pîufieurs  vrais  pourtraiis 
d*iceux  retirés  du  naturel.  Les- Mœurs  &l  façons  de  vivre  de 
diverfes  Nations  en  Grèce  ,  &  Turquie,  &  les  vé'emcns  d'iceux. 
Les  Antiqutici  (k  iCuincs  de  pluheurs  villes  jjluilres  en  Afie 
Grèce.  La  Defcription  dti  Caire,  Jerofalem ,  Damas  yAntioche, 
Byrfe,  Alexandrie  &  pluficuf» autres  villes  du  Levant;  avec 
hurs  noms  modernes.  La  DeiêriptMn-  de  pîufieurs  monts  célè- 
bres par  les  anciens  Poètes  &  Uilloriens.  Pîufieurs  Difcours  fur 
les  chemins  ^  en  divers  voyages ,  par  iEgy pce  ^  Arabie  »  Aûe  je 


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PIE  PIE  t}f 

conccnant  dtireriês  cliofcs  des  ttncjqcies  conférées  a /ce 
les  modernes.  Ample  Difcours  fur  la  vraie  origine  du  6n  or,  & 
far  les  principales  mines  dVr  &  dVgeiit  du  grand  Turc  ;  im- 
primé i  Paris  ^  m-4^  par  Guillaume  Caveliar  «  i  $  5  V  Pourtraiis 
d!Oi(èaux  ,  animaux  ,  ièrpens  ,  herbes  ,  arbnes  ,  hommes  & 
femmes  d'Arabie  &  ^Egypte ,  obfervés  par  Pierre  B<Aon  :  le 
tout  enrichi  de  Quatrains  fous  chacune  6g4ire;  imprimes  à  Paris, 
f/i-S**.  par  Jedit  Cavejlat ,  ï5$7-  î^frnorurances  fur  le  défaut 
dp  lab  njr  culture  des  planf  ,  &  de  b  connoi/Tince  d*icellcs  , 
contenint  la  manière  d'affranchir  &  appriv^ifcr  les  arbres  Tau  va- 
ges;  imprimées  à  Paris  ,  in~'è°.  par  Guillaume  Cavellat ,  i  ^58. 
J^'etri  Bcllonit  de  adinirabtli  opcrum  cntiquorum  ^  rcrum  Jitfci- 
p  'iendarum  prœflanna  Liber  prtmus.  De  medkaio  future ,  Jei^ 
cadûvcre  condito  ^  6'  îuguhr'i  dtjuniluruin  ejulat  ont ,  Liber Jccun- 
dus.  De  medicamcntis  nonnuliis  fcrvaiidi  cad&veris  vînt  obti" 
ntatlbus ,  Lihtr  ttrnui^  Parijîis ,  in-^^,  apud  Gulklmum  Cûvil^ 
iat ,  Ejufdem  de  arboribus  coniferis  ,  refin  'tfcrls  ^  elits 

^(nqui  nonnuliis  ftmpkerna  fronde  yireatibui ,  €um£Ammdtm 
ii'onihus  ad  vivum  txprejps,  lum  dt  mttU  ceJrtno  ,  Cedria  , 
^gartco ,  rçfinis  &  fis  jjumfx  comfiru  pro^îffantur ^  I9€ud>  iH- 
dm  in  ^^  »  • 

4^  Y07.  La  Caoxx  oy  ^Aii»  »  A  Its  Qoief  ■  aa  mut  Pitaas  Bilom, 
'Tbm.  II  r  pag*  a|  1  &  TniT. 

PIERRE  BEMBp  %  L'^Hiftoire  du  nouveau  mond^  décou^  > 
.veirt  par  les  Ponugalois  »  écrite  '  par  le  Cardinal  Beipbo  ,  ^ 
traduite  co^r^nçois  ;  inip/imee  par  Jean  d'Ogerollcs ,  15")^. 
Les  Azolains,  dcu  Voyez  Jkaii  M>i«tiv.  L'Hittoire  de  Venifeb 
Voyez  Antoink  i>«  V^rdieh. 

*  Le  célèbre  G;ir<linal  Pierre  Bemho  naqaîc  â  Veiûre  ,  en  1 470 ,  d'une  hr 

nij'.Ile  P.-irricienne ,  fcconJe  en  gr.inis  h:)inmeî,  &  qui  fubfilte  encore  avec 
hojineur.  On  avoit  prévenu  coi>ue  Bem|>Q,  Pîiul  iil ,  auquel  on  l  avoit  peint 
comoie  un  homme  vam  ,  pe^  f  cglc  dany  (êt  m9un  ,  q«i  sivoit  même  ea 
dis  enfans  d'une  maîtreffe  ;  mais  Bembo  fe  juftifia  fi  bien  ,  que  le  Pape  Ij 
nomma CarJinil  ,  le  14  Mars  i5}9.  H  pourtiiu  vrai  qu'il  avoit  eu  unî 
u^^utreffc,  noauuce  .i1ior<>^»ia,  aveç.lu^ut.iiv' U  avo^c  vécu  vingt-deux  ans,  ^  . 


dont  3  avoir  ea  ttois  enfâiis  ;  init^«Dè'énSt  molce  en  1 5  $  5  »  âgée  feuiemeor 

da  crcote-huit  ans.  Bemho  mourut  à  Rome  ,  le  i  S  Janvier  1 547,  dans  fit 

folxante-dix-feptiLine  antice.  Le  Cafa  a  écrit  fa  vie  en  très-beau  Latîn. 

.'Le  Bembe  n'a  lailFc  aucan  Ecrit,  qui  mérite  dctre  iniuulc  Hijl-aire  du- 
nouveau  monde  j  découvert  par  les  Portugais  y  feulement ,  par  occahon  ,  au 
comniencen  nt  du  fixièinc  Livre  de  fon  Hiftoirt  de  Vem/e,  il  parle  de 

'  découverte  faite  dans  l'autre  Hcmifphcre  ,  non-feulemenr  par  les  Portugais, 
nuis  au(U  par  les  EAiaeools  ,  le  tooc  néanmoins  û  fuccuiOeioent ,  que  dajis 
l'Édition  ûf-S".  la  reution  emirre  n  ^cède  oas  ohm  pages.  Cette  mfitHre  de 

'  FiaifijcA  le  principal  des  Ouvrages  Latins  dit  Bembe  ;  comme  le  Pocine  fut. 
ta<norr  de  fon  frète  Charles,  eft  la  ineilleurede  fes  Compofitions  Italiennes.- 
Voy.  les  Mémoires  de  Nicecon,  Tora.  XI  &C  XX.  (  M.  de  la.  Monhoyb  )..  . 

PIERRE  BERTRAND  ,  Médecin  de  Baïas^  a  écrit  en 
forme  de  Dialogue,  la  Dialcéliquc  Françoife  pour  les  Cbicur- 
giens  ,  imprimée  à. Paris,  par  Denys  du  Pré  »  i  ^yi»- 

.Pi£RJR.E-MÀRIN  BLONDEL»  Lcrfanois^  «  écrit  queU 
qites  Poefles,  &  une  Ode  fur  la  mort  de  Jean  de  UPenife»  qui 
eft  parmi  k»(Euvres  dadic  de  la  Peruiè 

,^  Voy.  La  Croix  i>i»  Maini  >  4e  le»  non*  «  an  mèmc' Anide ,  Tom.  II  ^ 
Pi£RR  £  ^iZ  ARKE  < .  GuecM  de  Cypce  %  &c  Voy.  Fra  . 

ÇOIS  DE  BkLLEFOR£&T. 

*  Son- nom  étant  Bqanf^  a:aR<Larin  .filiftfntfVdevoit,  enTsniçcis  ,  erre 

hm  Pi^are.  Cet  Auteur,  connu  par  Tes  Ouvrages  Hiftoriques,  tels  que  fes- 
Annaics  de  Gènes  ,  fon  Hifloire  de  Perfe^^ç.  ,vivou  encore  att  commence* 
ment  du  di^Jèptième  fiède.  (  M.  ni  la  Moniioy  e  ) . 

*  A  la  fin  du  Tom.  H!  de  VlT^cin  de  la  Répubtique  de  Gènes,  in- 1 1.  Paris ,. 

1742  ,  dans  le  Catalogue  des  Ecrivains  &r  Hiftoriensde Gènes,  on  lit  :  Pierre  ' 
Bi^iarr  a  écrit  l*HiJiaire  de.  Gènes  ,  depuis  l'an  îioo  >  jufyu'à  l'an  i^jf. 
Cet  Auteur  fe  nommoic ,  en  Italien^  Pietro  Bqari:  c'eft  ainfi  que  fon 
nom  eft  écrit  i  la  tète  de  Ton  H'^oirt  Italienne  de*  Guetliks  de  Hongrie.  Oti 
ronnoît  de  lui  ttois  Ouvrages  difTérens  :  VBifteiH  de  Gènes  ,  VH^loire  des 
Guerres  de  Hongrie,  Si  YHiJIoire  de  Perfe.  \\  écrivit  en  î  .atin  fon  Hifloire  de 
Gènes  j  qui  s'étend  depuis  l'an  j  100,  jufqu'en  1 57*.  EUc  parut  à  Anvers, 
chez  Planrin  ,  en- 1 579 ,  u^.foL  &  «Ile  eft  très-rare.  Son  IT^oirrde»  Guerres-- 
</e  /^oflflrif  J  entre  l'Empereur  &  les  Turcs  ,fiird*abord  écrite  en  Italien  ,&  im- 
primée à  Lyon,  en  I  j6o,  /«-S". puis  rratUlire  en  Latin,  par  TAuteur,  &:  publiée 
*  à  Baie,  en  1 5  7  j  ,i/2-  8*\  Elle  fut  tc  iaiprioiëc»en  cette  langue,  dans  le  Recuui  des 


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PIE.  PIE  z)7^ 

Strinaut  de  Hongrie  ,  qat  Jaoqiwt  Bongars  donna  ,  en  i  ^co    ht' fol.  mais 
on  en  retrancha  le  Récir,  qui  fiî  trouve  à  la  fuirc  dans  les  Editions  précé- 
dentes ,  contenant  les  cvcncmcns  arrivés  en  Europe  depuis  i  $6^  L'£4ition: 
Italicftne  eft  focc  f  ue.  Quant  att  troifième  Oavtsm  4»  Btnci  »  c'eft  une  Hifiotre: 
de  Perfct  écrite  en  Lacin  ,  &  publiée  ï  Anvers ,  dut*  PUntin ,  en  i  $  8 } ,  in-fol, 
&  depuis  réimprimée  dans  w  Recueil  des  Ëcciiiaijii  <!•  l'Hiftoire  dePerii»», 
ïratittort ,  i  <>û  i  ,  in-  fol. 

PIERRE  BOAIS  i  UAU  ,  rurnomme  LAUNAY ,  natif  de 
Bretagne  ,  a  écrit  Hiftoires  prodigicufes  (en  nombre  quarante | 
extraites  de  plnficurs  fameux  Auteurs,  Grecs  &  Latins  ,  facrés. 
&  profanes,  avec  les  pourtraits  &  figures;  imprimées  à  Parii, 
par  Vincent  Sertenas,  1561.  ÛHiftoire  de  Chclidonius 
Tiguriaus ,  fur  rinftkution  des  Princes  Chrétiens  ,  &  Origine 
des  Royaumes ,  concenai»  treize  tyeaujg  Chapitres  ^  traduite  de- 
Lacin*  U  imprimée  à  Paris ,        par  Vincent  Sertenas  ,1557-^ 
II»  Théâtre  du  monde  »  où  il  ell  fait  un  ample  Di(coors  dé» 
n»èfss  humaines,  compofé  en  Latin  par  ledit  Boaifluau  »  puis» 
traduit ,  par  Ittl>même  ,  en  Françoisjavcc  un  autre  fien  DiÂrourS' 
de  rcxcellence  &  dignité  de  l'homme;  imprimé  à  Paris, 
par  Jean  Longis  &  Robert  leMaignicr,  i$)8*  Hifloire  de» 
perfécutions  de  l*Églifc  Chrétienne,  fâifant  un  ample  Difcours. 
des  merveilleux  combats  qu'elle  a  foutcnus  ,cîant  opprcffee  fous- 

tyrannie  de  plufieurs  Empereurs  Romains,  coniment^ant  à. 
notre  Sauveur  Jefus-Chrill  &  à  Tes  Apôtres  ;  &  quelle  a  été" 
la  confiance  de  leurs  SuccefTeurs  en  iceîle;  imprimée,  par  trois- 
fois,  à  Paris ,  r/i-8°.  la  dernière  édition  par  Guillaume  delà 
Noiie  ,  i5y2,.  Six  Hilloires  Iragiques,  extraites  des  (Euvrcs 
kalienncs  de  Bandel ,  &  mifes  en  langue  Françoifè  par  ledit 
Boaiftoaù.  Ce  Ibnc  les  fix  premières  du  premier  Tome  des  Hi(^ 
foires  Tragiques  ;  imprimées  à  Paris ,  fR«8^.  par  Jaques  Macé  ». 
1568*  En  un^  Avertiâèment ,  par  lui  &k  au  Leéfeur ,  mis  a», 
devant  dé  fes  Hifloîres  prodigieux,  iî  avoir  promis  faire  voif^^ 
de  faTraduâionen  notre  langue^  les  Livres  de  la  Cité  de  Dieu  de" 
S»  Auguftin;  mais  prévenu  demort  >  n'a  pu  efiTeâuer  fa  promeflè  i 
LA  Cro  IX  DU  Ma  mm  p.  9t  l«t  noces  »  «a  même  AnîdS»» 


1^8    PIB  PIE 

^  Tkiûtrt  du  Motive. 

[Ce  pauvre  pn(bnnier  eft-il  forti  de  cette  prlfon  maternelle  {  contemplons 
<)uel  il  eft  étant  fur  terre  j  qu'eft-ce  airre  qu'un  (imulacre  d'un  pauvre  ver? 
De  quel  m.inrean  eft-il  orné  ,  faifant  fa  magnifique  entrée  au  palais  de  ce 
monde  ?  Sinon  de  fang ,  duquel  il  tfk  tour  baigné  &  couvert ,  qui  nçfk  autre 
choie  que  fimage  &:  Bpure  du  péché ,  qui,  parle  fang,  eft  fignifié  en  Técrif 
turc.  O  grlève  nécelfitc!  O  milcrable  contUtloo!  Qu'avant  que  cette  créature 
ait  pcchc  ,  ellj  eft  lice  Se  ferve  de  pt-c1ic  :  avant  qu'elle  ait  dclinquc  ,  elle  eft 
obligée  au  délit.  C'eil  la  grappe  amère  ,  de  laquelle  parle  Hiétémie,  que  no« 
pères  inangèrenr.  Quel  eu  le  premier  Cantimie  que  chanté  Thomme  entcaip; 
en  ce  monde ,  (inon  Tarmes  &  gémilTemens  f  qui  fpitr  comme  metlagers  sé 
augures  de  fes  calamités  futures ,  lefquelles  ne  poiivanr  exprimer  pir  paro- 
les, il  les  témoigne  par  fe;  pleurs  &  cris  :  Se  toutefois  voiiU  le  coinmence7 
aient  des  Monarques ,  Rms  «  Princes  8c  Empereurs ,  Bc  autres  qui  fufcitenc 
tant  de  Tragédies  en  ce  xnonde.  Le  ver,  tant  foit-il  petit ,  iîtôt  que  nature 
l'a  produit  fur  la  terre ,  commence  à  ramper ,  fe  traîner ,  Se  à  chercher  fa 
pâture.  Le  petit  pouflîn ,  fiiôt  qu'il  eft  hors  de  la  coque ,  fe  trouve  tout  net, 
de  n'a  befoin  d'ê  tre  lave  comme  l'homme.  Il  court  après  fa  mère  ,  il  l'en^ 
tend  quand  elle  l'appelle -■  il  iemer  à  picquer  &  à  manger  :  il  craint  le  Mdan, 
£|ins  avoir  autrement  éprouvé  fa  malice  :  il  fuit  le  danger ,  feulement  guidé 
par  nature.  Mais  incontmem  que  l'homme  eft  fur  la  terre ,  c*ej%  une  petite 
inafTe  de  chair  qui  fe  lairra  manger  aux  ^urrés  animaux,  iqui  n'y  pourvoira. 
Laiffez-le  en  fon  petit  nid  &  berceau  ,  il  detreurerà  tout  confît  en  ordure  ,  Se 
eftli  iiupi^Ufant,  qu'il  ne  faurçit  jejcf  fes  ordures ,  ce  qu.c  ks  petits  oifeaux 
êç  autres* antmaax  favent  bien  fktrç.  Voili  les  parfums,  civettes  &  odetttS9 
defquils  nature  a  voulu  embaumer  l'homme ,  &  aorner  celui  qui  fait  tant 
de  l'HercuLs ,  &  qui  fe  dit  Maître  Se  Chef  dé  toutes  les  autres  créatures. 
Etant  cette  chétive  cféature  plongée  en  ce  gouffre  de  miséxes  ,  il  le  faut 
iV>urrir ,  Çc  abefoin  d'alimens ,  pour  Ibuliger  l'infirinité  de  fa  nature.  Cet 
office  eft  dédié  aux  mcrcs,  Çf\  confidcration  dcquoi  i;i.ature  leur  a  donne  les 
n'umelles  ,  qui  font  comme  petites  bouteilles  propres  à  tel  effet.  Mais 
combien  y  a-i-il  aujourd'hui  de  mères  auxquelles  il  futfit  d'avoir  tiré  leurs 
cjifans  hors  de  leurs  entrailles ,  &  au  Ueii  de  les  nourrir  >  les  énvoyent  aux 
vlUages  ,  pour  les  faire  nourrir  par  femmes  inconnues!  L'enfant  n:\  pas  donc 
aifez  fouÉFert  de  maux  au  ventre  de  fa  mcre  ,  lî  d'abondant ,  faifant  (on 
entrée  en  te  monde ,  on  ne  lui  en  préparoit  d'autres  tous  nouveaux ,  pat 
ritt^ratitude  les  mères ,  <iui  Ibnt  fi  délicates  ,  qu'elles  aft  les  veulent  nourrir, 
Dais  les  font  téc,*r  le  lait  de  celles  qui  leur  changent  qiieLjnefois  leur  fruit, 
o,u  les  paiifent  de  lait  vicieux  &  corrompu  ^  donc  procèdent  après  une  infi- 
nité de  maladies ,  comme  Vérolle lèpres ,  5c  Àitres;  (jir  il  en  tout  cenain 

3 ne  il  la  nourrice  eft  louche  ,  fujette  i  ébriécé ,  ûa  maladie ,  ou  antrement 
mœurs  corrompues  ,  l'cnfjnt  fcrj  louche  >  non  par  fon  lait ,  mais  par 
^un  regard  ficquenc  :  H  elle  eft  yvtogne  ,  elle  prép^e  l'epfant  à  convul^oi^ 


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PIE  VIE  tf9 

tt  êënSîté ,  même  le  fera  yvrogm  ft  ifAempérl ,  comme  on  lit  en  la  vie  de 

l'Empereur  Tihere  ,  oui  fur'grand  yvrogne  ,  parce  aue  la  nourrice  qui  l'alr.i- 
toit ,  non-feulement  buvoit  exceflivcmcnr ,  mais  elle  Tevra  l'eiifanr  avec  tics 
fouppes  trempées  en  du  vin.  LailTons-le  en  h  garde  &  protctlion  de  fa 
nournce.  De  combien  de  périls  eft-il  enveloppé  cependant  qu'on  le  nourrît  I 
Quelle  peine  &  martyre  ont  ceux  qui  en  ont  h  charge  !  Les  uns  fe  rompent 
de  force  de  aier  ,  eoforce  qu'il  ne  faut  point  de  réveille- matin,  pour  les 
^re  lever  de  mût  s  ks  enenes  fe  choquent  toujours  à  quelque  choie ,  de  le 
plus  fouvent  on  ne  voit  aue  plaies  en  leurs  pauvres  petits  corps  :  fans  metttft 
en  compte  plufienrs  maladies  héréditaires  qu'ils  apportent  des  corruption? 
de  leurs  parons.  Mais  qui  nt;  s'ctormera  de  voir  cependant  i;s  occupatiows 
fantaftiques  de  ce  petit  (îngc ,  lequel  tam6c  jxiitrift  de  le  poudre  »  tait  de 
petites  maifons  de  terre ,  comrefait  le  cbevaucheur  d'écuiene  fur  un  bâton 
de  bois  ,  court  après  les  chiens  Se  les  chats,  fe  coutrouce  contre  l'un, 
applaudie  l'autre.  Qui  pourroii  jamais  pcnfer  qu'une  û  mifcrablc  créature , 
couverte  de  tant  de  pauvreté,  fi  vite,  8c  ebjeâe,  pet  fiwcedkMi  de  temps  » 
e'aiMttardît  ainfi,  de  devînt  fi  fuperbe  H  liaataine} 

yîu  Difcours  de  l excellence  de  Ckommt^ 

\{  me  fufïîra  pour  nous  dégoûter  quelque  peu  des  misères  de  l'homelrie  ,  Icf- 
quelles  (peut-ctre)  j'ai  traité  d  un  ityle  trop  tragique  ,  u  je  décris  la  dignité 
éc  excellence  de  l'hommeé  Le  feul  efptit  onanel vane  mieux  que  tour  ce 
qui  peut  cire  d'excellent  en  routes  autres  créatures  ,  voire  que  le  ciel ,  \.\ 
terre ,  &  tout  ce  qui  eft  contenu  en  icelle.  Outre  que  cette  fcliciié  de  la  vie 
femelle,  de  laquelle  nous  fpmmes  apurés  par  foi ,  eft  de  prix  (i  excellent 
&  de  valeur  tant  ineftimable  »  que  toutes  les  langues  des  hommes  ne  lu 
fauroienr  comprendre,  ni  leurs  penfces  concevoir.  Mais  quel  témoignage 
de  la  dignité  de  l'homme ,  lequel  fon  ccéaceuc  a  tant  prtfé ,  que  de  (on  éter« 
AÎté  eft  defcendn  ta  monde  ,  a  prins  lie  vêtement  de  lar  chair ,  5c  s*eft  &ie 
homme.  Encore  fa  bonté  a  ctc  fi  grande  envers  rfiommc,  &  l'a  tantain\c 
(combien  qu'il  ait  fouillé  là  fainte  image  laquelle  reluit  en  lui]  qu'il  lui 
ottre  la  mam  le  fait  héritier  de  fon  royaume  cclefte  ,  comme  Ion  propre , 
tt  légitime  enfiuit  t  a  fournis  en  la  fut^ewon  roue  ce  qu'il  a  créé  tous  U 
concavité  des  hauts  cieux  ;  l'a  élu  pour  (on  temple  &  habitacle  :  lui  t  révélé 
fes  plus  grajids  &  orcnltes  fecrets  ;  î'^  finalement  a  tout  créé  pour  l'amour 
de  cet  excellent  &  divin  animal.  De  quoi  le  Prophète  David  émerveillé, 
décrie  :  Qu'eft-ce,  6  Seigneur,  qjae  deThomme,  que  tu  as  ainll  magnifié > 
ou  i\u  fils  de  l'homme  ,  que  rant  tu  !c  repures  &  eftimes  ?  En  quelle  révé- 
rence donc  doit-on  tenir  celui ,  que  notre  Dieu  a  tant  prifé ,  qu'il  l'a  élevé 
comme  Chef  8e  Empereur  de  Coûtes  les  créatures  viinles  ?  Ac  dès  &  naîA 
fance  commis  en  la  garde  des  At^es  ^  lefquels ,  comme  fidèles- Mimftrei . 
lui  afliftent,  le  confeillcnr,  accorupagnent  ^  défendent  rant  des  incutfions 
des  malins  eifcits  ^  que  des  auues  aguets  de  la  chair ^  &  du  inonde?  L'a 


CÎ40     l^IÎ  PIE 

'  outre  doiié  de  cette  divinité  exc^ente  qne  de  favoir  cannoîrre  les  ctitffef 
préfentes  ,  fe  fouvenir  des  paffées ,  prévoir  par  conjedute  les  tuci»ces>  «m- 
noiue  la  nature  des  chofes ,  favoir  difcerner  le  vice  d'avec  la  vttm  »  fc 
après  avoir  connu  Tedèiice,  Batiue  refTort  de  tout  ce  qui  eft  contenu 
en  l'univers,  il  s*cleve  par  une  harmonie,  Taure  Se  pénètre  )ufqa'aax  cieiw , 
les  connoîr  &  en  donne  réfolutiou  ,  dcmoncrc  par  vive  raifon  ,  que  1» 
nature  qui  pend  contre  bas,  n'eft  autre  chofe,  qu'une  belle fece  &  hgure 
de  Dieu,  ou  quelque Lîvi»  ou  miroir  plein  de  Divinité.  Et  combien  que 
fon  habitation  foir  en  terre ,  fi  eft-ce  qu'il  fe  mêle  avec  les  éléinens  par  fa  , 
foudaineié ,  defcend  es  profondiiés  de  la  met  par  fubtilitc  de  fon  enten- 
<ciement ,  toutes  chofes  W  luifem,  te  encore  que  les  cîeiuc  foienc  dmie 
hauteur  incrédibb  ,  il  tes  contemple  comme  s'ils  étoient  près  de  lui. 
Nulle  obfcurité  d'air  ne  confond  l'intention  de  fon  enten<:^emenr  :  l'cpaif" 
feur  ^  mallîvecé  de  la  terre  ne  peut  empêcher  fon  affeâion  ,  nulle  proton^ 
4tté  d'eau  ne  pent  «mpècher  fon  nfytit  A  laifon  de  quoi ,  Homère ,  ce 

,|^nd  Poète  Grec ,  a|ipeioit  les  homnnes  Alpheftas  ,  qui  eft  autapr  a  dire  , 
comme  Rechercheurs  ;  car  c'eft  le  propre  de  l'homme  feul  de  rechercher 
la  caafe  de  toutes  chofes  :  &  pat  telle  diligence  ,  la  confommaiion  de  tous 
les  arcs ,  en  l'efpace  de  nulle  ans M  crouviée ,  comme  Varron  écrir.  L^s 
autres  Vont  nommé  çi^ ,  c'efl-i-dixe  ,  lunaière  ,  â  caufe  de  l'incrcdible  defir 
que  l'honn^ic  a  naturellcmrrT  de  connoître  toutes  chofes.  Ce  qui  a  taïC 
<ïue  plnfieurs  Philofophes  anciens  ont  penfé  que  la  lumière  <&t  U  vtane 
«flénce  de  notre  ame,  i  raifon  qnll  n'y  a  rien  qui  plus  refoie  rignorance , 
&  qui  l'ait  en  plus  gmn  k  Honeur,  que  I*hornmc  ;  lequel  eft  d  émerveillable, 
ciu'ii  a,  en  foi ,  l'eTpru  qui  eft  célefte  ,  la  vertu  des  étoiles,  l'influence  des 
planetres ,  les  qualités  6c  propriétés  des  quatre  âémeos ,  auquel  finalement 
toutes  créatures  céleftes  ,  angéliqnes  ,  Se  tetieftres  »  fervent  8c  obcilTeiir, 
Deqttoi  tmerveillcs  quelques  fages  d'Egypte  ,  osèrent  appeler  l'homme 
Dieu  rerreftrc  ,  animal  divin  ôc  ccielte  ,  «leÂTagei  des  Dieux  ,  Seigneur 
•des  chofes  inflneures ,  femUier  des  ïîméctetires ,  JSc  finalement  mirade  oe 
nature.  Et ,  qui  plus  eft ,  pour  plus  çrand  comUo  de  la  nobleffe  de  Thomme, 

3uelquefois  ion  Dieu  dclcend  en  lui ,  faifant  chofes  miraculenfes  ,lefquellej 
e  lui  il  ne  fauroit  faire ,  comme  nous  avons  lu  aux  Hiftoues  de  ClâW>- 
'  mené  8c  d'Atîftée ,  lefqnds  fettdent  fonvenc  hors  de  leurs  corps ,  Bc  alloient 
<i\  Se  là:  puis  étant  letoomés ,  facomoicnt  chofes  incrcdiWcs ,  Ijfquelles 
par  après  ro'ttefois  on  expérimenroit  être  véritjMes.  <^nmme  un  Cornélius, 
Ptctre,  ctani  a  Padoue ,  durant  la  guerre  de  Cciar  oc  Pofnpce,  futteBé- 
«nenc  ravi ,  qu'il  comptoir  mieux  tout  Vordce  de  la  iMtaille ,  que  ceux  qui  y 
étoient  prcfens.  Apollonius  ,  femblatlemenr ,  étant  en  Ephefej  voyoit  & 
.difoit  ce  qui  advint  à  Nero ,  dans  Rome.  Socrates  s  eft  trouvé  ravi  commq?* 
'itiqttanc  avec  fon  efprit ,  fans  voir  ni  connoître  ce  qui  fe  faifoit  près  de  lin* 
IPlatoo»  femblablement,  enrroh  'COUS  les  jours  pn  «xtafe^  cettaine  benie  4i| 


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PIE  P  I  E  2.4» 

Et  mm  autre  endroit  plus  bas. 

Quelle  ewellence  &  beauté  y  a-t-il  en  la  tête  de  cec  aniinal,  qui  eft  la,  tovt 

&  rempart  de  raifon  &  de  nipience,  de  laquelle  ,  comme  d'une  fontaine* 
ilfeat  dtverfês^opccations  des  feas«  &  comiDs.tl  fe  puUTe  taure  «qu'ils  prodiil- 
fenc  St  n^iporreac  i  vat»  mcme  ronrce  tamt  de  canmodkéi  cUvec&t  f  M«b 
fxai  ne  s'émerveillera  de  la  mémoire  ?  Laquelle  ftft  )»  glC^ior  qui  toujotus 

demeure  au  dedans  de  la  tour?  Laquelle  garde  Se  retient  les  chores  qui 
pailênc  ibudamemenc  :  l'office  de  laquelle  eU  de  .cooferver  eu  fes  txciou 
recevoir  choies  innunicrabtes ,  voire  «iifflkentes ,  loutefeit  Jes  oonfeil» 
dre  :  ains  les  confirmer  en  leur  pureté  Sc  netteté  ,.  pour  Ven  fervir  puis 
après ,  lorsque  par  un  fouvenir  elle  raconte  ce  que  de  long-temps  elle  a 
conçu  &  auiaiïc  :  alors  s'appet^u  uue  connoUiance  de  choiras  mhmes  » 
contes  dil]êrol>lj|Ues»  'J«fi^lles  ie  produîfeoc  es  tel  ordre  »  qu'elles  ne  Te 
donnent  trouble  ou  empôchemeut  mutuel.  Mais  quel  miracle  y  ia-t-il*n  la 
iubciiitc  mexplicabie  de  nos  yeux  }  itffquels  ont  été  mis  au  plus  haut  de  la 
tour,  pour  être  fpéculateurs  deSichofes  liautes  5c  céleftes.  Et  du  côte  duquel 
il.£lUoir  voir,  ils  font  couverts  Ile  petits  tayes  luttante!;  ,  les  rotondités 
defquels  rcpréfentent  deux  pierres  prccieufes  ,  afin  que  d'un  fen?  profond 
ils  pcnccralient  les  images  des  cUofes  miles  au  devanCj  reiuifao^es  comme  ^ 
un  miroir.  Et  Ibm  mobUes ,  'afin  qu'Us  fe  patCwt  tourner  çi  &  U/&'nr'êti» 
contrainn  imndct,»  qui  leur  déplairoit,  jSC  font  aomés  jBc  enrichis  de 
paupières,  qui  font  comme  boulevards ,  &  proptignacle?  pour  les  défendre 
<le  mal  ou  encombre  ?  audelTus  defquels  font  les  foutcils  faits  en  voûtes , 
pour  empêcher  que  Ih  Tueur  oo'autces  fuperffnit^  «e  leur  fiÏÏent  ofiènft. 
Mais  quel  fpedlacle  dignq  d'admiràtiou  trouverons-nous  en  la  fabrique  du 
nez?  N'ert-ce  pas  un  périr  mur  clevc  pour  \\  jL-fenfc  des  yeux  ?  5c  combien 
4ju'il,foit  petit,  il  lui  a  établi  irots  oiiàccs  :  l'un  de  poulTcr  &  recirit  fon  vent 
&-luueiRC^  l'autre  ,  dodorër  &  fenrir:  l'jmtre,  afin  que  par  les  trous  &  ci- 
vernes  d'icelui  ,  les  fuperfluitcs  du  cerveau  fufTent  purgées  évacuées  3^ 
dccoulalTent  comme  d'un  canal  ou  gou(icre,  Mais  par  quelle  mervcillcufe 

^ôrdomiance  fctnt.aiiïeraillées.les  lèvres  ,  lefquelles  auparavant  fembloienc 
lices  &  conjointes  l'upei  l'aube ?..4iide<iaas,4fefqueUes  la  lajigue  eft  cnclofe, 
laquelle  par  fes  nwuvemens  convenir  la  voix  en  paroles  ,  interprète  , 
donne  à  entendre  l'intention  de  i'efprit.  Mais  qui  ne  s'émerveillera  de  ce 
petit  morceau -de  chair,  mit  n'a-pas  trois  doigrs  de  largeur,  &  qui  eft  preC- 

..<que  le  plus  petit  roepibiÉftâe  TJiommePEr  (ouielintil  loue  Dieu  &  donne  i 
enrendie  les  beautés  &  perfeâ^ions  de  ce  que  Dieu  a  créé':  il  difpute  du  ciél , 
de  la  terre,  &  de  ce  qui  elt  contenu  es  quatre  élémens  :  .néaijnioins  elle 

.  Jls 4WUC feule  aoconu^  l*«£iee)dtt  parler  ,  fi-ëtie  aidée'  des  dents,  ce 
qui  nous  eft  manifefté  par  les  cnfans  ,  lefqnels  pl'iîôr  113  commenc(5nt  4 
parler,  qu'ils  n'ayent  les^  dems  .  ^  les  vieillards  après  qu  il  les  ont  perdues, 
'o;-^uayenr  &  ne  peuvent  former  leur  parole:  en  forte  qu'il  fismple  au'ils 

ifoMM  rtcoiim^;»  cjifande. -Outre  f  comme  dit  Laâaiice  )  il  a  créé  le 

BiBUOTH,  Fr  AV.  7*010.  V,  Dv  VXRD.  TooL  IIJ,    '  H  h 


1 


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t2,4:i      P  I  T  î  E 

menton  &  dctv<rc  il'nne  nnc  lionuête,  forme  ,  ScVx  eniicîii  cl'j  b.iiK^ ,  Ii- 
quelle  eft  comme  uii  uuciienieJu  pour  nous  taire  coniioicic  ia  uiatuiiic  des 
^iCbc^S'lAiiliffiSBenceiltticxe,  &  ornement  de  la  virilité  &  force.  Quant  atu 
ôreilles,  elles  ne  fonc  poinr  oifîves^  elles  font  colloi|uées  en  lieu  cminenr, 
mfm  de  recevoir  le  fon,  qui  natureUénunt  eft  porté  en  haut  :  elles  fonc  ou- 
'  vertes  6c  non  étoupées ,  afin  que  la  voix  fût  portée  par  les  finueufes  conca< 
'Vitcs ,  terenue  &  arrêtée  j  même  il  a  voulu  cui'il  y  eût  des  ordures  Se  im- 
'mundiciccs ,  ihn  que  C\  les  périr»;  nuimaux  vouloient  offenfec  l'ouie  'qui  eft 
l'un  des  plus  excelens  de  nos  fens  )  ils  futlent  pris  là-dedans ,  comme  en  de 
la  glu.  Encore  n'eft-ce  rien  de  1*  mervdiUeiire  nbrique  de  toutes  Tes  patries. 
Cl  nous  voulons  confldécec  en  eénéral  tous  les  linéamens  de  la  face  ;  en 
^laquelle  dépendent  deux  merveilles  :  !rt  première  qu'entre  tous  les  hommes 
.|Mrefque  inbnis  ,  tous  fonc  iiditfécens  par  tant  petit  efpace  de  la  face  ho- 
'  maine  »  que  denx  ftutement  »  entre  catit  de  millions  d*homi»es ,  ne  peuvent 
êtritfsmblables ,  qa'incomînem  Us  ne  foient  diftinpiéspat  oercatnes  marques 
9c  notes ,  6cc.] 

PIERRE  BOCELLIN.  Chirurgien  de Bdley,  en  Savoye,  a 
ébric  Pratique  fur  la  matière  de  la  contagîeulè  maladie  de 
Lèpre,  imprimée  à  Lyon,        par  Macé Bonhomme,  1540. 

PIERRE  DE  fiORNE.Seigneor  de  Baumefbrt,  en  Vivarez, 
a  écrit  en  vers  le  Jugement  de  Daire  »  Roi  de  Perfe  ,  donné 
par  l'avb  &  délibération  de  fon  Confeil,  fur  la  difpute  de  trois 
Archiers  de  fa  garde ,  touchant  la  préférence  du  Vin,  du  Roi , 
des  Femmes  &  de  Vérité;  tiré  du  troifième  &  quatrième  cha- 
pitres du  troifième  Livre  d'Efdras  i  imprimé  à  Lyon  ,  fff-8^« 
par  fienoiil  Rigaud  ,1567. 

HERRE  BOTON,  Mafconnois ,  a  écrie  un  Livre  înritulé 
Ja  Camille»  contenant  cinq  Élégies ,  cinquante  Sonnets  &  trois 
Odes  fur  le  fujet  de  l'Amour  ;  eniemble  les  Rêveries  &Dif- 
cours  d'un  Amant  défefpéré  ,  faits  en  proie  ^  où  parmi  font 
entremêlés  quelques  vers  9  imprhné  à  Paris ,  in*  8?.  par  Jean 
Ruelle,  1^73 'j 

*  Voy.  La  Qtoix  Dv  Maimi  ,  &  ies  notas ,  tut  même  Anicle»  Tom.  il , 

PIERRE  BOUCHET ,  Rochelois ,  a  traduit  en  vers  Fran- 
çois ,  la  Pandore ,  Œuvre  Latin  de  Jean  Olivier,  en  fon  vivanc^ 


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l 


P  ï  E  PIE  145 

Êvéque  d'Angers j  qui  e(l  la  Defcriptioii  de  k  Fâble  &  Fiâioii 

Poétique  de  l'Origmc  des  femmes ,  caufes  des  maux  qui  font 
furveniis  an  monde;  imprimée  h  Poiriers  ,  m-S**.  à  l'en  feigne 
du  Pélican 4 1 548.  fur  U  âa  duquel Poëau;  iofit  contenus  les  vers 
fuivjuu: 

Comme  bourdons  à  rien  ut'dts y  mouches 

Pillent  le  miel  des  odorantes  ruches  , 

Et  perdent  tout  (  en  Uur  ventre  )  le  bien  , 

Qu'antray  a  qtti*  far  labeur  &  moyen  j 

Ce  temps  >  pendant  que  les  abeilles  vont  ,  \ 

Parmy  Us  champs ,  &  enieneives  JhfU 

A  rapporter  dedans  leurs  mûîjhnnatei 

L'amas  cueilli  de  tbverfes  fleurettes. 

A'infi  la  femme  en  la  maijon  demeure 

Avec  Bobance ,  inutile  à  toute  heure  ^  .     .    •  l 

Et  ne  voulant  à  travailler  entendre  ,  .  _ 

Comme  cTjn:  net  \  mAn^c  f-'  dépendre , 
Le  bien  par  temps  aaquis  ^  en  un  moment ^ .  .  ■  ■> 

Et  tout  dévore  en  fon  ettterdemeni^ 
Ormaiittenant ,  par  trait  de  tempe  &  ige^ 
De  mieux  en  pis  coulé  par  long  ufage 
Efi  advenu  que  les  maturs  de  PANDORE  ■  ■ 

La  fetnme  pajfe  ,  &de  Beaucoup  encore , 
En  maijfinejjè  &  malices  fubtiles  :  '  ■ 

L'une  émeut  guerre  horrible  entre  Us  villes  ;    •  ■' 

•  L'autre  )  flattant  fon  mari  y  l'empoifonne 
L'eaare  devient  furieufe  perfonne  ; 
L'autre  fon  fruit  &  propres  enfans  tue  ^ 
Bref  à  tour  rral  ht  femme  ^'évertue. 
Sait-on  pas  bien  que  lies  jurent  Helaine  ^ 
Et  Clyiemnedre  ,  &  Médée  inhumaine  , 
Circe  &  Althét  j  6f  de  Lemne  les  Dames  , 
De  leurs  maris  les  meurtriètes  infâmes  ? 
De  DanaUt  tes  fiiiée  fins  mercy 
DcLinyrc  i  &  Sthenobée  auffi ,  •     "  . 
Bibi'.s  ,  P rogné  t  £"  Phèdre  &  Agrippute^        ■   -  - 
Nyohe  ,  exploit  de  vengeance  divine  p 
Et  eeHes-Q  qui ,  trop  ddfôrdonndes , 

•  A  leurs  parens  fe  font  abandonnées  f 
Et  Nyclimène  auffl  ,  &  Myrrhe  &  Seylte  ^ 
D'autre  côté  Canace&  Ertphde^ 
De  Semelé  ia  Jiair  bueflueufe  f 

Hhîi 


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'î'/',  t      '    Pt^phaé" eTun  taureau  amouretife? 

Tarpeic  aujjt ,  la  Romaine  traijïrejfc  , 
\  QuiauxSaèiasvemStiaforureffi 
■    '■      Du  Capïtolt?  Et  la  ftlU  du  Roy 
i  \-  Serve  'Rômair:  j  qui  l'injame  charrcy 

Sur  le  corps  mort  de  fon  père  trama  , 
Et  Us  charrois  du  fang  conuminaf 
Je  pourroy  bien  ,  pour  mon  Livre  augmenfer ^ 
Des  vieux  jouteurs  matnc  exemple  adpujter  ^ 
Mais-it  chanter  Calliope  Je  lajfe  j  &c. 

PIERRE  BOULENGER  ,  natif  de  Troyes ,  a  écrit  Tnflitiî- 
tion  Chrétienne  ,  ou  pliitck  bref  Recueil  des  points  principaux, 
concernant  la  vérité  d«  la  P  oi  Catholique ,  en  forme  de  Dialo- 
gue :  plus  rOraifon  que  faine  Cyprian  écrivit  à  Cecil.  touchant 
le  Calice  de  notre  Seigneur,  enfenriWe  le  Sermon  qu'il  fit  de 
la  faince  Cene.  Item  un  l'raité  du  Purgatoire  ,  conrrc  rcireur 
des  Hérétiques iioaprimée  àParis^f/i-b  ..par  Sebaiiien  Nyvelle, 
1564*. 

Voy.  La  Caotx  ou  Maiki  ,  &  Us  ooces,  au  même  Âxacle ,  Tom.  U» 

PIERRE  DE  BRACH.  Les  Poèmes  de  Pierre  de  Brach, 
Bourdeloîs  ,  divifés  en  trois  Livres  :  le  premier  contenant  les 
Amours  d'Amicc  r  le  fécond  ,  l'Hymne  de  Bourdcaux,  la  Mo- 
nomachie  de  David  &  de  Goliath ,  une  Ode  de  la  paix  :  le 
troifième  ,  les  Mélanges  ;  fuite  des  Mélanges  :  cfqucls  Poëmes 
font  contenus  cent  cinquante-cinq  Sonnets  ;  onze  Ëlégies 
rAmour  de  U  veuve  ;  cinq  Drfcours;  quatorze  Odes;  dix  Chants;, 
Mafquarade  du  Tiiomphe  de  Diane;  onze  Cartels;  imprimés  à 
Bourdeanx,  tn-^^,  par  Simon  Mîllangcs^  ^57^  Imitations  de 
Pierre  de  Bxac,  Contrôleur  pour  le  Roi  en  fa  Chancellerie  de 
Bordeaux  ;  afiàvoir  Aminte ,  Fable  boccagere  ,  prife  de  l'Ita- 
lien de  Torquato  Taffb.  Olympe  »  Imitation  de  rAriofte  ;  impri» 
mées  à  Bourdeauz,  111*4?.  par  Simon  MUlan^,  1)^4 

^ Voj.La  C&oiz  ov  MÙKS  ^  èc  leri^ces.)  «n  mène^Aiccude» Tom.!!» 

•  fî  \; 


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P  I  E 


P  I  E 


EnP  Amour  des  Veuves* 

[  Là'JeJfuj  cent  dlfcours  j'ji  f::r  en  ir.on  efprït  ^ 

J'ai  lu  ce  que  d'amour  on  apprend  par  é^rit» 

J'ai  la  fille  en  amour  égalée  à  la  rofe  , 

En  fcs  replis  vermeils  nouvellement  édefi» 

Màu  lorjljue  balançant  j'ay  de  l'autre  côte 

Mis  l'amour  de  la  veuve  avec  fa  liberté. 

Avec  toi  j*ai  t amour  èt  U.  immv<  efiimée  > 

JEt  jugé  qu'elle  étoit  plus  tUgM  d'être  aimée  ; 

Car,  s'il  faut  que  l'amour  par  amour  foit  payé. 

Ne  vaut-il  pas  mieux  prendre  un  hillon  monnoyé, 

Rehatm  fins  le  tnun  d  me  marque  eamae  j 

Que  non  pas  fi  charger  de  monnaye  inconnue, 

Qai pourroit  décevoir  le  chanofur  plus  rufé , 

Qui  a'auron  û  Jaux  coin  de  j'a  marijue  adviféf 

Celiù  qui  par  amour  prétend  au  mariage , 

Entreprend,  hafirdcux  j  à  faire  un  long  voyage  p 

Ou  ainfi  que  fir  terre  ,  ou  auifi  que  fur  mer  , 

Avec  mille  dangers  il  conv  'unt  de  ramer. 

Sentant ,  infortuné  ,  Jbuifeni  battre  fa  tejle  , 

De  froid  i  de  chaud ,  de  vtnt  ^  de  pluy  e  ^  de  te/upe^Cm 

Si  quelqu'un  a  par  terre  un  voyage  arrêté. 

Son  principal  foucy  y  c'efl  d'être  mm  motûé. 

De  prendre  m  cheval  fait,  qui  ne  craigne  la  petite. 

Qui  foir  prompt  ,  qui  foft  vif ,  qui  foit  de  longue  haUUtt^ 

VoUani  à  toutes  mains  ,  qui  ,ft>us  U  frein  rangé , 

Se  fitt  vu  tous  les  jours  de  là  fille  chargé  ^ 

Non  d'un  jeune  poulain  j  qui  j  fougueux  &  farouche^ 

Refufe  ,  non  dompte,  le  frein  dedans  la  bouche. 

Difficile  au  montoir,  qui  çà  qui  là  s'enfuit. 

Se  moquant,  en  ruant ,  de  eduiqid  le  fuit. 

Qui  J  lorfiju'il  ejl  pique  ,  ne  veut  prendre  conîife^ 

Au  Iteu  d'aller  avant ,  reculant  en  arrière; 

Car  ,  qui  fe  monte  aiafi,  Iorfqu*il  veut  voyager. 

De  devenir  piéton  fe  met  en  grand  danger. 

Ce!u:  fjir  pjr  la  mer  veut  faire  fon  voyage  , 

Afin  de  s 'ajjurer  en  fon  long  navigage  , 

DtHt  cimfir  un  vaiffèau  ,  duquel  us  flancs  voutA 

Aycnt  c'tc  httus  par  lesf.ots  irrités  , 

jjont  jujiement  la  charge  ait  été  mefurée: 

Voguant ,  il  doit  tenir  une  route  afjurée  ,  , 

Mouiller  fon  ancre  au poft,  qu'un  autre  aufafitMÙi^ 

Aborder  oà  qiuelque  tuan  a  jpUaât  abordé ^ 


VIE  PIE' 

Non  pas  dans  une  nef^  fraîchancru  charpentée  j 
Dont  enearù  on  n'a  mefiréla  partit  j  , 
£e  dont  peut-être  un  flot  y  apvits*itrtjiniét 

Desjolndra  les  côtés  de  fort  ventre  cloué. 
Il  doit  fuir  les  ports  oà  perfonne  n'arrive,  ' 
Somme  Von  vtut  ancrer,  jint  trouver  fonde  ^  «f  rire» 
Le  pajfage  ejl  à  craindre  ,  oà  jamais  le  vaiffêan 
N'a  dedans  le  canal  fendu  /e  cours  de  l'eau.  » 
Ainji  qu'un  pèlerin  j  qui,  chenunant ,  avifc 
Son  ehmm  jqui,  fourdm  ,  en  dtnx  parte  fe  étf^e^ 
S'arrête  y  ne  fâchant  lequel  prendre  des  deux  j 
Toutefois  à  la  fin  i  fous  un  pas  hafardeux  , 
Il  fuit  le  plus  battu  ,*  auffi  l'homme  de  même  ^ 
Bien  qu'un  doêM  eraintif  te  combatte  en  foi'même. 
Au  choix  de  ces  chemins  ,  fn  latffant  le  dîfert , 
(Oàj  pour  n'être  fri^e  »  bien  fouvent  on  fe  pert  ) 
i)!0ir  ehoiflr  au  hafard  dtm  èèÔAeufeax  rencontre 
Le  /entier  j  qui  tracé  par  quelque  autre  fe  montre. 
Les pucelles  j  Pic^uonjfonr  fcmbhhles  aux  champs ^ 
Qui  par  le  laboureur  n'ont  des  coucres  trancham 
Senti  U  fer  denté ,  dont  Ut  terre  prejpfe 
Ne  peut  cire  en  filions  j  qu'à  force  renverfée , 
Qui  ne produifnt  rifn  j  en  fric  he  délaïjfés  , 
Qu'épines i  que  buLjjvns  j  t^ue  chardons  hérifftu 
Mais  alors  que  la  veuve  a  fenti  quelque  année 
Relahourcr  fon  champ  fous  le  fî  d' Hyménée  ; 
C'eft  d'un  bon  laboureur  un  cluimp  ,  qui,  relevé 
Parwt  premier  labeur  >  d'une  pluye  ejl  lavé. 
Qu'en  deux  ou  trois  façons ,  qu'après  il  lui  redoïïM^ 
Par  fts  bœufs  accouplés  y  plus  parfond  il  fillonntf, 
Qui ,  pour  être  femé,  n'attend  que  la  faifon^ 
Pour  rendre  après  fertile  une  heureufè  moiffott, 
La  pucelte,  Piquon,  e^e^  une  vierge  épée. 
Qui  peur  ^  du  premier  coup  qu'elle  fera  frappée^ 
En  deux  pans  Je  brifant,  à  fon  maître  faiÙir  ^ 
Le  laijfant  dé/armé,  fans  pouvoir  aJfmÛr, 
C'eft  ou  bien  le  rondache  ,  ou  la  cuirajje  neuve 
Que  par  l'arquebufade  on  n'a  mis  à  l'épreuve  , 
Dont  U  fermai  battu  ^  par  un  coup  enfoncé^ 
Sans  rebuter  le  plom^j  peut  être  outrepercé. 
Mais  fait  la  veuve  prinfc  ,  ou  pour  -^rr-e  offenfivt^ 
Ou  bien  en  i'ajfaillant pour  arme  defenfive  , 
SlUJmMe  leader  tien  trempé^  bien  battu» 
Qtû  fon  ^dprenvd»  dmuont^mkattni 


PIB  P  I  £  147 

Car,  bien  quevivimene  ellefitt  enfônc/e^ 

JSlie  n'e/l  au  combat  jamais  outrepercce. 

Filles  j  pardonnci'moy  iJi  je  dy  librement  j 
Que,  qui  Juu  votre  amour  y  c'eji  hafardeufcmcnt 
EntrepruMft  tuiur  mu  Mche  douteufe  j 
Où  l'on  peut  recevckuat  npoujft  hMaeufe»  ^«.] 

PIERRE  BRALLIER ,  Apothicaire  de  Lyon  ,  a  écrie  les 
Articulations  fur  TApologie.  de  Jean  Surrelh  ,  Médecin  à  Saint 
Galfflîer^  en  Forefb  »  imprimées  à  Lyon ,  1 5  5  8  *. 

^  Voy.  La  Choix  00  Maimb  ,  0c  les  notes  »  foc  cet  Atdck ,  Tom.  n, 

PIERRE  BRESLAY ,  Angevin  ,  à  écrit  l'Anthologie  ou 
Recueil  de  plufieurs  Difcours  notables  ,  tirés  de  divers  bons 
Auteurs  Grecs  &  Latins ,  &  divifés  en  deux  Livres ,  dont  le 
premier  contient  cinquante-neuf  chapitre»;  ,  &  le  fécond  en  a 
foixante;  imprimée  à  Paris,  i//-8".  par  Jean  Foupy  ,  i  ^74.  Un 
nommé  Jean  des  Caurres  a  tiré  la  plupart  de  ces  chapitres 
comme  il  a  fait  de  plufieurs  autres  Auteurs  François ,  &  d'iceux 
compulc  le  Livre  qu'il  a  intitulé  (Euvres  morales ,  divcrfifiées 
en  HiAoires;  où  je  crois  il  n*a  rien  mis  du  (îen  ,  &  n'a  faic 
aucune  mention  de  qui  il  les  avoic  pris«  les  s*attribuftnc.  Mais  fi 
chacun  de  ceux  qu'il  a  devalifês  en  leurs  écries ,  reconnoiflânc  là 
plume,  Ja  lui  tirolt,  il  refteroit  dénué  comme  la  corneille  d'Ho- 
race, Or  j^aime  tant  les  diverfès  leçons  (comme  aufii  j'en  ai  jà 
écrit  un  volume)  que  je  chéris  de  tant  plus  tous  ceux  qui  s*exer- 
cent  en  cette  manière  d'écrire:  à  raiibn  dequoi  j'eftimcrai  âîre 
choie  agréable  aux  Ledleurs  de  leur  faire  voir  ici  quelques 
chapitres  de  TAnthologie  de  Pierre  Breflay  ,  tant  pour  la 
Dodrine  y  traitée  que  pour  la  diveriké,  laquelle  plait  commu- 
nément. 

Dt  l*Amc  0  de  fin  immortaliU ,  contre  l*opimoa  de  GaUn. 

Chapitre  IIL 

[  C'eft  une  queftion  très-belle  (k  udie  i  entendre  ^ue  celle  de  Timmortalité 

do  Tame  humaine  ,  laquelle  aulTi  exerça  fort  l'aiinque  Philorophie  ,  ^  ^  U 

imeaiie  voloocc,  que  les  ténè^ces  de  çê  ûécle  uooblé»  œ  gagaaâênc  tant 


t48     P  I E  PiÊ 

fur  les  yeux  de  p^afienK,  qat  la  lumière  de  norre  foi  Chrétienne ,  ne  leur 

éclaircîc  aifcmenr  roor  ce  Hoate.  Ornu'c!!.  foir  immorteUe,  ou  non  ,  ceU 
dépend  de  (on  elïènce ,  laquelle  mai  connue ,  fournie  mstcière  d'erreur  i 

Eluficurs  j^ands  {yerfonnages  du  tenips  pa^Ië.  Entré  autres  Galen  »  Prince  de 
i  médecine,  ayant  mis  en  fa  rite  que  ce'u'étfHC  antre  chôfe  (mon  le  tcm- 

f crament  de  nos  corps  ,  donna  contre  elle  très-inique  fenrence  d<;  mort ,  à 
appétit  de  ne  fais  quels  argumens  fpécieux ,  mais  peu  folides.  Le  premier, 
maintieot  famé  commencer  &  finir  •  avec  le  teropérâmenr.  Le  fécond* 
allègue  les  inclinations  téfnltantes  d*iceliii,  dont  aucuns  p.mchent  à  ire, 

aucuns  à  paill.irdjfe ,  aucuns  ^  douceur  ,  aucuns  à  continence.  Se  autant  des 
autres  vices  Ôc  vertus.  Le  tiers  mec  en  avant  la  div^rfc  dffpo^iuoit  ,  &c 
hiatbitité  de  refont ,  futvanc  le'  changement  périodique  'du' tempérament  paf 
les  âges ,  qui  Kiic  qu'on  voit  appertemetu  icnfant ,  Tadolcfccnt,  l'homme 
mûr,  &  le  vieillard  rerpedivement  diftcrer  en  rempcrarure,  affei^ions, 
confeils  &  avis.  Le  quatrième  remontre  combien  la  qualuc  de  l'air ,  &:  des 
viandes,  importe  i  la  lourdeffe,  ou  gentilleflê  de  lefprit.  Le  cuiquicme, 
inlîfte  fur  ce  que  les  maladies  du  corps  diniinncnr,  voire  qu;.lquc!ois  ôrent 
du  tout  Tufi^e  de  nifon ,  jufqu'à  tant  que  l'un  remis  en  famé ,  l'autte 
enfemUe  redevient  fsûne.  Le  fîxiéme ,  fe  fonde  fur  ce  qu'aucuns  iênublent 
vicieux,  &  les  autres  vertueux  de  nature  :  ce  qui  ne  peut,  à  l'opinion 4e 
G.tlen,  procéder,  finon  de  la  diverlîté  du  tempérainenr.  Voil j  les  principaux 
argumens,  à  la  follicitation  desquels,  notre  Pergaméan  jugea  ce  procès, 
snais  ,  certes  par  trop  légèrement ,  vu  qu'ils  ne  condnenc  rien  néceflfàtte* 
Car  tout  ce  que  dellus ,  peut  advenir  &  véritablement  advient ,  de  ce  que 
le  corps  manquant  &  défaillant ,  l'ame  le  lailfe  ,  que  notre  entendement 
aftr.iint  à  fe  fervir  de  lui ,  reçoit  non  autrement  qu'un  bon  ouvrier,  beau- 
coup d'aide  ,  ou  d 'empîchement  en  iêc-aéHons ,  de  la  bonne  ou  mauvaiiê 
(îifpoiiilon  de  l'ounl.  On  croira  ceci  encore  plus  fcnnement ,  .après  la  pro* 
duction  de  me»  CQnciediis ,  qui  font  tels.  En  premier  poim.  je  i^iaintiens  le 
tempérament' n'être  qu'une  forme  accidentelle,  &  par  conféquent  impuiC» 
fante  it  produire  nn'icre'  abfolu ,  Hinple  ,  Hc  réel ,  tel  que  celui  du  corps 
animé,  qui  ne  le  peut  tenir,  que  d'une  elfentieHe ,  dont  itréfragablemcni 
s'enfuie,  que  le  tempérament.  Se  ce  qui  anime  nos  corfjs ,  font  ^hofes 
^Mérentes.  Secondement ,  puisque  le  tempérament  eft  la  miKtion  des  quatre 
élémens,  il  tirefop  corps  lans  plus,  au  )ieu  de  l'éll-inent  fimerahondant  en 
la  mixtion  ;  à  quoi  n'efl  fujetre  l'ame  ,  poulTant  le  corps  indifféremment,  â 
toutes  thttcrences  de  potitions  :  &  le  portant,  si!  cchet ,  au  coupeau  des 
montagnes,  contre  l'inclination  des  éicmens  plus  graves,  dominant  en  la 
confîrtanie  d'ic-Uii.  Tiercement ,  l'ame  informante  le  corps  ,  )am.tis  n'aug- 
mente, ni  diminue,  fuivant  le  privilégie  de  tontes  fortnes  elTenrielles  ,  du- 
quel ne  jouit  le  tempérament,  expoic  à  divailci  mutations.  Quartement, 
quel  tempérament  réfi^eroit  aux  inclinations  de  fon  corps  ?  puisque  aiofl 
faifant  ,  û  réfîfleroit  à  foi-mcme ,  &  tâcheroir  à  fe  détruire?  Or  fenr-on 
euerre  perpétuelle,  entre i'amc  raifonnable,  Hc  ios  ajppôits f»uidan$  de  U 

fempérativy 


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PIE  F  I E 

température  du  corp^ ,  auxquels  elle  mec  quelquefois  le  laorsea  la  bouche», 
&  les  réduit  au  pecii  pied  :  que  fi  Galeo  ne  peut  honnètenieac  écÉeodm  ùf 
dite  opinion. 

De  Pail  &  de  la  vue.  Chapitre  r^, 

L'ceil  allêtnblc  de  trois  humeurs ,  ciiilaline,  vciune  &  aubincufe ,  enveloppées 
•de quatre  tuniques,  araigneufc  ,  vue,  cornée  &  coitfolidative  «  regarde  par 
in?  pyramide  de  rayons ,  laquelle  ayant  pour  b.ifc  la  ctiofe  vue  j  dirJ^  fi 
pointe  en  i'ocil  du  voyant.  Cette  pointe  s'aguile  tant  plus  ladite  baie  s'éloi- 
gne ,  à  l 'occafion  de  quoi  même  objet  apparoît  moindre  de  loin  >  que  de 
près,  fuivant  U  pcopofition  de  Pecfpeâîve ,  qne  le  vu  fous  plus  grand  angle  > 
en  apparoir  plus  grand ,  &  conféquemment  plus  petit .  fous  un  plus  étroit. 
Ceci  pourroic  fans  autre  démpnttracion ,  apprendre  pourquoi  une  bneu^e 
me  Midlèle .  c*eft4-dirc ,  donc  les  cotés  petttvdcenc  en  égale  difboce ,  fâic 
femUtnc  de  s'étrécir  par  le  bonc  oppofite ,  favoir  eft  d'autant  que  le  dt^ 
mètre  d'icelle ,  fervanr  de  bafe  à  la  pyramide  vifible ,  en  fe  reculant  toujours , 
amenuife  à  proportion  l'angle  fiche  dans  l'aeiL  Mcme  raifon  çificace  i  cba- 
àidêmenc  quW  les  enfiuics  de  voir  les  longs,  chemins  droits  8c  plaint, 
haudêr  à  la  vue ,  6c  s'ils  font  couverts ,  abaiflêt  leur  couverture  :  car  autant 
s'en  fait  entre  deux  parallcleç  drcfn-'e<;  l'une  Au  l'autre  ,  que  couchées  à  côté. 
Que  fi  on  demande  ,  pourquoi  chaque  ccil  ayam  ia  pyramide  vifible ,  non- 
bbftant  on  ne  voit  Sitlêm  gembum  j  &  duplices  ihebas  :  Je  répondrai., 
d'autant  que  les  nerfs  ordonnés  à  la  vue,  s'uniffent ,  témoin  l'anatomie: 
OO  d'autant  que  les  deux  pyramides  n'ont  qu'un  objet  pour  bafe  commune. 
Vrai  eft  que  telle  vifion  de  toute  une  bafe  enfemble  eft;  incertaine  &  coqr 
,  tant  que  la  ligne  a  plonb  ,  autrement  l'ellieu  des  pyramides,  ia  cet* 
tifie  Se  diftmeue  :  comme  qnnnd  l'on  nous  prcf^nte  un  Livre  ouvert ,  la 
pyramide  vifible  de  prime  alDed,  le  prend  depuis  une  cornière  jufques^ 
rentre  ;  nais  s'il  eft  qnefUon  d'y  lice ,  adonc  le  mouvement  exprès  de  l^oal 
fait  qne  cette  perpendiculaire ,  qui  de  Tan^e  vertical  va  frapper  le  milieà 
de  la  bafe ,  faute  de  letrre  fur  lettre ,  examînanr  l'écriture.  Au  refte  les 
rayons  vifibles  par  un  air  pur  &  net ,  s'alongent  exadiemenc  droit ,  donc 
advient  qu'on  corps  tant  ùiit  porrenx  j  s'il  l'eft  tortueniTemaïc,  nous  tranche 
ia  vne|ilut6tqttei'ottye.  ^ 

De  la  voix.  Chaîne  xS,- 

Epicnre ,  le  plus  grand  rêveur  de  la  terre ,  traitant  de  U  v<mz,  afferme  nnft 
tf'eft  une  fluxion  corporelle,  qu'en  fon  jargon,  il  nomme  wTnu*tS/»r ,  la- 
quelle découpée  en  plufieurs  femblables  parcelle-;  ,  va  infinuant  ès  oracles: 
iurquoi  je  lui  demanderois  volontiers,  h  k  nature  d  un  mot,  fe  pourroic 
tant  décrancher ,  que  te  bachis  en  emplît  le  théâtre  de  Seauros ,  £uis  conter 
bonne  part  qai  s'en  déchet ,  &  pour  parler  avec  fon  Lucrèce,  Qu4t  non  aura 
incidit  tpfas,  ams  y^rétterlata pérît  frujlra  diffafa  ver  auras.  Auflî  lesStoïqueSj 
tm  peu  mieux  avifcs ,  rejettoient-ils  ce  détail ,  définiflant  la  voix,  air  frappe 

BiBLiOTH.  Fjlam.  Tom,  V,  Du  Yerd.  Tom,  ///.      I  i 


ajo     PIE  PI£ 

éé  l'hakfhepKiveiiahte  d'an  animal  garni  dé  pouinonî.  Expliquant  leurs 

tentions  par  cette  nmilitude  ,  rémcmotce  par  Vitruve,  &  Plutarque.  Com- 
me (difoieni-ils)  un  caillou  jeié  en  quelque  éung ,  excite  autour  de  fa 
chftte  tine  maltiplicarion.  de  rondeaux  Cor  rondeaux ,  ont  que  fa  violencer 
du  cojip  s'évanottilïè  :  ainfi  l'air  touché  d'une  expiration,  s'entrepoulTiinr, 
ondoyé  :  mais  non  en  cercles  fealetnctir  plats ,  ains  en  globeux  ,  afin  qu'on 
l'oye,  haut ,  &:  bis ,  à  gauche  ,  à  droite  ,  avant ,  arncre  oc  en  tous  fens. 
A  cette  définition  répugne  Pbton ,  niant  l'air  feru  être  b  voix  ,  mais  bien 
le  coup  même  qui  do:iiie  en  r.iir  ,  s'clance  lufques  aux  oreilles.  Certaine- 
ment en  ce  qu'il  rebute  la  corporalité  des  Sioïques  ,  je  fuis  des  liens  :  mais 
an  refte  la  plas  faine  partie  fe  range  devers  Ton  difciple  Ariftote ,  lequel  ne 
lbj»e  la  voix  dans  l'air ^  confîdérant  â  mon  avis,  qu'en  parlanr ,  ne  fore  point 
de  Ja  bouche  telle  impétuoficé  d'haleine,  qu'elle  batte  i  heurter  l'air  avec 
tant  de  bruit,  même  que  quelquctbis  nous  haleinons  à  tout  edort,  (ans  qu'il 
en  retentifle;  iroire  quelquefois  formons  U  voix  à  lèvres  daafes:r^tuir  tout 
enfemble  ceux  qui  la  compofent ,  du  bat  de  la  langue  jcnnt  à  la  rencontre  de 
l'expir  contre  les  dents.  Ariftote  donc  foutient  que  c'eft  un  fon  tcfulr.mr  du 
fray  de  l'haleine  ,  contre  cet  artère  âpre  ,  que  les  poumons  envoyent  à  la 
'  bouche,  ain(t  qu'une  fluce ,  -dont  yflânr  la  voix  tome  fimple  ,  &  indicérée, 
elle  prend  façon  <5c  a;^cnccmenc  en  la  bouche,  puis  s'épand  gloheufement 
parmi  l'air.  Il  faut  de  la  puidance  à  parler  haut,  &  roirie  des  côtés  pour  éttein- 
'flte  les  poumons  fort  ôc  ferme  :  au  reeard  dequoi ,  Homère  ufurpe  la  bonne 
'Voix,  pour  un  (îgne  dé  vaillance ,  appelant  entre  autres ,  Menelas ,  fi»nt  «M5i*, 
c*ef^-à-dire ,  ayanr  bonne  voix.  Ce  même  Auteur  a  mis  en  bruit  fon  Stentor, 
à  voix  d'airain ,  difant  qu'il  en  valoit  cinquante  à  crier ,  lequel  aura  pour  fé- 
cond,  l'Egyptien  qui  fuivit  en  Scythie  le  camp  du  premier  Daiie,  Se  lequel 
fervit  aiMut  Prince  à  rappeler  fa  Hotte  qn'U  attendott  A  l'autie  bord  de  b 
Dunofe,  principal llenve  d'Europe. 

jyunc  extmordittoin  figmfication  du  vœahh  Itttré, 

Chapitre  47. 

IJh  Romains  qndifioient  aucunement  un  homme  du  titre  de  lettré ,  non  par 

honneur,  comme  aujourd'hui ,  ains  en  lui  reprochant  fa  vile  qualité  ,  ayant 
égard  aux  lettres,  que  les  Maîtres  ccrivoienr,  avec  le  fer  chaud,  fur  le  fronr  de 
ieun  efdaves ,  fujets  i  ptendre  la  fuite ,  i  celle  fin  qu'on  lesp&t  reconnoître 
quelque  part  qu'ils  fe  retiraient.  Les  Grecs  nommoientles  valets  ainfi  acoi»- 
trés,  riy/MtriW,  c'efl-à-dirc ,  marqués^tecmepiopre&coonvenable ieeux qu'en 
Fiance,  on  marque  dans  l'épaule. 

Des  u4rgumens  fophijlîgues  de  jadis,  Chap,  z8. 

Ce  n'efl  pas  dujourd'hui  qu'on  appelle  cornus  les  argumens  des  Dia'e^fliciens 
novices.  La  caufe ,  à  mon  jugement ,  eft  procédée  d'un  Sophilme  de  Chry- 
fippô ,  tel  q^ui  s'eaTak:  ce  que  m  n'as  pas  perdu  ,  tu  l'as  :  tu  n'as  ps  pefdu  m 


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PIE  P  1  E  *ji 

e»rnes  >  ta  en  as  donc.  Ce  bel  ai^umem  avoic  nom  nifmrm ,  c'eft-i'dice  »  lef 
conies  ,  &  de  U  (è  nomment  comas  ceux  qui  conduent  en  pareille  fiçon.  U 
courok  Midtnnement  un  «utre  Sophirme  encore  plus  ^illacd,  i^pelé  Cro- 
codile ,  pris  d'un  conte  de  vieille.  C'eft  qu'une  Egy tienne  voyant  fon  fils 
piifonnier  d'un  Crocodile  >  fupplie  tant  aifcctueruement  U  bête  ,  qu'elle  pro- 
met le  lui  fendie,  fi  elle  dit  vérité  :  la  lemme  dit  :  ta  ne  me  le  rendras  ^ai.- 
Sur  quoi  Dieu  fait  comme  Ton  ergotoit  par  les  écoles.  Le  pl.iidoyc  du  Maure  ' 
8c  du  Difcipîe  chez  Pierre  de  Melfie ,  ne  doir  rien  i  cerui-ci.  Ils  en  avoient 
encore  un  d  Llecfcre,  tille  d'Agamemnon,  qui  pailant  à  fon  frcrc  Orefte  (an* 
le  connoitre,  favoit  une  mcme  chofe  ,  &  ne  la  favoit  pas.  Elle  fivoit  Orefte 
t'tve  fon  frère  ,  &  ignoroit  que  lui-même  A  qui  ell  .  parloir ,  fùc  icelui.  Et 
pour  fermer  ce  propos  ,  le  '^mf^ifut ,  c'efl-à-dite ,  menteur ,  croit  encore  de 
la  AiTdite  farine ,  8c  fe  trouflôit  ainH.  Qui  ment,  6c  le  coufdfc ,  iavqk  f*il 
ment  ou  s^fl  dit  vcai. 

Four  &  contre  té fiUncc  Ckt^*  t8,dtt  deuxième  Livre, 

Gnathene,  eourtilanne  d'Atlienes,  avoit  leca  ehcs  die  unamoareax  tont 

fraîchement  arrivé  d'Hellefpont.  Ce  galant  elcrimoic  de  fa  lancue  A  tort  Se  à 
travers ,  ranc  que  la  Dame  ennuyce  de  fon  caquet ,  lui  dit:  Dea  beau  lire, 
vous  venez  d'Hellefpont ,  &c  Ci  n'en  favez  \\is  la  principale  cite.  Et  quelle 
demandft-c-il?  Sigée  repliqa*««lle«  qui  étoir  aifcz  bien  moucher  fon  homme} 
car  «yi  (ignifie  ,  en  Grec ,  (îlence  &  tacirurnitc ,  donc  s'appeloit  la  ville  fufdite  » 
à  caufe  de  la  canquillité  du  port ,  où  la  mer  ne  dcmenoit  aucun  bruit  j  ou 
t»ett«  félon  aucuns ,  parce  que  les  Grecs  j>artant  de  là ,  furpritent  la  cité  de 
Tioye.  C'eft  véritablement  une  bette  &  nche  poi&tTîon  quç  la  maîtrife  de  fa 
langue  ;  maïs  Xenocrate  la  rogna  par  trop  prrs ,  qnaiid  s'excufant  de  n'avoué 
fonnc  mot  durant  un  feftin  >  il  répondit ,  fuivant  fa  naturelle  févéricé ,  le 
parler  nuit  Ibuvent ,  &  le  laite  |amaîs.  Car  qui  ne  fait  comme  le  filènce 
mina  jadis  Amycles  en  Italie  ?  Qui  n'eft  rebattu  de  l'adage  ?  ^<ai'«# 
«•■»9«r,y,p,'«  f-ih^n»,  8c  qui  n'a  lu  ce  Kofi  rrrîit  ,  lancé  par  Platon,  contre  un 
fauiz  Harpoctate  ?  Si  tu  es  fot ,  dit-il ,  c'eft  raifon  de  te  taire  j  mais  ccant 
fage ,  ce  feroit  très-mal  fait.  Et  Tratmeut ,  îi  le  parler  fnérite  ufage ,  je  ne  fait 
à  quoi  mieux  on  l'employât ,  qu'à  expliquer  les  belles  conceptions  des  bons 
elprits,  qui  le  fruftreroient  de  fa  légitime  utiUté,  l'cchangeant  avec  un  obftiné 
nience ,  trop  mieux  dnifani  aux  ^norans ,  pour  en  couvrir  leur  infuffifancer 
&  bi  tiie.  Par  ainli ,  l'exemple  de  Zcixm,  Citteyen,  qui  ayant  foupé  avec  let 
Amba(Tàdeurs  de  Ptolomce ,  fans  nvancer  une  feule  parole  :  quand  ,  à  l'adieu , 
ils  l'enquicenc  d$ce  qu'il  vouloir  mander,  les  pria, fans  plus  reporter  de  fa 

ert  à  lenr  Prtôce ,  qu'ils  «voient  vu  un  vieillard  appris  I  fe  taire  à  la  table. 
K  msm^i  dis-je,  &  autres  pareils ,  ne  fe  doivent  prendre  nûmenc ,  ains 
avec  leurs  modifications  &  circonftances.  Zenon  fe  tut,  n'apperccvant  les 
AmbafTadéurs  préparés  à  rien  ouir  de  fér jeux ,  après  les  frivoles  difcours  de  ne 
hii  quels  aff'ettés  Sopbiftes  là  (wéfens  ;  ootte  qu'il  eiït  penfé  oifènfcr  gnève- 
^eitt  1»  Pliilolophieji-  f  Imanc  dt  pUiiànteur  atitré  ,  i  r^oiiir  la  compagnie.. 


PIE 


PIE 


Mais  s'opiniacrer  aprcs  la  tacicurnicL- ,  quand  il  y  a  bcioin  &c  beau  j«u  tiVnU' 
mer  un  beau  propos  -,  quand  les  hommes  le  valent  ;  quand  cela  leflôctiroîc  Â 
rédilîcarion  a  une  compagnie  ,  c'eft  un  ftratagcme  d'àne  ,  ou  pour  le  moins 
le  fait  de  gens  envieux  ,  contemuceurs  SC  aicogans.  U  y  a  (  difoic  trcs-bieu 
UoctAite  )  cettatne  faiibn ,  où  le  nlence  vaut  mieux  aue  le  parler,  &  certeii» 
^où  le  patl«r  eft  piéfécable  au  fiience  :  refte  i  let  bien  diicemef . 

Flujieurs  chojcs  être  mauvaifcs  par  U  Jeul  ahus  des  hommes,  fir 
de  la  vtlaniedc  Crarès ,  Philofopkc  Cynique,  Chap.  t^. 

Toutes  chofes  font  bonnes  en  leur  ufage  lé^ttme  &  ordonné  par  le  fecrec 
confeU  de  Dieu  ;  mais  Ti^orance  Se  folie  hamaine  le  méconnoiAâtit ,  fe  les 
neiul}  par  la  perverHon  d'icelles,  nuifibles:  puis  leur  en  impute  U  faute  autant 
mal  1  propos ,  que  le  cliicn  qui  mord  la  pierre ,  au  lieu  de  fe  prendre  A  celui 
qui  l'en  a  bielFé.  L'eau  Si  le  feu  font  Ëlémens  tant  néceifaiies ,  qu'en  ex* 
crème  dédain  on  les  dépend  aux  coupables  d'horribles  forfaits.  L'un  en  fâutear 
de  la  vie»  &  miniflre  de  métiers  inmib  i  9e  Tautre  comme  la  grande  pépinière 
dcsvivans,  &:  qiufi  leguéret  de  nrirnre.On  ne(àufoir  exclure  le  fexe  féminin 
Cxas  une  totale  ruine  du  genre  humain  ,  dont  il  cd  une  eileuciâUe  moitié 
(  jaçoit  que  lapopdeufenanon  desEflènies»  s'en  pallk  autrefois)  aooobftanc 
les  hommes  inrempérant  &  iagots  dei  béndficei  du  Créateur,  on  dît  en 
commun  proverbe  : 

Le  feu  i  la  femmf ,  la  eaux 

Sont  trois  mau.x. 

Que  à  les  venms  mêmes,  ouvricrenicnt  accommodés »proficenc  j  fi  b  auUdi;; 
cendirHiéron  Se  Peolemée  Philadelphe ,  très-dodles ,  &  Siraton,  fîh  de  Cor* 
chage  ,  avec  Démocrate  Luceurs  excellens  :  Si  les  Crocodiles  garaïuiiroient 
l'E^pte  des  voleurs  Ethiopiens  »  qui ,  les  redoutant ,  ne  s'c^oient  aventurer 
A  la  nage  \  Se  Ci  c'eft  louange  que  tirer  utiUté  de  fes  jurés  eimemis ,  certaine- 
ment le  Thcbain  Cratès  commença  bien  i  pbilofoplier  béotiqueroent ,  c'eft* 
à-dire ,  à  la  lourde ,  quand  il  noya  fon  argent ,  cir  ce  n'croit  condamner 
l'abus,  ainçois  indifcretemenc.  punir  la  chofe  innocente  du  vice  d'auttui. 
-Mioecre  ne  i^avoît  encore  »  h  nouveau  Phiiofophe ,  anaché  de»  yeux  leniiagp 
qui  t'empèchoit  la  vue  de  rindifféience  des  chofes  externes  ,  bonnes  »  oa 
mauvaifes ,  fuivant  l'ufage  qu'on  leur  fait  donner  j  Se  avoir  quant  Se  quant 
une  maigre  opmion  de  ta  Pnilofophie  ,  lui  prohibant  ainli  l'adminiftration 
d'un  pen  d'argent ,  comme  i  quelque  mauvaile  méneg^f  ou  mot  au  rebonra 
jamais  le  monde  ne  fe  portera  bien ,  que  premier  les  Philofophes  n'en  ma- 
nient les princip^tix  affaires ,  ou  que  ceux  qui  les  manient,  ne  philofophenr. 
Tu  craignois  peut-ctre  que  ia  contagion  tie  ton  or  ne  la  corrompu  a  U  tin  » 
ne  fâchant  oue  c'eft  elle-même  qui  extirpe  Se  défait  les  vices»  mieux  que  le 
facré  iMî ,  les  fcrncns  en  Egypte.  A  la  vcrité  ,  fuppofc  que  norrc  nature  fût 

^utemeoc  Se  ^plemeni  ^mcaelie*  cous  ces  moyeas  (euieosiupecflttcoieac 


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PIE  PIE  is$ 

à  l'entretien d'icellej  maïs  puifque  la  moitié  de  nous  étant  cerreftre  »  requiert, 
bon  gic  malgré  fa  proviiion  propre  Se  pécuUère,  celui  ne  philofophe  acconi' 
pfimeiit  qui  n'a  feud  da  ciel  «  ta  terre.  L'efprit  en  nous  répond  au  patron 
de  marine  ,  le  corps,  au  vai^au,  8c  le  monde,  à  une  mer  rempcnieufe, 
en  laquelle,  ainti  qu'en  TOcéan ,  t^ui  ne  pourvoit  à  la  nef  &  nocher  enCem- 
ble ,  ne  faôs&it  au  métier  8c  an^meritt  tes  titres  que  s'arroge  ocdinaîreinent 
Dame  Philofbphie.  Chez  qndb  riches  (6  entre  par-tout  )  eufTes-ru  trouvé 
bouche  à  court,  &  le  pain  que  ne  portoient  les  fontaines?  Qui  t'eût  fourre 

(ratîs  en  été?  Qui  t'eut  fourni  de  cocidien  de  lupins ,  Se  entretenu  ta  vie  de 
'jrclopes  ?  Si  la  Êianinetie  8c  fidnéanttfe  de  ton  Diogene ,  n'e&t  rencontré 
plus  (olides  &  céfiuans  cerveaux  que  le  tien  ?  Mais  bien ,  permettons  par 
induit  &  privilège  aux  plus  fpirituels ,  renoncer  de  point  en  point  aux  foucis 
temporels ,  &  vivre  en  toute  franchife  &c  liberté ,  comme  animaux  facrés 
aux  Dieux.  Eft-ce  pourtant  à  dire  qu'il  faille ,  pour  enrichir  en  vain  la  mer, 
fruftrer  la  fociété  humaine  de  ce  qu'un  charitable ,  hofpitable  &  libéral  fau- 
roit  très-bien  avaluer  à  fa  patrie  ?  Il  faut  dire  (^ue  cette  tant  fainte  amour  du 
pays,  laquelle  flamble  au  cœur  des  idiots ,  n'echauffoit  aucunement  ce  Pro- 
feâèur  de  fapience  j  témoin  la  fotte  réponfe  qu'il  fit  au  grand  Alexandre  « 
lui  dcmanflanr  s'il  ne  vouloir  pas  bien  que  fa  ville  fut  reniifc  -  fn%  ;  (car  ce 
'Prince  awic  pris,  Qc  ruiné  Thebes ,  en  colère  )  Qu'en  eft-il  befom,dii-il? 
Psraveiuute  un  autre  Alexandre  la  détmtroit  ^  condamnant  per-U  cous  fon^ 
dateurs  do  villes ,  qui  n'ont  hSM  de  les  bâtir  ,  pçoit  qu'ils  n'en  elpéraiTent 
pas  une  érernelle ,  &■  à  j  a  m  ils  exempte  de  démolition,  ^fais  je  ne  m'cbahis,  (ï 
lui,  homme  fans  regard,  éleâion ,  ni  choix ,  méprifoit  tous  bons  offices  SC 
dcnmis  $  car  tels  étoieni  les  Cyniaues ,  gens  fans  foin ,  diicrécion  j  ni  coii' 
iaenoei  ainfi  nommés  â  cauie  de  leur  éhontement ,  &  conrumélieufe  mcdi- 
fance.  Ils  enrroient  pvtoQf  comme  chiens ,  abboyant  le^  aftions  de  chacun, 
&  ne  doutoient  exercer  en  plein  marché  ,  ce  que  Ihonncteté  naturelle 
oblige  aux  plus  épaiflès  ténèbres  de  la  nuit.  Toutefois  bien  que  les  femmes  » 
fîgnamment  Dames  de  qualité  ,  ayent  accoutumé  en  tels  iftes  ,  endurer 
ijpeélateurs  trop  plus  eniii<;  que  le*;  hommes  >  fi  eft  ce  qu'Hipparchi ,  Damoi- 
lelle  de  riche  maiion  ,  énamourée  de  ce  bolïix  Befacier ,  le  requit  de  mariage  ; 
9c  fk  laiflà  mener  par  lui  en  coeur  de  jour ,  fous  un  porche  fort  hanté  ,  où 
il  î'eûr  (dépucelée  i  la  vue  de  tour  le  monde  ,  fans  Zenon,  qui  étendant  fon 
réitre  au  aevaut,  fit  ombre  à  i  abommacion  de  fbn  Maître. 

Paurqaoi  on  appelle  V homme  arbre  renverje»  Chap,  i^, 

Ccft-à-dire , 

la  Mirv  noirt  êcU,  &  Uuvènsfa  bùhwu. 

Dit  le  bon  compagnon  Anacréon,  de  dit  vrai  en  fe  jouant  j  car  les  arbres 
l'ilinHiteiit  pas  la  i»cîiici>  qui  facent  lluimpi»  de  ia  tts»  abreuvée di» 


1/4     PIE  PIE 

dégjut  des  nues.  Puis  ils  fe  vuident  par  amonr  en  fcni'.les  ,  fleurt  66 
ftuits.  Au  contraire  de  Thomme ,  oui  prend  noarcuute  par  la  bouche  haut 
élevée  «  8e  fe  purge  par  les  parties  bafles.  De  U  fourdit  la  raillerie  de  ceu< 
qai  l'anpiloient  arbre  renverié  s*eh  delTus  defT^us  ;  à  quoi  n"ont  fcrupuleufe- 
mjnc  regardé  le?  Mirsmorpliofîrtes  :  aurremenc  ils  n'euirent  à  tous  a>upl 
mué  les  cheveux  eu  rameaux ,  m  les  pieds  en  racines  j  mais  tout  aa  itbooiSI 
comme  a  fait  Jovian  Ponnn,  homme  tt»Bt  en  toutes  tho&s,  tcatisfetmatit 
Adonis  par  ces  vers , 

1Ii.fcrunt  tlm  crinesj  riguitque  capillus 
Profca(4  in  radUt  ^  &       infii^'uc  c(Krfm* 

Ccfl-à-dire, 

La  chevelure  i  la  terre  fe  priut , 
.Faite  racine  >  &  le  corps  cronc  devint. 

jy aucuns  gui  apprirmt  les  lettres  en  Vidleffe,  Chap,  j  8, 

«   

Les  Romains  vantent  leur  graïul  Nfaïc  Citon  le  Genfeur ,  qui  en  h  vieillell9 

llpprinc  les  lettres  Grecques;  auquel  les  Kàuriens  oppofent  leur  Superian, 
qui  n'appliqua  fon  efpnt  nux  bonnes  difciplines  avanr  trente  ans  ,  néan- 
moins ufant  d'extrême  ic  uidomtable  diligence ,  parvint  entre  les  premiers 
iSophiftes  de  fon  temps.  Eunape  récite  qu'a  fe  fervoit  de  pédagogue ,  voire 
avec  îcIIl  fcvcritc ,  qu'on  lui  voyoic  es  mains  les  cicatrices  des  coups  de  fouet, 
que  lui-même  s'étpti  donnes  en  répétant  à  pac-foi  fa  leçon.  Que  dironS'nous 
d'Euridice ,  Dame  Efclavonne  ?  laquelle ,  ji  mère  d'ennm  gcauidelets ,  s'en» 
amoura  de  Técnde  des  bonnes  lettres  \  qui  lui  fuccéda  fi  bien  »  qu'en  per« 
pétuelle  fouveoance  de  Ibnheurenle  entceprîfe,  elle  confacra  cette  Epigcaiiuii^ 
aux  Mufes. 

^ImUiim  «9A9«Vf  ^mit^n  f>^f 

EUe^mèn  i'enfans  jà  pareras  j  entreprit 
Ues  Itures  4f  du  «au  U  travaU  non  petit* 

Ces  exemples  tt  maints  autres  patéib ,  vieux  ic  modernes ,  prouveiic  aflés 

l'homme  Ji'ctrc  Jamais  hors  de  faifon  d'apprendre ,  &  qu'if  ne  faut  rien 
défefpérer  en  matière  de  lettres  ,  qu'à  br^i  cœur  peu  nuir  le  dcfavantaee 
du  temps  )  que  rien  n'eft  invincible  au  travail ,  pourvu  qu'on  ne  fc.  chacpuiU^ 
la  peau.  Car  fi>ic  vieil ,  Cak  jeune ,  le  labeur  n'eft  ingrat  i  aacon. 

CmûîMaieatau  prix  de  ms  travaux. 

Les  Dieux  mm  ' font  de  leurs  iieiu  libéraux,  •   '  • 

DomfiKt  bien  lépondtt  Soctatç  à  celui  qui  loi  demandiMC>  dviml  «omm»  i) 


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I 


PIE  PIE  i;; 

étoh ,  i!  apprenoit  encore  îe  jea  du  Lnc.  11  vaut  mieux,  dit-il  ,  tard  <|ue 
jiznais.  El  le  iage  Solon  11-  v.i  iroic  de  vieillit  en  ap^^enant  ^  quand  il  die: 

Divtrfts  obfirvaâotts  fur  la  mer*  CAap,  4^. 

Tout  amas  ^eau  avec  latwur  GOmp^nte     reftagiiation ,  eft  mer  aut  He* 

breux  ;  comme  celle  de  Tibenade  >  bien  que  ce  ne  foie  qu'un  l.ic  fût  par  la 
fleave  Jourdm  ,  rrnverCint  Galilée.  Salomon  dédia  au  Temple  de  Hicrufa- 
lem,  pai  im  baci,  un  viiiicau,  qui  pour  fon  énorme  grandeur,  fur  appelé 
mer.  Les  Grecs  èc  les  Larins  entendent  aufli  ,  par  une  mer,  contes  cnofes 
excelTtvemciu  grandes;  difanr  ceux  là  <Sy«»S» ,  5:  ceux-ci  Maria  & 

montes  poiliceri.  Chez  eux-mêmes ,  toute  l'eau  falée  par  la  main  de  Narure, 
le  comprend  feus  le  nom  de  mer ,  qui  n'ed  qu'un  corps,  bien  que  largement 
^panda ,  s'entretenanc  vinblemenc ,  ou  en  cachette.  Le  pcincipal  membre  eft 
l'Océ  in  j  ainfî  baprifc  pour  (x  vîcefTè  car^sv^  dcnoTe  loger  ,  vue 
&  fûm ,  couler  :  au(C  courc-il  bien  plus  haftivemenc  que  le  relie ,  dont  Tacite» 
Livre  fécond  de  iès  Annales ,  a  dtt  :  (^uaado  violtntior  uurù  mon  Octtam» 
Sa  place  gît  autour  de  la  terre  »  quHI  acolle  &  ferrilife ,  comme  réjpotn  ion 
époufe  ,  de  fa^on  que  Neptune  5'en  nomme  wtnitin^  comme  qui  diroir  wint 
v>ft,  ^pour  y,  c'eft-à-dire  ,  mari  de  la  terre.  Cet  Océan,  entre  l'Afrique  fie 
i'Elpo ne ,  l'enfonçant,  par  le  décroît  de  Gibcattar,  an mUieu  de  notte  conci> 
nent ,  fait  moitié  de  la  mer  Méditerranée ,  Se  devers  Septentrion ,  pir  canaux 
fourerreinç,  dégoûtant  en  l'Eurin,  icHl'vc  l'autre  moitié.  Et  que  ce  propos 
n'émerveille  ceux  qui  pcnleiu  toute  l.i  ivlc*ii:errance  entrer  pat  Gibraltar,  Se 
n'être  qu'un  golfè  Se  regorgement  de  l'Océan  Atlantique  j  car  ,  pour  l'alTuf 
rance  de  telle  opinion,  il  conviendroit  néceflairement  qu'elle  communiquât 
toute  au  reerodilTemeni  ordinaire  dudit  Océan.  Or ,  ell-il oculaire  que  la  mer 
Major ,  celle  de  Marmora ,  le  décroit  de  Gallipoli,  voire  bonne  part  de  l'A^ 
cMpelâgo,  ne  remontent  jamus  :  ains ,  fans  faire  marée  ,  defcendent  perpé- 
tuellemenc.  Parquoi  la  conclafion  eft  irréfragable ,  qu'elles  fourdcnt  d'amonr. 
jLe  même  Océan ,  tirant  en  Orient ,  alonge  enc^  Ethiopie ,  Egypte  Se  Ara- 
bie,  un  bras  nommé  la  Mer  Rouge  >  non  pont  coulent  de  terre ,  m  d'eau  » 
teab  de  l'ancienne  ville  d*Ery thres ,  fondée  par  le  Roy  Ery thre ,  d'où  les  Grecs, 
l'appelant  î^uS^aT»» ,  ont  trompé  les  I  arins ,  qui  ne  prenoient  garde  qu'à  la  fîgni- 
£atice  primitive  du  mot,  qui  eil  rubrum  ,  eu  tran^ois  rouge.  Quinte-Curce 
en  parle  ainfi  :  Mon  cerei  qim  a&ûturs  ne  eettore  quUm.  abhwmt  à  eéueris. 
Ah  F.ry  thro  Regeind'aum  ejl  nomen  ^  propter  quod  i^nari  ruhere  aquas  credunt. 
Ce  qu'il  répète  au  commencement  du  dixième  Livre.  Outre  cela,  qualî  au 
coeur  d' Alîe ,  croupit  la  mer  Cafpe ,  autrement  de  Sala  ,ou  de  Bachaa,  fermée 
à  l'environ,  quoiqu'on  s*y  fott  autrefois  abufifi}  maU«  attendu  les  grodes 
rivières  ,  qui ,  fans  la  croître ,  fe  déchargent  dedans  ,  raifon  nous  force  lut 
aflîgaer  fes  chemins  occultes  j  pat  lefquels  elle  entre  &  fort  à  la  dérobée,  j 


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ij^     P  î  E  PIE 

PIERRE  BRISSON*,  Sieur  du  Palais,  Confeiller  du  Roi  ic 
fon  Sénéchal  de  Fontenay  le  Comte ,  en  Poitou  ,  frère  de  Bar- 
nabe Briflon  ,  Préfidenr  an  Parlement  de  Paris ,  a  écrit  Hiftoîrc 
&  vrai  Difcours  des  guerres  civiles  ès  pays  de  Poitou  ,  Aulnis, 
autrement  dit  Rochciois  ,  Xainconge  &  Angoiimois  ,  depuis 
Tannée  mil  cinq  cens  foixante-quatorze,  jufques  à  l'Èdit  de  pa- 
cification de  l'année  iS7^  i  imprimée  à  Paris,  in-^^.  par  Ja- 
ques du  Puys,  I  ^78.  il  a  traduit  du  Latin  d'Olonus,  Portugais, 
Évêque  de  Sylves  &  des  Algarbes,  Tlndruélion  &  nourriture  du 
Prince»  départie  en  huit  Livres;  imprimée  à  Paris  ,  in-foL 
par  Pierre  THuilUer  >  1 5  8  3 . 

^  V07.  La  Croix  ou  Maine  >  &  les  noces ,  au  même  Article  »  Tom.  II , 
f^.  159  âc  tSÔ, 

PIERRE  BROHÉ  ,  de  Tournon  fur  le  Rofne  ,  a  traduit  des 
▼ers  Latins  de  Jean  Sulpice ,  dit  Verulan ,  en  rime  Fntnçoilè  ^ 
r0pu(cale  des  bonnes  Mœurs  de  bonnes  contenances  que  dote 

farder  un  jeune  homme»  tant  à  la  table ,  qu\ulIotrsi  imprimé  à 
yon »  117-8".  par  Macé  Bonhomme^  1 1  ^  5*  *• 

*yof.  La  Croix  vo  Mams,  9c  les  nom ,  m  même  Actiele»  Tom.  H» 
pag. 

PIERRE  BRUNET  a  fait  un  Livre  de  Tablature  de  Mao* 
dorre,  imprimé  à  Paris ,  par  Adrian  le  Roy,  1 578. 

PIERRE  CAROLI  ,  Dodeur  en  Théologie  de  l'Univerfité 
de  Paris ,  a  écrit  *  Traité  auquel  ell  montré  que  Ja  Confeiïion 
Sacramentale,  dite  vulgairement  auriculaire  ,  eft  ac  droit  divin, 
imprimé  avec  un  autre  Traité  du  même  fujet ,  fait  par  René 
Benoift,  à  Paris , imprimé /«'8**.  par  Séballien  Nyvelle,  i^Gj, 

*  9^.^^'^'*''''^  Carou  )  ainU  nommé  ,  fuivanc  la  coutume  de  mettre  alors 
au  génitif  les  wMiif  de  U  plupart  des  Gens  de  Lettres ,  étott  un  Dodeor  de 
Sorboone,  qui ,  k  caufe  de  fa  liaifon  avec  Jacques  le  Fèvre  d  Etales,  s'étant 
rendu  fafpea  d'Hércfîç  ,  quitta  la  France ,  dans  rappréhenfion  dctre arrêté , 
&  fe  rerira  ,  en  viron  l  aji  i  j  34,  à  Genève.  U  n'y  fut  pas  long-temps  ,  fans  (è 
brouiller  avec  i  arct ,  Vîiec  &  Calvio ,  fes  eccufem  »  vmSt  d'Arianifme» 
mfài  d9  SebeUiaoiiÎDe,  Surqootejfaqtéi^oiii  «econdtmé  en  deux  Synodes , 


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PIE  PIE  iÇj 

l'un  à  Laufaone ,  l'autre  à  Berne ,  il  retourna ,  quoiau  il  eût  femme  ôc  cufans, 
à  la  Religion  Romaine ,  &  ,  par  reinremife  du  Cardinal  de  Tournon ,  obiiuc 
du  Pape  des  lettres  d'abfoliition.  Il  tâcha  enfuite  de  regagner  dans  l'efprît  des 
Catholiques  la  créance  qu'il  avoit  perdue;  il  coiiipora  des  Livres  de  Contro- 
yerfe  ,  où  il  foutint  la  dot  tri  ne  de  l'EgUle)  &  »  plein  djî  grandes  efpcrances, 
il  fie  lé  yoyage  dô  Rome ,  où  ,  s'il  «n  îvox.  cnnie  BèM  ,  il  tiH»unît.d«iis.an 

ââpical.  (  A^DE  tA  MOMMOYt), 

PIERRE  DE  *  CHANGY ,  Écuyer ,  a  écrit  Sommaire  des 
fingularieés  des  /èize  premiers  Livres  de  la  naturelle  Hiiloire  de 
Plffle,  imprimé  à  Lyon  ,  iff-ié.  par  Jean  de  Tournes,  i^S^* 
Inftroâton  Chrétienne  ppor  femmes  &  filles  mariées  &  k  marier; 
de  la  Paix  (r  union  qu'elles  doivent  moyenner  &  entretenir  en 
mariage;  imprimée  à  Poitiers ,  /n- 1 6.  Tan  i  <;45.  Indruélioh  de' 
la  vertu  d'humilité  ;  avec  TÉpître  de  faint  Bernard  »  touchant 
le  bon  &  fage  Gouvernement  d'une  maifon:  le  tout  imprimé 
avec  rinflitution  de  la  femme  Chrétienne,  traduite  <iu  Latin  de 
Jean  Loyà  Vî vei ,  à  Paris ,  in- 1  <> .  par  Pierre  Ca veliat  i  f  $  7 â> 

*  Ce  Pierre  de  Changi  étoit  Avocttan  Parlement  de  Dijon.  J ac<\\ies  y^ow 
fils  ,  lui  apporta  de  la  Librairie  du  Seigneur  de  S.  Anthoft  ,  le  Livre  de  Vives, 
de  l'injluution  de  la  femme  Chrétienne^  tant  en  fon  enfance  j  ^ue  mariage  & 
viduice'i  aujjt  Voffee  du  man.,  cjuHI  tiradaïfît  de' Latin  en  Frinçois.  Outre  ïex 
Editions  rapportées  par  du  Verdicr&La  Croix  du  Maine  ,  il  y  en  a  une  autre  , 
iiï-S*.  Pans ,  154?,  chez  Kerver  ,  fiite  :iprcs  l.t  morr  de  Pierre  (iç  Charigi. 
Lft  Traduâion  des  llx  Livres  de  Piine  ie  iNacuralifte  fut  publiée  à  Lyon  par 
Blatie  de  Changy  ,  Curé  d'Erpoîflès  ».en  Bourgogne  ,  Bis  de  Pierre  ,  long- 
temps après  la  mort  de  fon  père  On  apprend  certe  particularité  par^UOl^tiCS 
vers  Latins,  (juoi)  trouve  à  1^  tcte  de  la  Twdi^^on  de  Vivès ; 

!     Mt  tnifirum  ,  aïthet ,  qui  be!f^.  ffocla  gtffi ,  ■  \ 
.  •      fro  Patriù ,  corpus  dum juxfiii/c  J^i'fif'  ;    ,  î      '      .  ' 

XI  perottaae  le  nom  de  Changi ,  que  Pierre  portoit ,  t'roic  ceiiii  du  Village  0,1 

Jlameau  de  Chdn^y ,  q-,;i  r'^  de  la  ParôilT':^  Marquifat  d'P/poilTcs  ,  au  D.iil- 
]iagc  de  Semut,  çn  Âuxou.  Pierre  de  Chaiigi  mourut  en  1^43  ,  âi;c  depuis^ 
ile  (bîxante  ans.        '  r 

•  PIERRE  CHARPENTIER,  Jurilconfulte  ,  a  ccric  Avcr- 
tifTement  Saint  &  Chrétien ,  touchant  le  porc  des  armes ,  traduit 

iilBLfOl  H.f  RAN.  rO/72.  K.DU  VeRD.  Zo/7I.//7.      Kk  ^ 


ij^     PIE  PÎE 

de  fon  Latin  ;  imprimé  à  Paris,  in-8°.  par  Federic  Morcl  &  par 
Sébaftien  Nyvelle,  1575  *. 

*Voy.  La  Caoïx  DU  Mai  NE,  noces>ài'ÂniclecbPuiiAB 

Gharplntier  ,Tom.  Il,  pag.  163  ^' i(Î4. 

'  PIERRE  DE  CHASTEAUNEUF  ,  Gentiliiommc  ,  Sei- 
gneur dudic  lieu  ,  florilîcat  du  temps  de  Pcrceval  Dorie  ,  &  de 
les  autres  Contemporains.  II  fut  d'un  beau  &  fubtil  efprit ,  tant 
à  écrire  en  rime  Provençale ,  qu'en  vers  Latins ,  &  n'a  Fait  que 
des  Syrucutés  contre  les  Princes  de  fon  temps  ,  &:  un  Traité 
intitulé  Las  largucjjas  d* Amour ,  qu'il  adreflà  à  la  Roine  Bca- 
trix  ,  quand  elfe  nie  couronfnëe  Roint  de  Naples.  Un  Auteur 
digne  de'foi;  qùe'làmc  Cezari  écrit  avoir  lu  ,  dit  que  ce  Poëce 
écai^t  au  Bois  de  Vallong^ne ,  venant  de  Roqucmarcinej  vidter 
le  SëigQjeûr^ii  Jieu  »  fût  pris  par  <^elques  larrons  qui  brt'^ 
gandoient  les'  paffans ,  &  après  Pavoir  de'monté ,  &  ôcé  /on 
argent ,  &  dépouillé  jufqaes  à  la  chemifê,  le  vouloient  tuer:  le 
Poëce  les  pria  lui  fiire  cette  grâce ,  d'ouir  une  Chanfon  »  qu'il 
diroic  avant  que  mourir ,  ce  qu'ils  firent.  Il  fe  mit  à  chanter  un 
Chant  fur  fa  îyrc  qu'il  fit  pron1[3temcnt  à  la  louange  de  ces  bri- 
gands ,  fi  qu'ils  furent  contraints  lui  rendre  fon  argent,  fon  che- 
val ,  &  fcs  accouilremensi  û  grand  plaiiir.prmrenc-iU  àia  douceur 
■  de  fa  poefie  *.  "  ' 

*  Tiré  de  Jean  de  Nocre-Dame  >  Ch.ip.  41. 

PIERRE ,  ABBÉ  DE  CLUNY  *.  Le?  Œuvres;  du  hnn  & 
ancien  Perc  Pierre, 'Abbé  de  Ciuny,  Contemporain  du  vcncra- 
ble  Abbé  faint  Bernard ,  contre  les  Hérétiques  de  fon  temps; 
où  fe  voit  la  vraie  Succefîion  de  Dodrmc  ,  &  Tradition  de 
J'Égiik  Catlxjlique ,  depuis  fa  naiiïànce  jufques  à  maintenant, 
traduites  du  Latin  de  l'Auteur,  en  François,  par  Jehan  Bru- 
neaUi,  Con(efller  ifc 'Avocat  4u  Roi ,  en  l'Êledion  Grenier 
\  fel  de  Gyen  ;  imprimées  à  Paris ,  in-S*'.  par  GuiUaume  de  la 
NoUe^  1584. 

,  ^*!Pi«ffi«,idie/r  VitÊirahUt  de  fancienno  &  iUoftre  Mûfon  de  Mont- 
boiilîer^e^  Attyet|pe  ^rc     ^eli^îouxi^duoi,  êc  devine  Abbé  &  Général 


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PIE  P  I  E  4 

<le  Ton  Ordre  en  iitz  ,  âgt-  pour  loc» degrés  de  trente  ans.  11  rétablit  Ih 
difcipliiie  Moiuftique  dans  fon  Ordre  ,  5r  eut  véritaWc mciu  les  vertus  de  fon 
état ,  1  huniiiitc ,  le  dclînccrcnement ,  &  le  détachement  des  aftaircs  du  mouds. 
Il  ne  fut  pas  toujqurs  de  l'avis  de  S.  Bernard,  Ion  contetnpoiain.  On  ti  fit 
Livres  de  fes  Lettres ,  &  quelques  axatts  Ouvniges  a0ez  ct^^iem)  mais  dans 
ler^iicls  on  trouve  cîes  ùhlcs ,  &  une  trop  grande  cccdulitc  ,  ce  quii  Von  doit 
attribuer  piuipc  à  l'ignorance  duilècla»  qu'à  la  foiblelTç  de  l'esprit  de  l'Au; 
teur.  Il  mourut  ijiinreiiient  dans  fim  ,Ai>Daye ,  le  15  Décénipre  1157.  Sà 
mcmotre  eft  lionorce  d'un  culte  public  dans  ion  Ordre.  Baillct ,  du  s  fcs  f^es 
des  Saints  ,  a  donné  une  adcz  bonne  notice  de  Pieiie  le  Vcnrrahîc  ,  à  \i  date 
de  iii  mort.  U  polTédouia  charittc  l;vaiigéiique  dans  un  degré  cmincnr  »  ce  fut 


les  perfccuta.  —  Voyez ,  dans  le  Tom.  IV  de  la  nouvelle  Edition  de  U  GauU 
C^éùenne ,  la  preuve  des  dates  que  noos' adoptons^  &  <|tti  ne  font  pas  con- 
formes à  celles  qui  fooc  commiiiwment  emplôjéf». 

PIERRE  DE  COLOIGNE  ,  Miniftfe  de  la  pr^ttndut 
Religion  réformée  à  M^z,  a  traduit  d'Allemand  enFrançois-j 
Conformité  &  Accord  ,  tant  de  l'iLcrirurc  fàinte  ,  que  des 
anciens  &  purs  Dodcursdc  l'Églifc ,  &  de  la  Confeflion  d'Auf- 

bouff^ ,  bien  entendue,  touchant  la  Do^lrine  de  la  fainte  Cene 
de  notre  Sticjnenr  ,  pnr  les  Thcoloojcns  de  rUniverfjcé  de  Hcr- 
dclber?.  imprimée  à  Genève,  par  François  Perriii , 

j<^GG.  il  a  traduit  aulli  de  rAllemand  de  Thomas  Eraftiis ,  vraie 
&  droite  intelligence  de  ces  paroles  de  la  fainte  Cene  de  Jcfus- 
ChriH;,  ceci  cft  mon  corps,  &c.  imprimée  à  Lyon  ,  par 
Jean  d*Ogerolles ,  1 5  (14. 

■  PIKRRE  CONSTANT,  Langrois ,  a  écrie  en  vers,- la  Rçr 
publique  des  Abeilles,  commençant  ainfi  :       '  '     '  V 

j€  chante  l'union ,  l'état  ^auffl  les  il[t»ur*       -  ' 
"  "'  '  ■  De  ces  peuples  aijlei[  j  &c. 

imprimée  a  Paris ,  ^-4*».  par  Gcrvaîs  Mallot,  1582. 

^  Vo) .  La  C k  o  j  X  pu  M-A 1  n  £  ,  â( les  notes» au  rocn^c  .Anjcls^ 
Xoni.  II  ,  pag.  1^5. 

PIERRE  DE  CORNU.  Les  Œuvres  Poétiques  de  Pierre 
Cornu  ,  Dauphinois,  contenant  ^nocts ,  .Chanfons  ,  Odes, 

Kkij 


i6o     P  I  £  P  I  £ 

Difcours ,  Ëclogaes ,  StAneés  ,  Épitaphes  '&  autrès  diverfès 
compofiùons ,  imprimées  à  Lyon ,  m«8^  par  Jean  Huguecan , 
1583. 

*  Il  rtaqutr  à  Grenoble ,  ou  ain  environt  »    fut  Confeiller  aa  Parlement  • 

de  cette  ville.  Son  volume  de  Poclies ,  qui  parut  en  1 5  8  5 ,  ne  contient  que  des 
produélions  de  f.i  jeunelfe ,  S:  beaucoup  de  ver-j  amoureux ,  fonvent  fort  indc- 
cens  ,pour  une  DenioileUei,rfaf^/io  d'Avignon  ,  qu'il  aiuiuit.  Etant  dans  un  âge 
plus  avancé ,  il  rougit  de  ces  Poc(îes ,  Se  les  défavouaen  quelque  forte.  Colletée 
dit  qu'il  publia  un  jufte  volume  de  Quatrains  moraux  ,  dont  I.i  mcmoire  fut 
bientôt  enlevelie.  Voyez  le  Difcours  de  la  Pocfie  Morale ,  ^ag.  191.—  Dans  , 
fes  Pocfies ,  On  ne  trouve  pofni  d'invention  :  toui  leur  ménte  fe  téàaxK  i  des 
jeut  de  jg^Voy.  la  Biblioeh.  Françoife  de  M.  l'Abbé  Gbajec,  Tom.  XIV, 
p[g.  318: 

PIERRE  DE  LA  COSTE,  Condomois,  Doaeur  en  Théo- 
logie ,  de  l'Ordre  des  Frères  Prêcheurs  de  la  ville  d*Agen,& 
Prieur  du  Convcnt  du  même  Ordre,  en  la  ville  de  Bayonne 
a  écrit  en  trois  Livres  ,  Catholiques  Expofitîons  fur  le  Symbole 
des  Apocres,  où  font  traités  les  plus  principaux  points  &c  plus 
fignalcs  MyfK-res  de  notre  Foi  ,  utiles  à  tous  ayant  charge 
d'Ames  ,  &  ancres  qui  font  profeffion  de  la  parole  de  Dieu; 
imprimées  à  Paris  ,  în-S°,  par  Guillaume  de  la  Noiie  ,  1^77» 
î)çrmons(tn  nombre  vingt-quatre)  iur  rOiai/bn  Dominicale, 

font  traités  pluHeurs  grands  points  utiles  à  tous  Prédicateurs, 
Curés  &  Vicaires  ,  pour  înftniire  U  peuple  à  prier-  Dieu  ^ 
imprimes  à  Paris ,         par  Michel  Sonnius ,  1578.  Quatre 
Sermons  fur  la  Salutation  Angélique  ,  9Ù  font  traités  pluHeurs 
points  utiles  à  tous  Prédicateurs ,  Curés  Se  Vicaires ,  pour  ins- 
truire le  peuple  de  Dieu  ,  à  célébrer  les  Louanges  de  la  Vierge 
Marie;  imprimés  à  Paris,  //j-S''.  par  Michel  Sonnius,  1578. 
Quatre  Sermons  fur  l'Antienne  Salve  Ktgina  ,  cfquels  eft  faite 
mention  des  Louanges  de  la  Vierge  Marie:  enfèmbic  l'Invoca- 
tion ^  ïnrercclTion  des  Saints  ;  imprimés  \  Paris  ,  //2-8°.  par 
Michel  Sonnius  ,  1577.  Douze  Sermons  fur  le  Cantique  Virgi- 
nal ,  dit  Magwjiçat,  efquels  font  traitées  plufieurs  belles  matières 
de  la  fainte  Écriture ,  propres  à  tous  Prédicateurs ,  pour  prêcher 
un  Avcnt  ;  Guill.  Chaudière ,  in-S**.  i58i.  .Dercription  de 


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PIE  P  1 E  Léi 

rOriginc ,  fource,  progrès  Se  fin  des  Uétéûts,  &  des  diverfès 
&  mondtueufes  bcccs  lufcicées  par  le  pere  de  menfonge  de  ce 
dernier  temps,  m- 3^.  Chaudière ,  i  ^8 1.  Tratcc  des  Peintures  & 

âges  érigées  es  faints  Temples  &  Églifc  des  Chrétiens ,  où 
eil;  montrce  leur  utilité ,  &  le  fruit  que  les  fimples  en  recireil- 
lent,  avec  Rcfutation  des  erreurs  des  Hérétiques  de  ce  temps, 
touchant  cette  matière;  in-H^.  Chaudière,  t^Hi,  De  la  Créa- 
tion ,  ordre  ,  &c  excellence  des  Anges  ,  &  du  Minillère  auquel 
ils  font  ordonnés  pour  le  fecours  &  tuition  de  PÈglifc  en 
général,  de  chacun  tidcic  en  parLiculicr,  contre  ropiaion  des 
fiéréciques  modernes;  i/i-8°.  Chaudière  ,1581. 

*  Les  PP.  Quctif  Si  Echard  ,  pag.  i6Z  daTotne  II  de  leur  Bibliothc^ue  Do' 
mimcaine^  dlfent  atte  les  Moguenocs  Taflalfinèrenc ,  du  c6cé  de  Poiners,  ett 

1  f  81 , ou  1 581.  (M.  DB  I.A  MOMNOYB  }. 

\  PIERRE  DE  COURCELm;'S,de  Candes,en  Touraine»  a 
écrit  en  on£e  ehapitrei ,  h  Rhétorique ,  imprimée  à  Paris, 
i«-4<^.  par  Guill.  le  Noir ,  1557.  ^  traduit  atifAen  vers  Fran- 
çois, le  Cantique  des  Cantiques  de  Salomon  ;  enfemble  les 
Lamentations  de  Jérémie  le  Prophète ;4mprimé  àParis^M-i^* 
par  Robert  £llienne  ,1^60*. 

^Voy.  La  Çr,oix  du-Maini,^  les  notes,  an  mot  Antoine  Fooqusun,' 

Tom.  1 ,  pag.  j8. 

PIERRE  COURTIN,  Carme,  de  Pcrtuys  en  Provence,  cV 
Doéleur  en  la  fainte  Faculté  de  Théologie  à  Paris  ,  a  écrie 
Sermons  fur  tous  les  Évangiles  de  chacun  jour  &l  Fêtes  de 
Carême  ;  avec  aucunes  J^'pîtres  des  Dimanches  jufqucs  aux 
Oélâves  de  Pâques,  cnrcmblo  un  Sermon  iuncbrc  de  la  Palhoni 
imprimés  à  Paris ,  in-li°.  par  Gilles  Gourbin,  1 573.  Six  Sermons 
êt  Inilruâions  £urs  pour  fîinèbres ,  «i;  prêché  au  Convenc  des 
•  Carmes  de  Tours  »  durant  les  Dimanches  de  Girème  ;  par  les- 
quels eil,  mité  tant  de  Porigine,  progrès  &  ûn  deThomme; 
comme  auffi  de  rîinmorcaîité  de  l'Ame;  imprimés  à  Paris, 
par  Guillaume  de  la  Noue,  1 577,  La  Viàoire  de  Vérité, 
contre  toutes  Héiéfies,  mcnfongcsj  vices  6c  abus  de  tous  états. 


i<5z     PIE  flE 

contenant  l'origine  ,  grandeur,  &  admirables  effets  d*icclîe; 
depuis  la  création  jufques  au  dernier  Jugement  ;  Iç  tout  déduit 
parchapitres  ou  Sermons  y  par  Pierre  Çourdn,  imprimé  à Paris« 
fit>8  ^.  par  Gilles  fiey s  j  1 5  84. 

PIERRE  DE  CRESCENS  Le  Livre  des  prolits  cliampè* 
très  &  ruraux ,  touchant  le  labeur  des  champs ,  vignes  8c 
jardins  ;  tranllaté  du  Latin  de  Mahre  Pierre  des  Crefcens  de 
Boulofgne  la  Graflè^  imprimé  à  Paris ,  in'foL  par  Jean  ficMichel 
k  Noir. 

*  LeSalmri ,  Ciiap.  it  ettal^iV.  II  de  ies  Awèrûmmidj  Ttméh  Mtffip 

P'iero  de'  Crefcm{i  Doitor  di  Legge  e  Cittadino  di  Bologna.  Geuier  ,  daus  fa 
Bibliothèque j  au  mor  Petrus  Cr  esckntiensts  ,  <Iir  qnr>  ce  fur  en  i  m  H  rjuc 
cet  Auteur,  à  imluncc  de  C-harles  de  Sicile,  ctiivic  de  1  Agriculture  ,  eu 
quoi  il  f«  trompe  énormcnient ,  n*y  ayant  eu  nul  Roi  de  Sicile,  du  nom  de 
Charles  j  depuis  1381,  jufqii'à  1480,  &c  de  plus  craiu  hors  de  doure  que  le 
Charles  ,  Roi  de  Sicile  ,  qui  engagea  cet  Auteur  à  écrire  ,  n'eft  autre  que 
Charles  II ,  qui  mourut  l'an  1 509.  L'Original  de  l'Ouvrage  eft  Laun.,  c'elt-à- 
diie  ,  i^peu-près  Latin-Barbare.  La  Tradudtion  Italienne  ,  £dce  vers  l'an 
I  j  50  ,  eft  au  contraire  eflîmce  pour  la  di^ion  ,  S>c  mife  au  rang  des  Livres 
del  buon  fuolo.  On  peut  bien  croire  qu'il  n'en  eit  pas  de  même  de  la  Fran" 
cotfe ,  ici  mentionnée  >  d<mtle  P.  Labbe  lappocte  vok  Embi^iw  ^  imprimé 
1544;,  iiT'/i»^' (M*  DE  LA  MoMNora  ). 

PIERRE  DE  CRIGNON  DE  DIEPPE  a  écrit  en  rime, 
Célébration  fur  la  mort  de-Raoul  U  Jean  Parmontiers-,  Ireres , 
de  Dieppe  s  defquels  Jedk  Crignon  éioit  Compagnon  en  hi 
naW^tfon  qu'ils  firent  ep  l'Ifle  Taprobane  ;  imprimée  à  Paris  j| 

'  ^Voy.  La  Csiotsf  bv  Màimc,  au  mer  Cmcnom  ,  i  la  Ai  de  la  lettre  C, 
Toia;.l«  pag.  itft. 

PIERRE  DE  LÂ  CROIX  a  traduit  de  Latin  ,  Ëpître 
Michel  dieBay,  Thëologien  deLottvatn,  traitant  dç  lHinion 
des  Etats  dp  Pays'^bas  »  in»prmiéè  à  Paris ,  par  Antdme  Hôute  ; 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,      les  Jjoies  ,  ^m,  tnox  F{£Ajif 
/      C^<»I3(  ,  To»>f  n  ,  ^ag. 


»  1 

4 


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PIB  P  lE 

PIERRE  DAMIAN  Admirable  Difcours  de  Pierre  Da- 
mtan.  Cardinal  d'Oflîe,  couchant  l'heure  de  la  more  ;  traduic 
de  Latin ,  par  Jean  Gucot,  &  contenu  ès  Méditations  des  Zela-» 
teurs  de  piété  ;  imprimé  à  Paris. 

'  Le  Cardinal  Piene  Damten ,  de  ta  famille  de  GR  Om/ZI>  de  Ravenne  » 
en  Latin  Petrus  Damam  j  en  fous-encendam  franr,  voulut  ctrc  ainfi  nommé, 
pr  reconnoiJàoce  poui  ce  fxèce  ,  qui  lui  avok  iervi  de  pèm     (M.  db  la 

Monnoye). 

^  11  ctoic  Âbbc  do  Monaftcce  de  Sainte-Ccoix  d'Âvellane ,  ^tci  ^' Engftbio ^ 
ou  Gubio  ,  dans  le  Duché  d'Uiimn  ,  lorfque  le  Pape  Ectenne  IX  le  m  Car* 
dînai  &  Evèque  d'Oftie ,  en  10)7.  Il  fut  depuis  employé  idivcrfeslcgatlons, 

travaillai  la  reforme  du  Clergé  de  des  Monaftères ,  qu'il  chercha  cependant 
moins  à  inftruire ,  qu'à  charger  d'une  quantité  de  petites  prauques ,  dans  leT- 
quelles  il  s'écoic  penuadé  que  coiiiîltoic  la  perfêâîon  de  1  Etat.  On  a  fies  Ou- 
vrages ,  raflcmblcs  en  4  vol.  in-fol.  où  on  troMve  beaucoup  de  myfticitc  ,  & 
quelque  connoifTtnce  de  l'Hil^oire  Ecclclîallique  du  onzicnie  fu  cle.  Ce  pieux 
Cardxuji  iiiuuiuc  à  i'^uu^a  >  le  15  teviiei  1073  >  dam  la  ioua:ue  -  Uxièœe 
année. 

PIERRE  DE  DOMPMAPvTIN  ,  Avocat  en  Parlement  à 
Paris ,  a  écrie  amiable  Acculàdon  &  charitable  Excufe  des  maux 
ée  événemens  de  la  France ,  pour  montrer  que  la  paix  £^ 
réunion  des  fujets  n*eil  moins  néceiiàjre  à  l'État  qu*ellç  eft  fou- 
haitable  à  chacun. en  particulier;  &  que  nul  ne  peut  avancer 
la  profpérité  des  cfao(ês  prélèntes»  qui  ne  fe  (buviene  &  ne  juge 
doucement  des  pallHes;  imprimée  à  Paris ^  iii*8?.  par  Robort  le 
Maignier,  157^* 

PIERRE  DORÉ ,  Doâeur  en  Théologie ,  de  IX>rdre  des 
Frères  Prêcheurs ,  a  écrit  plufieurs  (Buvres ,  à  favoir  les  Voies 
de  Paradis  qu'a  enfeignées  notre  Sauveur  Jefus ,  en  Ton  Évan- 
gUe ,  pour  la  réduéHon  du  pauvre  pécheur  ;  imprimées  à  Lyon  , 
iff-ié.  par  François  Jufte  ,  1 537.  L'Arbre  de  vie ,  appuyant  les 
beaux  lys  de  la  France  ,  où  font  mis  en  lumière  les  hauts  titres 
d'honneur  de  la  Croix  de  notre  Rédempteur  ;  imprimé  à  Paris  j 
ï/i-8®.  par  Tcan  Foucher,  Le  Livre  des  divins  Bénéfices, 

enfeisnant  la  manière  de  les  rcconnoîrrc  ;  avec  rinformarion  de 
bien  vivre     la  Confolation  des  aiHigcs  ^  ieion  qu'il  cil  compris 


2.^4     PIE  PIE 

au  Plalmc  33  de  Davitl  ,  qui  commence  Bencd'tcam  D&jmntiittf 
imprime  à  Paris,  in-S°.  par  Jean  Ruelle ,  1 544.  Le  Collège  de 
Sftpience,  fondé  en  l'Uni verficé  de  Vertu  ,  auquel  sVft  rendue 
écolière  Magdelene,  &  contient  vingt- fcpt  chapitres;  imprime 
à  Paris ,  par  Antoine  Bonnemere  ^  iS39*  &  depuis  in-i^. 
par  Jean  Ruelle,  t$^S,  Les  Triomphes  du  Roi  fans  pair  avec 
rExcellencc  de  TÊgltiè,  Ton  ëpoufe ,  &  leur  noble  lignée,  félon 
que  David  Tenfcigne  au  Pfalme  44  EruBavit,  au  long  explique 
en  vingt  chapitres;  imprimés  à  Paris,  in-iC.  par  Jean  de 
Brouiily,  1^48.  L'Arche  de  TAlliance  nouvelle  &  Teilamenc 
de  notre  Sauveur  Jefus  -  Chrift  ,  contenant  la  Manne  de 
fon  précieux  corps  ,  contre  tous  Sacramentaires  Hérciiques; 
imprimée  à  Paris,  1/2-8°^ par  Jean  Ruelle  ,  1 549.  La  Croix  de 
pénitence,  enfeignant  la  forme  de  foi  confefTcr ,  avec  le  cri  du 
pcnitent ,  contenu  au  Pfalme  pcnircntial  de  David  ,  qui  com- 
mence De pnjju/dis  tlaniavi;  imprimée  à  Paris  ,  in- 16.  par  Jean 
Ruelle^  ^545-  Les  Collations  Royales,  première  &  feconde 
parties ,  contenant  ]'£xpofition  de  deux  Pfidines  Davidiques,  à 
iàvoir  des  vingt-quatre  &  vtngt-fix  j  en  l'un  le  Chevalier  erranC 
cherche  fon  bon  chemin  ;  en  l'autre  le  Chevalier  hardi ,  fuie  la 
lumière  qui  le  conduit;  imprimées  à  Paris,  in- 8**.  par  Jean 
André ,  1 546.  La  Confcrve  de  Grâce ,  requtfê  par  le  Prophète 
David,  au  Pfalme  1$  ,  qui  commence  Confervam^  Domine, 
contenant  TExpcfition  dudic  Pfalme  ;  avec  un  donx  Chant  con- 
folatif  de  l'Ame  fidèle ,  extrait  de  l'Ecriture  faintc  ;  imprimée  à 
Paris,  'm-16.  par  Guillaume  Cavcîlat  ,  L'AdrclTe  du 

Péchenr ,  &cc.  Cantiques  dcchantc's  à  l'entrée  du  très-Chrétien 
Roi  Henri  II  &  de  la  Roine,  fa  femme  ,  en  la  ville  de  Paris , 
l'an  1548;  avec  la  Sympathie  &  Accord  des  vjngt  Lettres 
Latines  de  l'Alphabet  :  plus  Hymnes  ,  Odes  ,  Threnes  ôc 
Cantiques  du  raèmc  Auccur  •  imprimes  à  Paris,  in-iG.  par  Jean 
Ruelle ,  audit  an.  Les  Allumettes  du  Feu  Divin  pour  faire  ardre 
les  cœurs  humains  en  l'Amour  de  Dieu  ;  où  font  déclarés  les 
princip^u^  Artiçles  &  Myflèrcs  de  fa  palfîon  4ç  notre  Sauveur 


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P  I  £  HIE  t6s 

Jefus-Chrid;  iinpnihëesàXyon ,  in-jP,  parPient  deSomtèLudc^ 
&  à  Paris ,  m-i€.  Le  nouveau  Tefiamenc  d^Âmour  »  de  notre 
pere  Jefus-Chrift ,  Ûgné  dé  fan  fang  :  autrement  fbn  dentier 

Sermon  fait  après  la  Cene ,  avec  fa  padion  ;  où  font  coniiicées 
plufieurs  Uéréùes]  imprimé  à  Paris,  par  Jean  Ruelle» 

.1550.  La  PiTLine  de  Patience,  avec  le  Miroir  de  Patience; 
imprimée  à  Paris,  m-i6.  par  Benoid  Prevofl,  il 50.  L'Image 
de  Vertu ,  démontrant  îa  perfeft^ion  &  fainte  vie  de  la  bienheu- 
reufe  Vierge  Marie  ,  mere  de  Dieu  ,  tant  de  l'ancien  que  dii 
nouveau  Tertament  ;  imprimé  à  Paris  ,  par  Jean  Ruelle. 

Les  Soupirs  de  l'Ame  fidèle  ,  imprimés  à  Paris.  L'Obfervance 
de  Religion  Chrétienne  ,  contenant  rExpofition  du  Pfalmc 
Davidique  38  ,  qui  commence  Dixi  cujlodiani  vias  mens  ;  im- 
primée à  Reims  j  par  Nicolas  liac:quenois  ,  i5$4*  Dialogue  de 
Il  JofBfication  Chrétienne ,  entre  notre  Saiiveur  Jefus-Chrift  dt 
la  Samaritaine ,  imprimé  à  Paris ,  ii>- 16^.  par.  Jean  RueUe> 
1 5^4.  La  câefte  Penlëe  des  Grâces  Divines. arKnifées  ^  bù  Imc 
dedarÀ  les  fépt  Dons  du  iàint  Elprit  &  k  manière  de  lès 
demander  à  Dieu  \  imprimée  k  Paris ,  (/i-t  ^.  par  Jean  Ruelle , 
1^5^.  LaDéploratîon  de  la  vie  humaine,  avec  la  Difporition  k 
dignement  recevoir  le  fàint  Sacrement  &  mourir  en  bon  Ca- 
tholique; enfemble  le  Sermon  funèbre  fiût  èsexeques  de  Mefliré 
Phîîîppes  Chabot,  Amiral  de  France;  imprimée  à  Paris ,  in-i6, 
par  Jean  deBroully,  t"^43.  &  par  Edienne  Groulleau  ,  1 5 
La  Vie  &  Mort  Chrcnenne ,  extraites  des  Epitrcs  de  faint  Paul , 
concenanc  la  Dodlrine  !a  plus  néce(?àire  \  un  Chrétien  de  fa  voir 
&  pratiquer ,  Livre  didingué  &  parti  par  chapitres  ,  comme  on 
voit  à  la  table  d'icclui  ;  imprimé  à  Reims ,  1/2-8°.  chez  Nicolas 
Bacquenois,  I  ^  5  ().  Le  Cerf  rpirituely  &c.  imprimé  àParis.  La  Pâture 
de  la  Brebis  humaine ,  félon  que  Penfeigne  le  Roinl  Prophète 
David  >  au  aa«  PTalnie  qui  commence  Donanus  régit  me  ;  avec 
FAnatomie  &  mydique  Defcription  des  membres  &  parties  de 
notre  Seigneur  Jefos-Chrift;  imprimée  à  Paris  «  in^i€.  par 
lean  Ruefle,  1 554-  Didogue  inftmâdre  des  Çhrériens  ,  en  le 
BiBuoT.  Fkav.  Tool  K  Dv  Vikd*  Twiu  xit,    L 1 


%i4     ?IZ  PIE 

Foi,  Efperance  »  &  Ainour  de  Dieu ,  oà  font  introduits  Com&' 
lius  &raint  Pierre  devifanc;  imprimé  à  Paris ,  ia-i6.  par  Jean- 
RueUe.  Ia  Tourterdle  de  Viduné ,  contenant  éoatc  chapitres , 
cnfêignant  les  Veuves  comment  doivent  vivre  en  leur  état ,  & 
les  confolant  en  leurs  adverfités  ^  aufTi  les  Orphelins;,  imprimée 
à  Reims ,  m- 16.  par  Nicolas  Bacqucnois ,  i  •>  $7.  Dialogue  entre 
le  Samaritain  &  Dieu.  La  Vi<3oire  de  toutes  Tribulations, 
extraite  de  la  fainte  Ecriture  &  des  Doéleurs  de  rEglifc;  impri- 
mée à  Reims,  in-iC.  par  Nicolas  Bacqu  en  ois,  l'J^S.  Oraifon 
Panégyrique,  pleine  de  confolation ,  pour  très-haut  (S«l  tres- 
puiâànt  Prince  Claude  de  Lorraine  ,  Duc  de  Guyft,  décédé 
V$Miêt  15S0  ;  avec  la  douce  Mufique  Davidique  ,  oam  an 
Cantique  i  a  ^  ,  qui  cooMnence  In,  convcnoidù  Domnus  capû^ 
vitatem,  l»m  ipi  Remide  fàlntatre  contre  les  icrupules  de  coo- 
fiience»;  imprimé  ii  rPark  v  mr9^»  par  Jean  de  firoully  »  1150; 
Méditations  de  la  Mtfft.  Aotkahrin ,  contenant  deux  défenfèi 
Catholiques,  de  la.«érité  du  faine  Sacrement  &  digne  Sacrifice 
de  l'Auûl  f  contre  ceruins  faux  écrits  foctis  de  li  boutique  des 
Sacramentaires  Calvinides  y  Hérétiques ,  rois  au  vent ,  &  (èmés 
par  certains  lieux  de  ce  Royaume,  au  fcandale  des  fîdèle.s  & 
pufilles  ;  avec  un  Traité  de  Nature  &  Grâce;  imprimé  à  Paris, 
m-^^.  par  Sébaflien  Nyvellc  ,  1568.  Le  fécond  Livre  des 
Divms  Bénéfices  ,  où  eft  amplement  expliqué  le  Pfalme  Davi- 
dique,  5ene^'c  anima  ma  Domino;  imprimé  à  Paris, 
par  Jean  Ruelle,  1^6%  L'Efpérance  alTurée,  imprimée  à  Paris. 

Paflê  Sdicairc  ^  &c.  Paradoxa  Pétri  DtauraU  ad projiigandas 
hmrtftt  Où  ^hk  fasuli  EpîfioUs  StltSk  )  Parifiis  ,  «7-&a.  cxcud, 
Jommts  dt  BhmUy  ,  t^j^j,  jidùmâm  pneeynurmk  matti«e*f 
tum  fparfint  eommanim  m  dtvt^  hcU  Epifiolanm  £n  Ptfu/r 
Api^^,pMrfioxrim  Pttéum  DtMmtan,  X}oSknm  nukpiÊà 
Ordiais  Ptm$catonis  mfnf,  PuriJUs,  imWtfi,  ùpui  Jàtami 
Jbimfliioe,  f  557         .  . 

*  Vot.La  Gkoix  Dv'Manii»    les  noces  ,  à  rArûcIe  de  Pujuti  Doai  » 

'  .  I  *  j    .  .  .       .  ■  • 


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,         P  I  E  P  I  E  167 

PIERRE  EMOTTE ,  Doacur  en  Théologie  de  l'Univçrûié 

de  Paris,  &  Chanoine  Théologflî  à  Laon  ,  a  écrit  *  Sermon^ 
&  Exhortations  Catholiques,  fur  toutes  les  Ppitres  &  Evan- 
giles de  chacun  Dimanche  de  Tannée  :  Tome  picmier,  depuis 
Je  premier  Dimanche  de  l'A  vent  jufqucs  au  jour  &c  Féte  de  la 
fain*e  Trinité  ;  ihiprimés  à  Paris  ,  in-^^"".  par  G.  Chaudière  ,• 
1582.  Catholuu  jiJci  l^ro'cjjlo  ,  prinmin  utriufijuc  Tcjîamcnti  ^ 
dc'mdl  SanBorum.  Fûcrum  ,  t^ui  y i unis  duobus  Ecclcfix  ftcuUs 
fiùnurunt^  tefiimonns  conjimuàa,  digefta  uv^.  Libros  ,  quorum 
•  primus^uii  ûi  Deî  ,  Angehrum  ^  San^tUm  cogniddnm 
cuîtumque  perààâgu-  comjIfUSS^,.  S^isHi^its  iU,hootifiétt['è  .4}ii 
^rga.  iihm  pnuûdtttM ,  prmd^mdtwm  ,  jaft^canéta-^  mediijt 
gue  agit.  TertUiSf  de  Saeramentis*  Quanus^  dekvnûnis  mnnfi 
jfmistraBat,  per  P.  Emom^DoSL  Th€f4^itmj  âfifV^/J^iff^ » 
iB-H*,  apud  Mich*  Sùitmimt  «  57^^  r  .  L  :  :      î  :  '  i.,'u.t. 

fur  reçu  Doûeur  en  Théologie  ,  en  1 571.  il  mourut  ie  i  Août  1580.  Se* 
Sermons  ne  furent  piibnés  qu'après  fa  morr,  Du  Verc^icr  ne  cice  que  le  pre- 
mier vtJujne  de  les  iicinioiïs  fur  les  Epicres  Evangiles  des  Dimanches.  11 
parut  un  fécond  ;  en  i  $  8  8  On  publia  auilî  fes  Sérmèns  fuf  )6s  Eottces  &: 
Et^angtles  daoomiîiun  ^^cs  Sntnrs ,  f  ir  U  s  f  j  r  S."!rfemenS',  éf>  un  Tolame,' 
i  j8» ,  &  Us  furent  rciqapùmés>eoi  li^o*  YjojMjLAktWBi  JU^lre  dk 
£Wi%«^  iViZVtfrrtf  j  pag.  74),     *  •  r 

PIERRE  DE  L'ENCRAU  *,  Evêque  de  Tombez  ,  a  traduit 
en  François  ,  les  Prières  de  Jean  Loys  Vives ,  intirulées  en  La- 
tin :  Excttûtiones  anuni  ia  Dêum  ^  inîprimées  en  Aviron  , 
in-'è'*.  par  Pierre  Roux,  1552.  Geof&oy  de  Biiiy  en  a^ucauili 
une  autre  verfion,  .      '     ■  ■.'  .  • 

*  Mefîîenrs  <^e  Sainte  Marthe  écrivent  LancraV*.  Il  fut  Evèque  de 
Lombçz ,  en  1 5^1  ^  amli  ce  fut  avant  que  d'être  Evèque  qu'il  publia  la  Trac 
dnâion  de  Vivèi.  V07.  GaU.  Ckri/l,  Toau  IH  ,  £bL  477,'4*.     , . 

PIERRE  ENOCS  autrcmt-nt  dit, DE LAMESCHîNîERE^ 
a  écrit  OpurcQÎes  poétiques  ,;ijTipriffiés  £o-1J'**,  p^fJa/:oh  Stoeer, 
1572.  Xa  Céocyre^  cooceaaiic  cent  diu^uaiice- un  Sonnets^ 


z68     P  I  E  PIE 

Odes,  Chanfons,  Elégies,  Bergeries;  impthnéi  à  Lyon  ^  j7M-4*. 
par  Barthélémy  Honnorat  ,15  7B. 

'  l  a  Croix  du  Maine  (Tom.  II,  png.  19S)  îenOTnme  fîinplemenr  PiERilE 
x>£  LA  MfiscHiNiEaE  >  Aipprimanc  le  nom  de  famille  Ëi«oc>  lu  us  lequel  néan- 
moins cet  Auteur,  longtemps  après,  fans  y  joindn>oeliii<b  la  Meschimibrb, 
publia  cinq  cens  Quatrains  ,  intitulés  Tableaux  de  la  vit  Sf  de  la  more  ,  par 
M.  Pierre  Enoc  G.  La  lettre  A/.  (Tgnifle  Maure  ;  la  lettre  G.ùgmfie  Genevois. 
U  étoic  jeune ,  quand  il  fit  fa  Céocyre^  nom  qu'il  donnoic  k  Cà.  maîtrefle  ,  ri- 
dicoleneac  oomporé  àe  kmw  8e  de  ,  comine  qui  diioit  Brvlt-eœur ,  pto^ 
aonçuic  |u£i  «  Csa  j  &  KSp  *  Û^»  fff^*^  écrivoit  encore  plus  iiK|i,C^e.  Louis 
JËnoc,  Lodoicus  Enocus  ^  donc  nous  avons  une  Grammaire  Grecque ,  ira  primée 
ian  .1 5  it>  ^  Genève  yin-V*,  écoit  peut-être  le  pète  de  ce  Pierre  Enoc.  Voyez 
enéôce  »  noce ,  i  PAidde  dé  HiiRosMi  d'Avost,  dans  Là  Groiz  da  Maine 
Tom.  l ,  pag.  ^7) ,  &  celle  de  l'Article  de  PttHJLl  Iil  Ut  MwtanNUM-« 
Tonu  li  ,  pag.  ipS.  (  M.  de  la  Monmoye  ]. 

.  PIERRE  D*£PINAC ,  Arohev«qiie  de  Lyon ,  Concilier  da 
Hoî  en  fou  Confeil  d'£taCy  j|; prononcé  la  Harangue  4ttrnonr 
du  Clergé  devant,  le  Roi  féant  en  fcs  Euts  généraux  ,  aflèmWés 
à  Blois  ,  laquelle  a  été  imprimée  \  Paris  ,  par  Pierre 

l'Huitlier  ,  1^77-  Exhortation  au  peuple  de  fon  Diocèfe ,  avec 
le  formulaire  des  Prières  qui  fe  fonr  tous  les  jours  de  la^/e marne;. 
ÎB^rimée  \  Lyon  ,  ïa-id.  par  B.  Rigaud  ,  1^83.  Il  a  compofé 
aaàî  plufieurs  doâes.  6c  élégans  Vérs^  dr  entre  autres  une  Satyre, 
nonimprimés.  *'     '      '     •  -  ■ 

*  Voy.  La  CjiiOxz  ou  Maivi  ^  â(  les  noces  «  au  même  Article  ,  Tom.  II  « 

.  -PIERRE  DE  i'ESNAUDIERE ,  Scribe*  des  Privilèges 
d'e:.rUniye|)nté  de  Caen«  a  écrit^Ia  I^onange  &  Recueil  des 
Hiftoires  des  bonnes  ,  veftoeufes  &  ilkiftres  ft^nmer^'iinpvtniés' 
àPar»v  m>8**y.]nir  Frana»i&  Regnaud  ,1525'  fun  dt  VEfnaw 
d'un  Opujculùm  dû  DmfiiMS^  &  PnwùgfU  ^omm  $-  imprcjf, 
Pûtifiisj  in*%^»  ,   >'■  '  «iU.ii.-,  i  ..^  .j  .\vr>     .  ..         ;•  .  ' 

*  Vof.  -La  Croix  pw  MAvm ,  &|esjiotetvM(  mîmr  Attfcle  ,Tom.  Il; 

P,^g.  291.  Le  titre  unique  de  S  criée  des  Privilèges  de  l'Ua'tverfité  ^  que  lui. 
dorment  La  Croix  du  Maine  &  du  Verdrcr,  pourroit  ^aire  concevoir  nne 
idée  peu  ivanUMCufe  de  fa  aaifliuice  ôc  de  ies  taicns.  Son  père  ctoit  Genai< 
Jmme  ytL  /apfdoif  Pw»  U  Moamtr,  Skur  ét  Lefmààtn,  Phm»  km 


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PIE  P  I  E  269 

£is,  ne  reiint  que  cedemiec  nom.  Il  fut  fuccellîvemenc  Maitre-ès-Arcs  en 
lUniverfité  d*  Caën  ,  Notaire  Juré  ,  Greffier  de  la  Cour  des  Privilège! 
ApofVoliques ,  Bachelier ès  Droits ,  Lkentié ,  DoâeiiP>Régenr ,  &  deux  tois 
Reâeur.Il  fefic  recevoir  Avocat,  fe  maria  j  puis  ,  devenu  veuf,  il  embrafïk 
l'Eut  EcdéfialUquc ,  &  probablemenc  Ceçuc  l  Ordre  de  taPtctctfe  ,  puifqu'il 
Ibt  nommé  1  nue  Cure  >  donc  cependant  u  ne  prit  pas  poflèffion.  Il  compila  , 
6c  écrivit  de  main ,  les  titres  des  Droits  8c  privilèges  de  rUaivedité  ét 
Cicn.  Il  Te  vantait  du  talent  d'écrire  en  fort  beaux  caradcres.  On  verra  dans 
les  Unguici  de  Caën  de  M.  Uuet ,  pag.  611,  qu'outre  les  Ouvrages  cités  par 
4n  Veidier  ',  Pierre  de  Le&aiulietes  arcMt  compofé  quelques  eonee  £ccîq  i 
qui  piroillènc  n'avoir  point  été  pnbités. 

PI£RR£  D*£SRAY *,  deXroyes eoCbimpagne ,  a  tranlitté 

&  compilé  les  poftilles  &  expoGtions  des  Êplcres  &  Évangilei 
Dominicales,  avec  celles  des  Fèces  folennelles,  &  auflî  laPaâioii 
&  Réfurreélion de  notreSauveur,  premier  &  fécond  volumes, 
imprimés  à  Paris ,  in-fol.  par  Jean  Mourand  &  Jean  Gerlier^ 
1497.  &  depuis  corrigées  imprimées  par  Poncct  le  Preux, 
15  «51.  La  Vie  des  Pères  anciens  ,  jadis  demeurant  ès  grands 
délerrs  d'Egypte,  Thebaide  ,  Syrie  ,  Méfopotamie  ,  &  autres; 
compolce  premièrement  en  Latin  par  faint  Hiérome;  imprimée 
à  Paris ,  m  fol.  par  Jean  Petit  ,  fans  date.  Icem^  Génénlogîes, 
Faus  (Se  Geilcs  des  Papes,  compoles  premièrement  par  Platine, 
imprimés  à  Paris ,  in-fol,  par  Galiot  du  Pré ,  1  $  1 9.  La  Mer  des 
Chroniques  &  Miroir  Htftoriat  de  France ,  extraie  des  Chroni» 
^ues  de  Robert  Guaguin  ;  de  Guillaume  de  Malmcry ,  Chroni- 
queur des  Normands  ;  de  Jean  le  Maire,  d'Hugues  Floriao  ;  de 
Grégoire  de  Tours;  de  la  Chronique  de  Bretagne ,  d'Antoine  Sa* 
betliCy  du  Chroniqueur  de  TaintDenys;.  de  Platine;  de  Sigeberc; 
d'Ammonius ,  Moine;  de  Vincent  deBeauvais;  d*Odes,  Abbé  de 
Cluny  \  de  Turptn;  de  Raphaël  de  Volaterie  ;  de  Jean  Froiflàrd; 
d'Enguerrand; imprimée  à  Paris,  in-foL  en  deux  parties,  par 
Galiot  du  Pré ,  r  &  par  Jaques  Ny verd,  ^530*  Les  Faits 
&i  Gefles  du  prenx  Godefroy  de  Bouillon,  &  de  Tes  Chevaîeu- 
reux  Frères  Bauldouyn  &  Eullache ,  iiTus  de  la  noble  lignée  du 
Chevalier  au  Cygne  ,  avec  leur  Généalogie 9  Imprimés  à  Paris, 
1/1-4°.  par  Jean  Bonfons ,  fans  date. 

^  PunAi  o'Ës^Y.  La  Crûix  <iu  Maine >  au  même  Article,  Tom.  U4 


170     PIE  P  I  E 

pig.  169  ,  écrit  Desr AY.  L'orthographe  de  Ton  nom ,  à  la  tête  <ie  Tes  Livref  ^ 
eft  Desrey,  Se  quelquefois  Derrey.  Nous  avons  parlé  de  quetques-uns  do 
foOttvragts ,  fous  Ton  Article,  dans  La  Croix  du  Maine.  Nous  ajotneioiit » 
i*.  c[ue  G  Traduction  des  Faits  &  Gcjhs  àt  Godefroy  de  Bouillon  ,  parai  X 
Pans ,  lettres  Gothiques»  in- fol.  fans  date  \  puis,  i»-4<*.  en  i  <oo ,  dansU 
mènift  Vil!*»  8r enfin  â  Lyon,  en  1585,  'ut-i%,  1*. qa*à U TfraaâlKm Fait^ 
foife  du  Fapàoulus  Tempona»g  par  Pierre  Farget ,  qut  La  Cioîx  du  Maine 
appelle  Sarget  ,  Tom  ïî ,  pag.  ^14,  &  Fargbt  ,  pag.  177,  en  faifant  par 
confcquenc  deux  Auteurs  au  lieu  d'un  ,  Defray  a  ajouté  une  continuation 
juTau'en  1 5  oS^,  qui  panii  dans  l'Editioa  de  cette  Tiada£tioii»  à  Peiis ,  1 5 1 
m-joi'  .  ■  / 

PIERRE  FABRI^  de  Rouen ,  Oxtéét  Meray ,  âîcficea 
étm  Livres  le  grand  &  vrai  Art  de  pleine  Rhétorique ,  pour 
âégantement  parler  &  compofer  tant  en  proie  «ju'en  rime ,  ou- 
au  lieu  qu*i]  traite  des  termes  &  mots  barbares  ,  que  celui  qui 
compofe  doit  éviter  (comme  fcroit,  etitremêler  des  vocables 
particuliers  à  un  pays  ^  &  inconnus  aiHeun  ^  torcher  le  Latin  ^ 
prendre  mot  pour  autre  aflèz' convenant  en  prolatipn  ,  encre-^ 
m^ler  du  Latin  parmi  le  François;  expofer  le  Latin  tout  autre- 
ment que  n'eft  fa  fignification  )  j'ai  vu  quelques  exemples  qui 
m'ont  donné  du  plaifir  ;  dont  je  ne  veux  fruftrer  les  Lecteurs 
qui  n'ont  vu  le  Livre,  aflez  vieil,  &  imprimé  à  Paris,  m-8°.  par 
Eftienne  Caveillcr  ,  1*5  39.  Je  mettrai  donc  ici  les  exemples  de* 
fufdics  vices  Tun  après  Tautre,  &  pour  le  premier^  cç  Rondcaii/ 

Johannet  ,  qui  prononce^  Poun<Ip 
Apprcnc^  à  dire  Pourceau 
Jve  a&tspoim  feel  pour  fiau  , 

Et  ne  diSes  feau  pour  feel  ;  :  •     .  ; 

Point  ne  faut  dire  un  beau  oyfel ^      -  '  ^ 

Mais  vous  due:^  un  bel  oyfcau  ,  .  . 

Johannes. 
C'efl  Bien  dici  un  péché  mortel , 
;    .  !        ^C^efi  mal  4i3  un  péché  moneau  ; ,  1  »" 

.  ■       IKStf  nmt  heuu  ,  chappeau  ,  roujptau, 
Smi  dire  bel,  gfuppii^  rot^tU, 
•  II.  ...  :  Johannes.  *  ' 

Pour  lè  iccond  exemple,  Huitaio» 


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PIE  P I  E  >7t 

Ne  fumes  point  vocabules  Latines  £ 
Ne  pute^  point  tel  vocaiulijer 
Fmu  miger  tn  perpulchns  tenant»  , 
Mais  cogite^  les  via  &  termines  , 
Pour  dukorer  votre  trh^me  éloque  ; 
Si  mon  prôcept  ne  Jèrve^  j  je  commines 
'  Vem  fofhaùt,  &  que  cAmim  s'en  moque. 

Pour  Te  croilîènic,  qui  eft  d'entremêler  du  Latin  parmi  le  Fran- 
cois.  De  ajtno  nojhro  hon9,  mèUori  &  opttma^dehetms  fàurc  fttc» 
Qui  a  bon  âne  il'eft  bien  écoré ,  c^f  il  apporte  bon  £Jx  de  ne* 
more ,  &c.  Pour  te  quatriime»  qui  eft  d'expofèr  le  Ladn  en  autre 
ièns  &  fignificacion. 

Inttr  natùf  Cntce  den  natif» 

MuSênm  Mouillées 

Nonfurrexit  N'a  point  foé 

Major  Joanne  Mailtre  Jean 

Baptijla.  Le  boiteax. 

Omnia  tempus  hahenc  j  On  n'y  arten  point  de  bien , 

Mundus ,  Caro  j  Demonia.  Le  monde  n  a  ciare  de  moynes. 

I!  ne  trouve  pas  bon  auflî  qu'on  ufe  de  cet  ancien  mot,  amé, 
pour  dire  aime,  duquel  ufent  néanmoins  les  Secrétaires  du  Roi 
^uand  lis  mettent  k  notre  Amé  &  Féal ,  lequel  mot  Féal  cil  un 
âutre  ancien  mot  qu'ils  ont  retenu ,  dequoi  îe  moqueroit  encore 
de  pins  fort  ledit  Fabri»  s'il  vivoiç»  ne  s'écanc  lors  pu  concemr 
de  dire  y 

X)«  vice  de  ce  préjene  di3  Qui  ejt  des  envieux  hamd »  ^ 

L*on  Je  trewe  fouvent  blafmé  Hemé ,  pour  efire  pris  à  Ptuâm  g 

Exempte  dtun  quidam  »  fà  dBM  Cç^  en^-  rudement  ^iimé  ; 

Tceîuy  ffçff  fus.  èien  nme,  Onc  ne  s'en  mejta  mifire  Alain» 

Aiais  il  ne  trouve  pas  maavais  qu'à  la  fin  de  chacun  vers  on  iifé 
pour  rimer  d*un  femblable  cerme ,  comme  vesbe  tâif  &  pai&l^ 
fie  nom  de  po(itif  de  comparatif,  j&iemple» 

Mon  jour ,  Madame  la  médetine ,  Surnom. 

J'ay  des  drogues  de  médecine ,  PraSiqne^ 

faicles  par  art  de  médeeiac  Art. 

JDmtfiutfnejejmsméltànt^  Fefée» 

U  a  éeài  auifi  les  Epicaphes  duRoiLoys^  £^hVlMm:  plus 


f 

xjt     ?  lE  VIE 

Traké,  touchant  le  temps  do  maintenant ,  oû  ifonc  introduits 
parlant  eafemble  onze  Daines  ;  à  favoir  Naples,  Venlfe ,  Rofiie» 
Florence  ,  Cennes ,  Mylan  ,  France  ,  Efpagne  ,  Angleterre, 
Flandre$,  Autriche  &  TAâeur.  Celui  qui  a  le  dernier  avjgmenté 
rÉpicome  de  la  Bibliothèque  de  Gefner ,  s*eft  grandemcnc  abufé 
en  ce  qu*il  attribue  la  Rhétorique  de  cet  Auteur,  à  Pierre  du 
Faur ,  Maître  des  Requêtes  du  Roi ,  qui  a  dodemenc  ^crit  en 
Latin  Semejirium  lib.  n*ayant  égard  au  nom  ,  au  temps ,  à  ia 
qualité  &  proftffîoo  diverfe  des  perfonnes,  ni  au  genre  di/fé* 
rent  d'écrire. 

*Le  vrai  nom  François  de  cet  Auceur  ^wit  ii  FivRE.  Du  Verdier,  en 
rapportant  les  exemples  qu'il  en  a  diét ,  y  a  commis  quelques  fituves ,  cooiM 
4aitt  te  pnmuei  vers ,  qrU  fiût  trop  laâg  4*01»  fjU^  ,  en  li^ 

lehgBMiff  9*1  fteeoMs»  foutd* 

ta  lien  de  dire  I 

Johannes ,  qui  dites  pOttcOcL 

Pios  le  iècond  exemple ,  il  lit  : 

Ne  (wpcs  point  Tvcabokt  Utiftcs  a 

aa  Uea  4e 

Je  padê  d*aiiC|3es  eodpçnts ,  qui  ne  méritent  pas  qu'on  s'y  arrête,  rajouter^  idl 
que  RicKeîet  ,  pag.  xi  de  la  Vcrfificaùon  Francoife  ,  n'.iuroit  pas  manqué, 
s'il  avoit  connu  Pierre  le  Fèvte ,  de  le  mettre  dans  la  Uûe  des  Âuceois.qtti 
ont  cmveillé  ioi  nom  Pocfie*.  (M.  db  la  Monvots), 

4t  II  eo  eft  pailé  dus  le  Bibtiodièque  Françoife  de  M.  FAbbé  Goa|e( , 
TeiB»  \,  JfÊ^  font  indiquées  deuir  Editions  du  Grand  An  de pUàm 

Rhétorique  ,  l'une  de  i  j  1 1  ,  l'autre  de  J  J }  9 ,  à  Paris  >  chez  Denis  Janot , 
in-\  1.  en  caraâères  Gothiques ,  où  fl  eft  dit  que  cet  Ouvrage  peut  être  utUe 
pQor  llntelfigence  des  «ncieiis  Amènes  Fitq^tt* 

PIERRJE  FARGET,  de  l'Ordre  de  S.  Augullin  &  Doreur 
en  raintc  Théologie,  a  tranflaté  de  I^atin  en  François ,  le  Miroir 
4ç  la  vie  humaine  compilé  par  un  noble  Doâeur  ài.  Évèque, 
nomm^  Eodovaque  ,  de  la  Naâoii  d'Efpagne ,  &  adrefle  au 
pape  Paul  0 ,  eft  intttttlé  ledit  livre  1  le  Miroir  de  la  via 
]ittiiiaine  *»  pour  autant  qae  tout  ainfi  comme  aa  Miroir  maté* 
nAt  ^  duicfio  voi(  foi-même  U,  ks  autres  çhgièi  laides  U 

belles 


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PIE  PIE  175 

5)ellcs,  &  ce  qui  eft  honni ,  fale  ou  honnête;  ainfi^n  ce  Miroir 
clair  &  nec,  pourra  tant  l'EccIcfiadique ,  comme  le  mondain 
Noble  ou  de  quelque  condition  qu'il  foie ,  voir  les  chofcs  dou- 
ces &  amères ,  droites  ou  tortues,  &  aufîi  ce  qui  eft  en  foi  &c 
en  fa  vie  fortunée  ,  &  pareillement  verra  aux  autres  mortels 
les  choies  qui  font  de  louer  &  d'enfuivre ,  &  qui  fe  doit  repren- 
dre &  corriger.  £c  comme  die  Gdafîus  ,  Pape  ,  ils  fbnc  detftc 
états  par  Icfquels'  tout  le  monde  eft  régi  &  gouverné  ;  ^'eft  ^ 
favok  le  temporel  (k  le  ^rituel  JSt'ipôiirtalit  qu'ea  génerfti 
£ont  ces  denx  étatf  »  l'Aiâ^r  dece  f  réTcnifliim,  a*  vàmvi  cbifl- 
Hcomprendfe  fen  (Etfvre  en  étiùL  Traités.  Ai|  |)|remier  Traite, 
contenant  quarance-trois  chapitres,  dç  l'état  de  toute  la  tem- 
|ioraiité    des  Arts  ficulicrs ,  en  donnant  ferme  de  vivre  »  aa 
.commençant  au  plus  haut.icat  des  mondotos ,  c'eil  à  favoir  auac 
Empereurs  &  Rois  aiwàques  les  aûrncs  Prihèes  inférieurs  ,  éc 
finaWement  dépendant  jufques  aux  liergefs  ;  &  âîiifi  pourra  uii 
chacun  voir  la  diverfué  de  la  vie  des  hommes  i^norcels  j  &  la 
vanité  des  arts  &  de  l'occupation  mondaine,  &  quel  profit  peuc 
avoir  l'amc  ,  &  quel  lionneur  temjiorel ,  prôfit  ou  dommage, 
-quel  labeur  &  péril  efl  rcfcondii  fous  telle  vie,  &  des  intérieu^^ 
}&  invifibles  misères  &  atîlictiuns  qu'ils  ont  louôcf  tes  dés  Ip  Coiti- 
ÀeaceAeiK.idu  inonde  y  ies  irommes  cin^toilsr'ttWoçèM  que 
taattvaîsfjSelîèurs,  &  que  fodtirent  de  jpor  enJiliir^.Au  ftc<md 
Siivre  »  conis^iit  trente  chapitres  «  il  ttfSlçtJl^fSt^iii.^^^ 
jque  &  fpîfttuiil'^  &.de  la  miuHèseirde  invret  encéliiirétac  i  I*- 
.quel  étât  ^ft  diAinfué  en  deux  manièifbs ,  d'^ftikft^oîr ,  eh  pufs 
dÊcdéfiailiques  &  Réguliers,  &  traité  cl*un  chacun  le  principal 
&  nature,  origination,  &  autorité  de  rinAitucion  ,  &  difTércaee 
de  la  néceflîté  ,  utilité ,  excellence  &  prérogative  de  leurs  àguiV- 
lons,  labeurs  &  périls,  comme  s*y  devront  gouverner  ;  &  com- 
TOencc  au  plus  haut ,  c'eft  à  f^ivoir  aoi  Chef  de  l'Eglife ,  le  Pape, 
lequel  eft  Chef  de  tous  états  &  de  toute  la  vje  humaine  exem- 
})laire,  &:  miroir.  Et  en  après  il  décrit  tous  les  Etats  de  l'Eglife 
À  les  Ordres ,  particulièrement  à  celle  fin  qu'un  chacun  facfac 

BiBuôx^. Frav.  Tom,  F. Du  Va&d.  Toai, ///.  Mm 


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•174    'VIE  PIE 

élire  de  bkn  vivre;'  imprime  en  feuîîle  ,  par  Nicolas  Philippier, 
Marc  Rcinh  irdy  DenrahourCjl'an  mil  quatre  cent  quatre-vingt- 
deux  ,  le  vingtième  jour  d'Août. 

*  Le  Livre  traduit  par  cet  Anc^ufrin ,  e!l  le  Spéculum  vhd  humant  de  Radt;ric , 

•  Lvcqud  dv:  Z4inora, clans  le  Ruyaumc  d-Léon  1|  tut,  pour  la  prjmiùre  foi$> 
.imfciiiié  i  Roniie  *  Itk^fol.  l'an  \^6%.  }t  ne  comprends  pas  comment  Rodéric, 

U  nom  àz  l'Auteur  ,  a  pu  ctre  défiguré  jufqu'au  point  d'être  changé  eii 
Roiou.îque.  La  Croix  du  Main  :  ,  qui  n'a  point  connu  cette  Traduction  ,_cn 
rapporte  pluH.nus  autres  >  fanes  j)ir  Pierre  Farget ,  iiiconiuies  à  du  Verdies. 
! Lesivariarions ,  fiitle  nom  de  cer  AueuHin,  font  rK>n>breufes.  Le  P.  Labbe» 
p4g.  do  fa  Nova  BiHioth.  Manujcript.  écrit  PirixRB  Farget  j  La  Croix 
du  ^ime.,  F4.s^£r,  o,u  Permet,  n'en  demeuraut  pas  n^-uie  là  >  comme  oo 
peatSroir  aU  mdjr  jptE'aài  Sarûet.  (.  M.  oc  la  Monmoye  L 

*  Voy;  Là  Croix  po  Maime  ,  &  Ie«  notes  ,  à  l'Article  de  PiaURt 
FsftGBT,  ou  Farget,  Tom.  Il ,  pag.  277.  Nous  ajouterons  ici  quelques  se- 
marqiies  feulement  toacKant  le  Miroir  de  la  vie-  kamainc  j  traduit  par  cet 

^4cnvajn.  Ce  Livre  fut.  écrit  en  Luiiifu Âwinem  SoMciû^  né  ,  en  1414,  4 
Sat^c?  MarU  de  Nieya  »  dans  le  Diocèié  de  ^aoTie.^!!  fut  fucceffiveroayt 
EV^qiié  dOviédd ,  de  Zaniora ,  de  Calahdrta  8c  de  Palean%;  ce  quj  a,  donné 
lieu  à  div'ersTîiBîiocrspfYC';  de  faire  de  ceirtême  Ecrivain  pTuneurs  Ecrivains 
différons.  Pipfper  Marcbaud  a  relevé  ces  méprifei  dans  ion  Lhciionnaire , 
Tom.  II ,  pa^  187,  note  A.  Sancio  mourut  i  Rome-,  le  4  OAobre  1470 

'(  B'ihiiùth.  Hija.  Nie.  /triton,  )  A  la  tî:e  de  Ton  Spéculum  vUét  hiunan*,  public, 
pour  la  première  fois,  i  Rome,  en  14(^8  ,  comme  le  dit  M  de  laMonnofe» 
Rodr^gae  SsiKto  preiid  le  titre  à'Evêqnt  de  Calahorra ,  ancien  Evêque  de  Zc' 

•  mora^  Cet  Ouvrage  a, été  fréquemment  réimpriaK  depab  \  ainfi  l'Edition  die 
14^9  ,  citée  par  Lenglet,  dans  fes  Tablettes  Chronologiques  (Tom.-ll  ,p.  481) 
mlexifte  point ,  puiCaue  l'Edicioii  de  1 4(18  eft  la  première.  Le  Spéculum  viu 

*h»kdmi  aVtNt  été  ècadtfir «ir  François  par  5afieit  Mâcho ,  Auguftin ,  5c  imprimé 
à  Lyon  i  imfiL  jea  I477.  Cinq  ans  après Pierre  Farget  en  publia  une  Tra- 
duâion  nouvelle»  imprimée  par  Nicolas  Philippi  j  &  Marc  ReinJuxrdy  j  de 
Stiasbourg.  C'eft  aînii  qu'il  ^ut  lire,  ces  npms ,  défigurés  paf  du  Verdier. 

'Rodrigue  Siuicio  avôit  4ediéj(an  Oavrâs^  Wpaoe  Pauf  II ,  &  l'Emtrç  Dédi* 
catoire  a  ^lé  nadiiiie-par  JuUen  Macbo,  mais  eue  ne  l'a  poim  été  par  Piene 

.farget.  ^  ... 

PIERRE  LE  FEYRE  ,  de  rOrdrc  de  faint  François  % 
Cofhfèfîcur  de*  Sœu^  -dé  &ipce'.Clattè^  rti  la  cité  d'Arras,  a 
^rit  un  Livre  ,  cônreriant  vingt- quacré  chapitres ,  mticuîé  la 
Perle  prédcufe  Evangclîquc,  &  Tréfbr  divin  du  Marchand 
XÀbrétieaj  fondée  iur  texte  d*£vangile^  imprimée  in-iG,  à 


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P^rîs,/par  Vivant  Gatither^t;  auquel  Uf»  ^nt  ^xHKfftu»  left 
vraies  richeflps  du  peuple 4e. pieu»  Se  par  le  Maf^himil,  «jpne 
]e  (kioc  £(prit  a  écrit  qu'il  efl:  allé  en  yoie.Iobgtaine  ;  a  pof:ç4 
aVeç  foi  Ton  fac  pïein  de  pécSfitfi^ii  retdttrriefa  «i)  ià<iôa)(ii^f(  au 
^oûr  de  pleine  Luno^  ycft,  dit  fain^  Hiéromc  ;  interpréter  6t 
&  vouloir  être€l}tçB«jiiidtt..9cigji€ujr  Jefus-Chrifl ,  Icqaçl  -deif- 
cendànc  du  dcl  en  terre  ,  a  chemine  par  voie  très-longu6 ,  ,& 
nous  a  apponé  au  (àchet  de  fon  humanité  ,  péçui\es  de  graves 
bitns  ,  à  favoir  tons  îes  tréfors  de  (apicnce  ^  fci^ncc  diwinç 
en  fon  ame  ,  &l  en  Ion  corps  le  pnx  djç  npt.f^.  fç4c4ï>)ption« 
Et  outre  ce,  nous  a  apporté  rotces  grâces ,  aides  &  dons 
nécelîàires  à  tous ,  pour  parvenir  an  porc  tranquille  de  Pîiradisw 
Defquelles  il  a  fait  avec  grande  fnpicnce  la  diilrihùcion  ,  pre- 
mièremcnc  donnant  par  <oj-mcmc  la  rapience;'d(  (ciçnce  ,  Cft 
prêchant  l'Évangile  du  Rpy^urrie  db  Dieu  ,  à  h  fin  de  laguellCi 
Prédication ,  il  ell  retourné  pa^  paf&pn ,  mt>rt  4(  RérurrteSiori  ; 
^  fa  maifon  de  Paradis  »  le;  jo(ir  de  )4  lUnecqua^r^i^me ,  .qui 
étotc  pleine  Lune*,  écanr;idveatte  la  f^énNde  dp  temps  quand 
tonte  vérité  dévoie  ^tre  accomplie.  £til(Ma:4iow  a  ju^téà  /Se 
ncbètét  ce  divi^  Mar<3h»Àd»  |i^llat|l:|iWtiU^.Vpn|[.Uès« 
pjccîcPflC  de  fon  Ikng*  :h        '  •  . , . 

:  ^ÇeCafdslier  viVoft  jrm  Wtqiliev'dafeisîite  lUdiu  .  ;   m  .        i  > 

'  PIERRE  FORCAb£L  ,  je  l^ers ,  tdâenr  ordinaire  dit 

Roi  ès  Machémaciqâes  ,  ien  l^Univerfité'  dê  P^lris  ,  a  écric'Ari«* 
ifhmétiqtle ,  en  laquelle  Ibne  cr^tées  îqnatre'R'èg*tes  brièves  ^  qui 
.contiennent  les  déHx  cens  quaràtiee' anciennes  ,  &  filu{ÎQur« 
autres  Règles  pour  IVixereite  des  fiowft>rès  «entieft  ,•  par  lefqucls 

on  peut  faciîcmenc  parvenir  \  Ja  connrtiffâiîte  de  TA^gèbrc; 
imprimée  a  Paris,  ir?^j^°.  chez  Gtniîalime CaVcllar ,  en  Tan  155^. 
Second  Livre  d'Arithmétique,  auquel  lont  déclarées  ^es  Frac- 
tions vulgnires  ,  avec  4eurs  déoionftr/kib^s  par  les  quantités?  • 
continues  &  pf,e*rtièt"es  caufes  àeê  élfaliUèfrisens  de  l'Algèbre';' 
imprimé  à  Paris  j  fn,^^'.  par  Guillaume  (^âvellat,,pn  lan^jf 57.  ' 
Troifième  Livre  de  rArithmctique  ,  auquel  font  ^ratLcCsrte* 

M  m  ij 


p>i:fii  HitB 

Aémonttntàoarêè  «otites  '     A>itii^^4ô  ràcmcs  »  irer  f«iuè« 
pnitiqtie  de  l'^extraâîon  «TkeDes  :  t ftfemble  plufieurs  Quefticms  ^ 
kègle»  &  Démonflratiotu  M4tllécnatK|qe&;  «me  te  piropie  fujet 
de  rAlgèbté  ;  mïprimé  îtPàr»'/ ^1-4^.  par  ledit  CavcHat,  en  ' 
Vin  1^58.  Arirhmccique  mtièrt  &  «abrégée ,  imprimée  à  Faris, 
m-4°.  cheZf  Charles  Perier  ^•eii -l'an*'!  ^iS^.  Arkfamécique  par 
les  Gtâs,  diviféc  cï*  trqis  Livres ,  de  l'invention  dudic  Forca- 
delp'mprimce  à  Paris,  rn  -  8**.  par  Guillaume  CavcUat,  en  l'an: 
1559,  Il  a  tra-duit  tes  fii?  prerriie-rs  l  ivres  des  Elemcns  ou  prin- 
cipes de  Gcorîicfrtie  d'Euclide  ,  ini prunes  à  Paris.  Les  feptiènie^ 
hui'jcme  &nei]vièm<i  Livres  des  tIémenïid'Kuclide,  comprenant 
toute  la  fcience  des  nombres ,  imprimés  à  Paris  ,  in-i^^.  par 
Charles  Periêr,  15(55.  Deux  Livres  de  Procîus,  du  mouvemenc,, 
traduits  &- 'commentas  par  le  même  1  orcadel  ,  imprimé»  à. 
lariSV '/K!f/^.  pair  Chartes  iVtiep^/'t^ôv  Le  premier'  Eiw 

m^té  par  tédl«  f otca^l^;  imprimé  pa^  ledit  €ltaf]e&  Féner,, 
en  Tan  115  Livre  àfAfcknta^db,,  des'Pdidsy  qui  audt 
èft  dit  des  chofes  tocièailtes  eti  l^lHifiiidèy  tradttk>'&  commenté 
pàrkditf  Forcadelj  W^itiblB'Cc  qui  trouve  du  Livre  d'Eu« 
clide^  du  léger  &  du  pcfantpmprimé  h  Paris,  m-j{\  pap-Cbader 
Perier,  156$.  Ila^  Prstîquci 'de  ia- Géométrie  dX>ronce^  en^ 
laquelle  t{\  compris  Ynùgc  du  Quarté  Géométrique  &  de  plu- 
Ce;urs  a,utres  .lnn:rumiçns  fècvapt  au  môinie  efïct  ;  enfen^ble  la 
Çn-anière  de'bien  niefurer  roqte^ Tortcs*  d^Plaots,  &  quantités 
çorpor4]|es ,  avec  les.  Figures  &  Déwnilrations;  imprimée  à 
Farisj  t/iT:4°.  |¥¥  Cilles  Gourbin ,  en  Tan  1.570.  Deux  Livres^ 
d'AuroHce-j  l'un  de  la  Sphère  ,  ^  Tauire  du  Lever  &  coucher 
^es  Lcoilcs  nopj erçantfts  ;  ei>fembJe  le  Livr<2  de  Théodofe,  des- 
babifâtV>rtSr^  trajdw^  ipa;i  MHiJ^oKà^ei,  &  imprimé;  Ï  FsLjis^ 
^fij4^v,  p^r  }^é^oipo4^M^rÀef,.  1 5^7*.  (Lg  Muftqy*  d'Eipclidc^ 
ipiipi;i|n6kiFMis«Jw4tffI{>^  Omîtes  Fcrier,  if^7a  *; 

•  ^Vôj.'La  Croix  do  MAijfÉ»&  ks^  hôtes,  aa  mot  PutRiiï  Forcadil, 


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PIE  f  1  E  vjy 

.  PIERRE  FRANCO  »  de  Turneh  en  Provence ,  Cbirurgien 
à  Lau(anne,  a  écrie  Traité  des  Hernies ,  contcnanc  en  cent  cln^ 
qiMnfe-fix  chapitres  ,  une  ample  Déclaration  de  toutes  les 
•ipices  d^hernies,  &  autres  excellentes  parties  de  la  Chirurgie;, 
allàvotc  de  Ja  Pierre  en  la  veflie ,  de  la  Cure  des  cataraâes  de» 
yeux  &  autres  maladies;  avec  leurs  eau  Tes ,  fignes  ,  nccidins, 
anatomic  des  parties  afîe(51ées  &  leur  entière guéiilbQi.ijnprimé 
à  Lyoft^         par  Thibaud  Fayen^  x  56 1. 

*  Voy.  La.CmI'ix  MÀMi^  ar  bt-aoMtyaa  nèn»  Acdcte-^Tom.  II  ^ 
jag.  181. 

PIERRE  FRIZON  %  Chanoine  de  notre  Dame  de  Reims ^ 
a  traduit  de  Thalien  de  Dom  -  Pierre  de  Loc4]Ues ,  Chanoine 
Régulier  de  Latran  ,  la  Doârinc  de  bien  mourir,  contenue  en^ 
trois  chapitres  9  im^timée  à  Paris^io-ié.par  Thomas  Bruracn^ 
1584. 

*  Il  pouvoit,  Ibrrqu'il  fit  cette  verfion ,  ctrc  âgé  de  vingt  ans  au  pin?  ,  & 
en  avoir  par  conréquencqMatte-vingt-fept,  lorfqu'U  mourut  en  16}  1. 11  cioi& 
Doâear  de  Socbonne  ,  Ch«n<Mne8c  Grand-Pénitetieiet  de  l-G^Ufe  de  Reims 

9  ^tjoit  né  dans  ce  Dioccfc  ;  il  fut  enfuite  Grand-Maîtie  du  CoUè^  dt  Nar- 

varre  à  Paris.  On  a  de  lui  la  Vie  de  Henri  de  Sponcîe  ,  Evêque  de  Pamiers , 
&  l'Hiftoire  des  Cardinaux  François ,  qu'il  pubUa  en  i^ip  ,  fou^  le  titre  de 
Purpurata  ,  coiatt  laqaelle.,  en  1^  5 1 ,  Etienne  Balaze  pabUa  Ton  ^nth 

Fra[onius  ,,où  il  a  relevé  un  grand  nombre  de  fautes  de  l' H'ijfoire  des  Cardinjux^ 
ce  qu'il  a  fait  encore  iîan<;  (on  ffifîoire  df<  Papes  d'Avignon.  Baillet  n'a  point 
£iit  mention  de  V Anu-Fri:^onius ,  quoii^u  ini|>riiué  avaiu  fon  Caulog,ue  de» 
JmL  (^».dk'la  Mou  mots). 

*  Mv-déla  Momtoye.  »  eoo&ndu ,  dans  fa  Remarque  fur  cet  Articfe  ^ 

l'oncle  ^  lé  neveu.  L'Ecrivain,  dont  il  s'agit  ici ,  Chanoine  de  TEglifc  de 
Reims,  &c  Doyen  de  cette  même  Ëgliie  >en  1 5âo,futÂbbé  de  la  Vairoy,  en^ 
1 5  75  -ydc  en  I  j  89  il  fut  élu  Archevêque  de  Reims ,  maitil'fefiifftcette  dignités 
H  y  a  heu  de  croire  qu'il  étoit  moR'  awanc  m  97-  H  étok oncle  de  ce  Pierre 
Fri/ofUj  dont  parle  M.  de  la  Monnoye,  &  fut  lequel  on  trouve  des  détails* 
dans  tHiâoke  du  Collège  de  Navarre  j  par  Launoy ,  pag;  S  |j.  Il  fuâiibic  d»' 
«es  dérdk  ^  pourfike  voir  qoe  Pkm  Fis/on  j^àooî  ÏMmoy  fait  mendov^i 
m*«BifM.)kmin  qHeeelai  de  J?Asddé  de.Dtty«fdiea 

PIERRE  GALANDIUS  Orûfim  fer  le  trépas  du  Hoi 
ïrançois  I^  faite     ^iesieCdhadi^iSon  Lnâeur.ÂK  ProfiHèm; 


178     P  l  E  PIE 

ès  Lettres  Latines ,  &  par  lui  prononcée  en  Latin  en  FUniver- 
ûté  de  Paris  y  le  feptième  jour  de  Mai  1^47»  traduite  en 
François  par  Jean  Martin  ,  Parifien ,  Secrécaire  du  R.  Cardinal 
de  Lenoncourc;  imprimée  à  Paris  ^  par  Michd  de  Vaf- 

cofan  *. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine,  &!e5  notes,  i('AtticlePnm.iiBGAlÂN9t 
4>tt  G4ti.ANBtus,Toin.  II,pag.  z8i  iSciSi. 

En  lad  u  Oraifon, 

[Je  di^Hreroîs  bien  q'ie  vous  vo ulullîez  confîdérer  quelle  &  combien  psCante 
eft  la  charge  de  radmimlUatton  d'un  Royaume ,  de  quelles  diificuUés  elle  fe 
trouve  enveloppwd,  8c  i.qunte»  cUverfi»  calomnies  ttâeftucocicé  eft  fujette  ; 
car  (  i  dire  le  vrai  )  tous  pcrfonnages  qui  pourroienc  en  m  particulière  palTer 
leur  âge  fans  rcprchenhoij  ,  ne  tauroient,  en  cells  q;ii  emnorre  commande- 
ment lut  les  autres ,  cvicei  les  détiaâions  6c  tncilifances  du  peuple ,  um  n'cft 
certes  àa  tout  fans  caufe,  eu  é^rd  i  ce  que ,  comme  nous  voyons  plulîeun 
go'.iverner  aifément,  avec  les  avirons,  qiielque  petir  b.ure.Tu  fur  un:  riviL-re 
non  impccueufe ,  après ,  s'ils  etrayent  â  conduire  un  navire  en  la  mer  mal 
f^iirée ,  fouventefois  tombent  en  naufrage  :  ainfi  peuvent  faillir  les  Princes, 
en  Riiiniant  des  admîniftrations  (1  confiifès  ,  là  oti,  s'ils  ctoient  particuliers» 
l'on  nVn  parleroir  point  ,  5c  n*auroic-on  fea'cment  le  nu^inirs  foitnçon  de 
leur  mauvais  rcginne.  Mcme  tout  ainû  que  ,  quand  les  vsjits ,  pluies ,  Qc  au- 
tres dirpofittons  <hi  Ciel ,  ordonnées  pour  le  ]»o(it  des  hoihities  ^  viennent 
en  force  immodcr  'e  ,  nous  voyons  les  arbres  de  pl;i(îeurs  en  ireccvolr  dom- 
mage ,  les  bleJs  vcrfer ,  les  rrowpeaux  des  b!tes  en  foufFrir  plufieurs  incom- 
mojjrés  bien  |;randes ,  voire  |ufques  A  découvrir ,  ou  ruiner  les  cabannes 
diampèrres  :  amfi  ne  (ê  fauroit  bonnement  faire  que ,  fontenant  un  feul 
homme  la  charge  d'une  fi  pefantj  maHè,  divers  accid?ns  n'offenfent  aucuns 
fu'jszs  qni  en  donnenr  la  coulpe  ï  celui  qui  gouverne.  MaU  ajourons  encore  i 
ceci,  qu'en  (î  grande  licence  déroutes  choies,  entre  tant  de  ncheir.s ,  relie 
puifTance,  Ci  fortes  attrafbions  de  voluptés ,  &  aiguillonnîmens  d?  convo.iti-» 
fcs ,  il  c(\.  msrveilleufemcnt  difficile  de  ne  lâcher  aucunefois  la  bride  i  (on 
courage,  Ôc  n'obiir  aux  atFeâions  de  nature ,  lefqaelles  mceirammenc  nous 
poienent  ôc  provoquent.  Encore  porte  la  vie  illudre  es  mal  ordinaire  qoanc 
loi  ,  que  jamais  ne  fauroit  cacher  un  mal ,  s'il  advient  qu'elle  en  com* 
merre  ,  &  qtie  les  plus  excellentes  vertus  dont  elle  peut  être  parée  ,  font 
obfcurctes  par  des  petites  fautes  légères  »  ou  (  par  aventure  )  de  nulle  impor- 
tance. Davantage  nous  faut  penfer  que  comme  ,  quand  la  met  déborde* 
ou  <^uelque  fleuve  regorge  db  Coa  canal  *  on  prana  Se  ôte  i  chacun  ,  fans 
diflcrcnce  ,  8c  fans  rîen  épargner , contrepointes ,  loudiers  ,  lits,  tapi(fcries, 
vOtemens ,  &  tous  autres  meubles ,  pour  mettra  au-devant  de  l'iropétuofité 
des  ondes  :  puis ,  en  pareil ,  quvMilafisa  brûle  qut^lt^e  miiifoo^  iioili  tif9tt 


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PIE  PIE  17^ 

â  bas  la  couverture  ,  i  ce  que  tout  le  <3emour.-!nt  foîc  fauve  :  ne  plus  ,  ne 
moins ,  miand  la  ncceùicc  nous  force  ,  eu  gouvernant  une  grande  Seigneurie, 
afin  qu;.'  le  corps  univcrfel  de  la  République  fe  préferve,  les  Princes  iontcoii' 
traintsdc  faire  .ilfL-z  de  chofcs,  que  pluluurs  jugent  dcraifonnabics.  A  cjnc 
Caufe  ,  les  plus  prudens  doivent  ditruiiulec  de  non  voir  beaucoup  d'a(5les ,  que 
font  «itcunerois  nos  Princes,  &  en  doivent  excufer  plulleurs,  ou  les  prendre 
ea  la  meilleure  partie  ,  ou  de  fait  les  attribuer  non  tant  i  leuis  famés,  qu'à  ^ 
la  grolTè  charge  dîs  affaires  qu'ils  ont.  Outre  c  jLi  ,  ceux  en  qui  apparoiuent 
certains  ûgnes  de  vertu,  &  une  mclmacion  naturelle  A  bien  faire,  nouobllauc 
qu*ib  n'aient  la  pt^rfeâaon  tant  exç[uife  ,  que  nous  attnbiiom  coutumière- 
nient  ai»  plus  Liges ,  fi  foni-Us  4i^es  cTecce  aimés  ,  konocés  8C  CstYU  de 
nocce  poiivoit ,  dcc  ] 

PIERRE  DROIT-DE^GAILLARD,  Avocat  k  la  Cour  de 
Parlement  à  Paris  ^  a  écrit  Méchpde  qu'on  doit  tenir  en  la 
Ledure  de  THiftoire,  vrai  miroir  &  exemplaire  de  notre  vie» 

où  les  principaux  points  des  (cîences  morales.  &  politiques, 
reportés  à  la  Loi  de  Dieu  &  accommodés  aux  mœurs  de  ce 
tems,  font  contenus  &  illudrés  de  Fore  beaux  exemples  ;  imprimée 

à  Paris  ,  par  Pierre  Càvcllat ,  i  579.  Table  Chronologi- 

que &  méthodique  pour  la  ledure  de  toutes Hiftoires ,  conte- 
nant fommairement  l'ordre  des  temps ,  depuis  la  création  du 
monde  jufques  à  préfent ,  les  commcncemens  ,  le  progrés  &  la 
fin  des  Monarchies  ,  Royaumes  &  Républiques  j  imprimée  à 
Parii ,  par  Martin  le  Jeune,  I  577  *. 

*  Voy,  T  a  Croix  du  Mainï  ,  3c  les  notes ,  au  mot  PiERKB  Daovar 

ȣ  Gaillard,  lum.  II,  pag.  170. 

PiERRE  GARCÎH  ,  dit  FERRANDE  ,  a  écrit  le  grand 
Routier  &  pilotage  de  mer  ,  ou  cnfeigncnicnt  pour  encrer  tant 
ès  ports  ,  havres  que  autres  lieux  de  la  mer ,  tant  des  parties  de 
France,  Bretagne,  Efpagnc  ,  Fîandres  &  hautes  AllemagneSy 
avec  les  dangers  des  ports  ,  hivres ,  rivières  des  Régions  lul- 
dites  ;  enfemble  les  Jugemens  d*01eron ,  fur  le  fait  du  navigage^ 
Imprimé  à  Poitiers,  in-^^.  par  Enguilbert  de  Mamef,  1520. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  au  même  Aiuck ,  Tom,  U,  pag.  iSf..  . 

PIERRE  DE  GARROS  atradiiii  enrime  &  langage  Gafom^ 


«8«     PIE  PIE 

fclon  la  vérité  Hébraïque,  les  Pûîme^  de  David ,  fous  tel  tkfeï 

Plcaumes  de  David  ,  virais  ,  en  rimc  (Talcon  ,  per  Pey  de  Gar- 
ros Laytorcz,  imprimes  à  Thoiole,  ui-  'û'\  pàr  Jacques  Coiumicz, 

PIERRE  GENTIEN,  natif  de  Paris ,  étant  amoureux  d'une 
Dame,  compofa  un  Livre  auquel  il  nomme  quarante  ou  cin- 
xjuance  des  plus  belles  Dames  defbn  temps;  prenant  occafion  fui 
un  Tournoy,  qu'il  feint  avoir  été  entrepris  par  ces  Dîmes, 
pour  éprouver  comme  elles  Ce  porteroient  au  voyage  d'outre 
mer ,  ou  elles  dclihéroiciic  aller.  II  y  a  grande  apparence  qu'il 
véqttîc  do  temps  de  Philippes  le  Bel;  &c,  au  plus  tard ,  fous  Phi* 
lippe  de  Valois*  Au  commencement  du  règne  duquel ,  ce  Roi 
lie  ièmblartt  d'entreprendre  ta  .gnerre  pour  -le  recouvrement  de 
k  Terre  faime  ;  6r  onc  puis  il  ne  fc  ût  croifade  pour  le  pays  4t 
Surîç.  U  £t  nQmms  à  la  £n  de  ibn  làvré, 

^oy  nom  PUneCeruUiîg 

Qui  fuis  loîé  de  ni  iun  j  •  ' 

■  fD<mt  nus  ne  me  puet  deiour^ 

Il  n'y  a  doute  qu'il  ne  fût  de  la  maîfbn  des  Genttens  >  tr^* 
jancienne  1  Paris ,  car  il  blafonne  Tes  axmes^  teUes  qufi  ccuj^  àt 
^tte  f^miiie  porcoient  lors;  à  favoir^  -  . 

D'enclens  guelhs  &  d'argent  , 
Qui  contre  le  SalcU  rej fient  ^ 

£c  puis  après î 

.  /ohannes  kom'  nûn  pas  antUa^ 

Que  on  apptdU  Gtmitn  , 
Portait  tux  armes  ce  éijoyent. 

Ce  Picrrcpcût  bien  être  venu  de  l'un  des  deux  frères  qui  furent  tu 
aidant  à  monter  à  cheval  Philippe  le  BçT,furpris  par  les  Flamands, 
en  la  bataille  donnée  l'an  130 4  ,  a Mont'dePirenes,  en  Flandres: 
defqucls  la  grande  Chronique  du  :  Ft  fur  U  Roi  de Ji près  pris , 
fU'*à ^cim ^(k-jl..ùni  firme,  à.foini.  £f  ain^gts  guUi  jtur  étrt 

monii 


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P  I  E 


P  I  E  i8i 


monté  à  cheval ,  peut-t!  voir  occîr  devant  lui  Mcjjîre  Hue  dz 
Bouille,  Chevalier  y  &  deux  Bourgeois  de  Paris,  Pierre  &Jû'JL'Cs 
Genîicns  ,  frcres  ,  lesquels  ,  pour  le  bien  0  fidéHré  qui  étaient  en 
eux  ,  ctoienc  toujours  près  le  Roi.  Et  cet  Auteur  môme  ne  céle 
pas  en  ce  Livre,  que  Pierre  Gentien  ne  fuc  vaillant  de  fa  per- 
fonncj  car  il  l'appelle  Le  plus  vaillant  de  ci/l  Royaume.  Ce  tour- 
noy  peut  ûtre  lu  pour  la  niémoire  d'aucuiicà  familles  de  Paris / 
plus  que  pour  excellence  du  ftyle  *, 

*  Tué  4e  Fauchet ,  Cbap.  117  &  detoier. 

PIERRE  GENTIL ,  de  Vendôme ,  a  écrit  deoy  véritables 

Pifcours ,  Pun  contenant  le  fàk  entier  de  toute  la  guerre  de 
Malthe^  &  Pautre  déçUranc  au  vrai  les  chofes  exploitées,  tant 
en  l'année  de  PEmpeieuri  qu'en  celle  du  Turc  &  Vay  vode  au 

pays  d'Hongrie  &  terres  circonvoifines  ;  avec  le  pourtrait  & 
defcripnon  de  la  fortcrefTe  &:  ville  de  Zighet  ,  fituée  audit  pays 
d'Hongrie ,  &  prife  d*icelle ,  par  le  Turc;  imprimés  à  Paris» 
i/i-  8°.  par  Ja<jues  du  Puys,  1567, 

PIERRE  GIRINOT»  do  Pont  faint  Rainbert,  en  Foiés,  k 
*  écrit  Diicours  fur  l'éjoul^nce  &  triomphes  ^ts  pour  la  paix/ 
entre  les  Rois  de  France  &  dTfpagne ,  &  mariages  de  la  fiDo 
de  France,  ^y^e  le  Roi  Efpagnol ,  &  de  Madame  Marguerite  « 
Duchefiè  de  Berry,  avec  le  Duc  de  Savoie ,  Prince  de  Piémont, 
&c.  imprimé  ^  Lyon ,  par  Benoifl  Rigaud  &  Jean  Saugrain , 
1559.  Le  grand  Souhait  de  la  France,  fur  le  dcfîré  retour  du 
très-Chrétien  Roi  de  France  &  de  Pologne  «  imprime  à  Lyoïij 
par  fiSenojl^  iUgaud,  isyS.  : 

PIERRE  GODEFROY»  Procureur  du  Roi  au  Ëailliage  de 
Carcaflbnne^a écrit  Remontrance  au  Rdi  Charles  IX,  par  Qua<' 

trains,  imprimée  à  Paris /par  Hutpeau  »  15^9*  Pc 
j4moribus  Dialogus  ,  tribus.  Libris  difilnBus  ;  Petro  Godçfredo 
Carcaffonenfi  y  /.  Procura  tore  Regio  in  fide,  auélqref  fxciifiit 
ItUgduM,  ittr'ié,  apud  Thcobaldum  PaganifaVfif't££iL»  Pjçtçi\ 


x8i     P  I  E  PIE 

GodofrciVi ,  &c,  j4nnotamtnta  m  traSûtus  primi  Librl  JuJÎ'in, 
Codicis  de  Hcrcticis.  Ne  S.  Baptijina  rtcretur.  De  ylpojidtis. 
Ne  mi  ni  iicere  Jîgnum  crucis  ^  &c.  Parifus ,  in  8°.  apud  Alatt. 
Davldcm  ^  ^55.5'  Ejufdcm  Notamcnta  in  procemlalia  Jujîinîani 
Codicis  ;  cxcuf.  Liigd.  in 'fol.  apud  Thcobaldum  Paganum, 
Ejufdcm  Proverbwrurn  Liber  ,  Parifis  ,  apud  Carolum 

Supkanum,  15559  in  Epitomc  Gefncriana  Bibliotheca ,  faUo 
ûttributus  alit  cutdam  Petro  Godofredo  Remœo, 

PIERRE  GODliFROY,  de  Reims,  Maître  d'École  à 
Ville-franche  ,  en  Beaujolois ,  a  écrit  une  Grammaire  Latine- 
Françoife  ,  fous  tel  titre:  Ifigoge  in  primas  literas ,  cum  Gallicâ 
interprctattone  ex  AuSorihus  opt.mis^  in  gratiam  puerorum  collcS» 
Lu^d.  in-^^,  apud  Sibajiianum  Gryphium , 

PIERRE  LE  COU X.  Le  Pfautier  que  compofa  le 

gîorieiix  faint  Hicrôme  ,  à  l'honneur  de  la  glorieufe  Vierge 
Marie  eft  fait  à  la  fimilitude  du  P/autier  que  compofa 

David  le  Prophète  Royal,  contenant  autant  dePfeaumes;  tranf- 
laté  de  Latin  en  rime  Françoife,  par  Pierre  le  Gouxi  imprimé 
à  Paris ,  m-4°.  par  Antoine  Verard. 

*  Ce  Pfeaurier,  que  l'ignorance  attribue  ici  i  S.  Jérôme,  eft  de  S.  Bon»- 
vencure ,  &c  par  cojuéquent  un  Oiivr^e  du  cccizième  ficcle ,  remps  où  i'oa 
porta  jufqtt*!'  t*excè»  la  d<êvotion  i  Ift  vierae  Ce  Pfeauner  ne  kiflt  pa»  d*ètre 
imprimé  en  Latin  4  Paris  ,  l'an  1^07, de  dcdiéi  Jeanne  de  fiootbon ,  ÂUwflê 

preniicremenc  de  S.  Jean  de  Poitiers  ,  piis  de  Jouarre,  avec  flfpcobotiaa  dc9 

DoLtùuii-Rcgens  de  Sorbonne.  (M.  d£  la  Monnoye). 

PIERRE  DE  GRANB- SAIGNE,  Avocat  au  Parlement 
de  Paris,  a  écrie  Commentaire  ou  briève  Explication  fur  fOr* 
donnancc  des  ufures.  Arrêt  &  Commiflîon  pour  1  exécution 
4*icel]e ,  imprimé  à  Paris  ,  ia-S^  par  Gervais  MaiJoc  »  1 573* 

PIERRE  GREGOIRE,  Tholo&in,  Doâear  ès  Droits  civil 
&  canbn ,  premier  Doâear  &  Leâeur  en  l'Univerfité  de  Tho^ 
lofe ,  puis  de  Cabors  »  6f  à  préTenc  Profèllèur  &  Doyen  en 
r^niveriité  dii,Fontamoulfi»i  ^  en  Xx>rnûne  ^  ^  écrit  Aéponiè  m 


\ 


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PIE  P  I  E 

Confeil  donné  par  Charles  du  Moulin  »  fiir  la  diiliiafîon  de  la 
publication  du  Concile  de  Trente,  en  France,  par  laquelle  e(l 
montré  que  ledit, Concile  ne  déroge  aucunement  aux  .privilèges 
des  Rois  de  France,  ou  de  l'£gU(è  Gallicane  ,  &  qu'il  n'y  a  été 
déduit  aucune  chofe  qui  en  doive  empêcher  la  publication; 
imprimée  à  Lyon  ,  in-iG.  par  Jean  Pillchotte  ,  1584.  Syntaxes 
artis  mirabilis  ,  in  Lïbros  J'cptcni  Digejlx  ^  pcr  quas  de  omm 
rc  propojiiâ ,  muhis  &  propè  injimùs  rationibus  difputari  aut 
traSari  ,  omniumque  fummaria  cognitio  habcri  poterit  ;  Auo- 
tore  Petro  Grcgorio  ,  'J  holofano  ,  J.  U.  Doctore  &  in  Academiâ 
CadurccrifL  pubiico  juris  civilis  ProJeJJbre  ^  LugJuiii  ,  iti"  16» 
txcttdtndum  curavir  Anton,  Cryphius  ^  25  75.  Syntaxeon  ards 
nùrûbilh ,  alter  Tomus  $  in  quo  ommtim  /cUnttantm  &  ardum 
tradita  eft  epitome ,  unit  facèuàs  ifiius  arùt  fiudiofus ,  dt  omm-: 
hus  propofitis  ,  pojpt  mtionet  &  ornamatta  rarifima  proferre  i 
ÏMgd.  in^i6,  apud  AnL  Crypkhtm,  t^SG*  De  juris  >arte^ 
methodo ,  &  préeciptis  ;  giiibusJu^Ures  negothrum  hypothefes 
ad  œquum  bonumque  facile  reduciintur  ;  Lugdutti ,  in  16.  apud 
Cryphium ,  i£8o,  Juris  iuùverfi  methodus  parva  ibidem  ,  &  ûk 
todem  Gryphio  tumo  t^Si,  excuf  Ejufdem  Prxludia  optin4 
Jurifconfulti ,  probique  Magijîratûs  ,  in  quibus  traSantur  The-^ 
midis  flice  quinque  ,  Jufîitia  ,  Eunomia ,  Pax ,  Horje  ,  &  Parca, 
prout  Juris  tracïationi  conventunt  ;  Lugdun.  in-i6.  apud  Cry- 
phium ,  t^8j.  Syntagma  Juris  univcrfi  aiquc  Icgum penè  omnium 
geniiuniy  &  Kerumpublicarum pracipuarum^  in  très partcsdigejlum  ; 
in  quo  divini  fi'  humant  juris  totius  ,  naturaU  ,  oc  nova  mctlwdo 
pergraduSf  ordineque,  materia  univerfalium  u"  Juigularium  «- 
rum^fimulque  judkia  explkamur ,  eodm  P.  Grcgorio  Aucloreg 
Lugduni,  in-foL  duobus  tomis  spud  Cryphium  ,  excuf.  i^SXf 
Commentarii  tn/écundum ,  urmm ,  quartum,  quintum  ,  fextatn 
^  fepùmutn  Lihros  SyniAxeoti  artis  mirabitis^  eodem'*P,  Gregoritf 
Attàore,  nondhn  ediâ^  &  gui  propediem  ah  fodtm  Crypkio  in 
lueem  protUkunt^ 

PI£IIRË  GRINCOIHE  i  4ic  Yan^eoioi^ ,  autnmenc  Mero 


i84     PIE  PIE 

fotte,  Hérauk  d'Armes  âu  Duc  de  Lorraîne  ,  a  écrit  notables 
Enfeignemens ,  Adages  &  Proverbes ,  par  Quatrains  ,  imprimés 
à  Paris  j  par  I  rançois  Regnaud  ,  1528.  Les  diverfes  Fan- 

tafics  des  hommes  6l  des  femmes  ,  contenant  plufieurs  beaux 
exemples,  parrieen  rime,  &  partie  en  profe  ;  imprimées  à  Paris, 
in- 16.  par  Eftienne  Groulleau,  Les  folles  Entreprilcs  qui 

traitent  de  pluiicura  choies  morales  ,  imprimées  à  Pans,  i/z-8®. 
iàns  date.  Les  menus  Propos  deMere  focce,  rime  y  imprimés  à 
^arts  /par  PhtUppes  le  Noir.  Les  Vifions  de  Mère  fotte ,  imprîp 
înées  à  Paris»  par  Denys  Janot,  1 534.  Le  Château  d'Amours, 
utile  pour  toutes  'choies  honnêtes ,  imprimé  à  Paris»  iit-S^  l'an 
"1500.  &  depuis  in- 12.  par  François  Jufte ,  à  Lyon.  LaCom* 
plainte  de  la  Cité  Chrétienne  ,  ^te  fur  les  Lamentations  de 
Hiérémie ,  imprimée  à  Paris,  in-iG.  par  Pierre  Bigc.  Le BUfoil 
•  des  Hérétiques,  imprimé  à  Paris.  Paraphraiè  fur  lesièpt  Pfeau- 
mes  du  Royal  Prophète  David ,  m  rime  ;  imprimée  à  Paris , 
in-  T  ^.  par  Charles  TAngelier ,  t  «5  4  t  .  îî  a  mis  toutes  les  Heures 
de  notre  Dame,  &  Jcs  Vigiles  des  morts  ,  en  rime  Françoife, 
imprimées  avec  le  Lacui  en  marge  »  à  Paris.»  m-S**.  par  Antoine 
Bonnemere,  i5i|4*. 

^  Voy.  La  Croix  dît  Ma  t  uà,  3t  les  Jioces  ,  au  moc  Pfluis» 
CaiNcoafi  ,Tom.  1 ,  pag.  18  4  &  fui v. 

Aux  notables  Enfeignemens  &  Proverbes* 

{  Fo{le  ànonr  efi  muUiie  tomme  vtm  t 
*-  De  s'orr^w  m  vtM  être  contrainte  ; 

,  ^.  ..  La  vraie  amour  ne  va  jamais  fans  craintt^ 

,      .     .       Et  crainte  va  fans  amour  bien  fouvent. 

Bonté  rejfemble  à  la  palme  ,  qui  porte 
Sien  tard  fon  fruit  ;  mais  U  fma  regard 

*  ''•  Que  c*ejl  un  fruit  qu'on  peut  long-temps  garier 
'                Sans  fe  corrompre,  &  tien  loin  on  1*  porte. 

•  >       ^       Peur  &  fe-urré  tiennent  l'homme  en  tutellt  .* 

Retiens  leurs  dus  ,  apprendre  les  pourras  ^ 
Quand  peur  te  dit ,  mon  amy  tu  mounnt ,  . 


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PIE  '  V  lE  %îs 

Faifani  plaifir  à  quelque  créature  , 
*  S'U  ejl  ingrat ,  ii  ejl  pire  qu'un  chien  ; 

Lt  thien  conr^tt  ceux  qui  lui  font  du  iioif 
l'incrat  ejl  lâche j  ^  offwft  maure.  ] 

PIERRE  GROSNET  a  traduit  de  Latin ,  le  Manuel  ott 

Promptuaire  des  vertus  morales  &  intelleâuales ,  imprimé  à 
Paris,  1/1-8°.  par  Pierre  Sergent.  Plus  ,  les  Sentences  &  fingu- 
liers  Enfèignemcns  du  grand  Poëte  ,  Orateur  &  Philofophe 
Scnèque,  imprimées  à  Paris,  .  par  Denys  Janor.  Plus,  les 
Mots  dcrrés  du  grand  &  fage  Caton  ,  en  rime  j  avec  plufieurs 
autres  Compofitions  auffi  en  rime  &  de  fon  invention ,  à  favoir 
Louange  du  nom  du  Roi  François  I;  la  Louange  des  femmes; 
Befcription  des  villes  &  cités  du  Royaume  de  France  ;  Ada- 
ges ;  Proverbes  &  Dits  moraux  \  imprimés  ii  Paris  ,  in^%\  par 
.Denys  Janoc  *• 

^  Voy.  La  Croix  v>\j  Mainb>  &  les  notes ,  au  même  Article ,  Toi».  II , 
pig.      ae  a87. 

PIERRE  GUIDO  ,  de  l'Ordre  de  faint  François,  du  Con- 
venu de  Sauinur ,  a  traduit  du  Latin  de  Révérend  Pere  Jcaii 
Faber  j  Ëvêque  de  Vienne ,  Traités  des  misères  &  calamités  de 
la  vie  humaine;  &  du  contemnemenc  du  monde  ;  plus  une  Dé- 
clamation de  la  brièveté»  înconftance  &  misère  non  moins  de 
la  vie  que  des  autres  choies  humaines ,  faite  par  Lilius  Vincen* 
cinspmprimés  à  F^ris ,  îii*8^.  par  SébaCben  NyveUe>  1578. 

PIERRE  LE  GUiLLARD  \  Avocat  à  Caen ,  a  écrit  en 
.▼ers,  rEpénopogoncritrde,  ou  Louange  des  barbes  nMiges*,im« 
.  primée  à  Caen ,  10-4°.  par  Pierre  le  Chandelier.  Plus»  l'Epeno- 
.petie>  ou  la  Louange  du  jeu  des  dez>  imprimée  de  même. 

'Jetioov«LBGvtitAao  »  L'EoviitAao ,  L'EsevtuARD  9e  l'Aicviliako. 
Oiiiiepnic,Ji'ayMtpasULivf^  niicmner  forces  variations  que  par  conjcfture, 
Lamienne  eft  que ,  de  ces  quatre  orthographes ,  ie  Guill  aw  o  e(\  celle  dont 

'  nfbic  l'Aïueur.  Du  Verdiec  l'a  rapportée  celle  qu'il  l'a  lue.  La  Croix  du  Maine  , 
Tom.  II ,  p.  tS7t  acconramé  de  varier ,  a'eft  avifé  de  mettre  une  apoftrophe 
entre  la  première  &  la  féconde  lettre  du  nom  ,  afin  q  ro  ure  le  Guillard  , 

.  «0  put  iite  l'JScvxLLâao.  CoUetct ,  ayant  la  dans  hn  Croix  da  Maïae 


iî6     V  IR  PIE 

i'Egoill  ARD ,  a  cru  que ,  pour  mlsax  c!<îcermi'T?r  la  prononciation  ,  il  falloit 
éccire  L'EscuiLtAHO ,  Se  l'a  amfi  écrit ,  pag.  1 5  o#le  Ion  Dijcours  de  la  Foëfa 
ATora/e:  car  GvitiLAau ,  qui  eftàUtnarge ,  &  i.t  GaiuahoÎ  la  table,  fonr  det 
fautes  ffimpieffioii.  Quant  i  M>  Htiec»  qui  a  écrit,  dans  fes  Origines  de  Caën^ 
l'AiGUiLiARD,  il  y  a  grande  apparence  que  lui ,  qui  eft  fi  ex^H:  à  citer ,  ne 
dcant  ici  ni  du  Verdier  ,  ni  La  Croix  du  Maine ,  n'a  fu  le  nom  de  1  Auteur , 
&  1«  âcr«  derOuvrage  que  par  oui  dire ,  &  qo*«infi  fon  oc«Ule  ctompée  lui 
a  &k  écrire  l'Eguillard  pour  lb  Gvillard  ,  &  Pogonérythrée  ^  au  liea 
ê'Epe'nopogonéritkrée  j  mot  bifarrement  comporé  fi%V«i.»r  ,  louange  y  wmym  , 
baràe  ^  Sc  i{**f«7«r ,  rouge.  La  Cruu  du  Maine  6c  lui  n'ont  pas  fu  que  çe 
mîme  Auteur  avoic  au0i  fait  l'Epenoptttk  dlmamtfScâsmîVtm^iaiofOi^ 
du  Je»  des  dq[.  (  M.  ta  ix  Monmoyi  j,  * 

Ce  fut  en  i$8o  que  parafent  lès  Qiurmcei  4  At  /eM«(f«  dtt  BûAti 
rouges  1 9u  nu^His, 

PIERRE  HAfiERT,  natif  d'YAbuldim  en  Berry»  frère  de 
Fnuiçois  îhhwt ,  Valçc  de  Chambre  ordinaire  du  Roi  »  fon 
écrivain ,  puis  Trefoner  de  iès  m^as  plaîfirs,  a  écrit  en  rime, 
rinftitutton  de  Vertu ,  avec  le  moyen  de  prompcemenc  6c  iàcf- 

lemcnt  apprendre  en  lettre  Françoife  ,  à  bien  lire  ,  prononcer  & 
écrire;  enfemble  la  manière  de  prier  Dieu  en  coûtes  Tes  néceflitésî 
imprimée  à  Paris,  ifi*i6.  Le  Soulagement  d'efprit  »  contenant 
pluficurs  belles  Sentences  &  Hiftoires  mémorables ,  en  ordre 
alphabétique  ,  par  lefquelles  un  chacun  peut  apprendre  à  bien 
&  vertueufcnient  vivre.  Plus  \ç  Miroir  de  vercu  ,  contenant 
pluficurs  belles  Hifloires  &  Sentences  morales  ,  en  profe,  auffi 
mifcs  par  Alphabet.  Plus,  Inllrueiion  de  l'Arc  d'Écriture,  con-- 
tenant  la  manière  de  bien  tailler  la  plume  &  la  choifir  ;  enfem- 
ble le  gannivet,  le  papier,  le  parchemin  ,  &  i'cncrc  &i  autrès 
^crecs  dudit  Art ,  avec  aucuns  Quatrains  par  ordre  Alphabé- 
tique f  tant  moraux  que  parlant  de  récriture  ,  pour  fèrvir 
d*eiemp1es  aux  Maîtres  qui  exercent  ledit  Art  ;  enfemble 
'  moyen  de  compofer  toutes  fortes  de  miffives ,  avec  la  ponc- 
tuation &  accens  de  la  langue  Françoife  x  le  tout  par  Pierre 
Habert,  Maître  Écrivain  à  Paris,  imprimé  à  Paris,  îii-i^, 
par  Jean  Ca veiller  ,  1^59  ,  &  par  Claude  Micard  ,  i^^J* 
Pes  Biep$  U  utilité  qu'apporte  la  paix,  &  de$  nu^ux  provenais 


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PIE  P  I  E  187 

de  li  guerre  ;  imprimés  k  Paris ,  m- 8^.  pu  Claude  Mtcard^ 

^  Vov.  La  Caoi  x  po  Mainb,  &  les  notes  »  au  niot  Piekkk  Habbkt, 
Ton.  Il ,  pag. 

PIERRE  HAMON,  de  Bloys,  a  mis  en  lumière ,  Alphabet 
de  rinvention  &  utilité  des  Lettres  &c  cara<5lères  en  diveilcs 
écritures,  imprime  a  Pans,  m-^'\  par  Lucas  Breyer,  1^77*. 

^Voy.  La  Croix  su  Maimi^  de  les  noces ,  au  même  Article, Tom.  II> 
pag.  288  8c  289. 

PIERRE  HASSARD ,  d'Armentieres ,  Médecin  &:  Chirur- 
gien ,  a  traduit  de  Latin ,  la  grande,  vraie  &  parfaite  Chirurgie 
de  Philippe  Auréole  Théophrafte  Paracelfê ,  comprife  en  deux 
Livres ,  avec  Annotations  au  marge ,  pour  plus  ample  intelli- 

f ence  de  PAuteuri  imprimée  en  Anvers,  i/i-S*^.  par  GuUkume 
ylvius,i5é7. 

PIERRE  JULIEN,  de  Carpentras  ,  a  écrit  îe  vrai  Chemin 
fbrt  court  ^  expédient ,  pour  apprendre  à  chanter  toute  forte  . 
de  Muiique  ,  impruné,  Ôcc, 

PIERRE  DE  SAINCT  JULIEN,  de  k  matTon  de  Balkure, 
Doyen  de  rÉglife  Cathédrale  de  ChâJon  ,  a  écrit  de  l'Origine 
des  vieux  &  premiers  Bourguignons  «  &  de  l'Antiquité  des 
£tats  de  Bourgogne  ;  avec  un  Difcours  des  Antiquités  de  la 
ville  de  Châlons  /ur  Saône  ;  enfemble  un  Recueil  de  ce  qu'il  a 
été  pofHble  recouvrer  des  jadis  Ëvéques  &  affaires  des  Églifès 
dudît  lieu  de  Châtons  :  plus  Antiquités  de  Mafcon  :  Difcours 
de  l'ilhiflrc  &r  très-ancienne  cité  d'Aucun  Augufk-  &  capitale 
des  Hcduois  :  Recueil  de  T  Antiquité  &  cholci  pius  mémorables 
de  l'Abbaye  &l  ville  de  Tournus;  imprimé  à  Paris  ,  in-foL  par 
l^colas  Chefneau.  Gemelles  ou  pareilles ,  recueillies  de  divers 
Auteurs  tant  Grecs ,  Latins  que  François  ;  imprimées  à  Lyon, 
in-^'^.  par  Charles  Pefnot,  i  584.  Deux  Opufcules  de  Plutarque, 
Tun  de  aon  fe  courroucer^  &  l'autre  de  curiofité^  enfemble  un 


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iS8     P  I  E 


PIE 


un  autre  Opiifcule  du  môme  Plutarque ,  auquel  eddifputc,  à 
favoir  fi  les  maladies  de  l'Ame  tourmentent  plus  fort  que  celles 
dis  corps  i  traduits  en  Frapçois  par  Piçrre  de  Saint  Julien ,  &c. 
imprimés  à  Lyon,  par  Jean  de  Toumçs ,  1 546.  AçàPariSy 
par  Jaques  Bogard ,  audit  an 
*yùf,  La-Cs^oex  qv  Mainv  ,  6ç  Us  nocçs,  au mcmc  Ârdcjie ; 

T0III.il,  p«g.}£A«Ç|»|. 

PIERR  E  LISET  ,  premier  Préfident  en  la  Cour  de  Parle- 
ment dt;  Pans,  a  ecric  Prati^^ue  sSl  Manière  de  procéder  tant  cti 
Tinflruélion  &  décifîon  des  caufcs  criminelles  que  civiles  :  plus  U 
Iprmç  mî^nièrç  d*informçr  efdices  çaufes  civiles  &  criminelles; 
imprimées  \  Paris ,  in-S^  par  Vincent  Sercpnas ,  1^5$.  Pétri 
iiiiefiiAivenùMontigetta,  ufroquejur^  Confulti,  prirni  Prtefidis. 
in/upremo  Ai^io  Frqffcomm  ConfîJiorio^Abhatisûuc  Çommimi^ 
tarïi  S,  yi^ns,  ^dvf^rfùs  fj^eudo-Evangtlicim  Her^n  Ltbri Jm- 
Commentttrit  ix  $  duobus  gxçujt  volfmi^ihus  ^  LutetM^  fii^4?i 
âpud  Pottcttum  U  Preux ,  1551 

^  Vdf,  La  Onotx  1^9  Maine  ,  &  les  npces^  sut  même  Article,  Tom.  II , 
I».  191  ècx94»  .  > 

PIERRE  LE  LOYER.  LesiEuvres  &  Mélanges  Po&iques 
de  Pierre  le  Loyer  j  iieur  de  la  Broiîè ,  Angevin ,  à  iàvoir  les 
Amours  de  Flore  9  contenant  cent-un  Sonnets,  neuf  Cfaanfons. 
Stances  en  trois  endruts  ;  Elégie  à  fa  Dame  ;  cinq  Odes  ;  fis 
Idylei;  Boccâge  premier  &  fécond  de  l'art  d'aimer  ;  ibixante-' 
onze  Sonnets  Politiques  ou  Mélanges;  vingt-ièpt  £pigrammes; 
Je  Muet  infcnfé.  Comédie  ;  la  Nephélococugie  ou  la  Nuée  des 
Cocus  ,  Comédie  ;  Folatries  &  Ébats  de  jeunefTè  ;  imprimés  à 
Paris,  mil.  par  Abel  i'Angelier  ,  1579  H  avoit  aiiparavant 
mis  en  lumière  une  partie  dcfdites  Compositions  iuus  le  titre 
de  Erotop€gmc  ou  PalTetcmps  d'Amour,  imprimé  in- 8®.  par. 
ledit  Angelier,  1576.  *. 

*  Voy.  La  Caoi  x  ov  Maims  ^  &  Içs  aptes  ,  au  même  Article ,  Topn.  U  ^ 


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t  I  E 


P  I  E 


Aux  Sonnets. 

[  Ma  mire  ,  de  moi  grojfe  ,  un  jour  voulut  apprenin  ^ 
Des  Dieux  quel  je  Jeroy  :  un  fils  j  dit  ApoUintt 
Une  fille  y  dit  Marx  ,  nul  des  deux  ,  dit  Junon  ; 
J'étoy  Hermaphrodite  t  alors  quelle  m'engendre, 

2}rmMidant  quelle  fin  ma  vie  devait  prendre , 

Par  le  fer,  dit  la  Déejje  ;  au  gibet  j  Mars  fehn; 
Dedans  l'onde  j  Phe'hus;  &  tout  cela  Clothon  , 
Et  fes  févèrcs  fixwrs  ferme  voulurent  rendre, 

Gfwwmt  étun  grkte  un  jour  iuramtotae  6i*n  fuUàa  » 
Mon  épée  coula,  jàje  tombai  dejfus  ; 
Mon  pied  y  cas  fortuit  y  dans  un  rameau  fie  lit  l 

Ma.  tète  fe  noya  dedans  un  fieuve  creux  : 
jibtfià  mtû  femme  j  homme  ,  &  md  de  tous  les  dmut  « 
Veau,  le  gUctyhftr fia  le  iout  de  ma  fit. 

Autre. 

En  mime  lit  étaient  couchés  deux  fouis, 

£*m  Utargique  ,  &  Veattre  Phr/n^tique  « 

Qui  ,  etim  remède  admirable  &  oblique  , 

Se  fimt  guéris  l'un  &  l'autre  de  coups. 
Le  Phrénétiq  ,  fe  levant  en  courroux , 

Pour  ta  fuineur  de  Jôn  mat  qui  te  pique  , 

De  tous  côtés  frappe  le  Lciargique  , 

Et  vous  l'ftrilU  &  dejfus  &'  dejjbus. 
/iififi  tiux  coups  j  ô  étrange  merveille  , 

Le  LétargiquCj  endormi ,  fe  réveille  , 

Guéri  du  mal  qui  l'aggravoit  fi  fort  i 
Et  l'autre  ,  épris  de  fureur  &  de  rage^ 

Las  de  frapper  t  maue  fon  fier  Cùurage  j 

Et,  de  trwaii,  devient  fwtte,  &  sTenàort, 

Autre  pour  une  More,  Aux  Dames. 

Qu'ave{-vous  maintenant ,  Dames  ,  à  rire  au^fi > 
Contemplant  mon  corps  noir  &  ma  léda  ckanmf*  * 
Tetle  que  me  vayej^  ,  telle  m'a  fait  mUurt , 
More  de  nation  &  de  couleur  auffi. 

Mais  i  quoi  \  fij'ay  mon  corps  d'un  noir  teint  obfcurci , 
Vos  mafques ,  vos  toums  ,  d^une  mûre  figure  . 
Fous  rendent  plus  qu'à  moy  la  face  bien  ohfcure , 
Sans  jouësjfans  menton ,  bouche,  ne^  &  fourci, 

BiBUOT.  Frah.  lomu  V.  Du  Vkrd.  Tom  x/x.  O 


9 


3.^0     PIE  PIE 

Fanant  découvre\'yous  ,  <i%  montrant  votre  face  , 
Plus  blanche  que  la  mUm»»  $f  ét  muBtangr^ê  } 
Ou  bien,  Dtunes^  cejfa[  d'aller  tant  m^jMi 

Celle  qui  ^  ne  cachant  fon  naturel  yifage 

Dejjus  vos  ma/ques  j  tient  un  pareil  avantage  , 
Et  B»  va  pas  amme  au  Us  kommss  abufiuu* 

Aux  Épigrammcs.  D*un  dérobant  la  Stnrue  de  Mercuie» 

La  nu  'a  ce  Dieu  fuhtil ,  ce  Dieu  larron j  Mercure  , 
Qui  prijide  aux  larrons  ,  qui  des  larrons  a  cure, 
^ms  Us  mutins  d'un  liuron  Im^mime  «iUt  waéatit. 
Lequel ,  plus  fin  que  lui  j  voulant  lors  apparo&Tt^ 
L'emporta  fur  fon  doSj  &  dit  ^eafe  gahant , 
Maint  difcipU  voit-on  quifurpaffe  fou  mcuirt* 

Vœu  de  Lays. 

La  (ameufe  Lays  ,  de  Corinthe  la  fleur  ^ 
Voyant  Les  ans  flétrir  fa  vermeille  couleur^ 
Jppeni ,  tf/nw  Vimt ,  fwt  mrmr  iatu  Mit  titube» 

Orj  dit-elle  en  plorantj  quenvieilUffe  je  fuis  > 

//  ne  faut  plus  mirmr  ,  qu'tn  toy  je  me  cotUSm^  » 

Car  telle  que  j'étois  ,  pUs  eue  jc  /:c  p^u. 

Contre  un  grand  Nez. 

Si  au  Soleil  oppofétu  demenrfî  , 

Jx  Aq[  en  haut ,  &  entr* ouvert  des  detmy 

TupeuxderattgauxpaffajulàdaiUnf» 

Comme  tut  fmdrm,  moiunt  èomusUm  Achtmi. 

Sarh  d'Ariftote. 

La  moitié  de  fa  vie  on  emploie  en  dormant  ^ 

£t,ea  eett*  mûtid,  U  riehe^aUment , 

£t  le  pauvre ,  ont  leur  fort  rejjvmhlant  l'un  àtmum^ 

Panant^  ô  Roi  AttaU  ,  &  toy  ^  Roi  Lydien^ 

le  mmiUau  Ints ^  en  grandeur  &  en  bien.  > 

Lamoieidétjk  vu  eta  ^aU  à  la  titre» 

Au  Boccagc  de  TArt  d'aimer. 

Et  fi  tu  VOIS  quelle  efl  avare  ^  cbuhc  , 
Jlws  par  tor  ployé  fon  «vcnt  «m/m  ^ 

Rien  n'eff  qui  fait  fi  fuhtil  ^fi fin^ 

Pokt  CdksmUr^  tamme  ^  u  métal  /ûA^ 


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PIE  P 

Certainement  en  Vàge  d'or  noas  formes. 
Par  l'or  j  merveille  !  Jmour  ejî  furmonu  ^ 
L'or  cakft  l'heur  ^  le  nom  ^  l'autorité  , 
Et  la  noUefi  &  tn  koimun  aux  hommes. 

L'or  peut  forcrr  roue  un  camp  de  Gendarmes 
L'or  a  plus  puijjant  que  les  foudres  £  enhaut. 
Lu  4^prti  ùmx  &  la  luats  monts  ajfaut  j 
Moffipt  les  nochers  &  Ar  darté  des  armes» 

AJfe^  jécrife  avait  garde' fa  fiile  , 
Contre  l'effort  de  mille  &  mille  encor. 
Si  Jbpker  tu  t^t  vtife  par  Vor^^ 
Fait  amoureux  de  fa  grâce  gentille. 

Vous  y  les  mignons  des  filles  de  Parnaffe  ^ 
Que  donrc[-vous  j  fi  n'avc:^  aucun  bien 
Pomr  préfenter  ,  qme  M  luth  Çyitthisn  > 
Et  un  pauvre  Art ,  qui  rien  ne  vous  amajffkf 

Certes  bien  peu  vos  carmes  on  honore  > 
Bun  peu  vous  fert  d'avoir  un  Dieu  au  cœuff 
Qmî  ymt$  4ebâti0t  &  vous  mette  e»  ftsrw  tt 
Si  vous  n*ave^  de  quoi  donner  e/Kort. 

Que  vienne  Homère  ,  ayant  pour  fa  eonétite 
Tant  qt^i  voudra  j  les  Mufes  &  PÙka  « 
S'il  n'ejl  garni  de  dons  ,  c'eftontAu, 
Il  «Jl  chajje  lui  &  toute  fa  Juht. 

Mais  crcye^-vous  ^ue  votre  amie  ejiime  ^ 
Aa  prix  de  Vw»  ww^onner^'  iwehtmuf 
Non  ^  non  :  les  dons  font  bien  plus  alUchtmt 
Que  les  beaux  mot^  compris  en  votre  rime» 

Ne  laifff[  pas  toutejois  de  lui  tendre  ^ 
Pour  l'attraper  t  vosfiUts  etatteleux  > 
Avec  le  temps  ,  leur  cœur  trop  argueilleux  ^ 
Sera  rendu  humble  ,  traitable  &  tendre. 

Avec  U  temps  ,  le  Taareau  difficile  , 
Vient  Jtnts  k  joug  ,  &  endure  la  main  ^ 
Avec  le  temp^  ,  Ir  farouche  Poulain 
J^Jfouj  le  frein  pouffe  fa  courfe  agile. 
-  Qui  efi  phts  môt.fwe  Petut  de  la  tnarinêf 
Qui  efl  plus  dur  que  le  roc  à  toucher  f 
Et  toufefoif  l'eau  qui  lave  un  rocher ^ 
Par  laps  du  temps  j  le  confommt  &  U  mine, 
'.  "  'Mmv  nre0  peu  la  femme  ^ttnefime. 

L'une  ch'lh  a  1rs  lettres  appris  ^    .\.-..'  . 
'■Et  celle-là  aimera  vos  écrits  , 
Jè  ploira  à  votre  anùùé  forte. 


%9X  PIE 


P  I  E 


L'une  ejî  indocîe  y  &  vilaine  &  barèaft^ 
Et  c(Ue-là  ne Je  peut  pa$  dompter. 
Que  pariu  ém  f «'on  hd  dmt  pré/hmr  j 
Pour  a0ÔÊivir/pn  appàit  evart, 

En  la  Nephdococugie. 

DûM  l'iûr  ,càa0tiHmfimtius^        Le  pauvre  homme     lui  affimUf 


A'li.vj  voyons  Je  ifurcs  paftS, 
De-cà  &  de- là  épais  , 
Mille  &  mille  fortes  d*kommes  î 
Lci  demeure  arrête' y 
JJars  î'e  milieu  d'une  EtiUt , 
Le  Phdofophe  crotté , 
Qui  fait  tontur fi  panlt  j 
Et  voulant  t*autoriferj 
Pour  les  autres  déprifer  , 
Difçourt  fur  le  poil  d'un  Lièyrt  ^ 
Ou  Ut  Imn*  «Tmie  ÇMvre» 
Le  Médecin  ejl  ici  , 
Des  èiens  &  d'argent  farci , 
Pource  que  bien  U  devine 
Sur  la  couleur  de  l'urine  ^ 
Et  plus  fe  voit  riputé  ,  , 
Que  ieaueoup  il  a  jué 
D*homm«s  deimn    de  jnorjiiie 
Ihdau  F'tnftmale  éarqut, 
De  ce  côté  y  le  bravache 
Ses  pas  mefure  en  manhaat. 
Et  de  tmtfi  va  fâchant  ; 
Même  fon  chapeau  le  fâche. 
Le  point  d'honneur  II  reçoit  j 
Et  d'un  feul  mot  il  s'ojfenjej 
Mais  c'ejl  contre  ceux  au'ilcnif 
N'ofer  fe  mettre  en  défenfk* 
LÀ  le  court tf an  flatteur  , 
Et  fin  diJbmdMeur, 
Vend  fa  fumée  »  &  (Bùmenu 
L'acheteur  de  vaine  atteiUe  t 
Là  le  fubtil  mercadaiu. 
Au  gain  efi  prompt  ^  ^dtnt. 
Et  falfifie  j  à  fa  gwfe  , 
Ce  qn'U  vend  de  marchandift! 
Là  i  ufurier  j  fans  repos ^ 

Farmif€aiujufyiiesaux99'^  . 


Le  fore  6'  l'ufarc  crifcmble, 
Lci  font  fiamher  les  rues  , 
De  leurs  joyaux  &  atours. 
Les  femmes  y  qui  font  tOtqoufS 
En  leurs  habits  dijfolues. 
Elles  montrent  leur  tetin  , 
Et  mafquent  leur  face ,  afit 
Que  t Amant  tranft  leur  ttMtht 
Le  tetln  avant  la  bouche. 
Et  qu'il  aille  recevant 
Le  pla  fir  ttaimer,  devant 
Qu'il  conçoive  dedans  l'ame 
Combien  l'Amour  a  de  flamme. 
Defà  des  Dames  plus  fines. 
Peur iear graffejfe  cacher. 
On  voit  la  rue  empêcher. 
Portant. des  larges  vafquines. 
ÎÀ  marchent  à grttves  pas. 
Renforcées  par  le  bas  « 
Celles  qii;  deux  culs  fupportent 
Sous  les  robes  qu  elles  portent , 
Defiueù  l'un  de  ehmr,  la  autt 
Leur  fert  à  prendre  déduit  ^ 
l'autre  ,  de  laine  &  de  bourre. 
Autour  leurs  feljes  embourrc* 
De(à  les  Cpn/ttllm  fint. 
Qui  de  [fus  leurs  mules  vont , 
Et  traînent  une  grand'  fiùte 
D'hommes  qui  les  follieUes 
fis  fe  voient  reJpeSés,  ^ 
Et  requis  &  bonrutés 
Des  plus  grands  ,  qui  les  fupphent. 
Et  qui  /iwry  favean  me»kàm* 
Lci  y  dedans  le  parquet , 
l' Avocat  hautement  tonitê^ 
Et  de  Jon  dijert  caquet 

Tm  le*  dJpfipM»  éif 


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PIE  P  I  E  x^y 

/fu  pefant  de  l'or  U  vend  Imttarit  par  ce  moyen 

6 a  mcrc  nourrice  langue ,  ^(îl//*  JJuIUhien  , 

£t  fiw9tm  en  fa  karangmen  Ditquel  Hcmine  non»  thaut  j 

//  ne  dit  rien  que  du  vent ,  Que ,  de  fa  bouche  éloquente  , 

Et  fes  difcours  vraifemblablt*  Mille  beaux  propos  fortoient  » 

iV(ff  font  guères  véritables  ^  Qui  véritables  n'étaient,  ] 

PIERRE  MACICAUT,  natîf  de  fnînr  Chriftoflc  ,  en  Tou- 
raine,  a  écrit  Difcours  funèbre  ,  fur  le  décès  du  premier  Prcfi- 
denc  de  Grenoble,  Meiïirc  Jean  Bellievre  ,  fieur  d'Hautefort  & 
Abbeaux;  avec  plufieurs  Êpitaphes  du  défunt:  cnfemble  I*Orai- 
fon  prunoncéc  à  les  obféques,  par  h .  Mathunn  Gautier,  Piieur 
des  Jacobins  de  Grenot)Ie  ^  imprimé  à  Lyon  ,  par  Benoiil  Ri- 
gaud,i584. 

PiERRL^  iMADUR,  Prêtre  de  la  Compagnie  du  nom  de 
Jefus ,  a  nnis  de  Latin  en  François,  les  dix  Raifons  pour  lelquel- 
Ics  M.  Emond  Campian  ,  de  la  Compagnie  de  Jefus  ,  s*eft  fàic 
fort  d'entreprendre  U  difpnte  pour  la  Religion  Catholique, 
contre  les  Adveriaires  d'ieelle,  envoyées  aux  Régens,  Éeuliers 
des  Univerfités  d'Angleterre ,  Oxonie  &  Cantabrigiej  imprimées 
à  Lyon  y  'tn-i€,  par  Jean  Pilichdttc,  1584. 

PJERRE  MARTYR  \  Milannois  Extrait  du  Recueil 
des  Ifies  nouvellement  trouvées  en  la  grande  Mer  Océane,  aa 
temps  du  Roi  d'Elpagnc  Ferdinand  &  Elizabeth ,  fa  femme; 
fait  premièrement  en  Latin  par  Pierre  Martvr  de  M)  lan,  en 
trois  décadci  de  Livres.  Item  trois  Narrauons  ,  dont  la  première 
eft  de  Cuba,  la  féconde  de  la  Mer  Océane,  &  la  troifième  de 
la  prié  de  Tbemtfttcao  ;  imprimé  à  Paris,  m-^^.  par  Simoa 
Golines,  1532. 

»  Rabelais ,  Chap.  5 1  du  Livre  V,  l'appelle  Piirrb  Témoin  ,  par  rappoxt 
-au  mot  Grec  M«fr»{  \  Se ,  dans  la  circonftance  où  U  en  ùât  mention ,  il  vaiuiioir 

autant  qu'il  l'eût  appelé  Faux  Témoin.  Vovez  ce  que  j'en  ai  dit»  pag.  ft|4 

du  Tom.  11  de  Baillée ,  in-^°.  (  M.  de  la  Monnoye  ). 

étoit originaire  d'Anghierra,dan$  le  MilanoiSj  lut  le  bord  Méridional 
du  Lac  Majeur,  êc  naquit  en  1 45 1 . 11  fe  diftingua  par  S»  ulens ,  &  fut  cfaoili 
^  yat  Ferdinand  y,leCathoUqiM>Roi^Aitagoiidc  de  CaftUb,poiic  veiller  A 


194     P  ï  E  P  I  E 

l'cducatioa  tle  fe$  enfàns.  Il  fut  enfuice  employé  par  ce  Prince,  dans  les  affâtret 
d'Eue,  Se  envoyé  AmbAlTadeur  extraordinaire  à  Vcnife  4e  en  Egypte.  De^ 
retour ,  îi  vécue  cranquilleinent,  comblé  de  biens  Se  d'homèeniirs,  &  mouruc 
vers  l'an  i  i  l'îge  d'environ  foinuue-dix  ans.  Le  Livre  <j\ic  du  Verdiet 
annonce  ici ,  a  pour  titre  de  Navtgationt  ,  ttrns  de  novo  rcpertis.  IL  6iC 
compofé  far  les  prenim«.Mémoif»i  4e  CldrKVophe  Colomb  y  <c^  cew^oi 
allèrent  avec  lui  à  la  découverte  de  l'Amérique.  11  a  auill  donné  une  relatioa 
de  Ton  AmbafTade  d'Egypte ,  &  un  Recueil  de  Lettres ,  d'autaritpluj  curieux» 
^'elles  conti,'ûnent  touterHiftoite  du  temps  de  leur  Auteur.  Ondoie  les  re^ 
garder  'plutôt  comme  nne  Hiftoire ,  en  fwme  de  lettres,  que  comme  une 
correrpondance  avec  ceux  auxquels  elles  font  adretTces ,  dont  fa  plupart  n'exîf- 
roient  plus  an  rempç  rjne  ces  Lettres  ont  été  écrites.  Voy.  les  Mémoires  de 
Niceron ,  Tom.  XXUl.  '       •  '  '  i  ' 

Le  Livre  cité  pat  du  Verdier  ,  fou?  \c  titre  d'Extrait  du  Recueil  des 
IJIes  nouvdiement  ftmtvées ,  &c.  eft  un  Abugc  des  trois  prem^îbes  Détadei 
de  l'Ouvrage  Lacin  de  Pierre  Martvr ,  intitulé  de  novo  Orbe.  Les  trois  premiè- 
res Décades  furenr  imprimées  i  Alcala  ,  en  i  j  jo  ;  1  Patir,  'tn  1 5  }i  ;  & 
l'Ouvrage  entier,  compolc  de  huit  Décades ,  parut  à  Parts,  «a  ii|(>.  Les 
tibit  Ndmtiûnsa  foiritet  i  cer  Extrait ,  ne  font  pas  toiJifs  tirées  de  "Piecxf 
Martyr.  La  première  ell  extràite  de  À  quatrième  Décade,  les  deux  autres  ont 
été  écrites  par  Pierre  Savorgnano  de  Forli.  H  avoir  été  envoyé  ,  par  le  koï 
d'Efpag;ie ,  auprès  du  Soudan  de  fia^ylone,  eu  1 5  8 1 ,  6c  il  n'arriva  à  Aiexan« 
drie  qu'au  mois  de  Décembre  de  cette  même  année.  Le  Père  Niceron  s'eft 
trompé  ,  lorfqu'il  a  cité  une  Edition  de  fon  Ambaffade  ,  en  1 500  ,  De  Lega* 
tione  Babyionicdy  lùbri  très  ,  HifpaU  j  r  çoo  ,  ïn-fol.  I,engl4t ,  dans  fon  Cata" 
logue  des  infloriens ^  du  qu'elle  fut  publiée  à  Madrid ,  en  1 5 1 1>.  Les  Lettres 
de  Pierre  Marryr,  fort  curieufes  pour  THiftoirc  de  fon  temps,  &  publiées,  em 
1536,  à  Atcala  ,  étoletit  dcvemies  rrcs-rai-es  :  elles  furent  réimprimées,  en 
itfTO,  par  les  foins  de  Charles  Patin ,  i  oui  M.  le  Premier  Prciident  do 
Lamoignon  eVoft  fait  ptéfeotde  ion  Exemplaire,  Elles  s'étendent  depuis  l'aii 
1 48(1 ,  jufqu'en  1 5  x  5  j  & ,  comme  on  n'en  coqooÎe  point  d'oiv  dafe  poift^, 
fieure ,  on  Tuppoie  ^ue  l'Aut^nr  «aourut  vers  c«  même  Itemps^ 

PI£RR£  ;MART YR  »  Vermilîen  Florentin  *;  Traité  du 

Sacrement  de  rEocharidie,  compofé  premièrement  en  Latin  p«r 
Pierre  Martyr,  &  traduit  en  François  j  imprimé  à  Lyon» 
in-iC.  par  Claude  Ravot ,  Calv'mt(ju€,  Dialogue  des  deux 

Natures  de  Chrill: ,  traduit  par  Claude  de  Kerquifinen.  Prière» 
Chréticnne5 ,  par  Pierre  Martyr,  traduites  dfi  Latin  en  Fràn» 
^îs ,  imprimées  à  Lyon  ,m'i6, , 

•  ♦  PÎMm  Marijrr  r«mUa  ,  (je  m  rarmiSt^  »  mjim  dit  4»  Vndiêr  V 


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PIE  P  I  E  ly; 

naquît  à  Florence ,  en  1 500  ,  &■  non  en  i^ao  ,  comme  on  le  lit  dans  Niceron, 

ru  erreur  d'imprelfion.  il  pnc  de  bonne  heure  l'habit  de  Chanoine- Rcgui.er 
Fiéfoli ,  devint  célèbre  par  fa  fcience  &  Ton  talent  diftinguc  pour  la  chaire  , 
qui  le  Bt  regarder  comme  uti  des  plus  fameux  Prédicateurs  de  l'Italie.  11  croit 
Ch;f  5c  S-Lipi-rieur  Gcnéril  tle  Ti  Congrcgarion ,  lorfqu;;  la  kdluredc-;  l  ivres 
de  Zuingie  Sf  de  fiucct  l«  détermina  i  paifef  dans  le^u:  Cui^mumon.  U  em- 
mena avec  Un  Bernardin  Ochin  ,  Généial desCapuciof ,  piSk  à  Zurich»  de- 
là à  Bade ,  enfuite  à  Strasbourg  «  où  il  ipoula  une  jeune  Rvlieieufe.  En  1547» 
fa  réputation  le  fîr  appel  -r  en  Aneletterre  ;  il  y  palfa  avec  U  femme  ,  &  fut 
ProfelTeut  dans  l'Univerficé  d'Oxford»  jufqu'en  m  5  { ,  qu'il  revint  à  Zurich, 
où  il  profeilà  la  Thioloeie  jufqu'à  £1  mort ,  en  1 5  t.  Voy,  dam  1m  Mémoire* 
de  Nicen»  •  Tom,  XXiUI  »  1«  Catalogue  des  Onms^es  do  Piecn  Manyc 
Vecmilio, 

PIERRE  MASSÉ»  du  Mans,  Avocat ,  a  écrit  dc  l'Impcflui^ 
&  Tromperie  des  Diables  ,  Devins ,  Ënchanteufs ,  Sorciers , 
Noiieurs  d'égutllettes,  ChevilIeurs/NecromftnçîeiiSy  ChiroinaiH 
tiens  &  autres  qui  par  arc  diabolique,  arts  inagiqQes>&  fuptrfr 
titions,  abufcnt  le  peuple.  C'ejl  un  h'en  gros  voUttl»  îar%^,  int^ 
prtm  i  à  Paris ,  par  Jtm  Poupy  ,1579*. 

*  Voy.  La  Croix  du  Mains,  au  même  Article,  Tom.  Il,  pag.  197. 

PIERRE  M  ATHIEU  *.  Efter  ,  Tragédie  ,  en  laquelle  clt 
repré(êntée  la  condition  des  Rois  &  Princes  ,  fur  le  Théâtre  de 
Fortune  ,  la  Prudence  de  leur  Confeil,  lesdéfaftres  qui  Turvien- 

rent  par  rorgueil  ,  l'ambition  ,  Tenvie  &  trahifon  ;  combien  cft 

odieulc  la  dcfohéifT'mce  des  Femmes  ;  finalement  comme  les 
Roincs  doivent  amollir  le  courroux  des  Rovv  ,  endttrci  (ur  l'op- 
predion  de  leurs  Sujets;  prête  à  imprimer  ,  &l  eit  entre  ie^n^^s 
de  Jean  Stratius. 

,  *  Pierre  Mathieu  nanulr ,  ou  à  Salins  ,  en  Franche-Comté  ,  comme  le  dit 
la  Bibliothèque  Françoile  M.  l'Abbé  Gjuiet  ,  Tom.  XII ,  p.ig.  ï8o  ,  ou, 
luivant  Impériali ,  cité  dam  les  Mémoires  ae  Niceron  ,  Tom.  XXVI,  fur 
le;  c mhn';  de  l'AIface  ,  de  la  Franch.'  Comrc  5c  de  la  Sullfe,  &  alors  ce  fut 
à  Poiemiu  ,  Capitale  des  Etac^  de  l'Ëvrque  Prince  de  Balle.  Les  uns  Se  tes 
mitres  placent  fa  naïAanoe  an  mois  de  Décembre  1 5 1>  5.  Ce  qu  il  y  ade  certain,, 
c'eft  que  Mathieu  fc  tjualitîe  lui-même  Franc  -  Comtois ,  Sequanus.  U  fû: 
fes  éttKÎes  i  l'Univerlltc  de  Valence  ,  àtA\  il  vint  ct-îrcer  la  profeiGon  d'Avo- 
*  car  a  L/oq,  &  il  fut  un  des  Députés  que  cette  Ville  envoya  ï  Henri  IV^ 
Jwfqa'elle  6  fiMunitàfon  Empke.  Avant  fae  de  vemc  àl^yon ,  il  fi»  «yteltgip 


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196     PIË  PIE 

temps  Principal  da  Collège  de  Veroeil  t  ^  Piémont ,  où  tt  Compofa  dewr 
Tragédies  ,  Clytemnejlrc  Se  EJlhcr  j  ici  indiquée  par  du  Verdier ,  &  qui  ne 
furenc  imprimées  qu'en  i  jSp ,  après  au'il  eue  refondu  fa  Tragédie  àEJlhcr, 
'  &  ^a*il  en  eoc  compofé  deœc  pièces  foncées ,  l'une ,  tom  le  titre  de  Fajlhi  \ 
&  1  autre ,  fous  le  ritre  ^Efiher^ oj^étAmiau  llcoaipo&enfuite  Tes  TMaus» 

eu  Quatrains  dr  fa  v\<-  &  de  la  mort  j  divirécS  en  OtOK  Patàes  »  ftwilTlT  do 
cent  Quatrains  ,  Uuvrage  qu'on  lit  encore: 

.  -    .  .tel  iotka  TaUcttes 

Da  Confciller  Mathieu  ,  l'Ouvrage  cft  de  vaJeur , 

£c  pietn  <ic  beaux  diâons  à  réciter  par  coeur.  S^anarelle  ,  Aék.  I,  Se.  I. 

•Mathieu ,  s'apçliquant  i  l'Hiftoire  ,  abandonna  la  Poclîe  ^  Henri  IV  eue  des 
•bornés  pour  lot ,  Ini  accorda  le  titre  de  Cmfeiller  du  Roi  ,  Hiflonognphe  de 

France  ;  8c,  après  la  mort  de  Du  Haillan  yCniCio,  i!  eut  la  pcnfion  attachée  i 
eecte  place.  Louis  Xill  mena  Mathieu  avec  lui  dans  fes  premières  campagnes, 
afin  qu'il  en  écrivît  plus  exademenc  lUiftoiie  y  il  prie  au  lîéee  de  Montauban 
lantaladiedoAtilniourûtàToulou&,k  la  Oâobre  i^ii  .agéiIeptèsdecin- 
dBuanee-rept  an?.  Il  avoir  cpoufc,  en  1600,  une  Demoifelle,  nommée  Louije 
de  Çrochere  j  âlle  d'un  Gentilhomme  Florentin ,  dont  ia  mère  éioic  nièce  du 
Pafie  Clément  VII.  Il  en  eut  deux  &\s6c  deux  filles.  Son  Htftoife ,  écrite  d*un 
'ftyle  déplaifant  ,  rapporte  des  faits  Hneuliers  &  curieux.  Voyez  les  Mémolrel 
de  Niceron  ,  Tom.  XXVI,  la  Bibl!ornt-c|ne  Fr.itKjoîre  âo  M.  l'Abbc  (ioiijef  , 
1  om.  Xll ,  l'iiiftoire  du  Théacte  bianijOis ,  loin,  lii  ,  ec  les  Mémoires  de 
I^nguedoc  ,  par  Catel ,  pag.  16^.  — >  Pierre  Mathieu  n'avoit  guère  que  vin^t 
ans  ,  lorfquc  du  Verdier  publia  fa  Bibliothèque  (en  1584  ),  &  n'étoïc 
connu  que  par  fa  Tragédie  à'£Jihtr ^  laquelle  même  n'ctoir  pas  encore  impri-" 
mée.  Il  a  publié  quelques  Ouvrages  latins  de  Jurifprudence  Canonique  , 

fais  il  fc  Hvra  principalement  à  écrire  l'Hiftolre  de  France.  Il  a  compofé 
eaucoup  d'Ouvrages  de  ce  genre,  depuis  159}  ,  jufqu'à  fa  mort.  On  en 
trouvera  le  Catalogue  dans  les  Mémoires  de  Niceron.  Après  fa  mort ,  parut 
ibn  principal  Ouvrage,  mis  au  jour  par  Ion  fils,  i  Paris,  en  1^5 1 ,  en  xvol. 
in-^t  fous  le  titre  d'HiJloire  de  France >  depids  le  commencement  du  ^^u«  - 
de  François  I ,  jufqu'à  l'année  i  ^1 1 ,  l'onzième  année  du  rèç^ne  ds  Louis  XTlI, 
Ce  qui  concerne  Louis  XIII,  a  été  ajouté  par  l'éditeur.  Cçtte  Hiitoire  mcritç 
iTîtce  lue  par  ceux  qui  veolnit  connoître  tout  ce  qui  intérellê  fur  Henri  IV, 
narceque  ce  Prince ,  dont  il  éeoit  HilWographe, avoir  pris  plaifir  à  l'inflruire 
îui-mî-me  de  plufieurs  particularité?  ciirieures  &c  inrérefTanres.  Mathieu  avott 
aufli  donné  en  particulier  la  yic  de  S.LûutSy  1618  ,  irt-8°.  &  ÏHifloire  de 
Louis  XI3 1  1 0 ,  ùf-fol.  qui  e((  affez  eftimée.  Il  avoir  écrir  quelque*  morceaux 
de  notre  Hiftoire  ,  tels  que  les  Troubles  de  Fr.:nce  j  depuis  i  S'^Cy ,  jufqu'en 
1 5  9t  j  les  Guerres  contre  les  Maifons  de  France  &  d'Bfpa^ne  j  depuis  1 5 1 5  » 
jufqu'en  1598  ;  les  chofes  mémotables  advenues ,  dieputs  1598»  jufquen 
1^04.  Le  l^le  de  Mathieu  eft  mauvais  »  &  chaîné  decesfuperfloicés  ,  qui  »  . 
de  fon  tcmp; ,  p.iffoienr  p?-jr  des  ornemens;  mais  OA  le  f^pfde  jjXMQinft  nii 
HiAorienotdinauemçncmftfuic,  yctidique* 

^      '  PIERRE 


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PIE  PIE 
KERRE  ANDRÉ  MATHIOL  \  Voyez  Awtoihb  dû 

PiNET  ,  Je  Air  DES  Mou  UNS. 

'Cet  illudre  Mcdeciii  Siénois  mourut  l'an  1577,  âgé  de  foixante<'dix« 
fept  ans,  A  Trente,  où  il  dcmeuroit.  II  a  écrit  en  Latin  de  favans  Commen- 
taires fut  DiokonJc  ,  des  Confeils  de  Médecine  ,  Se  d'autres  Ouvrages 
eftimés.  (  M.  ob  la  Momnotb  ). 

PIERRE  DE  MAY,  de  Chaftellcraud  ,  Sécrétai  re  du  fieur 
Préfidenc  Purpum ,  Sénéchal  de  Saluées ,  a  écrit  les  Triomphes 
du  Baptême  de  très-îUuftre  Charles  Emanoet ,  Prince  de  Pié- 
motic,  en  Odes  &  Sonnets ,  vers  Latins  »  Italiens  &  François» 
avec  Annotations;  imprimés  à  Paris,  M*,  par  Thomas  Ri- 
c2iard,  15^7, 

PIERRE  MEISSONIER ,  Médecin ,  demeurant  à  Lyon ,  a 
traduit  de  Grec,  les  onze  Livres  de  Denis  *  Halicarnaflecn ,  des 
Antiquités  Romaines  ;  tous  prêts  à  imprimer. 

^SaTraduââon  Ats  Antiquités  Romaines  y  de  Dçnys  d'Halicarnaflè ,  n'a 

f»oint  paru.  On  ne  la  trouve  ,  mî  me  manufcnce  ,  oans  aucune  Bibliothèque» 
elon  le  témoignage  de  deux  Tradudl:eurs  François  de  l'Hiftorien  Grec  ,  le  P. 
le  Ja/ ,  Jéfuice  j  &  i'Âbbé  Bellanger.  Ces  deux  verfions  parurent  prefque  en 
fflime  temps  :  celle  du  Jéfaite  en  1 7 1  i ,  &  celle  de  f  Abbé  Taiitiée  fuivante  » 
l'une  &  l'autce  en  1  vol.  in-^,  M.  BelUnger  ne  connue  le  travail  du  P.  le 
Jay  qu'aprfç  avoir  fini  le  fîen;  U  ,  ayant  remarqué  beaucoup  de  fautes  dans  la 
Tradu6liun  du  Jéfuite  ,  il  ne  craignit  point  de  publier  celle  qu'il  avoir  faite. 
Le  Public  fembie  avoir  prononcé  en  fa  faveur ,  au  moins  quant  à  Tetaditade. 
On  acciifj  inc  rne  le  P.  le  Jay  d'avoir  traduit  fur  des  vetfions  Latines î  au  lieu 

2ue  l'Abbc  Bellanger  a  traduit  fur  le  Grec.  11  a  même  pris  foin  de  celever,danf 
i  Préface,  grand  nombre  de  raéprifes  échappées  à  fon  rival. 

PIERRE  MESSIE.  Diverfes  Leçons,  &c.  Voyez  Ciaudi 

PIERRE  MICHAULT  *,  jadis  Secréraîre  du  Comte  de 
Charrolois ,  fils  du  Duc  de  Bourgogne,  a  écrie  un  Livre,  partie 
en  profe ,  partie  en  rime  ,  intitulé  le  Dodrinal  de  Cour ,  divifé 
endouzp  chapitres,  par  lequel  on  peut  être  Clerc ,  fans  aller  à 
Técole;  imprimé  à  Genève  ,  par  Jaques  Vivian ,  1522. 

avec  privilège  Apoftolique. 

*  Voy.  LA  Croix  du  Maine  ,  &  le  s  notes ,  àce  mot,Tom.  Il ,  p.  198  <?C  i^Jt 
BtSUOT.  FRAN.  Tome  y.  Dm  V£RD.  Tome,  ill.  Pp 


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PIE  PIE 

PIERRE  DE  MIR AUMONT ,  Confciller  du  Roî  en  fa 
Chambre  du  Tréfor ,  a  écrit  Mémoires  Air  l'Origine  &  InlUtu- 
tion  des  Coors  fouveraincs  &  autres  Jurifdiâions  fubalternes,  . 
enclb(ès  dans  l'ancien  Palais  Royal  de  Paris  ;  imprimés  à  Paris  j 
f  fl-  8*>.  par  A  bel  TAngelier  «  ^  5  8  4  *. 

*  Yùf,  La  Caoïa  wt  Maimi  ,  &  les  notes  >  tu  min»  Arcide ,  Tom.  II  » 
pag.  joo. 

P1ERR&  DES  MIREURS ,  Médecin  »  a  écrit  plufieurs 
/     Sonnets,  Odes  &  autres Compolitions 

'  A  la  ruîcedes  vers  Latins,  faits  par  les  trois  lœiiTS  Atij^oîTes ,  fur  la  more 

de  la  Reine  de  Navarre ,  four  de  François  1 ,  il  y  »  une  vingtaine  de  vers 
Latins  de  Pierre  des  Mireurs  ,  traduits  par  lui-même  en  trente  -  quatre  vers 
François.  Sou  nom  Latin  ell  Pcrrut  Mlrarius.  (  M,  DB  tA'  Monnoye  ). 

PIERRE  DE  MONTCHAULT  %  Principal  au  Collège  de 
Troyes,  a  écrit  en  rime  ,  Bergerie  touchant  la  mort  du  Roi 
Charles  IX  ,  &  rheurcufe  venue  de  Henri  III,  de  fon  Royaume 
tie  Pologne  ,  en  France;  imprimée  à  Paris ,  par  Jean  de 

Laflre,  l'^'jS  -  Traité  de  l'humilirc  ,  cnfcnible  un  Hymne  de  la 
Nacivi(6  de  Jcfus ,  imprimé  à  Pans ,  in-'é''.  par  Michel  du  Boys, 
Il  a  traduit  deux  Hymnes  du  Poëte  Prudence ,  fun  de  la  Nativité, 
de  Jefus  y  &  fautre  de  l'Apparition  de  Pétoille  aux  trois  Rois  ; 
imprimés  à  Troyes  ^  in%\  par  Jean  ^u  Ruau  ,1577.  Le  treizième 
Xivre  ou  Supplément  de  l'Enéide  de  Virgile ,  fait  par  Mapheus 
Vegius  ;  enlèmble  le»  Kptgrammes  Seledes ,  attribuées  audic 
Virgile  :  le  tout  traduit  en  rime  Françoife,  par  Pierre  de  Mou-- 
chaut,  imprimé  à  Paris,  Xiann- François,  m-i^.  par  Claude 
Micard,  1578.  - 

*  Ce  Pocte, appelé  fHules  denxffibfiotfaécaires,  Montcbault,  &  par  Dtt 
Verdier ,  dans  le  Supplément  à  la  première  Edition  de  fa  Bibliothèque  y  . 
Moucha  UT  »qui  étoit  ion  véritable  nom  ,a  traduit ,  en  mauvais  vers  François, 
le  piécenda  treizième  Livre  de  TCnéide,  Ouvrage  d'un  Anonyme ,  imprimé 
en  1 48  ) ,  oà  font  décrites  les  nocts,  vraies  ou  nuflès ,  d'Enée  &  de  Lavinie. 
Le  même  Auteur  crut  rendre  un  fervice  à  la  langue  Françoife  ,  en  tradnifant 
aulîî  en  vers  quelques  petits  Poèmes  Latins  ,  des  Epigtammes,  &  d'autres 
Poëfies de  divers  Aaceors inconnus, attribués  mal-â-propos  à  Virgile*  Yoy» 
h  Biblîoih.  Franç.  de  M.  l'Abbé  Gonjet»  Tom.  V>  pag.  ao^  &  fuiv. 


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PIE  1  I  E  199 

PIERRE  MORExW,  Tourangeois ,  a  traduit  du  Grec  de 
Michel  Pfell'js,  Pocre  &  Philofophe,  Prëcepceur  de  FEmpereur 
Michel,  furnonimc  Parapinacccn  ,  ou  affame,  environ  l'an  de 
grâce  i  o  5  o, Traire ,  par  Dialogue ,  de  Pénergie  ou  opération  des 
Diable:» ,  avec  les  chapitres  crcncc-croiliemc  »k  crctuc-iixicme 
du  quatrième  Livre  du  tréfor  de  la  Foi  Catholique,  de  véné^ 
rable  Nîœtas  de  Coloflès ,  en  Aùe ,  efquels  font  déduits  & 
confùcés  ks  principaux  articles  des  Hérétiques  Manichéens* 
Euchites ,  ou  £ntboufiaftes  ;  imprimé  à  Paris ,  par  GuilK 
Chaudière,  t%j€.  Paternelles  Remontrances  U  Exhortations  ^ 
bien  vivre  &  bien  mourir ,  de  fiafile  Macedon ,  Empereur  de 
Conllantinoplc ,  à  Léon  le  (âge,  ion  fils,  par  forme  Acrofli- 
chique,  avec  les  Cantiques  de  Pâques  dudit  Léon  &  de  Coni^ 
tantin ,  Ton  fils  &  confort  audit  Empire;  traduites  de  Pexemplaire 
Grec ,  de  la  Librairie  du  Roi  ;  &  de  celle  de  Monfieur  de  faint 
André  ,  Chanoine  de  notre  Dame  de  Paris  ,  en  François ,  par 
Pierre  Moreau  ;  imprimées  à  Paris,  par  Guill.  Chaudière, 

1 580.  Nicctœ  Choniatx  niagni  Logotkctœ  fccrctorum  ,  Jnjpecloris 
&  Judkis  ydi  y  Prœfccli  fhcri  cubiculi  ^  Tkcfduri  Orthodoxes 
fidci  Lib.  5.  priore<;  quorum  primo  fccundo  &  tertio ,  jadis  Chrif" 
tianifrni  fandamcntis ,  quarto  /intearianas  44  Hcerefes,  qutntoquc 
Arianorum  6"  Eunonuanorum  deltria  confutat.  Ex  Bibltothcca. 
cîarijf.  viri  Domini  Jo.  à  Sunuo  Andrca.  Faro  Morcllo , 
Turonen/i ,  interprète  j  impreJJ]  Lutetias,  i/i-8*'.  apud  GiaUtntt 
Chaudière ^  t^So*, 

^  Voy.  La  Croix  ou  Maine  ,  &  les  notes,  au  même  Âcticle,  Tom.  II, 
pag.  )oo&  ^01. 

PIERRE  NANNIUS  *.  Cinq  Dialogifmes  des  Héroïnes,  &c. 
traduirs  de  Latin  par  Jean  Millet.  Voyez  (Euvres  Latines  dudic 
Nannius ,  en  la  Bibliothèque  de  Ge(her. 

*  Nannius  y  en  Vlimatitl  Nanninch ,  né  à  AIcmaer ,  en  Hollande  ,  en  1 500 , 
pafTa  fa  vie  i  profeiler  U  langue  Latine  &  les  Humanités  i  Louvain.  Il  écoic 
Prèice  &  Chanotm  d*Arns.  Il  mottnic  1  Louvain ,  au  mou  de  JuiUec  i  j  5  7. 
ja  %  bcAivoup  çoQpofé  d'Ottvi»gei  de  jUn^aotra  9ç  do  critique ,  beaucoup 

Ppij 


joo     P  I  E  PIE 

fût  de  Traduâions  du  Grec  en  Latin  ,  dont  on  peut  voit  le  Catalogue  dans 
les  Mémoires  de  Niceron,  Tom.  XXXVll.  Les  Dialogifmes  ,  ici  annoncéi^ 
panirenti Lomùo ,  i/ï-4°.  em  5  4 1 ,  fous  le  titre  de  Dialoejfmi  F Htromanm» 
CesHéiDinesfomLqctèM,  Siifiuine, Judith» Ag|iès«éCanuiM,Galatieiiiie» 

PIERRE  NEVELLET  a  écrie  quelques  Sonnées^  qui  (è 
voyent  au  livreindtitlé  la  Main  $  ou  (Euvics  politiques  faits  fitc 
la  main  deE/lienne  Pafquier,  Avocat  aa  Parlement  de  Paris, 
.  par  Michel  ,1584'. 

'  It  éioic  fib  d'an  Nsvclbt,  Sieur  ob  Doscbbs, qui «roitéponft  Jeiiuie 
Pidioil  «  IcBur  du  célèbre  Pierre  Pithou.  11  i  écrit  en  Latin  la  vie  de  François 
Hurman  ,  dont  il  publia  ,  en  i  <îo} ,  \  Anu-rrihonïcn ,  réimprimé  depuis  en 
i<>ié ,  il»  tête  des  Opufcules  des  Uotmaos.  Ses  Epi^rammes  »  unt  Latines 
5|ue  Ftan^tifes  »  far  la  main  de  P^quier ,  font  imprimées  1  la  fin  da  volume  , 
intitulé  (E«vr»  mêlées  d'btiennc  Pâquier.  Dans  la  dernière  E  Ution  des  Epures 
de  Cafauhon  ,  il  s'en  trouve  une  toute  Grecque  ,  1  Pierre  Novelet,  datée  de 
Geiieve ,  ie  14  Août  i  591,  Bayle  ,  qui  a  parle  de  lui ,  dans  la  dernière  note 
for  le  mot  Hotmam  »  écrit  ^Ofihe,  an  lien  de  Dofches.  Pour  mot ,  fai  préféré 
de  Dofches  ,  parce  que  cette  orthographe  e!l:  coritorme  à  celle  de  Loifel ,  daitt 
la  Vie  de  Pierre  Pitliou,  &  de  Nevelet  mcmc,  dans  Ton  Edition  de  VAntï- 
Tfibomen,  enforte  que  fi  ce  aie  me  Nevelet,  dans  fa  Lettre  ,  inférée  parmi 
celles  de  Pâquier ,  Tom.  I,  pag.  ^66 ,  fe  qualifie  Stignow  d'Ofche ,  c'eftune 
▼anation  qu'il  faut  attiUMier  à  Pâquier  >  ou  aux  Éliiears     £»  Lettres. 

(  M.  DE  LA  MoNNOYE). 

PIERRE  DE  NODE,  Minime,  a  écrit  en  vingt-huit  chapitres. 
Déclam irion  contre  l'erreur  exécrable  des  Maléficiers,  Sorciers, 
Enchanteurs ,  Magicien*;,  Devins  &  femblables  obfervateurs  de 
fuperftition  \  lefquels  pullulent  maintenant  couvcrtemenc  en 
France',  à  ce  que  recherche  &  punition  d'iceux  foit  faite  ,  fur 
peine  de  rentrer  en  plus  grands  troubles  que  jamais  :  plus ,  les 
Articles  &  erreurs  touchant  cette  matière  ,  condamnés  à  Paris, 
par  la  Faculté  de  Théologie,  en  l'an  1398  j  avec  l'Épître  ou 
Préface  faite  à  cette  cenfure ,  par  Maître  JeanGerfon^  imprimée- 
à  Paris,  m-S^.  par  Jean  du  Caùrroy,  1578. 

PIERRE  DE  NOGEROLLES.  Une  Requête  au  langage, 
contenant  plullcurs  belles  merveillenfes  &  grandes  Reccptcs', 
feulement  appropriées  à  Purilité  des  femmes  &  coniervaiion  de 
leur  cas  i  avec  plufieurs  Balades  couronnées  ^  enchaînées  & 


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'PIE  P  I  E  301 

bacelées,  Kyridcs ,  Couplets ,  Rondeaux,  partie  en  rime 

Françoifb,  partie  en  langage  Thololàin.  Plus  une  Pronoflication 

pour  toujours  &:  h  jamais,  en  rime  :  le  tout  fait  &:  baillé  aux 
Maîtres  &  mainceneurs  de  la  gaie  fcience  de  Rhétorique  ,  au 
Condlloire  de  la  mailbn  commune  deThouloufc,  par  Maître 
Pierre  NogeroUes,  Dofteur  en  ladite  gaie  Science  j  imprimée  à 
Thouloufe,  par  Jtm  Damoifel. 

PIERRE  OLIVIER  ,  Doreur  en  Tlic'oîogîe ,  après  avoir 
doctement  &  hautement  traire  de  la  connoifîiincc  de  Dieu  &  de 
nous-mêmes ,  miroir  &  moyen  de  parvenir  à  icelle  de  nous- 
mêmes ,  ahn  de  toujours  nous  humilier,  &c  de  Dieu  pour  tou- 
jours icelui  glorifier,  a  pris  occafion  d'écrire  un  autre  Livre  de 
îa  gloire  de  Dieu,  contenant  douze  chapitres^  imprimé  àParisy 
iii-  L  6  par  Guillaume  le  Noir ,  i  «5  5  5. 

PIERRE  D'OUDECHl:RST,  Doaeur  es  Loix  ,  natif  de 
rilk  en  Flandres,  a  écrit  en  cent  quatrevingt-dix  neuf  chapitres, 
les  Chroniques  &  Annales  de  Flandres  *,  contenant  les  héroï- 
ques exploits  des  Foreftîers  &  Comtes  de  Flandres  ,  &  les^ 
fingularités  &  chofes  mémorables  y  advenues  depuis  l'an  de 
notre  Seigneur  Jefus-Chnil  620 ,  jufqu'a  l'an  1476  ;  imprimées 
en  Anvers,  par  Chriftophle  Plantin ,  /n-4**.  l'an  1571. 

^  Le  nouvel  Editeur  de  k  Bibltothèqac  Ilifiorique  de  France  ,  I9)70  «- 
dit  qu'on  prétend  que  Piene  ^Ondegherft  a  £dc  grand  ufage  du  Recneil  tna<«- 

ntifcrir  des  Annquucs  de  Flandres  ,  par  Philippe  Wiélandt  ,  Prclîoeiu  du 
Coiifeil  de  Flandres.  Il  y  a  an  Exemplaire  de  ce  Manufcrir ,  diiis  la  Biblio- 
ihcque  de  la  Ville  de  Pans  ,  avec  des  noces  du  favant  Jean  Godeiroy ,  auquel 
il  avoic  appartenu.  Wiélandr  eft  more  Maître  des  Requêtes  k  Malines  ,  en 
1  1;  t  9  ;  cependant  le  Manufcrlt  dont  il  s'agit  s'étend  jufqu'en  i5i|0:aânû  iï- 
paroit  qu'on  y  a  fait  des  additions  depuis  la  raorc  de  l'Âuteur, 

PiERRE  DE  L'OSTAL ,  ficur  d'Eflren  ,  a  écrit  Difcours- 
Philofophiques  (en  nombre  dix-neuf)  efquels  ell  amplement 
traité  de  l'efTence  de  1  Ame  &  de  la  vmu  morale  j  imprimés  à 
Paris,  par  Jean  Borel,  1575  *.     '  *   :  ' 

*  Voy.  La  Choix  bv  Maimb»  te  lesnoief  >  «x  ttSèmt  Acâcle ,  Xom.  Il, 

pag.  i^tfr 


yoL      PIE      •  ■  PIE 

JJifcours  G.  Des  effets  des  trois  facultés  de  F^lme,  &  des  pcrtu» 
bâtions  ,  vrais  furgcons  de  la  partie  fcnjudlc* 

[  Le  divers  mouvement  des  globes  ccleftes ,  dont  notre  ame  eft  une  parcelle, 
ieion  le  dire  des  Platoniciens  ^  &  les  divcrles  fonttions  d'icelie nous  ont  ci- 
deffos  aflèz  évidemment  notilié  ia  diverltté  de  iês  iàciilcés;  mais  pour  ce  qae 
réclaircillèmenc  de  cene  macière  fcmble  deficef  une  plus  longue  expofition, 
tant  de  lame  intelligente  ,  que  de  fes  deux  autres  parties  vîcieufes ,  afin  d'a- 
voir par  ce  moyen  ,  une  plus  abfolue  notion  de  la  forme  &  du  fujec  des 
vertus,  voire  même  des  perrabations  qui  leoc  contrarient  dtieâement»  &  à 
l'cnuKÏon  defquelles  toute  vertueufe  habitude  ticfaue  de  couper  broche ,  eu 
tanr  qu  elle  en  efl  congédiée  de  Nature ,  pour  ces  raifons  dis-je ,  difcourons- 
nou<>  lut  ceci  le  plus  iuccinâemenc  que  faire  fe  pourra.  Or  tout  amii  qu  une 
nef  expofée  à  la  rage  des  vents  ,eft  auffi-t&t  mt(è  fans  deffiis  defiGnis ,  fi  elle 
n'eft  conduite  par  la  prudence  de  fon  Typhis:  ou  comme  l'on  volt  une  cité 
qui  a  toujours  l'ennemi  aux  portes ,  ou  troublée  par  la  mmincrie  d?  la  com- 
mune ,  êrre  à  la  fin  mife  en  dcfolation  ,  fon  HeurUianc  eut  bouleverfé ,  C\ 
eUen'a  d'aventure  fon  Camille ,  pourl'6ter  d'alteres,  ou  fi  elle  n'ed  fagemenc 
rcg^;  par  les  Magidracs  qui  font  comme  les  aines  de  fon  corps  :  ainlî  feroit* 
cepeudechofe  cjuede  nous,ii  nous  n'étions  enrichis  de  la  partie  intelledueUe 
de  l'ame ,  &  armés  de  la  raifon  ,  ne  plus  ne  moins  que  d'une  targe  ,  pour 
foutenir  le  choc  des  appétits  qui  furgeonnentdes  deux  parties  paiTIonnées«  & 
qui  nous  tiennent  en  continuelles  alntmes  ,  cuiil.uu  faire  échouer  notre  n t- 
vire  contre  le  rocher  de  toute  infortune  :  joint  d'autre  part  que  nos  lens 
extérieurs  ftmblent  mutuellement  confpirer  en  notre  ruine  :  &  ce  n*eft  pas 
taxa  caufe  fi  le  gcand  Prince  de  Nature  nous  a  fournis  d'hellébore  contre  tel 
mafde  tcre  ,  ne  fe  contentant  pas  de  fuppléer  en  abondajice  les  chofes  nécef- 
faires  pour  la  fubilentatîon  de  nos  corps  ,  ains  nous  ornant  de  cetcg  ame 
nnonale ,  comme- d'une  Roine ,  i  laquelle  toutes  les  émotions  corporelles 
doivent  défiirer  tout  honneur ,  &  ployer  fous  le  joug  de  fa  fuperiniendance» 
non  pas  toutefois  en  telle  condition  qu'elle  les  puil^  enricioment  déraciner 
de  1-  nomme  »  fe  contentant  iiiuplement  de  rcirancHer  leurs  excès  &  défec- 
mofités ,  qui  s'jsfhoreeot.de  nous  égarer  hors  étt  faocuei  dn  IVaiiSte  devoir, 
d'où  vient  qtt*ea  l'exploit  de  tels  delfeins  la  raiibn  s'écarmouche  fouventes- 
fois  ,  &  nommément  lorfqueles  padions  font  en  leur  plus  grande  vigueur; 
mais  comme  il  n'y  a  poulain  fi  farouche  qu'à  la  An  un  bon  ipaquignon  ne 
range  (bus  le  frein ,  ne  fi  forte  place  qui  ne  foit  tntfe  i  fleur  de  terre  par  la 
fageffe  d'un  vieux  Capitaine  expérimenté  en  l'Art  militaire  ;  femblabiement 
il  n'va  (t  turbulente  perrubation  j  ni  appétit  fi  bouillant,  dont  la  raifon  (la- 
quelle demeurant  en  1  ainje  ,  çontrggarde  \q  jugement  ,  fe  contregardant 
mieux  elle>même  après  ion  opcratipu  «  çtant  en  cela  diffemblable  de  l'hellé- 
bore ,  lequel  on  jetre  aprrs  qu'il  a  achevé  la  cure  &  gucrifon  )  dont  la  raifon , 
dis- je  ,  ne  vienne  bijn  a  bout,  le  captivant  à  I3  fin  (bus  le  joug  de  fadorouia- 
fjpn, ja^oHiju'il  fcmble  maintefois  intraitable  :  tellement <jue le  meilieaC9lPX,??l 


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PIE  P  I  E  }o3 

Ijue  nous  ayons  pour  dinîpcr,  alwtrre ,  &  dliToadre  nos  pafïîoiis ,  ne  plus  ne 
moins  qu'une  tlominanon  tyrannique  ,  c'ell  d'avoir  recours  à  la  raiion ,  S( 
nous  propulcr  cicvaiu  les  yeux  l'intamie  où  tombent  odiinaiiement  ceux  qui 
fe  font  pulîllaninieinent  latifés  ahéier  par  les  émotions  padioanées)  Sc  en  ce 
lalfinc  nous  imiterons  les  Spartiates ,  ielqucls  avoient  anciennement  accoii- 
Tumé  de  montrer  à  leurs  enfans  leurs  cfchves  ,  les  Ilots  yvres ,  pour  leur 
faire  avoir  l'yvrognerie  en  détellation.  Mais  c'eft  bien  peu  de  cas  d'être  en* 
tichis  de  raifon  ,  n  notre  vokmté  ntf  réciproque  aux  projets  d'icelle ,  de  forCt 
qu'il  nous  fan:  foigneufemenl  prendre  garde  qu'elles  foijnc  toujours  alToclces; 
car  comme  le  bras  droit  a  plus  de  force  étant  aide  du  gauche  ,  ^ue  lorlqu'il 
*ft  féal;  ainfi  U  caifbn  conjointe  à  la  voloi^cé  ,  roâtra  plus  «ifémieni  no| 
concupifceoœs ,  &  quand  nout  (entons  ^'elle  veiut  pi3Q4iiife  &s  effets ,  il  ne 
lui  faur  point  conrcfter  ,  car  par  ce  moyen  nous  nout  fendrions  for-tables  ave« 
Cteliphun  i'eicrimcur ,  lequel  faiii}it  à  «ovf  :  d$  pied  6c  regibboit  contre  fe 
inuU ,  alors  an'eUelut  femMoit  ckeitainet  le  mîeifx  »  &;  parce  que  noua  ne 
pouvons  pas  li  fiicileinent  arrher.fin  généreux  chcrei;^  milieu  de  facowlèt 
que  quand  il  commence  à  fe  mettre  en  lice,  &r  que  ccTte  fnTiiluudc  fe  peut 
accommoder  à  nos  appciits ,  ce  n'&^  pas  un  /ncdiocre  lignai  de  la  prudence 
de  l'homme,  que  de  leur  faire  ^te al»» qu'ibcommenctilt  irS^allomer,  Se  i 
làire  nouveau  ménage.  Ainlî  Scipion  ayant  fubjugué  la  grande  Carihage  »  6C 
pris  une  pucelle  d'excellente  beauté ,  fiancée  i  Indibilis ,  aptes  avoit  Tu  qu'elle 
itoit  ïffac  d'une  noble  race  Carthaginoife ,  s'abitint  d  elle,  &  augmenta  fou 
donaiie  de  fembbble  iômme  de  deniers  que  Ton  lui  apportoit  pour  fa  ran- 
çon :  ainfi  Xenocrates  fe  contint  de  Phtyne ,  jpnjtain  d'Athènes ,  combien 

Îju'clle  fûr  parfiiremenr  belle  ,  Se  q^u'ctant  couchée  nvcc  lui ,  elle  étaUt  toutes 
es  mignardilcs  ,  comnie  ies  baiiers  ,  feA  gracieux  Touns  i.  fes  chatouille- 
«neas  ,  êc  mille  aunes  pecin  ^hUndiieee;  dotH  feii  Damesronc  accoutumé  de 
charmer  la  continence  des  hqtTimes.  Ainfi  Philippe  &  Aniigonus,  Rois  de 
Macédomc  ,  ne  voulurent  point  prendre  vengeance  de  ceux  qui  failoient  pro- 
feflUon  de  les  brocader  en  leuti  communs  devis.  Ainfi  Achilles ,  ad monefté 
par  la  Déeffe  Pallas ,  c'eft-à-dire  ,  par  la  raifon  ,  fe  modéra,  &  ne  dégaigna 
point  Ton  cpée,  combien  qu'il  fût  ck-jà  bien  tranfporté  de  colère.  Ainfi  accoi- 
fons-nous  fouveatesfois  la  fureur  de  nos  tuxurieufcs  ou  vindicatives  a^cr 
rions)  que  fi  nous  ne  procédions  par  ce  moyen ,  dles  nous  fecoîem  d'ayentuie 
broncher  lùen  lourdement ,  à  caufe  de  la  trop  gfa#de  licence  que  nous  leur 
aurions  donnée  dès  le  premier  abord  ,  &  enfin  nous  viendroient  donner  de 
telles  atteintes ,  qu'il  leur  faudroic  quitter  la  carrière ,  pour  ouïs  après  courir 
à  biide  abamie  contre  nous  ;  mais  u  t'hoiAme  fe  jette  i.  Vé»A  de  ùt  faifon  • 
qu'il  réfifte  de  première  arrivés  à  la  violence  de  fes  appétits,  il  lutadvienr 
dra  comme  aur  Tî.^'tnins,  lefquels  ayant  fîit  une  fois  bonn''  réfiftance  ,  & 
puis  vivement  chargé  de  front  à  droit  fil  l'armce  des  Lacédémoniens ,  qui, 
paniTant ,  fembloient  inTÎncibles  i  force  d'armes  ,•  |ftm«s  depuis  n'eurent  de 
pire  contre  eux  à  enfeignes  déployées. 'QflM  l*ilfaigne  du  nez ,  Sc  qu'il  perde 
courage  aux  premiers  ^aucs»  que  les  peràdwcioas  lui  Tieiidrom  à  donner. 


304     P  I  Ê  PIE 

il  lui  en  bâtera  comme  k  lin  foldac  puGIlanîmc ,  lâche  &:  poltron  ,  lequel  tout 
anifi  tôt  qu'il  voit  fon  ennemi  mettre  l'épée  au  vent  poar  lui  coutrir  fus, 
tourne  le  dos  lans  coup  fcnr ,  ni  taire  aucune  rcfiftance  ,  de  forte  qu'étant 
talonné  de  près ,  il  prend  une  fin  honteafe  8c  miférable.  Plutarque  en  la  vie 
des  Grecques  ,  dit  que  Caius  fe  fentant  trop  colère  &:  violent  en  fa  façon  dû 
dire  ,  avoir  tin  f;rvircur  nomme  Licinius  (ou  félon  le  dire  d'aucuns)  Etycinusi 
homme  de  boa  entendement,  qui  avec  une  petite  flûte,  de  laquelle  les  Mttr 
liictens  ont  accoutumé  de  Conduire  tout  doucement  la  voix  de  nuiç  en  bu,  9f 
de  bas  en  haut  ,  fe'tcnoic  derricie  fon  Maître  lorrqn'il  haranguoit  en  pleûl 
Sénat,  ôc  quand  il  fentoit  que  fa  voix  s'éclatoit  un  petit  trop ,  &  par  oolèce» 
fortoit  hors  de  ton ,  il  lui  entonnoir  un  fon  plus  doux  6c  plus  gracieux  ,  en  le 
retirant  petit  k  petit  de  fon  haut  bcain,  au  fon  duquel  Cams  modéroit  fa 
véhémence  colérique.  Mais  à  quel  propos  ceci,  dira  quelqu'un  ?  C'eftpour 
monicer  que  tout  Imfi  que  ce  brave  perfonnage  avoit  derrière  foi  fon  fetvi- 
tOir^tenant  cette' flSttf,  par  ibqucUe  il  fe  tempecoit,  ou'auffi  nouidevont 
ordinairement  avoir  la  raifon  avec  notts,  qui  fervit»  P^jsolet ,  pour  fon- 
rier  i  nos  oreilles  ,  ôc  par  fes  rons  nous  nous  accoutumerons  à  accoifer  la 
ra»e  forcenée  de  nos  émotions,  pour  la  miiigation  defaueiles  elle  nous  a  été 
tiamée  de  Dieu  ',  félon  ^ue  fes  opéiaâoRsr  journalières  le  démontrent  à  ceux 
oui  fe  mettent  en  dj^voir  de  lui  rendre  obéiflance ,  comme  nous  voyons  que 
»t  jadis  Socrare  ,  par  la  confefîion  même  dont  il  excufa  les  Phyfionomiftes 


agabie  ,  que  lame  nantie  de  railon  oc  luicepti 

tueufe  qualité  ,  nous  ferr  de  frein  pour  dontenir  nos  pallions  :  Sc  que  quiconr 
que  ne  lui  veut  pomt  prêter  l'oreille,  eft  d'une  nature  perverle,  laquelle 
enfin  conwrrira  en  un  feu  d'ire  fendaine,  en  une  amertume  vindicative> 
&en  une  aigreur  intraitable,  s'ofi^enfant  de  peu  de  chofe,  chagrine,  hargneufe, 
bref  femblable  à  'me  lame  de  fer  tenue  ,  foiblc  &r  qni  fe  perce  à  la  moindre 
gravure.  Et  l'cxpciience  journalière  nous  notifie  atiex  qu'Âihc  ,  Déeflède 
mefchef,  vient  pouffer' la  roue  pouf  filtre  trébucher  en  totale  ruine  ceux  qui 
fe  plaifent  à  fe  veaurrer  dans  lé  bourbier  de  leurs  fales  Sc  déshonncres  con- 
cupifcences,  craignant  de  compafTer  leurs  adions  félon  l'éqmète  de  raifon  & 
d*boimèteré!  témoin  m'en  fera  Sardanapate  avec  un  nombre  infim  d*Empe- 
teats  efclaves  de  leurs  vilaines  alfi»£fcions.  Ot  louï  ainfi  que  la  partie  intelli- 
gente de  l'efprit,  fert  de  guidon  nu  ca-ps  pour  ie  conduire  fûremenr  en  cerre 
pérégrination  mondaine,  pareillement  le* deux  autres  l'empiéeent  aux  recs 
d*an  million  de  filcheries,  le  fujet  Sc  la  fource  des  permbations  qui  le 
mettent  couru mièrement  en  aUrme  ,  de  forte  qne  l*homme  peut  du  o  c  ttc 
venu  au  comble  de  tout  malheur ,  quand  il  fe  gou%'erne  nr  le  mouvemeiV 
de  fa  fenfualité,  laquelle  ne  s'évertue  qu'à  le  faire  détraquer  du  train  de  fei 
bonnes  &  lonables  conceptions ,  dequot  même  elle  s*édievitle  plus  fouvent»  • 
étant  le  feul  aconite  dont  l'ho.m  me  entaché,  exécute  mille  deffeins  indignes 
de  foi,  &  fait  plufieuts  trame*  9c  momapolei  conuanaotes  à  loute  vertueule 

habuiidei 


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PIE  P  l  Ç 

habitude.  Ce  font  doncque  ces  deux^  facultés  de  notre  aine  qi*i  caufeiu  que 
laraifon  a  toujours,  par  manière  de  (dire»  l'oreille  ai»  vent  j  Sc^Tori!  à  réchid- 
euette ,  de  peur  qu'eues  ne  nous  viennent  furprendre  1  l'improviflei  Et  que 
•  deyiendroit  un  navire  chancelant  fur  les  vagues  de  la  mer ,  &  agité  d'orale 
&  de  tempête  :  en  pourroit-on  rien  efpcrer  qu'un  piteux  naufrage  ,  fi  il 
n'ctoit  régi  par  l'art  de  quelque  prudent  Pilote  }  Semblablement  quei  pour- 
foit  on  attendre  de  nous,  de  nous ,  di$-je ,  aui  fpmmes  expofcs  à  b  violence 
de  tant  de  paflîons?  Pourrions  nous  maîtrifcr  tant  d'appétits  bouillans,  qui 
pullulent  en  nous  ,  fi  nous  ne  faifions  voile  vers  la  raifon  ,  ne  plus  ne  moins 
que  devers  un  havre  de  feurté  ?  Sans  doute  nous  pous  pourrions  bien  àlfortit 
au  rofeau  cru  fur  1q  rivage  maritinie  ,  lequel  le  vent  plie  à  fon  gié  ,  tantôt 
d'un  côte  ,  tantyt  d.'un  autre  j  car  les  perturbations  humaines  (defquelles  la 
fource  primitive  eft  introduite  ,  non  pas  née  avec  rhoirimc  )  nous  pouP 


motions  de  l'ame  fenfuelle ,  contrariantes  à  la  raifou.  D'icelles  doncqùe  eii 
conftituons  nous  quatre  principales ,  félon  la,  Dof^tine  des  Stoïcièi^s  ,  favoit 
eft  la  douleur ,  la  crainte  ,  la  concupifcence  ,  appelée  par  Dîogenes  le  Cyni- 
que, retraite  de  tous  maux,  i?c  la  joie  dcmqfurcc  ,  acertiorant  qiié|[bomm6 
vraiment  fage  ne  fe  fenj;  jaiwais  époinçonné  par  les  aiguillons  de  la  ■premieré. 
Or  ces  quatre  perturbations  font  comme  les  fontaines  ou  les  pépinières  «i'uhe 
infinité  d'autres ,  dcfquelles  nous  fommes  ordinairement  moleftés  :  &  qu'ainU 
foit,  envie  ,  médifance  ,  angoifc  ,  deuil ,  misère  ,  tribulation  ,  gémiuement 
5c  défefpoir  proviennent  de  la  douleur;  pare  (Te  ,  fétardife  ,  troublemènt 
d'efprit,  hpjite  &  effroi,  de  la  crainte i  Plaifir ,  vanterie  ,  de  la  joîe  déme- 
furée  j  courroux,  rancune  ,  difette,&  fouhait  de  l'appétit  défordonnc.  La 
définition  de  toutes  lefquelles  l'Orateur  Romain  très-doftemeni  b;^ilUîe  i  Si 
montré  par  conféquent  les  outiU  dont  nous  pouvons  coups^r  broché  à  leut 
forcenenc  ,  voire  reprenant  le  dire  d'Epicure  ,  qui  opinoit  que',  pour  remé- 
dier aux  paflîons  ,  il  falloir  retiter  l'efpric  de  tous  âpres  penfemens  ,  il  a 
foutcnu  qu'il  n'y  a  cicn  qui  les  amortilTe  tant  qu'avpir  l'entendement  tendd 
â  l'allidue  cogitation  des  misères  qui  nous  peuvent  inquiéter  en  ce  monde  , 
afTurant  davantage  qu'il  eft  bien  facile  de  fane  tête  aux  aftauts  de  notre. fen- 
fualiré,  Se  aux  accidens  qui  nous  furvifionent ,  après  qu'elle  nous.a  men<}i 
pu  il  lui  a  plu  ,  fi  nous  pènfons  à  l'état  ôc  condition  humaine  ,  mêmfcment 
aux  affligions  de  cette  vie  ,  générales  à  un  chacun  :  &  cette  méditation  ,  dit-il, 
ne  nous  plonge  point  en  langueur,  ains  au  contraire  elle  fait  que  nous  n'y 
loyons  jamais  ,  car  celui  <^ui  penfe  4  la  nature  des  chofes  .confidéraiit  d'autre 
part  l'imbcciUitc  d\i  gençe  hnip^in ,  n'eft  point  atteint  de  perturbation  queU 
tonque  ,  mats  ïl  ^s'i^çquitte  lors  du  devoir  d'un  hontme  bien  advife,  pourca 
que  ,  en  conternptant  l'état'  h(imain ,  il  fe  prcpAre  trois  confolatioas  ,  poul" 
j'en  fervit  en  fes  adverfiiés  :  la  première  jeft  ,  que  tiès  long-temps  il  a  penfd 

J3|BnoT. Fran. To/7z.  F".  Du  Verd.  7"om. /J/.  Qq 


po6     P  l  E  PIE 

toûr  encômbrUr  lui  pouvoir  advenir ,  laquelle  connJération  a  relie  énermfr^ 
^u'ell«  amortit  le  feu  de  tout  martiiTou }  la  féconde  ,  qu'il  fait  qu'il  fauc 
porcerpatiemment  le  fardeau  d*infûrnme  tierce  ,  qu'il  n'y  a  aucun  mai  aa 
monde  que  la  coulpe  de  quelque  méfait ,  6C  qo'il  n'y  a  pornc  Ion  de  conlpe^ 
quand  il  nous  fiirvienr  une  chofe  ,  l'cvéncmcnr  de  laquelle  niaos  ne  pouvons 

Îngarder  par  notre  uiduihie.  Voilà  Içs  trois  médecines  que  Cicéron  ordonne 
cei^  ^m  bat  toujours ,  Vfl'fbit  «M  p«ter ,  tntr  Riifflbâl^  barbe ,  ne 
lilof^ne  moins  qu  un  etiné^  capial ,  &  qai fomriaqitimtlenifle  Acheoi 
•çcidens  :  que  (j  le  dernier  remède  doit'Cir^  reçu  entre  c«nx  qui  foncpto* 
fèlfion  du  Chndtaniftne ,  je  m'en  rappoÉte  i  ceux  que  le  Ciel  peut  avok 
comblé  de  plus  grandes  gtraces  que  mi»V,joiilt<|ttc  ceu  n6lbtt'd«  tien  poof 
réclaiccillêattiit  de  notie  matière  :  fealevReUr  dirai  -Je  que  Cicéron  fuit  en 
ceci  (comme  en  plufieurs  atirres  chof^s  fia.  rnce  d'Ariftôte  ,  te  femble  cn- 
.tièrement  approuver  l'avis  d'icclui ,  touchant  la  prédeûinacion.  Mais,  pour 
^Épcéndre  hos  premières  brifées ,  ^  toumei*  le  ni  de  motre  difêaun  vers  les 
perturbations,  il  noJùs  icôrivient  infifter  quelque  peu  fur  cette  queftion  ,  la- 
quelle a  été  jadis  mife  fur  le  bureau  par  les  Académiciens  &  Stoïciens ,  favoir 
lâl ,  fi  la  raifon  peut  cocalemeni  déraciner  nos  paifions,  oubien  H  elle  les 
mpè^ Teulemenr  ;  Se  ,.ptmt'  ihicfor  cndter  les  pmnts  de  ce  distend ,  voice 
afin  que  l'on  en  puilTe  plus  aifcment  alîeoir  fon  jugement,  nous  produirons 
Vme  ou  deux  railons  des  piuj  confidérables  de  cette  difpuie ,  6c  qu'on  allègue 
F(>mmunément  d'une  patt  &  d'autre ,  poàtle  feonen  c'hacun  de  Ùi  doârine. 
fufs  Stoïciens  foutiennent  forc1$C fecMé  que  la  crainte,  la  cupidiré,  la  joie 
&  ta  trifteffe  (  lefquelles  ils  nomment  maladies  de  l'efprit  )  ne  font  point 
oatuxeUes,  ain^is  connues  d'une  mauvaife  opinion  }  car ,  difent-ils,  il  y  ea 
deex  qui  dépendent  de'  Toniiion  dn  bim  i  lant'piélent  fiitnrj  I  tine 
defquetles  eft  la  joie  natirp6cté»'8c  émue  ooôe  iiieriice;f^iiliw,*ibte  ùiaiiière 
defouhaiter,  que  nous  pouvons,  à  jufte  tirre  ,  appeler  concupifcence.  Or, 
tout  ainfi  que  ces  deux  premières  pi^nnqnc  leur  détordre  de  trop  grande  opi- 

(ê  fondent  fur  une  opinion  de  mal ,  en  tant  que  cefte-cy  eft  une  perfuafîon 
d'un  grand  efclandre  jà  furvenu  \  celle-là ,  de  quelque  futur  méchef  :  d'où  ils 
veulent  inférer  que  les  perturbations  peuvent  être  ^cilement  retranchées , 
Topinioa  fdiHite  énint  WmJ  H^à  donttttit  »  les  At»démlciens  iiién^  tlMit  â  plaî 
quelles  ne  peuvent  s'arracher,  parce  qu'elles  prennent  leur  naiffânce  avec  lé 
corps ,  &  davantage  que  nature  ,  par  fa  grancle  providence ,  nous  en  a  nécef^ 
fairement  armés  ,  pour  faire  roidir  les  vertus,  lefquelles  les  peuvent  à  la  fio 
captiver  fous  le  joue  de  Tame  imeHigente,  ce  qu'Ahftote  tient  p6ùr  irréfiraeir 
ble ,  difant  outre  plus  que  le  courroux  fert  d'aiguillon  â  la  magnanimité.  Et^ 
poux  en  dire  ce  qu'il  nous  en  femble  »  nous  emmons  que  les  pallions  ne  fe 
peotenc  détaririer ,  Vu  mcmement  qu'elles  font  naturelles  :  toutefois  Laâance 
icertîore  que  les  vices  fonticempôcels,  psrotf  q|ié,  ièlon  fon  affévération ,  le 
«onvoitife  n'a  plus  do  lieu  eh  nous,  alors  que  nous  avons  aflbuvi  nos  appétits 
défiudonncs.  Oc  ou'auûi  V^^^^^oi^  06  nom  aigaillonne  ghu,  quand  aou$ 


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PIE  P  4  ^  Î07 

•vont  atteint  la  cime  d'honneur.  Mais  ce  tint  fîgnalépedibiilia^net'eft  poilue 
4'aventure  appcrtjU,  que  comme  die  Ovide  :  .... 

Tant  plus  a  beu  l'fr^  dropiqiu  -  "  'i  ,  . 

UM  fh»  la  foif  ie  pi^ui,  :  '       î  .-  .  n 

Et  d'autant  plus  fommes-nous  friands  d'honneur,  que  hoos  {bmmcs  honorés  ; 
&  convoiteux  ,  qnenons  avons  de  chevance^  car,  comme  difoit  ÂrcabanuS 
àXerxcs  ,  les  hommes  ne  font  jamais  rafTafics  de  fortune  ,  alors  qu'elle  leuf 
4ic  bien.  Et  qui  eue  iaauispenfc  qtie  ce  ^rand  Monarque  Ljfdien ,  lequel  s'edi- 
moit  k  Phénix  des  noQunes  ciiprofpériic ,  ayant  toujoacs  lèvent  en  pouppe, 
fe  voyant  SeigneoT  (d'une  infimcéde  nations,  recevant  tribut  des  Ioniens, 
Eoliens  &C  Doriens:  bref,  crant  comble  de  route  félicité  mondaine ,  qui  eût, 
<lis-je  p  limais  penfe  qu'il  eût  voulu j^ortec  envie  à  raccroillement  des  Perfes? 
CeMpîUai  noi]$  )^iaii\  qa^iT'iôât  feii  jftimdartis'au  Ven^ ,  qu'il  convbqoa  fei 
AUttt,  &  qu'il  foiMOjra  un  million  d'Etrangers,  pour  dcfarçonner  Cyrus  de 
fa  monarchie.  Q  lî  nr  eflimc  que  Xcrxcs  fe  fur  daigne  évertuer  d'envahir  la 
Grèce  ,  lui  qui  icnoïc  ious  fa  lubie^ion  les  Mcdcs ,  Perfes,,  Hellefponiins , 
Baiftriens ,  Cafplena  ,^&iabes  »  f^eniciens  Lycieiis  ;  kvecW^âiAté'  <i^ii< 


 —  — ^  j  I  — —  — y—  'I  —  -         -   f       -   7    ^^iT,         Ql  .     .  f   .  

S.CçKnex  que  les  vices  ne  font  point  rcmporels ,  outre  ce  qu'érdiniiremehr 
nous  voyons ,  que  combien  que  le  ciel  nous  ait  élargi  plus  de  biens,  qifénous 
n'<»iîons  pas  même  fouhairer ,  ce  néanmoins  l'ambition  &  la  convdiiife  nOusf 
tenaillent  de  plus  en  plus ,  voire  nous  font  une  cruelle  guerre.  Et  difdns  ,pour 
bat  rte  le  fisr  tandis  qu'il  cl^  chaud  ,  que  lés  Sroiçieits ,  caidaHÉ^àé^v^sf 
Ihomme  de  ce  que  Nature  lui  a  baillé  ,  fe  pîeuy«htàufl!i  alTorrir  avec  ceux  qut 
tâchent  d'ôtcr  la  crainte  aux  Cerfs ,  U  félonie  aux  Lions ,  bu  le  venin  au  Bar 
filîc.  Que  fi ,  félon  le^dire  des  Médecins  ^  |a  joie  a  fon  fîége  en  U  race ,  le 
courroux  au  fid  »  Jft.ân|voûtie  an  feie^  &  %  (^rainte  au  coeur  ,  n'e((-  il  pas 
plus  facile  de  mettre  l'homme  jdç  vie  A  rrcpas  que  d'arracher  rien  de  fon 
eAence ,  qui  eft  autant  comme  changer  fa  nature  ?  Davantage  ne  connoiifent- 
ils  pas  Ûen  que ,  biâni&lliilii'tjoas  !ed  vises od  bahAic  «MB  lé»  Vetx^ ,  i^ui 
4piveni  aéo^($»i)reaient' avoir  les  p.aflîons  [k>mf,  t^ièver«ne(plilf^*  Jie  mmns 
qu'elles  ont  la  raifon  pour  f  m  iv  -  <"  ■:  ,  fi  c'eft  une  vertu ,"' de  arer  la  rcne 
à  l'appétit  charnel ,  fi  c'eil  une  vertu  de  fe  réprimer  foi-tnème  au  plus  fort 
de,  fa  colère ,  ne  irenfnit4^s  néceffâifenënt  que  celui  qui  i^eft:  |aiiMB»  cmnf' 
Jfm  ni  de  coiicmajtiiMpdfiCdèmSltil^,  '.eft  tàlU  id%fW9^^»p4^  Pouvons. > 
nous  ,  1  jufte  titre ,  appeler  un  homme  vertueux,  qui  «ft  deftitué  de  paf-^ 
fions,  pour  laçoh^bicion  defquolles  l'ufage  de  la  vertu  morale .eOLinditué ?  A. 
kyl^riil.Wiiiftfi^iAl  y  a  polnir<&^1b!»lRoàU  n'y  a 
même  il  n'y  a  vertu  aucune  où  il  n'y  a  vice  aucun ,  en'tant'qu'içelle  partici- 
pant de  la  terre ,  à  caufe  de  cette  maffe  corporelle,  emprunte  les  patlîves  émo- 
tions ,  comme  manoeuvres ,  pour  agir  >  ÔC  exercer  fcs  foiidkions ,  n'éunc  point 

Qqij  ^ 


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308     P  I  È  P  I  Ê 

abotîiion  de  l'ame  fenfuélle  ,  ains  plutôt  le  régime  des  afFeftions  dcshônh^t^sr 
d'icelle  ,  l'aiguillon  pour  ririouire  à  une  honncte  habitude  ,  teilemenc 
qu'elle  ne  rclidc  jamais  où  il  n'y  a  point  d'outil  pour  opérer.  Par  quoi  nous 
pouvons  bien  dire  avec  les  Académiciens ,  que  c'elt  unechofe  fort  ridicule  de 
nous  cuidet  defpeftrer  des  perturbations  j4e  quoi  non-feulement  on  ne  pour- 
roit  jamais  venir  à  bout,  parce  que  la  force  &  la  vigueur  de  l'efprit  confifte 
en  Ion  perpctucl  mouvement ,  5c  faut  qu'il  combatte  alliduellement  l'ame  paf- 
fionnée  comme  une  hydre  foifpnnant  en  glufieurs  têtes  j  mais  davantage, 
d'autant  que  cela  n'elt  point  ncceîTalre,  ainçois  aucontraire  très-dommageable } 
car  tout  ainfîque  l'eau  marccageiife,  laquelle  demeure  coye  fans  ondoyer  ni 
çà  ni  1.1 ,  eft  fort  trouble  &  mal  faine  ,  femblablement,  l'efprit  .affcrardi  fera 
du  tout  inutile,  voire  dcgcncrera  dé  fa  nature',  laquelle  ell  encline  à  un  mou- 
vement alliduel.  :  ïl  ne  raut-il  pas  toutesfois  que  la  naifon  fe  comporte  à  la 
façon  de  Lycûrgus ,  Roi  âc  Thrace ,  lequel  fit  douper  les  Vignes  de  fon  pays , 
à  l'occafion  que  le  vin  enyvroit ,  &  elle  fe  doit  bien  garder  de  retrancher  ce 
qu'il  peut,y  avpir  de  profitable  en  la  padîon,  avec  ce  qu'il  y  a  de  dommageable; 
mai?  il  ôft  gxpcdienr  qu'elle  imite  en  cela  le  Prince  de  nature ,  qui  nous  a 
enfpignc  l'ufajj?  Ats  plantes  &  des  arbres  fruitiers  ,  retranchant  les  rejetons 
fup,ctnu(!,  ^J.c  1^1  ti vantée  qu'il  y  a  d'utile  j  &  ceux  qui  ont  peurde  s'enyvrer, 
ne  rcpaiiderir  p*?  lé'vin  en  terre,  "m  pareillenaent  ceux  qui  redoutent  la  vio- 
lence diis  pallions  ne  lés  doivent  p.-is  du  tout  déraciner,  ains  les  tempèrent,  ne 

f>lus  ne  moins  qu'on  dompte  les  chevaux  pour  les  garder  de  regimber.  A  tant 
a  çaifoi^  .n^itigera  nos  perturbations  le  mieux"  qu'il  lui  fera  poilible,  fans  les 
I«iî|Ur  c.r^tre.aflcunément ,  eu  égard  que  la  difpolition  de  la  partie  fenfuètle 
eft ,  p^r  jn,inicre  de  dire ,  comme  une  fertilité  naturelle,  &  fortable  à  un  champ 
plant^ireux  ,  leqiie\  foifonne  en  mauvaifes  herbes  ,  alors  qu'il  demeure  en 
fricKc  par  1^  noncHaLince  des  Laboureurs  ,  ce  nonobftant  il  rapporte  beaucoiip 
de  bons  fruits  après  'avoir  été  cultivé  :  êc  l'homme  fe  voit  fouillé  d'une  inh- 
nitc  de  vices  contagieux  ,  lorfqu'il  ne  lailfe  point  tenir  le  gouvernail  à  la  rai- 
fon ,  coimnp  ,  au  contraire  ,  il  ne  peut  failljr  \  exploiter  ttiaintes  vcrtueufes' 
entreprifps^  s'il  fe  gouverne  félon  le  ^noyvértent  d  iceller  '"'f** 

^"rPIER^lE'PAPARIN  ,  de  Montbrifon  en  Forefts ,  Évoque 
&  Seigheiir  de  Gap  en  Datïphiné ,  a  paraphrafé  en  François^ 
odantc  P/ijmes  de  David  ,  avec  (c  fens  Allégorique  ,  félon  la 
vraie  intelligence  des  Prophéties  d'iccux:  enfemble  uneRemonn^ 
trance  aUx  Pafteuf s 'Chrétiens  &  Catholiques  ,  traitant  de  la 
confbmmaqoh.  de  ce  monde  ,  &  du  fecondl  a^vcnement  de  notre 
ncu^i7€^^V•Chri^l ,  imprimés  à  Paris  if^j^^.  pçir  Nicolas' 
Chefneaii,  1582  *;  LtpMt'tfv 

^f[^y^g.f.jfCROiX  J>V  MAiSEj^les  notes,  au  même  Article, Tora  II, 


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Ptfi  ele: 

PIË6.RÉ  PASCHAL.  S'il  nTétdtt  lôifible  de  mettre  eo  cette. 
Bibliothèque  Cous  ceux  qui;iè  vwtent  d!avair  ^rît  des  Livrçs» 
&  qui  veulenc  qa*on  les  en  croye  ^(kns  toutefois. qu'ils  fallent- 
voir  aucun  échantillon  de  ce  qu*t]$  pi^qincttàîc  »:qui  doit  être; 
(à  ce  qu'ils  difent  )  monts  &c  merveilles. «  .j.*aQginenterois  le. 
nombre  des  Auteurs  de  plus  de  la  moitié;  mais  .mon  deffcin 
érnnt  éloigné  de  cette  intention  ,  je  n'y  ai  enregiflré  flnon  ceux: 
dont  j'ai  vu  les  (Euvres.,  ne  voulant  avancer  faux  ti:  f  uf^polcs 
faits  à  mon  elcient,  ne  croire  a  crédit  les  propos  que  pluiicurs 
avancent,  fi  Tcffec  ne  m'en  eft  bien  apparent.  Gar  il  s'en  crouve 
quelques-uns  entre  les  mains  defquels  la  vérité  même  feroic 
fbupconnée  :  parquoi  ne  m'cnvoye  qui  voudra  le  Catalogue 
fcul  de  fès  Œuvres,  ains  me  falîè  voir  icelles ,  autrement  ne 
penfe  d'être  va  ici  non  plus  qu'un  (je  pailèrai  Ton  jiom  ibus. 
filence  )  lequel  in*a  baillé  un  grand  ca^-nec  fie  inventaire  âei 
livres  qu'il  dit  avoir  compoies ,  n'ayant  encore  vingc-fept  ana 
|Nifl&  y  «n  nombre  de  cinq  cens  vdumes  ^  ornés  des  ^lus  beaux 
titres  qu'on  ûuroic  oncque  imaginer»  &[jqm  tient  plus  de.cen& 
pages  :  chofe ridicule  &  incroyable,  voirè  impoffible:  vu  qiie  la 
vie  de  l'homme  la  plus  longue  (  à  déduire  les  hesres  eTquelks. 
il  faut  que  le  corps  prenne  fa  réfcâion  &  Ton  repos,  l'une  à 
manger,  l'autre  à  dormir  )  ne  ferbit  ballante ,  je  ne  dirai  pasc 
d'écrire,  mais  feulement  de  lire  le  quart  de  tant  de  volumes.  Il 
s'ert:  bien  trouvé  un  Marcus  Varro  '  Hclîuo  *,  lequel  (an 
témoignage  d'Aulugelie  ,  au  chapitre  dixième  du  troiiïémc 
Livre  des  Nuits  Attiques)  étant  entré  en  la  douzième  femaine 
de  les  ans  ,  à  lavoir  en  l'an  quatre-vingt-quatre  de  fon  âge  ,  Te 
trouva  lors  avoir  écrit  feptance  femaincs  de  Livres,  qui  font  le. 
nombre  de  quatre  cens  nonantc  ;  defquels  il  y  en  eut  la  plu» 
grande  partie  qui  fe  perdirent,  lorfque  fes  Bibliothèques  .furent 
pillMS  .du  temps  de  îa  profcrtption  fie  exil  :  duquel  Varro 'làin^ 
Âugttftin  au  fixiéme  Livre  de  la  Cité  de  Dieû,  dit  s'émerveillec 
qu'ayant  tant  ^u ,  il  aye  eu  le  loifir  d'écrire '&  qu'ayant jtaiiK 
écrit»  à  grande  peine iê  peut-il  croise  qu'il  y  (uihomnne.qui  ay^ 


jio     PIE  PIE 

ptt  fane  lire.  Toucesfois  û  cela  n*e(l  da  tout  împodible ,  il  feroit 
encore  plus  paflàble  &  croyable  que  n'ed  la  multitude  des 
Volume?  qu'un  autre  donne  entendre  avoir  faits,  prodigieufe 
certes  de  la  moitié  plus  ,  fe  vantant  d'avoir  écrit  huit  cens  volu- 
mes ,  conrenant  trente  miile  cayers  ,  &  a  bien  été  fi  éhonté  que 
de  le  publier  par  écrit ,  comme  fi  on  dévoie  applaudir  a  Ion 
impudence,  &  les  moins  clairvoyans  ne  la  fuflènt  connoîcrc. 
Quant  à  mot  je  penfe  que  tous  les  deux  nom  pas  fait  feulement 
une  Pcnode  de  ce  qu'ils  dîfcnt ,  &  jufqu'a  ce  qu'ils  m'auront 
communiqué  leurs  (Euvres,  ne  faut  qu'ils  s'aLLtndcnt  d'avuir 
place  ea  cerae  Bibliothèque ,  laquelle  je  ne  veux  farcir  de  telles 
împoflures.  G'eft  pourquoi  je  leur  m  renvoyé  leur  Catalogue 
avec  «vis  de  le  baïUer  su  fiear  de  la  Croix ,  qui  ne  différera  leur 
donner  lieu  honocaMe  en  laiîeniie ,  comme  il  i«tcà  plufieors^ 
dont  les  uns  ne  fiirent  |cniaîs  en  nmnre ,  au  moins  s'ils  le  lÏHit» 
n'ont  rien  écrit,  (ûafi  que  InifQiême  le  conkSt  »  &  je  m'ailîire 
bien  que  les  antres  ne  pensèrent  oncque  à  écrire ,  ou  tra« 
doire  les  Livres  qu'il  leur  attribue.  Ce  qtt*il  fiûc  volontiersr 
(  crois-je  )  afin  de  rendre  Ton  volume  fins  gros  &  ample.  Mais 
à  quel  propos  (me  dira-t-on)  ameoé-je. cea  ^  ayant  à  parler  de 
Pierre  Pafcal ,  puifqu'on  n'a  rien  vu  de  lui  en  François ,  ou  s'il 
n'a  rien  écrit ,  à  quelle  occafînn  l'ai  je  mis  ici?  A  quoi  je  répon- 
drai qu'il  n'y  eit  en  rang  d'Auteur  ,  mais  d'un  pur  abufeur  du 
monde,  qui  repaifïbit  les  gens  de  fumée  au  iieu  de  rôt ,  &  qui 
avec  cela  fut  rirer  de  l'épargne  dcroxe  cens  livres  de  gages  par 
chacun  an  ,  pour  faire  l'Hiftoire  de  France  :  &  pour  en  donner 
bonne  éfpérance ,  femoit  de  petits  billets  portant  ces  mots ,  F. 
TaJchaJu  Uher  quanus  r&rum  à  Francis  gcjhrum  :  jaçoit  qu'il 
a'en  eât  ptsiaîclèiileaient  ù%  feuillets  lorfqu'il  mourut.  Dequoi 
Adrian  Tnniebus,  Profêflènr  Royal ,  qui  n*avoit  qoele  tiers 
de  tels  gages,  faiciiqu*îi  méritât  tvois  fins  davantage,  dépité  de 
voir  la  France  ainfi  baillée ,  fie  une  Satyre  comre  lui.  J'en  n  va 
à  Paris  au  logis  de  la  petite  barpe,  rue  de  la  Harpe,  tout  ce  qu'il 
m  aroic  £ûteo  (à  vie,  qui  ne  pallbit  pas  dn  oa  donie  f«uilletsir 


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PIE  P  lE  jii 

que  s*en  allant  il  ttvdirliifl&  avec  quelques  harâes,  ^  Ton  hôte 
.nomme  Maugis ,  pour  gage  de  la  fommc  de  cinquante  écus  Col , 
qu'il  lui  devoit  encore  ,  de  relie  de  dcpcnfe.  Cependant  le 
bruit  qu'il  avoicicmé,  « ààt  câéfarer  Tes  loutoges  par  Ronfard  Se 
autres  ,  qui  s'attendoîent  toujours  tîc  roir  fortir  en  lumière  une 
belle  &  dode  Hilloire  digne  de  lui.  Môme  après  Ton  décès  qui  ad- 
vint à  Thoulou/e ,  on  lui  drefla  un  grand  tpitaphe  qui  fe  voie  au 
Cloître  de  l'Églifc  faint  Eflienne.  De  pareille  cfpcrance  nous  a 
entretenu  par  plufieurs  années,  le  fieur  Montaigne,  Prcfident 
aux  Généraux  des  Aides  à  Montpellier,  ayant  promis  une  autre 
Hiftoire  de  France,  grande  &  accomplie  de  tous  points ,  de 
laquelle  fait  mention  le  fieur  du  Haillan,  en  la  Préface  de  la 
ùumc,  fyas  que  depuis  il  en  aye  publié  feulement  un  cayer  j 
qui  me  fait  dire  qu'il  o*cn  a  pas  Ikit  pâme  de  ce  qull  a  promis  i 
ou  bien  s*e(l  trop  Ait. attendre :  s'il  la  tient  gueres  davantage 
redufe  »  on  peut  bien  dire  quV>n  ne  la  verra  qu'ans  Calendes 
Grecques.  Je  le  puis  donç  biefi  accoupler  avec  Pafcal,  duquel 
(amfi  que  je  préfume  )  lûfl£hîm;dii  Bellay  a  entendu  parler ,  & 
de  tous  ceux  de  fa  forte,  en  un  endroit  d'une  Êpttre  traduite 
du  Latin  d'Adrian  Turnebe,  fur  un  fiouveui  moyen  de  ftire 
ion  profit  de  Técude  des  klim»  ^ien  vers  iluvans  : 

//  u fiuù^qtuJfutfçiB  i  fik  M  fih  j  Jiik  mfnfi  ^ 

Ecrire  finement  quelque  petite  ckofe^ 
Qui  fente  fon  Firgde,  &  Cicéron  aufft  ; 
Car  jitu  as  des  mou  tant  feulement  fouet. 
Tu  feras  bien  groffti^  &  bunbau  j  ce  me  fcmhUi 
Si  j  par  art ,  tu  ne  peux  en  accoupler  enfembte 
Quelque p<u  i  car  ici, par  un  jpei'u  ch^-d'otmrt^ 
^Jfe\  wiurûfmU  ffaamrft  itfcwmt» 
Jt  JK  VOIX  toutefci*  fil  onh fé^t  imorimer  }  . 
Car  ,  ce  qui  eft  commun  y  fe  fait  défejlimer^ 
Et  la  perfection  de  l'art  ejl  de  ne  faire, 

jtins  montrer  ilédàîipuru  que  fait  le  vufgtun» 
Même  ce  qià  fera  des  autres  imprimé. 
Afin  que  tu  en  fois  plus  favant  ejlimé , 
Il  te  le  faut  blâmer  ;  mais  il  te  faut  élire 

Dtt  kmun  à  propos  ,  pour  ut  aiivrag^Sit^ 


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PIE  E  l  £ 

Ft  n'en  faut  pas  beaucoup.  Avec  teïtes  faveui^y 
Récite  hardiment  aux  Dames  &  Seigneurs  j 
Tu  feras  favant  homme  ^  &  les  grands  pcijonna^es 
Te  feront  du  prêtas  j  ^  feras  à  leurs  gages     '  •  • 
Mais  fi  tu  veux  au  jour  quelque  chofe  éventer^ 
Il  faut  premièrement  la  fortune  tenter^  ,  : 

Seau  y  mettre  ton  nom,  de  peur  du  vitifirt 
Q«*i0i  et^ant  eAottif  porte  au  nom  de  fîm  père  ;    ;  ' 
Car  ,  en  celant  ton  nom  ,  d'un  chacun  tu  peux  Heu  •  • 
Sonder  le  jugement ,  fans  qu'il  te  coûte  rien , 
lymtuuu  qme  tels  éâits  vaguent  fans  «oanoiffànee^ 
Ainfiqu'enfahs  trouvés  ,  publiques  de  naijfance» 
Mais  ne  faut  pas  aufji^fi  tu  les  vois  louer , 
Maifire^père  &  auteur  ^  pour  tiens  les  avouer. 

Le  plu  sàr  ttnttefois  ferait  en  tout  fe  taire  j  ■ 
Et  c'ejl  un  hcau  métier  ^  &  fort  facile  à  faire  ,  . 
Le  faifant  dextrement.  Fay  courir  qu'entrepris- . 
Tu  as  quelque  Poème  ,  &  œuvre  de  haut  pris  j 
Tout  fouda  'in  tu  feras  montré pami  la  nUe^  > 
Et  feras  ejlimé  de  la  tourbe  civile. 

Un  v  'uux  rufe  de  cour  naguieres  Je  vantait^  ' 
Qae  de  ta  RépahHqiie  un  'éRfioursil  traitoii  ' 
Soudain  il  eut  le  hruit  d'dvolr  épuifé  Rome  y    i  .   ..  î 
Et  le  ff avoir  de  Grèce  j  &  qu'un  Jîfavant  k^mrkc 
Que  luy  ne  fe  tr^çu^oU'  JP^r-là  il  fè.  pouffa  y 
Et  aux  pàù  hauti  h^ut^i  dk  'PofitSi  f*avah^a. 
•  Ayant  '  mouché  les  Koès  ,  avec  t^le  pratique  «  • 
Et  fi  n'avoit  rien  fait  touchant  la  Répuhli^ie^ 
Toutesfois  cependant  qu'il  a  été  vivant  j    •  '  '•  *  ' 
//  a  rwurry  ce  èYuit  ^  qui  le  mit  en  avant ,       .  '  ' 
Jufqu'à  tant  que  la  mort  fa  rufe  eut  découverte  ^  ' 
Car  on  ne  trouva  rien  en  fan  étude  ouverte^ 
Auiijpar  la  feule  mort  ^  au  jour  fut  révélé 
Le fard^  dont  il  s'étoit Ji longuimâu  idd,'"  '    '  .  ^' 

(Quelque  autre  dit  avoir  entrepris  un  ouvrage 
Des  plus  illufires  noms  qu'on  life  de  notre  âge  j 
Mt  jà  douT^e  ou  quinze  ans  nous  de f  oit  par  cet  an  y 
Mais  il  accompUn  fa  promeffe  plus  tard 
Que  l'an  du  jugement.  Toutefois ^  par  fa  rt^^  * 
Des  plus  ambitieux  l'efpérahce  Ù  abufe  ^  *       '  ^* 
Car  eeiae-là  qui  font  plus  èlè  la  gtptf*  èavitilx  ^ 
Le  flattent  à'l'envy  j  &  tâchent ,  curietix. 
De  gagner  quelque  place  en  ce  tant  docle  livre  , 
^çor  à  tout  Jamais  leur  biau  nom  faire  vivrcy 


;piE  ^ïi  M. 3 

"'  Ce  trompeur  y  par  fon  art  j  irh-nche  s*  cjl  tendu  i  ,' 

.4  .  }  .'-  •       £f  j'q/j  jîicfice  aux  Rjy  s  chèrement  a  Vendu  j 

JVoyant  en  l'eau  d'oubli  les  beaux  noms  ,  dont  la  gloire 
t     SI*!*  /     ^eroit ,  fans  fes  écrits ^  d'éternelle  mémoire^  ,  .î  ~  '[^j^'^t 

*  Car  les  P arches  menteurs ,  faux  ,  il  furmontera  i       ^     •  .  , 

S|l^P  t  Et  nul  (  comme  il  promet  )  ri'immhrtarijera  ;        '     *'*  "'"^ 

.*é»tVi         Mais  il  peindra  le  nc{  à  tous  j  6',  pour  fa  peint  -  ilo  iVâ'ty  I«trt 
.  I.     £)e  les  avoir  trompés  d'une  ejpérance^vaint  j  [^Jf{('^  /ItibA  i  l'J 
Dejfus  un  cheval  blanc  fes  monjîres  il  fera 

-TlWÛf  Ob  ^        ^'^        '  ^  '^'^  ^^-^  aux  gages  il  fera,:-  •  -T^T.^'T* 

'  Cejl  un  gentil  appas  ,  pour  les  oifeaux  atfraire  ^  : 

Ce  que  d'un  autre  dit  le  co^ttMart populairéi'       ^  *  ' 
3|li,)Sltôh}Ii<   Qui  par  les  £aiarets  toui  exprès  lééiaiffoit  '    flS  *)J 

Quatre  lignes  d'un  Livre  j  iy  outre  nepaffpiti  -,  '-)J*^  ?î)»i!&'J>'.* 
"   ^vec  un  titre  au  front  j  qui  fe  donnoit  la  gloire 
B  3  />Vrr<:  le  livre  quart  de  la  Frunçoife  HUioirt»  » 

*a'-tr«.«..  donc'ques  ,  je  te  piy  ' ^  niera  que'.cejlui-'cy  '  >  ,  i  •  v 
*  «ngliqC-  fait  des  plus  heureux,  fans  fedbnner  foucy^  V  .  „ 
.X^^  l  (  On  Qld  quatre  livres  pttttde  q^tn  ligati  fairt,  Jir:  V.lWl  .  Ontl 
JIO  70 1  al/  Q^'  ^  '^'^^ '^^^'^  montré^  du^  vulgaire  ^i^ioUbny  D 
lÔuUHia-  Q^^P<>^rceladeFrançe  eji  ditl'Hflon^^^       jn^iHqm.'îO  3b 

£f  auquel  pour  tela  on  jait  Beaucoup  du  bien  r  ,  "    '  .  - 

Au  rcflc  je  n'ai  vu  d'icelui  Pafcal ,  autre  chofe  qu'une  Oraifon 
■bu  Harangue  en  L^itin  y  par  îui^pronortcéc  au  Sénat  de  VeniH;^, 
cpncre  les  meurtriers  de  Jean  ^^c  Mauléqn  i  ipt  aptrç  (Jcs  Ioix„ 
faite  à  Rome,  lorsqu'il  prit  Ton  degré  droit ,  &  quelques 
"Épîtres  Latines,  écrites  en  fdn  voyage  d'Italie  :  le  toùt  rciPndî- 
gnant  à  la  vérité  qu'il  étoit  cloquent  &  bon  Orateur  en  Latin, 
^  imprimé  à  Lyoo  ,  .mT'a"-  par  Sébaftien  Gryphiug ,  Pan  mil 
cinq  cens  quarante^huit  :  plus  l'Eloge  du  Roi  Henri  IlVéçrit  aufTi 
gi  latin  ,  &  impf'irap  pif  Vafcofan.  L'Oraifo/i  au^Sé- 

pS^e  Venife  a  ctc  «induite  ;en^  François  par  Pierre  de  Mayleon, 
Prothonotaire  d'LJrban  ,  &  l 'illoge  par  Lancelot  de  Carie,  Evê- 
que  de  Riez,  comme  j'ai  dit  çi  dèv^ht. 

)7\    .    .  :    .   I'        ir  I    ..1.    -j:  .  >    •.  :  .  '  '* 

'  >*  ©li  VetAeV ,  pTlartc,  on  cec^ndtbie  tle^yarrort ,  >l*appell«  MarcasVairo 
.ift/^i^.JS»iitMomaàièrexl'cpitbèce  ^ lil avbit^ atx  mots  Afarcwjf'.ronrDi^Ijoiof, 
en  lulique,  Uhrorum  Uclluo  lui  afiiroR  paraoïuié  ce.  iiiBltt<»c.tfe  Latin 
r,n  François  \  mais  'a  été  à  lui  quelauc  <jhofc  ck  bici^  ridicule  ,  fi  ,  fur 
Vatron^  'été'l»f)t)ôi<;  *qu«U]tt^  part  ZiA«)W  Hellko  ,  \\  i'  txn  que  l« 

liijaLiorjH.FRAN,  Toin.  F.Dv  Verd.  Tom.  m.  .  R  r 


■  -  "1 


314     PIE  PIE 

motfeul  Helluo  pouvoit  être  le  furnom  <ic  Varcon.  —  Voy.  La  Choix 
Mainb  ,  &  les  notes ,  au  mot  Pierhb  Pascual»  Tom.  11,  pag.  joj  fie  504. 
(M.  DB  iaMonkotb). 

PIERRE  PESSELŒRE  ,  de  Cimz  Germain  d'Auxerre,  a 
traduit  en  Frànçois^  un  Traité  de  faint  Jean  Chryrodome  ,  que 
nul  ii*eft  ofiènré  ûnon  par  foMéipe  \  imprimé  à  Paris  ,  m-^* 
par  Adam  Saulnier ,  1 5  43 . 

PIERRE  PICHOT,  Me'decin ,  en  la  ville  &  cité  de  Botir- 
deïiux  ,  a  écrit  brief  AvcrcifTèmcnt  pour  fe  garder  de  pcile , 
colligé  des  Livres  d'Hippocrates ,  GalcA  &L  autres  anciens  & 
exceliens  Auteurs  i  imprimé  à  Agen. 

PIERRE  *  PITHOÙ Avocat  au  Parlemenc  de  Paris  »  t 
écrit  ks  Mémoires  des  Comtes  héréditaires;  de  Qiampagne  & 
Brie ,  imprimés  Fans  v«^4*»  P^  Robert  Eftiemie  ,  1 57a. 
Généalogie  étà  Comtes. héré<Ûcaires  de  Ttoyes  6e  Meaux ,  ou 
de  Champagne  &  Brie^iMpri qiée  à  Paris,  eja  table.  Bref  Recucii 
des  Evêqucs  de  Troyes ,  eh  table. 

4r  Pin^KB  PiTBoo  (  Voy.  ]!^A,Ckoix  ov  Mai^b.  y  &  bs  notes ,  «  ntmii 

Anicfe ,  Tom.  II ,  pag.  3 o<;  Ôc,  ^07  )  moaciit  le  i**  Novabbie  i  $ Il  étoic 

né  a  pareil  joaf  de  Tannée  1 5  j?';  amR  'î  vécnt  cixK^ance-fept  ans  complets. 
Depuis  i^aedu  Verdier  eut  piijEé  fa  Bibliothèque,  Pierre  Pithou  imprimes 
dent:  Ouvrages;  François  :  le  premier  eft  indoué  Kaipms  y  f&f  kfyadU*  il  tft 
prouvé  qut  Us  Evites  de  France  ont  pu  donner  l'abfolution  à  Henri  de 
Bourbon  j  Rû;  de  France  (Henri  IV)  I593,  L' Auteur  crut  devcnr 

fupi^éfei  que  cet  Ouvrae|e  croit  iraduic  dé  Tltalien  \  mais  il  fut  composé  en 
Fr3Qçc>i9,ifie  l'année  fuivame  tiadiuc  ««  luan.  Kî^Kia  pi^ia  enfuite  Imb 
Tnirc  de;  Libertés  de  l'EgUfe  GalUcaru  jVzâs  j  i$-94,  'm-\x.  Ouvrage 
célèbre,  réimprimé  piufîeurs  fois  depuis.  M.  de  Thon  a  fait  le  plus  ^and 
•éloge  it  Pierre  Pithou  (  Hift.  Lib  CX  Vil  )  ;  "  Des  que  j'appnr,  dtt-il.b 
m  amorjàtxet  iUoftseanu,  pot»  qui  ienTayois  sien  de  caché,  àqiM  |e.fiHlaiB 
»  part  de  mes  crudcs  &  d?  mes  penfées ,  \t  me  fcnris  reîïcment  décoor:^  p 
»  que  je  fus  tenté  d'abandonner  la  conànuauon  de  mon  Hiftoire  «.  La  vie 
*étwi⻥kàÈtmw4ié  étaice  par  Jofia»MeKier,  PapyreMii(Ki9Loy£el , 
Jcao^BotTin y«ac^mfBejitMr M;  Gtofl«y.  OnftmteMmmifkViÊetm^ 

fimm^-  Pj^éfidcnr  ca  U  Cour 


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PIE  PIE  jix 

des  Aides  à  Parts ,  a  écrit doâetfieilCy'Traîcé  de  la  vocation  & 
manière  de  vme ,  à  laquelle  chacna  eft  appelé ,  divifé  en  deux 
livres;  imprimé  à  Paris ,  in-40.  parFedericMprel,  15^1..^ 
depuis  râmprinsé  par  Robert  le  Maignier  ,  1574.  de 
dtftingué  par  chapitres  »  ce  qtt%  ii*étoiénc  nnparavant.  Du 
droîc  ufage  de.  la  Philofophie  morale  ,'àvec  |a  Doârine  Çhrfr* 
tienne.  Livres  trois ,  imprimé  à  Paris ,  i/t-S**.  par  Federic  Morel^ 
15^2.  Traité  de  rexcellence  de  l'Homme  Chrétien  &  manière 
de  le  connpicçei  imprimé  ia-8\  /ans  nom  d'imprimeur  &.  date. 
Cédnmqiie — Fs  tm.i  ?la  teasj^  Angolijînœiyin  fummo  tribu- 
tàrumveSigaluimquctribunali  Lutctics  Parijiorum  RegiiFatroni  ^ 
pojlcà  Prœjldis  ,  Paraphrajîs  in  titulos  Injiitutlonum  Tmperialium 
de  Acl'ionihus  ,  Exccptionib us ,  5*  intcrdiSis.  Scholïis  fcorsùm 
margini  é^ofids  f  PariJUs ,  t^^^^u.i^pn^^Qaljtomm.à  JPratO^ 
1^48.    ■'■    ■■  ■'  \       '  .        •   .  ;i  ^ 

^Voy.L(k.CB.oix  oo  .Maiki  »  au  même  Ârcicle,Tom.U»iM^|07,  ^ 

Au  jpromtr  Livre  de  la  Vocàdon^ 

{Ce  tnoc  de  Vocation  tiré  du  Latin ,  figntfie  C9  à  quoi  l'on  ed^ppel^ ,  biaii 
toutesfois  d'autre  éncrt»ie  que  le  mot  Vacation ,  François  &  vulgaire ,  (igiiitUnc 
ia  mamcce  de  vivce  à  Usuelle  chjicun  v;^aue.  Car,  ouccc,  ce ,  nous  e(l  %nififS 
fax  ce  iBoc  de  VocetioD  t.texpcès  yoalotr  je  piea>;Mn^>rm»  à  L'étaç  ^  oondi« 
non  deyie ,  en  laquelle  nous  fommes  »  copime  ï  icelle  ,  par  lui  appelé^.  Kt 
pour  en  donner  la  définition  ,  nous  dirons  que  la  Vocation  de  l'hotnine,  h'eft 
autre  chofe  finon  la  manière  de  vivre  ,  à  laquelle  chacun,  non  par  forcuoe» 
mû»  par  cectaine  pnmdence  ^  Dieu ,  eft  appelé  ,  i  la  confervacion  de  l*o9* 
dre ,  police ,  ^  gouvernement  de  la  vie  &  fociété  humaine.  Tout  ainfî  qu'as 
contraire  ,  par  ce  mot  de  révocation  eft  fignifîé  le  contre-appel ,  ou  pour 
mieux  dire ,  le  rappel ,  de  U  manière  de  vivre,  i  laquelle  l'on  étoic  auparavant 
appelé,  non  plus  fortuit  que  la  vacation,  nemoiiis4e]a^piCMridence  de  Dieu, 
&  à  la  confervirion  aulîi  de  l'ordre,  police,  &  gouvernement  de  la  vie  (S:  fo- 
ciété humaine.  Maintenant  convient  favoir  qu'il  y  a  deux  foctes  de  vocatioas 
I  une  qui  eft  générale  ,  Bc  appaitîeiic  ^alemei|t  ,&  indtfft^nunent  â  tQOS  t 
ftotre  porricunàte ,  qui  appartient  diftinâemeiîtie  lîSparéqient  à  un  chacua. 
L'une  contemplative  ,  &  l'autre  aAive  ,  d'autant  que  l'homme  créé  pour 
vivre ,  non  comme  les  herbqs  U  les  plantes ,  ne  ^ême  comme  les  bcces  bçu* 
•eft  vivant  fenfueUenient  »  mm  félon  la  raifoâ  ooUbqi^  en  l'teiicemleineiic» 
propre ,  partie  à  la  fpéculation  &  contemplation  ,  partie  i  l'aâion  ,  c  fl  par- 
tîcipaiic  de  deu](  vies  ;  l'une  dciquelles  |^  en  U  comempl^don  des  chofes  diL 

Rrij 


tout  réparées  dU  corps ,  i^Tautre  enr^Ç^n^'icelai  ;  derqaelles  nous  tirons 

cette  divilion  gc!K-iali;  de  l.i  vocation  ,  par  laquelle  nous  commen(jOns  ,  ap- 
pelant rimé  gcnciale  &  l'Autre  parnculu  re  -,  non  c^ue  tous  rie'  fàyons  égale^- 
ftient  8s  en;géhéral  appelés  &  propres  autant  à  Tuiie  <|u'i-r&biae:j  tpa\s  poui; 
tfotant  que  cptcrjfoi^tTies  itid^fEneaiinenc  appelés k-céo^çf^nce  ,  fj^^^^^ 
tion'&'  contem^latioude  Dieu  ,  6c  tiiftincl.'men:  &  diffcreniinenr  à  l'adion 
féloa  U  ditfcrence  de  chacune  paccicuUèce  vûçaùon,'Car  tout  aitiiï  :qne  ^(ê< 
mémbreiaii-coM  tÀni  ibhxné/pimêU^mm^  .^  tléàxaiÊàk 

t»»iM'e'rééi'i-ttli0^fiU,  ifavoir  â  k  confefVau<^4  du, corps  en  pn^r^}s(|90 
étant  tous  pari;iculièrement  deftinés  chacun  en  notre  manière  de  vivre,  noilS 

liji^lé  i  fa  conno^-ài^aîlftour  Se  ùhtort  avèclui,pouPa^rèstri4)a^  convoi  ce 
«régler  chacun  f-i  vocàtiott^ manière  de  vivre  parriciihere", feton  l'oidre  & 
police  à  tous  ocdooiié  ^ac  ^a^i^  eu  laquelle  git  la  feule  vraie  &c  parfaite 
règle  de  l»vte  &  foci^.Éîmain^,  &  laquelle  fi  une  fois  pouvoit  bien 
'entrer  en  nous,  toutes  Iqs  vocations  particulières  qui  appavrl  i  l'infti- 

^ution  Se  réforWùtlon  des  mn:urs-<lç  l'Ii  innic  ,  dont  nous  avons  ct-aprcs  à 
traiter ,  cefferoient  comme  inutiles  ce  luperriues ,  àc  ne  feroit  ncceffàice 
d'en  parler.  Car  qu^  befoin  feroit-il  de  DoÛeqr^,  Précepteurs,  Magiflaiits, 
ou  Supérieurs ,  ou  .lucre  poftcc  publique  ou  domeftiqne ,  fi  l'erirendement 
ou  vie  de  l'homme  ctoir  ainii  de  foi  par  telle  union  ôc  perfeâion  en  charité 
êc  amitié  régie  &  gouvernée  ?  £unt  bien  véritable  ce  que  dit  Âriftoce ,  que 
*lfè.<dt  l'imicié , 'il  nc(t befoin  de  fuftice  -,  pour  autaiH qtie  VàIBsè lift jiilnc^ 
iiVft  diirre  que,  rendre  i  chacuti  ce  qui  lui  appartient,  ce  que  l'on  apperçoK 


pàts' rapporter 

•fommef  app'elés  ,  nous  ne  voulons  connoître ,  obéir,  ni  aimer  fînon  nou«* 
*mhnes  ,  metrapc- tout  notre  coeut^  fiance'eii'tfoas,' c*e(Ni-4ire',  en  nocce 


appartient.  Pacquoi 
réprimer  &  coiufenic  cette  foreur  &  outrecuidance  de  l'homiw  pat  Jpùb 
ftécé^ ,  6nfdgniân4ns ,  difciplihesvdAdMKS ,  ^magiftrats ,  ^bivM  »  pOW 
&  fupplice?,'&  introduire  lés  vocations  en  diverfes  fortes  &  manières  gran- 
dement nécenaircs  pour  l'indigence  ^  infirmité  de  l'homme  ,  &  à  lui  ainfi 
ordonnées  ,  comme  un  exercice  propre  pour  fe  ranger  à  l'ordre  Se  poUce 

déref  la  (îneolièce  bonté  de  Dieu  en(- 
Vèi^  nron$  ;  lë^d'  combien  que  de  fcii-m^mé  (h  tel  eût  été  fon  bon  plaifirj 
'éût'biàt  pu  p?r  lui,  fes  Artgei,  ou  autrement,  puvenier  &  adminiftrer 
tootè^  chofes  j  ijoatefois  il  lui  a  plu  raiit  honorer  1  homme  que  de  faire;  par 
lui  >  comihe  fien  îpftmmenr ,  fon  dsavie;  voulant  ainft  par  manuel  cmePt 
iôduftr ie  fie  moyen  dépÉtci  à  mi  chaam  ;  (àon  qu'il  loi  pUic ,  aan».tmtài  m 


f 

i  y*. 


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PIE  Pif;  ,,7 

lien  iTamitié ,  afin  que  l'œil  ne  pftc  £re  ftoz  vwjit ,  pu  |a  t^re  aux  pieds ,  je 

n'ai  ^ue  fxiv:  île  vous  ,  &  ainlî  des  autres.  Car  autrement  fi  chacun  eût  été 
.jfuâilaut  pouf  loi,  Hc  fe  tut  connu  n'avoir  beloin  d'aucrui ,  i orgueil  &  fierçé 
i^i^lH^iiune  e(k  telle ,  que  Ton  n'eût  vu  régner  que  dédain ,  mépris  &  a^pçf 
i^àl^m,  &  confcqucinmcnt  toute  dillîpacioa  .8(  dé(b(dre  de  nature  itf  ^i6$!^ 
'  ii ity  fponde.  Et  voilà  quant  à  la  vocation  gcncrale.  Au  regard  des  voçitîops 
tfirTCU^res  d'uff  chacun  ,  il  convient  favoir  que  toute  vocation  confîfte  c«i 
en  olfice  privé,-.  c*ê((-4-dire,  exercé  par  perfonnes  privées  :  ou  bien  office 
public  (jxcrcé  par  perfonnes  publiques.  L'office  privé  confiée  partie  en  office 
.  occononuquc ,  c'ell-à-dire ,  domeftique  ,  comme  en  la  conduite  &  gouver- 
..nement  de;  femme ,  cnfans,  maifon  &  famille  ^  partie  en  autre  otiice  8c 
.  muiièfe-de-vivre  en  j^énéw'âé  perfonnes  privées ,  comme  font  les  arts  mé- 
caniques ,  Se  métiers  que  nous  déduirons  ci-après.  L'office  public  confifte 

Êartie  en  rcgle^nent  de  l'intérieur,  partie  de  l'extérieur ,  à  favoir  de  l'état 
,  cclciiaili()ue  pour  régir  l'imérieur  &  confcience  des  hommes ,  ôc  en  l'ctac 
:foUciqpo.inftiKué  pour  la  i^ÛiJSc  tranquillité  extérieure  Se  corporelle  \  Il  car 

politique  exercé  partie  fans  armes ,      partie  par  armes.  De  toutes 
.  vocations  d  nous  convient  parUr  fommaitement  ôc  par  ordre,  &c. 

.1  avtc  la  Voâriiu  Chntithne. 

Or  tont  ce  <)fiePUcp  ,  appris  8e  inftruit  par  fon  Précepteur  Socrates ,  a  dit- 
couru  en  plufîeurs  lieux  appartenant  à  cette  Philofophie  ,  At iftotc  l'a  fuccinc- 
temenc  &  par  un  ordre  Se  difpofition  ûnguhère  ,  réduit  en  un  œuvre,  ayant 
.  «nfi  faic  K  compofê  on  corps  en  fon  enûer  de  plitfieurs  membres  diiperflîfe 
.     âc  là  par  un  grand  «rrifice.  Aucuns  venus  après  lui ,  comme  les  Épicu- 
riens ,  5c  les  Stoïques  ,  ont  plus  par  étude  de  contredire  ,  qu'autrement 
(comme  il  eft  vrai iemblable  )  fuivi  une  autre  forme  de  doârine,  non  tant 
MT  démonftndons  cetcaiiiM,  que  par  aucunes  légères  te  (rivdes conjeâuies. 
^ venus  depuis,. cuidant  cclaircir  lefujet  de  cette  Philofophie  (  de 
f  fot'toi^efois  populaire  S<  approchant  du  fcns  commun)  l'ont  traitée  par  une 
pc^fyis  quelle  manière  de  difputc  ôc  contention  fophii^ique  ,  argute  ôC 
'^fy}^9y  ficé9  telle  manière ,  qu'il  fehible  mieux  qu'ils  rayent  voulu  reculer 
,&  éloigner  d.-  la  vue  5:  connoifTlince  des  hommes,  que  non  pas  l'eu  ap- 
procher; l'ayant  çnhn  réduite  jufques  là ,  qu'au  lieu  de  fervir  a  former  SC 
compofer  les  mœurs  des  hommes ,  elle  n'a  plus  femblé  fervir  que  d'un  jeu 
iÀ*^cpfne.(  par  manière  dédire)  &  palfetemps,  à  gens  vivant  otieufement 
.aux  écoles,  fans  apporter  autre  profit.  Cette  manière  de  difpute  Se  conten- 
"ÙQfi  venue  ça  telle  eiUme  &  opinion ,  que  no^i  contens  nus  hommes  de 
.l>voirainfittlllâ^mentadwcée içecœfdence morale, 9s font        jufques  à 
l'appliquer  àTécritute,  mcuntUPliilofopiric  avec  la  Théologie,  c*e(V- à-dire, 
Je  ciel  &  la  terre  enfcmblement,  avec  telle  erreur  &  confufion  ,  qu'il  ne  faut 
.fi^ecchcr  aUieurs  la  caufe  de  coûtes  les  hcréfies,  venues  même  de  notre  temps. 


jiS     PIE  PIE 

Car  les  aucnns  &  principaux  Doâeats  de  rEglife,  forçant  de  Técolede  Pftto» 

en  laquelle  ils  avoienc  crc  nourris  ,  dcféroicnc  1  f.i  PhilofopKie  beaucoup 
plus  qu'ils  ne  dévoient.  Jadin  ,  Martyr,  venu  i  1  Eglife  des  Chrétiens»  ai 
voulue  lailTer  Thabit  de  Philofo^e ,  qu'il  portoit,  foutenant  quelaDoftrin» 
de  PlatOy  écoh  accoRdante  à  l%vangite.  Clémem  Alexandrin,  Préceptcta 
d'Oriçenc  en  même  temps ,  appeloit  Plaro  ,  le  Moyfe  d'Athènes  j  Se  Arno- 
bius  1  ap^ioïc ,  pour  même  raifon ,  le  Philofonhe  Chrétien.  Nous  lifonsque 
Porphynns  dit  quelquefois  par  rejpcoctie  i  Origene  ,  qu'ayant  flccoiitiiin£ 
<f  avoir  toujours  Plato  entre  les  mains  ,  il  l'avoit  abandonne  pour  la  doôrine 
Chrétienne.  Mais  il  efl  à  fouhaiter  que  ce  reproche  eût  été  bien  véritable, 
n'étant  celui ,  qui,  par  la  iedkurc  de  les  Livres ,  ne  puifle  juger  du  contraire. 
Temlliaii  k  cent  caofe  me  fênible  bien  dire  à  propos  que  Ffuto  éteic  celui  » 
qui  avoit  afTaifonné  la  fauflè  des  hérifies.  ^^^uj  a-t-il  de  femblance  (  dk  i!) 
entre  le  Philofophe  ôc  le  Chrétien,  entre  le  Difctple  de  Grèce  Se  le  Difciple 
du  Ciel,  entre  l'ennemi  &  l'ami  d'erreur,&  entre  celui  qui  regtate  ia  vérité  » 
&  celui  qui  la  ptefliiiaat  en  die  ia  vraie  liqueur  ?  Si  tn-ce  qu'il  n*a  ftt  tant 
faire  lui-même  que  de  s'être  pu  garder  de  Tes  embûches.  Qui  nous  donna 
'  bien  à  tonnoirre  que  ce  n'a  cré  fans  i^rmd  propos ,  que  faint  Paul  admonef» 
p>it  il  diligemment  les  ColoiUeus ,  tle  bien  prendre  garde  qu'ils  ne  fuflênt 
fttfprit  par  Philofophie  &  vaine  déception ,  lelon  les  traditions  des  lioirimes 
&  non  félon  Jefus-Chrift.  Nous  1  cette  caufc  vonlinr  rommnirement  dif- 
courir  ce  qui  appartient  à.  cette  Philofophie  >  nous  Ibmmes  en  premier  lien 
pfoppfés  traiter  d'icelle  le  plus  Amplement  que  fera  poflîble  >  pour  (a  rendts 
plus  commune  &  familière  qu'elle  n'a  été  jufques  ici  i  8c  avec  ce  nous  fom- 
me^  propofésde  faire  conférence  de  crrrc  Philofophie  avec  la  Dodrîne  Chré- 
.^enne  ,  pour  diftind^menc  faire  entendre  les  fins  diverfes  de  chacune  des 
.état ,  &  la  difRfénce  ^çaat  e&es  liieii  entendues ,  t^ai^  Vm»  te  Ywn 

pivtpxpfintUês^actv  ■ 

Au  ficattd  Ltvrt* 

Plato  parlant  de  la  nature  de  Phoninie,  la  compare  au  monftie  mam  Scella  ^ 

le  défais  duc^uel  il  die  rcfTemblcr  à  une  Vierge  ,  le  milieu  à  un  î  yon  ,  Se  le 
bas  d'icelui  a  un  cliicn  aboyant.  VnuUnt  par  là  dire  (félon  l'opinion  d'ao- 
cnns)  c|u*il  y  a  trois  ames  ou  fonctions  &  offices  d'icelle  en  l'homme  f  car 
èt  (zvoir  maintenant  fi  l'amc  e(l  une  chofe  diftinâe  &  féparée  en  plufîeutt 
parties  du  corps  ,  ou  bit-u  fi  elle  eft  une  même  chofe  indivifible  de  foi. 
comme  elle  çft  U  circonférence  >  l'enlevure ,  &  la  concavité  en  une  mémo 
cliofe  romàt  9ç  cieufe,  œU  nMmporte  tien.  VUto,  doncque  vontanc  di«t 
qu'il  y  avmc  nois  ames ,  mctroit  l'une  Sc  plus  baflè  d'icelle  «  au  foye  ,  vou- 
lant dite  que  cellç  étoit  fcmblable  au  chien ,  ptompte  &  encline  à  toute 
volupté^  comprenant  par  cette -ci,  la  vertu  &  force  naturelle ,  par  laquelle 
l'homme  prend  fa  nourriture  flc  onuflànce,  9c  par  laquelle  il  peot  engendrer 
auffi;  l'autre  Se  moyenne  étoic  mife  par  lui  au  coeur,  p.ntîe  :iccomparce  an 
Lion  »  4c  en  la4|ueUeg^lIèn(  les  paflions&  a£»âions  ,  comme  lue  ^  le  coM- 


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PIE  PIE 

fonx ,  la  joie  ôc  trifteffe ,  refpérince  &  crainte  ,  la  haine  ,  la  miréricorde  9C 
lêmblables  }  la  derce  6c  plus  haute ,  en  la  tète  ,  en  laquelle  conûfte  Imcelli- 
gence  de  Uraifon ,  la  ménaoire  &  le  jugement ,  &  la  conduire  des  mouvement 
volontaires  ,  aocomporée  à  bon  droic  a  la  Vier^  ,  comme  étant  la  Partie  b 
plus  entière  &  nette  de  tout  l'homme.  Mais  Anftore  divife  l'ame  de  l'homme 
en  deux  parties  feulement  :  l'une  raifonnable ,  ôc  l'autre  irraifonnable ,  appe- 
laiK  cette  irtaifonnable ,  en  laquelle  nous  avons  mis  la  venu  de  la  nourriture 
&  croiilànce,  laqaelb  «ft  commune  aux  herbes  ,  platUM ,  9c  toutes  auttee 
chofes  ^ui  germent  8c  prennent  nourriture  ,  dont  nous  ne  ferons  maintenant 
aune  récit,  d'autant  que  l'homme  ne  faitauciwe  aâion  veriueufe  par  icelle  : 
ht  principale  opécetion  de  eecie  partie  mtme  étant  danm  le  docmir,  pendant 
leQudl  le.méyminr  n'eft  différent  dn  l>on.  A  l'occafioo  de  quai  les  Andea» 
diioient  ^ne  la  moitié  du  temps  de  la  vie  de  l'homme ,  celui  qui  e(l  heureux 
n'eft  en  nen  diftérent  du  miférable ,  £  ce  n'eft  à  l'avemure  qu'au  moyen  des 
■wUioiei  imaginatÎDM  penfies  des  bons ,  leur  ibmmetl  Ibit  plus  donc 
9c  meilleur  ^ue  des  antres.  Cette  partie  irraifonnable ,  outre  la  venu  de  noue* 
titure  &  croilTance,  conlîftant  encore  en  une  autre  partie,  véritablement  non 
taifonnable  de  foi  9  mais  néanmoins  aucimement  participante  &  calpablf  de 
li^ciifim^  qui  eftk  partie  lènfiieUe,  lépugnant  de  £oi  àu  fitfim^meistmH 
•(£)is  telle  qu'elle  peut  être  conduite  5c  rangée  A  icelle ,  comme  nous  le  voyons 
j>ar  expérience  en  celui  qui  s'abftient  des  vohiprcs,  &  celui  qui  ne  s'en  peut 
abdenir ,  étant  la  raifon  maîtreiTe  en  l'un  ,  &  en  l'autre  la  volupté.  Mais  le 
aaeiUeur  fêta  de  dire  que  cette  partie  fenfœlle  ait  quelque  niion  en  fiii  »  telle 
^ue  le  fils  obéifTant  à  la  raifon  du  père,  ou  l'ami  u'admoneftemeiit  de  l'amie 
&  pourtant  dire  que  cette  féconde  partie  de  l  ame  eft  double  ,  l'une  en  la' 
«luelie  gît  la  raifon  6c  jugement,  comme  eft  l'entendement  de  l'homme  ;  de 
lentie,  celle  qui  n'a  la  raifon  en  foi,  6c  toutefois  eft  participante  d'icelley 
con^me  eft  la  fenfuelle.  Voilà ,  quant  i  la  partition  de  l'intérieur  de  l'homme, 
nécelTaire  â  connoître ,  pour  mieux  entendre  auilî  la  partition  des  vertus ,  les 
imes  étant  en  l'inteUig^nce  &  partie  intériearc ,  en  laoaelle  nous  avons  dit 
%tre  la  raifon ,  comme  la  fapienoe  &  la  prudence  j  &  (es  auttes  en  la  partie 
iienfuelle  6c  opération  extérieure  de  l'homme  ,  à  favoir ,  la  libéralité  ,  la 
ttométance,  &  autres  proprement  appelées  morales ,  d'autam  qu'elles  s'ac-. 
yjftent  par  bonnes  mguts&coorumes.  Cen»  ma  veulent  A  cette  csuftle—t 
oueIapi*aB  par  fes  bonnes  mœurs  8c  oeuvres  eittiMates,  ne  diÂm  pas  qa*il 
foit  (âge,  accort  &  advifé,  cela  appartenant  aux  vertus  intelledives  ;  mais 
bien  qu'il  eft  gracieux ,  libéral  6c  môdéré,  non  plus  que  pour  louer  quelqu'un 
pottc  fba  intelligence ,  connoiflânce  ic  mCon ,  Ton  ne  dit  fas  qu'il  eft  tem- 
aété,  ou  confiant,  mais  bien  qu'il  eft  fage  6c  prudent ,  qui  montre  bien  k; 
dif&ence  des  vertus  morales  aux  vertus  mtelledhves.  Les  Platoniciens  diftri» 
bue  m  autrement  les  vertus  ,  à  lavoir  en  vertus ,  appelées  par  eux  exempki- 
ses  ,  c'eft-à-dire  ,  qui ,  comme  idées ,  eilTent  en  une  par&ire  ,  vmffim  9t 
immuable  intelligence ,  6c  connoiflânce  des  chofes  céleftes  &  humaines ,  |uf- 
4|aes  i  eu  avoif  ks  patéûtçs  isiages   fiffirciyarlofei  en  l'eateademem,  Puk 


PIE  ME 

•il  vertus  app^i  .-es  aullî  par  eux  purgatoires ,  lerquelles  purgent  l'entendemôlif 
de  tout  vice ,  &  les  vertus  civiles,  qui  appartiennent  à  U  vie  ctvilc  ôc  focicté 
liamaine.  Mais  nous  laiflons  cette  divUion  ,  &  fuivons  celle  d'Ariilorej 
comme  celle  qui  nous  lèmble  plus  propre  8c  plus  commode ,  &  pour  cequo 
l'invention  de  Tes  vertus  purgatoires  .iiiili  nous  femble  mal  chrétienne  ,  attri- 
buant aux  forces  humaines  ce  qui  ne  leur  peut  aucunement  ajppaitenir.  Pat* 
<|uot  nous  difons ,  félon  Arifbote ,  que  la  verti^  fe  prend  êt  diflHfttteètt  dtfwi 
iortes  ,  ruai  appelée  intelleélive  ,  &  l'autre  morale.  L'tntelleâive  ,  ainfi 
appelée ,  parce  qu'elle  gît  en  l'action  de  rcnrcndcment ,  &■  à  caufe  de  ce 
que  la  plupart  elle  s'engendre  &  augmente  par  les  arts ,  fciences  &  diiciplines, 
9c  ftccand  bdbtn  de  1  expérience  do  remps.  Et  de  cefté-cy  Ariftote  fe  réferve 
à  paner,  après  avmr  traité  premier  de  la  vertu  mùt^é  ,  gardant  Ton  ordre 
accoutumé  :  â  favoir ,  de  procéder  premicremenr  par  les  chofes  qui  nous  (bnr 
plus  proches ,  familières  ôc  connues  ,  pour  venir  après  a  celles  qui  nous  font 
plus  loiaMiae»  &  occtdtes.  Mais ,  qnelquelrë^i  q^^f  fade ,  pôtir  en  pMiff 
ailleurs ,  C\  ed-ce  qu'il  ne  fait  aucune  mention  d'icellcs ,  j'entends  de  dilléi 
qui  font  les  principales  vertus  intclleftive": ,  regardanr  droitenient  au  Ciel*i 
ôc  l'adkion  defqueiles  fe  rapporte  du  tout  à  1  )îeu  ;  car  jaçoit  qu'eti  nous  naille 
qoelqœ  cOniïoifnincede'la  lotde'Dieu,  (3c  an  U  raifon  voye  plu^urs  tè^ 
moignages  de  lui  en  la  nature  ,  (î  eft-ce  que  la  c^nfufîon  n'a  été  petite  entre 
les  Philofophes ,  pour  le  regard  de  la  connoiflànce  d  ic^'lui  5e  de  fa  provi- 
dence, comme  il  eft  force  ,  toute  &  quantefois  que  les  cntendemens  humains 
ne  font  régis  par  la  lumièrede  l'Evangile.  Tclleméitirqif^èdvieilne  quelaPhiS 
lofophie  n'a7?nt  eu  qu'une  fimple  connoinance  des  rruvres  extérieures  de  la  loi , 
&au demeurant  étantdu  tout  ignorante  des  prom  Mies  de  Dieu,  &:  accompliile« 
nent  «ficeUés ,  n'a  fu  parler  aucune  cho(ê  de  la  foi ,  &  confiance  en  ieelui , 
^e^lécance  en  fon  aide ,  de  l'invocation  6e  autres  vertus  intelleâives  &chré* 
ptwmt  Udoârioe  def^uellcs  a  été  manifeftée  pat  la  parole  de  Die<l.Sf:c^>''''< 

trotfiéme  lâvrç.  . 

On  ne  peut  nier  que  les  opérations,  bonnes  ou  mauvaifes ,  nefbient  volon- 
taires en  nous  ,  &  l'une  &  rantre  procèdent  de  l'cleârion  ,  laquelle  eft  franche' 
ÔC  en  fa  liberté  :  G  que ,  faifant  quelque  chofe  ,  nous  la  faifons»  parce  qu'aonfi 
ttHÉi  la  vottkmt  ;  ou  ne  la  fiufbns  point ,  parce  quë  nous  ne  la  votâom  faiti' 
abi[n.'Parquoi  rhabinKle»engeridtée  de  nos  œuvres ,  eft  caùfe  d'Stft  iWftçàfi* 
ou  vicieux  ;  Se  être  vertueux  ,  ou  vicieux  ,  eft  cjufe  de  l'apparence  vraie  ou 
^AulTe  de  la  fin  :  conféquemnient ,  tant  le  bien  que  le  mal  faire  dépend  de^ 
nous  y  car  tels  iioas  (ommet  «  qnelles'  font  nos  habîcndes  (  6c  quelr  nous' 
ftinmeè ,  telle  eft  la  fin  que  lious  mettons  en  nos  oeuvres.  Mais  rhomme  flf. 
diroit  volontiers  caufe  du  bien  ,  Sf  rejettcroit  la  caufe  dn  mal  hors  de  foi , 
&  en  i\nputefoit  tiiute  la  faute  à  Nature,  c'eft-à-dire  j  à  Dieu  mjcme  ,  qui  la 
faîte  tellë  qb'eVèeft-,  t'U  potttâc-,'dii^é  i  ce  propos  iioiii2ie .  en  lapeabon^' 
llejupltert  '  . 

V  •'  granit cas^  qat  çc  genre  mofcçl  '  *'  "  * 


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PIE  PIE  >w' 

Biajphèmeaiqfi  notré  D^e/ haute j 
Mettant  fur  mmsl^crigine  &  la  faute  ^ 
Quand  quel^iÊeiÊud  àmy  fe  vient  offrir. 
Combien  qu  au  yray  ,  ce  qui  U  fait  fw^frit^ 

Contre  U  cours  d<  toute  defiinee^ 
Efi fhlemeu  fil  $àiUkndfittée, 

A  quoi  Platon  accor<iaiit ,  die  qu'il  ne  fauc  qu'aucun,  foie  vieil ,  foit  |eane  « 
dîfe,  oa  entende,  en  quelque  maniète  qnë C8  fott  ,qae  DieiifiMcÛcui6  da 
mal >  c'eft-i-dire ,  dépêché,  coniine  toâc  piopM dfafeihle  de  i^ngoaHE 
âlaTéricé,  &C.J 

PIERRE  DE  LA  PRJMAUDAYE  %  Ecuyer,  Sciçneur 
dudit  lieu  &  de  la  Barrée, Gentilhomme  de  la  Chambre  de  Mon- 
seigneur, frère  du  Roi,  a  écrit  Académie  Françoiië|.  divifêc 
en  dix-huic  joainées ,  Â  la  jourâée  par  chapitres  ;  en  làquefie 

4  jeunes  Gentilshommes  Angevins  ,  font  introduits  fous  noms 
Hébrieux  ,  à  fàvoir  Afer,  Amana ,  Aram  ,  AcHitob  ;  difcouranc 
élégamment  &  traitant  en  h  prcfence  de  leurs  percs  &  de  leur 
inftitureur  ,  de  l'inflitution  des  mœurs,  de  de  ce  qui  concerne, 
le  bien  &  heureufement  vivre  en  tous  états  &  conditions ,  par 
les  préceptes  de  la  Doflrine ,  &  les  exemples  de  la  vie  des 
anciens  Sages,  &  Hommes  illuftres;  imprimée  à  Pans ,  in-fol. 
par  Guillaume  Chaudicre,  i  $77.  Suite  de  l'Académie  Françoife, 
en  laquelle  il  ell  traité  de  l'homme ,  &  comme  par  une  Hifloîçe: 
naturels  du  corps  &  de  Tame  ^  efl:  difcoom  de  la  création» 
matièfe  »  compofinon ,  ferme ,  nature  »  utilité  &  ufage  de 
toutes  lès  parties  du  bâtiment  humain  $  &  des  cainiês  naturelles 
de  toutes  aidions  9  &  des  vertus  &  des  vices  :  &  fmgutière* 
ment  de  la  nature,  puifTànces  ,  œuvres  &  immortalité  de  l'Amis; 
imprimée  à  Paris,  in- fol,  par  Guillaume  Chaudière ,  1580.7 
Quatrains  Confoiatoires  du  (ieur  de  laPnmiudaye»  imprimés 
à  Paris  »         par  Pierre  fHuiUier. 

^  n  Mt  Ang^m  »    im  Ovmg»  fin  nèt^bitu  ofU'dii'Piiblie^  lotfii«Sli» 

.  JPIERRil  DEL4]li^É£  *  on  RAMUè^^de^Ve^dois^^ 
Profcflèur  ficXcâeur  du  Rot»  en  Eloquence  de  Pliiloibphie »  à' 
BiBUOTB.  Frav.  Tbm.    Do  Vaiio»  Tbm*  x//»     S  s 


■ 


PIE  f-tÇ 

Paris,  a  écrit  Harangue  touchant  ce  qu'ont  fait  les  Députés  de 
runiverfitc  de  Pans  envers  le  Roi,  faite  premièrement  en  Latin 
par  ledit  Ramus  &  par  lui  rnèmè  mift  en  François  ;  imprimée 
à  Paris,  m-S**.  par  André^ Wechcl ,  1 557.  Ayertifièmens  fur  la 
réformaeion  de  TUniverficé^  Baris,  a»  -flLoi;  imprimés  à  Paris» 
iiL-8<^4  par  Attiré  ^fiàui  ,^61,.  Lal)k|le4ti^i|e  t  comprife  en 
Jeux  Libres  y  kiiprimée  à  Paris.,  ùhuf^.  par  André  Wechel» 
<«5  5$.  faîte  premièrement  en  Latin,  &  far  lui-mcme  traduite  en 
François;  depuis  àugmenrée  d*un  Traité  de  l'exercice  &  prati- 
que, lion-feuiemcnc.  de  la  Logique  ,  mais  des^autres  arts  & 
fciences ,  pour  en  tifcr  le  vrai  fruit  &  utilité;. imprimée  à  Paris ^ 
par  Guillaume  Au vray ,  1^577.  Préface  fur  le  proëme  des  Ma- 
thématiques, àlaRoinc  mere  du  Roi,  imprimée  à  Pari^,  ///-ii^. 
par  André  Wecbe],  i  ■566.  Remontrance  de  Pierre  delà  Ramce, 
faite  au  Confeil  privé  ,  en  la  Chambre  du  Louvre >  le  18  Jan- 
vier i«5^7,  touchant  la  Profeflîon  Royale  en  Mathématique 
imprimée  à  Paris ,  in- 8^,  par  André  Wechel,  il 67.  La  Gram- 
maire Françoife>,  avec  une  Préface  à  la  Roinc  mere  ,  imprimée 
à  Paris,  par  André  Wcchel  ,  i^Cyj.  Traité  de  l'Art 

Militaire,  &lc.  Voyez  Pierre  Poisson.  Ses  Livrjes  Latins- font 
dénombrés  en  TEpitome  de  la  Bibliothèque  de  Gefhef>  EdiÛQO 
r^Si  ;  d6ilr  defquels  ^  (avoir  ,  Ik/Ututionis  Dî'aUSSke  ,  M 
jiiiflotdicat  Amiàadvàfiones  ont.  été !'Coiaclamnest:|^af  =  Arrêt 
donné  par  k  Pete  des  Lettres  ^François  premièrjdtt  viniit  trè$r 
Chrétien,  Roi  de  France^  prononcé  le vingc-fixtéme  d( M4rs 
r5'43 ,  dôdtta  CôniNir  ftVnfbît. 

*  Nous  ajouterons  ici  i  ce  que  nous  avons  dit  de  cet  Ecrivàîn ,  d«i$  ttù$ 
Rmnuques  fur  La  CraFtz'dtt  Maîné,^  Thnu  11 ,  p:i  1 1  &  faW.  qu'il  étoit  né 
en  1  )  1 5  ;  ainfi  il  n'avoic  que  cinquanfe-fept  ans, quand  il  fut  tue  î,e  Livre  , 
dont  prie  du  Verdier ,  intitulé  de  l'An  MiUfavre  ,  «a  mai  dclienc.  C'eft 
rOnvnge  ,  écrit  en  Latin  p^r  lUmtu ,  tÊe  MUitiâ  L  Csfaris,  fur  fo  VnanlèM' 
donc  G%r*fwiHit:'la^MfiHVt;  U  fur  criaduic  eii 

Ramu;  l'avoir  compoie  ,  i  l'occalîon  des  Commentaires  dé  CcCir ,  .qu'il^ 
cxpbquoit.  il  avoir  auffi  compofé  en  I^ùn  ^i^a  niPipe  oçcafion,  un  ^'''''j* 

fur  jtes  mxun  des  GauIoîs  ,  qui  tndittt  CB  f  «ttiçois  par  MÏgIigI  da 
CMoMb.  '   

.11.'    '  .  V    '  ..      .  '    i .  :  '.-1  j  -, 


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PIE  PIE 

'  tFRANÇOIS ,  |nr  Ii  gnee  de  Di«a ,  Roi  d»  Ffimce  k'toas  cém  qiii  ces 

pr^fentes  Lettres ,  verront;  Salât.  Comme  entre  les  autres  ^^rnndes  follicitudcs 
Que  nous  avons  toujours  eues  de  bien  ordonner  &  ccabhi  la  chofe  publique 
:  i4e  notre  Royaume ,  nous  ayons  mis  toure  la  peints  que  podible  nous  a  été 
,  de  l'accroître  &  enridiir  de  coures  bonnes  Lettres  8c  foiences  i  Tlionneiir  8c 

Sloire  de  Notre  Seigneur,  Se  au  filur  des  homme<;.  Ft  pui<;  n'.i  ■ç;ueres  advettis 
u  trouble  advenu  à  notre  chete  &  bien  aimée  Hlle  l'umverfuc  de  Paris»'! 
:  caoiè  de  deux  lims&tcs  par  Maître  Pierre  Ramas  ,  inciralés  l*afi  Hm&ffike 
Jnflitutioncs  »  &  rature  ,  AnfioteËes  Admmadverfiones,  Et  des  procès  te 
différends  qui  croient  pendans  en  norre  Cour  de  Parlement ,  audit  lieu  entre 
elle  Sx.  ledit  Raoïos ,  pour  raifon  deldits  Livres  «  Nous  les  eulfions  évoqués  i 
flotis,  pour  fimmakiremenc  &  proitipteftient  y  pourvoir.  Et  i  cette 'fin  eeXr 
fions  ordonne  que  Maître  Antoine  de  Govea  qui  s'ctnit  préfenté  ï  impu- 

Sner  &  débattre  leftlics  Livres ,  &  ledit  Ram  us  qui  les  foutenoit  &  dcfen- 
oit  ,  éliroieni  &  nommeroient  de  chacun  côté  deux  bons  &  notables 
peribnnages  oonnoiflant  U»  fatigues  Grecque  9c  Latine ,  Ikvans  firexpérï* 
mentés  en  Philofopliie  9c  ^oe  nous  élirions  Se  nommerions  un  cinquième, 
pour  vificer  leftii's  Livres ,  ouis  lefdits  de  Govea  5c  Ramus  en  leurs  difputcs 
.Ac  débats,  àc  fur-tout  nous  donner  leur  avis.  Suivant  laquelle  notre  Ordon< 
nance  eût  ledit  4fe  Govea  élu     fioÉilbé"Mattf(f9iecie  Oanés-A:  François 
de  Vicomercat.  Et  ledit  Ramus,  lifeltiedib  Jean  Quentin,  Dodeur  en  décret, 
fie  Jean  de  Bomonr,  Doéleur  en  médecine.  Et  nous  pour  le  cinquième  euf- 
iîons  nommé  &  ordonne  nocre  ch.'r      bien  amé  Maître  Jean  de  Salignac, 
jpodeur  en  Théoloôe.  Pudovant  lefquels  lefdics  deGoreaSe  Rarnus  enflent 
été  ouis  en  leur  difptire  &  débats  ,  jufques  à  ce  que  pour  entrerainpre  l'.if- 
.faire  iceluïRamus,  fe  feroit  porté  pout  appelant  defdits  Cenfeurs  j  donc 
jmHm avérât,  eufliom  décerné  nos  Lettres  à  notre  Pcevftc  de P»m  ou fots 
Lieutenant ,  poidf  contraindre  lefdits  de  Govea  &  Ramus  i  parfaire  leurs 
difputes,  afin  que  par  lefdits  Cenfeurs  nous  fût  donné  ledit  avi<;,  nonohftant 
.iedic  appel  Se  autres  appellations  quelconques ,  fuivant  lefquelies  nos  lettres 
riftnflêncterdtts  de  Govea  &  Ramus  de  tech;;f  comparu  pardçv^nt^lefîUcs  Gert' 
lÔnOL  Et  voyant  par  icelui  Ramus  que  lefdits  Livres  ne  fèpouircoilënt  routenir» 
«Ût  déclaré  n'en  vouloir  plus  difpurer ,  &  qu'il  les  foamettoit"  à  la  cenfure 
fufdits.  Et,conimd  l'on  y  vouloit  procéder,  lefdirs  Quentin  &  de  Bomont, 
;2*nttiqKèsl'autfe,  on^m  declMé  ne  s'en  vouloir  plus  entremMirejan  moyen 
de  quoi  e&t  icelui  Ramus  éré  fommé  &  requis  d'en  élire  &  nommer  deux 
«utrcs ,  ce  qu'il  n'eût  voulu  faire  ,  &  fe  fut  du  tout  fournis  aux  trois  autres 
jielfus  nommés  »  lefquels .  après  avoir  le  rout  vu  ficconfidéré,  euffent  été 
-'kl*avis  que  ledit  Ramus  avoit  été  téméraire,  arrogant  fie'impàdent  d'avt^lc 
céprouvé  &  condamné  le  train  &  art  de  locique ,  reçu  de  toutes  nations ,  que 
lui-m&me  ignoroit  \  8c  que ,  parce  qu'en  fon  Livre  des  Animadverfions  ,  il 
ceprenoit  Ariflote  ,  étoit  évidemment  connue  Se  manifèftée  fon  ignorance  , 
1  taiw  onUl  arak  «aaisife  téhaaé ,  de  anc  qoTil  blimoîc  plofieurs  chofes ,  qui 


)i4     PIE  'P  I  E 

fonr  bonnes  véritables ,  Si  rrtettoir  fus  h  Ariilote  plufieurs  chofes  à  quoi  îl 
ne  penfa  oacqaes.  £(  eii  fomme  ne  contenoic  fondic  Livre  des  Animadvec- 
fioos  que  tons  menfon^es ,  mie  immire  de  médire  ,  tellement  qu'il  leur 
tèahiok  être  le  grand  bien  &  ptofic  des  leRies  &  fciences  qae  ledit  Livre  fût 
4o  tout  fupprimc  ,  femblablemenr  l'anrre  ,  delTus  dit ,  intitulé  Diatecîlcé 
fnfiutaioncs  ,  comme  contenant  auili  pluiteurs  chofes  £wilès  &  éiranses. 
Sivoir,  fiûfons que ,  vu  pat  nous  ledit  ayis,  &  eu  foc  œ  autre  avu de  <wlir* 
béranon  avec  plufieurs  favans  &  notables  perfonnii^  9  étant  lez ,  nous  avons 
condamné,  fupr>rimc  &  aboli ,  condamnons , fupprimons  de  ribolifîbns  lefdits 
deux  Livres,  1  un  inciiulé  Diaieclica  Jnfittutianes t  &c  i  autre  Artfioteliçt  Ani' 
maéwififMtSi  &  avons  £ut&  fàUbns  inhibitious&rdéfèiiiês  à  coos  Imprimeurs 
&  Libraires  de  notre  Royaume ,  pays  ,  terres  &  feigneuries ,  &  4  tous  autres 
nos  Sujors  ,  de  quelque  crar  ^  condition  qu'ils  foienr  ,  qu'ils  n'aycnr  plus  à 
en  iaipiunci  ,  ou  taire  imprunei  aucuns  ,  ne  pubiiei  ,  vendte  ,  ne;  dcblter 
en  notredit  Royaume ,  pays  &  feigneuries ,  fous  peine  de  conâfcation  del^ 
dits  livtcs  ^  de  punition  corporelle  ,  foit  qu'ils  foient  imprimes  en  iceux  nos 
Royaume ,  pays ,  terres  &  feigneuries ,  ou  autres  lieux  n'étanc  de  noire  obéif- 
fance  :  &  feniblablemenr  audic  Ramus  de  ne  plus  lue  fefdics  Livres  ,  ne  les 
faire  écrire ,  ou  copier,  publier ,  ne  femer  en  aucune  manière,  ne  lire  en 
Dialeftiqtie  ,  ne  philo fopnie ,  en  quelcrue  manière  que  ce  foit  ,  fans  notre 
expcelle  permilBoni  aulIi  de  ne  plus  ulei  de  telles  mcdi Tances  &  inveâives 
contre  Anftoieyine  autres  Auteurs  anciens,  re^us  &  approuvés,  ne  contre 
notcedite  fille  rUniverfîté,  fuppftn  «fi^Ue,  font  les  peines  que  deifus.  Si 
donnons  en  mandement,  &  commettons  par  ces  préfenres  A  notredit  Prévôt 
de  ^aris,  ou  i  fon  Lieucenant .  coniéryaceut  des  privilèges  par  nous  de  nos 
pr^décelfeuts  Rois  donnés  U.  oâcovés  i  nortedtie  fille  rUniverfité ,  que  nome 
préfent  Jugement  5c  Ordonnance  il  mette  ,  oufaffe  mettre  \  due  9t  endèce 
ext'curion  ,  fclon  fa  forme  &  teneur;  &  à  ce  faire  foufftir  &  obéir,  contraigne 
te  faifo  coacraindre  tous  ceux  qu'il  appartiendra ,  6c  pource  feront  à  contrain* 
4re  par  toutes  vovs  Ae  manières  dues  tfe  raîlbnnables,  nonobftut  oppofitiont, 
ou  appellations  quelconques  ,  pour  lefquelles  ne  voulons  ctre  diflFéré  ;  & 
pource  qu'il  eft  befoin  faire  notirïer  no^dires  défenfes  en  plufTeurç  îieux  de 
no^re  Royaume,  terres  ik  feieneuries ,  afin  de  les  faire  oblerver  ,  ijous  vou- 
lons qu'au  vsimw.dlcellesi  tait  feus  te  Icel  Rofai  ^  ou  figné  par  collairion 
pat  l'un  de  no?  amés  &  fcaux  Notaires  &  Secréraires ,  foit  ai  outéL-  foi  c  imme 
aupcéfeotOriginal.  Mandons  en  omre  A  mu';  nos  autres  Jufticiers  &  Otliciers, 
a  diactttt  d'eux,  fî  comme  x  lui  apparucadf a ,  que  nofdites  défenfes  &  it»- 
jonâionsils  fiiflènt, '«Uàt^ec  en  procédant  par  eUx  contre  les  tnfnûeuzs 
d'icelles  ,  fi  aucuns  en  y  a ,  par  les  peines  ci-de(fu5  indiftcî,  &  autres  qtt% 
verront  Sue  i  faire  par  taiibnj  en  témob  de  ee ,  nous  avons  fait:  m^ttie 
notft  Icel  l-cisrdtlt$  Prélences,  Dpçné  â  Parts  »  ledkième  fonr  de  Mars ,  Paa 
de  Grâce  mit  cinq  cens  quaranse-tiiNS,  &de  notre  règne  le  rren-ième.  Ainfi 
figné  fur  le  re-)H ,  p.ir  le  Roi ,  vous  préfencDeliciMlîllîi0>  &  iiis«Uéea^gEaad 
kei  iux  doubiâ  queue  de  cire  jaiiae.  J 


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PIE  P  I  E  3iy 

PIERRE  REBUFFE  ^  icdt  des  Annotations  Latines  6c 
Françoifes ,  pour  l'intelligence  des  lieux  plus  diâcil«s  des  Edits 
&  Ordonnances  des  Rois  de  Francevdepuis  Tan  1226  jufques 
à  1573  ,  divifées  en  cinq  Livrer  ,  donc  le  premier  eft  de  U 
Jufticc  &  ce  qui  en  dépend  :  le  kcond  ,  des  Droits  Royaux, 
Domaine  &  Finance:  le  troifiéme  ,  de  la  Guerre  &  de  la  No- 
blefTe:  le  quatrième,  des Chofes  politiques  &  civiles,  à  favoir 
de  la  Police  des  villes ,  des  Ncg^oces  &  Contrats  qui  fc  traitent 
entre  les  hommes  ,  enfemble  des  Privilèges:  le  cinquie'me  ,  des 
Chofes  Eccléûafliques  &  ce  qui  en  dépend ,  auxquels  Edits  fonC 
ajoutés  les  Arrêts  des  Cours  Iboveraines,  fur  là  vérification, 
déclaration  êc  modification  d'icdies  ]  imprimées  à  Lyon ,  m-fii» 
à  la  Salamandre ,  1573.  Voy.  fes  (Éuvres  Latines  en  l'Epitome 
de  la  Bibliothèque  de  Gefher  *. 

Voy. La  Choix  dv  Maine  ,  &c  les  noies ,  au  même  Âmcie,  ToauUi 
pag.  j  13  &  514, 

PIERRE  DE  LA  RIVEY,  Champenois,  a  traduit  d'Italien, 
le  fccond  &  dernier  Livre  des  facéticufes  nuits  ,  du  Seigneur 
Jean  François  Straparole  ,  contenant  plulieurs  belles  Fables  & 
plaifans  Enigmes  ,  racontées  par  dix  Damoifelles  &  quelques 
Gentilshommes,  imprimées  à  Fans,  in  16  par  Abei  TAngeiier, 
1576.  Deux  Livres  de  Philofophie  Fabulcufc  ;  le  premier  pris 
des  Dilcours  d'Ange  Firenzuola  florentin  ,  par  lequel,  ibus  le 
lèns  Allégorie  de  plufîeurs  belles  Fables ,  eft  montrée  l'envie , 
malice  &  trahilbn  c^aucuhs  Courtifàns  :  le  iêcond^  eicraic  des 
Trairà  de  Sandcbar  Indien  ,  Philorophe  moral  »  traitant  fbus 
pareilles  Allégories  de  i*Âmicié  &  chofes  ièmblables;  traduits 
d'Italien  &  imprimés  à  Paris ,  in-iS,  par  Abel  2*Angelier,  i$77« 
Six  Comédies  à  l'imitation  des  anciens  Grecs ,  Latins  &  moder* 
nes  Italiens  ;  à  favoir  le  Laquais,  hi  Veuve,  les  Efprits ,  le  Mor- 
fondu ,  les  Jaloux,  les  Ecoliers  ;  imprimées  à  Paris  »  10-12.  par 
Abel  TAngelier  ,  1579.  L'Inftitution  morale  du  Seigneur  Ale- 
xandre Piccolomini ,  Gentilhomme  Sienois ,  traduite  de  Xulcan 


'^i6     PIE  PIE 

en  François  par  Piérre  de  h  Rivey  ;  imprimée  à  Boris,  fa»4^* 
par  Abel  TAfigeiier 

^  Vojr.  La  Choix  do  Mais ■ ,  8cl«siiotes ,  ta  mot  PiBi.ai  mI^amitat» 

PIERRE  RIVRAIN^  Vandomois ,  a  traduit  du  <;itc  de 
faint  JeanChryfolloiiiè,  en  nmeFrançoifë ,  Exhortation  à  prier 
Dieu ,  avec  7a  Louange  de  parfaite  Oraifon ,  &  autres  (Suvies; 
imprimée  à  Paris»        par  E(Uenn»  GrouUeau  »  i  ^47> 

KERRE  DE  LA  ROCHE ,  Sainâongeois ,  a  traduit  du 
«Grec  d*Afitoiiie  Vakt,  en  vers  François»  Chant  funèbre  fur 
le  trépas  de'Meâire  Jean  de  Voyer,  Chevalier  <ie  TOrdredu 
Rot»  Vicomte  de  Paulmy ,  &e.  imprimé  avec  le  tombeau  dudic 
Sieur»  fait  en  plu(ieurs  langues»  %  Paris  «  in-^"*.  pai  Jeanfiienné» 

PIERRE  DE  RONSARD  »  Gentilhomme  Vandomois  »  fils 
de  Meffire  Loys  de  Ronfard  »  Chevalier  Seigneur  de  la  PoiA 
lonntere  »  a  été  le  premier  qui  a  enrichi  notre  langue  des 
Grecques  &  Latines  dépouilles,  C'eft  pourquoi  on  Tappelle  le 
Pindare  François.»  ou  bien  Homère  Gaulois.  De  manière  que 
félon  le  proverbe  qui  xourolt  de  Philon  »  Juif»  qui  étoit  tel  i 

On  peut  aufS  bien  dire  de  loi , 

Ou  bien  Homère  Grec,  écrivant ,  Ron/ardije  , 

fil»  Mat  lUta/ird  François  ^  tn  ^fmtimt,  Bmérifit 

Car  de  quelle-gravicé  a-Cril  chanté  Tes  Hymnes ,  plusdodes  que 
ceux  dXjrphée  »  &  fa  Frandade ,  autant  ou  plus  grave  que 
niiade  d'Homère?  Avec  quelle  grâce  a-t-il  accommoidé  ce  que 
de  plus  beau  il  %  tiré,  des  Grecs  «  autres  Auteurs  ?  Ds 
combien  de  mots  propres»  i&  comparatlbns  fiogulières  &  belles 
a-t-il  t;nrichi  notre  langue  ?  Pourroit-on  trouver  de  plus  belles 
dcfcfiptions  que  les  fieHnes  ?  Non  ceruinement ,  car  il  repré^ 
loue  fi  naïvement  par  lès  vers  »  à  refprit  de  ^elui  qui  lit  lia 


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PIE  TIE  jxj 

chofes  qu'il  décrit,  qu'il  fcmblc  qu'on  les  voie  &  qu*on  y  foit, 
Bret  c'ell  le  premier  Pocte  de  ce  liecle ,  &l  fi  orcrai  bien  allûrer 
à  la  vérité  qu'il  n'y  a  eu  de  Ton  ternes  Poëce  Latin ,  Italien  ne 
François^,  qui  aye  mietur  &ît  qtie  lui ,  (bit  Bargttus,  i'Ariofle, 
Taflô  ^  &  Ebrtas  qui  cîeimciic  les  premiers  rangs  des  modernes  « 
&  tefqueb  ne  lui  fanroient  6ttr  ni  emponer  cet  honneur.  Et 
Barcas  le  cooicflè  aiiffi  en  un  endroit  de  ùl  féconde  femaine,  par 
ces  vers, 

£  Wiv  ce  grand  Rttnfard  ,^ui,  pour  tmtrfa  Frmu  ^ 
Le  Grec  &  le  Latin  dépouUie  d'éioquente  ^ 

Et  d'un  efprit  hardi  manie  heureujement 
Toute  forte  de  vers,  dejlyle  &  <t  argument. 

Le  même  Ronfard  en  témoigné  autant  de  foi  au  Difcours  contre 
.  Furcune^  à  Odec  de  Colligny ,  difanc  aiofi  : 

//  n*y  avoir  Fr.incois  j  tant  fât-il  hïen  appris^ 

Qui  n'honorât  mes  chants,  &  qui  n'en  fût  épris  j   .  . 

Car  tous  ceux  qu'en  mon  art  les  meilleurs  on  ejlifne^ 

(  S'ils  ne  portent  au  cceur  une  envieuji  Smt) 

Jufies  confejjeront  (  écrire  je  le  puis  ) 

Qu  'avecque  grand  travail  j  tout  le  premier  jt  fiùi  j 

Qui  de  àrhe     cmidait  les  Mu/is  en  la  Franu  ^ 

Et  premier  mejuré  leurs  pas  à  ma  cadance  ; 

Si  qu'en  lieu  du  langage  &  Romain  &  Grége^^ 

Premier  les  fis  parler  le  langage  François  j 

Tmtt  kanfy  ,  m 'oppofasu  à  la  tottrèe  tgHoranti* 

Tant  plus  r//c  critHt ,  plus  elle  étoit  ardente 

De  déchirer  mon  nom  ;  &  plus  me  diffamoh  , 

Plus  ,  d'un  courage  ardent  j  ma  vertu  s'allumoit 

Oomre  te  populaire  ,  imkant  mite  elufes  y 

Dedans  les  Livres  Grecs  divinement  enclofes. 

Je  fis  des  mots  nouveaux  ,  je  rejlauray  les  vieuX^ 

Bien  peu  me  Jbuciant  du  vulgaire  envieux  j 

Médijknt,  igntmint ,  fui  deptds  a  fmteontt 

De  mes  ven^  qu'au  premier  il  me  toumoit  à  hanse» . 

Tonflei  Tes  (Ouvres  ont  été  imprimées  à  Paris ,  par  prufieurs 
fyisi  frt-4^.  i/i-i6c  &  dernièrement  in-foL  chez  Gabriel  Buon  : 
9e  en  l'édition  iaite  in-i6,  font  rédigées  en  fept  Tomes ycfqueis 
eft  CQDtenu  tout  ce  qui  s'enfuie  :  an  pfcmier  Xone^premièie 


5i8     PIE  PIE  ' 

parric  des  Amours  de  CalTandre,  commentée  par  Muret  :  féconde 
.  partie  des  Amours  de  Marie,  divifee  en  deux  Livres,  dont  le 
premier  eft  commenté  patRemy  Belleau  :  les  Amours  d*£ury- 
medon  &  de  Caliirée  :  h  Chance  à  la  Marguerite  &  unique 
perle  de  France  la  Roine  de  Navarre  :  Sonnets  &  Madrigals 
pour  Aillée  :  Je  Printemps  à  là  Cœur  d'Ailrce  :  Sonnets  pour 
Hélène,  en  deux  Livres  :  les  Amours  diverfes,  &  Sonnets^  à 
pcrfonnesdiverfes:  Amour  logé:  Chanfon.  Au  deuxiémcTome, 
les  Odes  en  cinq  livres  ;  le  premier  en  a  vingt-deux,  le  (ècond 
quarante ,  le  troifiéme  crente*quatre  »  le  quatrième  quarante* 
Sx,èch cinquième  trente-fix.  Au  troifiéme  Tome,  deux  Livres 
de  Poèmes ,  î  (avoir  au  premier ,  Complainte  à  la  Roine  mere 
du  Roi  :  Difcours  à  Monfieur  le  Duc  de  Savoy e  :  Difcours  à 
Charles  Cardinal  de  Lorraine  :  autre  à  Jean  du  Thier,  Sdgneur 
de  fieaU' regard  :  Epitre  à  Ambroife  de  la  Porte  ,  Parifien  :  la 
Grenouille  à  Remy  fielleau  :  Profopopée  de  Loys  de  Ronfard , 
pcre  de  l'Auteur  :  TAIouette  :  le  Frellon  à  Remy  Belleau  :  Dif- 
cours contre  Fortune,  à  Odet ,  Cardinal  de  Chafl-jlîon  :  les  lOes 
Fortunées  ,  à  Marc  Antoine  de  Muret  :  Gayctcs  en  nombre 
quatre;  le  Hous:  Difcours  à  P.  l'iifcot.  Seigneur  de  Qany  :  Dif- 
cours au  Cardinal  de  Chaftillon  ,  à  Chriflophîe  de  Choifeul  :  le 
Fourmy  à  R,  Beîleau:  Epître  à  Charles,  Cardinal  de  Lorraine: 
Exhortation  au  camp  du  Roi  Henri  II ,  pour  bien  combattre  le 

Sur  de  la  bataille  :  Exhortation  pour  la  paix  :  h  Paix  au  Roi 
^  enri  II  ;  la  bien- venue  d* Anne  de  Montmorency ,  Connétable 
de  France:  à  Jean  de  Morel,  Gentilhomme  Anibrunois: 
^  Voyage  d'Hercuçil ?  Difçours  à  Qdec ,  Cardinal  ^  (Millon: 
TExceliaice  de  l'Efprit  de  Thomme  ,  à  Madame  »  l  prèfenc 
Koint  de  Navarre  -!  Paradoxe ,  que  les  mains  fervent  plus  aux 
liommes  que  la  rwCan  •  Réponfe  aux  vers  du  Roi  Charles  IX , 
myoyéB  à  Ronfard  :  autre  Réponfe  à  autres  vers  du  même  Roi, 
envoyés  pour  réplique  audit  Ronfard  :  Vers  récités  fur  le 
Théâtre  à  la  fin  de  la  Comédie  repré/èntée  à  Fontainebleau  .* 
Stances  j^tyriques  pour  ufk  banquet  :  Xr^duâioa  de  quelques 

autres 


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PIE  P  I  E  329 

autres EpigrammcsGrec^i  kir  laGcnilTedcMyron:  Traduclion  de 
quelques  autres  iipigrammcs  Grecs.  Au  fécond  Livre  des  Poè- 
mes, la  Harangue  que  ficMonricur  le  Duc  de  Guy  (e,  auxfoldats 
de  Metz,  le  jour  qu'il  penfoic  avoir  TafFaut  :  à  Charles,  Car- 
dinal de  Lorraine:  Chant  de  Lye(îe  ,  au  Roi:  Epître  à  Charles 
de  Piiîclcu    Evcquc  de  Condon  :  les  Armes ,  à  Jean  Brinon  :  A 
Jean  de  la  Perufïè  :  la  ChaCTe  .•  Elégie  au  fieur  Belot  :  le  Chat: 
les  paroles  que  poiivoic  dire  Calypfo  voyant  partir  Uiyflè  de 
foit  Ifle  :  le  Satyre  :  la  Salade  :  Dîfcours  d^un  Amoureux  déièfr 
pété     de  Ton  compagnon  qui  le  conlble  ,  &  d*Amour  qut 
le  reprend;  Difcours  à  Pierre  du  Lac*:  le  Soucy  du  Jardin: 
Le  Pin  :  le  Rodîgnol  :  Ep!tr6  à  Caflàftdre  :  TOmbre  du 
Cheval  :  Difcours  à  Maître  JuHan  Chauveau  :  Hylas ,  à  Jeaa 
Patente  :  Elégie  :  Gayetés  it  :  Vœu  d'un  V'ignemn  ,  à 
Bacchus  i  Vœu  d*un  pécheur  aux  Nayades  :  Epigramme  de 
Palladas  ,  Poète  Grec  :  autre  tire  du  même  :  Epitaphcs  di- 
vers ,  à  flivoir  le  Tombeau  du  Roi  Charles  IX  :  Tombeau  de 
Marguerite  de  France,  Duchefîè  de  Savoye;  enfemble  celui  du 
Roi  François  I ,  &  de  Meffieurs  fes  cnfans:  Epitaphes  de  Fran- 
çois de  Bourbon ,  Comte  d*Anguyen  :  Proropopée  de  feu  Fran- 
çois de  Lorraine  ,  Duc  de  Guyfe  :  Epiraphe  de  feu  Monficur 
d'Anncbaut  :  Kpiraphc  du  feu  Roc  Challeigncr ,  Seigneur  de 
la  Roche  Voie  :  Epitaphc  d'Anne  Duc  de  Montmorency, 
Pair,  &  Connétable  de  France:  Epitaphe  du  jeune  laChaftreji 
Seigneur  de  Scillac  :  Ëpitaphe  de  Philippes  de  Commines: 
Epitaphe  de  Anufe  ,  Dame  de  Teligny  :  Epitaphe  d'André 
Blondet ,  Lyonnois  ,  Seigneur  de  Koqucncourt  :  Epitaphe  de 
Loyfe  de  Mailly ,  Abelïè  de  Caen  &  du  Liz  :  autre  de  Claude 
de  rAubefpine  ,  Secrétaire  des  coromandemens ,  en  forme  de 
Complainte  contre  Ja  mort  :  autre  de  vertueufê  &  honnête 
Dame  Françoife  de  Vieil- Pont,  AbelTe  de  Poifly  :  autre  de  feue 
Damoiftlle  Anne  de  l'Efrat  ,  Angevine  :  antre  fur  le  trépas 
d'Adrian  Turncbe:  autre  de  Jean  de  la  Perufe  :  autre  d'Albert, 
Joueur  de  Luth  du  Roi  :  autre  de  Courte,  chienne  du  Koi  Char- 

*  •   

9}9U0TH.  Fran.  Tom.  F.  Du  Ve rj>«  Tom»  iix*    T  c 


î 


les  IX  :  Dialogue  de  Beaumont  ;  Lévrier  du  Roi  Charles  IX ,  & 
Charon.  Au  quatrième  Tome ,  cinq  Difcours  ;  trente  cinq 
Jilcgics  ;  une  Invcéhve:  les  Eclogucs  en  nombre  cinq  :  le  Cyclope 
amoureux  :  iMalca; ades  ,  Combats  &:  Cartels  fats  à  Pans,  6e. 
AU  Carneval  de  Fontainebleau.  Au  cinquième  Tome,  les  Hym- 
nes y  à  fnvok  de  r£ternité  ;  de  Henri  II  de  ce  nom  ,  Roi  de 
.France  :  de  Calays  &  Zethes  :  de  la  Joftice  ;  des  Démons  :  de 
Charles ,  Cardinal  de  Lorraine  :  du  Ciel  :  des  Alires  :  iiir  la 
Viâoîre  obtenue  à  Monconcour ,  par  Moofèigneur  d*Anjou ,  à 
préiènc  Roi  de  France  :  de  la  Philolbphte  :  de  Polluic  &  de 
Ca(tor  :  Hercule  Chrétien  :  du  Printemps  :  de  l'Eté  :  de  TAu- 
fonne  :  de  THyver:  de  TOr:  de  fiacchus  :  de  la  Mort;  Ode 
Sapphique  :  Vers  Sapphiqucs.  Au  fixiénie  Tome  :  Difcours  des 
-   Misères  de  ce  temps  ,  à  la  Roine  ,  mere  du  Roi  :  Continuation 
'   defdifts  Difco-irs  :  Inflitution  pour  l'Adolcfcence  du  Roi  très- 
Chrcticn  Ciiarles  IX  :  Difcours  à  Guill.  des  Autels:  Difcours  ^ 
.  Xoys  des  Mafures  :  Remontrance  au  peuple  de  France:  Réponlè 
t    aux  injures  &  calomnies  de  je  ne  fais  quels  Préditans  &  Mini{^ 
'    très  de  Genève;  avec  une  Epîtrc  en  profe,  à  un  Prédicant  ,  & 
•  deux  Epigrammes  Latins  :  THydre  défait,  h  îa  louange  deMon- 
.  feigneur  le  Duc  d Anjou,  frère  du  Roi;  à  préfentRot  de  France: 
..prière  à  Dieu ,  pour  la  Victoire:  les  Elcmcns  ennemis  dtl  Hydre: 
.Paraphralè  do  TcDtum,  Au  fepciéme  Tome ,  les  «quatre  pre* 
miniers  livres  de  ta  Franctade. 

■  *  Voy.  La  Groix  do  Maihë,  &  lesAoces,  au  mot  PiHaRE  Ronsard, 
iTom.  II  ^pig.  f  Imw- 

iSentences^  Gomparaiibns  &  autres  fleurs,  extraites  des  (Euvres 

de  P.  de  Ronfard. 

Ao  Difcours  b  Charles,  Gard,  de  Lorraine, 

Toute  mauvaife  caufe  ,  avec  art  bien  plaidci, 
Mftj  plus  que  le  ion  droit ,  fouvau  rteommâmlé^ 

Au  même. 

*  i      .      Peu  d'honntur  cft  refâ  ^ 

i^imidfarUgirêiÊiSàgMurkp^keJldéffi^ 


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PIE  PIE 

Au  même. 


Jinji  Us  gros  taureaux  vo(U  iaiourant  lu  plaine^ 
Ainfi  les  gras  montons  ,  au  dos  portent  la  lame  , 
Ai^h  mouche  à  miel  ,mfon  petit  ejiuy  > 
Travaiile,  m  fi  mort  j  pont  U/rqfit  i'mnù, 

Aa  DUcours  à  Jean  du  Ttiier. 

Le  peuple  ,  qui  toiyours  ne  cejje  d  'epier 

Les  vice»  des  Seigneurs  ,&4etet  décrite  , 

Et  fe  plaît  en  cela  ,  car  de  la  chofe  f  ïtte 

Par  les  grands  hiea  ou  nud»  le  peuple  ^  la  trompette^ 

Att  même. 

Car  toai  Pamir  moadain  ,  quelque  chofe  qu'on  [affe^ 
Jamais  ferme  n'arrête  à  la  troifume  race  ; 
Ains  fuit  comme  la  baie»  alors  qu'au  mois  d'EJlc^ 
Le  grain  ,  bien  loin  du  van  ,  parmy  L 'aux  eji  jeté. 

Au  DiTcours  contre  Fartuoe. 

L'îa^adeaee -nourrît  l'hotmeur  &  les  Etats  > 

L'impudence  nourrit  les  criards  Avocats  , 

Nourrit  les  Courtifans  ,  entretient  les  Gendarmes  ; 

L'impudence  atfourfkai  fisst  les  tmiUam  amas  ^  . 

Dont  on  fe  puijfe  mdert  mime  à  celui  qui  veut 

Parvenir  à  la  Cour  ^  oà  la  vertu  ne  peut 

Pour  yertu  fe  montrer  ,  fi  l'impudence  forte 

A  Pktâs  des  grands  Seigneurs  fur  le  dos  ntla  porte^. 

En  un  autre  Difcours  3t  Odifc  Coiligny, 

Comme  un  arbre  plante'  fur  des  monts  folitaires  , 
Battu  diver  feinent  de  deux  vents  tout  contraires  ^ 
L'un  le  Jo^^ji/le  defÀjât  l'autre  de  re^ef 
Le  refoufflt  de  là,  les  femlles  de  fon  chef 
Volent  de  tous  côtés  y  qui  fuf,yi'r.n  terre  ondoyé ^ 
Caché  dejfous  un  roc  ,  le  Pajicur  s'en  ejffme  : 
Ou  comme  on  voit  les  bleds  efpeffement  plaïuù 
Branler  au  mois  de  May  leurs  tuyaux  eveosés^ 
Deçà  delà  pliés  fous  le  vent  de  \éphirCf 
OÙ  fous  l'AJire  moueux  :  l'un  à  gauche  Us  vire. 
L'autre  lu  fot0e  à  dextre  j  ^  ffiiiges  en  o»am  ^ 
]^foi^ésmartiirfi^okij[eiu  vuvtaty 


}}i      PIE  PIE 

Ou  comme  un  tourbillon)  qui  ,  chajfé du  tonnerre ^ 

Premier  en  Rmofon  vient  baliser  la  terre  ^ 

Puis  venteux  &  poudreux  s'élance  dans  fa  mer  j 

Et  fait  l'un  deffus  l'autre  horriblement  armer 

LesfiotSi  qui  maintenant  aux  Etoiles  s'égalent, 

Matntettont  jufyu*au  fonds  de  farine  dévalent ,  - 

Avecques  un  grand hru'it  pejle-mejle  fuyans  j 

Bojfés  J  voûtés  ,  courbés  J  écumans  &  bn^ans  ; 

L'un  fe  voûte  devant ^  faiare  fe'eourhe  arrière  ^ 

L'autre  roule  à  côté  :  vrefqu'en  telle  nuznUre 

S'ébranle  notre  vie  j  G'  rien  n'ejî  en  ce  lieu 

Ferme  f  fmon  l'amour  que  nous  portons  à  Dieu^ 

Lequel  eji  plus  certain  j  que  n'ejl pas  FàlGanee 

Des  grands  Seigneurs  mondains ,  tous  pleins  de  é^OMt» 

On  ait  (jue  Jupiter ,  devant  le  fcuil  de  l  huis 

JDe  l'Olympe  là  haut  a  fait  mettre  deux  muis  , 

Vun  tout  eùmblé  de  hiens  ,  l'autre  de  maux  :  fa  dextre 

Verfe  le  bien  au.  monde  j  &  le  mal  la  feneflre 

Montrant  que  pour  un  bien  il  donne  mille  maux ^ 

Et  pour  un  fcul  plaifir  cinq  cens  mille  travaux. 

Mais  y  ainfi  qu'un  rocher  oppofe  au  vent  fa  tête^ 

Et  fes  pieds  endurcis  aux  flots  de  la  temple  ^ 

Il  faut  contre  Fortune  oppofer  la  vertu  , 

Et  plus  avoir  bon  coeur ,  tant  plus  on  ejî  battu. 

En  une  Epître  à  Charles  Cardinal  de  Lorraine. 

C'cfl  peu  de  cas  (  Prélat  )  de  cet  honneur  mondain^ 
Qui  J  plutôt  que  le  vent^  du  Jour  au  lendemain 
S'enfttyt^  &  longuement  ne  fcjourne  nojire  hojle  ; 
Car  un  jour  nous  le  donne  ,  &  l'autre  Jour  nous  l'qfie, 

A  la  bien-venue  d'Anne  de  Montmorency. 

Qff'He  doit  appeler, pendant  qu'il  vie  iàj 

Un  homme  bienheureux  ,  ni  malheureux  aufJ7 : 
Toutçà  bas  efl  douteux  :  la  feule  heure  dernière 
Parfait  notre  bonheur ,  ou  bien  notre  misère* 
Tel  fleurit  aujoutd'hui  j  qui  demain  flétrira  ; 
Tel  flétrit  aujourd'hui)  qui  demain  fleurira. 
La  fortune  gouverne^  &j  en  tournant  fa  roue. 
Rit  de  notre  confeit  ^  &  de  nos  faits  fe  Joue, 
Rien  n'y  fert  la  raifon^  ny  la  force  du  catur, 
Noblefje  ,  ny  parens  ,  riche (fe^  ny  faveur  , 
Ny  même  la  vertu  j  ny  la  philofophie. 
Qui  s'arme  enfin  famr  :  Ja  fortune  é^e 


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PIE  PIE 

Les  humaines  raifons  j  &  fans  avoir  lie 

Sa  force  à  nos  confeUs  ,  les  efcarkoiàUe  anpté^ 

Force  qui  n'a  jamais  notre  plainte  écoutée  ^ 
£tqui  dompte  un  chacun ^  &  n'efl  jamais  dom^t» 

Au  Poëme  du  Chat« 

Dieu  efipar-'Wuti  par-tout  fe  méfie  Dieu^ 

Commencement  j  la  fin  &  le  milieu 
De  ce  qui  vitj  &  dont  l'ame  efi  enclofe 
Par-tout ,  &  tient  en  vi^ueurunue  chofsj 
Comme  notre  ame  infuje  dans  nos  corps» 
Jà  dt  s  long-temps  les  membres  feraient  mortS 
De  ce  grand  Tout  j  fi  cette  ame  divi/ie 
Ne  fi  mUoit  par  toute  ia  machine  , 
Luy  donnant  vie  &  force  &  mouvement  \ 
Car  de  tout  efire  elle  eft  commencement. 
Des  Elémens  &  de  cette  ame  infufe 
Nousfommes  nés  :  le  corps  mortel j  qui  s'ufi 
Par  tuiit  de  temps  ,  des  Elémens  efl  fait  : 
De  Dieu  vient  l'ame  ^  &  comme  il  ejl  parfait, 
L'ame  ejl  parfaite,  in»auekable»  immorteUa  » 
Comme  venant  ^ume  ^etw€  lamelle  : 
L'ame  n'a  donc  commencement ^  ny  bout  , 
Car  la  partie  enfuit  tonfiours  le  tout. 
Par  ia  vertu  de  cette  ante  mêlée 
Tourne  le  Ciel  à  la  voûte  étoilée , 
La  mer  ondoyé,  &  la  terre  produit 
Par  les  fuifonsj  herbes  ,  feuilles  &  fruit  : 
Je  dy  la  terre,  heureufe part  du  monde, 
^f^r^  bénigne,  ù  gros  tetins  féconde. 
Au  large  fcin  :  de-là  tous  animaux  , 
Im  empbunis ,  les  efquadrons  des  eaux  : 
D^là  ,  £eUeuu,  ceux  qui  ont  pour  r^peâro. 
Ou  le  rocher,  ou  le  bois  folitairey 
Vivent  &font,  &  même  Us  métaux  , 
Les  diamns,  ruHs  Orientaux, 
,  Perles,  fapkirs,  ont  delà  leur  cjfence  , 
Et  par  telle  ame  ils  ont  force  &  puifjance  , 
Qui  plus  ,  qui  moins  ,  félon  qu'ils  en  font  pleins  : 
.Autant  en  efi  de  nous  ,  pauvres  humaisu. 
Ne  vois-tu  pas  que  la  fainte  Judée^ 
Sur  toute  terre  ejl  plus  recommandée , 
Pour  apparoijlre  en  elle  des  eJhrits  , 
Rempâs  de  Dieu  ,  de  Prcfheûe  épris  f 


5i4     P  I  E  PIE 

Les  régions  ,  i'air  &  le  corps  y  fervent  » 
Qm  Vûm  fùM  M  m  cutps      confervtnt  ; 
Car  d'autant  plus  que  bien  faia  eft  le  corpi^ 
L'ame  fe  montre  ^&  reluit  par  dehors. 
Or,  comme  on  rait  qu'entre  les  hvnaus  naijfent 
Jugiars,  Devins  &  Prophètes  ^  qiàlaiffitit 
Un  témoignage  à  la  pojlénté 
Qu'ils  ont  vécu  pleins  de  Divinité i 
Et  comme  on  voit  naître  icy  Sifylkt 
Par  les  tnupeaux  des  femmes  wmites  : 
Ainf.  vclt-on  Prophètes  de  nos  maux 
Et  de  nos  biens  ,  naître  des  animaux  > 
Qui  te  futur  par  fiants  mous  prédifent , 
Et  les  mortd»  ti^^nent  &  advi/aiu 
A'inJî  le  veut  ce  grand  père  de  tous , 
Qui  de  fa  grâce  a  toujours  foin  de  aous, 
Dt4à  fonit  r£«oic  ét  P Augura 
MvfugÊU  tui^tstttt  qui  par  fon  vêlfyitn 
De  l'avenir  le  prompt  événtment  y 
tUcvj  de  Dieu  »  &  Ditu  jamms  ne  ment. 
En  smt  mmfoM  €9  èM  Dwi  iiàtis  emoyt 
Le  coq  ,  la  poule  ^  &  le  canard  &  l'oye  , 
Qui  vont  montrant  d'unfgaenonohfcur^ 
Soie  fe  baignant  j  ou  chantant  le  futur. 
Herbes  &  fleurs  ,  &  les  arbrts  qui  &eiff«tii» 
En  nos  jardins  Prophètes  apparoiffent  : 
Mien  ejt  l'exemple  j  &  par  mcy  je  leffty  : 
Enten  i'hiftoire  >  &  je  te  diray  vray. 

Au  Pocmc  de  la  Sauile. 

L'homme  élevé  aux  honneurs  inutiles 
Semble  un  Colojfe ,  attetchi  it  ckaniles  j, 
ferré  de  gonds  ^  de  barres,  ft  d»  tkaoti 
Par  le  vfagc  d  s'enfle  de  courroux  , 
X    Re^réfentant  Jupiur^tm  Neptune. 
Là  flasU  €i^urt  étmme  la  Commtm», 
D'or  e/trickie  &  d'ea^urpar  dehors  ; 
Mais  ^  epiand  on  voit  le  dedans  du  gnmd  Cùrpt 
H'étre  que  plâtre  &  argUle  paiflrie, 
jiiors  chacun  eoimoft  la  moe^fuerii. 
Et  déformais  le  Colojj'e  p'ipeur  y 
Pour  fa  hauteur  j  ne  fait  feulement  peur 
'  Qu'au  flmple  fat  j  &  non  â  l'homme  fage 


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F  I  E 


PI  E 


Le  Poème  âts  Armes 

Quiconque  a  U  premier  des  Enfers  déterré 
Le  fer ,  était  Brinon,  iay-mime  èiênftmé: 

Lh)  rricme  avo'n  ^  et  croy-je  ^  occis  f.-'r.  proplft^ft^ 
Tut  fa  propre  fatur^  tué  fa  propre  mère  ; 
iMy-même  avait,  au  foir^  à  fort  hôte  étranger  ^ 
Dejjus  la  table  offert  fes  enfans  à  manger j 
£t  ne  croyait  c]u\iu  Ciel  Us  Dieux  euffcnr  p'^ffaott^ 
(  Car  il  n'en  croyolt point)  de  punir  fon  oticnfe. 
Que  lesj&chs  wrés  à  km  ârou  fint  kmh 
Sur  les  Jteeles  ék  fer >  fwsu^  Its  glands  fecoués 
Des  chcnes  nourrijjters  ,  6*  ejuand  fa  douce  feine 
PaiJJoit  le  peuple  oîffpar  les  foras  fans  peine. 
Et  quand  dans  les  ndj/eauxj  jufquà  la  rivtfl^» 
Les  hommes  tiroient  l'eau  dans  le  creux  de  leurs  maîfU» 
Alors  on  n'attachoit  (pour  les  rendre  plus  sûrf<) 
Des  portes  aux  maifbnsj  aux  portes  des  ferrures  : 
Et  lors  on  n'oyoit  point  te  mot  de  Tiat  é  Mien  : 
Tous  vivaient  en  commun  j  car  tous  n'avoient  qa'onHen 
De  ce  que  l'un  vaii/oitj  l'autre  en  avait  envie ^  , 
£t  tous  d'accord  paJfQieni  heureufement  la  vie, 
Mais  fi  tofl  que  le  fer  par  malheur  fia  trouvé. 
Qu'au  fond  de  fes  rognons  Platon  avait  cn-^vr 
Par  tant  d'ejpaces  d'ans  là  bas  dejfous  Ui  terre. 
Au  jour^  avecques  luy^  la  difcorde  &  la  guerre 
Et  le  meurtre  fortit  y  &  fortirent  dehors 
Ces  mots  de  Tué  y  Affommc  j  Çf  mille  horribles  mont- 
Le  monde  alors  fut  plein  de  crime  &  de  diffame  , 
Le  ma/y  machina  la  poifon  à  fa  femme  > 
L'oncle  occit  fon  neveu  j  &  le  frère  la  fètMr^ 
Et  l'hôte  ne  fut  pas  de  fon  hôte  bien  feur. 
Les  peuples  effrayés  de  l'horreur  des  batailles 
Flanquèrent  Ivars  Gtés  de  foffe  S/demuraHles  ; 
Car  le  peuple  qui  fiu  parles  bois  efpandu , 
De  crainte  ,  en  un  monceau  ,  s'était  delà  rendu.  . 
Les  plus  forts  exerçaient  juflice  par  Us  armes  , 
Le  monde  rmrerfS  n*oyoit  que  hs  alarmes 
Tonner  de  tous  cotés  j  &  l'un  à  l'autre  Mars 
Tout  fanglant  forcener  au  milieu  des  foldars. 
Les  Céans  ferpens-pu\  fur  les  Dieux  ^erduBfdhftM^ 
Les  Lapithes  armés  les  Centaures  occirent  : 
.  Thebe  à  cent  vor:cs  vit  fc.s  deux  Princes  tués ,  ^ 
Et  TrçyeàfieuT  des  champs  fes  Ptrgames  rués. 


P  lE 


PIE 


Qui  pis  ejl  j  des  humains  Us  races  trop  cruelles  j 
N'ont  fait  tant  feulement  roidir  en  alumelles 
Le  ftrtn  long  battu  ;  mtùs  du  grand  Jupiter 
Ont  ofé  par  le  fer  le  tonnerre  imiter  , 
Et  imucr  fa  foudre  j  en  du  fer  entonnée  ^ 
Sien  d'une  autre  fafon  que  ne  fit  Salmonde, 
Ils  ont  fondu  premier  l'homicide  métai^ 
Souffle  d'une  Furie  au  brader  infernal j 
Que  vomit  Phlegeton  :  ils  ont  mis  en  la  fonte 
Le  fin ,  la  peur  ^  Vharrwr^^  tin  &  la  flame  prompte  , 
jP/t  ;i  Jl  puanteur  :  Us  ont  aprh  cherché 
Le  fouffre  cjue  Nature  avait  a  part  caché 
Dans  les  veines  de  l'eau  :  puis  le  long  des  mur  au  les 
D'une  eftable  porchère  ,  ûu  dedans  les  emn^^ 
D'une  grotte  retente  ,  ou  d'un  mont  reculé j 
Us  font  allés  chercher  le  falpcjlre  gelé  ; 
Puis  poudroyant  en  un  ces  drogues  éloignées  ^ 
Au  penferées  mortels  ^'fatis  peur  y  les  ont  coites 
D.:ns  le  Chaos  d'un  hron-^c  ,  &  l'ont  fait  dégOl^tr 
Une  balle ,  qui  bruit  fi  haut  au  dejhger^ 
Qui  court ^  tofl  par  l'air,  que  la  terre  en  chancelle  j 
Que  l'Enfer  s'en  crevaffe,  &  prend  clarté  nouvelle  ^ 
Que  la  mer  en  treffaut ,  &  la  voûte  des  deux  ^  ^ 
En  craque fanfj  fe  rompt  deffous  le  pied  des.  Dieux, 
>  De  quel  genre  de  mon  éunt  diffie  cet  hommt  j 
Qitf  premier  inventa  le  fer  qui  nous  confbmme  » 
Et  qui  premièrement  le  Canon  pertuifa  j 
pt  fortir  de  fa  gorge  un  tel  foudre  avifa  f 
Et  fitf  vit  y  fans  pleurer  ,  routr  en  tant  de  fortes  ^ 
Parmy  l'air  ,  tant  de  bras  &  tant  de  têtes  mortes  f 
Ny  la  foif  de  Tantal ,  ny  la  rou  d'Ixion 
Ne  fujfirounc  là  bas  à  Ja  punition  \ 
Ny  le  vautour  ieçat,  dont  la  griffe  cruetlf 
Pince  de  Promcthé  la  poitrine  immortelle  , 
Par  luy  y  comme  jadis  y  on  ne  voit  plus  d'Heôlors  , 
D'Achilles  y  ny  d' Ajax  y  hé  Dieu  !  car  les  plus  forts 
Sont  aujourd'hui  hachés  d'un  poltron  en  cachette  j 
j4  coups  de  harquehufe  y  ou  à  coups  de  moufquette. 
Au  temps  qu'on  batadloit  fans  fraude ,  main  à  main  ^ 
On  eonnoiffoit  au  fait  celuy  qui  était  plein 
De  peur  y  ou  d'affurance  y  &  ne  vouloit-on  croire 
Que  Thcrfite  au  combat  méritât  tant  de  gloire 
Qu  Achille  en  méritait  ;  mais  Therfîte  aujourd'hui 
fift  AthUle  de  loin^  &  triomphe  de  luy* 

PourfBoy^ 


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P  I  E 


P  I  E 


Pourquoyt  hommes  chétif s  ,  avc^vous  tant  d'envie  ^ 
A  grands  cmçw  de  etmtm^  ^Mamretr  votre  vu} 
y ous  moure^i  affh^  tojl.  Si  vous  penfeiç^  là  bat 
Avoir  autant  qu'icy  de  plaijtrs  &  d' ébats  , 
V ous  êtes  bien  trompés.  Bien  que  Ironique  fille 
De  Cérès  en  foit  Roy  ne  »  en  tud  temps  la  fattàUe 
N'y  coupe  1(1  maiffon,  ny  aux  coteaux  voiftns 
Jamais  Bacchus  n'y  fait  verdeler  fes  raifins  ^ 
Héias  !  mais  à  l*entour  la  ntort  pâle  y  demeure , 
Toi^imrs  un  peuple  grejle  autour  d'un  lac  y  plâff*  > 
Ayant  la  peau  brûlée  &  les  cheveux  cendreux  j 
Le  vif  âge  plombé  ^  les  yeux  mornes  &  creux: 
Là  vous  Jerei  punis  de  VOS  fosou  méchantes  , 
Carlàhas  vos  emuui  ^ay  vos  Urnes  tnmdumtu  » 
Du  jugement  d'Eac  ne  vous  pourront  garder  ^ 
Ify  tant  foit  peu  de  Dieu  la  dextre  retarder. 

O  forame  »  esluy  qui  j  Hen  loin  de  la  guerre» 
Cultive  en  longue  pat*  ^ujim  die  fa  terre» 
Et  qui  jamais  au  lit  ne  fe  volt  étonrur 
D'ouir  au  point  du  jour  la  trompette  former  ; 
Qm  ne  fiât  f«c/  mot  c'efl  qme  Ceargue  ,  Camifade»  . 
Sentinelle  J  Diane  y  Efcarmotichc  ,  Embufcade » 
Mais  qui  J  plein  de  repos  j  en  la  grife  faifon  , 
Attend  au  coin  du  feu  la  mort  en  fa  maifon  , 
Afin  qu'il  ait  les  yenx  dtU  des  mains  de  fa  fille» 
Et  qu'il  foit  mis  en  terre  auprès  de  fa  famille  » 
Non  auprès  d'une  haye»  ou  dedans  un  foffé» 
Ayant  dtiM  «mp  de  pUmh  le  corps  osttnpvci. 
Mais  que  dy-je^  Brinon  f  qui  n'auroit  la  mûuir$ 
Du  métal  &  du  fer  j  jadis  mife  en  lumière  f 
Et  qui  ne  fe  ferait  brufquement  avifé ^ 
Enfondata  U  canon  »  defavçir  pertuyfe. 
Et  Savoir  acéré  l'alumelle  trente  » 
Tu  ru  m'euffes  donné  ni  dague  ^  ni  épée  y 
(  Car  le  fer  n'eufi  ufage  )  6*  «e  m'euffes  j  Brinon  , 
Donné  ny  pifiolet  j     rouet  »  ny  canon. 
Toutefois  je  plains  tant  du  commun  le  dommage. 
Que  je  voudroy  (  croy  moy  )  que  celuy  qui  l'ufagt 
Trouva  premier  du  fer  j  n'eût  jamais  été  ne. 
Et  n'avoir  eu  de  dons  ;  car  Dieu  n'eût  dAourné 
Son  vif  âge  de  nous  ^  &  la  paix  violée 
N'eût  point  abandonné  la  terre  defolée. 
Pour  r envoler  là  haut  y  laiffant  le  monde  iey 
S' entrepiller ,  navrer  &  tuer  fans  mercy. 


33»     P  I  E  PIE 

Au  quatrième  Livre  des  Odes.  Ode  x  v  1 1. 


Pourquoy^  chétif  Laboureur  , 
TrembleS'tu  d'un  Emperttw, 
Qui  dok  bientôt  j  legèrg  miÂrt^ 
Des  morts  accroître  U  nombn  f 

Ne  faïs-tu  qu'à  tout  chacun 
Le  port  d'Enfer  ejl  commun^ 
Et  qu'un»  àm»  ImpirmU 
Aujfitôt  là  bas  dévale  y 
Di7iis  le  bateau  de  Charon  ^ 
Que  l'ame  d'uti  Bûcheron  ? 

Cokntge^  eoupear  de  tent  : 
Ces  grands  foudres  de  la  guerre^ 
Non  plus  que  toy  j  n'iront  pas  j 


Armés  d'un  pla/lron  ,  là  bas  j 
Comme  Us  atloient  aux  batailles  : 

Leurs  ianus  it  imr  ^oc  j 

Comme  à  toy  vaudra  ton  foc' 
Le  bon  juge  Rhadamantt  ^ 
'Affeuré  y  nes'épatveattt 
Non  plus  de  voir  un  hamois 
Là  bas i  qu'un  levier  de  bois t 
Ou  voir  une  foqucnie  , 
Qar'ww  robe  bien  garnie  3 
Ou  qu'un  riche  accouflrement 
D'un  Roy  mort  pompeufement» 


ODE  xxTiii.  A  MelindeS.  Gelais. 


Toujours  ne  tempefte  enragée 
Contre  fes  bords  la  mer  JÉgée  j 
£t  toufîours  l'orage  cruel 
Des  veiîts^ommeun  fcuâre^groaie^ 

■Elochant  fa  voûte  du  monde 
D'unfouffiemènt  continuel. 


ly émail  enfieurïffent  les  pleines  ; 
Maintenant  l'Eté  boit  les  veines 
D'ide  ga:^ouiilante  en  ruiffeaux» 
Nous  ai^j  Melin  ,quinejà 
Immortels  j  mais  fragiles  hommes^ 
Suivant  cet  ordre  ^  il  ne  faut  pas 


Tàujhurs  l'hyver  des  neiges  blanches  Que  notre  ire  foie  immortelle  j 
Des  pins  tt'enfaritte  Us  kranckt»... 


Et  du  haut  Apennin  tou/tours 
La  grefle  le  dos  ne  martelUg  ■ 
Ettoiifiours  la  glace  étemeUe 
Des  fleuves  nebHde  ie  cours. 
Toufîours  ne  durent  orgueilleufkt 
Les  Pyramides  fpurcilleufes  ; 
'  Contre  la  feulx  d»  tempo  ^alHfitutP} 
Aufji  ne  doit  l'ire  felmae  j 
Qui  de  fon  fiel  nous  empoifonne^ 
Durer  toufîours  dedans  un  cceur. 

Rien  fous  le  Citi  ferme  ne  ém  s 
Telles  lo'ix  la  fage  Nature 
Arrêta  en  ce  monde  j  alors 
Que  Pyrrhe  efpandou  fur  la  terre 
Nos  Ayeux  >  connus  d*une  pierre 
S'amoUffant  en  nouveaux  corps. 

Maintenant  une  trijle  pluye^ 
D'un  mr  Uamoyeutt  nous  enttuye  i 
MuiMientmt  les  Afau  JuuMMm 


Éa/atifeuu  fkgemtnt  €OHtre  elle 

■La  raifon  par  jujle  compas. 

N'as-tu  point  vu  aux  vers  d'Homère, 
Lorfque  plus  turdoÊtt  Éolèro 
Achilla,  enfloit  contre  fon  Bjoy» 
Que  P allas  i  la  fage  guerrière  ^ 
Xuy  appant  les  cheveux  derrière , 
■Tout  grommelant,  Vartita  coy  f 

fa  dague  il  avoit  tirée  , 
Pour  tuer  l'héritier  d'Atrée  j 
Tant  If  courroux  l'aiguiilonnoit , 
Sans  elle  ,qui,  dans  fon  navire  y 
L* envoya  digérer  fon  ire , 
Dont  tout  le  fiel  lui  bouiilonnoit» 

■  Combien  de  fois  ce  Péléide 
Aefefa  les  prions  tTAtride 
Pour  appointer?  combien  cncor 
De  prifonntères  Lesbiennes  j 
Et  de  Cités  Mycéniennes  , 
Mi  umHÊttdâ'diwaas  &  ^orf 


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P  I  E 

Tandis  Hulor  armoit  la  rage  , 
L'iawff,  &  k  Troyen  orage 
Càtttre  les  Grecs ,  &  d'une  pare 
D*un  grand  caillou  frcijfa  la  porte  ; 
De  i' autre  part^  du  fçu  qu'il  porte 
JHfia  U  foudn  en  leur  rempart. 

De  quelque  côte'  qu'il  fe  tourne ^ 
Bellone  autour  de  lui  ft'journe  ^ 
FoijoMt  couler  Xaatc  tout  roux 
Du  fang  de*  Grées  ,qiù  par  la  plaiM 
Enduroienc  y  Innoccns  ,  la  peine 
De  ce  dommageable  courroux. 

O  monde  heureux  !  fi  Prométhée 
D'argile  en  fet  doigts  retitée  » 
Le  cxur  ne  nous  avoU  formé , 
Le  trempant  en  l'eau  Stjfgieaae 
Et  «n  la  rage  Lyiienne 
jyun  emel  ûon  affamé. 

Certainement  la  vierge  Afirée 
N*eât  point  quitté  notre  contrée^ 
Et  lesjoudres  tomies  du  Gel 
N'eujfent  accable'  les  montagnes  ; 
Toufiours  fnfffnt  par  !fs  campagnes 
Gliffcs  les  doux  ruijjcaux  de  miel. 

Le  cheval  s  m  milieu  des  guerres  « 
TTeât  point  ronflé  y  ny  les  tonnerres 
Des  canons  n'eujfent  point  fonné^ 
l^y  fur  Us  bornes  des  provinces 
le  choc  armé  de  deux  grands  Prmees 
JV'râf  point  le  Pafleur  étonné. 

Oa  n'eût  point  emmuré  les  villes. 
Pour  crainte  des  guerres  civilejs , 
Xfy  des  étranges  légions  , 
J^y  le  couirc  de  Pharfalle 
Jf'eâe  heurté  tant  d'os  d'Italie  j 
ify  tant  de  vmdà  morions. 

L'ire  caufe  que  les  batailles 
Jufquau  fond  rafent  les  murailles 
De  maint  Palais  audacieux  , 
£t  que  les  buiffoM  ^  les  herbe* 
S'égmeru  fur  Us  tours  fuperbes 
Qui  Jouloient  voifintr  les  CieuM, 
.  L'ire  caufe  des  tragédies 
ùtvwtddànmmhâgêtt 


PIE  1î? 

Des  JRoff  j  treml^aas  Jqus  le  d^uiger , 
Mt  que  les  exéerailes  mires 

Prefentem  les  fils  à  leur*  pères 
Sur  la  table  pour  les  rjianger. 

L'ire  j  qui  trouble  le  cour^nge  » 
Ne  diffère -ptHnt  de  krage 
Des  vieux  Caretes  forcenés  > 
Ny  des  chajirer  de  Dyndintène  j 
Quand  ,  en  hunant  j  eiU  les  mène 
Au  Jon  du  huis  efpoinfonnéf,  , 

L'Ire  j  qui  les  hommes  ma/tî^^ 
Changeant  la  raifo/t  en  manie  , 
Rien  qu'un  remors  ne  Jait  fentir  , 
Btptfurtout  fruit  ne  nous  sparts  ^ 
*  Apres  que  fan  ardeur  efi  mt^tC  » 
Sinon  un  trijle  repentir. 

Las  !  ce  moriflre^  ce  monfire  d'ire 
Contré  toysi^fcrfa  d'écrire. 
Et  m' élança  tout  irrité  . 
Quand  d'un  vers  cnficllé  d'Iambes 

yomijfoy  les  aigres  flambe^ 
De  mon  courage  dépité. 

Pource  qu'à  tort  on  me  fit  croire. 
Qu'en  fraudant  le  prix  de  ma  gloire, 
Tn  arois  mal  parlé  de  moy , 
Et  que  J  d'une  longue  rifee  , 
Mon  œuvre  y  par  toy  méprifée, 

-  JVe  frvit  que  de  farce  au  Roy, 

Mais  ore  ,  Metm,  fus  tu  nies  , 
En  tant  d'honnêtes  comp^rgnies, 
N'avoir  médit  de  mon  labeur. 
Et  quêta  bouche  le  confeffe. 
Devant  moy-mime  je  délakffè 
Ce  dépit  y  qui  m'ardoit  le  cœur. 
Chatouillévrayment  d'un  grand  aijij 
r  advoèrmorudutolttUtM^ 
Qui  me ctt^tmois^  &dsiMHr 
Crever  ceux  qui,  par  une  envie. 
Troublant  le  repos  de  ma  vie, 
~  SanÙMM^  mv  fimpleffk  dmûnitàlr» 
Dreffant  k  notre  amitié  neuwe 

-  Z^n  autel ^  i'at refît  le  fleuve  y 
Qui  des  parjures  n'a  puié , 

'■  '        ^  l^ouhfy,  ny  le  ternes  mime. 

y  Vf 


J40    P  I  *  P  i  E 

Ny  la  rancucur,  ny  la  mort  llème  ,  Et  nOmmohn  h  France  peint 

Ne  dénoueront  notre  amitié.  De  l'un  fcs  amus,  &  tncore 

Carj  d'une  amour  diffimulce  ,  De  l'autre  la  vermeille  Aurore 

Ma  fay  ne  fera  point  voilée  j  Emprunte  le fard  de/on  teint, 
I>e  fiue.nfages  artifan  ,  Bien  qut  fm  des  fib  é€  Joc^e  , 

Croyant  ftulement  que  tu  n'ufes^  La  nuit ,  fous  le  portail  (tAdr^t 

Vers  tes  amis  ,  du  doubles  rufes  '  '  Et  Tydé  ^  enflés  de  courroux, 

Dontfedesuifeuncourtifan.  D' une  main  horriblement  dure , 

Ne penfe  donc  qui  U  temps  hrife  Poarnnpeûtéeeaitverture  , 

Vaccord  de  tuttm  foy  promifcj  Se  fuffent  martelés  de  coups. 
Bien  qu'en  courroux  l'ai-je parfcùt  ^  Toutefois  après  ces  alarmes  j 

Souvent  une  mauvaife  caufe  \     -:    '  Amis  jurés  prindrent  les  armes  ^ 

Contraire  à  fiindtàrt ,  eaufi     .  •>  Et  ^un  ponr  l'autre  s'employa  ,  • 

Secrètement  un  bon  effet.  Quand  devant  Thèbcs  le  Prophète , 

Les  lii  natffent  étherbes  puantes,  Fif  englouty  dans  fa  charrette  , 

Les  rofes  d'épineufes  plantes ,  Tout  armé,  Phtm  effroya, 

'-t  '.  -,      ...^  ■  ■ 

Au  premiec  Livre  des  Amours. 

•  ^      ,  V  '  Vivant  qu'Amour  j  du  chaos  ocieux  j 

,  Ouvrît  le  fein,  qui  couvoit  la  lumière, 
'     '  Avec  la  terre  ,  avec  l'onde  première  ,  . 

Sans  art  a  fhu  forme  éttùentitwMitJe$  Geiix, 

' ....  AinfTmon  tout  erro'u  fédltleux  ^        '    ^  ' 
Dans  le  giron  de  ma  lourde  matiért%' 
Sans  are  ,  fans  forme  j  &  fans  fgiat  entière  , 
Alors  qu'Amour  le  P^ffa  de  /fiJ^Wf^^i;.,:  *  > 
'    i^^ffù  feul  rendît  mon  ejjence  parfaite  ; 

,     Il  nu  (tonna  m  vte  tr  teponftnr» 

li  anima  mes  penfers  de  fa  flame  j   ,  .  ^  ^ 

Et  de  fon  branle  en  ordre  fit  mouvoir 

fuivis  du  globe  de  mon  amc  , 

-ni  \  r,  V    '  Gommentaire  de  Muripp^^';' 

tes  Poètes  ,  comme  Orphée  ,  Hcfiocie  ,  Ovide  &  antres ,  dlfent  que ,  devant 
que  le  le  Ciel,  le  feu ,  l'air  »  1'^  &  la  terre  fa&nt  faits ,  les  femences  &  le9 
formes,  de  toutes  ces  chofes-U  ^ienK  mèlén'Be  confondit  en  nne  lonide  , 
obloue ,  pefante  6c  immobile  maflè,  qu'ils  nomment  Chaos»  De  cette  madè, 
aînfi  que  dit  Orphée ,  Amouf  fortit  le  premier  ,  lequel  par  après  fépara  le? 

r tues- du  Chaos ^  aûjçnant  à  chacune  d'icelles  fon  lieu  propre,  &  donnant 
chacun  fa  fonne  ;  aiafi  dit  nooe  Anteor  qne  fim  efpcit  écoir  momç  8c 
afToupi  dan» Iba  cont,  fans  ferme  &  laoïivainent  aucun,  auparavant 
^a'iliutaiiioiiieax^  4e  ^  ce  fa^Ânaoïir     pnniier  dém&la  cette  coofiifioa. 


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PIE  "        PIE  }4i 

9e  qui  lui  donna  vie  &  moavemenr.  Ce  qa*il  dît  îcî  de  TAmoar  ,  ^uant  i  la 
réparation  des  parties  du  Chaos ,  il  le  dit ,  en  un  antre  lict ,  de  la  Paix ,  parce 
que  Amour  y  Paix  &  Amitié  fcpremienc  quelquefois  l'un  pour  l'autre  j  d'oè 
eft  que  C^re  Théodoce»  en  un  iWogne  Grec ,  nommé  rAmicii  binnie ,  die. 
de  1  Aminé  cela  mime  que  noui  dîfom  ici  de  l' Amour.  Du  Chaos  ]  Chaos  »* 
en  Grec ,  fîgnifîe  confiiuoiii  Oàeaxi  U  prend  Ocieaz  pour  ce  qne  les  Latins 
difent/rttfrj.  Ovide, 

iViec  quicq^uam  ,  ntji  pondus  incrSj  congejlaqut  ebdem^ 
Non  benè  fanaarum  difiordiafimioa  renm» 

•  Qtâ  coawntla  latmère.  ]  Qui  œnoitla  lomiète  encblcw  Autfimm  umt.  ]  Ceft- 
il-dire ,  toutes  les  parties  de  mon  efpm  étmenc  milées  &  confondues.  Jkuu 
U  giron  de  ma  lourde  matière.  ]  Dans  mon  corps. 

Et  de  fôn  hranU  en  ordre  fit  mouvoir 
Les  pas  fuivis  du  globe  de  mon  ame.  ] 

C'eft-i-diie,  &  doima  le  premier  mouvement  à  mon  ame.  On  pburroic  ici 
^^oter  fi  t'ame  a  mouvement,  ou  non  >  & ,  fi  elle  en  a ,  quel  il  eft  y  car  Platon 
rient  que  l'ame  e(l  principe  de  mouvement ,  &  qu'elle-mcme  eft  un  mouve- 
ment perpétuel.  Anftote  confefiè  bien  qu'aux  chofes  animccs  elle  eft  principe 
de  mouvement,  mais  qife  toiuefbb  elle  ne  fe  meut  aucunement  de  foi» 
snîme ,  uns  feulement  par  accident ,  &  avec  le  corps ,  comme  le  namonniet 
avec  le  navire.  Qiwlques  hommes  de  favoir  s'efforcent  les  accorder ,  difant 
le  mot  de  mouvement  fe  prendre  autrement  en  l'un  ,  &  autrement  en  l'autre. 
Le  globe  de  fon  ame.  ]  Parce  que,  combien  que  l  ame  étant  incorporelle  ,  ne 
peut  avoir  figure  ne  ronde ,  ne  qoaxrée,  ni  antres ,  fi  eft-ce  qu'elle  a  affinité 
avec  le  rond  \  car  le  mouvement  du  rond  fe  retourne  en  foi-mcme  ,  fî  fait 
auûi  le  mouvement  de  lame  ,  fi  mouvement  le  faut  appeler.  Pour  cncendrô 
ceci ,  confidcrons  que  1  œil  voit  bien  toute  autre  chofe  ,  mais  il  ne  peut  pas 
VoirToi-mème  \  parainfi  fou  mouvement» c'eft-à-dire,  fon  aâion  ne  retourne 
pas  en  foi ,  ains  s'étend  feulement  aux  autres  chofes.  Mais  l'ame,  non-feule- 
mentpeut  entendre  la  narure  des  autres  chofes ,  ains  aulli  fa  nature  même, 
qiueftttn^tid  argument  pour  riramortalité.  Dé'U  eft-cc  que  S.  Denis  ,  au 

Çremier  Livre  des  noms  divins ,  dit  le  mouvement  de  Tame  être  ctrculier. 
forre  Auteut  dit ,  Les  pas  Juyvlsl  Pourçe  qu'au  mouvement  du  rond ,  toutes 
les  parties  s'entiefuivcnt  ^  comme  très-bien  démontre  Ariftote  ,  au  Livre  des 
Qiieftions  méchaniques ,  qui,  i  cette  cauiê»  dit  le  cercle  être  principe  des 
jnerveilles: 

Ctfie  beauté  j  de  mes  yeux  adorée  ^ 

5  Qui  me  fiiit  vivre  entre  mille  rre'pas  j 

CoupioU  mes  cAie/is  &  pourjuivoit  mes  fos  j 
Âlnfi  quAdon  Cyprinê  ia  dorée. 
Quand  uni  rome^envain  énamourée^ 
Aii\fi.  qw  mcy ,  dn  yermèil  dtfe*  iras  ^ 


541    P  I  £  PIE 

En  les  kûjknt,  tay    entier  à  ktt 

Une  liquew  de  pourpre  colorée. 
*  La  terre  adonc  ,  qui  tfoigneufe  ,  re^ut 

Ce  Jang  divin  j  fertilement  connut , 
Pareille  au  fang  ,  une  rouge  fleurette^ 
Et  toût  aia/î  que  d'Hélène  naquit 
La  fieur  qui  d'elle  un  beau  Jurnom  acquit , 
Du  mm  Cajfandre  >  eUet  ettt  nom  Cajfandretu,  ' 

Cefie  beauté.  ]  Il  caconce  comment  aiiifi  qa'U  alloic  cbaflèr  un  cerf,  fa  Dame  » 
qui  le  fuivoic ,  fuc  piquée  d'une  iooc^9  9c  que  4a  fang  qui  fi>rac  (ondaiii»- 
mcnt  de  foti  bras ,  fuf  foudainement  engendrée  une  fleur  ,  qui  eut  nom 
CaiTandrecce.  Ainji  quAdon.'^Torxt  aioll  que  Venus  fuivoit  Adonis  allant 
à  Ift  chaflè.  Ainfi  qu'Aém,  ]  11  a  die  Adon  pour  Adonis ,  par  fyncope. 
Çyprme]  Véoiis.  la  dorée]  h  bette.  Ainfi  TappeUcMit  lei  Gïeci  jpptj,  ott 
mtMicf^- 

Mimnerme, 

Homère, 
Virgile , 

Jupiter  hic  peucis  :  at  non  Fenus  aitreaeoiier* 

Pauca  referc.  ...... 

Quand  une  ronce  envain  énamourée.]  Ainfi  Théocrite  die  que  le  fanglier ,  pat 

ÎBÎ  AdomsfatnuHrteUemeot  blefle,  étoic  «moufeux  de  la  bttuite  d'icend. 
^ne  liqueur.  1  U  ne  veut  pas  dire  bonnemenc  que  ce  fût  fane ,  mais  une  ti- 

queur  refïenÏDlanre  à  fang,  ou  à  tour  le  moins  un  fr.ng  céleîte  &  divin  ,  tel 

Îiue  Homère  ie  du  coulât  des  Dieux  ,  ioclqu'ils  font  bleiïcs.  Tel  que  fuc  le 
ang  de  Viaas,  bleflee  par  Diomedes.  £e  tout  ainfi qu'Hiteiie.  1  Pline  dit  que 
la  fleur  ,  nommée  par  les  Latins  Innula  naquit  des  larmes  d  Hélène  ,  d'où 
eft  que  les  Qcecs  l'appelleac  Uelenium,  Aiuiî  dk-oo  que  le  Lys  oaquic  du  laie 
de  Jonon. 

PIERRE  SALA,  Ecuycr,  a  traduit  de  rime  Romande ,  en 
en  rime  Françoife,  le  Roman  de  TrifUa  U  Ja  belle  Roine 
Yfeulte». 

^  J'ai  vtt  ttQ  très-ample  èc  très-ancien  Manufcrit ,  en  vélin  ,  du  Roman  de 
TnAan ,  non  pas  en  rime  Romande  »  mais  en  vieille  profe  Françoife ,  à  la  fin 
duquel  il  étoit  dit  qu'i/  avoir  ététranjlaté  de  Latin  par  le  noble  ChevûBer  d*jit^ 
gleterre  Luces ,  Seigneur  du  Chattl  de  Granr  près  Salehihcs  ;  8r  comme  ce 
yoliune ,  outre  les  ùxa  de  JùSuaôc  de  l^nceioc,  concenoir  encore  ÏHifioirê 


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f 


PIE  P  I  E  345 

iâ  S.  Craal ,  un  autre  Tranflateur  dit  y  avoir  cravaillc ,  par  ordre  du  Roî 
Henxi  d  Angleterre  ,  &:  y  avoir  employé  cinq  4ns  après  MeHire  Luces>  ajou- 
einc  qoe  Mtùre  {^mtitr  Mappe  était ,  je  me  fen  de  6$  termes ,  /«  proprt 
Auteur  de  Lanctlot.  Mais  je  crains  que  ceci  ne  foie  pas  autremciit  exaft, 
parce  qu'il  y  eft  enfuue  parle  de  Roberc  Borroti  ,  fans  ipt  ciRcr  quelle  part  il 
aeueà  ces  Ouvrages,  &  que  Gautier  Mappe  n'ait  été  que  i  laiiudcur  Ânglois 
du  Roman  Ladn ,  c*eft4<diie ,  Italien  de  Lancelor.  — Voyez ,  touchant  ce 
K08BRT  BoRRON  &:  Gautier  Matpe  ,  le  mot  Lancelot,  à  la  fin  de  U 
lettre  L ,  Tom.  iV,  pag.  646.  Quant  à  Pierre  Sala ,  fa  prétendue  Traduékioii, 
ici  meocionnce  ,eft ,  non  pas  en  rime  Françoife ,  niais  en  profe ,  &  n'a  jamail 
imprimée. Le  Manufcrit  que  j'en  ai  vu  e(l  divifé  en  vingt-cinq  Chapitres , 
^  ne  conrienr  q  t fSetiilkcs ,  donc  le  premier  confifte  en  ce  Pcologue  dv 
tingt-dcttx  veri  : 

Voor  oliâr;  Sin,  m  conuBiodcacitt 

Qu'il  vom  a  pin  ne  faire ,  «i  MttmtM 

DcJas  mon  nez  afTïfcs  mes  lunettes , 
Pour  déchiffrer  lettres,  que  n'ai  to  nettcf  » 
On  vkU  Trifiao ,  qu'il  vous  plue  me  baiHuy' 
Qui  m*n  (bnvMK  Je  nnii  bien  fim  beiUet^ 
Car  tes  lettres  en  (Soient  tfFacécs, 
£t  les  marges  du  parcbemin  calTées  > 
Ce  aooobfUnc ,  j'ai  tant  faic«  trait  à  uaif, 
Qne  VMi  en  ni  ce  Livre  ici  cstnic. 
Qui  eommeuce  t  Omme  le  beau  Triilia»- 

*     Etatit  un  jour  ,  en  un  granJ  triftc  ahan  , 

Sculet  aux  champs ,  penfant  comme  forcooe  ' 

lie  mvcilloic,  fi  f«i(ôit>il  fort  une. 

De  ce  pcnferviot  première  nailTancet 

Que  Lancelot  eut  >!e  lui  connoilTaooe  » 

Comment  orrez  ci-aprcs  raconter  , 

Quand  vous  plaira  ,  Sire  ,  de  l'éfiOM«r|' 

£t  néanmoiot  que  ce  Toit  Ecrh  Tatn, 

U  vous  plaira  d'cxculcr  iT^rivain  , 

Voue  Sala  ,  très  humble  eu  votre  chambre. 

Qui  vous  fcquictc  que  de  lui  vous  temembic» 

Cet  Ecrie n*ell  que  la  premiixe  Parne  du  Roman,' 8c  ne  fait^as  la  quaniitne* 

Partie  du  gros  volume  que  )*ai  ci-deffus  dit  avoir  vu.  Sala  n  y  prend  point  le 
nom  de  Pierre  j  ni  auxre  nom  de  baptême  ;  il  ne  s'y  qur^Ufic  pas  non  plus 
Ecttyer^  mais  Ecrivain  Je  la  Chambre  du  Roit  que  je  croii  ctic  Ciiaiies  Vill , 
ou  Louis  XII ,  par  ordre  daqael  il  £ûfoic  une  nouvelle  copie  de  ce  Roman , 
d'après  une  ancienne,  ufée  de  vieilleffe,  comme  il  le  donne  \  cnrcnLlrc, 
mal  conditionnée.  Voyez  La  Croix  ou  Maina»  «a  mot  j*An  Maugin» 
Tom.  1 ,  p.  54j^  (  M.         Mommoyb  ). 


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^44     P  I  E  PIE 

PIERRE  SALIÂT  \  a  trâdait  les  neuf  livies  de  THidoife 
de  Hérodote  d*Ha1icariiaflê>  Prince  &  premier  des  Hifloriogra- 
phes  Grecs ,  intitulés  du  nom  des  Mufes  \  avec  un  Recueil  de 
George  Getnift ,  die  Plethon  ,  des  chofes  advenues  depuis  la 
journée  de  Mantinée  ;  imprimés  à  Paris  ,  in-fol,  par  Edienne 
Groulleau  ,  &  in-iè.  par  Claude  Micard,  1575.  Il  avoit  traduit 
auflî  auparavant  d'une  Déclam arion  Latine  ,  TEntrée  de  Jeunefîe 
en  la  maifon  d'fîonneur,  déclamation  ,  contenant  la  manière  de 
bien  inllruire  les  cnflins  dès  leur  commencement  j  imprimée  à 
Paris,  in-8".  par  bimon  de  Colinez  ,  &  à  Lyon  ,  in-iG,  par 
Olivier  Arnoullet ,  1538.  L'Oraifqn  que  fit  Crifpe  Salufte, 
contre  M.  Tulles  Ciceron,&rOrailon  dudit  Ciceron,  reponbve 
à  celle  de  Saluile  ^  avec  deux  autres  Otairpas  dudic  Salufte  à 
Jules  CxÙLT,  afin  de  redreflèr  la  République  Romaine,  tradiû* 
tes  par  Pierre  Saliat  ]  imprimées  à  Paris ,  par  Simon  de 
Colinez,  1^37.  Un  Opufcule  d*Ariftote,  du  monde  ;  autre 
Qpufcule  de  Philon»  Juif,  du  monde ,  &  le  Songe  de  Scipion, 
de  Ciceron  :  le  tout  traduit  en  François  par  ledit  Saliat ,  &  im- 
primé à  Lyon,  m-4'*.  par  Pierre  deTouis,  1^3* 

^Voj.  La  Croix  pu  Maxne  ,  &  les  notçs ,  fur  cet  Acdde,  Tom.  II» 

PIERRE  SANTERRE  ,  Poitevin  ,  a  mis  en  mufique  les 
cent  Cinquante  Pfalmes  dç  David,  imprimés  à  Poitiers,  par  Ni* 
colas  Logerois  j  I  567. 

^  PIERRE  SAVONNE  dit  TALON, ,  natif  d'Avignon ,  a 
écrit  TArithmétique  en  laquelle  font  contenues  plufieurs  Règles 
briàves  &  fubtiles ,  pour  les  trafiques  de  plufieurs  pays;  av^Ia 
différence  des  poids  ,  aunages  &  monnoies  de  chacun  de/Hits 
lieux  ,  alliage  des  métaux  ncceflàires  pour  tous  Maîtres  de 
monnoie  ,  Orfèvres  &  Changeurs  j  avec  le  fait  &  maniement 
des  changes  &  banques  qui  fe  font  journellement  à  Lyon  &  par 
les  places  accoutumées,  comme  Flandres,  Angleterre,  Efpagne, 
Italie  6c  aut^res  lieux  ^  im|;rimçe  à  Paris  ,  1/2-4°.  par  Nicolas  du 


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PIE  P  I  E  34; 

Cbemin,  t^6^.  Inftnidion  &  manière  de  tenir  Livres  de  raifon 
ots  de  comptes  par  parties  doubles;  avec  le  moyen  de  drclfer 
carnet,  pour  le  virement  &  rencontre  des  parties ,  qui  Te  font 
aux  foires  ès  paiemens  de  Lyon  &  autres  lieux;  impriniee  a 
Paris,  rn-40.  pour  Chriftophle  Plantin  d'Anvers,  i<,Cj.  Inftruc- 
tion  &  manière  de  trouver  le  compte  du  toifage  de  Lyon,  pour 
fervir  k  tous  maîtres  Maflbns  ,  Toifcurs  &  autres  qui  font  bâtir 
maifons  &  autres  édifices  à  l'ufagc  de  ladite  toile  ,^  qui  eft  de 
fcpt  pieds  &  demi ,  6l  vaut  en  hauteur  &  largeur,  c*clt-à-dire, 
longueur,  cinquante. fix  pieds  trois  pouces ,  qu'on  dit  toile 
rante  :  Je  pied  de  douze  pouces  &  le  pouce  de  douze  Iigoes,^&  eft 
ladite  Inftruaion  départie  en  dix  tables  ;  imprimée  l  Lyon ,  in-fol. 
par  Jean  de  Tournes.  Inftruaion  de  l'Ordre  Militaire  ,  traitant 
de  bataillons  carrés  d'hommes;  Lyon ,  de  l'Imprimerie 

de  Thibaud  Ancelin,  1583.  Second  Livre  de  Tlnftruûion  de 
POrdre  Militaire ,  traitant  de  bataillons  carrés  de  terrem ,  pnfe 
fur  le  calcul  qu'il  a  fiiit  des  compagnies  de  foldats  que  les  Capi- 
taines mènent  en  guerre»  pour  les  Élire  marcher  par  ordre; 
commençant  à  cent  hommes  ,  deux  cens  hommes ,  contmuanc 
de  cent  hommes  en  cent  hommes ,  jufques  au  nombre  de  Hx 
mille j  premièrement  de  trois  hommes  pour  rang,  cinq,  fept, 
neuf  &  onze,  félon  le  nombre  de  loldars,  pour  puis  après  les 
mettre  en  bataille  carrée  de  tcrrcin,  en  coupant  les  rângs  en 
autant  de  parties  que  befoin  fera,  &c.  imprimé  de  même.  • 

PIERRE SOR£L%  Chartraîn,  a  écritPoëûes,  imprimées  à 
Paris ,  f»:4***  par  Gabriel  Biion  »  1 5  éé.  • 
♦  Voy.  lA  Cmoxx  du.  JUmsïï,  m  mîme, Article,  Tem  II ,  {Mg. } 
PIERRE  DE  SURE,  Lyonnois,Cclcftiti  du  Convent  d'A- 
vignon ,  a  é»it  le  Voyage  fpîrituel  du  Pèlerin  de  Sainte  Mère 
•r%life  Romaiâe  ,  faint  Pierre  de  Luxembourg ,  jadis  illuitril- 
iime  Cardinal ,  avec  fa  vie  ;  imprimé  ea  Avignon  ,  i«-8**.  par 
Imberc  Parmentier,  i 

v  PIÇRRE  S  ^lDodeur  en  .ThicJogle^,  a  écrit  la 

BiBJLioT.  Frah.  Toot.  K  Du  Verd,  Tom.  m.     X  x 


34^      T  I  E 


P  I  E 


Manière  de  fliire  Te(lâment  très-fâîutaîre ,  imprîmée  à  Pany, 
m-8°.  par  Regnaud  Chaudière,  fans  cUcc.  Voyez  fes  (Euvrcs 
Latines  en  la  13ibiiuclièque  de  Gefner. 

'J'ai  dit  fur  B.iillet ,  pag  4:^^  du  Tom.  ,  nue  le  nom  Frinçoi";  fie 
Petruj  Sutor  ccait  Pierre  le  Sueur*;  mais  j'ai  ccc  depuis  amdpftc  M.  l'Abbé 
ie  Clerc  ,  qvie>  daiis  le  pcivilège  donaé  Tan  1 5  f4  pour  Timpreffion  du  pede 
Livre  de  Petrus  Sutor,  de  Poceftau  Ecclejîét  in  acculas,  l'Auteur  eft  nommé 
Maître  Pierre  Cûuflurler,  Docleur  en  Théologie  ,  &  Prieur  delà  Chartreufedt 
Notre-Dame  du  Parc  ,  au  Comté  du  Maint*  Ea  bon  Ladn  cependant  Sttior 
a'eft  pM  un.  GmufUr,  ou ,  fitivaite  le  moc  d'ufiigr»  m  Tamur^  voaùA  in» 
Cméoiuikr,  (M.ss  i;aMokmotb). 

4r  Ce  mc*ine  Âateai  «  îûx.  quelques  Ecrit»  Pbli£mî(]iw«  cootte  EsiTme  Sc 
IftcqtMs  b  Fèvce.  U  raourot  le  i&  iuut  ij. 

PIERJRE  TOLET ,  Médecm,  habitant  à  Lyon  »  a.  écrier 
Paradoxe  de  la  faculté  du  Vinaigre,  contrer  les-Ecrits  des  moder- 
nes ^  où  pluHeurs  chofes  fbnc  démontrées  non  éloignées  de  lj( 
vérité  ;  imprimé  à  Lyon,  in-V^.  par  Jea»  de  Tournes  ,  1 549^ 
il  a- traduit  audi  en  François la  Chirurgie  de  Paulus  ^gineca , 
Auteur  Grec,  qui  efl  le  fixiéme  Livre  de  fes  (Euvres  ;  avec  un^ 
Opufcule  deGalien  ,  des  tumctîrs  outre  le  courtîmier  de  narure: 
plus  urv  autre  Opu feule  dudit  Galicn  ,  ào.  la  nmaiere  de  curer, 
par  'ab(lraâion  de        ,  &  par  rungfues ,  rcvulllon  ,  cornettes- 
&  fcarifîcation  :  le  tout  imprimé  à  Lyon,  par  Efliennc  Dolec, 
T'540.  à  Paris,  par  Charles l'Angelier,  &  encore  à  Lyon,  par 
Jean  de  iournes,  1^52.  Traite  de  l'adirufable  verm  »k  accom- 
nliflèment  des  facultés  y  pour  la  fanté  &  çonfervation  du  corps 
numaiii-,  de  la  radnc  nouTdle  de  llnde-de  Mechtoacan ,  pro* 
premene  nonimée  Rhaîndice  ;  écrit  premiéreinenc  en  Latiir  par 
Marcel  Donat^.  MédeciiiMantiian  ^  imprimé  à  Lyon par 
Michel  Jove,  1571  \. 

^ Vof»LA.C»oiz:svMAi]ir,  8e:let  notes*,. ^ mlnftt- Article^ Tom.  Il» 

PIERRE  TREDEHAKy  Angevin,  a  tradbtc  en-  nme 
çi»l(^».Théagesv  ou  de  la  Sapience«  Dialogue  de  Platon  ;  impri*' 
mé  à  Lyoa  V  m-^^*  parr  CJiacléB^PelbDt ,  i  ^     les  q^uatre 


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P  I  Ë  P  I  E  547 

premiers  Livres  de  PEnéide  de  Virgile  ,  mis  en  vers  Héroïques 
François  ;  imprimes  à  Genève,  in  8^.  par  Abel  Rivery,  i  574. 
Les  Bucoliques  tk  Ccorgiqucs  de  Virgile  ,  traduites  en  vers 
François,  avec  la  Vie  du  Poëte ,  &:c.  imprimées  à  Genève ,  Latin* 
François,  m-8*.  par  Baptifte  Pignereul ,  i  «jSo  *. 

'  *  Voy.  La  Croix  do  Maine,  Se  les  notes, au  root  PitaRE  T&edghah,' 
Tom.  II  a  pag.  I  je,  &  UBibUodi. Fsm^aife  M  M.  TAbbé  Goujet,  Tom,  Y> 

PIERRE  TRUEUX ,  Berruicr ,  a  traduit  de  Latin ,  la  Fleur 
des  Aphoritmes  d'Hippocratea ,  éf.  Commentaires  d»  Galîen^ 
imprimée  à  Paris ,  m<«  t  ^.  par  Jean  -Ruelle ,  1 5  6 4. 

PIERRE  TURREL,  Philofophe  &  Aftrologue,  Redeur  des 
Ecoles  de  Dijon  ,  a  écrit  en  François,  le  Période,  c*efl:-à-dire, 
la  fin  du  monde;  contenant  la  difpofirion  des  chofes  tsrreftres 
parla  vcrcu  «ik  influence  des  corps  célelles  ;  imprime  à  Lyon, 
1 5  3 1 .  Fatale  PrevilTon  par  les  Adres  &  difpoGtion  d*icelle  ,  fu^ 
fa  Région  de  Jupiter,  matntenanc  appelée' Bourgogne  ,  pour 
Pan  -I  y  &  pour  plufieurs  uioées  fubi^quences  ;  imprimée  à 
Lyon  *• 

^Vàf*  La  Caoïx  i>V  M^jnb  ,  Ôc  \ps  noces ,  tn  mèmç  AmcW,  Tom.  II , 
Mg.  «17  Hefaiv. 

PIERRE  CLEREAU.  Chanfons  fpintueUes  à  quatre  par- 
ties ,  par  Pierre  Clerean,  Nicolas  du  Chemin. 

PIERRE  ViiRNEY,  Doaeur  en  Médecine,  de  Semur  en 
Auxois ,  a  traduit  de  Latin,  les  Préfages  du  Divin  Hippocrates, 
Auteur  Grec  ,  divifés  en  trois  parties  ;  avec  la  proteftatiort 
&  ferment  que  ledit  Hippocrates  faifoic  faire  à  Tes  difciples;  im- 
primes à  Lyon  ,  in-H°.  paf  Pierre  de  Sainte  Lucie,  1539.  &par 
Eftienne  Dolet ,  I  ^42. 

PIERRE  VIDAL  ,  Tholofain  ,  a  recueilli  ,  &  d'Italien  fait 
Brançoifes  ,  les  principales  Lettres  des  fept  Livres  de  Méfier 
Ciodiu  'i  oiomei|  Gçnt^Uxoinmç  Siepois^çoni^iiaac  maints  beaux 

Xsij 


548     PIE  PJE 

difcours  tous  pleins  d'efprit,  de  douceur  8e  de  ëo^tine  j  fmpri- 
mées  à  Paris,        par  GiHcsRobinoc,  1 572- 

PIERRE  VIEL  *,  Do(5leur  en  Théologie  ,  de  la  Faculté  de 
Paris ,  a  écrit  Traité  du  mal  ,  qui  par  la  Smionic  advient  en  U 
Chrétienté  &  contient  vingt-trois  chapitres  ,  ou  amplement 
^ifco^iru  de  tout  ce  qiii  concerne  la  Simonie;  imprime  à  Paris, 
in  8".  par  Nicolas  Chcfneau  ,  1576.  Il  a  traduit  auffi  l'Hiftoire 
du  Schifme ,  blarphêmes,  erreurs,  facriléges,  homicides,  tnwC- 
%es'     autres  impiétés  des  Donatians }  écrite  premiièremeoc  e» 
jifiiafiR  ,'pftr  Opcat;;  EvèqiieMilevitain ,  çpVirbfirandiiSeil^neaiP 
380  ,  impriimie  à- Pans^  «a-'S^.  pan^FederJe  MDieK^  x^f4* 
£i|ccchirme  ^  ou  InOxudtipn  Chré^iennn^ ,  par  IVl  Pierf«'  Vjel,. 
lX>âeur  en  ïhéologie  -,  imprimé  à  Paris  »  m- 8°.  chez  Jean  Dal» 
lier,  1^%.  Il  a  traduit  de  Latin,  les  Vies  de'plufieurs  Saints, 
contenues  p^rmi  les  trois  Tomes  de  VHiftoîre  de  la  vie,  &  more 
ii^ce'iut»  impcimées  à  Ffiis  ^  ût-fiL  pajr.Kiçoîas  Çhefiieau» 

.  *  Il . QQtta^  daiif  k  Société  4"  Collège  4tt l^vm-,  eh  tf^o.,,  7  fiirreçit 

Docteur  en  1 5  4-',  &  mourut  en  1 5  îJz.  C'eft  tout  ce  que  rtous  apprend  Launoy 
(  JiiJi.^CoU.  I^àv.Dàg.  75  j  )  de  là  vie  de  Pierre  Viel.  Il  l'appelle  Thcoiogus 
^tirnust  virdUiJ^mà  paupereatis,. 

PIERRE  DE  *  VILLARS,  premièrement  Evéqire  de  Mire- 
poix  ,  maintenant  Archevêque  de  Vienne,  a  fait  un  hrefRecueiï 
do  UDbdrine  Chrétienne,  &  Catéchifine  extraie  d*autrcs  fem- 
blables,  principalement  d«cekii  de  Rome,  &  traduit  en  Fraiw- 
^ois,poi] réti;e  eofèign é  parl^ Curés  & Mtltret d' EcoMu  Diocèfè 
d£yienne,aiixenfap$  ^ulfiiiit  jfoiis  leur çliarge  ;  imprimé  ÏLyon^. 

par  MiphelJove ,  157^.  ïnfittiitia  .P^rochorum  qtue  mo^ 
^OLcitumque  mSacramcnt^^  admiaifirimdisi  aliisqiu  rébus  Jpiri- 
tual'tbus  traâandis  obfcrvanduni  eornpUcIûuTf  à  Peera  dt  f^illars 
jifcliiepij'copo  f^iemtnfi  con/aigta^  Lugduni^  '""^y**  excud»  Ja^ 
Qobus  Rouffinus,  icnS.*, 

'S''  ■.'  wlj  ,  »  ..»'p  <-      ;  '• 

♦  Pljcrfe  dè  Vîllah  naqiiit  i'Lvdn',  le  )  N%s  *  54J«  M  n'avoir  pas  encore 
Schev^  fon  cours  fie  Thcologie  ,  lorrqu'il  fut  nommi-,  en-  »  J7<  ,  ^  l'Evcdi* 
de; Mico^iis , .  vacant  ^ar  U  ^déoùâion  jk.  ioa.  oode,,^^  fe  nommage  aulU  - 

i  '  •  ' 


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P.I£  PIE  3(49 

■  PUrrt  de  Filiars  j  6c  <\m  fut  fait  Archevêque  de  Vienne.  Cec  Archevêché 
fut  encore  cédé ,  vers  1584,  pir  ^on  oncle  ,  à  Pierre  de  ViUars  ,  donr  il  efl:  ici 

2ucftion,  6c  il  mourut  le  iJi  Aoac  1613  ,  fclon  Ion  Epitaphe  ,  rapportée  .par 
aunoy ,  éam  foa  Hifioire  du  Collège  de  Navarre  ,  8c  par  les  Frères  Satnce> 
Marche  (  Gûll.  Chrljl.  Tom.  1  ,  pag.  814.)  On  a  pris  1  oncle  pour  le  neveu  , 
<]^uan4  on  a  placé  l'a  more  en  1591.  Les  Écrivains  de  fon  temps  ont  loué  (bl 
pieté  &:  fon  lavoir.  Ourre  fes  Ouvrages ,  cires  par  du  Verdier ,  il  publia ,  en 
1 59<> ,  à  Lyon ,  quelques  Traites  fur  la  Simonie ,  fur  la  résidence  des  Bcnc- 
ficiers  Eccléfiaftiques  ,  les  fondations  ,  les  célébrations  de  mariage  ,  les 
devoirs  d'un  Médecin,  les  blafphcmes  ,  &c.^  On  en  parle  comme  d'un  Pcé< 
dicateur  célèbre ,  mùs  fes  Semons  n'ont  point  été  imprimés» 

< 

^  PiiiRRE  VIREX*,  d'Orbes,  en  Savoie,  Mniftrc  à  Genève, 
puis  à  Lyon, en  l'an  t^^z,  a  ccricdela  vraie  &  Faufîè  Religion, 
Touchant  les  vœirx  &  les  fcmicns  li<:itcs  &  iUiciccs  ;  &  notant- 
menc  coutliaru  les  vœux  de  perpétuelle  continence,  &  les  vœux 
d'anachôme  &  d'exécration  6l  ks  facrifices  d'horties  humaines, 
^fcide  fexcommtinicitioft  en  toutes  Religions;  imprimé  kGt* 
nève ,  ÎM-B^  par  Jeai»  River  y ,  i  ^60.  Iivfhriiâîon  Cfarétienne 
en  U  Doâriive  de  fa  Loi  &  de  l'£iangile^&  en  l'a  vraie  PhtloB- 
fophif  de  Théologie  ,  tant  naturelles  que  fiipematordles  de» 
Chrétiens;  &  en  la  contemplation  du  temple  des  images  & 
oeuvres  de  la  Providence  de  Diea  ,en  tout  Tonivers;  &en  l'Hif^ 
toiie  de  I  a.  création  &  châte  &  réparation  du  genre  humain  i 
le  toticdtvîféen  trois  voîumes ,  imprimé  à  Genève,  in-fol.  par 
Jean  Rivery,  i$<>4.  Des  Clefs  de  TEglife ,  &  de  PAdminif^ 
tration  de  !i  parole  de  Dieu  &:  èc,  Sacremens  ,  félon  l'urage* 
de  l'Er^lifc,  imprimé  à  Genève  ,  par /ean  Riverv,  156^4. 

ExpofKicm  familière  ,  faite  par  Dialogues  ,  fur  le  Symbole  des' 
Apôtres  ,  coiitenafit  les  articles  de  la  For,  &  de  la  Religiorr 
Chrétienne  ;  imprimée  à  Genève  ^  il 43.  Difputations  Chré-' 
tiennes  en  manière  de  devis,  divifées  par  Dialogues:  le  premier 
intitule  l'Alchimie  du  Purgatoire;  le  fécond  l'Office  des  Morts  :' 
troifiéme,  Anniver(àires:  quatrième,  PAdoleftencedelaMeflè;: 
ebqniémey  les  Enfers  :  fiiâéme,Ie  IU<|uift<cant  m  pace  dir  Ptir-^ 
gatoire;  imprimées  à  Genève ,  iji^S^.  par  Jean  Girard ,  i  ^44:. 
Seconde.  &  croifiéme  parties  des  Difputacîons  Clire»eanes';» 


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jjo     PIE  PIE 

Imprimées  de  m^me.  Dialogues  du  Délbrdre  qui  eft  à  prâent 

au  monde ,  &  des  caufès  d'icelui ,  &  du  moyen  pour  y  remédier; 
defquels  Tordre  &  le  titre  e(l ,  ^e  Monde  a  ]*£mpire;  le  Monde 
.difforme  ;  la  Mécamorphofe  ;  la  Réformacion  ;  imprimés  à  Ge* 
nève>  M 45.  Petit  Traité  de  Tufage  de  la  Salutation 

Angélique.  &  de  l'origHie  des  Chappcîets;  imprimé  à  Genève, 
in-iC.  Vin  I  •)4'5.  De  la  vertu  &  ufage  du  Miniflére  de  îa  parole 
de  Dieu  &  des  Sacremens  dépendans  d'icelle  \  &  des  différends 
qui  font  en  la  Chrétienté  à  caufe  d'icelle  ;  imprimé  à  Genève, 
fn-8''.  l'an  1548.  De  la  fource  &  de  la  différence  &  convenance 
de  la  vieille  &  nouvelle  Idolâtrie,  &  des  vraies  &  fauffes  Images 
&  Reliques,  &  du  feul  &  vrai  Médiateur;  imprime  ci  Genève, 
par  Jean  Girard ,  iSS%'  Sommaire  des  principaux  points  de  U 
Religion  Chrétienne  &  des  abus  &  erreurs  contraires  à  iceux  ; 
imprimé  à  Laufanne,  fji-i£.  par  Jean  Rîvery  ,  Trois 
Livres  des  principaux  points  qui  iônt  aujourd*but  en  différend  » 
touchant  la  fainte  Cene  de  Jçfus-Chrift  &  la  Mefle  ;  &  de  la 
Ré/blutioQ  d'ioeux  ;  imprimés  à  Lyon ,  par  Claude  Sen* 
necon,  i$^5«  L'Intérim,  fait  par  Dialogues:  le  premier  intitulé 
les  Monnoyeurs:  le  fécond  ,  les  Transformateurs:  letroifiéme» 
les  Libertins  :  quatrième,  les  Perfccuteurs:  cinquième  «  les  Edits; 
(ixiéme  ,  les  Modérés  ;  imprimé  à  Lyon  ,  par  Claude 

Senneton  ,  M ^5.  Réponfc  aux  Queftions  propofécs  par  Jean 
Ropitel ,  Minime,  aux  Minières  de  TEglife  réformée  ;  avec  les 
autres  Qucitions  propofces  à  lui  &  à  lès  compagnons  ,  fuivane 
la  teneur  des  ficnnes  ;  imprimée  à  Lyon,  m- 8°.  par  Claude 
Senneton  ,  i^^V  Inflitution  des  Heures  Canoniques  &  des 
temps  déterminés  aux  Prières  des  Chréiiens,  imprimée  a  Lyon, 
w-S®.  par  Jean  Saugrain  ,  15^4.  De  ia  Providence  Divjne,  cou- 
chant tous  les  états  du  monde,  &  cous  les  biens  &  les  maux  qui 
'  y  peuvent  advenir  &  adviennenc  ordinairement  par  la  volonté 
de  Dieu  »  Dialogues  quatorze  \  imprimé  à  Lyon ,  m-8<*.  par 
Claude  Senneton ,  15^5*  De  l'Autorité  &  perfection  de  la 
Poârine  des  iaintes  Rcriturea^  d(  da  M>DÎft^  d'icçlfe^  U  dfi 


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PIE  P  I  U  j/i 

mis  &  faux  Paileurs  ^  ÎRiprimé  à  Lyoa ,  ui-S*.  par  Claude 
Senneton,  i^C^, 

*  V07.  La  Croix  wi  Maimb  »  &  les  tfocea  >  >n  noc  PifRus  Vimn 

Tom.  II ,  pa^.  5 54  &  115.  Du  Vetdier  a  omif  ife  mettre  à  la  fin  deduqur 
Anide  »  fiuvanc  £1  coutume^  les  mots  CalviniqM,  ou  Cm/utc* 

PIERRE  DYVOLtE ,  Doreur  en  Théologie ,  de  KOrdre 
de  faint  Dominique ,  a  écrit  I  n!l  ru  Plions  &  Sermons  pour  tous 
les  jours  du  Carême,  entre  lefquels  y  en  a  cinq  de  Pénitence  y 
de  la  ConfelTion  &  de  fes  parties  ^  avec  quatre  autres  des 
tentations  &  alîàuts  que  reçoit  l'homme  nouvellement  confirmé 
en  grâce  :  &  quelques  Fragmens  d*autres  Sermons  fur  les  fepC 
Pfalmes  Pénitenciaux  ,  rcdijrcs  en  forme  de  lieux  communs ,  & 
par  lui-mcme  prêches  &c  prononcés  à  Chartres  ;  imprimes  \ 
Paris,  par  Nicolas  Chtfneau  ,  r^yé.  Dfx  Sermons  de  la 

fàinte  Akffe  &  Cérémonies  d'icelle  ,  prononcés  à  Chartres  j 
imprimés  à  Paris ,  in-  8°.  pa-r  Nicolas  Chclncau  ,  i  $8i^ 

Plus  ,  Pape  IV  de  ce  nom  *.  Bulle  00  Mandement  pour  fa 

punition  &  correéîion  de?  féditieu* ,  rebelles  ,  homicides  & 
autres  quelconques  coupables  de  mort ,  mife  de  Latin  en  Fran- 
çois par  Traduéleur  dont  le  nom  m'cfl  incertain  ;  imprimée  à 
Parisj  par  Guillaume  Ny verd  ,  i  1.  Bulle  fur  rcxemption  de 
toutes  décimes ,  en  faveur  des  Prélats  qui  affifteront  au  faint 
Concile  ^encrai  de  Trente;  traduite  aufTi  de  Latin  en  François^ 
imprinice  à  Paris,  par  Guillaume  Ny vcrd,  1561.- 

.  *  Pie  IV,  ou  Jean  Ange  Medichino ,  né  i  Milan ,  en  1 4<>9  ,  éa  Bernarditf 
Medidiiiio  ,  fe  ptésendoic  de  U  m&me  auàùm  que  lei  Mé^sn  de  Floienoe;^ 
nittC  Cardinal  en  1 5  49 ,  &  élu  Pape  le  1 5  Décembre  1 5  5  9.  Le  Pape  Paul  IV^ 

fon  prédételîeur ,  le  traita  peu  Êivorablemenc  ;  aullî ,  pendant fon  Pontificat, 
itaita-c-il  de  mciue  les  Caraffts  j  neveux  de  Paul  IV,  Il  vit  rerminerls  Con- 
cile de  Trente ,  qu'il  avoir  concintté  malgré  loi.  Rome  loi  éoit  plufiean  de  Ce» 

embeHiiTemens ,  dont  quelques-uns  portent  fon  nomi  entr 'autres, la  Porta  Pia^^ 
Il  s'occupa  particulièrement  de  la  grandeur  Se  de  rélcvarion  de  fa  famille^ 
ii  eil  vrai  qvie  S.  Charles  Boromcc  ,  fon  neveu  ,  uia  dignement  de  fes  bien- 
Ëûts.  Ce  Pape  noaracKe  9  Décembre  1 5<$^5 ,  âgé  de  foixanre^feptaMc,  fut  la' 
fin  de  la  Hxième  année  de  fon  Pontificat.  Sa  Bulle  ,  en  faveur  des  Evcques 
i§u  aliiftàceoc  m  Çooàle  d6Tceate>  eftdu  fceaiici  Mais  15^1.  Cene  fuc^ 


)ji      P  L  A  PLE 

qu'après  «voir  éré  élevé  m  Pontificat  qu'il  prit  le  nom  Se  les  arraet  des 

dicis ,  qui  ne  dédaignèrent  pas  de  le  rccoi  :  ou  e ,  lociqu'iUle  viiencà  poctéo 
de  les  lervir.  Voy.  de  Thou  ,  Hiji.  Lib.  XXVI. 

PLATON  *.  Foyc^  Loys  le  Roy,  Eftienne  Dolet ,  Blaift 
de  Vigcnere ,  Maturin  Heret ,  Bonavenc.  des  Periers ,  François 
Hotoman ,  Pierre  Tredehan ,  Antoine  du  Verdier,  Jean  A.Mar- 
tin de  Lefpel  »  Fhîlibm  du  Val  j  Jean  le  Mafle ,  Simon  Va^ 
lambeit 

♦  PlâWn  naquit  i  Athènes  vers  419  avant  Jefus-Chrift.  11  comptoir  det 
Rois  parmi  Tes  Ayeux  ,&  fa  mère  ctoitdu  fang  de  Selon.  Un  elîàini  d'Abeilles 
qui  fe  repofa  fur  fes  lèvres,  daiis  Ton  enfance ,  comme  il  dormoit  ,  fut  un 
prcfage  de  fon  éloquence  douce  Se  ravidante.  Il  eut  Socrate  pour  Maître  . 

voyagea  de  bonne  heure  en  Italie  ,  converfa  avec  les  Philofoplies  Pitbagori- 
ciens  ,  ficachera  tort  cher  les  Livr??  cit!  Pf'rirroricien  Philolaiis  de  Cro'one  , 
dont  il  fe  fervit  utilemejiC  pour  coiiipoier  ion  Timée  ;  il  all.i  euluite  en 
Egypte ,  avec  un  convoi  d'huiles ,  pour  que  le  profit  qu'il  feroit  fur  cette 
denrée  le  dcdommageâc  des  frais  du  voyage.  On  prétend  que  c'eft  là  qu'il 
trouva  ôc  lut  les  Livres  de  Moyfe  >  où  il  prit  des  idces  h  juives  de  Dieu  Se  de 
la  cccation.  Nous  ne  dirons  rien  ni  de  fesditfctples  »  ni  de  fes  di^rens  Oavn^ 
ges ,  connus  de  tout  le  monde ,  Se  far  lefquels  les  Savans  de  nos  jours  s*exer« 
cent  de  manière  à  leur  donner  un  nouvel  éclat.  N'ouï  nous  conrenrerons  de 
citer  ici  Quintilien  i  fon  fujet  :  P/atoncm  quis  dubitct  cjje  Phdûfophorum  prâf . 
eipttam  j  f  «o  multàm  elo^ueiuU  fi  traxiffi  Gcero  fatnur^fitt  MumiM 
tyjerendl  ,Jivc  etoquendi  facuiute  j  dlvlnâ  quàdam  &  Homericâ  :muhàf^  «ffint 
/uprà  profam  orationem  ,  &  quam  pcdejlrcm  Grtci  vocant ,  furalt  ^  ut  ntïhi ,  non 
hominU  ingeniOf/cd  qttodam  D*lJUo  videatur  Oraculo  injlruàus.  U  mourut 
Âgé  de  qi|«fre-f  ingt-tin  ans.  S.  Augaftin  dit  qa'il  véciir  dans  le  ^tibat.  Tmis 
les  Auteurs  les  plus  anciens  rendent  juiHce  à  la  régularité  de  fes  moeurs ,  & 
l'amour  Plaroniqiie  a  ronjourç  éré  rct^.irdc  comme Tinclinirion  îi  pî-is  cbi^Vg 
&  la  piuii  Jciin:'jri'ike.  La  vwacitc  de  ies  expieillonSy  l  cuergie  de  ion  liyie, 
peat-ecre  la  force  de  Ton  arrachement  pour  quelques>ans  de  fes  difeiples 
voris  j  ont  Joniié  liçu  àqiielq-.ies  dérrackeurs  de  jerer  fur  lui  le  foupçon  d'utt 
vice  trop  odieux ,  pour  qu'un  Philofophe*  û  edimç  de  U»tx  t^mps»  S^  il  cfti- 
paabls  y  ait  jamais  pu  s'y  ;d>andouncr. 

»  11  ne  s'eft  point  trouvé  jufau'ici  de  Tradudcur  François  de  tous  les 
Ouvrages  de  Ptacon ,  &  plus  di^citement  encore ,  quand  cette  Ttadu^ioii 
lèroic  achevée  ^  «*ço  i|»ttvetotc>iiai|Iinpiii|kear*  (     pa  1;^  Momnoys).  • 

PLESSIS  (LE)  Gentilhomme  de  la  maifon  du  Comte  d*A» 
ranj^tradujtljgs  quatre  premier^  î-iv'çs  tiw^  JEtiu^ucs  d'Arjllote^ 

(oncenant 


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PLU  PLU  )S) 

contenant  l'Intelligence  de  la  Philofophie  morale  ;  imprimes  à 
Paris ,  ///-4®.  chez  Michel  Vafcofan ,  Tan  1 5  53.  Le  Tradudeur, 
en  ion  Epitre,  oucie  autres  bons  propos  6l  fentences,  écrit  ce  qui 
s'enfuit: 

(  Car  ,  bien  que  je  ne  fois  fi  ignorant  que  je  veuille  dire  que  les  exercices 
tant  honorables  de  la  volicrie ,  de  la  challè  Se  des  chevaux ,  ne  Coienc  requis 
à  un  Prince ,  fieft-ce  qtie  Dîea  me  garde  d'avouer  c(ae  ce  foie  le  métier  ,  ni 

I  cra:  de  celui  en  qui  nature  a  jeté  fi  profondes  racines  d'une  magnanimité, 
qui  eft  ne  à  voler ,  non  pas  les  oifeaux  ,  ains  le  cœur  des  hommes  j  A  courre  , 
lancer,  ni  prendre  les  cerfs,  mais  les  Villes  &  Châteaux ,  a  gouverner  Se  ma- 
nier ,  non  pas  les  chiens ,  ni  les  chevaux ,  ains  les  Communautés  Se  Répu> 
bliqnc"  ;  à  compter,  non  pas  les  poulains,  mais  les  furies  d'un  peuple  irrite  Sc 
rebelle  ,  voire  à  fe  vaincre  &  gagner  foi-mcnie  >  elquels  points  git  le  plus 

randde  ion  état,  fans  qu'il  faille  croire  que,  bien  piquer  un  cheval ,  bondir, 
embrtder»  avoir  bonne  tenue,  bonne  main  ,  bien  paier  b  greue,  les  camares 
Siciliennes  ,  rroufTe-queues  Se  faquarelles,  foienr  le  comble  du  mérler  de  la 
euerte  ,  encore  qu'il  foit  ncceflîàire  pour  elle  de  les  favoit.  Mais  cette  faut^ 

II  cruelle  du  temps  préfent  eft  venue ,  parce  qu'aucuns  fe  font  perfuadés  les 
oiièaux  &  les  chiens  être  le  piîncipal  ofhcc  des  Princes ,  qui  tout  au  contraire 
leur  doivent  fervir  feulement ,  lorfqu'ils  font  las  d'exécuter  les  chofes  de 
leur  métier ,  de  padè-cemps  &  plaifir ,  6c  les  vertus  de  l  ame  doivent  cnre  eti 
leur  eTprit  les  premières  imjpciroées ,  de  lUèr  de  celles  du  corps  comme  d'exer- 
cice joyeux. 

PLUTARQUE  *.  Tzi  nommé  particulièrement  les  Œuvres 
de  Plutarque  de  Chéronnéey  en  Jaques  Âmyoc ,  qui  les  a  toutes 
traduites  de  Grec  en  François  ;  à  raifon  de  quoi  je  n'en  ferai  ici 
autre  memion ,  finon  de  renvoyer  le  Leâeur  à  George  de 
Selve»  Cjftude  deSeyiîèl»  Eftîenne  Pafquier»  Pierre  de  Sain( 
.Julien^  Arnaud  Pafquet,  Lazare  de  Bayf ,  Geoffroy  Tori ,  De- 
nys  Sauvage  ,  Bernard  de  Girard ,  Jean  Colin ,  Jean  Lode , 
Adrvin  de  la  Fiance  ci-devant  mentionnés ,  Jefquels  en  ont  auffi 
chacun  traduit  quelque  chofe.  Et  dire  que  le  renom  de  cet  ex- 
cellent Anteur  Grec  (qui  fut  Précepteur  de  l'Empereur  Trajan) 
s'eft  rendu  immortel,  &  vivra  tant  que  Je  monde  lera  en  être, 
avec  telle  &:  fi  grande  gloire  &  admiration  de  quiconque  le  lit, 
que  les  plus  Doifles  cfliment  ordinairement  que  fi  jamais  il  ad- 
venoit  par  cas  ou  néceffitéjquc  tous  les  Livres  du  monde  fulîènt 

^jBLioT«.  FjiA».  Tom»  KDu  Ver».  Tom,  ifi>   Y  y 


JJ4     PO  G  PO  G 

brûlés  ou  perdus  (  ôtant  toujours  de  ce  nombre  1^  faints  Ecrits) 
&  qu'il  en  fallût  conferver  un  tant  feulement ,  ce  fcroit  Plutarquc  ' 
feul  ,  auquel  on  donncroit  cet  avantatz;c  ,  comme  à  celui,  qui , 
pour  fa  rareté  accomplillemenc ,  pour roic  rendre  tolerable  \ii 
defîr  qu'on  auroic  des  autres,  &  faire  cedèr  le  deuil  dit  befptn 
qu'on  (ôufl&iroic  pouc  la  perte  du  relie  :  eu  égard  que,  en  îcclut» 
on  voit  avec  THmotre  tant  Grecque  que  Latine  >  une  agréable 
abondance  dVxemples  ,  &  ientences  poëûques ,  &  un  amas 
trè5-profi(^e  des  Iciences'Matbématîques ,  deFhtloibphîe  ,  & 
en  fomme  de  tout  ce  qu'oit  fiuiroic  ioduker  de  bonnes  &  loua- 
bles difciplines,  qui  y  font  tellement  dî(pofees ,  qu'il  femble  à 
celui  qui  les  lit,^  qu^on  les  y  ait  inférées  autant  pour  la  nécef- 
fîté ,  que  pour  le  pro6t  de  celui  qui  les  lit ,  &  pour  rornemenc 
du  Livre.  C'eft  pourquoi  aufll  Théodore  Gaza,  Grec  de  Nation, 
d'érudition  fingulicre  &  digne  de  l'ancienne  Grèce  ,  étant 
quelquefois  enquis  par  lès  familiers  amis  ,  qui  le  voyoient  fi  f^)rt 
affedionné  à  l'étude  qu'il  en  oublioic  toute  autre  chofe  ,  quel 
Auteur  il  choifiroit  entre  tous ,  s*il  étoic  réduit  "k  ce  point  de 
pouvoir  n*en  retenir  qu'un  tout  feul  ,  répondit  qu*il  éliroic 
Plutarquc  ,  pource  qu'il  n'y  en  a  pas  un  qui  foit  fi  profitable  ou 
fi  déleclable  enfêmble  à  lire  que  lui. 

*  Plucaïque ,  de  Chéronée ,  en  Béocic ,  inlpiic  par  U  caiibn  U  plus  faine 
&  k  mieux  aclairéc  ,  a  compof^  des  Ouvrages  qui  feront  uôler  &  ^céiUes 
anxhoaunes  de  cous  les  (îècles  Se  détoures  les  nations.  Oaccoitqtt*itmoiinit 
environ  l'an  1 40  de  Jefus-Chcift  »  âg^  de  plus  de  foixanc»-  <Ux  ans ,  fous  le 

ïègne  d'Ântonin  le  Pieux. 

POGE  FLORENTIN    Les  Facéties  *  de  Poge  Florentin, 

'  tranflatces  en  François  ,  imprimées  à  Lyon  ,  m-4°.  par  Olivier 
Arnoullet ,  &  depuis  in-i^.  par  Jean  Saugrain,  fous-lc  titre  de 
Contes  facétieux ,  1 5  ^8.  &  encore  à  Paris. 

•  Poggio  Bracciolinî ,  ne  à  Terra  Nova  ,  dans  le  Territoire  de  Florence  , 
en  m!?o,  mo'irnr  Secrétaire  de  cetre  Ville  de  h  République  ,  en  1459, 
â^c  ùl*  pccs  de  <.pacrc-vingc  ans.  Les  Facctics  du  Pogc  lui  otic  donné  plus  de 
rq>ucanon  que  tous  Tes  autres  Oavragcs.  Le  nommé  Julien  des  AugidliflS  » 
&  an  Anonyme  plus  anden,  les  ont  trednttes  en  Fnnfois»  mais  ne  lés  onr 


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P  O  G  POG  jxjr 

^«oiuounbienemeiuiBes.  L'Original  Latin  comient  173  Cojires,  tcduîts 
a  7j ,  oans  une  verfion  imprimée  l'an  1711,1  Am!>ercîanj ,  fut  le  mérite  de 
laquelle  011  peut  voir  ma  noce  ,  au  mot  Julien  du  âugustims  ,  daiu  La 
Croix  dtt  Mitne,  Tonu  II ,  p^.  10.  Il  faot  voir  fur  le  Poge ,  pag.  ti  $  ^In 
Tom.  II  de  Bailler, une  note  atnple â:ciuieiliè»^«K  Sttfe  dMCtauMi 
ies  circoalboces.  (Ai.  de  ia  Mommoyb^. 

*  Chacun  juge  fuivant  fon  goCit.  M.  de  la  Monnoye  nous  dit  que  les 
Fac<ti£S  du  Poge  ont  plus  contribue  ?.  fa  rcpurarion  qti'aucun  autre  de  les  Ou^ 
vrages  ;  cependant  il  cft  conftant  que  ce  Recucii  de  Contes  ell  licencieux  à 
l'excès  dans  beaucoup  d'endroits ,  fouvenc  même  obfcène.  Ce  feroic  donc 
établir  fa  réputation  fur  un  foudcitient  honrciix  &  peu  folidc.  Ne  vaut-il  pas 
mieux  la  rapporter  aux  emplois  qu'il  a  remplis  avec  ditlindion,  ï  la  Cour  de 
Rome  ,  fuus  plufîeurs  Pontificats  de  fuite  ;  aux  découvertes  importantes  qu'il 
ftfidies  de  piuHeuts  Ouvrages  anciens  qu'il  a  eu  le  bonheur  de  retrouver,  tets 
que  cetix  de  Quintilien  ,les  Livres  de  Cicéron  de  Finîhus  &  Leg'ibus  j  Ammian  , 
Marceilui  &  quelques  autres  j  Â  fes  propres  Compofiticas  ,  unt  Uil^oriqiies 

3tte  montes,  &  aux  fervices qu'il  a  rendus  à  fa  patrie  ?  Voyez le«  Mémoires 
e  Niçeron ,  Tom.  IX.  Au  refte  le  Recueil  des  Contes  du  Poge  ,  imprimé  en 
Latin  ,  fous  le  titre  de  Facetu ^  a  fouvcnr  été  pillé  ,  fans  qu'on  lui  en  air  fait 
l»onneur.  C'eft  de  lui  qu'eft  cité  le  Coûte  de  ï Anneau  de  JJaru  Carvel ,  qu'on 
retroave  dans  Rabelais,  TAriofte,  les  cenr  Nouvelles  nouvelles ,  Malefpini  « 
la  Fontaine,  &c.  &c.  &:c.  C'ell  la  1)3'  des  Faeetlts  dtt  Poge,  Edition  de 
Milan,  i47t,  i/t-8°.  quieft  la  plus  ample.  Nous  en  avons  deux  Tradu(5brons 
Fran^oiii».  La  uremiére  ,  donc  parle  au  Vecdier ,  qui  parut  en  1 5  j  8 ,  &  fut 
imprimée  pluueurs  fins  depuis ,  poarroic  bien  hxe  celle  que  La  Croix  da 
Maine  attribue  à  Julien  des  Âugudins,  quoique  M,  de  la  Monnoye  foup- 
çonne  qu'elle  eft  différente,  La  féconde,  pir  M.  Diirand  ,  avec  des  réflexions , 
Âmfterdatn  ,1711       1.  Celle-ci  neconnenc  qu  une  petite  partie  des  Contes 
du  Poge.  Ce  Livre,  |>lein  d*obltémtés ,  a  été  fon  déené  par  GeAier,  qui  le 
juge  digne  d'ccre  noyc  ,  d'être  brulc  ;  O^us  lurpljfimum  j  &  aquîs  uiccndloque 
dign'tjfimum  ;  par  l'Abbé  Tritbt^irsc,  qui  ne  le  croit  pas  digne  d'être  cité  dans 
fon  Traité  des  Ecrivains  célebies  ,  ab  iUuJir'uan  Vtrorum  Cctalogo  merità 
eenfiàmu  rej^ellendum  ;  mais  le  bon  Moine  Jacques -PliiUppe  de  Bergame  » 
Conrinuatenr  de  Trithcmc  ,  appelle  les  Contes  du  Poge,  un  très-beau  Livre, 
Pukherrimus  Liber.  Les  mœurs  du  Poge  avoicnt  été  fort  déréglées  Quoiqu'il 
eût  d'abord  eœbrafl*é  l'Etat  Eccléfiadique ,  il  vivoic  aflêz  pnbliqaemeiK  arec 
une  fîUe ,  dont  il  eut  trois  fils.  Il  en  parle  dans  une  Lettre  Latine  mamifcriiie  , 
citée  par  Sallengre  (  Afân.  de  Lutcrdt.  Tom.  II ,  première  Partie  ,  pag.  9.  ) 
Le  Cardinal  Julien  de  Saint- An^e  lui  reprochoic  "d'avoir  des  enfans,  ce  qui 
w.  n'eft  pas  permis  i  uti  Ecdéfiaftique  \ &  detesavoir  »  iànsâae  marié ,  ce  qui 
M  ne  convenoit  pas  même  k  un  Laie.  <— le  peux  répondre  dix  le  Poge ,  que 
»>  j'ai  des  enfans ,  ce  qui  convient  très-bien  aux  Laïcs  ,  &  que  je  les  ai,  lans 
*^  cire  marié  ,  ce  qui  eft  Tufage  cooftamment  obfervé  par  les  EcclcfuIUques 

Vyij 


« 


}S6     POI  POI  ' 

w  depuis  la  création  du  monde  ».  Pojfum  refpondcrc  hahere  ftUos  mt  y  quoi 
Ln'ii  is  expedh  ,  &  fine  uxore  ,  qui  ejl  mos  Clericorum  ,  ab  orbis  exordio  obfer' 
valus.  Il  fe  nuiu  a  5  4  ans  j  &  cpoufa  une  fort  belle  fille ,  qui  n'avoit  que  17 
«ns,  donc  il  eut  beaucoup  d'enfâns.  Il  fa  voit  affez  de  bons  Contes,  pour  ne 
pas  îç;aorer  le  danger  qu'il  couroit  ;  mais  il  croir  niT.irr  ,  p-ir  l.i  bonne  édu- 
cation la  vertu  de  fa  femme.  Je  laquelle  il  fait  le  ^lus  grand  é\op  ,  dans 
une  Lettre  maimfcrite ,  au  même  Cardinal  Julien d«  S.  Ange  (  citéeattflijMUt 
Sallengrc ,  ubi  fuprà  )  difanc  que  «  Dieu  liiiavoic  &it  bien  plus  de  grâces  qu  il 
»  ne  nicrltoit ,  en  lui  ayant  fait  rencontrer  une  femme  aurtî  propre  ^  ion  re- 


»>  pos  qu'à  fon  bonheur  >».  In  hàç  uxore  ita  confuluit  quieù  met  3  iia  esregih 
fatisfecit,  ut  nihil  venitàs  fit  quoi  ut  «â  ofi^liàs  nqtùntm.  Ceux  qui  leront 
curieux  de  détails  lur  la  vie  du  Poge  ,  fur  les  Ouvrages ,  &  fut  les  erreurs  de 
divers  Auteurs  à  fon  fujet ,  trouveront  ce  dérail  dans  troi?  Mcinoires  inie- 
refîans  delà  première  Partie  duTom.  Il  des  Mém.  de  Littérature  de  Sallengre. 

POICTOU  (Le  Comte  de)  daigna  bien  faire  honneur  à  la 
poëfic  en  langue  Provençale i  car  ,  outre  qu'il  écoit  lavant  aux 
Sciences-  libérales ,  encore  prenoit-il  plaifir  à  avoir  en  fa  Cour 
les  plus  favans  Poètes  qu'il  pouvoit  trouver ,  leiquels  il  hono- 
roit  &  prifoit,  leur  affign^nt  bons  &  fuffifans  gages  ^  &  fi  les 
provoyoit  des  plus  beaux  (k  honorables  offices  de  fa  Cour, 
d*entre  lefqucls  Peyre  Milhon  ,  Gentilhomme  de  Bsicou ,  fût 
fon  premier  Maicie  d'Hôtel  «  <]tti  a  fait  une  Chanfon  à  la 
louange  d*one  Dame  de  Poitou ,  de  la  maifon  de  Montaguc ,  qui 
fe  commence , 

En  laquelle  îl  dit  qu'après  long  travail  il  aura  jouiiliince  d'à* 
mours*  Bernard  Marchyz  fût  fon  Chambellan  ;  il  it  &it  une 
Chanfon  à  la  louange  d'une  Damoîfelle  de  la  maifon  des  Re- 
qutdons  de  Provence ,  &  fê  commence» 

TàiU  es  ma  J}<mna  eadttroKyda, 

En  laquelle  dit  qu'il  a  fi  bien  doucement  chance,  qu'il  l'a  évei^* 
lée.  Peyre  de  Valieras  fiic  fon  Valet  Trenchanc  »  qui  a  chanté 
pottrKogere->  noble  Dame,  belle  &  vertueufè,  de  la  maifon 
de  Saint  Se  vérin ,  iflùe  de  France ,  k  Kaples  ;  Tune  de  &s  Chan* 
fons^  dit  ainfi  : 

Sol  qu'aïs  autres  es  placer ^ 
'  Et  àmy  grand  dejf  laienfa. 


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P  O  I  P  O  I  357 

Et)  laquelle  il  die  qu'il  eft  ne  fous  telle  planecce,  qu'il  ne  fera 
jamais  que  trifte  &  dcpkifanc.  Ozil  de  Cadars  fut  un  de  fes 
Ecuyers  ;  il  a  fait  l'Arr  di:  bien  aimer ,  &  a  chante  à  la  louange 
d^'une  ha'itc  Prlncclle  d'Angleterre ,  nièce  du  Comte  de  Poitou, 
de  laquelle  (  ainli  que  tel  étoic  le  bruit  )  il  reçut  des  fewurs 
incroyables  j  &  pour  faire  croire  le.  contraire  ,  il  w:cette 
Chanfon. 

File  a  fon  cor  tant  hault ,  qu'ella  mej^rcia, 

So  que  Ion  tenen  grandprés  ^ehmiwur-    •   .  . 

En  laquelle  il  dit  qu'il  ne  fc  tauc  jà  tant  eftimer.  Louîs Emcryc, 
fut  fieur  de  Rocheforc  en  Poitou  ,  avoit  été  rfn  des  principaux 
Secrétaires  du  Roi  d'Arragon.  Pour  feur  rapport  il  s  étoïc 
retiré  vers  le  Comte  de  Poitou  qui  ki  bailk  place ,  &  état  de 
Secrétaire  :  il  fut  amoureux  d'uné  Dame  de  Provence  de  a 
maifon  des  Comres  de  Forcalquier,  nommée  Florence,  ^  la 
louange  de  laqucUe  il  fit  plufieurs  Chanfons,  Punc  dcfqueUcs  fc 
commence, 

Kafcunjourm'eshm^onnuiy*d^»inAa.t  , 

Hugc» ,  Gemilliiinme  de  Dompicrre'.  fon  Valet  de  Ch.n,brc , 
foc  «nmitciix  dWDame  de  Provence,  de  la  maifon  de  Roque- 
fîicilh .  nonunlé  Beatrix  d'Agoult  ,  les  autres  1  ont  nommée 
Ajoute  tfAgoBlt .  i  la  louanie  de  laquelle  il  a  Éw  pIufieuB 
Chanfons.  une  que  i'<n  «i  lue ,  le  commence,    ,  i 

•Tos  temps  amourmy  ten  entai  fa^on,   ■     ;  ' 
En^  qu'aquel  mal,  dont  s'a  doTmys. 

Guilhem  Bouchard  fiit  auffi  de  fes  Valets  de  Chambre  amou- 
«UX  de  DameTyburge  de  Laynccî  noble  maifon  de  Iro- 
vence ,  à  k  louange  de  laquelle  il  .ht  pluûeurs  Chaniuns ,  l  une 
iè  commence  9  - 

En  vùusyeu  ay  meJJa  .  ..  ,  ■ 

(  Seguent  ma  promejfa  )  ■ 


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5J«     P  O  I  P  O  I 

Gyraudon  lou  Roulx ,  fut  un  des  Gentilshommes  de  ia  maîion , 
amoureux  de  Dame  Albe  Floce ,  g:entil-femtnc  de  Provence ,  a. 
la  Jouange  de  laquelle  il  fie  cette  Chaalon^ 

Aras  faubray  s* a  gcs  de  Corte[ia 
En  yov  domnn  ^tfi  timéi  Pekat, 

Americ  de  S.irlac  ,  autre  Gentilhomme  de  Ta  mailon  ,  chanta  à 
la  louange  d'uiic  Dame  d'honneur  de  laComtefîè,  qui  étoit  de 
la  maifbn  de  Fontepay ,  nommée  Guillaume  »  de  laquelle  il  fut 
amoureux^  àc  fie  plufieors  belles  Chaoibns  i  ià  louange  ;  vrai 
^  qii!U  lÀ.  adredbttt  k  JaXomtefl^»  l\ne  delqudles  fe  corn- 

t  Gai,  t  fins  tkagun  engan  , 
Mff^  fif*aquà       cmaquijlat  Ammn , 

Auray  en  pax  fuferfiU  mas  doulours  ^ 

li  non  iny  yaç plagnen  j,  ny  rencuran. 

Guilhcm  4^5  Amalrics,  fut  Gentilhomme  Provençal,  amoureux 

d'tîne  Dame  de  Naples  ,  de  la  maifon  d*Arcuiïîa  de  Capro, 

Conue  d*Hautcmure  ,  à  laquelle  il  envoya  faire  Tes  meiï'ages 

d'amour  par  l'ArondelIe  qui  la  réveilloit  tous  les  matins,  &  ne  la 

liHiîyjt  dormir,  ;i.]a  louange  de  laquelle  il  fît  plufieurs  Chanfons 

Belles  &  pJaiTantçs^  ^^rhcmc  une  à  l'ArondelIe,  &  quelques 

ÇhfUitSjfpirittiels,'  &  c'elt je  commencement  d*un  Chant, 

;  '  Pi€U  d4  mou  cfpcranj'a^  (  ma  forfa  ^  t  vert  ut , 

^  fay  qu'y  eu  non  Jley  contraria  ta  ley  para  e  fifita 
En  ttmps  i'adveifitat  jOuaDd  l'ennemy  m'eiAaMiM 
Jb  my  confélka  <t*fi>n  tfiugaat  de  vert  ut. 

Il  fit  un  autre  Chant  à  la  louange  d<e  Robert ,  Roi  de  Sicile  & 
dç  Naples,  Comte  de  Provence ,  de  xettc  teneur , 

Lou  Segnour  Dieu  c*exau(e  j  e  toujours  ty  defenda 
■     ■  Als  malvays  jours  troublas  :  e  ty  mande  ftcours 

.  '     '  Doderoui ,  alqual  lou  pobU  hafon  ntOttrs, 

Après  Dier  qtu  t'a  fach  ^  grand  vencedour  ty  renda, 
Lou  Segnour  que  t'a  fach  tes  pre^u'ierd!  entendu  t  -  ■ 

Fajfa  flûurir  ton  nom  tos  temps  nuy  s  en  tas  cours  ^ 
Pues  quejlu  veyre  en  pas:  de  tous  jours  lots  hng  cours ^ 
^ftt^imhotu  d'afnmtfc  à  fmn  ^  mt  W  '^l^ 


POL  POt  iS9 

Loas  uns  tn  kavàtsfitrs^  autres  en  gronda  Armada  » 

En  Th»fMJ»n  u^UttSi  tn  kau^as  tranjîtorias 

Si  fi\an  totalement  ^  e  y  han  efperanfa  : 

May  s  tu  auras  de  Dieu,  d' cxcellentas  vulorias^ 

E  um  ton  poMe  awrafa  vpUoatat-  arauuU 

A  toitjowr  roA^fr^r  tmt  àffegaranjk, 

FyftoUeta ,  autre  GendlhoaiiiM  de  fit  Cotir  ,  adrcdà  fts  Chanibns 
à  Dàme  Sance ,  de  la  auùron  de  ViUeneufre,  en  Provence ,  &  à 

une  autre  de  la  maifon  deChandieu,  en  Dànpfainé^  une  autre  k 
une  Gentil-femme  de  Grymaud  deÇennes  ,  &  à  une  autre  de 
la  mairon  de  Chaflillon  &  de  Brancas,  &  d'Ëfparron  de  Pro- 
vence ;  à  toutes  lefquelles  &  à  la  couple  finale  d*icelles  defire 
avoir  une  Colombe  deSurie  ,  femblable  h  celle  de  Mahomet, 
pour  l'envoyer  faire  Tes  mefîàges.  Tom  ces  Poërc^  ci-defTus 
nommes,  fioriiloient  d'un  même  temps  dudic  Comte  de  Poitou, 
dont  ceux  qui  furent  à  fa  Cour ,  décédèrent  cmpoifonnés  des 
eaux  &  fontaines  par  les  lépreux  du  pays  ,  pat  liEi,piati<|ue  des 
Juifs  *.  .        ;  • 

♦  Tiré  de  Jean  de  Notre-Dame,  Chap.  59. 

Un  Morne  de  P O  LL î  G N  Y  (  duquel  je  n*ai  pu  trouver 
autrement  le  nom)  a  faiL  un  Roman  lur  Boëcc  ,  que  Pondit 
de  Confolation  (  j'ufc  de  Ton  langage)  àPimitation  dudic  iioece^ 
&  finie  ainfi:  '  ...  ! 

Van  mil  trois  censjtx  avec  trente  ^ 
Le  demîn  joar  de  May  prene:^ , 

Si  f^aure-^  quand  h  fin  meneu^   •     •  '     •  •  • 

JFuc  ce  Remanc  à  PoUigny  j  -     ■  .  . 

I}ont  le  Frire  eji  de  FûlI/gny  , 
Ç^€f  HonMueniimea  mis»-^»  ' 

£ft  en  îa  Librairie  de  la  fi^e  en  Forez.  ^ 

*IVnir  bien  entendiecec  Article ,  il  fàn«  fofolr'qae  dtf  Cange ,  pag.  cxoi 

desftclM ninaircs  cie  fou  Glo(l<iire  Bas-LaCtn ,  diteuMTnuiudion  manufcniV, 
en  profc  iTançoife  ,  de  la  Canjotation  de  Boëce  jWlv  Jean  de  Langres ,  Tra- 
ila^tion  depuis  rimée  par  Renaur  de  Loden» ,  Jacobin ,  ^ui  ^utotà  parie 
aisdl?,,ibt  I  >  Col;  it  d«  Mafta&ncque  j  eu  a^^AiTy-      't  • 

Mais  «7  bien  tcg^rJj  reftrifC  y 

Duquel  r«a  puct  nbvli  Âs  Ùea  cnUé  »      '  ' 


}6o     P  O  L  P  O  L 

Que  an  frère  prcfclicur  fifl ,  . 
Qai  le  Livre  mouit  bien  d^dairc. 

fol,  54,  lout  à  la  hn ,  s'en  explique  bien  plus  au  long  ,  en  ce?  douze  vcrsj 

Se  vous  voulez  favoir  l'année  « 
Et  la  ville  8cla  joutaée. 
Que  le  F^e  pailHI  s'eoteÉtt 
L'an  mil  coc  &  Ci .  8r  cfonn  , 

Le  (larrain  jour  de  MarsprcDCZ^ 
£t  faurez  quant  à  fin  menez» 
lut  cils  Romcns  a  Polotgné  , 
DobC  li  Frires  t'eft  poa  Idnginié* 

Qni  le  Romcnt  en  rime  a  mis*' 

•  •'  Pieu  gitA  au  Frère  fcî  arnti, 

Qni  rc  petit  Romr ni  a  fnir , 
}^[  Il  p.i:joiii[  to'jr  loii  mcftiir. 

l-adate  de  1 5  3  <>  >  legarde  le  temps  de  la  Traduction  faire  eu  profu  ÀPoloi^tié 
c*«ft4'dire ,  â  PoHgni ,  par  pù  l'oit  voit  «(ne  do  Vetdier  non  -  feulement  s*eft 
trompé,  liur-]  ,  fur  la  foi  d'un  Manufcrit  peu  correfV  ,  il  a  fait,  contre  la 
règle  ,  rimer  Foitgni  ,  au  heu  de  Poioigné ,  avec  vou ioingnie ^  mais  encore, 
lorfqu'il  a  mal-à-propos  attribue  au  Moine,  Traauâeur  de  Boece  en  profe, 
la  Tnuluâionpoftérieuteineiit faite  de  cette  profe  en  vers ,  par  Frère  Rcnaut 
de  T  oncns  ,  qu'il  n'a  connu  r[ne  foii';  le  npm  de  MoM9 dt  PoUgnt ,  peffiud^ 
cet  endroit  de  fou  texte  corrompu  ; 

&i  C^iMin  ^aand  à  fin  mené» 
^  Fut  ce  Romanf  à  Pollignjr,  ' 

Dont  le  Frire  «ft  4e  VaX^ay, 

que  cet  Onm^ ,  achevé  à  Po%ni,  étoic  d'dn  Moine  né  i  Poltgni.  Cet  On* 

vra^^e  ,  que  j'ai  prouvé  avoir  été  en  profe,  étoit  afïurément  de  ce  Jean ^  <]ilit 
ne  a  Langres  ,  fur  T-icohin  sn  Couve:it  de  Poligni  ,  où  il  acheva  ,  en  1  jjtf  , 
cette  Traduâion  ae  Boc-ce  ,  <!x  de  -  la ,  à  caufe  de  fon  réjour  à  Poligni ,  oîk 
peut-être  il  avoit  fair  pf(^flion  ,  foc  appelé  U  Maine  de  Poligni.  Sa  profe , 
que  Frère  Renaut  de  Louens  ,  fon  contemporain  ,  témoigne  avoir  trouvée 
tore  bonne ,  fut  depuis  traitée  de  mouit  rude ,  cotnme  je  l'ai  remarqué  au  uiQt 
Jean  »i  Cis,  fur  La  Croix  du  Maine  ,  Tom.  I  ,  pag.  477  ,  ce  qui  ne  doit 
pas  furprendre  ,  parce  que  l'Auteur  ,  à  qui  elle  a  paru  telle  ,  ccrivoit  plus  de 
cent  ans  après  I^rère  Renaur.  Quant  à  la  prérendue  ancienne  Tradud:ion  Ano- 
ojrroe  en  vers  ,  mentionnée,  pag. 741  du  Tom.  11  des  Memoires^  de  l'AcA- 
.^^mt  d»  BMUs-Lettres  j  M»  rauonet ,  dans  fon  ample  6c  cmienft  DH&r- 
tacion,  alléguée  au  motBi^UHET  Latin  ,  afait  voir  qu'elle  étoit  précifémenc 
la  même  que  celle  de  Renaut  de  Louens ,  &  que  M.  Galland  ,  qui  avoit 
diAineuc  l'une  de  i'jiacre .  nç  s'écoii  pas  donné  le  foin  dç  les  confécef  exaâe^ 


P  O  L  P  O  L  3^1 

]BCIIC»On  peur  donc  compter  quatre  anciennesTracîuâ:îons ,  en  vers,  de  TOti- 
vrage  de  Bocce  ;  la  première  ,  de  Jean  de  Meun  (  encore  n'eft-elle  en  vers 

3ue  pour  les  Mètres  de  Bocce ,  elle  eft  en  profe  pour  fes  profes  )  j  la  féconde* 
e  Frère  Reaauc  de  Louens  ^  la  troilième,  de  Jean  de  Cis,  9c  la  quatrième  » 
de  l'Anonyme  qui  vivoit  fous  Charles  Vil.  Les  verfions  en  profe  font  au 
nombre  de  trois ,  favoir ,  celle  de  Jean  de  Langres ,  nommé,  par  Les  raifons 
que  j'ai  dites  ,  /«  Momc  de  Polignî  ;  celle  de  Malaflis ,  &  celle  de  l'Abbé  de 
Cerifîers.  Les  PP.  Qoétîf  &  Eclurd  ,  dans  la  Bibliothèque  des  Ecrivains  de 
leur  Ordre ,  n'ont  connu  ni  le  Moine  de  Poligni,  ni  Rcnaut  de  Louens ,  leurs 
Coiifrcxes  ,  fous  auelque  nom  &  fuinom  que  ce  foit.  (  Ils  ont  connu  Renauc 
de- Louens  ,  fons  le  nom  de  GaiÛeimîtt ,  iii6),  J  ajoute  i  ceci  que  >  par  £f 
L  -lr  ilrie  de  la  Bajlie  ^  que  dte  du  Verdier,  il  faut  entendre  \^  Bibliothèque  de 
Mejfieurs  d'Urfé  j  en  Forc{ ,  au  Château  de  l'Âhbane.  Ceft  ainfi  qu  écrit  ce 
Mot  le  P.  Jacob ,  pag.  6j  i  de  fon  Traué  des  Bibliothèques.  La  Bduc  cil  pouz-, 
tant  le  mot  d*u£ige    (  M.  db  i a  Mommoyi),  * 

'(cPajotttecaî  aux  Remarques  de  M.  de  la  Monnoye  fur  cet  Atcide»  i^qoe 
Samuel  Engel ,  dans  fa  Biblioth.  Se/eS^fftma,  cite  une  ancienne  Edition  ùt 

Confolation  de  la  Phtlofophie ^  par  Bocce,  en  vers  François,  fans  date  d'année, 
ai  de  lieu  ,  qui  poutroit  bien  être  celle  dont  parle  ici  du  Verdier  j  i".  que 
M.  de  la  Monnoye  a  eu  nifon  de  dire  »  dans  une  de  Tes  Remarques ,  i  l'ATr. 
de  Jean  CLOPiN£L,Tom.  111,  pag.  J95 ,  que  la  Traduction  en  vers  de  cet 
Ouvrage  de  Bocce,  que  du  Verdier  croyoïr  n'avoir  iamn!*;  h.c  imprimée, 
ï'avou  été  j  en  1494 ,  à  Paris,  in-foL  11  autoïc  pu  duc  aulii  qu  elle  1  avoii  ce;: , 
même  dès  1483  j  inrfoL  à  Lyon.  Voyes  Maittairs  >  AmuU,  Typograph, 
Tom.  I,  pag.  441  &  57|. 

POLYBE ,  Auteur  Grec  *.  Voyeï  Lots  Metcret. 

*  Polybc  ,  né  à  Megalopolis ,  en  Arcadie  ,  i  un  des  plus  judicieux  &  dc« 
plus  exœllens  Hilloriens  que  la  Grèce  ait  produits,  fut  envoyé,  par  la  Répu- 
blique des  Achécns  ,  AmbalTadeur  à  Rome ,  où  il  contrafta  une  étroite  amirié^ 
avec  Lelius  8c  Scipion  \  il  accompagna  nicme  celui-ci  au  ficge  deNumance  » 
&  c'eftà  fou  retour  qu'il  écrivit,  a  Rome,  cette  belle  Hitloire  ,  dont  il  ne 
nous  refte  que  les  cinq  premiers  Livres ,  deqitanuite  dont  elle  étoit  compofée» 
avec  des  extraits  de  quelques  endroits  des  autres.  Nicolas  Perror,  Archevêque 
de  Siponro ,  au  Royaume  de  Naples ,  traduilic  ces  cinq  Livres  en  Latin  ,  & 
les  publia ,  par  ordre  du  Pape  Nicolas  V.  Outre  la  Traduûion ,  indiquée  ici 
par  da  Verdier ,  l'infatigable  Traduâeur  du  Ryer  en  donna  une  verdon  Frao* 
^oife  ,  qui  fut  imprimée  pour  la  première  fois  à  Paris ,  en  i  5,  in-fol.  Miis 
ehe  ell  totnbce  d^ns  l'oubli ,  &  l'on  ne  connoît  plus  que  la  bonne  TraduOtioM 
qu'en  a  donnée  Dom  Vincent  ThutlUer  ,*  Bénâiâin ,  imprimée  en  6  vol. 
1/7-4°.  »vic  Us  &vans  Commentaires  du  Chtfralier  Foiaçd.  On  croit  que 
Polybe  mourut  dans  fa  patrie ,  âgé  de  qiiane-vingc-dei»  ^s  »  environ  cenc 
vingt-doux  ans  avant  Jefus-Chtift. 

Biblioth.  Fraw.  Tom,  V.  Du  Verd.  Tom.  ///.  Zz 


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'^6%     P  O  L  P  O  M 

POLIDORK  Vergile  '.Voyez  François  de  Bellefohest. 
Je  de!"-'crois  que  quelcun  vonlnt  prendre  le  loifir  de  tourner  cn 
notre  langue  ion  Ualloire  d'Angkcerre 

'  Du  Verdier  écrit  ici  Vergilt  ,  conformément  1  l'Auteur ,  nommé  toujours 
dans  fes  Livres  Polydjrus  Ferg:Iius.  Le  même  tiii  Vercîier  cepen  !înr  ,  au 

5ropre  endroit  de  l  Article  tic  Bclletoicft  ,  où  il  renvoie  ,  éciit  tolydore 
Irgile  t  i  Toocafion  du  Traité  Je  Inventorii^us  nnun  j  traduit  en  François.  La 
Croix  (in  Maine  n'a  pas  éaïc  autrement^  6c  cet  ufage  n'a  pas  dîfconcinaé. 

{"M.  DE  LA  MoNNOYli  ), 

*  Polydore  Virî^ile  niquir  A  Uihin  ,  mnis  on  ne  fait  pas  pofîriveiTicnc  la 
date  de  la  naiiiancc.  U  paiia  en  Anglcierte  ,  au  commencement  du  feizicme 
éèds^  fous  le  xègne  de  Louis  VIL  Les  bénéfices  qu'il  y  obdnt ,  l'y  filèrent 
jufqu'en  1550,  qae ,  trouvaiu  fort  agi  ,  Se  defîrant  reroLuner  dans  fi  patrie, 
Edouard  VI  lui  en  accorda  ia  permillion ,  &  la  grâce  d'y  jouir  des  bénéfices 
qu'il  polîcdoic  en  Angleterre ,  en  le  difpenfant  de  la  rcfidence.  (  Rymer  , 
TdiD.  VI,  Part.  111,  pag.  lyi  ).  11  recounu  doncàUrbin,  où  il  mourut  ctiK| 
«ns  après.  Dans  les  Lettres  d'Edouard  ,  qui  font  en  Anglois ,  le  nom  de  cet 
Auteur  e(l  écrit  PêlydotusVirgUius.  Il  a  compofc  un  aflezgrand  nombre  d'Où- 
"vrages,  en  beau  I^tin.  Mats  ceux  qui  lui  onr  procuré  Te  plus  de  célébrité  , 
iônt  le  Traité  de  Inventorihu  Renun ,Sc  fon  Hijtoire  d'Angleterre.  Ce  dernier 
Ouvrage  ,  écrit  en  Latin ,  comme  le  précédent ,  eîl  pKi';  eftimé  par  le  ftyle 
que  par  l'exaâitudc  des  faics,  &  l'ofi  cendroii  aujourd'hui  peu  de/etvice  aux 
Lettres ,  en  prenant  la  peine  de  Ir  traduire  en  INancob.  Non-ftulenient  il 
<onnoi(Ioit  mal  l'Hidoire  ancienne  d'Angleterre  ;  il  elt  même  très-fautif  fiir 
l'Hiftoire  de  Henri  VIII ,  fous  le  i^ne  duquel  il  éccivoic.  Ceft  ce  quidtMina 
lieu  à  l'Epigraminc  fiuvaiue  : 

yirgilii  duo  font ,  tdttr  Maro  ,  tu  Polydorê 

On  prétend  qu'une  des  fi>oeces  de  ion  ioexaûitude  vient  de  ce  qu'il  ijpiMOtt 
TAnglois  i  chofe  furprenante  dans  un  homme  qui  vécut  plus  de  quarante  ant 
en  Aneleterre ,  &  qui  en  écrivoit  l'Hiftoire  !  C'ell  cependant  le  témoignage 
d'un  Auteur  Ajiglois  :  Maxime  enavtt  Polydorus  in  dejinbendis  temporibus 
Htnrki  Vlll ;  nom  prêter  qubd  linguA  nojlrates  prorshs  ignarus ,  pfurimaeonm 
temponm  ne^iri  habuit  aecejfe.  rlurima  etiam  ,  ut  Mari  a  Regind  grattant 
promptïus  demerer't  pojfet  j  Jcripflffii  ,  non  fine  causd ,  perhibetur.  i  Whear ,  de 
MetLlegend.  Hijl.  Sed.  30.  )  Un  trouvera  ce  jugement  confirméjpar  NiceUbn 
(  EngL  Hifi.  Uhrar.  )  &  par  les  divers  nêmoignages  qu'a  t^Iemblés  Pope 
BloiMC  (  Ct^ttr,  aUà,  jtutor,  pag.  45 1, 

FOMFONE  DE  BELLIEVRE ,  Confeiller  du  Roi  en  fon 
Conièil  d*£uc  !.  Harangue  du  £eur  de  JBelIime^  Amhai&dcwf 


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p  o  N  P  O  N 

pour  U' Majefté  du  Roi  de  France  «  aux  Seigneurs  des  treize 
Cantons  des  Suitiès ,  fur  les  guerres  de  France ,  recommencées 
Tan  i5éS.  Seconde  Harangue  dudîtfieur,  faite  aux  Seigneui^ 
des  Ligues  des  SuifTès ,  les  deux  Contenues  au  yolume  des  Ha^ 
tangues  militaires  de  Bksllefôreft. 

*  Pompone  de  Bcliievre  ,  fils  de  Claude  de  fiellievre ,  Premier-Picfulenc 
tu  Parlement  de  Grenoble ,  naquit  i  Lyon,  en  i  $19;  fut  d'abord  CotiiêUlec 
au  Sonar  de  Chamberry,  enfuite  Sur-Intendant  des  Finances,  vers  l'an  M75, 
&  Prcitdent  au  Parlement  de  Paris  ,  où  il  far  reçu  !e  8  Avril  1 5  76  ,  &  réligna 
cette  place»  en  i$8o,  à  Barnabe  Brifibn,  qui  en  paya  foixantc  mille  livres, 
&  vendit  la  charge  d' Avocat-Général  quarante  mille  livres.  Sur  quoi  Loy(èl 
(  Opufc.  pag.  54Z  )  obferve  que  ce  fut  la  première  fois  que  les  Offices  du. 
Parquet  furent  vendus  â  prix  d'argent.  Bellievre  rendit  à  l'ttat  des  fervices 
imporcans  ;  &  ,  après  avoir  été  employé  en  diverfes  Ambafîades,  U  fat  fiût 
Chancelier  de  France  par  Henri  IV,  en  1599.  Il  mourut  te  9  Septeinbn 
itfoT,  âge  de  foixonte-dix-huit  ans.  11  avoir  ea  de  Marie  Prunier,  fa  femme, 
quatorze  enfans ,  ttois  fils  &  onse  filles.  Le  dernier  de  cette  illuftce  famille , 
Frefnier>Préfidenc  a«  Parietnent  de  Pat»  »  monmc  fans  poftértté  le  i  )  Mare 
r^57.— Le  Chancelier  de  France,  donc  il  eftqoeftion  dans  cet  Article ,  difoic 
que  «  les  François  ne  remuent  les  bras  que  quand  ils  ont  de  l'eau  j  ufqu'au  col  | 
1*  que  Tédifice  d'un  auflî  grand  Etat  ne  peut  ctre  foutenu  fur  des  chenevortes» 
1»  mais  qu'il  y  fàttt  cb  bons  piliers. —En  notre  Cour  ,  ajontoit'il ,  les  efpé* 
M  tances  font  piilêi  pour  des  afTurances ,  puifqu'on  s'y  pcopofe  toutes  chofes 
•>  faciles  \  au(Tî  ceux  qui  font  de  bonnes  diracaltés  a'éviieiK  pas  la  calomnies. 
Vojr.  Longueruana i  pag.  xZ6. 

PONS  DE  BRUËIL  j  Poëtc  Provençal ,  mit  par  écrit  un  Traité 
intitulé  De  las  amours  enrab'tadas  de  Andrieu  de  franfa  ,  duquel 
André  de  Franfe  (  qui  mourut  par  trop  aimer  )  le  Roman  a  été 
perdu. 

PONTUS  DE  TYARD ,  Ma&onnoîs ,  Seigneur  «Te  Bifly, 
maintenant  Ëvèque  de  CliAlonsr  Ar  Saon«i^  i  écrit  (Suvres 
poëtiques  ;  aifavoir  trois  Livres  des  Erreurs  amoureufés  ;  unT 
Livre  des  vers  Lyriques;  un  Recueil  de  Ces  nouvelles  (Suvres 
poëtiqnes;  imprimés  à  Paris,  in- 4°.  par  Galice  du  Pré,  i$73#- 
Ses  Erreurs  amoureufès  avoient  été  imprimées  in-?^°,  par  Jean 
deTournes ,  1^49.  Solitaire  premier,  ou  Profe  des  Mufe^,  de 
k  Fureur  poétique;  avec  quelques  vers  liyriques  fur  la  fin| 


}64     P  O  N  P  O  N 

imprimé  à  Lyon  >  in-fol.  par  Jean  de  Tournes ,  x$5^*  Solitaire 
iêcond,  ou  Profe  desMufes,  &  de  laFureur  poétique,  avec  quelques 
vers  Lyriques  fu  r  la  fin  ;  imprimé  à  Lyon ,  m-8  °.  par  Jean  de  Tour- 
nes, 1 552.  Difcoursdu  temps,  de  Tan  &  de  fes  parties,  imprimé 
à  Lyon,  par  Jean  de  Tournes,  15  «5  6.  &  à  Paris,  in-foL 

Mantice  ou  Difcours  de  la  vérité  de  divination  par  Aftrologie, 
imprimé  à  Lyon,  i/7-4°.  par  Jean  delournes ,  1^5^.  L'Uni- 
vers, ou  Difcours  des  parties,  &  de  la  nature  du  Monde, 
imprimé  à  Lyon,  /n-4®.  par  Jean  de  Tournes,  1557.  En  ce 
Livre  il  y  a  quelques  pages  prifcs  &  tournées  mot  à  mot  de 
Philon,  Juif,  en  Ion  Livre  du  Monde  ,  &:  depuis,  le  mCme  l'yard 
Tayanc  revu  augmente, l'a  fait  réimprimer  lous  tel  titre:  deux 
Diicours  de  la  Nature  du  monde  ^  &  de  fes  parties  ;  aflàvolr  Je 
premier  Curieux  »  craicanc  des  chofes  naturelles  ;  &  le  fécond 
Curieux  des  intelleâuellesj  imprimés  à  Paris,  1/2-4°.  parMamerc 
Patiflon,  1578.  Jaques  David  du  Perron  y  a  mis  un  avant- 
Difeours.  Il  a  traduit  d'Italien ,  Léon  Hébreu ,  de  TAmour,  Dia^ 
logues,  imprimé  à  Lyon,  in^S^  par  Jean  de  Tournes»  i5$i« 
Denis  Sauvage  »  fieur  du  Parc  ,  en  a  fait  prefqu'en  un  même 
temps  ,  une  autre  Verfion.  Ephemtridcs  o3ava!  fphcrœ ,  Jiu 
TabcUce  Diaria  Ortûs  ,  Occajûs ,  &  meditationis  cali  illufi 
trium  fitUamm  mcrranttum ,  pro  univtrfâ  Galliâ,  &  his  ngio^ 
nibus  quœ  poîum  Boream  cîevatum  habcnt  à  ad  50,  gr, 
j4iicIore  Ponto  Tyarâto  Biffîano  ;  Lugduni  in-fn!.  apud  Joann, 
Horncs/ium  y  i^6z.  Ponti  Tyardei ,  ad  Pet.  Ronjardum  de  cŒ" 
hjlibus  Ajlcrifnùs  Pocmaùum  ,*  Fartfiïs  ,  in-^°.  apud  CaUotum 
à  Prato,  1573  *. 

VoY.  La  Croix  do  Maihi  y  &  les  notes,  M  même  Acdcle  >  Tom.  11  » 
pag.  i^C  &  537.  ' 

Au  fécond  Curieux. 

[  L'homme  continue  fa  vie â  mode  des  Elcnicns &  des  pierres ,  ctanr ,  croitTant 
ic  yalténnt,  8e  miianc  condiiaenemenr  ;  il  eft  rivanr  comme  les  métaux  , 
d'un  efprit  vital  caché  î  5C  fi  rérpric  vital  des  métaux  eft  caché ,  je  m'en  rap- 
porte i  l'immortel  &  vain  travail  des  Alcliimiftes.  Davanuge  l'homme  eft 
vivant  avec  les  plantes,  d'une  vie  vcgctaavci  avec  les  aninaux»  d'une  vie 


Qigitizod  by  GoOglc 


P  O  N  P  O  N  36J 

£*n(înve  &  mouvante  ;  avec  les  întèllîgences  fcparées ,  de  vie  raifonnable,  ou 
inceUeduelle,  Se  avec  1«  gtand  moteur»  de  vie  divine  &  éiernelie.  Pource 
di£»t  TrinKgifle  llioinine  être  toat  en  tout  ;  car  il  «  en  fo»  une  oemines 
paidances ,  avec  lefquelles  comprenant  de  recherchant  tout ,  elle  Te  fait  loitty 
oufemblable  à  tout  ^  &  parla  capacité  de  fon  infînie  appréhenfton  ,  approclie 
de  celle  grande  éternelle  paiiTance ,  que  nous  appelons  Dieu.  Ajoucerai-je 

roim  que  la  partie  de  l'homme ,  appelé  le  fens ,  fe  compare  i  la  Terre  , 
^  imagination  a  l'Eau  »  b  naifiui  i  TAir ,  l'emendemenc  au  Feu ,  ou  à  la  fubftance 
éthéree>&  lintelligence  au  Ciel,  ou  à  fon  inorcur  ?  Vraiment  l'admirable 
rencontre  des  ELémens ,  Scie  voiûnage  fccourabie  d'un  à  1  autre^foutieut  e» 
iNUEue  «  à  mon  avis  »  cecte  mafle  mondaine  El^entaire.  Et  auffi  les-  quatre 
Humeurs  complexionnaîres ,  comparée*  aux  Elcmens ,  font  jugée»  ctre  etk 
l'hotnme  de  telle  proportion  ,  que  la  mélancolie  eft  une  partie  ;  la  colt  ie  ^ 
deux  j  la  pituite,' quatre ,  &c  le  fang^huit»  teliemenc  que  de  cette  tempctaturc 
vient  la  unté  y  &  de  la  diftempérie  les  maladies-  diverlè*  «  feton  que  divei^ 
lement  fe  difproportionnent  les  humeurs.  Mais,  pour  dire  proprement  quelles 
parties  de  l'homme  font  plus  pertinemment  comparables  aux  Elcinens,  ce 
ibnc  les  icns  extérieurs^  car  l'œil  ,  comme  il  eft  lumineux,  ne  iaiiant  foa 
office  fans  Inmière  ,  eft  tapportable  au  Feu  ^  l'oreille ,  i  TAir ,  qui ,  frappé  Se 
bruyant,  fe  rend  i  l'ouïe  j  Podeur  8c  le  goût ,  à  l'Eau  (  car  en  l'humide  tcfide 
la  laveur  &  le  Heurer  )  à  fivoir ,  le  goût ,  par  la  qualité  des  humeurs  Huantes 
êc  plus  corporelles ,  ou  matérielles  j  car ,  combien  que  vous  mettiez  en  lar 
bouche  une  chofe  (èche  ,  l'humeilt  de  la  bouche  toute&>is  l'humeâe  ,  Se  de- 
là vient  le  eoût ,  comme  l'odorer  ou  fleurer  vient  Hes  exhahtions  humides  , 
telles  que  (ont  celles  d'où  s'engendrent  les  nuéc^.  L'aitoachement  eH  comparé 
k  la  Terre.  Ce  néanmoins  toutes  ces  panies  fendiives  ne  fetoient'officîemes  r 
làns  une  certaine  &calcé  ignée ,  &  ce  diveifement.  En  la  vue ,  la  chaleur 

Smdè  les  raiz ,  &  les  accompagne  jnfqu'à  la  lumière,  pour  lui  donner  vigueur 
attirer ,  ou  recevoir  l'image  de  i  objet  préfenté.  Pour  aider  a  l'ouïe  ,  la 
chalenr  pénétre  jufqu  en  l'air  plus  liquide.  Pour  k  fens  du  nesr,  elle  peAPepar 
l'air  pur ,  jufqu'aux  exhalations  homides  ,  defqueHes  Tair  eft  épaifli.  Et  pour 
le  goût ,  elle  pénètre  fufqu'à  l'humeuE  plus  matérielle.  Les  os  en  l'hommfr. 
ibnt  ce  que  les  pierres  au  grand  monde  ,  d'où  prend  fource  la  fable  de  Deii- 
calioo.  fc  Fyrra ,  jetant  les  piertes  den^re  le  dos  :  auili  les  os  ont  vie  au  eorps- 
humain  ,  comme  les  pierres  en  la  tetre.  Ce  qui  émeut  quelques  anciens ,  de 
penfer  les  pierres  avoir  des  ames  Se  vertus  fecrerres  ronrre  les  venins  &  les 
liiuliom,  6c  qu'elles  croient  puiliantes  de  donner  la  force ,  la  grâce,  la  fagefle, 
la  longue  vie ,  les  richefiès ,  le  don  de  divination ,  de  prophétie  ,  de  fanté  , 
^  nutres  tels  effets ,  outre  lefquels  eft  apparente  la  puiffàncc  cachce  de  l'Ai- 
mant ,  &  de  l'Ambre .  attirant  ceftuy  le  rétu  ,  &  celui  le  fer.  D'où  il  femble 
<^ue  les  os  Se  les  pierres  vivent,  puifqu'ils  croi(Tènt.  Même  que  les  os  humdnf,. 
ainfi  que  les  pierres ,  font  pleins  de  pluHeurs  vertus  Se  rares  facultés.  Vous» 
avez  louvenance  de  ce  qui  efl  écrit  d'un  os  du  pied  droit  de  Pyrrhus  ,  Roi- 
d'Epiie,  &  que  les  Médedns  aiTurem  que  la  poudre  faite  de»  os  humains  p 


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36é     P  O  N  P  O  N 

avaiée  av:c  «lu  vin  rouge  pat  les  dyfîeint'riqaes ,  r»rrcrc  le  riiix  de  lang.  Mais 
n'ill-ce  chofe  admirable  que  rEpilcpiie  ^  iiul  futncninv:  caduque  &  de  S» 
*    '  Jean  ,  fotr  guérie  par  un  brenvage  de^vin ,  ou  d'oxymcl ,  avec  lâ  raclure  dtt 
t^'ll ,  ou  crance  humain  ?  L'on  tient  ce  remcde  pour  alTurc  ,  pourvu  que  1» 
raclure ,  ou  poudre ,  qui  fe  doit  donner  à  l'homme  ,  foit  d'un  teft  féminia  « 
&  que  celle  qui  fe  prépare  pour  la  femme  ,  foit  du  crance  d'un  homme.  ÏM 
os  (dit  Hiéromnine  )  a'Héhfée  font  honorés  en  nos-iâcrés  Livres  de  plu»ad» 
mirable  faculcc  ,  is:  ceux  qui  refirent  des  fainrs  Marrv'rs  ,  élus  de  Dieu  ,  foui 
le  nom  de  vcncrables  reliques ,  ont  fait  tant  de  miraculeux  effets ,  que  la  Na> 
cure  8c  les  lunirels  y  perdent  le  fem  &  la  raifon.  Âuflî  (  reprit  le  Curieux  ) 
ne  les  voulois-je  alUguer  i  ce  propos ,  auquel  il  me  fumt  d'ajouter  que  ces 
vertus,  propres  aux  pierres  6c  aux  os,  prouvent  aiïczqueles  unes  &  les  autres 
ne  font  dépourvues  de  tàculté  vitale  :  opinion  recevable ,  &  de  laquelle  tour 
.  ineonvéntenc  peut  être  réfolu  ,  puifque  tes  Philo(b{}lies  ont  éècm  dUvecTe» 
ibrces  de  vie ,  lelon  les  effences  &c  efpèces  4e  chofes  vivances ,  comme  Anges, 
Hommes ,  Animaux  ,  Plaines  ,  Pierres  ,      mcmûljs  MeMux  ,  auxcjuels  lonc 
poinparables  les  humeurs  au  corps  humain.  Car,  aiiih  qu'à  la  génération 
des  métaux  ,  anfli  i  la  génération  des  humeurs  (difent  les  Aftrologues  )  fer<« 
vent  les  afpcdh  des  Ecoiles ,  la  conrrerencontre  de  leurs  raiz,  la  force  &  in- 
fluence  de  qu Laïque  particiilicre  Planète  ,  Sc  la  vertu  enî^cndrame  :  puis  la 
chaleur  naturelle  oui  les  cuit,  les  purihç  ,  Se  réduit  en  propre  Se  pcculiaiie 
ferme ,  en  laquelle  chacune  a  v|e ,  comme  les  mémoxen  la  leur.  Les  demi' 
minéraux,  marchefîtcs,  f?c  autres  de  tel  ordre  ,  entrent  en  comparaifon  avec 
les  vaifleaux  inteflins  de  l'homme ,  qui  ne  font  ni  ch.iir ,  ni  os.  Encore 
pourrois-j s  étendre  que  les  eaux  intérieures  de  la  terre  ,  les  cavernes  fpiri- 
teufes  Se  venreufes ,  les  madères  9e  liqueurs  d'où  tes  pierres  s'endurciflênc  » 
les  vifcoficcs  bitumlneufes  ,  font  en  l'homme  les  veines  qui  reçoivent  le 
jfang,  les  artères  qui  reçoivent  l'efprit ,  le  cerveau  ,  la  mouelle  ,  la  falive ,  Sç 
diveriès  humeurs  vifqueufes ,  crafTes  Se  corrompues  ^  defquelles  il  e(V  plein» 
La  citait  eft  comparable  aux  plantes  en  fa  vertu  végétative ,  prenant  nourcv<>' 
tnreâCaccroilTbment^car,  tout  aind  qu'une  plante  coupée  recro-:,  fe  rejoint, 
pu  reprmd ,  autfi  fait  la  chair.  £ft-ce  pas  chofe  étrange  c^e  l'homme  eft 
capable  de  lontes  les  nusurs,  afièdions ,  voix  Se  autres  aâums     toits  let 
animaux  ?  Qud.  dégoifement  d'oifeau ,  tant  fredonnement  diminué  foie-il , 
n'avons-nous  vu  contrefaire?  Quel  bruit  horrible  d'hurlement  ne  peut  l'homin*' 
exprimer  ?  Quelle  voix  d'autre  animal  peut  ctfe  hauirée,  ou  baillée  plus  extrê- 
mement ,  ou  plttsàaommandement?  Quel  poi(lonn*eftr  reçu  pour  compagnon 
«tt        unGlauce^  un  nageur  Delien,ttn  SqplUséSejonicn,  8c  le  MateiorNéa- 

folitain  ,  qui  ,  en  un  jour  ,  eft  allé  &  revenu  nageant  d'ifchia  à  Porezzo ,  1- 
entrée  du  golfe  de  Naples  ?  ou  bien  Colan  ,  furnommé  Poilfdn  ,  natif  de 
Catanta ,  en  Sicile  ,  qui ,  comme  en  un  bain ,  pâr  ébat  ordiuMre ,  allotc 
nageant  par  la  mer ,  depuis  Galette  jufqu'en  Sicile?  Quel  Singe  ne  Ct  voit  être 
VanHC'i  en  foubreG.nrs  &  volti  Temens  par  l'homme  bien  difpos  ?  Qui  n'a  VU 
^'humam  artmcc  avo^c  contrefait  ie  yc^er  dfti  QUeaux,  cineryeillâs  dç  ceacoi)- 


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P  O  N  P  O  N  367 

rrer  une  nouvelle  efpcce ,  fencîant  l'air ,  ainfi  qu'eux  ?  A  l'îî  eft-il  arrête  au  Pé- 
njpate  <|ue  l'elpèce  humaine  counenc  en  foi ,  par  puiliance  ,  ou  capacité ,  les 
«liverfes  tucaces  des  animaux ,  ce  qui  a  ton  Âciftote  de  Juger ,  en  fa  Phyfio- 
niomie  ,  les  mœurs  des  hommes ,  âla  re0èmblatice  &  ngure  qu'ils  en  rcpic- 
lentenr ,  fî  Ion  les  membres ,  couleurs  ,  ou  actions.  Opinion  peu  cloignce  de 
la  P)ihagoneuney  Tuivie  d'Empcdode ,  Plotm,  Numcnie,  &  autres  Sedilles» 
qui  affirmoiem  qae  l'ame  humaine ,  dépoaiUée  de  fa  robe  corporelle  »  fe 
revt  tulr  de  la  figure  «Tun  animal ,  duquel  elle  avoir  imicé  les  moeurs  au  cours 
de  fou  humains  vie  ,  au  !.ips  de  laquelle  ,  par  diverfes  aûions  ,  l'honmie  fe 
conforme  aux  divers  genres  d'animaux  j  car,  en  enfance  &  première  jeunelfe» 
que  fa  raifon  n*eft  encore  exercée  au  difcoitrir ,  par  Tarne  végécaavc ,  il  fe 
craîne  &  gliflê  fur  la  rerre  avec  les  reptiles.  En  l'âge  viril ,  par  les  penfiées^c 
imrïffin  nion? ,  il  eft  un  ncn  plus  clevc  f'c  ferme  ,  cnetninant  a"ec  les  aiiimaux 
terteihcjs.  iMais  en  vieillcirc ,  que  les  imaginations  ,  les  penfées  l'cxpé- 
nence  des  chofes  lui  ont  poli  la  raifon ,  par  l'ame  concentjpladve  Se  fpccula- 
tive ,  il  s'élève  de  rerre  ,  &  vole  avec  les  oifeaux.  Ceci  feioit  peu ,  fi  Li  lellem- 
blance  nerrouvoir  lien  rm  Ciel ,  où  le  moucon  terieftrc  rccoiinoît  fon  AfVre 
le  mouron  ccleftc  ,  le  caureau  ,  le  tautcau ,  iJc  le  Scorpiuu  ,  le  Scorpion.  Donc 
l'homme  ,  ainlî  qu'un  autre  monde ,  reçoit  communication  de  tous  les  Cieux, 
&  participe  des  puilfances  de  toutes  les  intelligentes,  tellement  que,  félon 
les  Académiques  ,  l'ame  defcendant  <j^  ba$  ,  prend  de  Saturne  la  raciocina- 
rion  ,  l'intelligence  ôc  la  fpéculation  ;  de  Jupiter  ,  l'aâion  j  de  Mars ,  l'ire 
&  l'ardeur  de  courage  y  de  Vénus  ,  la  concupifcence  5c  mouvement  du  deHr^ 
de  Mercure  ,  l'apprchenfion  &  la  pcrfpicacitc  d'interpréter  Se  découvrir  (es 
conceptions  difertementj  du  SoleiU  lopinion  6c  l'imagination  du  favoir  ^  de 
hk  Lune  »  la  vecm  engendrante  ,  raccroiflêment ,  ou  au^nencarion  nufférielle 
da  corps,  qui  eft,  comme  j'ai  die,  de  qualité  des  Elémens,  &  rapponé  avec  eux 
en  mille  fîngn!ières&  fubtilescomparaifons.Quelques  autres  Anciens  ont  penfé 
oue  l'homme  naillànc empruntoit  de  la  Lune,  le  corps  \  du  Soleil,  l'eiptic^ 
oc  Mercure ,  rentendement }  de  Vénus,  Uconcupifcenoe^de  Mais,  le  lang ^ 
de  Jupiter ,  le  defir,  8c  Thumettr,  de  Saturne.  Le  Zodiaque  »  lieu  id  \  car,  en- 
tre lui  &  l'homme  ,  il  y  a  un  merveilleux  confentement,  par  fymp.irliie  ,  du 
mouton  célefte  »  à  la  tête  ^  du  taureau ,  au  col  ^  des  Jumeaux ,  aux  bras  «.S:  aux 
épaules  j  du  Cancre,  à  la  poitrine^  du  Lion ,  anx'Aancs  i  de  la  Vierge,  au 
ventre  >  des  Balances  ,  aux  fefTeS)  du  Scorpion,  aux  aines Ôc  parries  cachées  -y 
du  Sagittaire,  aux  cuifTes;  du  Capricorne  ,  aux  genoux  ;  du  Verfeau  ,  aux 
jambes,  des  PoifTons  aux  pieds  ,  obfervance  tellemejit  reconnue  par  1  cxpé- 
nenoe  des  Chirurgiens,  Médecins ,  qu'ib  n'applicment  jamais  le  fer  aux  Par- 
ties ,  defqiielles  le  Siçne  eft  occupé  par  la  Lune.  Joint  qu'il  fcrrihle  cjne  les 
animiux  de.<;  fipnrc;  ainfî  accommodcc';  aux  parties  du  corps  humam  ,  ayenc 
plus  de  iorce  de  celle  partie  ,  comme  k  mouton  de  la  tcte  ,  &  le  taureau  du 
col.  Quant  aux  humeurs  ,  Saturne  convient  à  la  mélancolie,  d^où  le  mêla»- 
colique  eft  dit  Saturnien  ,  ponrce  qu'il  fe  dclefte  aux  œuvres  Saturniennes, 
comme  jgt<dooàs$  imaginarions  ^  ^iitadcs  »  coficempladons  »  Se  les  icuabl»* 


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6^^'^  PO  N  P  O  N 

bles.  Jupirer  convient  au  fang,  à  refprit  humîcîe  ôc  chaud  ,  & ,  par  fLiûe  de 
faifon ,  â  U  vie  y  de  laquelle  le  fang  e(t  Ixégc  plus  exprès  :  au  teiU ,  le  jovial 
eft  tniiable  &  betiin.  Mars  convient  à  la  colèce ,  comme  tout  igné  ,  cha- 
leuceux  &  bouillant  :  d'où  le  Martial  fait  alfez  preuve  de  toutes  fes  violentes 
&  ardentes  opérations.  Le  Soleil  convient  i  la  complexiou  inêlce  du  fang  de 
Jupiter ,  &  ae  la  colère  de  Mais ,  Ôc  tempère  fon  Solaire ,  pour  le  poudèr 
tux  oeavres  8c  entreptifes  illaftres.  Vénus  s'accommode  à  l'hamidiié  chaleo- 
fenle  &  i  la  colère ,  conduifant  le  vénérien  i  la  volaptéde  Ton  nom,  fi  te 
▼oifinage  du  Soleil,  félon  l'iificée  difpoHcion  Ailronoinique ,  ne  corrige  Se 
^edZche  cette  ciuude  &  humide  inclination.  Mercure  eft  approprié  à  l'e{jpric 
tien  Se  fubtil,  prompt  i  tout}  mais,  à  cau(ê  de  Ton  inconftanoe,  dimcile 
d'ctie  oomuià  Icsii.  Aa  refte,  nnl  o'igpote  combien  la  Lune  peut  fur  l'hu- 
mide ,  phlegmatique  &  pituiteux.  La  curiofité  de  rechercher  en  ce  petit 
monde  une  reifemblance  univerfelle»  avoit  connue  la  diviiîon  des  Signes  du 
Zodiaque ,  divifésen  «juatte  Mroaifes ,  pour  â  chacun  des  quatre  Elémens  en 
approprier  trois ,  l'unamfî  que  commencement ,  l'autre  ainu  qu'état ,  ou  con- 
lîftance  ,  &:  le  rier<; ,  comme  fin  de  l'Elcmenr  ;  car  au  Mouron  e[\  le  commen- 
cement du  teu  ,  au  Lion  ion  état ,      au  Sagittaire  la  lui.  Aa  I  avireau  eft  le 
commencement  de  la  Tecie ,  i  la  Vierge  fon  état ,  Se  au  Capricorne  fa  fin. 
Aux  Jumeaux  eft  le  commencement  de  l'Air ,  aux  B.ilances  fa  coiinllance ,  & 
à  Aauarius  faiin.  Au  Cancre  eft  le  commencement  de  l'Eau  ,  au  Scorpion  fa 
eonluUnce ,  &  fa  fin  aux  Poiflbns.  Mais ,  comme  ces  douze  fignes  aiofi 
funs  s'approprient  aux  quatre  Elémens  de  l'univers ,  audi  font-ils  appliquée 
aux  quatre  hamcur<;,  vrais  Elémens  dti  petit  monde,  l'homme.  Ainfi  donc 
fhttinain  entendement  comprend  le  commencement ,  l'ctre  de  la  fin  de  toutes 
dnCt*  Elémentaires  ,  qui  font,  ou  qui  feront ,  &  eft  loge  danslatèce,  com- 
parable au  Ciel  Etoile  ^  tant  pour  fa  rondeur ,  que  pour  fes  lumièces  9c 
organes.  Vraiment  m'enrrerenanr  quelquefois  de  la  reftemblance  de  ces  deux 
Mondes ,  il  me  vint  en  penfée  que  la  volonté  en  l'homme  peut  être  comparée 
an  premier  Ciel ,  neuvuit  tous  les  aunes.  Le  Cîet  Etoïlé  leMéfeme  an  fctf 
mier  mobile ,  s'il  y  en  a  un  fur  lui  >  lesdegrâliles  chofes  créaDles,  on  engen-. 
drables  par  lui  &  parles  Planètes ,  8^  ce  premier  mobile  exécute  le  miniftere, 
&  par  fon  mouvement  en  admuuihe  l'omce.  Davantage  les  Sphères  inférieu- 
tes  clb&Seat  au  premier  mobile  ,  Ce  le  fuirent ,  comme  la  vobnté  meut 
tontes  les  afTeélions.  La  clarté  montre  bien  le  chemin  à  l'ceil,  toutefois  ne  le 
irt^Me  pAs  :  l'entendement  aullî  monrre  les  voies  à  la  volonté  ,  Se  la  volonté, 
adminiùranc  fes  opérations ,  les  choiiit ,  6e  y  ordonne.  Car ,  quoi  que  fatTent 
les  membres ,  ils  cèdent  Se  obéiflênt  an  mouvement  volontaife.  Je  remets 
en  mémoire  ,  comme  un  fil  tire  l'autre  ,  que  les  fepr  Planètes  font  accommo- 
dées à  l'homme  :  à  favoir,  trois  pour  la  conduite  cieî  2é):ion<; ,  Se  quatre  pour 
la  confervation  du  corps.  Des  trois  qui  embefogncnt  nos  actions  ,  Mercure 
a  charge  de  la  fantaifie  Se  diligente  perfpicacité  d'exécutetl  Vénns,  du  defir- 
&  dcl.(îkation  de  l'exécution  ,  &  Mars  ,  de  l'impétueux  mouvement  de  cou- 
j^ge,  qui,  au  hafiitd,  £j^c  i'opécauon  foccunée.  Qui  exécutera  jam^s  rien. 


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PRE  PRE  ^69 

fans  Taroir  ftM  taat  fok  p^tt'oar  la  fanratfîe  ?  Qui  s'y  embefegheroît  »  fans 

«jueique  plaiiïr  que  l'on  prrnd  a  l'cruvrc  ?  Et  quel  fucccs  olergit-on  attendlre, . 
u<le  vif  courage  l'on  ne  naTacdoic,  fous  efpcrance  que  fortune  bienheurera  ? 
Réiliâc  les  quarre  Planètes  «qui  conférWnffle  corps  >  defquaUqs  le^léil  eft'Ia 
foiKce  vitale,  aflîfe  dans  le  ccrtir.  Jupitct  reg.irde  1a  \v.ir;i  niinirelle  &:  fan- 
gume  au  toie,  fiége,  dii'ent  aucuns  ,  de  l'Amour;  Saturne  ,  la  puiil'apce' 
dtÉlSbiltlW  te^flfeêHVahie ,  par  la  miélancolie       fiibU  la  Lun«  eft  pour  l'àc-:' 
CfoilRiiQaat  4i(  décrullTèmenr.  On  ajoute  que  Sawrne  gouverne  les  qcqU1«, 
principalement  la  droite  ;  carie  propre  du  baturnienj  c'ell  d'ouir  beaucoup,  3Cf 
ruminer  les  choCes  ouïes,  pour  ,  après  longue  conddcration  ,  s'enrichurde^ 
prudence.  On  lui  a^ccibuç  la  râtelle    vaiiTeau  &  recepudé  dé  rh^nicw^ 
l'edre  8c  giéUncoUîiue.'Jiipiier  gouverne  Tautre  oreul^,,'p(ùir  dohii^  ^C€fm'i 
plilfcmcnr  ?x  la  fapience  commencée  par  Saturne.  Mars  gouverne  les  rems, 
QUI  ioiit  de  chaude  ôc  fecht;  qualité,  4  l'opinion  de  quelques-uns  ;combica. 
#  Jéf  mét  lés  àwUiâra^«fiSib  1^  fën  énMtt 

Ûàeoc  i  lui ,  auquel  l'on  <loi]LQ<j|'4|aeI(]èt  ^ud  pour  (a  chaleur  tiuJ^îmo^vÀ. 
radicale.  Le  Soleil  gouverne  le  cœur ,  fi^ge  ,  comme  j'ai  dit ,  &  commence- 
jnent  de  vie  j  &  l'œil  ilroir ,  Si  la  moelle  ,  qui  elt  un  fécond  fang  blanchi 
fÊt  concpâion,  ea  figue  de  quoi  Içs  ieunef  animant  ont  ta  xn^iHle  rofige  , 
&  de  couleur  fanguine,  &,  félon  qu'ils  avaJicent  d'âge  ,  elle  fe  va  toujour»- 
blaïKliuraïu.  Vénus  gouverne  la  bouche  ,  fiègc  du  baifer  ,  figne  &  gage' 
4'Aniourj  Se  les  membres,  qui  fervent  i  la  génération •  pcÏACij^emenc 
l^Âchine  ,  ou  l'épine  du  dos ,  cane  pource  ciu'elle  ferc  (  félon  ToflMon  <àÊf:. 
quelcnics  Philofophes  naturels  )  de  canal  A  î.i  feinencc  ,  que  pouroe  qu'en 
elle  le  fyit  «ne  Uiifon  de  plufieurs  os  ,  d'où  elle  fetnbk  un  n^â^iftire  liei% 
«T  unrm^ii^^  corpi.  Auflî  VimU,  (^'ûi^^itèkmm 

bleifietici^s  efprits  air  cHtpt ,  éft'repréfenrc  par  cetrç  conjondkion  d'os'„(ié<&'é^ 
à  Venus ,  à  laquelle  les  reins ,  pource  qu'ils  logent  l'humiditc  radicale  ,  qui 
lui  eft  proprement  en  charge  .  font  plu  "  ' 


arge  ,  font  plus  raiibnnablement  appropriés  qu'à! 
lis  langue  !^cotntà6y^Smi'9é^mt6  i  &r; 
'ffnfi  <^e  iàl^ilÀèi^  ,  Mercure  ,  difficile  *â  Voir  au  Ciel ,  'fidt' toutefois  fon 
cours  d'une  prompte  vîtelfe  ,  ?c  fes  influences  de  grande  efficace  :  audî  la  lan-" 

racions  «  il  ttt»immm»Sè      fiSains  poUr  rbsftitett  te  prompalndddes  œuvre» 

fubtiles  Se  manuelles.  La  Lun0#ft  dédiée  au' gouvernement  de  Tctil  droit, 
comme  croient  aucuns ,  &  du  cerveau  ,  &c  étend  fa  piulfance  fur  les  iiumeurs 
&  les  poultnons  ,  qui  rafraîchidenc  ôc  éventent  les  inllamnutions  du  cqpuc.  ] 

f  MSSî^LÇ  Xi^SçSgiWi  Epîtrcs 
^eque  ^^nariméies  i/»*8^; par  Guillaume  Chaudière;  1 583  \ 

'hi.L-      ^  r^^  :;'/         ^^'  '-  V  xut.  l;-^  i.:2.  't  h  r.  ]>.  yj-         .  •     .  . 

*Vo7..tA  Choix  do  MjM||B|Hip |H|».#liMwH^ l>i>Bf  CTiMWM»» 
^çur  DE  P^^$4ç,  Tpm,I,pag.;^74.  liviïi^* 


Man. 


^jo     P  R.  I  -  P  'RO 

PRIMASiUS  ^  ^pofioku»  jTmt.Iib^  Epîtiei.S.  f^iM»!.  V«yj» 

JjBAN  D£  GAieVY. 

*  It  écoit  EvcquCL<l'Adn|iPQce,  Afrique,  au  (Ixièine  fîècl^.  Il  fe  trouva^ 
en  5  5  5  ,  au  cinquième  Concile  General ,  tenu  à  ConlUncinopLe.  On  ,a  de  lui 
un  Çoii^mem^ce  fur  les,  EpiCiiïf  $  de. S.  Pa^l  &  fur  l' Appcalype ,  &  l'qn  yoit 

Livres ,  contre  leshéréfîes,  mais  cec  Ouvrage»  pé*?.  Son  Commentaire  fur 
les  Epines  de  S.  Paul  eft  extrait  de  S.  Ambroife ,  de  S.  Jérôme,  de  S.  Au- 
l^ftin  t  ôcc.  &c.  C  eil  le  feu!  de  fes.  Ouvrages  qui  ait  été  traduit  en  François. 

Jean  de  Gaicny. 

Il  feinblè  que  ces  deux  Bibliogi-aplies  ,  iaind  'qiiè  M.'  de  la  MQnnoye,'tnenç 
eh'queUjùè  doute  s'il  faut  dire  Caigny  ,  Gasvby,  Gagné  ,  ou  GANAYjmaif 
ce  nom  eft  écrit  Gaigny  »  dans  le  Manufcrit  de  la  Traduâion  qui  fe  trouve 
à  la  BibliodiSque  da  Roi ,  &  <pië'  cite  Mbiicfim<:6à  (  SSlÉMh:  Bimf/kecarum  , 


.  PROBA  '  Î^ALCONIA  *.  Voyci  . Richard  le  Blanc'; 
Fai^i>ovx  DU  Prat.  '  • 

'  EUe  vivote  encore  au  commencement  dq  cinquième  ûècle.  (M.  de  la 

*  Klalgré  I^au^<^i(é  d^Ifidof ^  de  Sevi  içnnyrft 
aans  un  Maniifcric.di)  j[|ixicme  ii^-cle,'ciié  p^r  Moacfau^ii.it'  Diar.  Tpfl,  )  éc^ 
contre  l'opinion  commune,  le  Savant  Fonranim  a  prouve ^  dans  le 'fe^çindl» 
Livré  <le  fes,^«ig|<ù<J^;<^W(?r/tf  j  i^npiunc-eç  ^n  170!^  ,  qu^l^roia  Fâlcoma^ 
oont  'il  s'agit 'ia't  n*a  nén  de  pômninn  avéé  j4nicia  FattQntft  ,  femme  do 
Probus  Amcius  ^  ni  avec  Valeria  Proha  >  femme  du  Procoriful  Adelpliias, 
froia  Falconia  écrivit  f«s,C<BMar/otts  l'Empire.id'Hoaoriu^^gar  j^a(jpqifenc 

l'an 393.'  '  ■^■y  'r  . 

-  PROCLE  *:VdVteEiuVnïEr,  E$T.WiiAttE2.  .  ;■ 

.  •*  Occlus  cïe  Lycie, appelé  Z>Wt>c«#j  Î3iifcl»le  de-^ifeii ,Phit6fo|>tieff»' 
ronicien  ,  Chef  de  l'Ecole  d'Athènes  ,  qui  fucfifloit  encore  de  fon  temps,' 
<:'eli-à-d»e ,  vers  la  fin  du  cinquième  fiècle ,  eut  Marni  de  Naples  pour  Dif- 
dple  9t  fnocpâèaf  dam  le  o^e  emploi.  U  fbc  Gra^nmalfien PJulofophe , 
Stirième  habite  PhyfîéieA-ll  éçtiv^tv  dk  Comgi'enrays.'fnr  H^^ 
t^ffode  ,  fur  la  République  derPlaton.  On  dit  qu'il  renonvela  ie  j^W/Maif. 
d'^rchimede  avec  lequel  il  mit  le  feu  aux  vailleaux  de  Vitaiien  .  qui  allié» 
aeéit  OitMlftHltiMpte  j  'ftui'-l'Etn'pïa  VAiiafbfé  L  Klè  Wloforlie  Payes 
écrivit  conne  U  Religioa  Chcécieiue.  |w&  le  Crtmftwiriiw  lui  tépondiç  pir 


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une  Apoldgijâ  IbUde^  ^Uisliaa«|teillQl'  proaysi  /que  ,  quoique  fort  habUp 
dans  la  LitrératuiB  Grecque ,  il  faifoit  preuve  d'ignorance ,  &  mcme  d'cxcra- 
vagance,  dans  touc  cequ  il  avançoir  contre  les  Chrétiens.  On  croit  que  Piodiu 
fttourut à  Athènes ,  âgé  de  foixante-qum»e  aus.  •  .     •  •  .i  ... 

.1.  fiftOCOPlUS  : .  Voye£.<iruiLLA0M&  Pae Amir^    .  '  ^  ,iV  ^ 

*  Procope  y  die  di^acée  ,  çfiiPaielii^e  ,.<!>f^ur  ic'SK)phi(le ,  foiis  l'É'mpîra 
de  Juftinien  ,fe  fit  une  répuutioa  bctIbiim.jMtc  fon  ftvfe  ,  &  par  fcs  Ecrits.  \\ 
fut  Secrétaire  de  Bélifaire  ,  qu'il  accompagna  en  Ane  ,  en  Afrique  &  erj 
Î^*M*  »  dans  toute/»  les  guerres  que  ce  General  iîc  pendant  le  règne  de  Jufti- 
nien ,  Se  il  éerivir  dleûx  Livres  de  la  &ùerre  des  Perjh. ,  dçux  de  Ta  Çuerre  dic^ 
V zndaUs  y  quatre  de  celle  contre  les  Goths.  Ces  Ouvrages  eflimés  font  partie 
de  l'Hilloire  Bizaiitine  ,  &  oi^r  été  iniprimcs  ,  J.l'iipptiitierie  Rojrj^^,  en 
\66x  ,  en  Grec  ,.avec  la  verfion  Latine  du  P.  Maltret,  Jéfuite.  On  atcctbae 
â  ce  même  F^rèbope  une  IXx^dw  Anudote  de  Jutboieo  te  de  l'impécitrico 
Théodora,  fon  époufe,  dont  il  r.ipporte  des  chofes  horribles  ,  demt-meque 
de  ^élilâire.  .Suitjâs  cegard^  cette  Hilloire  fecrette  con}aie<une  fiâion  atroce . 
&  une  fatiré  criielle  ^s  mêmes  perfonnes  qu'U  avoit  accabtéps^  &%qxo^, 
Cctré  Hîrfoire  fectette  fut  également  imprimée  àu  Louvvè^tfWf  M|.l*-n>cO(l| 
«roit  cependant  été  décoré  du  titre  de  Sénateur ,  &  aroit  reçu  de  grande? 
récorapenfes  de  Judinien  j  il  fut  roètnc;  Pi^éfedtde  CpnfUipciao^le^  Il  mou^i^ç 

5f*.»  agi  de  plus  de foixante  anf.*  .     "  \        '  ' 

PflOSPER ,  Evêqué  de  Rhci^c  \  Deiia'VieCoMWijpbttrel 
Livres  trois.  Voyez  Js^tr -BouniLâir>t' ^  nu.  i  .'I  v....  ..  f 

'S.  Profper,  que  let  itiéitlebrs  Cr!tiqueiX?è<ïiw>»;"'«vic'le  P.  Sirmoild» 
n'avoir  été  ni  Evèque  de  Regiô ,  dans  le  Modehôis',  ni  de  R3ez,en  Provence 
n'eft  pas  non  dIus  Auteur  des  trois  Livres  dè  là  Fit'Çoitteiiipiaùve  »  attribué» 
i  Julien  Pbmere ,  Prêtre  A^caîri ,  par  GeniUii^V^r0iR^<«oiiMmporain>  &  par 
S.  Ifîdore  de  Sévillé.  On  héTah  pas  précflftrtatattewnipfc  dftlft  mOW.  Baroniii» 
dit  que  ce  futran46<î  *:  {M:  tofc  tA'MWl*(m  V-^''  ■  '  ^^'"'^ 

*  C'eft  le  Profper  d'Amiiraine ,  le  célcbfe  défenfeur  de  la  Grâce  de  Jefus- 
Chrift,  qui  acompofé  le  beau  Pocme  contre  les  //T^rarj  ,  c'eft-à-dire  ,  contre 
Itt^eBtttfMu  dfe  la  tîrace  ,dout  M.  le  Maîtid  deSaty  k<JonKé1jiie  HdleiTra^ 
fJ^é^èji  vejîs  Frajîçw  »  f^ç  dont  .Nf'.  ^a^j^Jti^  s1e{^;fecyi/i  ytil^çpiç  . 
dans  fon  Pocine  de"  la  Çjype.  Du  Verclier  r^n  lui  attribuant' lis  Livres  de'U 
Vie  Contemplfitivi  ,  né,Uit*  que  fùiyrè  Ço^binî^  ^connn^'aiife  de  ^n  temp* 
V5lîtèAan,'Llr.JXVlH  a#fl)n  à/mropoh^t]  ^iajlàcfeîiaih>(tffi4e'Pi»fptt 
d'Aquifaine  i  l'an  4^4 ,  dit  que  (a^ci^ncç&r  G/agelîe  ^uidQjjnèf  cnt.  j;>çî^ucpup 
de  crédit  aupïès  dd  Pape'  Léort.l,ljui  le  hr  Evcque  de  Rei^io,5:  il  lui  attribue 
le$  LivfM  de  la.  4^è^c(UHeM^làùvu  VdpiaiûU  ïal^]a»k  prabobk.  lus  k  iQwp», 

Aaaij 


57*    P  R  Ô  <P  U  B 

la  morr  de  -S.  Ptofpet,  b  ffittf  i'  tftft  iftff .  (  Vôy.  ât/k  tin.  dâ  lÀ  FnoÊti  ^ 

Tom.  II  ,  pag.  377.  )  On  a  une  Edition  des  Epigrammes  de  S.  Profper,  qui 
porte  pour  titre  ,  Traité  de  la  Fie  contemplative  6-  humaine  j  touchant  les  jept 
J^ertus.  On  ne  fauroit  dire  ce  qui  a  déterminé  r£<.Uteur  à  donner  uiv  pareil 
titie  à  ce  Recueil.  Ce  n  eft  point  là  le  Traité  de  la  Fie  Contemplative  ,  wnÊkr 
en  trois  Livres ,  dont  parle  ici  du  Verdier.  Ces  trois  Livres  font  certainement 
d'un  Prêtre nommé  Pomére,  qui  les  compofa  vers  l'an  490.. (/^ic/.  pag.  401).' 
Làrradition  ,  qui  attribue  cer  Ouvrage  à  S.  \*Ttfpet  y  remonte- au  ttuidème- 
lîècle ,  &  plufieurs  Conciles  l'ont  cité  comme  étant  de  S.  Profper.  Mail ,  ouciB- 
le  ftyle  diffus  &  abond.inr  de  ce  Traité  ,  bien  différent  de  l'éloquence  forte* 
6c  ferrée  de  S.  Profper  ,  le  P.  Sirmoad  a  dcmoncré  (ju'ii  ccoic  de  Poméce-' 
l^pp.  àii  S.Profp.Opera  ).  *•  ' 

•   PRGSPER  CALANIUS.  Voyez  Jeaw  jGasvaoT.       *  ' 

PRUDENT  LE  CHOYSELAT,  Procureur  dû  Roi  &  de 
Roine^  à  Sezanne a.  écrit  Difcours  (Sconomique ,  nothmoÊid' 
jjtile  que  récréatif  ^.  montrant  Goimne  paf  le  ménagement  de: 
poulles  de  eiiK(  ctDa'livjr^fKMir  une  fols  employées  y  Von  peut' 
tirer  par  an  quatre  mil  cinq  cetis:  livres  de  profit  honnête  ;  îm*» 
primé  k  Paris,  in  -  8^.  par  Nicolas  Chcfneau  ,  1571-  Ayant  lu- 
ce  Livret  &c  m'étant  plu  en  la  Icâure  pour  Tavoir  trouvé  de 
bonne  grâce  &  bdle  invention ,  je  me  fuis  mis  à  faire  l'Epi^ 
gramme  fuivant  à  lalouaoge  del'Ajutwir^       u  •  .  .  ii2>i  -.ijL 

'  .1!'  rhomme  prudent  j  a  ménager  ^fiif^l  mth  *.  •::qWl,.2  *  \ 
i       .  :  Dijon  talent  tire  honnête  profit         \  ,  îrovr/<T 

i  ■  .    •  •  '        t^fmdm^.ett^fagejfe  confit^        - '     m  o  rio"  c  r  ilVn 

^  Sur  t9m  jund^mérxagtrs  a  le  prisi,  .  vi^rm/I  f  îiJÎtiX  i 

i.ù  .H'    Il  fait  comment  (  fn^is  deîduit^&comprif')u  '     •  'lî  2 

Par  an  on  double  unctfomme  cin<j  fotjt.^,         [  .  ■  .  j  '^upuiS 
.  ,   ,         Sans  a  ue  d'ufure  on  Joit  Jôumis  aux  làix^ 

fijt  Dôk,  ,a  ecHt  lii^htfîâtie^jit  Styfe  MSciaire,-  obieFvé  e«ilk  à 

Ç^'/ip  X^^ntnit  HW^^-  ^A'^/  ^ 

"•^^  PÏSfei.  VIRdïL.  *  MARO:  Fbjf(  Louis  des  Marurâi^ 
Robert  &t  Axitoio^  kphevaliçc^B.  Aiieau>.fcr/and  de  J3«»j. 


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PUB  PUB 

PjBiTe  de  Monchau  ,  Richard  le  Blanc  «  Guillaume  Michel ,.per 
fftvitn  de  Sùag/dw,  }o»çhm  du  Bellay ,  Pierre  Xredehaik 

'^Virgile,  fe  premier  des  PoctetLarint,  naquit  à  Andés,  daiu  le  Territoire  de 
anroue,  le  i  j  O^bre  de  l'an  70,  avant  Jeftis-Chrift  ,  &:  monrutàBrindcs, 
en  Calabre,  âgé  de  cinquante-un  ans.  Son  corps  fut  porté  â  Naples ,  où  l'on 
tdK  enobre  ièc  leftes  de  fim  tombeam  On  donne  dé  temps  i  autres  de  nou« 
velles  Traductions  de  Virgile  ,  foit  en  profe  ,  foit  en  vers  ,  &:  il  eft  à  croire 
que  les  deuùéces  ^  fuoiSSeai-  t'emportent  toujoucs  fiû  celles  qiti  ont 
précédé. 

FVBIWS  '  SYKVS  MIMUS  *.  Pbyq  les  Sentences  de  ce 
,  Poète  ,  en  celles  des  Lyriques  &  Comiques  Grecs  ,  tournées  ea 
François  &  imprirtees  à  Paris» 

.  '  Mimus^  eft  ici  un  nom  d»  profeition,  parce  que  ce  Pocte  monioit  fur  la* 
Ichtt ,  ic  ]r  déclamoit  fes  vers ,  appelés  Mimes  ,é\x  Cztc/uim^.  Les  Mime* 
étant  un€  ifâitailion  ,  une  repcéfehiation  Coittiquedes  nxsius  0c  des  aâioilf 
des  hommes  ,  on  a  donné  le  nom  de  Mimes  zutl  fentences  ettraites  des 
farces  que  Tes  J^mc^saphescotnpo^ienc^'oui'lfe  divetafiçment  tourenfem- 
ble  &  pour^inftraâion  di>  Pabfic.  £a'iM«inenfe  St  k  ^ixtt  attible  Edicbi» 

'  des  Mi/rtcs  de  PubliusSyrus,  corhine  Pa  fort  bien  remarque l'exaél  Jean-Albert 
Fabrice ,  elt  celle  qu'on  trouve  î  !n  (uite  des  G£uvr&$  cle  Muret,  de  l'Editioft 

'd'ingolftad,  1599  ,  ou  de  Lciplick  ,  1^71.  LeS  Verfions  Françoifes  ^  qni  en- 
<Mic  été  faifts  att<  léiiEièifte  itèclé  »  mentionnées  ici  par  dn  Veidier ,  lônt  trèe- 

;  riAuv  iife$..G)rn  en  peut  jUger  par  le  rtot  Publius^  qine'Chatles  Fontaine  ,  on' 

'des  Tradii£teur$  de  cts'  Mimes  y  a  rendu  par  P^uMlan  ,  ce  aiii  n'eft  pourmrtt 

Sas  n  ridicule  qUe  le  nom  CUtus  j  rendu  par  C/irt^vc^  pour  la  commodité  de 
. .  t-tlme  >  en  cet  endioit  d^iine  Epîctie  Moialè  dé  Jean  Boochet  s 

N^':-  rud  p4s  AleitnJre  ,,  <]uitroovc 

En  fj  fureur  frn  chef  ami  Clirouve  ?  (M.  dtia  Monnotî). 
^  Ce  Poète  Mimiiff/e  vivoit  quelque  4c  ans  avant  Jefus-Chrift  ,  &  étoit 
eomempocMn  de  Céfar.,  qui  lui  accorda  fa  faveur.  IM'emporta  fur  tous  fes- 
eoncanens    &  même  ifur  le  fameux  tabetîtts  ,  Chevalier  Romain ,  Minîe' 
'eenAne  lui-,  qai  n'ofa  plus  part^irre.  La  Morale  de  fes  Mimes  cft  excellenre. 
Oireii  peut  juger  pat  l'eitime- qu'en  a  faite  La-Biuicre  j  il  a  fondu ,  daiis  fes 
Cata^tëres,  la  plupart  des  (êntences  qui  nous  refont  de  Publias  Sjms.- 

PUBL.  OVID.  NASO.  J^oye^  François  Habert ,  O^avieii^ 
de  SaTngelais^  Michel  d'Amboife ,  Barth.  Aneau ,  Clémeot  Ma- 
rot,  CSarléS'Fbncaine^  Cafvy  de  là  Fontaine  ^  EAieniie  Fdroi^ 
dèl  ,  Antome  dé  Coter**. 

^  Voy,  ci-dclfus  le  mot  O  v  fc£ ,  pag.  16}, 

* 


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'  PUBL.  CORN.  TACITUS.  Foyer  Filienne  de  la  Planche, 
Claude  Faufchet  de  Blaife  Vigenere ,  Ùàude  GuilJomet,  Frao» 
îçois  Douynec 

^  Voj.lts  noces  fur  le  inor  Cormelios  Tacitus  ,Tom.  III ,  p.418  Sc^tfi 

PUBL.  TEREN.  AF.  Première  Comédie  de  Terence ,  inti- 
tulée TAndrie,  mîfe  en  rime  Françoife  par  Traduâeur  inconnu  ; 
imprimée  à  Lyon  ,  par  Thibaud  Payen.  Jean  Antoine  de 
Bayf  a  traduit  l'Eunuque  &  rHeaucontimorumenos  ;  Jean  Bour<- 
lier  a  traduit  toutes  les  lix  Comédies  de  Terence ,  en  profè 
Françoife ,  ic  Ciiarles  Ellieaae  a  traduit  auIE  TAndrie  en  proie 
Françoife. 

*  • 

^Publias  Taemius  j4feri  Efclave ,  né  â  Catthaee,  prît  le  nom  de  fon 
maîcre  Publius  Terentius  Lucanujj  Sénateur ,  qui  l'anVaiichic  >  à  .caufe  de  fes 
tateiu.  Ces  mêmes  iakns  loi  acqiureni  ramirié  des  perfonnages  de  Rome  les 

plus  diftingucs ,  eox^mun  •  de  Lélius  &  de  Scipion  ,  ce  oui  ;^voic  fait  dire 
que  ces  illuftres  Romains  raidoientdans  la  compontion  de  les  pièces.  Des  Cix 
qui  nous  ceileiu ,  le  Phormion  ôc  ÏHécyre  ont  été  traduites  ,  ou  imitées 
«Apollodoce ,  ancien  Comique  Grec» les  autres ,  lâvotr,  VjinMeime^VEif 
[futqite.  j  V Hcautonttmortanenos     les  Âdelphes  j  font  imitées  de  Ménandie» 
V.' Eunuque  eft,  de  toutes fes  pièces ,  celle  qui  eut  le  plus  de  fuccès.  Il  fbrtit  de 
;  jElome ,  âgé  de  tcente-un  ans  ,  pour  aller  voyager  en  Grèce  ,  d'autres  difeoc 

•  f  n'Afie ,  6c  il  monruf  de  chagrin  dans  le  Peloponnèie  >  d^àvoir  [>erda  fes 
balots,  ou  étoient ,  à  ce  que  l'on  dit ,  cent  luiir  Comédies ,  qu'il  avoit  tra- 
duirez de  Mcnandre.  Il  mourut  environ  i  <  n  m  s  avant  l'Ère  Chrétienne.  La 
pucecé  du  ftyle  ,  la  beauté  ,  l'élcgance  6l  la  netterc  de  l'élocution  rendroiic 
toujours  précieufes  les  Comédies  de  Térence  aux  amateurs  de  ta  belle  Lati- 
iiitc.  T  :i  meilleure  Tradudlon  de  Térence  feroir  inconteftablement  celle  de 
Madame  Dacier ,  fi  M.  l'Abbé  le  Monnier  ne  nous  en  avoir  donné  une  nou- 
velle ,  qui ,  à  bien  des  égards ,  peut  le  difputer  à  celle  de  cette  femme  favante. 

P.  BLANCHART,  Maître  d'iicole  à  Laon,  en  Laonnois,  a 
compofé  Calendrier  perpétuel,  imprimé  à  Paris,  par  Jean  ic 

Clerc,  1 58 r.  '         '  ' 

P.  DE  MANCHICOUR,  de  Tours,  a  mis  en  mufique  que|- 

.jques  Chan  fons ,  imprimées  à  Paris ,  par  Pierre  Artaignaiit. 

II.,..,  ,  ■        ,  , 

P.  SAPET  a  écrit  en  profe ,  les  Enthoii^iarmes  ou  Eprifès 
amoiireures ,  en  nombre  vingt-ttois,  imprimés  à  Paris ,  w^jB**, 
par  Jean  Dallîer^  I)  55. 


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p.  s.  TURNEBE    fils  d'Adrian  Torncbe ,  a  écrit  Traité  de 
la  nature,  caufes ,  formes  &  cfFets  dca  Cometcs  «  imprimé  à - 
Paris  ,  i/ir  8f pap  Luc^  Brey er  ,1577. 

'  Etienne  Turncbe  ,  01s  du  célèbre  Adrien  ,  ne  vowlant  pa^  fe  déclaref' 
nettement  Aurcir  He  ce  Tri?}?/  des  Ccmcccs  j  fit  mettre  au  bas  du  titre  P.  S.  - 
Tumch.  ce  qui  caula  de  i  obicuiuc.  On  çomprenoic  bien  que  Turneb.  ^îgni- 
lîoâ  Twmèb»,  mais  on  ne  ponvoic  faire  ca4(er  avec  ce  nom  let  deux  leccies 

P.  S.  qui  préccdoient ,  n'y  ayant  wcjL  Jurnèbc  connu ,  dont  le  nom  propre 
{àt  Pierre-Simon  ,  Paul-Sébajlïen j  0\1  tel  nom  double,  cammcncinr ,  l'un 
par  P,  l'aucie  par  DaJis  cet  embarras,  Du  Verdier  a  ie^>tLicncc  du  boime 
foi  le  nom  tel  qu'il  Ta  tconvé,  ne  s'imagtnant  pas  qu'o^  eue  voulu  mettre  au 

bas  d'un  titre  François  deux  lettres  initiales ,  avec  le  mot  Turneb.  par  ahrct;c' , 

Ëaur  indiquer  q  ie  ce  Livre  avoir  crc  fait  per  Stephanum  Turnebum.  Cet 
rienne  Turncoc  ecuic  Confeiilec  au  Parlemeuc  de  Paris.  (  M.  oa 

MoNNOYl), 

P.  VANAELST,  Flamand  ,  a  écrit  en  François  ,  Règles 
générales  d^Architcd^cure ,  iur  les  cinq  manières  d*édifices  j  à; 
Savoir  Tufcan ,  Dorique ,  Ionique  ,  Corinthien  ,  &  Compolite  \. 
ftvcc  les  Exemples  des  Amiquites  ,  lefquelles  la  plupart  concor-' 
dent  à'U  doârine  de  Vitrûve;  imprimées  en  Anvers,  in-foL 

LIVRES  D'AUTEURS  INCERTAINS. 

Louahgès*  &  EecommandatiQns  àc  fa  PAIX  ,  estraîtet  de. 
PiEcricure  (aintè ,  im  primées  à  Paris  ,'1563. 

PANDARNASSUS  *,  Roman ,  intitulé  autrement,  le  très-i 
bloquent  PandarnafTiis,  fils  du  vaillaqt  Galimafîùe,  c^ui  fut  tranP, 
porte  en  Facrie  par  Oberon ,  lequel  y  fit  de  belles  vaillances, 
puis  fut  amène  à. Paris  par  Ton  pere  GalimaiTue  ,  là  où  il  une 
concluions  publiques  ,  6c  du  triomphe  qui  lui  fut  fait  après 
lès  difpotatîons  ;  imprimé  à  Lyon ,  in-  8**.  par  Olivier  Arnoulletr 

'i'  C'eft  une  iTrinvaife  imitation. du  Gargantua  de  Kabelais. 

.  PANËG«yRiC  des  Pamoif^lles  de  Paris ,  fur  les  neuf  Mu  lies, 
fait  en  vers  &  impcimé  à  Lyoa  ^         par  hsok  de  Xounic», 


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j7«        P  P 

PARADOXE  contre  les  Lettres  %  tn^rlmé  à  Lyon  » 
|Nir  Je«i  de  Tournes,  1)45. 

'  Ortenfio  Lando  ,  Mi!  mois  ,  fit  imprimer,  en  M44  ,  ^  tyon  ,  rrentt 
Paradoxes  Italiens  ,  dans  le  troifième  aefquels  il  a  piccendu  prouver  Ckê 
mcglio  Jia  l'ejferc  ignorante  che  iotto^,  (  M.  de  ia  Mqnkoyb  ). 

*  Amli  le  tameux  Jean-Jacques  Rouileau  u  cit  pas  le  premier  qui  ait  fouf 
tenu  ce  Paradox^.  ^Voj.  Cmarlu  Estichmb  ,  Jorn.  111  >  pa|^«  %.yi  ^  fnnr^ 

PARADIS  du  Pape  Jules  ,  Dialogue  *^  Ctnfuri, 

'  L'Original  de  ce  Dialogue  ,  entre  S.  Pierre  &  Jule  ll  ,eû  enprofe  Latine. 
Ceft  une  pièce  fatiriane ,  imprimée  p  non  pas ,  comme  dit  Rîyer ,  en  1 5 1  a  , 
temps  auquel  Jule  vtroic  encore ,  maùau  plutôt  fat  la  fin  de  1 5 1 4 ,  ou  au  \ 

commencement  de  1515,  peu  de  temps  après  la  mprt  de  ce  Pape,  l  e  Pocce 
Faufte ,  i  qui  on  fit  l'honneur  d'attribuer  ce  Dialogue ,  n'auroit  pas  manque, 
wûn  8c  étourdi  comme  il  éfoit ,  de  le  reconnoître  pour  lien ,  s*tl  en  avoir  été 
véritablement l'Âuceur.  Il  n'étoit  pas  capable  d'une  telle  oompofitjDn  >  elle 
ctoitplus digne  d'Erafme  ,  foirpar  le  ftyle  ,  foit  par  le  roitr.  Aufîî  en  fur- il, 
très-fortement,  & ,  je  peiife ,  anêz  Juftement  accufé ,  quoiau'il  l'air  toujours 
liaticemept  dé&voa^.  Il  i'en  eft  Êdrplnfiettrs  Edîctons.  CeQe  qui  fe^rtouve^i 
oae,  I  ^3  du  Recueil  PafijftUlorum  j  imprimé  l'an  1 544  *  E/eutheroppii  j  c'eft- 
a-dire  ,  à  Bâle  ,  eft  inrirtik'e  Ju/h/s  Exclu  fus  ,  p.arce  que  ce  P,ipe  y  ef>  d'nhorrl 
ceprcfentc  la  clef  a  la  main  ,  tachanc  d  ouviu  la  porte  du  Païadi:» ,  uui  lui  c4 

Le  PARANGON  des  Chanfons  de  divers  Muljciens,  Livres 
dix-  iïuit ,  imprimé  à  Lyon ,  par  Jaquej  Moderne, 

Le  grand  PARDON  &  plenière  RémifTion  pour  Coûtas  |ier« 
fpnnes  &  durant  à  perpémiré  ;  imprjmé.à  Gietjèyej  p«)r  Ac^m 
&  Jcaa JEUwî,  15  50.  Çutf^uri,  !  , ;  '  ^  ' 

PARFAITE  Amitié  de  deux  ynis  «nans;  &  fdtîlité 
^tt'oQ  peut  cirer  de  fts  cmipnîs  \  impriniée  à  Lyoi) ,  in-x  6.  pap 
7c«n  4'Ogieffolks,  x$^o. 

PARIS  ÔL.h  belle  Vienne,  Roman,  •  ' 

£xipofiti6ns&  Cofitemptatîons  Ibf  les  fepc  PAROLES  quç 
notre  Seîgiiear  Jelûs-Clirift  dk  <n  la  Qroix  ,  'exciraîtds  des 
Poseurs  VKms  ^  V^fjîC^,  «vçç  Addi^onf  ep  marges  împri» 


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p  p  J77 

mées  l  Paris ,  m- 4**.  par  Chrcftien  Wechci,  1 53$  :  là  oii  l'Au- 
teur au  prologue,  écrit  ces  paroles  dorées  : 

[  L'Arbre  de  la  Croix  ,  auquel  croient  affiches  les  membres  de  Jefus-Chrifl; 
mourant ,  fut  aulTî  la  chaire  du  Maîcre  le  monde  enfeignatit.  Et  tout  ainû 
.que  le  Ctgne  ,  étant  près  de  fa  mort ,  chante  plus  mélodieufemcnt  qu'il  n«  fit 
onques  jour  de  fa  vie  j  pareillement  notre  RcJenipteur  a  monte  en  cecce 
chaire  de  fa  Croix,  afin  que  les  plu5  excellentes  dodrines  de  vêtru  bonnes 
inceurs  il  femât  6c  plantât  en  fon  Eglife  »  à  laquelle  il  prélîde  »  pour  plus  am- 
plement Teniloûriner  en  la  voie  de  lalur  ,  lufqu'â  la  coniommacion  du 
fiècle.  Et  poqxce  «UiôitSi  Bernard, en.  la  Croix  a  écé  ouverte  la  bouche  de 
.Jefas-Chnft,  auquel  font  oonienos  tons  les  uéibrs  de  iapience  Se  de  fcieuce.) 

Les  PAROLES  mémorables  encre  Jefus-Clirid  &  le  pé- 
cheur, qui  e(l  un  Dialogue  contemplatif ,  pour  l'attirer  à  fon 
amour,  pleines  d'inflruâion  falutaire;  avec  la  manière  de  iavoùr 
fe  bien  conièflèr  ;  imprimées  à  Lyon  , .  in. 8  ^.  par  Romain  Morin. 

Le  PASQUIL  de  la  Cour ,  compofé  par  Maître  Pierre  de 
Cugniercs  reflufcicé  S  jadis  Avocat  ài  Parlement  ;  imprimé  à 
Paris ,  1 5^1.  Câ/vriu^£fe. 

'  V07.  LaCaoix  du  Maine,  &  les  notes ,  au  mot  Pierre  na 
CoGNitUBS  ,  Tom.  II,  pag.  i6y  ôc  finv. — La  hardiefle  avec  laquelle  Piork» 
de  Cugnieres  parla  en  1519  >  a  fait  employer  fon  nom,  lociqu'oiï.a  \aaifl' 
débiter  que^ue  remontrance  hardie.  (  M.  oa  la  Momnote  ).  ,  ^  ' 

Le  PASSETEMPS  «k  tout  homme ,  &  de  toute  femme ,  en 
Hfiiie;  imprimé  ^  Paris  ^  par  Antoine  Verard  *. 

»  * 

*  Antoine  Vérard  imprima  ce  Livre  l'an  1 505,  wz-4'.  Guillaume  Alekbén 
efl  r Auteur.  V07.  La  CrOhc  00  Maimi  ,  an  mot  OutLLAViia' Alixie , 
Tom.  1 ,  p^.  }04  &  fuiv. , 

Le  PASSETEMPS  &  Songe  du  Trifte,  en  Rime  ;  imprimé 
^  Paris ,  tA-S  .  par  Jean  Longis ,  i  ^  ^o. 

PASSETEMPS  honnccc  ,  recueilli  des  faits  &  propos  de 
pluHeurs  Princes  ,  Philofophes  &l  hommes  fignalcs  ;  pour 
récréer  toute  bonne  compagnie  j  à  Paris,  in-iC,  pat  £manutl 
Richard,  1579. 

BiBLiOTH.  F RAN,  Tomc  V.  Du  V^RD.  Jo/nc  X//.    B  bb 


37»        p  P 

LePASSETÊMPS  de  la  fortune  des  Dcz,d*unc  autre  bien  plus  " 
gaillarde  invention  que  n*eft  celle  de  Laurens  TErprit ,  par  un 
ancien  Auteur  François,  dont  le  nom  m'ell  incertain  :  car  pour 
trouver  ia  iortunc  ,  i]  ne  met  qu'un  icul  renvoi  â  l'Empereur, 
au  Comte  de  Savoye ,  au  Roi  d'Aragon  ,  au  (îeur  de  Mylan» 
au  Roi  d'Andeterre ,  au  Comte  de  Venus ,  au  Duc  de  Bour- 
bonnoisj  au  Duc  d'Anjou ,  au  Roi  d'Hongrie ,  au  Souldam,  au 
Duc  d'Auftiiche ,  au  Roi  d'Efpagne ,  au  Roi  de  Sicile  ,  au  Roi 
jât  Chypre ,  au  Roi  de  Tunis ,  au  Roi  de  Damas ,  au  Roi  de 
Bolmarin ,  au  Seigneur  de  Coucy  &  au  Duc  de  Bavière ,  cha^ 
cun  defcjucls  répond  par  un  DiAique  François  far  la  demande 
.  de  la  chofc  qu'on  veut  favoir;  imprimé  à  Pans  »  rn-x^«  par 
Nicolas  Buffet* 

PATHELIN,  ou  Maître  Pierre  Pathcîia,  farce  'i  avec  le 
Blaibfi  &  Loyer  des  faufïès  amours  ;  imprimé  à  Paris ,  in- 8^» 
par  Simon  Volbe»  ic  depuis  m->ié.  par  Eflicnoe  Groulleau» 
1564.  Ce  Livre  a  été  traduit  de  François  en  Latin ,  fous  tU 
titxe,x,PathdinttS  ,  CanuUia,  ultàs  veterator,  è  Gallkâ  linguâ  ta 

.Ltttmam  traduQa  ptr  AUxandrum  Comùbvtam  }  Pmfiis,  in-S^» 

''^tpud'ShtanemColiimàm,  '54J« 

'  Il  &UC  écrite  PATttiM  \  parce  que  ce  mot  ne  vienr  m  de«^ ,  ni 
.TAorifte  rwaêm^  mais  du  Bas-Latin  PaJIa  j  de  U  Wte ,  d'où  on  a  fait  le  verbe 
appâter ,  dans  la  fîgnî^cation  d'attirer j  par  des  manières  flatcetifcç ,  comme 
par  un  appas ,  pour  taiie  tomber  dans  te  piège.  Cette  pièce  paroit  avoir  été 
luceda  lemps  de  Louis  XI.  U  eft  dit  dans  le  Commentmn  de  Rabelais  , 
p^.  t%6  du  T  Mil  1  ,  que  Reuchlin,  a\i  rapport  de  Gefner  ,  pa^.  598  de  fa 
BUCtothèque ,  imprunce  t'àn  i  <;  45 ,  A  Zunch  ,  traduitk  en  Lattn  cette  Farce  , 
&  qu'il  la  mdainr  fous  le  faux  nom  à'AUxander  Conrûbertus.  Je  ne  trouve 
tien  de  tel  dans  Gefitec.  Il  lapporte  limplement  cette  pièce  de  Reuchlin ,  fous  , 
le  titte  de  Progyrrmafmata  îamhis  trimetris  firipta  j  &:  TEdition  que  j'en  ai 
vue ,  d'Haguenau ,  i/»-4*'.  chez  Tliomas  Aufelme ,  1  j  1 9 ,  ne  lui  donne  poinc 
dTenti»  mir*  Gefner  ne  fiôr  non  t^usauaine  mention  é^AUxanéer  Comùkntiaw 
Ceft  Simiér  ^  qni  »  dût  ans  Wfins ,  en  *  parÛ  le  premier.  U  efl  pourtant  vrai 
^oc,  de  deux  mauvaifes  petites  Comédies  Latines  de  Reuchlin,  celle  dont 
Mtle  GeT'er,,  intitulée  frogymnapunta^^^L^  quoiqu'avec  de  grands  dé^- 
lèniens ,  imitée  de  ^telin ,  ce  oui  a  donné  lieai  Melclnor  Adam  de  due  y. 
d*apci&  Métancltthoa»  ^  Reodiua  vËfit  FMan^dlUmn»  gknam  candkt 


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1  p 

falis.  Mais  ce  fel ,  li  ie  faut  avouer  ,  s'eft  bien  afFutli  dai»s  le  Latin.  Cette 
'Comédie ,  avec  les  changemeas  qu'y  fit  Reuchlin  ,  fut  jouée ,  pour  la  pre' 
rnière  fois  ,  le  51  Janvier  1497,  au  Pilais  de  l'Evèque  de  Vormes  ,  Jean 
d'Alboars^  ,  fon  Pattoi».  Le  I  arin  A\4lt\'rtnder  Cannihertus  eft  vciui  fjnîn?! 
ans  aprcs.  J  ai  vu  la  premicrc  Làicioa  cjia  en  tut  ^ice,  £«-24.  i  aii  1511,  ehe^ 
Guillaume  Eudace ,  en  Gothique  ,  fur  vc-Ln.  Le  titre  eft  l  auHims,  àliàs  Vc- 
terator,  La  didion  en  efl  fort  aii-delTu<;  de  l.i  p.:)rccL;  Je  Reachlin  ,  je  dlroi? 
.que  le  François  y  eft  exat^emeni  rendu  ,  fi  ce  n'ccoU  que  te  Lraducieur  s'ed 
avifï  d'iatroduice  dans  la  pièce  un  petfounagc  de  foa  invention  ,  fous  le 
nom  de  Comicits,  qui ,  fans  ctre  ni  oui ,  ni  vu ,  fetconye  par-tout ,  |uge  de 
tout,  &  fait  avec  tom  l:s  autres  Ac\:-ir-; ,  un  1}  parte  perpétuel.  Simon  de 
Colines  te  réimprima  ivs-S".  paar  François  Etiedae»  ea  t  j4|r  La  pièc»  con** 
tient  plus  dft  ijoo  teis,  avHev  que  £èUe<iie  lbeiidilin:Btt  coonrienvlr  peÎNë 
aooo.  Du  Cai^,  dans  fon  GlolTaite  La^n-Bacbace ,  détive  le  mot  Patelin 
de  Fatarinus ,  parce  que  les  HcrctiqUeS ,  nemmés  fatarins  ^  Pacal'ms  ^  Pa- 
urtns  ôc  Pauiins ,  indjAifoiept  par  leur^  belles  paroles  tes  Fi«ièles  en  erteur  \ 
Erymologie  qui  pourra  trouver  Tes  partifans.  Je  ne.  répète  point  ce  qu'au  mot 
GoiLLAUMB  Alexis,  )'ai  die ,  touchant  Chivusavv  ^ui  a  cru  que  PattUn 
étoit  le  nomdaPocte,  Auteur  de  la  Farce.  Toutescestémarques,  &  plufienrt 
auQtes,  écrites  de  ma  main ,  au-devant  de  mon  ExempLuie  de  rEdiiion  in-^"*, 
fans  date,  chez  k  veuve  de  Jean  Bonfbns  »  ayant  été  communiquées  k  TEdi' 
tcur  du  Patelta  de  ift^-i  ont  été' employées,  fans  ma  participation  ,  dans 
une  Préface  ,  où  l'on  me  prrre  des  e\']''rc flî.in^  qui  ne  four  de  moi  «  non 
plus  que  les  notes j  inicfces  dans  le  cuips  du  Livre ,  au  bas  d^s  pages.  (  M.  os 
tiA  MOKMOYB  ).  •  ^ . 

Le  nouveau  PATF^ELIN ,  autfc  iàrce«  fïMfie  à  l'imicatioa  de 
la  pcécédence  i  imprm^  à  Paris 

'  Cette  Farce  du  Nouveau  Paelîn  1  ttois  perfonrt âges ,  P'acelln  ^  fe  PtUtt»- 
Ce  ie  Prêtre t  fuivie  d'une  autre ,  inrimléc  k  Tejlament  de  Patelin,  à  quatre 
^rfonnages.  Patelin^  GtùUemette^  VJpothiaùre  ,  àt  Mejfire  }twii  U  Curé i 
om  été  imprimées ,  'wV,  i  Parb,.£nn  date ,  Se  fans  nom  de  UAxmn ,  qui 
ii*eft  autre  que  le  nomnii  Jean  de  S.  Denys,  parce  qu'il  eft  dit  au  bas  du 
ncte  qu'on  les  vend  rue  neuve  Nerf- Dame,  à  l'Enfeîgne  S.  Nicolas  ^  Se  que 
toiles  etoient  la  demeure  &  l'enieigne  de  «e  Librairè.  Ces  deux^Farces  fout 
deax.niauvûfes  imitations  du  pcemier  Pacelin ,  furent  la  jlemière.  De  no» 
jours  on  a  mieux  fait  :  on  a  donné  le  goût  moderne  à  l'ancien  Parelin  ,  d'une 
ihanière  qu'on  peut  le  comparer  à  une  Chanfon  ,  dont ,  quoiqu'on  ait  changé- 
les  paroles ,  &  qu'on  les  ait  mifes  en  profe  ,  on  n  a  pas  uiiTc  de  garder  l'air. 
L'efprii  de  la  pièce  a  été  en  eifet  confervé  Tont'ca  l'adrclTe ,  en  ajoucaac 
peu  de  cloCc  au  ruier,  i^'en  faire,  en  trois  ÂdeS  «One  Comédîe  cégttliÂCC  » 
^n'agas  déplu.  (M..usLitMoMi(OYJ^*  •  ... 

Bbbîj 


Digiii^uu  L>y  Google 


j«o        p  '  p 

Les  Epkres  de  S,  PAUL ,  glofccs  &tranflatées  en  François, 
imprimées  à  Paris ,         par  Michel  le  Noir,  1^21  *. 

'  Il  ne  parok  dans  aucun  des  Ouvrages  (jue  nous  avons  de  Richard  Simon , 

3 ail.  ait  en  aucune  connoiflânoe  de  FEditioa  ici  rapportée  de»  EpUns 
'.  Pû»L  (  M,  DE  &  A  MOMNOYE  ). 

Difcours  des  PAYS  félon  !eQr  fituation ,  tvec  les  Mœurs  » 
Xoix  &  Cérémonies  d'iceux;  imprimé  à  Lyon ,  în*i£.  par  Jean 
de  Tournes  ,1552*. 

'  Ceft  la  Tcaduaioa  du  Livre  de  Joamm  Boâmu  Mawa  ,  d*  Mwiha 
éCetuim.  V07.  Jban  BoHàMt.Tom.  IV,  p.  1 5      54*  (M.  di  la  Mohmot a^i 

■;'  Le  PLLERliVAGE  de  l'Ame,  tranflaté  de  Lâtm  en  François, 
imprimé  à  Paris,  par  Michel  le  Noir,  15 21. 

Le  PliLPIRINAGE  tpirituel  de  l'Ame  ,  divifé  en  quatre 
voies  priruipales  &  plufieurs  fcnticrs  ,  imprimé  à  Pans , 
par  Renaud  Chaudière.       «  • 

Le  Roman  des  P£LëRINS  ,  de  la  vie  humaine ,  Rime.  Il 
finie  ainii: 

'  '     '  Cy  fine  h  Rnmant  du  Moine 

JDes  Peleiijiî  de  vu  humaine,  &c, 

'  Livre  de  la  Compagnie  des  PÉNITENS ,  contenant  TOrdre 
de  recevoir  un  Novice  ;  Matines  de  la  Vierge  Marie  ;  TOffice 
du  Dimanche,  Lundi  &  Jeudi;  l'Office  du  Mardi  &  Vendredi; 
rOffice  du  Mercredi  6c  Samedi ,  Pnnie  ,  Sexce  ,  Tierce  ;  None; 
Vêpres  &  Complies  de  Notre  Dame  :  Mutation  de  l'Office  do 
PAvenc:  Pfàlmes  des  degrés  :  Pfalmes  pénieenciaox  :  l'Office  des 
Moft's  :  les  Offices  des  'Mercredi ,  Jeudi  &  Vendredi  Saint: 
Hymnes  de  Tannée.:  Commmémoration  des  Dimanches  &des 
Sidnts  ;  imprimé  \  Lyon ,  in-i    par  Eftiénne  Dolec,  x  $  4a 

'  Dolet  dirott  qu'il,  n'avoic  point  imprimé  de  Livre  pius  mile  que  ceIitl>U  l 
il  entendoit pUa  Inarauf*  (M.  ob  la  MoN^ioyi  - 

PERCEFOREST;  Roman ,  fix  volumes  «. 
'  '  Tai  va  les  iîs  volumes  de  Peccefoxe(U ,  mr^Qi.  i  jiS  ,  reliéi  en  ctoii. 


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p  p  )8i 

M.  le  Dttchat ,  fur  le  fécond  Livre  de  Rabelais ,  pag.  t  j  i  »  cite  une  Edition 
de  ce  Roman  ,  in-%°.  en  6  volumes ,  &  ajoute  ,  fur  la  foi  du  Livre ,  inri- 
ruic  Tocfin  des  Majjacres  >  que  c'écoù  une  des  leâures  ordinaires  qu'on  fai-  ' 
Ibità  Charles  IX ,  par  ocdre  de  Gacherioe  de  Médicis,  ce  qui  u  a  gucret  de 
mifemblance.  (M.db  la  Mommotb). 

PERCEVAL  le  Gàlois  *,  Roman  en  rime,  écrit  à  la  main 
fur  parchemio  »  en  k  librairie  du  Capitaine  Sala ,  à  Lyon. 

*Voy.  dansLx  Croix  du  Mainb  ,  Tom.  Il,  â  la  fin  des  lecrces  M» 
pag.  1 41 ,  &  N ,  pag.  1 9<> ,  les  mots  Mbmessier  Se  NfiNHlstiiu  Le  Roman 
de  Perceval ,  mis  de  rime  en  profe ,  fuc  imprime  à  Paris  ,  w-jUl  Tan  1550  9 
chez  Jean  Loi^,  en  leoce  Gothique.  (M.  ns  laMohmotb). 

PERLES  d*£flîce ,  recudlltes  de  Tuifint  créfor  des  cent  cin- 
quante Plaintes  de  David  ,  traduites  d^Italten  en  ftances  Fran- 
çoifes ,  de  huit  vers  chacune  ftance }  imprimées  »i-8*«  par  Jean 
deLaon^  i577« 

PHILANIRE  *,  Tragédie  Françoifc,  imprimée  à  Paris, 
i/i-8°.  par  Nicolas  Bonfons,  1577. 

♦  C'eft  une  Tragédie  de  Claude  Rouillet  ^  on  Roiffi'f  j  compofce  d'abord 
en  Larin ,  6c  publiée  depuis  en  François.  La  Croix  du  Maine  (  Tom.  I , 
pag.  149  )  pane  d'une  Edirion  Françoife  de  Tannée         CeUe  donc  parlô 

du  Verdier  ne  parut  qu'après  la  morr  de  l'Aureur,  s'il  cft  vrai  ,  comme  le 
penfe  l'Auteur  de  h  Dihlïothèque  des  Auteurs  de  Bouraogne  ,  que  RouUlet 
ttiouruc  vers  1575.  i-a  pièce  eft  en  cinq  A^s,  eu  vers  libres»  avec  des 
Chœurs. 

Kiftoirc  ou  Roman  des  Amours  de  PHILIPPE  ,  Dauphin  de 
France,  &  d*Angeline  Loria  ,  Damoifefle  Sicilienne  ,  compofée 
en  ancien  langage  Normand  ,  en  quatre  Livres  diftingués  par 
chapitres  \  étoit  en  la  Librairie  de  feu  Monfieur  le  Cotuiécable» 
Anne  de  Montmorency ,  écrit  en  main. 

PHILIPPES  de  Madian  ,  autrement  dit ,  le  Chevalier  à 
Pelprevier  blanc  «  Roman ,  imprimé  à  Paris  ,  1/1-4**.         .  . 

Le  Roman  de  PIERRE  de  Provence,  &  la  belle  Mague- 
Ibnne. 


• 

ÏAt  Sentence  de  PIL  ATE ,  oonc»  Jefiis-Càriil  notre  Saaveut; 
imprimée  à  ïiyon  »  par  Jean  Stranus* 

La  POLICE  mifc  fur  la  famine  &  afîlucnce  des  pauvres ,  qui 
fe  trouvèrent  l'an  1^31  ,en  l  i  ville  de  Lyon  ,  par  les  Citoyens 
d*icclle,  laquelle  Police  y  a  été  depuis  entretenue  &  obfervéc; 
imprimée  à  Lyon ,  par  Sébaftien  Griphius ,  1539. 

Déclaration  du  droiç  de  légitime  fucceffion,  fur  le  Royaume 
de  ^OUTUGAL  %  appartenant  à  U  Roine  mere  du  Roi  très*» 
Chrétien,  Catherine  de  Médicis;  avec  U  Répon(ê  auxconfulta- 
tions  fur  ce  faites  ,  tant  par  les  Do(f^curs  des  Univerflcés  de 
Boulogne  la  GraÏÏè  &  Pavic,  pour  Catherine  ,  DucIk  ^c  de  Bra- 
gance,  que  de  ceux  de  Pcrufe,  pour  Raynuce  Fernele,  Prince 
de  Parme,  &  Michel  ab  Aguira  ,  Doâeur  Boulognoîs  ,  pour 
Phiiippes  d'Autriche ,  Roi  de  Cadille ,  Léon  &  Grenade  ;  cn- 
fcmble  la  défenfe  coerre  les  impolturcs  &  calomnie  d'Antoine 
Ncbfilîè,  pour  l'ulurpacion  du  Royaume  de  Navarre,  &l  Dif- 
cpurs  véritable  du  relie  des  illégitimes  détentions  dudit  CaHil- 
ioa,  tant  fur  la  ntaifoa  &  couroonci  de  France ,  qu'ancres  Prinm 
François ,  notatnmenr  de»  Royaumet  d'Aragon  ,  VaJenœ  de 
pays  de.  Catalogne,  avec  la  Duché  de  Guddfes,  Ûr  1er  Prince» 
de  Loriaioe  ». AiiccHC        IV.  TBL  ûnprmté^en  Anvers,  ia-8^ 
Tan  158a. 

*  Ce  Livre  eft  de  Pierre  Bellay  ^  JmfçonftUte  Touloufain^  car  c'eft  ainfi 
«t*U-fiMictipUqper  les  mot*  éicnti.fiicb fin. 4e  cet  Ankie»^.  Bt»  J»,Tk.^ 
CM. 

*  Ceci  ne  doic  erre  regarde  que  comme  tmt^njeâure }  car  ?î«fce  Belbf^ 

le  Jurifconfulte ,  ctott  de  Montauban  ,  ^  non  de  Touloufe  ,  grand  ennemi 
des  Ligueurs,  &  zélé  RoyaUlle,  qu'Henri  IV  ik  Avocat*Géoérai  du  Parier 
nient  oe  Tooloufe ,  pour  fe  réoompenfer  de  lidéHc^. 

Le  Roman  de  PONTUS  ,  fils  du  Roi  de  Galice. 

lie  PORTULAN,  contenant  la  deihipdcm  tant  des  nets  de 
'  Ponent ,  depuis  le  d^otr  de  Gibraltar  ^  jufques  à  ia  Cluniè  9  ça 


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Flandres ,  que  de  la  mer  méditerranéen  induit  d'Italien  ;  im^ 
primé  en  Avignon  «  m«4*.  par  Pierre  Roiu,  1577. 

Livre  des  POSTES  ,  pour  aller  par  toute  U  France^  Italie j 
Efpagne,  Allemagne,  &:c.  traduit  d'italien. 

La  PRAGMATIQUE  Sanâion,  contenant  les  Décrets  du 
Concile  national  de  TEglife  Gallicane ,  ailèmblée  en  la  ville  de 
Bourges,  au  Règne  de  Charles  VII ,  avec  le  Concordant  d'iceîle 
encre  le  Roi  François  I  &  le  Pape  LeonXy  imprimée  àParis, 
par  Abel  i'Angclier^  1561. 

Traité  de  la  PREDESTINATION,  cômment  c'eft  que  Diea 
veut  que  tous  foienc  fauvés^  &  que  le  làlut  vienc  de  la  pure  grâce 
de  Dieu ,  &  la  damnation  de  la  pure  malice  de  l'hommei  imprimé 
en  Anvers ,  par  Dyrick  Uriman ,  1)59. 

Demandes  à  iMaitre  Jean  Calvin  ,  fur  la  PREDESTINA- 
TION ,  avec  les  Contrariétés  qui  fe  trouvent  en  la  Doârine  de 
Maitie  Jean  Calvin;  imprimées  de  même. 

Le  Livre  des  neuf  PREUX  ^  &  de  leurs  Triomphes,  imprimé 
à  Paris,  ior-foi.  par  Michel  le  Noir,  1 507. 

*  Favyn  ,  pag.  \6Î6  de  Con  Théâtre  d'honneur  &  de  Chevalerie  j  rapporte  en 
œt  ordre  les  noms  de  ces  neuf  Preux  :  Jofue',  Gédéon  ,  Samfon  ,  David, 
JiâJUu iiétluéh »  JUxtmdrek  Grande  Jules  Céfar,  Charlemagne  8c  Godefhy 
dtt  BmâUoiu  (  M.  OB  LA  Momnoyb  ). 

PRliiRES  dont  on  ufe  comrauncmenc  en  TEglile  de  Genève, 
Cmfuré, 

Les  PRIERES  &  Oraifons  des  Saints  Pères ,  Patriarches , 
Prophètes,  Juges,  Rois  ,  Hommes  &  Femmes  illuilres  de  l'an- 
cien &  nouveau  Tertamenc;  avec  une  Expoiition  dii  Symbole 
des  Apôtres ,  &  les  Précations  de  Maître  Jean  Ferc,  Do6leur 
en  Théologie  à  Magonce;  traduites  de  Latin  *  :  plus  une  l^xpo- 
iîtion  fur  VOraifon  Dominicale,  félon  la  vérité  Hébraïque, 

virée  en  fept  parties  fuivant  les  Tcpt        de  la  femaine  ^âc  la 


584     p  ^ 

manière  de  connoître  par  queiles  gcn'^.ou  par  quelles  chofes; 
l'on  contrevient  au  Saint  Décalogue,  &  comme  l'on  fatisfiiit  à  - 
icdui  i  imprimées  à  Lyon ,  par  Jean  Martin ,  1560. 

'  Le  Tradu£beut  François  de  ces  Prières  efl  Nicolas  BACQurvoîs.  Voyeï 
à  cet  Article  La  Croix  du  M \!nf  lesnotes.Tom.H  f  pag.  iSyAilArt. 
Jean  Fere,  Tom.  IV,  pag.  415.  (  M.  de  laMonnoye). 

La  PRISON  d'Amours  laquelle  traite  de  l'amour  de  Le- 
riano  &  Laureole ,  à  la  louange  des  Dames  ;  traduite  d'Efpagnol, 
6c  imprimée  à  Paris  ,  par  Galiot  du  Prc  ,  15  26.  &  depuis 

Efpagnol-François  ,  à  Colonnes ,  par  Gilles  Corrozet ,  1 560. 

'  Amours  eft  là  pour  Jmour^  l'Original  Efpagnol  ayant  pour  titre  Carcel  de 
Jmorj  ôc  la  Tradudion  Italienne  que  Lelio  de  Manftedi  eu  a  faite ,  Carc«r 
d'jimjre.  C'eft  ,  en  cjuelque  langue  (jue  ce  foiç,  uqe  tïèf-cnnttycufe  leôttc«. 

(  M.  OE  LA  MOMMOTB  ). 

PRIVILÈGES  des  Foires  de  Lyon  ,  &  leur  Antiquité,  avec 
celles  de  Brie  &  Champagne  ;  &  les  Confirmations  d'icclks ,  paf 
fept  Rois  de  France ,  depuis  Phiîippcs  de  Valois  ,  imprimes  à 
Lyon,  m-g".  par  Pierre  Fradin,  1560. 

PROBLEMES  d'Ariftotc  &  autres  Philofophes  &  Médecins, 
félon  la  compofitton  du  corps  humain;  avec  ceux  de  A.  Zimara, 
traduits  de  Grec,  imprimés  à  Paris  ,  in-i6.  par  Thomas  Beloç, 

te  PROCÈS  de  Moyre  &  Belial ,  Auteur  incertain. 

Deux  Plaidoyers  d*cntre  Monfieur  PROCÈS  appelant  de  la 
Sentence  de  Monfieur  le  Sénéchal  de  Raifon  ,  ou  fon  Lieute- 
nant au  lieu  de  Concorde ,  d'une  part  ;  &  Monfieur  de  Bon- 
accord  intimé  d'autre  ;  par  lefquels  il  appert  de  Tutilite  de 
Procès ,  &  de  la  misère  d'icclui^  imprimés  à  l'ans  ,  in  -  8^.  par 
Nicolas  Chefneau ,  i  )  ^o. 

PROMPTUAIRE  des  Médailles  des  plus  renommées  pcp- 
fotincs  qui  ont  çté  4çpttis  le  çonuncnçemçnt  di|  monde  ;  avec 

brièvG 


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briève  Defcription  de  leurs  vîet  dt  fkitsi .imp*iffl€  à  Lyon» 

in- 8^.  par  Guillaume  Rovillc*. 

*  Antoine  Âugudiii,  dans  ibit  Dialoglu  des  JHédailUs,  tà  moque  <ie  c« 

Livre  avec  raifoii.  •  . 

Les  PROPOS  fabulet»  moralifés ,  extraies  de  pluiîcurs  Au- 
teurs »  tant  Grecs  que  Lmîqs  ;  tmphsués  à  Lyon ,  m*x  par  Jean 
Saugrain,  i51^- 

PROTESTATION  de  la  Foi ,  avec  fept  Confidétations , 
imprîméeàPaiîs.  * 

PROTHOCOLE  des  Notaires  ,  Tabellions ,  Greffiers ,  Scr- 
gens  &  autres  Praticiens  de  Cour  Layc  ,  contenant  la  manière 
de  rédiger  pvir  écrit  tous  contrats  ,  infbrumens ,  partages ,  in- 
ventaires ,  comptes,  commitjions ,  rapports  ,  demandes  ,  aéles,' 
exploits  de  Juflicc;  avec  le  Guidon  des  Notaires  &l  Secrétaires  j 
imprimé  à  Paris ,  m- 1 6.  par  Maurice  Melhicr,  1553. 

Les  cent  dnquante  PSALMËS  du  Royal  Prophète  David , 
féduics  Cil  (brme  de  Prières ,  où  font  déclarées  les  ceuvres ,  ver- 
tus ,  louange  &  puifTknce  de  Jefus-Chtill  ;  imprimés  à  Lyon  , 
par  Jean  d'OgecolleSy  15^0*'  ' 

Le  PSAULTIER  ;ivec  lès  Glofes ,  impriàié  à  Pari^ ,  m-4<'. 
pur  Antoine  Verard ,  fans  date 

La  PUCE  *,  qui  efl  un  Recueil  de  divers  Poèmes  Grecs, 
Latins  6i.  François,  compoies  par  plufieurs  do<:les  Perfonnages, 
aux  grands  jours  tenus  à  Poitiers,  en  faveur  des  Dames  des  Ro- 
ches ;  imprimée  à  Paris,  in-j^  '.  par  Abel  l'Angelier,  i  5  20. 

^  Aux  grands  Jours  de  Poitiers  9 1 5  7p  »  dans  une  de  ces  ailêmblées  galantes 
de  Poëces  8c  de  Savwis ,  qui  (ê  cenoiw  chez^  WD^nic*  des  Roches ,  on  ap« 

perçut  une  puce  fur  le  fein  de  TaiiTudble  &  fpicituelle  ,  mais  inretinbie 
Catherine  des  Roches.  Pâquier  fit  le  j>remier  des  veis  fur  la  hardiefTe  &  le 
bonheur  de  cette  Puce  trop  fortunée.  Âullîrôt  tous  les  hc^ux  cfpàts  du 
Royanme  >  panni  lefqoels  on  compcoic  les  perfonnages  les  plus  graves  ,  9e 
qoelques^uiis  mème^entr'eux  conhir  u  c  t \ms  les  plus  hautes  d^niiés>  ficent 9 

BauoTB.  F&AH.  Tom,  V.  Do  Vud.  Tom.  zxi*  Ccc 


3S(5     P  P 

à  l'envi ,  des  vers  Grecs,  Latins ,  François ,  îralienç  ^  Efo^igno!?  fur  ce  fujeu 
Jamais  Puce  ne  fuc  plus  célébrée  ,  &c  u  alluma  une  dimaginations  Pocfl- 
^tWf.  Mais  f  •voueni  que ,  dans  le  grand  nombte  de  pièces  compofécs  à  cette 
occafioa  »  oeux ,  ou  trob  valoienc  tout  au  plus  la  peine  d'îtrc  confcrvrcs, 
pour  donner  l'idée  feulement  de  la  galanterie  de  lenrs  Aureurs  ,  que  laO« 
douce  la  beauté  du  fein  de  la  Demoilelle  des  Roches  ccoit  bien  capable  d'aeîr» 
mer ,  £uis  le  fi^un  de  ta  puce.  Le  Recnal  de  ces  différentes  Pocliei>  furw*' 
prtmë^en  i^i^^in-j^T.Si  non  en  1 5x0,  commele  dicdnVecdieclLib  tmM 
^alemem  dans  les  Œuvres  de  Pâiqtuer.- 

Le  PURGATOIRE  des  mauvais  Maris, "iivec  l'Enfer  des 
mauvaifcs  Femmes ,  &  \c  Purgatoire  des  Joueurs  de  dei  & 
carces  ^  imprimé  à  Lyon ,  io-ié.  par  Barnabé  Chauilàrd. 

Le  PU  Y  '  du  ibuverain  Amour ,  tenu  par  kDéeflePalîàs, 
avec  Tordre  du  niipcial  banquet  fût  à  rhonneur  d'un  des  fien» 
enlâns  ^  mis  en  ordre ,  par  celui  qui  porte  pour  devi(è,en  fam 
nom  tourné, le  yhu  Frtlude'/m^nmé  k Rouen»  in-E^.  par  KW 
colas  de  Bourge»,  1 543. 

'  Le  moc  Fuv  k  ptend  ici  dans  te  mîine  ûm  que  quand  on  dîrtè  Puy  ^ 
Rouen  j  par  où  ron  entend  en  liea  élevé  ,  une  aâbane ,  ou  un  théâtre ,  du 
Grec  vt^^ufy  comme  je  l'ai  fait  voir  au  mor  Giibbrt  le  FèvRE  »  Biblioth.  de 
La  Croix  duMaine  ,Tom.  i,p.  i8x.  Amfi  le  Fi^  du  Jouvctam  Amour  fignifie 
leThéitre ,  où  ron'difpute»  où  Ton  examine ,  où  Ton  juge  par  quelle  vde 
on  peut  parvenir  i  ce  qu'on  appelle  le  fonvexain  Amour.  Quanc  a  l'A  urcaf 
du  Livre,  voye?  Ihid.  Ptprre  Duval  ,  pag.  jj!  ,  dont  TAnar^ramme  eft 
le  vrai  perdu  j  ou  viai  prciudc.  J'obfetvede  plus  que  le  Libraue  ,  nomme  ict 
Kieolas  de  Bourges  j  eft  appelé  Nia^  dà  Barges  par  La  Croix  du  Maine  ^ 
au  même  Article  de  Pierrh  Duval  que  k  Caille  ,  qui ,  i  la  Table  de 
fon  Livre  ,  indique  un  Nicolas  de  Barbes  ^  tin  Nicolas  de  Bruges  j  ne  teiient 
f:ependanc  i  la  page  i  i8  ,  où  il  xeuvoie,  que  Nicoias  de  Bruges^  (vM.  dRJ-* 
MoNNoirJi)* 


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î87 

QUE. 

Q  UENS  p* A  N  J  O  U ,  que  Fauchet  eftiim  «cre  Clittles , 
F/ere  du  Roi  Sanc  Louis ,  depuis  Rot  de  Sicile  ;  Prince  gtiHard 
cnik  jettneflè,  &  volontaire,  atnfi  qu'on  peuc  voir  en  l'Hiftoire 
du  Seigneur  de  Joinville  ,  il  a  fait  dt  oonipofé  plufîeurs  Chaa- 
ions  *. 

*  Voy.  Vavchit  ,  Cfaap.  76. 

QUENS  DE  BRETAIGNE ,  lequel  ledit  Fauchet  ne  douté 
être  Pierre  furnomraé  Mauclerc,  a  compofé  des  Jeux  partis  :  il 
demande  à  Bernard  de  !a  Ferté ,  lequel  vaut  mieux  ou  de 
proue(Iè  ou  de  iargclFe?  Bernard  répond  que  prouefîè  fans  lar-» 
geHè  efl  fbibleilè  :  &  pource  que  le  Comte  de  Bretaigneq'endl 
aaccord  ,  ils  sVn  rapportent  au  Comte  d^Anjou  : 

Qu'en  tous  biens  a  mis  fon  penfe» 

Lequel  je  ne  fais  douce  être  Charles,  frère  de  faint  Louis.  Dç 
ce  C^omte  de  Brecaigne  faïc  mention  le  jeu  parti ,  en  la  feptième 
Chanfon  ;  &  le  fait  parler  avec  Gaccs  Brûlez  :  lui  demandant  fi 
ayant  loyaumenc  aimé  une  Dame  ,  &  il  s'apperçoive  qu'elle 
veuille  le  trahir,  s'il  doit  attendre,  ou  la  guerpir  *. 

♦  Voyez  Fauchet  ,  Chap.  ^i,  &  La  Croix  du  Maine  ,  au  mocPiERUt 
MAVctmc,  Tom.  II ,  pag.  198. 

LE  QUENS  DE  LA  MARCHE.  Ce  Comte  de  la  Marche 
vivoit  du  temps  du  fufdit ,  &  compofa  pluficurs  Chanfons,  en 
Fune  dcfquellcs  il  die,  en  rubflance,que  la  première  fois  qu'il  vit 
la  Dame ,  il  oublia  de  la  ikluer  ;  &  ne  fut  merveille  s'il  fe  trouva 
lors  ébahi  *,  car  il  ne  (è  conialla  pou  à  iôn  cœur  «  qu'elle  avoic 
pris ,  &  onques  pfiis  ne  la  recouvra.  Il  nomme  s'amie,  Biaux 
doux  Rubis  ;  car  tout  ainfi  (dit-il  )  que  c*eft  la  meillettré  pierre 
des  précieufes:  auflî  eft-elle  le  miroir  des  autres  Dames;.  £n  U 
dixième  Cbanlbn  11  die  ^  Que  Lanceloc  n'aima  tant  (a  Genenie^ 

Cccij 


j88     Q  U  E  -QUI 

qu'il  eft  comme  le  VâîfTèau  cinglant  en  mer ,  ne  fâchant  eh 
arriver;  que  Ta  Dame  padè  toutes  autres  ,  comme  un  beau  bou« 

ton  de  rofcs  épanouies  *. 

QUENTIN  R ABINEAU ,  Religieux  de  FOrdre  des  Frerefl 
Mneurs  de  l'Obfervance ,  demeurant  à  Rouen  ,  au  Couvent 
dudit  Ordre ,  a  écrit  de  rexcellence  &  fûnteté  du  pur  &  faine 
Vierge  Joieph  ,  époux  de  la  très-digne  mcre  de  Dieu ,  la  Vierge 
honorée;  imprimé  à  Rouen  »  m-4^.^par  Martin  Morin  devant 

QUINTUS  « CURTIUS  *.  Quinte  Curce,  Hiftoriographe , 
des  Geftes  d'Alexandre,  tranlkté  en  François;  on  ne  fait  point 
Mr  qui ,  car  le  Traduâeur  ne  s^eft  point  nommé  ;  imprimé  ^ 
Paris ,  in-fol.  par  Jaques  le  Meilier  »  1 5  30* 

*  On  die  en  François  Quinie-Cui  te  ,  ne  f.ùfant  qu'un  mot  de  deux.  Si  l'on 
j  ajoutoic  Rufiu  y  il  faudroic ,  en  crois  mots  fcparés  ,  dire  Qutntus  Curjùa 
fLufus.  L'opinion  la  plus  vraifembl.iWe  ell  de  le  prendre  pour  le  Rhéteur, 
■infi  nommé  dans  la  liile  qu'AchiHe  Scacc  nous  a  confervée  de  ceux  donc 
fâifoic  mention  Suétone  ,  en  (on  Livre  ék  clans  Rhetonèas,  Il  fecoic  rrès- 
jpo0ible  ..cela  fuppofé  ,  qu'ayant  trente  ans ,  lorfquc  Tibèn  mourut,  il  eûr 
▼écu  jufqu.i  l'an  de  Jefus  Chrift  70,  fous  Vefpauen  ,  6c  au-delà.  Ceux  qii 
le  font  n<iU[c  à  Vienne  en  Dauphiné  r  anciennement  dite  Fïeme  des  AÙo- 
èrogesy  expliquent  de  lai  ce  que  Juvénal ,  Sat.  7,  die  do  Rhéteur  Rufus ,  que 
fes  Ecoliers  appeloient ,  i  caufe  de  Ton  éloquence  ,  le  Ciçeron  Jtilobroge. 
La  Tradudion  de  Quinrc-Ciirce  ,  ici  mentionnée  »  (èmblable^  peur- crre^ 
celle  donc  le  Manukru  le  trouve  dans  la  Bibliothcque  du  Roi,  &  ailleurs  » 
#ft  .^rUFremenè  diuis  l'oubli.  A  peine  mèinê  celle  «le  l^ol»  Scguiec  &  du 
fîeurde  les  Fargucs  font-elles  connues ,  ^:  c'eft  tout  ce  que  peut  £ùre'€eU# 
de  Vaugelasque  de  fe  maintenir.  (M.  de  la  Mo^noye  ). 

♦  Un  critique  hardi ,  &c  qui  penfoit  fingulièrement,  l'Abbc  de  LongucTue, 
traite  aiïez  mal  cer  Auteur  :  "  L'Hiftoire  de  Qumte-Curce. ,  dit-if,  eft  un 
)»  Romin.  C'eft  un  ignorant ,  qui  iie'iàtt'fii Géographie,  ni  Chronologie ,  & 
»  un  Grammairien ,  qui  ne  s'efl  foiicié  que  de  pbratcs.  Il  a  écrit  au  cinquième 
w  ^c  au  (îxîème  fiècle.  Si  on  difoit  que  fa  T  irinirc  n'eft  pas  de  ces  fiècles-lâ 

n  je  demandcrois  li  celle  de  Sulpice  Scvctc  paioïc  de  celui  auquel  il  a  vécu 
Ce  que  l'on  peut  dire  ,  c'eft  <^ue  Quinte-Curce  a  affedé  par-tour  dé  ît  Gàwê 
on  ^le  éligfuic  te  Henri,  qu'il  cowt  apsis  i^rpric,  de  qu'il  ^anwlw  à  mi 


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QUI  QUI  J89 

{>erfeéHon  minucieiife,  que  n  om  jam.iis  chêrchce  les  bons  Ecrivains.  Ce- 
pendant Judc-Lipfe  Se  Jacques  Dupuy  lui  ont  donné  les  plus  grands  éloges , 
le  le  mettent  au  premier  rang  ptrmi  les  Hidoriens  Latins.  On  ignore  le  cempf 
où  Quinte- Cuite  a  vécu.  Les  uns  le  placent  fous  Augufte  ,  d'autres  fous 
Claude ,  fous  Vefpalien,  fous  Trajan.  11  y  en  a  qui  le  prétexidenc  couc-â-faic 
moderne ,  que  le  nom  de  Q,  Cmias  eft  fuppofé  ,  Se  que  fon  Hifbiie  ii*eft 
qu'un  Roman  imaginé  par  un  Italien ,  il  y  »  trots  oa  quatre  cens  ans  (  Vof» 
BoDiN,  Afech.  Hijl.  Cap.  x  ,  &  les  Lettres  de  Patin ,  pag.  ^6  do  la  première 
Edition);  mais  Wagenleil  a  réfute  cette  opinion  (  Pcra  lubrorum  Juvenilium^ 
Tom.  IV,  pag  178  Il  eft  vrai  que  les  Ëcrivaîns ,  qu'on  nomme  ^nàens  g 
li*pnt  point  parlé  de  Q.  Curce ,  mais  il  en  eil  mention  dans  le  Polycratkon  de 
Jes'i  Salisbury,  <jui  vivoit  dans  le  douzième  ficelé,  Se  dans  pliificnrs  antres 
/'iucoufs  du  treizième.  W^agcnfeil  ajoute  aue  M.  Ivlagliubcdu  lui  a  montre 
dans  la  Bibliothèque  de  Medicis  un  Manaurrit  de  Q.  Cfurce,  de  700  ans  d*aiH 
liqviiré,  ce  qui  contredit  formellement  ce  qu'on  lit  dans  le  Scaligerana  j  que 
tous  Us  Manufcrits  de  Q.  Curce  font  nouveaux.  On  a  perdu  les  deux  preniiers 
lines  de  cet  Hiftorien  :  ils  ont  été  fuppléés  par  dinérens  Auteurs.  Ceux  qui 
ie  trouvent  dans  les  plus  anciennes  Editions  ,  depuis  celle  de  fiafle,  154^9 
f^rit  de  Chriftophe  Bruno  ,  Moine  de  Bavière.  Dans  l'Edition  de  Lyon  ,  de 
J^i  j  ,  on  infera  d'autres  Supplcmens  des  deux  Livres  perdus.  Jean  MalTony 
néré  dn  célèbre  Papire  M^n ,  les  xvdt  troovés  dans  la  BtUiothèque  éi 
S.  Viâor  :  il  en  ignoroit  TAttteur.  Mais  Scaliger  découvrit  qu'ils  étoienr  dt 
Frail^ois  Pétrarque  {  Colomiez  ,  Bibiioth.  Choijie  j  pag.  157  ).  Freinshémitis 

Subha  Q.  Curce  ,  &  y  joignit  des  Supplcmens^  qu'il  compofa  avec  beaucoup 
e  fom ,  en  1^40.  Ces  Supptémens  oUt  écé  adoptés  par  les  Editeurs  poftc 
rieurs.  Vaugelas  ne  tes  a  point  traduits»  mais  du  Ryer  les  traduifît  en  Fran-* 
çois ,  Se  les  plaça  à  la  tcte  de  la  Tradudîon  de  Vaugelas.  Pour  achever  de 
parler  des  divers  Supplémens  de  Q.  Curce ,  il  en  parut  de  [Chriftophle 
Cellarius  ,  en  1688 ,  &  de  Chrétien  Junkerus  ,  en  1700.  On  peut  conful- 
ter  fur  ces  divet»  Supplcmens  la  ^Uîoihèqiu  Latùu  de  Fabciaui»  Lib.  il  g 
Cap.  17. 

QUINT.  HORAT.  FLACCUS  \  Us  (Euviw  de  Q.  Ho- 
race  Fîacce ,  Venufin , contenant  Odes ,  Lîvrcs  quatre;  Epodes, 
Livre  un  ;  Hymne  féculaire  ;  Satyres  ,  Livres  deux  ;  Epîires , 
Livres  deux  ;  Art  Poétique  ;  traduites  en  vers  François ,  par 
Luc  de  la  Porte.  Voy.  François  Uabsrt  ,  Jaques F£I.sti£II, 
Jaques  Mondot. 

*  Les  Poëiies  d'Horace  ont  fait  fon  clo^^e  dep-iis  qu'elles  exiftent 
répondent  de  l'eftime  Sc  de  l'admiration  de  cous  les  lîècles.  Ce  Pliiioiupac 
aimable  ,  le  plus  excellent  Poète  Lyrique  Latin,  le  plus  fage  &  le  meilleui: 
Attaque,  l'un  des  plus  beaoi  géoiei  1  fis  un  des  plus  judt^w  CBitiquesdi& 


390      QUI  QUI 

fièclc  d'Augufte  ,  né  k  Vcnufe  (  Venofa  ,  dans  le  Royaume  de  Naples) 
Ibixanre-crois  ans  avant  l'Ère  Chrétienne ,  en  faveur  à  la  Cour  d'AuguIle, 
«mi  d' Agrippa  ,  d'AHnius  Pollion ,  de  Virpile ,  Se  de  Mécène ,  le  favori  d'Au- 
gufte ;  laii'î  nmhirion  ,  ne  cherchant  qu'à  )ouir  des  douceurs  d'une  vie  tratt- 

3 aille ,  dins  un  écac  médiocre ,  mourut  âgé  de  cinquante-fept  ans.  U  fecoil 
îdicite  do  compter  les  Editions  de  lès  doviages ,  les  Tnandioiis ,  &  Ici 
Commentaires  en  nmies  les  langues  que  l'on  en  a  beat, 

QUINT.  FLORENS  SEPTIM.  TERTULLIANUS  Le 
Lfvre  Apologétique  ,  ou  Défenfe  des  Chréricrns  ,  contre  les 
Infidèles  &  Payeiis ,  par  Florens  Tercullien  ,  Dodcur  ancien  en 
TEglife  primitive  &  Chrétienne^  traduit  de  Latin  en  François, 
imprimé  à  Lyon ,  par  Jean  Saugrain ,  1564.  Livre  àe  Florens 
TertolUen  ^  aux  Martyrs  étant  en  prîfon  pour  la  Foi  de  Jelbs^ 
Chrift.  Item  àScapula,  Préfideot  &  Gouverneur  de  Gtfthage, 
qui  perfêcutoîc  lâ  Chrétiens  ;  traduits  de  même ,  imprimés 
fii-8^.  par  ledit  Saugrain ,  15^5.  Défenfes  contre  lesHéréti«- 
quc5 ,  &c.  Voyez  Audebert  Macer£.  De  ia  Couronne  dit 
Soldat.  Voyez  ledit  Macéré. 

*  QaûtOLT  Septimus  Florens  Tenul/îanus  naquit ,  dans  U  fécond  fiède  ,  â 
Cartfaûe  ,  êc  monnit  très-âgé ,  vers  l'an  xi6.  M.  du  FoJBItf,  de  Port-Royal, 

n  donné,  fous  le  nom  du  lîeur  de  ia  Motte  j  une  excellente  vie  de  TertuUien. 
£ile  a  été  imprimée  »  ïa-S".  à  Lyon  »  1 691.  Nous  y  renvoyons  ceux  qui  vou* 
dtone  avoir  des  détails  exads  fnr  liTie&^les  Ecrits  de  Tertnllien.  On  a  publié 
à  Venife  ,  en  i74<» ,  une  bonne  Edition  de  fcs  Œuvres ,  in-fol.  avec  des  notes 
nçceffaires,  à  caufe  de  l'obfcurité  de  fon  ftyle  ,  toujours  fentenrieux  ,  &  ce- 
pendant très  -  énergique.  U  a  une  force  ,  une  véhémence  ,  une  rapidité  qui 
entraîne  ceux  de  fes  LeAenrs  qui  le  conçoivent.  Ses  expretGons  ibnt  du  bon 
fîôcle  fj  !:i  ririnitc.  On  voit  cju'il  s'éroit  nourri  de  U  leéVtire  des  meilleurs 
Auteurs  dans  tous  les  genres  ,  mais  fa  conftrutflion  eft  Africaine  ,  &  ,  à  pro- 
prement dire,  il  parle  Grec  en  Latin ,  ce  qui  lui  vient  de  l'habitude  où  il 
étoit  de  lite  continuellement  les  Autears  Grecs.  Nous  n'avons  rien  qu'on 
puifTe  lire  de  lui  en  François,  que  fou  Jro'nî;f'rique j  par  Louis  Giry ,  encore 
commfQc«-t-il  à  vieilUr.  Bal£ic,  dans  une  de  les  Lettres  â  Rijgiult,  qui  venoic 
de  donner  une  Edirion  é»  (Eimes  de  Tertnllien ,  camAéruè  aflez  platTam- 
inent  le  ftyle  de  cet  Ecrivain ,  lorfqu'il  dit  :  «  Tour  épineux  &  tout  trifte 
».  qu'il  eft  ,  i!  ne  me  paroît  point  défagréable  y  j'ai  trouvé  dans  fes  Ecrits 
7)  cette  lumière  natve  ^  donc  il  eft  parlé  (Uns  un  ancien  Pocte  ,  &  je  regarde 
m  avec  entant  de  plaifir  ftt  obfcncitéf  »  que  celle  de  i*Ebeiaebien  aetsi  8ç 
m  bien  ireveOléeiw 


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Q  Q  39» 

LJf^&MS  D'AUTEURS  INCERTAINS. 

14  QUATERNAIRE  de  Saint  Thomas  »  autrement  dîc,les 
^acre  choies ,  imprimé  fans  date,  nom  ni  lieu 

'  Ce  Qaëternairt  eft  apparemment  rOpufcule  inntttlé  liber  de  vinutibus  & 
t'ttUs  t  numéro  qimemario  procèdent {  mais  on  ne  CKOÎI  pas  qu'il Ibic  d»fainf 
TIUMIUS.  (  M<  0«  &A  MOMMOVB  }. 

Les  QUINZE  Joies  dn  Mariage  imprimées  à  Lyon,  ^^'4*^ 
par  Olivier  Amoullet,  fans  date. 

'On  peur  v<Mr  ma  fcinar<|ii9  adèz  ample ,  touchant  ce  livre ,  daoi  Itf 
Muteguaia  «  paj^  107  &  1  oS  du  Tom.  I.  (  M.  bb  tik  MotmoTB  ).r 

Le  QUADRAGESIMAL  >  rpiricod,  on  k  Salade  du  Ca^ 
lême  ;  a(&voîr  des  flves  fiices ,  poix  pa^  »  la  purée  y  la  Lam-' 
proye  ,  le  (àffian ,  les  oranges  s  les  pruneaux ,  le»  figues  »  lei^ 

amandes ,  le  miel ,  le  pain ,  les  échaudés ,  le  vin  blanc  &  rouge, 
TYpocras,  les  Invités  au  dîner  ,  les  Cuifiniers^  les  Serviteur» 
à  cable,  les  Chambrières  (èrvanc  de  blanches  nappes,  ferviettes, 
pots  &  vai Telle  ,  les  Grâces  après  diner ,  le  Luth  ou  Harpe ,  i» 
Dragée ,  Pâques  flories ,  les  grands  Faigues  \  imprimé  à  Paris^ 
in-â^^.  par  Jean  Sainél  Dcnys  ,152/* 

^Ce  rii^icLilL-  petit  Ouvrage  fur,  chof:-  furnrenante!  réimprime,  avec  l'Ap^ 
piobacion  de  deux  Dodbeurs  de  la  FacuUé  ,  à  Paris ,  l'an  i  jéj^dans  un  temps 
où  l'on  dévoie  être  beaucoup  plus  éclairé  ^u'on  ne  Tétoic  44  antaupanayancr 
lorfque  le  Livre  fut,  pour  la  première  fois,  imprimé.  Âuflî  Henri  Ecienno' 
n'a-c-il  pas  manqué  ,  Chap.  37  de  fon  Apola^ïe  d'Hérodote ^  dr'en donnée dee* 
Exuaits ,  pour  divertu  fes  Leâeurs.  (M.  de  la.  Monnoyb). 

QUESTIONS  naturelles  ,  Qucftions  morale?  ,  Quertions- 
d'amour ,  &c.  imprimées  à  Lyon  ,         par  Gabriel  Coder.  . 

.  QUESTIONS  Enigmatiquesy  dec  imprimées  à  tyon>  par 
Beooiil  Rigaud* 


39* 


RAM. 

RaMBAULD  D'ORENGE,  fieur  de  Cortefon  ,  Poëtc 
Frovençal ,  vîvoic  dîi  temps  de  TEnipereur  Frédéric  II  du  nom, 
it  portoic,  en  fès  armoiries ,  de  gueulles  à  l'étoile  à  feize  rayons 
dVgenc  6c  en  pied  d!or ,  à  un  cornet  d*aziir.  Pétrarque  £ût 
mention  de  lui  en  Ton  Triomphe  d'Amour  *. 

'  ^Voj.  JsAïf  ot  Notm-DaIci,  Chap.  15. 

RAMBAULD  DE  VACHIERAS  fut  fils  d'un  Chevalier 
de  Provence  ,  fîeur  de  Vachieres,  audit  pays ,  hnn  Poète  Pro- 
vençal, 6l  Comique,  i'c  tint  long-temps  avec  ]e  Pnnce  d'Oren- 
ge  qui  lui  fit  de  grands  biens  &  faveurs ,  avança  fa  poëGe ,  &  le 
fit  connoftre  &  prïfer  aux  plus  grands  de  Cour,  qui  pre- 
nolent  plaifir  à  la  rime  Provençale.  Quelque  temps  après ,  6c 
environ  l'an  1118 ,  ie  retira  au  Marquis  de  Mont^errat  Moflin 
Bonifàd ,  avec  lequel  il  demeura  long-temps ,  &  là  fiit  furprîs 
de  Tamour  de  fieatrix ,  fœur  du  Marquis  ,  qui  fût  mariée  à 
Henri  du  Caret ,  à  la  louange  de  laquelle  il  trouva  de  £6it 
lx)nnes  Chanfons,  la  nommant,  par  nom  fecret,  mon  beau  Che- 
valier. Chacun  favôit  bien  que  Beatrix  lui  portoit  bonne  affec- 
tion ;  mai«;  comme  Princefîc  très-prudente ,  pour  ne  donner 
Toiipcon  à  Ion  mari  ,  s'en  déporta  totalement:  ,  &  Rambaud, 
meu  de  fureur  poétique  ,  fit  une  Chanfon  convenable  à  (on  fait, 
en  divers  lan8;ages,  que  tout;  ainfi  qu'elle  avoic  changé  d'opi- 
nion 5  de  même  il  a  change  de  langages.  Le  premier  couplet,  en 
langue  Pigven*yalc  ,  dit  ,  y4ras  quand  vcy  vcrdcidr.  Le  fecond 
couplet,  qui' efl  en  langue  Tufcane,  dit  ainfi ,  Ifon  qudchc  btn 
«on  ho»  La  troifième  en  Fnmçois  die  ainfi,  SdU  ipuccDam 
eAere.  La  quatrième  en  Galcoç ,  die  ainfi ,  Dauna^  y  tu  my  rend 
û  Bous,  Et  la  cinquième  en  Espagnol  die  ainfi,  Mas  tant  temo 
vutfbro  pltttQ*  Et  le  couplet  final  eft  entremêlé  defdites  dnq 
langues.  Le  Marquis  allant  en  la  Romanieyaccompagné  de  Bau- 
doin» 


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* 


R  A  o  R  A  O  191* 

dolii  »  Comte  defJandres',  Henry,  Côrate  de  Saine  Paul  >  &l 
Louis,  Duc  de  Savoie,  qui  s*étoient  croiies  conere  lesSarrazîns, 
&  Remond,  Marquis  &  Comte  de  Provence,  mena  avec  lui 
Rambaud ,  &  le  fit  Chevalier,  &  tous  ces  Princes  &  Seigneurs 
renrichirenc  de  grandes  Seigneuries  ,  &  même  l'Empereur 
Frédéric  II  du  nom ,  en  la  préfènce  duquel  il  avoir  fouvenc 
chanté  &  récité  pludeurs  de  Tes  Chanfbns ,  pour  le  grand  plaiflr 
qu*il  prenoit  en  îi  rime  Provençale ,  auquel  i!  donna  le  gouver- 
nemenc  de  Salonic ,  qu'il  avoit  gagné  fur  Jcs  Sarrazins ,  là  où 
il  mourut^  en  l'an  iiiC^ ,  encore  de  bon  âge.  Il  a  fait  un  Traité 
intitulé  Lous  plours  ddSc^lt^  en  rime,  auquel  il  écrit  la  félicité 
que  Dieu  donna  à  l'homme  &  à  la  femme,  quand  il  les  colloqua 
en  Paradis,  &  les  maux  qui  en  font  provenus,  pour  avoir  tranf- 
greflë  fes  cominandcmens.  Le  Monge  de  Moiuiiujour  découpe 
ce  Traité,  &  le  rejette  tant  loing ,  difànt  que  ce  ibnt  raifons 
réprouvées  de  tous ,  &  que  ce  Rambaud  étoit  fol  &  tranfporté 
de  fbn  fens.  Pétrarque  toutefois  foie  mention  de  lui  *. 

RAOUL  LE  FE VRE ,  Chapelain  de  Philippe ,  Duc  de 
Bourgogne,  a  écrit  le  Recueil  des  Hiftoîres  Troyennes ,  où  eft 
contenu  la  Généalogie  de  Satume>  de  Jupiter,  fon  fils,  avec 
leurs  geÛes  ;  les  proue(!cs  d'Hercule;  la  manière  comme 
CroifitTroye  par  deux  fois;  la  réédification  foice  par  le  Roi  Priam^ 
de  finalement  la  totale  defbruâion  d'icelle,  fiuwe  par  les  Grecs; 
imprimé  à  Paris,         par  I}enys7anot,:x53i^ 

^Vo/.La Croix  du  Maimb,  9ck^mte»,  «êum  VUùVt  u  fiuiyna; 

Tom.  II,  pag.       &:  j4^. 

RAOUL  G  ALTERE*.  L'Antechrift ,  où  font  contenues 
cinq  Homélies  ou  Sermons  ;  écrit  premièrement  en  Latin  par 
Rodolphus  Galcherus  de  Zurich  ,  &  traduit  en  François  ;  im- 
prime à  Lyon ,         par  Nicolas  Barbier ,  1 5  «5  9  Cnlvimque. 

*Ce  Raoul  Gaherc  eft  Roddyhe  GualteruSj  SuilTe,  ne  à  Zurich, Gendte 
de  Zuiogle  ,  ProfeiTeur  en  Théologie  i  Zurich ,  qui  mourut ,  en  1 58^ ,  âgé 
le  foixame-fépc  «m,  U  a  £û  îles  GomnMnmMi  for  1*  Bible. 
BimoT.  Frait.  lomc  K  Du  Vxrp.  Tom  zxu  Ddd 


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R  A  Ô  R  A  O 

RAOUL  DE  HOUOANC  ,  qm  vivoit  en  l'an  1220  ,  i 

compofc  en  rime  ,  le  Roman  des  Aelles,  &  un  Fabliau  ou  conte 
fait  à  plaifir^  Tous  un  feas  moral ,  &  intitulé  la  Voie  ou  Songe 
d^enfcr ,  qui  efl:  en  fomme  le  chemin  que  trouvent  ceux  qui 
cherchent  la  Cour  du  Seigneur  d'enfer  *. 

*  Voy. La  Croix  dv  Maims ,  dcles immcs ,  «1  mêmè  Aidcle> ToulU^ 

j)ag.  34<ï  8C  347. 

,  RAOUL  DE  MONTIFIQUET  *  a  e'crit  en  rime,  le  Gui^ 
don  &  Gouvernement  des  gens  mariés,  imprimé  à  Lyon ,  /«-H*, 
pzr  Olivier  ArnouUet ,  fans  date.  Éxpofition  fur  TOraifoii 
Pominicale,  en  profe»  imprimée  à  Paris  ^  in- 1^.  par  Pierre 

Gautier,  154$. 

*  11  en  eft  parié  daiw  le  Supplément  Latin  ,  aa  mor  RAPULfRUS  o» 

MoNTiFiQUET.  Voy.  Suppl,  Blhlïoth.  Gtfn.  Tom.  Vi ,  pag.  iii, 

RAOUL  DU  MONTVËRD  a  écrit  premièremeMeaUtin, 

puis  en  François ,  les  Fleurs-  &  (ccrets  de  Médecine  ^  imprimés 

à  Lyon  ,  par  Olivier  Arnoullet  ;  avec  îa  Phyfique  des  mois, 
pour  gens  malades ,  commençant  à  Janvier,  &  iïniiiaiit  à  J^é» 
membre  :  enlcmble  la  petixe  Alliologie  des  Bergiers. 

RAOUL  DE  PRÊULLES  *  a  trandaté  les  vingt- deux 
Livres  de  faine  Auguftin ,  de  la  Cité  de  Dieu  ,  ■&  a  dédié  ladite 
Traduâion  au  Roi  de  France  Charles  le  Quint  ;  imprimes  à 
Abhe ville  ,  in- fol  par  Jean  do  Pré  &  Pierre  Gérard ,  i4B6*  & 
depuis  à  Paris ,  auffi  in^fol,  par  Calrot  du  Ppé,  1 53 1. 

*  C'eft  RAotJt  nrPkËStPS  qu'il  faur  écrire.  Voy.  La  Caoïrot^M'Allll^ 
$C  les  notes,  au  même  Article,  Tom.  II,  pag.  34<>-&  luiv. 

RAOUL  SURGUIN ,  Seigneur  de  BeHe^Croisc ,  premier 

&  ancien  Avocat  cîu  Roî ,  à  Angers,  a  écrit  un  Traité  contre 

ccrraincs  Rernoorranccs  faites  \  la  première  af?èmhlce  des  États 
tenus  à  Angers,  le  14  0(5lobrc  1560  ^imprimé  à  Paris,  iff-S"^ 
par  Nicolas  Chclneau  ,1562*. 

*Vov.  LA.CaiOix  Do  llLà2»t.^Ur  |és-aote»»au  mime  Anicie»Tom*I||. 


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RAY  Jl  E  M  19/ 

RAYMOND  FILLIOLI , DQ^eur  Régent  en  Médecine,  en 
Tuniverficé  de  Cahors  '»  a  éctic  Traité  des  plaies  faites -  {«ir 
arqueboulkdes  A.  tous  bâtons  à  ftu ,  cptitenanc  la  vraie- Cure 
d'icelles  par  remèdes  fecrets ,  &  h.ei{reu(èinent  expériniesitési 
ijnpriiiiésàParis9iih>8?.-par  Henry  le  Blé  >  1)78.    •  > 

RAYMOND  SKROND.  Thcologic  naturelle  ,  &c.  Voyez 
Jean  Maki  in.  Le  Livie  dci  Créatures,  V  oyez  MrcHiiL  de 
Montaigne. 

REMOND  BERENGUIER ,  Comte  de  Provence ,  Si  de 
Forcalquitr ,  fils  de  lldefons,  Roi  d'Arragon  ,  Comie  Mar- 
quis de  Provence  ,  IfTu  de  cette  noble  &  iiluflre  fami'le  des 
Berenguiers  d'Arragon  ,  fut  bon  Pocte  Provençal  ,  amateur 
des  gens  de  favoir  &:  mûmc  de  ceux  qui  ccrivoicnt  en  notre 
langue  i^rovciHyalc  ,  fut  Prince  plein  d'humanité  ,  bcnin  ,  &l 
mifcricordieux^il  fut  il  heureux^qoe  tant  qu'il  fut  en  règne  apr^ 
le  décès  de  ibn  pere  IIdefi>ns  ^  il  acquît  bfûioçoup  de  pays  >_p)us 
par  fa  prudence  que  par  armes  ;  époufa  Béatrix ,  fcetir  de  Tho* 
mas  »  Comte  de  Savoye ,  Princelle  autant  fage  que  belle  & 
vertueufe  ,  à  la  louange  de  laquelle  plufieurs  de  nos  Poëreai 
Provençaux  firent:  une  infinité  de  Chanfons,  de  Sons  &  Sonnets 
qu'ils  lui  adrefiôient ,  defquels  elle  réputoit  cela  à  un  très- grand 
honneur^  &  poucrécompenfe  les  enrichit  d'armes ,  de  chévauz, 
de  draps,  &  d'argent.  Ce  Conite  eut  d'elle  quatre  belles  filles, 
fages  &i  vcrtiicufes,  toutes  mariées,  par  une  grande  f'-'iciré  ,à  des 
Rois  Souverains  Princes  ,  par  le  moyen  &  indullric  d'un  fage 
Pèlerin  qui  fut  un  long- temps  Gouverneur  de  fon  hôtel ,  la  pre- 
Diière ,  nommée  Marguerite,  fut  mariée  à  faint  Louis ,  Roi  dç 
France;  la  deuxième  Helyonne  ,  ou  Eléonore,  à  Henri  III  du 
nom  ;  les  autres  écrivent  à  Edoard  ,  Roi  d'Angleterre  ;  la  troi- 
(jème  ,  Sance  ,  a  Richard  d'Angleterre  ,  &  depuis  Roi  de?, 
Romains  -,  &  k  quatrième ,  Béatrix ,  qui  fût  par  U  tqÀamcnt  dt| 
pere ,  déclarée  liéricière  de  Provence  >  mariée  \  Charles ,  frerç  . 
de  f;ûat  Lopis,  .Rot  de  France ,  qui  fut  depuis  couronné  Roi. 
'  Dddij 


il  £  M  REM 

dcNaples ,  &  des  àcax  Sicilles.  Le  Monge  des  Ides  d*Or  & 
£ûae  Cezari  ont  écrit  que  tant  que  ce  bon  Prince  fiie  en  vie  ,  ' 
kmaia  n'en  iut  trouvé  Mn  qui  portât  plus  de  faveurs  aux  Poëcet 
Provençaux ,  ne  duquel  les  Provençaux  &  foient  trouvé  plus 
heureux  y  ne  moirts  chargés  de  tailles  ^  Jamais  ne  furent  con-i 
traîats  payer  aucuns  impôts  Toltes,  quipes  p  au  Adanpns  (  que 
nous  difons  levées  de  deniers  ,  quiltes  ou  emprunts)  trépaflà 
fort  jeunc>  âgé  de  quarante-fepc  ans,  en  Tan  1245.  Le  Monge 
de  Montmajour  médifant  de  lui ,  à  bon  droit  le  nomme  en  ft 
Chanfon  ,  Vïnconflant  Cathalan,  lequel,  pour  avoir  cru  trop 
légèrement  les  rhédifans  (qu'il  nomme  îns  mafias  Goullas  j 
&  ennuie  de  fu  Cour,  donna  cono^é  au  Fclerin)  qu'on  nommoic 
Le  Kometto  )  qui  tant  heureufemenc  &  faintement  conduifoit 
les  affaires  de  Ton  hôtel,  &  qui  fut  caufe  que  fes  4  filles  furent 
mariées  à  des  Rois.  11  le  nomme  aufîî  le  Prince  ingrat  ôi  fans 
raifon.  Dante  t^ic  ample  mention  de  ce  Poète.  « 

*  Voy.  La  Croix  ou  Mainb,  &  les  notes,  au  mot  Raimond  ôerrenger, 
rom.  II ,  pag.  341. 

REMONU  FERAUD,  Gentilhomme  Provençal ,  avoit  été 
toute  (à  vie  ampureux  ,  &  vrai  courtifan ,  fuivant  la  Cour  des 
Princes ,  &  bon  Poëce  Provençal.  La  Roine  Marte,  illùe  de  la 
maifon  d*Hongrie  ,  hmxAt  de  Charles  II  du  nom  ^  Rd  de 
Kaples ,  Comte  de  Provence ,  le  retînt  à  Ion  fèrvice ,  parce 
qu'il  écrivoit  fort  bien  &  doâement  en  langue  Provençale, 
àinfî  qu'on  peut  voir  en  la  vie  d*Andronic ,  fils  du  Roi  d*Hon- 

frie,  furnommc  faint  Honnoré  de  Lérin^ ,  par  lui  traduite  du 
atin  p  mile  en  rime  Provençale ,  à  la  requête  de  ladite  Roine  ' 
d'Hongrie,  à  laquelle  il  dédia TCEEuvre,  en  Tan  1300. En  récom- 
penfe  duquel  elle  lui  fit  avoir  un  Prioré  dépendant  du  Monaf- 
tére  de  lame  Honnoré, en  l'Ifle  de  Lérins,  en  Provence.  On  ne 
trouve  qu'il  aye  rien  écrit  d'Amours  ;  car ,  pour  ne  donner  mau- 
vais exemple  k  la  jeuneffè,  il  le  mit  au  feu,  &  en  lai lîànc  cette 
vie,  prit  îa  cofucmplarive  ,  &  fe  rendit  Religieux  audit  Monaf^ 
tèrc  de  iaïut  Hunnure  ^  reçut  de  grandes  faveurs  de  Robert^ 


• 


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REM  R  E  M 

Roi  de  Naples,  Comte  de  Provence,  du  temps  qu'il  étoit  Duc 
de  Calâbre.  Car  voyant  que  ce  Prince,  en  fa  jeunelTe,  prenoïc 
platiir  anx  lettres ,  à  connoitre  les  nombres  ^  les  dimenfions,  âc 
les  proportions  &  mefores ,  pour  bien  entendre  Tart  de  b&tir  de 
ibrcifier»  faire  ponts',  on  machines  nécefliiires  à  la  guerre  > 
qu'il  &VOÎC  de  la  géométrie  «  arcliiteâure»  &  qu'il  étoit  Prince 
bénin  y  aimant  Dieu,  après  qu*il  fut  couronné  Roi  de  Sicile, 
£t  plufîeurs  rimes  à  fa  louange.  L'an  de  Ton  trépas  fè  trouve 
aux  régi  Ares  dudic  Monadère,  qui  fut  environ  le  temps  que 
deiTus  \ 

*  Vojr.  Jbah  i>£  Notili*Damb  ,  Chap.  5  u 

REMOND  JOURDAN  fut  des  Vicomtes  de  faint  Antoine 
en  Quercynois,  homme  de  grande  dexcente,  courtois,  bciu , 
▼aillant  aux  armes ,  large  Se  libéral ,  bon  Poëte  en  toutes  langues 
vulgaires ,  fe  déleâanc  plus  à  la  poefîe  Provençale ,  qu*en  nulle 
*  autre,  comme  étant  la  plus  commune  de  ce  temps ,  en  laquelle 
toutes  nations  fè  déledoient  à  écrire ,  le  vint  retirer  en  Pro-> 
vence,  au  fervice  de  Rcmond  Berenguier,  (ils d'Ildefbns  II  da 
nom ,  Roi  d*Artagon ,  Comte  de  Provence ,  duquel  il  fut  gran-* 
dément  aimé  &  prifé  ,  &  de  tous  les  Gentilshommes  de  /à 
Cour ,  fut  amoureux  de  Mabille  de  Ries ,  noble  Dame  de  Pro* 
vence ,  k  la  louange  de  laquelle  il  fit  plufieurà  Chanfons ,  fans 
qu*elle  le  voulût  jamais  aimer,  ne  moins  en  faire  femblanr, 
pour  ne  donner  foupçon  à  fon  mari  :  le  Vicomte  cranc  allé  à 
l'expédition  de  la  guerre  qu'on  avoic  drcfTéc  contre  le  Comté 
Remond  de  ïhouloufe,  fut  rapporté  àMabile,  qu'il  avoit  été 
tué,  dont  de  douleur  elle  prit  la  mort,  le  Vicomte  étant  de 
retour  ,  ayant  entendu  la  mort  de  cette  Dame,  i'uminrtalili 
d*une  belle  &  grande  llatuc  de  inatbre,en  forme  de  Coloflè, 
qu'il  fit  mettre  dans  l'Eglifc  du  Monaftère  deMonimajour,  oik 
il  fe  rendit  Religieux,  £  là  demeura  à  la  vie  contemplative, 
fans  fùire  une  feule  rime  ,  ne  chanfon.  Il  compofa  un  Traité 
intitulé  Lou  fantaumary  de  las  donnas^  ilorîilbis  du  (emps  de 


REM  HEM 

^uilhem  Adhemar ,  &  décéd*  âa  temps  que  TEvèque  de  Cn- 

zeran  ,  Legac  d*Avignon  ,  pour  Innocent  Pape  III  du  nom ,  fit 
démolir  le  Château  du  Pont  de  Sorgue  ,  qai  étoic  du.  Comte 
Remond  de  Thouloufe^  accule  d'Héréfie,  environ  Tan  iiq6, 
parce  que  plufiours  des  gens  dudic  Comte  de  Thouloufe» 
€*ëtoienc  retirés  là^  fai(anc  pluHeurs  bdgandages 

^  Vpf.  JlAN  Dl  NoTRB'DAMfi,  Clup.  10. 

■  R£Mir  BELLÇAUy  excellent  Poëce  François  6c  ^onfommé 
en  la  langue  Grecque ,  autrefois  Précepteur  de'  Monfîeur  le 
Marquis  d*£lbenf ,  a  £iit  de  doâes  Gimmencairès  fur  la 
ièconde  partie  des  Amours  de  Pierre  de  Ronfard  ;  imprimés 
par  diverfes  fois,  chez  Gabriel  Buon  ,  avec  les  (Eu vies  du 
même  Ronfard.  Ode  Paflorale  fur  le  trépas  de  Joachim  du  Bçl> 
lay  ,  imprimée  par  Robert  Eltienne,  z<^6o.  La  Bergerie.  Les 
Échanges  ou  les  Gemmes  &(  Pierres  prccicufes.  Eclogues  tierces 
&L  autres  Poëfies.  Il  a  traduit  les  Odes  d'Anacréon  Teien,  Poëcc 
Grec  :  l'Ecclefufte  de  Salomon  &  plufieurs  autres  chofcs  impri- 
mées,  toutes  en  un  volume,  rn-ia.  à  Paris  ,  par  Mamert  Pa- 
tifTon  &  Robert  le  Maignier  ,  fous  le  titre  (Euvre  de  Remy 
Bellcau.  Il  a  écnc  aulll  un  Pocme  intitult;  l'Innocence  prifon- 
tiière ,  &  un  autre  nommé  la  Vérité  fùitive  \  imprimé  hors  du 
volume  de  Ces  (Euvres ,  &  qui  ont  été  traduits  en  vers  latins  ^ 
par  Florent  Chreftten  \ 

*  Voy.  La  Croix  vu  Maimi,  &les  noces  »  au  mîmQ  Article, 
TcMii.  II ,  pog.  j  5 1 8ç  fuiv. 

R£NAUD  DE  BEAUNE ,  premièrement  Évêque  de  Mon- 
de, Chancelier  de  Monfieur  le  Doc  d'Anjou  ,  fils  &  frère  de 
Roi.  Remontrance  du  Clergé  de  France ,  faite  au  Roi ,  par 
Meffire  Renaud  de  Beaune,  Archevêque  de  Bourges  ,  Primat 
d'Aquitaine ,  aflifté  de  Mefllieurs  les  Révérendiffimes  Êvèques 
de  Bazas  &  Noyon  ,  &  autres  Députés  dudit  Clergé  ,  à  Fon- 
tainebleau ,  le  17  Juillet  1582  ,  imprimée  audit  an.  Sermon 
funèbre  par  lui  prononcé  le  6  Déceml^re  1)83  j  en  r£gUiê 


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R  £  N 


R£  N 


laifiee  Catherine  du  Val  des  Ecoliers  «  ï,  Paris ,  aux  obféques  de 
Me(fîre  René  de  Birague ,  Cardinal»  Chancelier  de  France;  im- 
primé par  Gilles  Beys.  Il  a  anfli  fàic  &  prononcé  IcSermon 
funèbre  aux  obfeques  de  très-illuftre  Prince  François,  Doc 
^Âhjoa ,  &c.  fils  ic  frère  de  Roi  ;  imprimé  à  Paris  \ 

^  Vof,  La  Choix  do  Maiiii  ,  8e  les  noces  p  an  même  Aiticle>  Tora.  Ui' 
pag.  354&fiiiv. 

RENAUD  GREBAN  '  a  compofé  quelques  (Suvrcs  en 
rimeFnuiçoifê;  que  j*ai  vues  autrefois.  Autres  deux  Greban^  fes 
lireres ,  ont  a\iifi  hit  plufieurs  Rimes. 

.  'Dn  Verdier  fc  trompe,  lotl<{ae»  outre  les  cfeioz  Guébans  ,  AanouL. 

&S1M0V  ,  il  en  fuppofe  un  troifîc'me,  nomme  RtNAuo.  Ce  Revacd  n'eft 
autre qu  Arnaud,  ou  Arnoul  Greban.  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  &c 
les  noies  «  aux  moi»  Aiuiom  ëc  Simon  Gabsam  ,  Tom.  I ,  pag.  5  «Se  5  ç;, 

ic  Tom.  II  f  psg,  408  éc  409.  (  M.  PB  LA  MONNOYS). 

•  RENAULT  DE  SABUEIL  (  MÔnfegneur  )  ed  fort  eflimé 
par  1* Auteur  du  Roman  Guillaume  de  Dole  ,  qui  parle  de  lut 
aînlî: 


Guiot  y  en  fa  Bible ,  nomme  Robert  de  Sabueil  entre  les  Pimcctf 
&  Seigneurs  >  fès  Bienfaiteurs 

.  ^TivédeFandiety  Cluip. 

RENÉ  BENOIST^  Angevin ,  Dbéteiir  Régent  en  k  Faculté 
de  Théologie  à  Paris,  maintenant  Curé  de  faînt  EuHadie/  a 
écrit  plufieurs  Livres  &  Traites,  defSpiels'Void  le  Catalogue» 


T)es  bons  vers  celuy  de  Sabueit 
Alonfeignor  Renault  luy  fouvlent. 


11  fe  trouve  de  lui  une  Chanfon^  commençant. 


Jà  de  chanter  en  ma  vie  Les  !  j'ai  dit  par  rrfa  foûej 

Ne  quier^  mais  avoir  courage  :  Ce  ffai  de  voir  grant  outragt  3 

Ams  veU  ntkie  p^amors  mocà^p  Mts  à  twm  euer  pr^  emne 

Porfere  fin  grant  doauige*  îyejlre  legier  &  volage. 


400     R  E  N  R  E  N 

La  manière  de  connoître  fâliitairemeat  Jefiis-Chrili,  en  laquelle 
ouvertement,  par  TexprcfTe  parole  de  Dieu,  le  marque  des  Hy- 
pocrites ,  Pfaarificfls  9  Hérétiques  ,  &c  tous  autres  ^ufTcment. 
sattribuanc  la  connoîflànce  de  l'écernelle  &  célefle  vérité ,  eft 
décelé  &  rabatu  ;  ordonnée  en  cinq  Livres ,  didingués  par  cha- 
pitres &  imprimés  à  P:ir!s  ,  !n-^°.  par  Guillaume  Guillard  & 
Amaulry  Warencorc  ,  j<^6i.  HomcHe  de  la  Nativité  de  Jefus- 
Ciirid,  en  laquelle  elt  clairement  montré  TOfficc  du  vrai  Chré- 
tien; imprimée  par  Claude  Frem  y,  à  Paris,  i^t^.  Maniiefte 
&  nécefTaire  probation  de  l*Adoration  de  Jefus-Chrirt:  Dieu  & 
homme ,  en  l'Hoilie  ùcrce  ,  tant  en  la  MefTe  ,  qu'en  tout  autre 
lieu,  auquel  elle  ed  préfentée  aux  Chrétiens ,  &  principalement 
ès  Procédons  q|ie  mnt^  conformément  à  la  parole  de  Dieu ,  les 
▼rais  Chrétiens ,  le  jour  de  la  Fête  du  (àint  Sacrement  ;  impr»* 
mée  à  Paris ,  par  Guillaume  Chaudière ,  1 5^2.  Réponiè 
à  quelques  Remontrances  faites  à  la  Roine  «  mère  du  Roi ,  par 
ceux  qui  fe  difenc  perfêcutés  pour  la  parole  de  Dieu ,  à  Mei- 
lleurs les  Ré  vérendiflimes  Prélats  de  France ,  affemblés  à  Poifly^ 
'  pour  la  Religion,  en  ]*an  1^61  ;  imprimée  à^Paris,  m-4*».  par 
Guillaume  Guillard  &  Amaulry  Warcncore»  1562.  Le  Triom- 
phe &  excellente  Vidoire  de  la  Foi,  par  le  moyen  de  ta  véritable 
&  toute  puifTante  parole  de  Dieu  ;  imprimé  h  Paris ,  .rj-H^.  par 
Kicolas  Chefneau,  15^2.  Claire  prohacion  de  la  nécclTaire  man* 
ducation  de  la  fubftancielle  &  réale  humanité  de  Jefus-Chrift, 
vrai  Dieu  &c  vrai  homme  ,  au  faint  Sacrement  de  l'Autel, 
contenant  plu  fleurs  autorités  de  !a  fainte  Écriture  &  des  anciens 
Doéleurs de  rJEglife; imprimée  a  Paris,  r;7-8°.par  Nie. Chefneau, 
15^1.  Epître  Omfolatoire  auxHabitans  de  la  Ville  de  Nantes^ 
affligés  de  pefte ,  imprimée  à  Paris /  par  Nicolas  Cbefheau , 
2  564.  Traité  des  Dîmes ,  auquel  clairement  eft  montré^  que  de 
tout  droit  &  raifon  ,  tous  Chrétiens  font  tenus  de  payer  les 
Dîmes,  prémices  &  oblarions  ans  Pafteurs  de  TEglifê;  au  (H 
que  tceuz  Payeurs ,  par  tout  droit ,  font  tenus  &  obligés  de 
bailler  d(  adminiftrer  les  chofes  (pirituelics  &  divines  à  ceux 

defquçU 


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R  E  N  R  E  N  40Ï 

dcfquels  ils  reçoivent  les  Dîmes  ^  autres  cliofcs  temporelles; 
imprimé  à  Paris,  /«-S^.  par  Nicolas  Chcfneau,  i  '^64.  Un  Traité 
des  Images  des  Chrcriens ,  &  du  vrai  iifage  d'icellcs  ;  imprimé  à 
Paris  ,  par  Nicolas  Chefncau  ,  i  $64.  Les  Lamentations  &  pleurs 
d'Origene,  efquellcs  efl  montre  le  danger  qui  efl:  en  k  fréquen- 
tation &  familiarue  des  l-icretiqucs  ,  ùl  le  mA  qu'encourent 
«eux  qui  les  favorifent  ^  traduites  du  Latin  du  même  Origene , fie 
imprimées  à  Paris  »  par  Nicolas  Chefneau  ,  1 563.  Eptcre  à  Jea^ 
Calvin,  pour  lui  remontrer  qu'il  répugnç  ^  la  parole  de  Dieu^ 
en  ce  qu'il  a  écrit  des  Images;  des  CÀrénoos;  «v^ec  un  chrétien 
Averttllèinenc  à  lui-mâme ,  <le'  té  réunir  à  TEglife  Catholique 
&  Komaine  ;  imprimée  à  Paris ^  m-S°;  par  Nicolas  Chefneau, 
x{^4.  Diicours  du  Miracle  ^es  Ardents  du  temps  de  Louis  le 
Magnanime,  fils  de  Philippes,  Roi  de  France;  avec  un  petit 
.Traité  des  Proceflions  des  ChrécienA^ -imprimé  à  Paris,  /ii-8**, 
par  Thomas  Bclot ,  15^4.  Admoniuon  charitable  aux  fincères 
Catholiques^  de  ne  révoquer  ou  détourner  en  quelque  manière 
que  ce  foie  du  faint  propos  &  affe<51îQn  de  la  Religion  votive, 
ceux  ou  celles  qu'ils  voycnt  y  afpirer  ;  comme  aufîi  ceujc  qui  s'y 
Tentent  appcl<b  de  Ditu  ,  de  demeurer  coni^ans  &  fe  préparer  à 
toutes  tentations  &"  affliiïlions  du  monde  ,  toujours  ennemi  de 
Dieu  &L  de  fon  pur  fer  vice  ^impr.  à  Pans ,  .par  Jean  i'ofkcl. 
Réfutation  d'un  Livret  divulgué  au  nom  de  Jean  de  rEfpine, 
«uqucl  violentant  &  détorquanc  rËcritiir0  fainte ,  îl  blafphème 
le  faint  Sacrifice  £vahgélique ,  ^CLViiIgaireipfilit  la  hitfXfi  Mtdti 
imprimée  à  Paria,  in -8^.  par  Gniluum^.iCllRttdiere ,  15^^. 
Traité  du  faint  leûne  du  Carême^  on  ileft^démoittré  .icelui  être 
de  rinflitution  de  Jefus^ChriŒ  &  Commandement  de  Dieu; 
avec  la  troifième  Epkre à  Calvin,  Be«e>j  tous  autres  parâfans 
de  fa  feâe,  en  laquelle  de  point  en  point,  &  ppel^c  de  mot\ 
mot,  cil  réponduià  £6  qu'il  écrit  en  (on  Inftitutibn  contre  le 
Jeune  5  difcrétion  des  viandes  &  abflinence  du  Carême  ;  imprime 
'à Paris,  m-8'*.  par  Guillaume  Chaudière,  1566.  Premier LivrQ 

-    :  BiBUOT.  FsÀ|f .  Jom.  y.  Du  V£RD.  ToOL  IJI.    j&  6  e 


401     R  E  N  R  E  N' 

de  la  Communion  des  Saints,  &c.  imprimé  à  Paris  ,  par  Guil- 
laume Chaudière  ,  1565.  Avertifîèment  à  l'Homme  Chrétien, 
de  la  Vénération  &  Adoration  de  l'Hollie  facréc  ,  contre  les 
feébires;  traduit  des  Écrits  Latins  de  Maître  J.  Michel ,  Dodeur 
de  Paris,  Chanoine  de  Con/lances  ;  imprimé  à  Paris ,  par 
<7fiillaikiine  Chaudière  ,  1567.  Catéchifiiie  ou  Inftntûion  popu- 
laire 9  &c.  imprimé  à  Paris ,  par  Guillaume  Chaudière ,  t%6^ 
Infliraâion  pour  cous  Ëtats,  &c.  imprimée  à  Paris ,  par  Nicolas 
Chefiieau^  i^€4.  Traité  de  l'Autorité  des  Conciles,  imprimé 
I  Paris,  par  Nicolas  Ghefneau,  t^€€.  Exhortation  Chrétienne 
-aux  fidèles  &  élus  de  Dieu ,  'dé  baitaîller  par  tous  moyens  podl- 
1)168»  pour  ie  grand  Seigneur  contre  TAntcchrift;  imprimée  à 
■  Paris,  par  Guillaume  Chaudière,  i^6C.  Averciflèment 
par  lequel  aifémerit  tous  troubles  &  différends  ,  tant  touchant  îa 
Croix  de  Gaftine ,  de  laquelle  y  a  fi  f^rande  altercation  en  la 
ville  de  Paris,  que  autres  concernant  la  Religion  ,  feront  allou- 
pis  &  ôtés;  imprime  par  Thomas  Beilot ,  1572-  à  ce  Livre  fut 
faite  une  Réponle  par  quelque  Miniftre  anonyme,  que  l'on  a 
vue  imprimée.  Diflours  en  forme  de  Dialogue  ,  ou  Hilluire 
tragique ,  en  laquelle  cil:  nliVement  dépeinte  &  décrite  la  four- 
ce  ,  origifie  ,  caufe  &  progrés  des  troubles  ,  partialités  & 
•bfférehds  qui  durait  ertcWe  aujQMrâ'hui,measfar  Luther , Cal- 
vin' &  leurs  conjurés*^  'partifan^  contre  FEgHiè  Catholique; 
^radùtt  du  Lacin  de  Révérend  Pere  Gutlkune  Lindan ,  Ëvèque 
(AllemaïKl  ;  irifip^iftié-à  Parisf,'4A^8<*.  par  Guillaamt  ChanUcre» 
■  î  Î70.  AntitfaèAl  des  Bulles  du  ,  Vicaire  de  JeTus-Chrift» 
&  des  Hugûen^*,- touchant  la  Rémiliion  des  péchés  ,.&3C. 
imprimé  à  Paris,  par  Nicolas  Chefneau,  ii$<Sé.Diicoiirsiùqiiei 
efl  clairement  rriontré  que  quand  il  y  a  queftion  touchant  la 
Foi  Religion  CHrétienil(e ,  it  faut  en  demander  la  réfolution 
aux  Pallcurs  de  î'Eglife  Catholique',  &  s'arrêter  à  leur  dcrcr- 
"mination  faite  en  Concile  gineraljoù  Dieu  a{Cfte  toujours  à  fon 
■E^Iifè;  imprimé  à  Paris,  in-i6.  par  Nicolas  Chefneau  ,  1573. 
Dikours     Kéfolution  de  TUfiue^  &c.  imprimé  à  Paris,  par 


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RE:N  h  en  4û| 

)9kclilsCfiefneau  Manlèrci  de  fe  préparer  à  la  Solcnntti^ 

de  la  Nativité  de  Jefus-Chrifl «  traduit  des  Écrits  de  S.  Augudin  ; 
à  Paris,  par. Guillaume  Chaudière,  i^^^.  Averdflèmeot  du 
temps  de»  Mkitftres  ^  de  des  iruica  des  Doàtmes  nouvelles, 
fiz-4°.  par  Guillaume  Chaudière,  1^66,  ÇxhoHia^îfm  auxFfUiH 
çois  &  principalement  Parifiens  ,  de  recevoir  hiimainehicnt  les 
Religieux  de  4'Ordre  de  faint  François  ,  en  la  Célébration  de 
leur  Chapitre  général,  6c  £leâîon  d*ua  Mtniilre  général , 
aflîgnée  en  la  ville  de  Paris ,  pour  Tannée  i579,;^nxJours&aux 
oélaves  de  Pentecôte  ;  imprimée  ;i  Paris,  par  Nice  las  Cfaefneau, 
I«j79.  Première  Remontrance  aux  K-elit^ictifcs  proLîTes  ,  qui 
ont  été  réduites  &  débauchées  ,  fous  prétexte  d'une  liberté 
ÉvangéJique,.  ^  liciccmariage  ;  imprimée  à  Paris,  m-8".  par 
Nicolas  Chefneau  ,  i<)6<,.  Seconde  Remontrance  aux  mêmes, 
&c.  Traité  montrant  qu'il  fauc  dire  la  Meile  en  Latin ,  in-H^, 
ptf  ;Giiilla»iiie  Chaudière ,  1565.  lExhortation Chrétieainç  potiri 
bgt»Uar:qomr<  rAiitechfiî[l»'r&fr.imphiiiéeàpàrîs«  m^8^.  pat. 
Chaudière ,  1 56 5.  La  Manière  de  Uiéh 'de  fallitaireoefic  &  000- 
feilèr;  avec  la'Corrci^oR  de  taCoh&(B6ii.dr  Maniai  Mafbrier» 
Chanoine  dâl^nlr^ncier  do  Paris^à:Parisi^^8^<.par.Gttilladme 
Guiyardec ,  Thosmas  Bélot ,  1565.  Traiii&duSaîîrififieBvangé- 
Uqne  de^k'fainte  McfTe  ,  &c.  à  Paris ,  par Chefiieau ,  1^6^. 
Réporife  pour  la  Medè  à  une  Damoifelle/  &c.  imprimée  itt>S^» 
par  Guillaume  Chaudière,  i^é^.  Traité  auquel  e(î  montré  que 
la  Confcfnon  facramenrale,  dite  vulgairement  auriculaire,  e(\  de 
droit  divin,  imprimé  avec  un  autre  Traité  de  Maître  Pierre 
Chroli,  fur  mcme  matière,  à  Paris,  in^H^.  par  Sébaftien  Ny- 
vèlle,  1^67.  Keponfe  à  ceux  qui  appellent  Idolâtras  ses  Chré- 
tiens &  vrais  Adorateurs  ,  en  laquelle  efl  montré  que  c'eft 
qu'Adoratioii ,  a  qui  cil  duc  Adoration  ;  &i  quelle  diîJerence  il. 
y  a^ntre  l'Adoration  des  créatures  &  h  yraiç     fouvcraine  quii 
eft  due  à  Dieu,  fevie ment  j  imprimée  M^*  par  GMiAaiôChiaif*- 
dîere.,  t^6p  DiCêoutS'  du  fbnd(sn|efit  du  Purgatoire  apnès  cette 
vie  'f  des  Indulgençes ,  Fardons^  &  de Sarfsftâion  ;troifième  par*  * 

£ecij 


404    R  £  N  KEN 

tte  (ifrPénieênce;  împrîmë  VPms,  uz^SV  par  Nicolas  Ckefneaii; 
i^é^.  Çatécheles,  ou  Infbruâions»  couchant  les  poincs  à  pré- 
ifent-oontroverfés  eiila  Religibèi,  accommodées  aux  Evangiles 
d'un  chacan  joardu  Cacéme^  prOpofêescn  Sermons ,  en  PEglife 
Ikint  Euilache,  Tan  i  $73  >  pour  ceux  qui  ont  étémal  inflruits 
&  catccbîfés ,  par  les  Hérétiques  ;  imprimées  <n-i  6.  pariNicolas 
Chefneau,  f  574.  Catéchefe  »  &  Indruâion  touchant  les  orne^ 
mens,  vêtemens  ,  &  parures  des  Femmes  Chrétiennes  ;  avec 
un  autre  Catechefc  de  la  pénitence  ;  un  Avcrtilfement  de  faint 
Augijlbn  ,  de  I:i  manière  de  f.nre  pénitence,  ^  une  Exhortation 
de  (amt  Ambroile,  a  vraie  pénitence  :  plus  une  inllrudion  de 
la  femme  mariée  :  le  tout  imprime  in-i6.  par  Nicolas  Chcfncau, 
1<Î74  1  xhortacion  Catéchiliiquc  du  Mariage  ,  en  laquelle  eft 
enlcignc  ce  qu'il  faut  faire  pour  le  marier  heureufement  avec  la 
gt'ace  dç  Dieu  ;  imprimée  à  Paris,  m- 8".  par  Jean  Poftel.Caté» 
chèCt  ^  ou  manière' de  iÀlQtatremenc  prier  Dieu  avec  dévodon 
2r  fruit  rplrituel; 'lo' tout  kl  accommodé  aux  prières  publiqoes 
extracirdinaires  /  £iites  à  Paris  es  années  M  74  &  M 75  » 
diverfès  EgHfes -,  imprimé  in  -  8^.  par  Jean  Poupyi  x57l« 
Catholique  Difcburs  des  chandelles ,  torches  ,  &  autre  u(ag«  du 
t«u  en  la  profelfion  de  la  Foi  &  de  la  Religion  Chrétienne  ,  o& 
eA  fpécUlemenc  traité  des  chandelles  que  portent  procedionnel- 
lement  les  Chrétiens  le  jour  &  fête  dt  la  Purification  de  la  glo* 
rieufe  Vierge  Marie  ,  mère  de  Dieu;  imprimé  à  Paris,  par 
Jean  Ponpy  i«;-^<;.  Le  grand  Ordinaire,  ou  Inftruiî^ion  com- 
mune des  Chrétiens  ,  auquel  font  contenus  &  en  feignes  les 
principaux  fondcmcns  de  la  Religion  Chrétienne  ,  pour  falutai- 
remenc  vivre  en  l'obrcrvancc  des  Commandemens  de  Dieu  ,  & 
tenir  le  chemin  de  falut  ,  avec  trois  Traités  fort  utiles  à  ceux 
<^ui  défirent  vivre  chastement ,  tant  en  Religion,  que  dehors  ; 
imprimé.à.Par&:ln-3^  par  Guillaume  de  la  Noue  ,  i$8o.  Médi*' 
cations  Cath^ifti^Ofs y  utiles  à  toutes  perfonnes  dévotes^  pour 
profiter  cin  la  leçon  dtà  Livre ,  ^dte>  anciennement  Gréniyiu 
CAngh  Et  plufieurs  particulier' Traités ,  efqutk  il  eft  difcoum 


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A' EN  HeN  4of 

des  chofts  les  plus  néceilàire»^  tous  Chrétiens ,  mais  principa- 
kflient  à  tous  Religieui  &  Religieu(ès;  imprimées  ^  Paris  ,m-/ô/. 
par  Nicolas  CheAieau,  i^8z.  Dévotes  Oraifons ,  qui  peuvent 
être  dites  utilement  par  tous  bons  Chrétiens  ,  pour  obtenir  de 
Dieu  fa  grâce  en  toutes  chofes,  qui  ibnt  comme  un  formulaire 
journal  desfaintes  prières  ,  en  toutes  occurrences ,  à  toutes  per- 
fonnes  de  tous  états  ;  irnpriméesà  Paris  w-itf.  par  Guillaume  de 
la  Noue,  i«)82.  Manuel  des  Chre'riens  qui  veulent  profiter  en 
Touye  des  Sermons  &  Prédications  ;  comme  au fTi  des  Prédica- 
teurs qui  défirent  prôcher  félon  l'intention  &  intelligence  de 
TEglife  Catholique,  contenant  les  Epîtres  &  Evangiles  desfaints 
Dimanches  &  principales  Fctes  de  Tannée ,  accompagnée  cha- 
cune d'un  Sommaire  au  commencement ,  &  d'une  Oraifon  à  la' 
fin  ;  irpprimé  à  P âris ,  in-iC.  par  Guillaume  de  la  Noue,  1582. 
Trailé  de  la  prédication  &  ou  y  e  de  la  parole  de  Dieu.  L'Ecdé- 
fiafte  ,  ou  prêcheur  de  Salomon  ,  avec  briève  explication  & 
Scbolies^  pour  ïe  bien  &  inftruâion  du  fimplc  peuple  ,  &  audi 
des  Pafteurs  &  prêcheurs  ;  imprimé  à  Paris  »  ia-t6,  par  Guil- 
laume de  la  Noue,  1582.  Traité  des  Caufes  des  maléfices ^ 
ibrtiléges  6c.  cnchantemens  ;  avec  un  fragment  extrait  d*un  plus' 
ample  Traité  de  la  Magie  repréhenfîble  ,  &  des  Magiciens 
contenant  dix'-neuf  Chapitres)  imprimé  avec  le  Livre  de  Pierre' 
Mâcé  fur  cette  matière ,  li  Paris  ,  ih-S*».  par  Jean  Poupy,  1 579. 
Exhortation  au  peuple  de  tonte  la  France  ,  &  principalement  à 
ceux  de  Paris  ,  les  avertiflànc  de  prier  Dieu  pour  le  Roi  rrès- 
Chrétien  &  les  Etats  afièmblés  à  Bloys  ;  le  tout  étant  accom- 
modé au  Cantique  que  firent  les  Anges  à  la  Nativité  de  notre 
Seigneur; imprimée  à  Paris.  Epîtres  &  Evangiles  des  Dimanches 
&  autres  principales  Fctes  ,  exposées  par  Scholies  &  familières 
explications  ;  imprimées  à  Paris  parmi  les  trois  volumes  de  la 
Vie  des  Saints, chez  Nicolas  Chefneau.  Divers  Opuiculés,  con- 
tenus au  (ècond  Tolume  de  la  Vie  des  Saints^  à  favoir^  des  Jours 
des  Rogations ,  ou  les  litanies,  en  huit  Chapitres.  De  la  nécef- 
'  faire  teconnoiflance  de  Dieu  par  Dîmes  ^  Prémices  >  Sacrifices  >  - 


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4o^     R  E  N  R  E  N 

Oblations ,  Chapitres  14 ,  avec  la  Prophétie  de  Malachias.  Les  3. 
Epîtres  Catholiques  de  S.  Jean,  Apôtre,  avec  Argumcns&'  Scho- 
Jies  ;  enfembîe  les  deux  de  S.  Pierre  &  celle  de  S.  Jiide  ,  aufîî  avec 
Argumens  &  Scholies.  Sermon  de  Ste.  Catherine,  prononcé  au 
Monalîère  de  Montmartre.  Sommaire  de  tout  POfîicedc  laV  igiJc 
de  Nocl  •  enfembie  de  laFête  S.  Etienne.  Plus  de  la  Fête  S.  Pierre, 
&  du  jour  des  0(51aves  de  S.  Pierre  &  S.  P.iul  ,  avec  Schoiics 
Expofitions  félon  les  quatre  lins  del'Eglife,  à  lavoir,  Littéral, 
Allégorique  ,  Moral  &  An^gorique.  Du  bâtiment  des  Temples 
materiets  ,  pour  Texercicc  &  profèflîpii  de  la  Religion, à l'hon* 
iieur  &  «xalcation  du  (aint  nom  de  Dka.  Difcours  montrant  par; 
l'Ecriture  iainte  &  expreiïç  parole  de  Dieu  ,  que  Dieu  ,  remet- 
tant par  fa  grâce  la  coalpe  du  pécbé ,  il  ne  remet  pas  toujours  la 
peine  entièrement,  ains  veut  que  l'homme  lui  fatisfanè.Cequ'eft 
le  fondement  de  fatisfaâion  ,  croifième  partie  de  Pénitence  ;  des 
Indulgences ,  ou  Pardons ,  &  du  Purgatoire  après  cette  vie  , 
contenu  au  troifième  Tome  de  l'Hifloire.dela  Vie  des  Saints,  il 
avoit  fait  imprimer  une  Bible  en  François  ,  avec  Préface,  Ar- 
umcns  &  Annotations;  mais  les  Docteurs  -  Théologiens  de 
orbonne  l'ont  cenfuree,  pour  autantqu'iis  n'approuvent  point, 
que  les  faints  Livres  de  la  Bible  loient  mis  en  langue  vulgaire  ,  \ 
pource  auffi  qu'il  avoic  pris  aucunes  d'icelles  Annotations  fur  les, 
Exemplaires  des  Bibles  traduites  par  les  Minilb  es  de  Genève  , 
&  dit  en  fa  Préface  que  les  Hérétiques,  parmi  Jcurs  propos  « 
{peuvent  dire  quelque  chofe  de  bon.  Modus  toUenda  Rtligtonis 
difiordht,  cerfus  ac  neciffarius  y  Fanfiis ,  apud  NicoîaumChefi 
ntau  y  t^6x*  jiràculi  S0cr0  Facûltatis  Thtologm  Parifunfis  , 
nrcà  dogmata  Relfgîonis  Chrifianm  controverfa  ,  Panfiis ,  apud 
Cuill.  GuUlardf  <5^4<  Tnàatus  de  Indulgenfiijf  ,  &c*Parifiis,  . 
tfud  ÇuilUimum  Guillardt  '5^^*  Panopiia  C^tholicorum  ad* 
versés  omnes  nunç  vigentes  hjcnfesy  &c.  apud  Nicolaun  Çh^ 
mau  f  Z56'6'.  Ad  pios  0  ca$holicos  Scotos  impict  Gcnevmfis  ■ 
faSianis  Minifirorum  truculcntâ  atijuc  fatmkâ  barbarie  &  fi" 
roç'iUUc  4îv€iC4tos  &  oppnffos  pro  Jidci  ^  rdigionis  anùqutt , 


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R  E  N  R  E  N  407 

foUus  faîutaris  &  vera  ,  profefjîonc  fcmpcr  rctincndâ  ,  Jimplex  & 
catholica  Cohortatio  ;  Fanjiis  ,  apud  Nicolaum  Chcfneau  , 
tSSi  \ 

^  Voy.  La  Croix  do  Mainb^  de  les  uoces ,  au  moc  RcNi  fi£MOUT 
Tom.  II ,  pag.  j  5  9  &  foiv. 

RENÉ  DE  BIRACUE  %  Miîanois ,  Chevalier,  première- 
ment Préfidenc  pour  Je  Roi  au  louvcrain  Sénac  de  Pjcmoat  , 
puis  Gouverneur  &  Lieutenant-Général  pour  Sa  Majeftc  en  la 
ville  de  Lyon ,  &  de4k  appeléà  l'Office  de  Chancelier  de  France, 
&9  aprèsMe  décès  de  Madame  fa  femme,  créé  Cardinal  par  le 
Pape  Grégoire  XIII ,  a  prononcé  plufieurs  Harangues  en  ma^ 
tiére  d'£tat  ,  &  faits  de  grande  importance  ,  defquelies  celle 
qu'il  fît  en  Taflemblée  des  Etats  tenus  à  Bloys  Tan  1 577,  qui  e(l 
fore  fuccinde,  &  néanmoins  de  grand  poids ,  a  été  imprimée  à 
Paris  audit  an.  II  décéda  en  Novembre  i  $83 ,  âgé  de  j€  ans , 
j&iiit;  enterré  à  Sainte  Catherine  du  Val  des  Écoliers  ,  avec  fâ 
femme , à  laquelle  il  avoitâit  élever  unaâèz  magnifique  tombeau. 

*  Voy.  La  Ckoh  ou  Maimi»  &  les  noces,  au  inème  Ardde,  T]oni.  II« 

pag.  3<î)  &  fuiv. 

RENÉ  BRETONNÎAU,  Médcnn  ,  natif  de  Vernanrcs,en 
Anjou  ,  a  écrit  en  vers  la  Génération  de  l'homme  &  k  Temple 
de  l*anie,  avec  autres  œuvres  Poétiques ,  extraites  de  Ton  Efcu- 
lape,à  favoir,  de  la  Conception  de  l'homme  &  de  la  ftérilité ,  des 
caufes  d'icelle  &:  de  fa  curacion.  La  Fabrique  de  l'œil.  Le  cœur 
s8c  le  foleil  du  petit  montlc  ,  ou  il  y  a  u»  ample  jUiicours  des 
Pouls  ^  du  Ris.  Le  I  oye  ,  ou  le  Temple  de  nature  humaine. 
Le  Pbrénétique ,  &  fa  cure.  Le  Mélancolique  »  &  f^  curé*  La 
■Pierre ,  &  &  cure.  La  Colique ,  &  cure.  Les  Gouttes  des  hé- 
morroïdes ,  &  leuf  çore.  La  décoration  &  embefliflèment  de  la 
fiice,  des  dents  &  ^es  mains ,  avec  on  ample  Difcours  fur  le(^ 
-dites  mains.  Le  Singe  ,  imprimé-  à  Paris  ^  fa-4?.  par  Abd  l'An- 
fèlier  ,  1583  *.  , . 

♦  Voy.  La  Cnotx  sv  Matmi,  &  les  notes >  irArode  de 

•BaBTOKMATA.V  f  XOIII.  llj  pag. 

i 


4oS     R  E  N  R  E  N 

RENÉ  CHOPIN ,  Avocat  au  Parlement  de  Paris ,  a  mis  par 
ccric,  Oraifon  pour  le  Cfcrgc  de  France  ,  prononcée  par  René 
Chopin  ,  plaidant  publiquement  au  Parlement  de  Paris  ,  tou- 
chant les  réachepts  Feudaux  prétendus  fur  les  Terres  Eccléfiaf- 
tiques  j  imprimée  à  Paris  ,  m- 4°*  par  Nicolas  Cheineau  ,  i  ^80. 
Renati  Chopini ,  Andcgaiu  J.  C.  «î/  in.  Curiâ  Parijicn»  ciujarum 
Patroni  de  Lcgihus  Andium  Mitnicipalibus  Libri  très ,  iianquc 
prœvius  TraclaLus  de  fumnûs  Gallicarum  ConfuctudinumKegulis } 
Parifiis ,  iti'fol.  apud  Nicol.  Cliefncûu  ,  i  §8t.  Ejiifdem  de  Saa^ 
Pol'iciâ  Foratfi  Libri  très  f  Parijiis ,  apad  Nkoimm  Chef- 
neau  ,  2577.  Item  de  Privilegiis  Rufiicorum  Lihritres  ,  iff»4*« 
apud  Nicolaum  Chcjncau  ,  1575  *. 

^Voy.  1,4  Cikois  09  Mainb  >  les  notes,  ««mfcme  Anidè , 
pag.  |6tfft|tf7« 

RENË  DEDRAIN ,  natif  de  Nantes ,  Avocat  au  Si^gePré' 
iidial  de  Cahors ,  en  Quercy»  a  écrit  des  Commentaires  Latins 
ibr  les  Ordonnances  du  Rot  Charles  IX  #  imprimé  à  Paris  > 
iff-8?.  par  Pierre  l'Hiiillier ,  1 571* 

RENÉ  FAME  ,  Notaire  &  Secrétaire  du  Roi  »  a  traduit  les 
Ibpt  Livres  des  divines  Incitations  de  Laâance  Firmian  contre 
les  Gentils  &  Idolâtres;  imprimés  à  Paris,  in-fol.  par  Gatiot  du 
Pré  le  Eftienoe  Roilèt^  ^  544>  &  ^  Lyon,  in-xC,  par  Jean  de 
Tournes,  1555. 

RENÉ  DES  FREUX  Religieux  de  l'Ordre  S.  Benoît ,  a 
qcrit  une  briève  Réponfe  aux  quatre  exécrables  Articles  contre 
la  Meflè  ,  publiés  par  un  Auteur  inconnu  ;  imprimée  à  Paris  p^r 
Nicolas  Chefneau ,  1 561.  II  a  traduit  du  Latin  de  Jacques  No- 
guer ,  Doâeur  en  Théologie  ,  Doyen  de  Vienne ,  en  Autriche , 
les  Marques  &  Enfeignes  pour  connoitre  la  vraie  EgHIè  de 
Jefus-Chrid  d'avec  ta&uflè,  que  les  Hérétiques  iè  Argent  »  dî- 
virées  en  deux  Livrer  ;  imprimées  ^»-8^  ^  P^s,  par  Nîcolai 
i^hefheau, 

Cao|x  9V  Maimi»  T<Mn*II,  pag.  j^S  »  nomme  mal  11  Faïux^ 


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R  E  N  R  £  N  409 

ttswi  ocs  Frjvx.  m.  rAbU  le  Cktc ,  qui  a  va  la  Tradnftion  du  Livre  de 

Jaques  NogujBr ,  imprimée  l'an  1^65,3  Avignon  ,  die  qu'au  bas  de  l'Epîtro 
Dcdicatoire  ,  à  Louis  de  Brezc,  Evcque  de  Menux  ,  le  nom  du  TraduilVeur 
e(l  écrit  DES  Freux,  ôc  ne  douce  pouit  que  le  nuin  Iran^ois  du  Jcfuite 
Jndtcas  Fn^us  Canota^  ^  frèce  peut-ècie  du  Béoédiâin,  ne  ^  André 
des  Freux,  ou  de  Ffeie[,  (M.  os  la  Monhoyi  ).  • 

.  RENÉ  HËRPIN*.  Au  nom  ftfppofe  de  cedui  ci,  Jean  Bodin 
t  écrit  une  Apologie  pour  ik  République ,  contre  Auger  Ferric;r 
&  autres  \  imprimée  à  Parisi^/n-S^.  par  Jacques  du  Puys, 
de  laquelle  j*ai  cranlcrit  ici  ce  qui  s'enfuit. 
*  Vojr.  La  Caoïz  du  Maimb  »  de  les  notes ,  fur  c»  Arade ,  Tom.  Il, 

[  Ces  propos  fcroient  bons  à  quelques  Scoïques  impa(IIbles,oaenla  Républl' 
que  Idéale  de  Platon;  mais  au  temps  auquel  nous  fommes ,  celui  qui  louftre 
une  contumclie^pac  fa  patience  ,  incite  les  autres  à  triompher  de  la  honte, 
comme  il  eft  advenu  à  Bodin ,  lequel ,  ayant  la  plume  en  nuin ,  s*il  eût  cé- 
pondu  au  premier  qui  s'eft  acraclic  à  lui ,  il  eût  fermé  la  bouche  aux  autres, 
Wais  ,  quand  les  uns  ont  vu  fa  nonchalance  ,  les  autres  l'ont  plus  hardiment 
aflailli.  JoiiU  aulU  que  la  loi  de  Nature  permet  la  julle  dcfenfe ,  quand  on  eft 
o^nfé.  Combien  qu'il  eft  mal-aifé  de  s'en  acquitter  en  Ton  |»ropre  fait ,  9C 
crois  que ,  pour  cerrc  caufo,  nos  pères  ont  fagement  ordonne  que  pcrfonne 
ne  fût  reçu  à  plaider  fa  propre  caufc  ,  comme  il  ccoit  anciennement  ^  &  eft 
encore  permis  tnvkàStaa  pays ,  parce  qu'il  eft  mal-aifé  que  celm  qui  dé- 
fend fonhonneut  (qui  eft  plus  cher  que  les  biens  &  la  vie  )  ne  foie  tranfporté 
de  nafTîons  violentes  ,  ou  bien  qu'il  ne  foit  contraint  de  faire  beaucoup  de 
choies ,  c^a'on  ne  peut  dire  fans  rougir  de  honte ,  &  principalement  quand  il 
eft  queftton  de  Ilionneur,  qui  fe  rtaiie  auctement  qae  les  Anciens  ne  fâi' 
foieiK.  Car,  quand  la  licence  de  médite  9  de  laquelle  ufoient  les  PoëcesSc 
•  joueurs  de  farces ,  en  nommant  un  chacun ,  qui  s'appeloit  *fy»7m  »Mf*»ftm ,  pour 
les  querelles  qui  en  avenoient,  fut  défendue  fur  grandes  peines  rigourcu- 
£es ,  chacun  fe  gardoit  bien  d'écrire  contre  Thonneur  de  petfonnc  j  inais 
quand  il  fut  queflion  de  défendre  la  religion  contre  les  Athéiftes  ,  ou  la  Ré- 
publique contre  les  opprefleurs  d'icelle  ,  la  piété  envers  Dieu  d'uh  cùtc.j  6c 
ramonr  de  la  patrie  en  l'antre  ,  a  toujours  excnfô  les  hommes  jaloux  d« 
l'honneur  de  Dieu  &  du  bien  public.  Car,  comme  difoit  Thcor»hrafte ,  il  eft 
bien  difficile  que  l'homme  de  bien  s'ablUenne  de  médire  ,  parlant  des  mé- 
chans ,  comme  fotu  les  Ecrits  d'Ori^cne  contre  Celfus  E|>icurien ,  de  Jofeph 
Hébrieu  contre  Appion,de  S.  Cyrille,  BaHle ,  Grégoire  Nananaene,  Se 
Nicephore  CalUfte  contre  Julian  r^mperedr  ,  furnommé  l'Apoftat ,  (5^:  contre 
Porphyre  6c  Procle  ,  d'Epiphanius  contre  toutes  les  fedes  de  fon  temps  ,  qui 
put  ufc  d'un  ftyle  aigre  tN:  piquant.  Les  Apologies  de  TcrtuUian ,  de  Juflin 

BiBLioT.  Frav.  Tom,  IIL  Du  V^rd.  Tom,  iii,    F  f  f 


4IO      R  E  N  R  E  N 

êc  4*Arhénagoras  l'Orateur ,  font  beaucoup  plus  douces.  Qaanc  «n  Ecriti 
des  premiers  Auteurs ,  ils  étoient  comme  laints  Sc  inviolables  \  car  mcrTO  ^ 

quand  i!  afîvim  Zov!:  d'écrire  an  \.\vtc  contre  l'honneur  d'Honière ,  inti- 
tulé ^iym  o'fvif— ,  pour  cette  caule  ieulemenc  »  il  fut  précipité  du  haut  de  la 
toche  ScTcconicle.  Et  jaçoitque  plufieurs  trouvoient  fes  tepréhenfions  knié» 
en  queli|iMS  lailbns ,  fi  e(l-cc  qu'il  fut  trouvé  ineuccdGAfe  d'attenter  i  un  tel 
perlonnage  ,  qui  érott  à  rou?  le^  Peuples  &  Princes  comme  un  Patron  d'hon- 
neur. El  mcme  l^iaton  »  voulant  clorrc  la  porte  de  ia  Cité  à  Homère ,  parce 

311  il  parloir  des  Dieux  ,  i  ton  avis,  trop inrévéïemmenr ,  fi  elt<e  qu*il  loi 
omie  une  couronne ,  &  l'honore  de  parfums.  De  quoi  néanmoins  Denis 
d'Halicarnace  ,  îndtgné ,  ne  s'eft:  pu  tenir  de  répondre  a  Platon,  qu'on efhmoit 
alors  comme  an  Dicu,&:  s'en  excufe  envers  Pompée  :  toutefois  il  ne  fortpomt 
des  termes  d'honneur,  non  plus  que  Platon  ,  écrivant  de  la  Cyropédie  de 
Xénophon  ;  ni  Xcnoplion  ,  corrigjaiu  Platon  fous  la  perfonne  de  Cyrus  , 
ja^oit  ^ue  l'un  «  jaloux  de  l'iionneur  de  l  autre ,  ne  fe  foient  aucunement 
nommes  en  leurs  Ecrits ,  éunt  contraires  en  opinions  ,  hormis  qu'ils  com- 
bactcnenr  i.  qui  feroit  plus  d'honneur  à  Socrate ,  leur  maître  j  cat  Ils  MaSires 
éroient  toujours  honorés  comme  pères.  En  quoi  les  Hébticux  font  fi  religieux. 
Que  jamais  ils  ne  parlent  de  leurs  Anciens ,  qu'ils  ne  metrenr  cenepréÊtce 
dlionnenr ,  de  laquelle  nfenc  les  Rois  >  en  parlant  de  leurs  pères ,  i  lavoir  , 
Leur  mcmoire  fait  béntie  j  ou  Qu*U  foit  en  paix.  Ce  que  les  Grecs  ont  gardé 
fort  lont^aemenr ,  5:  mCme  le  premier  article  àn  ferment  d'Hippocrate  porte 
c^u'ils  tiendroient  leurs  maîtres  comme  leurs  pères  ,  &i.  leurs  enfans  comme 
leurs  frères  ,  pour  les  nourrir  ,  entretenir  &  enfeigner  gratiiitemenr ,  avec 
exécration  à  c  îit  qui  contreviendroit  au  ferment,  le  premier  qui  violâtes 
loix  &  relii;ion  d  iionneur  fut  Ariftote ,  lequel  a  érc  blâme  de  cous  les  Acadé- 
miciens ,  cl'avoir  non  -  feulement  repris  (on  maître  à  tort ,  ains  encore  de 
favoir  fouvenr  calomnie;  car,  quanta  tous  les  anciens  Philofophes  &  L^^- 
fiî-ciirs  ,  il  n-'  les  a  piî  cp.utrncs.  Et,  en  s'excufmt ,  il  dit  :  ♦«a»!,  yl^  «^«r!^« 
^'  »*tiSt^ti*t,  Encore  cela  fe  failoit  en  traitant  quelque  fcience. 
'  Mais  il  s*eft  trouvé  pea  d'hommes  qui  nem  pris  le  fujer  de  nlire  Livres  pour 
inveébiver ,  comme  fît  le  Pocce  Cwinuch  contre  fon  difciple  Apoflonius» 
Auretir  des  Argonautiques ,  pour  fon  ingeaiicade^  quia  été  fuivi  d'Ovide 
in  ibin,  ■  * 

En  un  autre  endroit  de  la  mémt  Apologie^ 

Car ,  quand  vous  dites  que  vous  êtes  Mathématicien  ,  vous  npus  promettez 
que  vous  êtes  bon  Arithméricien ,  non  pas  feulement  pour  chiAer ,  ce  que 

font  bien  les  Marchands  eri  leurs  houtiqucs  ,  mais  aufllî  pour  favoir  accom- 
moder les  nombres  à  toutes  quantités  commenftirahfes ,  mcmemenr  pour 
les  raifons  que  les  Mathématiciens  appellent  iffiirm^.  Et  fi  faut  favoir  la  vi^ie 
théorie  des  nombres.  Il  faut  auflî  bien  entendre  la  Géométrie  ,  la  Géodefie, 
l'Optique ,  la  Citoptique  ,  l'Allrologie  ,  qui  n'ef^  pas  faire  des  nativités 
(  que  ceux  mêmes  qui  ne  iavtac  ôen  des  vraies  Mathématiques  ne  font  que 


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R  E  N 


R  I  C  411 


trop  )  mais  la  vraie  fcience  Jes  mouretnens  c^îedes ,  des  afpeds  8c  grandeurs 
dâs  Planètes  Ôc  Etoiles  tixes ,  de  la  proponion  qu'elles  ont  entre  elles  Se  avec 
k  cene,*&  de  la  diftance  d'ie^les  au  centre  da  monde ,  8c  leur  force  8c 
vertu ,  qui  cft  ,  comme  difoit  Platon ,  p^k  «'M*^  ,  c'cft-à-dire  ,  un  abîme. 


de  ions.  VoiU  ce  qu'einpocte  U  qiuUcé  de  Matbcmaticien,  &c.] 

RENÉ  DE  L'ORME,  Gentilhomme  Breton,  a  tiré&  imité 
du  (icond  Livre  de  la  Hiérufalem  de  Torquato  Taflb,  les  Amours 
d'OIiode  &  Sophronte ,  non  encore  imprimées ,  &  dont  le 
commencement  efl:  tel  :  \ 


RENÉ  MACÉ,  Religieux  du  Monaftèrc  de  la  TrinitéàVen- 
dôme  ,  a  écrie  deux  Livres  en  rime  ,  intitulés  Le  bon  Prince* 
Au  Roi  très-Chrétien  François I  de  œ  nom;  non  imprimé  *. 

*VùYn  La  Cho»  »9  MAiMi,ftle*nons,.M  aièin»  Anido»TotmIIp» 


-RENË,  Comte  de  Sanzay.  Harangue  du  Seigneur  Comte 
de  Sanzay  devant  le  Piape  Paul  IV^  contre  les  calomnies  qu'on 
mettoic  fus  au  Roi  de  France.  Harangue  du  même  Comte  de 
Sanzay  ,  Ambafladeur  pour  le  Roi ,  vers  le  Roi  de  Portugal  f 
après  le  fac  fait  par  les  François  de  Tlflc  de  Madère ,  îa  met* 
Athlantîque.  îcclîes  deux  Harangues ,  contenues  au  volum^dcs 
Milîuires  de  Beilefbrell. 

RICHARD  DE  BARBEZIEUX  >  Sieur  dudtt  lieu ,  Poète 
Provençal ,  fiit  aroouieu^  d'm  Oentil-lêmoie  de  Provence  » 
nommco  Claire  de  Berio,.  fille  du  iiéur  d'Entrtvenes ,  laquelle 
fe  rendit  ReUgienfe  au  Mpnaftère  de  la  Celle  ^  près  BrignoUe  ^ 
où  ,  p4ii  «près ,  étant  décédée  ,  il  ^'énamoura  d'une  Damoifelle 
4e  U  maUgn  4e  FoBttve$«  fitun Traité  intitulé Loiis  Guizardous 


Fffij 


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4ri     R  I  c  R  I  C 

d'Amours.  Pétrarque  s*e(i  aidé  de  plufiéurs  tnots  de  ce  PoStei 
lequel  mourut  J'an  1383  *. 

*  Voy.  La  Choix  sq  Maimb  ,  &  les  nons ,  «a  mime  Article»  Tom*  U  » 

RICHARD  LE  BLANC  a  traduit  en  rimeFrançoire  les  neuf 
Eglogues  ,  après  la  première ,  des  Bucoliques  de  Publie  Virgile 
Maron,  Prince  des  Poëres  Latins,  laquelle  première  avoit  été 
traduite  par  Clément  Marot*.  Plus  les  quatre  Livres  des  Géor- 
giques  du  nicme  Virgile;  imprimées  à  Paris,  rn-S".  par  Charles 
&L  Arnoul  les  Angeliers.  Les  deux  Livres  d'Héfiode  ,  Pocce 
Grec  ,  intitulés  les  (Euvres  &  les  Jours  ,  traduits  en  rimeFran- 
çoiTc  par  Richard  îc  Blanc;  imprimes  à  Lyon  ,  par  Jean 

de  Tournes,  1547.  Au  premier  Livre,  Héfiode  enfeigne  la 
manière  de  bien  vivre,  &  fuivre  les  mœurs  de  vie  civile' & 
honnête  ;  il  excite  les  hommes  à  duement  obfèrver  Juftice  j  & 
Baille  les  préceptes  nécel^dres  pour  inftituer  le  régime  de  vie 
^ertuenfe.  Âu  iècond  Livre ,  îl  décrit  l'Ârt  de  l'Agriculture  »  & 
perfuade  qu*i]  convient  labourer;  car  oifiveté  efl  ibuvenc  caufe 
dé  plufiéurs  maux,  &  di0icileraent  Thonime ocieux  fc  peutcon* 
tenir  qu'il  ne  faffe  quelque  mal.  Pour  cette  cw(c,  Héfiode  non-'  ^ 
^lem^nfi  9  .voulu  bailler  le»  préceptes  de  garder  &  honorer 
jnflicc  ,  mais  aufîî  de  labourer  ,  &  ufe  en  ce  fufdit  Œuvre  de 
plufiéurs  belles  &é!égantes  dtftriptions.  Opufcule  fur  le  Myîlcre 
de  notre  foi,  coUigé  des  Carmes  de  Virgile  ,  réduits  en  ordre 
par  Proba  Falconia ,  femme  bien  recommandée  en  la  Poëfie, 
approuvée  de  S.  Hiérôme  ,  traduit  en  François  par  Richard  le 
Blanc  ;  iniprimc  a  Paris  ,  m-î^.  par  liobeit  Alalîeliii ,  1553. 
L'Hifloire  de  Tancredus ,  prife  des  vers  Latins  de  Philippe  Bé- 
roalde  ;  traduite  en  François  par  ledit  le  Blanc  ^  Ac  imprimée  de 
fiième.  H  a  traduit  aufli  en  proie  le  Dialogue  de  S.  Jean  Chry- 
fodome  ,'de  la  Dignité  Sacerdotale  ;>  imprimé  à  Paris  par  Ro- 
bert Maflèlin,  1-553  Ies-«xi  Livres  de  Hie'rome  Cardanas-» 
Médecin  Milannois  ,  intitulés  de  lafubtiliré  &  fubtiles  inven- 
tions ;  enfemble  les  caufes  occukcs  >  &  laifons  d'icelles  ;  imprlr 


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mes  à  Paris ,  m  -  4°.  chez  Charles  l'Angclicr  ,  1556.  Or  cft 

fubtilité  (  die  Cardan)  quelque  définition  &  rairon,par  laquelle 
les  choies lenfibles difficilement  font  comprifes  parlcsfens,  &  les 
chofes  intelligibles  par  l'intcllccft  ,  ou  entendement.  Et  après. 
Subtilité  donc  confifte  en  trois  chofes,  en  fubllances,  accidens 
&  reprérentations.  Cardes  chofes  defquelles  cft  quelque  feiencc, 
aucunes  ibnt  ,  les  autres  non  ,  mais  elles  fèmblent  ccre,  &c. 

*  Marot  avoic  craduic  la  première fiucohquc  de  Virgile,  Pvichard  le  Blanc 
tiadttifit  les  neof  autres.  Ilencendoit  aflëz  bien fbn  Auteur,  nudstl manquoic 
de  fioûc.  Sa  verfification  eft  dure  Se  bien  moins  coulante  que  celle  de  Maror, 
quu  tâchoit  d'imiter  11  dédia  cet  Ouvrage  h  Marguerite  de  France  ,  fœur  de 
Henri  II ,  qui  aimoit  les  Savans*  les  procéjgeoic ,  ôc  ccoïc  fore  Itbcrale  à  leur 
égard.  Cttie  TsadoâEion ,  en  vers  de  dix  f^mbes ,  parut  en  mil  cinq  oenscim 
quance-cinq.  Le  mcme  Auteur  avoir  donne,  en  mil  cinq  cens  cinquante-quatre, 
une  Traduction  Je  TElcgie  d'OviHe  du  Noyer,  de  Nuce  ^  envers  Alexandrins  , 
adrclTée  par  une  lettre  en  vers  à  Madcmoiielle  Frani^oifc  d'Ouarris.  A  la  fuite 
des  Bucoliques,  donc  nous  avons  parle ,  eil  une  Tradudion  des  Géorgiques, 
aufn  en  vers  François.  Ces  diffcrenres  Traductions  furent  rcimprimces  en 
I  j 74  &  eu  1578.  Il  paroît  que  ce  Ricliard  le  Blanc  avoit  enfeignc  les  fielles- 
Lenres  dans  quelque  Collège  de  lUhtverfité  de  Pans.  H  fe  montre  par-rottt 
bon  François ,  trè*-affligé  des  troubles  qui  agiioient  fa  patrie  ;  il  fe  plaint  de 
ce  que  les  malheurs  du  temps ,  &  les  maux  qaecaufoienc  les  hércfies,  l'em- 
pccnoienc  de  fe  livrer  à  U  Tradudlion  dp  Saintes  Ecritures.  On  fait  qu'il  étoic 
alors  dif&ile  de  traduire  en  langue  vulgaire  les  Livres  faints ,  (bit  en  profe»  , 
foie  en  vers ,  fans  encourir  le  foupçon  de  l'héréHe.  Voy.  la  Biblioth.  Fiançoife 
de  M.  l'Abbc  Goujet,  Ton»,  Y,  pag.  55  &  fuiv.  Tom.  VI,  pag.  94 1  & 
.Tom,  VII ,  pag.  14. 

RICHARD  DU  BUC,  Doreur  en  fainte  Théologie  ,  Re* 
ligicux  de  l'Ordre  des  Frères  Mineurs  ,  a  écrit  Dévot  Traité  , 
compile  du  Livre  de  UGenèfc,  du  vingt-huitième  Chapitre  juf^ 
qu'à  la  fin  dodit  Livre  ,  comprenant  I  exercice  de  la  vie  active 
&  contemplative  ,  Ibas  la  figure  da  mariage  de  Jacob ,  &  fa 
génération  ,  auquel  cfl  démontré  à  tous  ecats  (  comme  en  un 
miroir  )  la  voie  &  manière  comme  un  chacun  ft  dok  régir  & 
gouverner  félon  Con  état  &  vacation»  Et  ibnt  en  ce  Traité  Ikm!* 
fièrement  expofé:ï  plulieurs  lieux  difficiles  de  la  fàinte  Hcricure  ; 
imprimé  à  Paris  ,  ill^8^  obez  Jean  Bignon  6l  Pierre  Sergent , 


414     H  I  C  R  I  C 

RICHARD,  iumommé  Ccear  de  Lyon  ,  qui  fût  €\s  de 
Henri,  Roi  d*Anglet€rrc  ,  &  élu  Empereur  des  Romains ,  en 
fa  jeuneiie, fréquentant  la  Cour  de  Remond  Bercnguier,  Comte 
de  Provence  y  dernier  du  nom,  fut  furp ris  de  Tamourdeléo- 
nore,  ou  Hélionne,  l'une  des  quatre  filles  dudic  Comte  de  Pro- 
vence ,  laquelle  depuis  il  époufa.  Pendant  qu'il  y  étoit ,  il  oyoït 
fouvent  réciter  plufieurs  belles Chanfons  anx  Poëtcs  Provençaux 
qui  étoient  à  lafuice  du  Comte  ,  en  quoi  il  prenoit  un  lingulier 
plaifir ,  &  ,  pour  la  douceur  de  la  langue  ,  padôir  le  temps  à  ri- 
mer, &  fe  déleéloic  à  lire  leurs  beaux  Romans.  Quelques  années 
après ,  étant  allé  outre  mer,  pour  la  conquête  de  laTcrre-Saince, 
avec  S.  Loys  ,  Roi  de  France  ,  autres  Princes ,  à  Ton  retour  ^ 
lîiC  fait  prifonnîer  ;  pendant  fon  eroprifonneroent ,  ût  quelques 
Chanfons,  quil  adrellà  k  BéutVL,  Comteflè  &  héritière  de  Pro- 
vence ,  fcBur  de  ladite  HéJionne ,  k  plaignant  de  ce  que  (es 
Barons  &  Gentilhommcs  le  laiflbient  fi  longuement  en  capti- 
yuéfya  payer  ià  rançon,  di&ntainfi  au  Second  Couplet  d*iceîle: 

Or  fachan  ben  mas  koms ,  4  met  Barons , 

^nglcç^  »  Normans  ,  Peyravins  ,  t  Gafiotu^ 
Qu'y  eu  non  ay  iafi  paur«  compagiton  , 
Que  per  mtr  hu  Uù/i'  m  prejoiu 

le  Monge  des  Ifles  d'Or  dit  que  Richard  avoit  fait  kfiiitef 
Cfaanfons ,  fe  plaignant  plutôt  de  ce  qu'il  étoit  privé  des  beaux 
yeux  de  la  Prince^  Hélionne ,  que  non  point  de  ià  captivité  « 

&  dit  encore,  avec  S.  Ce  z  a  ri,  que  les  Eleâeurs  de  l'Empire 
lurent  difcordans  de  Télire  £mpereur ,  à  Tiniligation  d'Alexan- 
dre, Pape  quatrième  du  nom.  Son  trépas  le  trouve  aux  Chro- 
niques d'Angleterre.  Le  Monge  de  Montmajour  nomme  ce  Roi 
Richard  Couard.  Quelqu'un  a  écrit  que  l'Infante  Lconorc  lui 
envoya  un  beau  Roman,  en  rime  Provençale,  des  Amours  de 
Blandin  de  Cornaille  ,  &  de  Guilhen  de  Myrcmas  ,  des  beaux 
faits  d'armes  qu'ils  firent ,  l'un  pou  r  la  btlle  Bryande,  &  l'autre 
pour  la  belle  Irlande  ,  Dames  d'incomparable  beauté  *. 
^  Voy.  La  Ciloiz  ou  Maine  ,  &  les  notes ,  au  mcme  Arâcie»  Toœ.  II  » 


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R  I  C  R  I  C  41/ 

RICHARD  CRASSOT  a  mis  les  et  Pfalmcs  de  David  en 
Mufique,  à  quatre  Parties;  imprimées  touc^enaovolumem-ié. 
avec  là  lectre  au  long  de  tous  kfdics  ffalmes  ^  iraprimés  à  Ge^ 
nève. 

RICHARD  RENVOISY,  Maître  des  Enfiins  de  chœur  de 
la  Sainte  Chapelle  à  Dijon,  a  mis  en  Mufique,à  quatre  Parties, 
ks  Odes  d'Anacréon  %  imprimées  à  Paris,  par  Jeccre  Françoife, 
par  Richard  Breton. 

«  L'opinion  de  M.  le  Ptéfident  Bouhier»  pag.  xli  &  xtn  de  (on  Hljîolre 
des  Commencareurs  de  la  Cnunimr  J,;  Bourgogne  ^  eft  que  la  Traduction  d'Âna^ 
créon,en  vers  François,  pat  Jean  Bcgac ,  mort  Prcûdent  au  même  Parlement^ 
ïan  1571,  eft  celle  que  Richard  Renvoify  mit  en  mufiquc  ;  car ,  dit-il,  An^ 
toine  du  Verdier ,  qui  eu  parle  en  deux  enJroits  de  (x  Bibliothèque,  con- 
Yienc,  au  mot  Anacreon,  que  cette  Ttadu4±ion,  dont  il  ne  connoiflbic [>as 
TAttCear,  étoit  diffcrenie  de  celle  de  Remi  Belleau.  Le  refte  de  la  Remarque* 
nous  apprend  que  ,  comme  Renvoify  étoit  Maître  des  Enfans  de  Choeur  de 
1^  Sainte  Chapelle  de  Dijon,  fa  rropliore  ftcquentarion  avec  fes  jeunes  Elrvesi 
le  hi  tomber  dans  un  crime,  pour  lequel  il  nu  condamné  au  feu,  le  6  i>i\u9 

s  j  8^  (M.  91  tA  MoMNOYl). 

RICHARD  ROUSSAT,  Médecin  ,  Chanoine  de  Langres  ,a 
icrit  Livre  de  TEcac  &  mutation  des  temps  ,  prouvant:  par  aato- 
lite  de  TEcricurc  Sainte  j  &  pur  raifons  Alkrologales,  la  iin  du 
monde  être  prochaine  ;  imprimé  à  Lyon  ,  inr%^,  ,  chez  Guil-^ 
Isuime  Rovîllc ,  1550*. 

♦  li  ccou  oncle  de  Jean  Roussat,  donc  ii  eft  parle  ,  daus  La  CB.tHM 
JRT  Maine ,  Tom»  I,  p.  5  It  5 . 

■  RICHARD  DE  VASSEBOURG  ,  Archidiacre  de  Verdun, 
«n  Lorraine  a  écrit  en  François ,  en  deux  volume»»  It»  Anc^ 
quités  de  la  Gaule  Belgique ,  Royaume  de  France ,  Aoftnii3e& 
Lorraine  ;  avec  l'origine  des  Duchés  &  Comt^  de  l'ancienne 
Àr  moderne Brabant,  Tongre ,  Ardenne  »  Haynaud ,  Moadane» 
Lotreich  , Flandres,  Lorraine >  Barrois , Luxembourg,  Lou- 
vain  ,  Vaudemond ,  Jbinville  ,  Naniur ,  Chiny,  &  autres  Prin- 
cipautés, &c.  le  tout  compris  (bus  les  Vies  des  Evéques  de 
Verdun ,  en  Lorraine  ;  avec  un  Abrégé  des  Vies  des  Papes  , 


R  o  B  n  O  B 

Empereurs  ,  Rois  &  Princes  ,  depuis  Jults  Ccfar  jufqu  à  notre 
temps  ;  imprimé  à  Paris,  in-fol.  par  François  Giraud ,  1 549  • 

*  Voy.  La  Croix  nu  Maine  ,  &  les  notes,  aa  mot  RicB4A.9  dS  Vas- 

6EBOURO  ,  Tom.  il ,  pag.  579  &  j8c. 

I10I3ERT  DE  I3ALSAC  ,  Seigneur  d'Antraigues  &  de 
S.  Amand  ,  ès  montaignes  d'Auvergne,  Confliiler  &  Cham- 
bellan du  Roi  en  fon  Confeil  ,  &c  Sénéchal  au  pays  d'Agcnez 
&  de  Gafcogne  ,  a  écrit ,  la  Ntf  des  Batailles  ,  .où  ell  démontré 
Vjordra  6c  train  qu'un  Prince  ,  ou  Chef  de  guerre  doit  cenir,  qui 
veut  conquctcr  un  pays ,  ou  paficr  &  craverfcr  les  pays  des  en* 
nemis.  Plus,  le  chemin  pour  aller  à  l'Hopical ,  iraprimç  àP^ns» 
i/2-4°.  par  Philippe  le  Noir  ,  1525*. 

*  Robert  de  Balfae  étoic  le  troitîème  fils  de  Jean  de  Baliâc  ,  Seigneur 
c^Encragues ,  donc  il  continua  la  poftéritc  mafculine ,  le  premier  de  fe$  deux 
flinés  éianc  mort  fans  alliance  ;  5c  le  fécond  n'ayant  eu  qu'un  fils ,  qui  moarac 
fans  enfanç.  Robert  de  Balfac  fut  aime  de  Louis  XL  II  cpoufa  le  }  Octobre 
1 474 ,  Antoinerre  de  Caftelnau ,  dont  U  eut  trois  fils  &  trois  filles.  11  mourut 
vers  1^  1 50  j.  Son  Teftamenteft  du  f  Mai  de  cette  même  année.  Son  fils 
aîné  avoic  époofé  Anne  Mallet ,  fille  de  l'Amiral  Mallet  de  Graville ,  fa  cou- 
fine-germaine,  aprch  l'avoir  enlevée.  L'Amiral  voulut  déshériter  fa  fille  j  mais 
le  Pneut  des  Ccleftins  de  Marcoulîis  obtint  la  grâce  de  la  fille  &  du  gendre, 
en  les  préCentant  à  TAmiral ,  un  Vendredi  Saint ,  dans  Vinftant  où  celiu*a 
alloir  adorer  la  Croix.  C'eft  cette  Anne  Mallet ,  qui  portoit  pour  devife  Chante^ 
fleure  j  avec  ces  mors  Mufits  nutum  Lacrymas  fortuna  ,  comme  je  l'ai  re- 
mAfquc  dans  ma  note  iur  La  Croix  du  Maine ,  à  l'Art.  d'ANNE  db  GaAViLti» 

ROBERT  ET  ANTOINE  LE  CHEVALIER 
D'AGN£AUX,  ftèrcs  ,  de  Vire  ,  en  Normandie,  ont  traduit 
nouvellement  y  de  Latin  en  François,  les  Œuvres  de  Virgilo 
Maron ,  imprimées  à  Paris,  'm-^°,  chez  Thomas  Perier ,  t  ^89.*. 

*Voy.LA  Croix  du  Maine,  ^  les  notes  »  aux  mocsRoBERTÔc  Antoins 
i.t Chivaliir ,  Tpm.I,  pag.  3a,&TomII,  pag.  580&  jSi. 

ROBERT  CIBOLLE  *.  Quelques  Livres  de  cet  Auteur,  en 
François  ,  que  j'avois  colligcs  •  enlcmblc  de  pUifiCurs  autres  de 
ft^nblablp  npm^  ^oberc^me  fo^it  l)or$  dç  la  mémoire^  donc  je  nç 
•  Ips 


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R  O  B  R  O  B  417 

Ibi  Al  pu  mettre  îd  ,pour  autant  que  rimprimeur  a  perda  le  cahier 
oà  je  les  avoii  écrits  de  ma  main. 

*  Vov.La  Croix  do  Maine,  ôc  les  notes, à  l'Art,  de  Robert  Cibollb, 
Ton.  11,  fiag.  |f  1 8c  ^tx, 

K0BEK1  KSTIENNIl.  Ce  rare  perronnagc  en  favoir,  in- 
duflrie  &  diligence  au  fàic  de  rimprimerie  ,  laquelle  il  a  telle- 
ment  polie ,  qu'en  excellence  de  caraâères  ,  U  en  bonne  de 
lincèie  correâàoo ,  devançant  tous  les  paflës ,  il  n'y  a  aucun  des 
préCens  (  j*en  excepte  Cod  fik  Henry  )  qui  Tait  égalé ,  a  eii  tant 
d'heur  de  naître   lorfque  le  grand  &  invaincu  François  I  dii 
nom ,1  Tuteur  des  Mufcs  &  de  leurs  nourriilbiiSy  a  manié  les 
rênes  de  cette  puifTante  Monarchie  des  Gaules  ;  fous  la  Majeflé 
duquel ,  en  titre  d'Imprimeur  Royal     a  fait  voir  le  jour  à 
maint  bel  ouvrage  ,  tant  Grec,  que  Latin  ;  de  quoi ,  entre  au-- 
tre?  ,  fait  foi  Ton  Thcfaums  Latînœ  l'mguœ  ,  pour  lequel  tous 
gens  d'étude  lui  demeureront  h  jamais  obligés.  Que  \\  ,  au  mi- 
lieu de  Ton  cours, il  n'eût  été  arrccé  par  je  ne  fais  quelle  humeur, 
lui  faifant  changer  propos ,  il  eut  parfait  fa  carrière  en  France 
avec  los  immortel.  Il  a  écrit  plufieurs  Livres  touchant  la  Gram- 
maire ,  efquels,  pour  l'interprétation  du  Latin  ,  il  entremêle  de 
diéUonsFrançoifes,&  en  outre  un  Dictionnaire  Latin-François^ 
&  un  autre  François-Latin ,  &  quelques  Traduâions  de  Latin 
en  Franç<»s  \  les  titres  desquelles  œuvres  je  ne  puis  mettre  ici 
particulièrement,  le  cahier  011  ils  dtolen^  ayant  lté  égaré  par 
rimprimeur*. 

*  Voy.  La  Croix  du  Mai  ne  j  Ôc  les  notes ,  au  rncme  Amcie, 
Ton.  U  ,  pag.  189  184. 

ROBERT  GARNIER .  Lieutenant-Général  Criminel  au 
Siège  Préfîdial  &  Sénéchauflee  du  Maine  ,  fur  tous  les  genres 
dePoemes  ,a  choifi  le  Tragique,  pour  s'y  adonner  entièrement, 
auquel  il  a  fi  doâement  de  gravement  écrit ,  qu'il  furpeflè  tous 
ceuxquis*én  font  voulu  mêler;  voire  femblene  céder  aux  Grecs» 
klquels  il  a  imités  ^  mais  fi  bien ,  que  «  s'ils  étôient  vivans»  on  ne 

BIBU0TB.F&A1I.  Touk^.Du  VxRD.Tboiexx/*  Ggg 


4i8     ROB  ROB 

fauroit  juger  s'ils  auroient emprunté  de  luî,  ou  lui  d*eux.LesTft» 
gcdies  quejufqu'ici  ilamifcs  en  lumière,  font  :  Porcie,Hippoîite; 
Cornclte  ;  Marc-Antoine;  la Troade  ;  Ântigone  ,  ou  la  Piété  ; 
Bradamant  ;  Sedechie  ,  ou  les  Juifves ,  toutes  imprimées  en  un 

volume  m- II.  à  Paris ,  par  Mamert  PatifTon  ,  Il  :^.voic 

écrit ,  étant  Ecolier  en  l'Univerfité  de  Tholofe ,  quelques  (Eu- 
vres  Poétiques,  intitulées:  Plaintes  Amoureufes  de  R.  Garnier, 
Manceau  ,  contenant  Elégies,  Sonnets,  Epîtres  ,  Chanfons. 
Plus,  deux  Eglogues  ;  la  première  apprêtée  pour  reLÎter devant 
le  Roi  ;  &  la  féconde  récitée  en  la  ville  de  Tholofe  devant  la 
Majcflc  du  Roi  f  impiimces  à  Tholofe ,  m-4°.  par  Jaques  Colo- 
mkx,  1565.  L'Hymne  de  la  Monarchie,  imprimée  à  Paris  > 
111-4'*  par  Gabriel  Buon ,  1567*» 

*  Voy.  La  Croix  du  M^jne^    les  notes,  au  m2me  Article >Tom«  11^ 

Sentences  tirées  des  Tragédies  de  Robert  Garnier.  En  la  Forciev 

[  O  combien  roulent  d'acçidtns  Les  Roys  craignent  plus  fe*  menaces ^ 

Des  Cieu»  fur  les  chofes  humaines ,  Que  les  durs  Lakourears  ne  font» 

De  combien  d'effets  difcordans  Et  le  foudre  ejl  fouveru  aux  plau$^ 
Ont-ils  leurs  influences  pleines  f      .       Quifemoncaignentplusle  ffiMm 
Apres  les  grandeurs  incertaines  Les  édifices  orgueilleux^ 

On  fe  tourmente  vmttemau;  ■  Fcifinaia  là  Cicf  de  iean  tiuss 

Car  j  comme  elles  rienm/tt  fiadaùuâ^    Ont  tant  plus  le  chef  foureUlnx^ 

Biles  s'en  vont  foudainemtKt*  Battu  d'ordinaires  tempêtes  , 

Notre  courte  félicité  Qu  'ils  eicvenc  pius  haut  les  crcjles^ 

Coule  &  reeoule  vagabonde  t  Et  les  Aquilons  ftaieux 

Comme  un  galHon  agité  Ne  battent  guires  que  les  fejîes 

JDes  vagues  contraires  de  l'onde»  Des  rochers  plus  audacieux* 
Celui  qui ,  volage  ^fe  fonde  Mais  Us  cafés  des  PaftotmoKX 

Sur  un  fi  douteux  fondement  j  Qui  s'applM'^en^totttre  terré ^ 

Semble  qu'en  l'arène  inféconde  N*ont pew  de^  foudres  efl'ivaux ,  • 

//  entrcvrenne  un  bâtiment,  Ny  des  vents  que  l'hyver  dejjerre  > 

La  fortune  n'outrage  pas  Jupin  M  ierw  /m  tomurrt 

Volontiers  les  perfonnes  hgffis^  Contre  les  humides  vallons  i 

Elle  n'appefantit  fes  bras  Et  les  arbres  n'ont  jamais  guerre 

Que  fur  les  plus  illu/lres  races.  Contre  les  roides  Aquilons  *  â'f» 

.    .    «    •    •   Pour  un  temps  la  méfaits 
Dmunft/U  UnpMtuM  à  wix  jui  Us  ont  faits  ^ 


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R  O  B  R  O  B  419 

Et  mtme  dlrri'it-on  y  \o\ant  .vi:  la  fordrc 

A  leurs  mauvais  dejjeuis  ne  je  montre  importune  , 

Que  Us  Dieux  Jimt  pour  eux,  mais  ils  le  font  exprès^ 

En  rHippolice. 

jlmotw  0  un  ferpent ,  unferpent  voîrement. 

Qui  dtùau  notre fein  giijfefi  iimcmatt. 

Qu'à  peine  le  fent-on  ;  mais  JiVon  ne  prend  garde 

De  Iu\  houcher  l'entrée ,  &  tant  /bit  peu  l'oa  UUtU^ 
Bientôt  prives  d'ejpoir  de  toute  guarijon  > 
Nom  aurom  motftfiutg  irt/%âf  ée  Jk  poifon; 

Et  alors  (  /r.r.'f  trop        )  cc^nourons  notre fiuÈê 
D'avoir  fou^crt  entrer  mm  bctc J:  cattte. 

Ceux  ^ui  font  compagnons  à  faire  un  acle  infâme  j 
Sont  compagnons  aufji  pour  en  recevoir  blâme» 

Il  ejl  aifc  d'entrer  dans  ie  paie  jejour  j 

La  porte  y  efi  ouverte      ru  clofl  nuicl  j  ne  jour  i 

Mais  qui  veut  re^ffcrzir  de  h  falle  profonde  ^ 

Pomr  avoir  de  rechej  la  clarté  de  ce  momie  « 

S*  vidn  U  Ji  twaUle  ,U/i  totffmeitte  en  vtàn^ 

Et  toujours  Ji  verra  tnm^  de fin  d^ein. 

Le  mal  qu'un  autre  fait  ,  n'eji  pas  caufe  valable 

De  nous  faire  à  l'envi  commettre  un  mai  femblabie» 

Le  vicie  ne  doit  peu. les  hommes  iatker 

De  le  prendre  à  patron  y  afin  de  l'inûter. 

Le  bruit  du  populaire  erre  le  plus  fouvent , 

Louant  un  vicieux  j  au  iieu  d'un  bien  vivant, 

MeAs  qmmque  r^oien  queiqu'tm  éedesfutnneiir  ^ 

A  graad peine  qu'Ùfiit  Hen  kerdy  requ^ettr, 

La  promejfe  obliger  ne  doir ,  Cejl  fe  decepvolr  feulement 

Quand  elle  ejl  faite  contre  droite  Que  promettre  ,  &  fujl-ce  en  ferment^ 

Et  celui  n'offenfe ,  parjure  ,  Quand  on  engage  fa  parole 

Qui  refufe  le  don  promis  .D'autre  ehofe  qu'on  ne  cuidoU  j 

Oà  il  s' efi  librement  fiurr^iî ,  Si  c'efi  promeffe   elle  fe  doit 

Si  c'tfi  de  tonunatre  une  infure.  Appeler  promejfe  frivoie, 

£n  laCornélie.  - 

//  n'y  a  foy  qui  dure  entre  ceux  qui  commandent. 
Egaux  en  quelque  lieu,  toujours  ils  Je  débandent  j, 
lis  fi  rompent  toujours ,  &  n'a  jamais  été 
Entre  Roysamtpe^mms  ferme  fidétdt 

Ggg  Jj 


4LO     R  O  B  R  O  B  . 

■  Les  Dieux  ne  veulent  point  qu  aucun  aille  faifant 

Ce  que  ,  Ity  étant  fait ,  luy  ferait  déplaifant, 
•Ils  vetdentqut  l'on  juge  un  autre  par  foy-mcmCt 
Et  j  comme  nous  ferons ^  qu'on  nous  fafje  dcmcnU* 
Et,  à  la  vérité  y  cejè  la  raifon  qu'ainfi 
Qu*on  eft  traité  de  mas,  noas  le  foyons  aujfi  j 
Car  ce  n'ejl  pas  affh^  de  s'étendre  bien  loin^ 
De  courir  C univers  de  l'un  à  l'autre  coin  , 
Tenir  toute  la  terre  à  notre  main  fujette, 
Ei  voir  fias  mime  joug  l'Ethiope  &  le  Gete, 
Celuy  commande  plus  ,  qui  vit  j  du  JUn  content» 
Et  qui  va  fes  defirs par  la  raifon  domptant , 
QiUj  Itourreau  de  Joy^même^  après  l'or  ne  foupire^ 
Qui  ne  conveke  point  m  outrageux  Empire» 
Notre  félicite'  nefl  aux  pojfejjions. 
Elle  eft  de  commander  à  nos  affeàions, 
D'embraJJer  la  vertu ,  de  ne  cacher  un  vice 
Aufinàée  Pefhmash  ,4Mt  U  frtmt  mus  pdB^k» 


L'ire  des  bons  Dieux  excitée  ^ 
EJl  parcffeufe  à  nous  punir  ; 
S  ouvent  la  peme  méritée 
Se  garde  atat  raees  à  venir  i 


Mais  d'autant  qu'ils  l'ont  retenue, 
P rompu  à  pardon»^ nos  péchés, 
jyoiUanej^  fe  morurent  fâchés  ^ 
Qmad  notre  oj^en/e  continue» 


Plus  paumt  on  porte  mie  éarefortmu. 

Quand  on  voit  qu'elle  tomhe  à  tout  ehaaat  commune^ 

Et  rien  tant  ne  confote  en  un  piteux  efmoy  j 
Que  voir  un  autre  en  même,  &  pire  état  quefoy. 

En  Mare  Antoine. 

Ils  ont  à  tonte  choff  une  fin  ordonnée  ; 

Toute  grandeur  du  monde  eft  par  eux  terminée  : 

L'une  têt ,  tautre  tardt/àon  comme  ii  leurpltA, 

Et  pcrfonne  ne  peut  enfraindrc  leur  Arr'-r. 

Mais  à  nous  qui  fubjeàs  de  ieurs  volontés  fommes  , 

A  nous  j  poivres  mortels  ,  à  nous,  langoureux  hommes^ 

N'eft  connu  ce  defiin     ,  vivons-,  ne  favons 

Combien ,  ne  comment  vivre  au  monde  nous  devons* 

Si  ne  faut-il  pourtant  d'un  défefpoir  fe  paître , 

Et  fe  rendre  chétif  ^  auparavant  que  l'hre* 

Il faut  bien  efpérer jufques  au  dernier  point. 

Et  faut  que  d«ft0tf  le  mal  ne  ntanepointi 


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ROB 


R  O  B 


Car  rien  tant  ne  tourmenté  tut  homme  en  fa  msèrt  j 

Que  Je  repréfenter  fa  fortune  profpère. 

JDcs  hommes  i'umuic  doit  être  toujours  une  j 

Sans  braitfier,  variMt  avecque  la  fortune. 

Qui  toujours  fc  dîp'acc ,  &  onques  nevouérait 

Arrêter  con/lamment  fa.  boule  en  un  endroit, 

Auffi  faut  recevoir ,  comme  chofe  ufagèrt^ 

Les  révoeoMet  Meas  qu'elle  prête  lé^re  « 

Et  ne  jVw  ajfurer  t  ni  fonder  fon  e/poir^ 

Comme  dejjfus  un  hlen  qui  ne  puijfe  décheoir; 

Au  ama&e  penfcr  que  rien  n'ejl  de  durée  j 

Fàr*  ta  JhiU  vtnu  ,  notre  kôtejffè  affurée , 

Nous  modérant  de  forte  en  la  profpérité^ 

Que  ne  fcyons  troublés  d'une  infélicité ^ 

Quand fir  nous  dU  arri¥tt  ^    prtmutt  trop  d'aifi 

De  la  bonne  fortune,  entwy  de  la  maajraijht, 

J,e  fih  h  pdnc  peut  fjuff'rir  fon  propre  pire 

En  un  commun  Royaume,  &  le  frère  fon  frère  i 

Tant  cet  ardent  defir  de  eontmander  eft  grande 

Et  tant  de  jaloufle  en  nos  coeurs  il  épandî 

On  permettra  plutôt  aimer  celle  qu'on  aîme  i 

Que  d»  ammuniquer  au  facré  diadème. 

TouU  ehoji  on  renverfe ,  €t  tout  droit  on  itt^i 

Amitié  y  parentelle  ,  &  n'y  a  rien  fî  faint ,  ■ 

Qu'on  n'aUle  violera  ,pourfe  rendre  feul  maître , 

£tn*auui  fmn  ^mmem  ,  poitfyu  qu'on  le  puifft  Uni 

 Les  affaires  gumUn t 

Et  fur-tout  les  combats  fuccedent  journal  ter  s  j 
Taruôt  bien  ,  tantôt  mal.  Et  bien  que  la  fortune 
Es  chùfts  ie  ee  moaée  ait  fa  force  eonamate^ 
QkV/t  modère  tout ,  faffe  tout ,  que  tout  fiât 
Attaché,  maniable,  au  tour  de  fin  rouet. 
Si  notts  femble  pt^ttam  que  plus  elU  s*aàoniU  « 
Qu     nul  autre  txtfdtt,  au  métier  ds  BeUmw^ 
Et  que  là  fa  faveur,  muable  comme  vent , 
Avec  plus  de  pouvoir  ,  fe  montre  plus  fouvent. 
jyoà  vient  qu'on  wit  toigoars  ceux  qui ,  en  leur  jcunc^ 
Y  ont  eu  de  l'honneur  ,  te  perdre  en  leurvieiiteffè, 
Cpmhcrnu^  df  nudfju'uri ,  qui  n'efl point  belliqueux^ 
Et  qui  fera  depuis  vaincu  d  'un  moindre  qu'eux. 
Fmune  que  l'on  eraint,  qa^on  détefie  &  adore  ^ 
N'ejl  qu'un  événement  dont  la  caufe  on  ignore t 
Encore  bien  fo-avent  la  caufe  on  apperfoit , 
"Mais  i'ejffet  Je  daouvrc  autre  qu'on  ru penfhit» 


R  O  B  R  O  B 

AuJ/î  qui  fouffre  m  crime  être  fait  par  autruy^ 
S'ii  U peut  mpecker  ,  offeqfe  autant  que  It^, 

En  la  Troade.  * 

L'ame  fut  de  ccluy  michantemuu  kardiit  ^ 

Hardie  à  notre  mal^  "* 
Qui  vogua  le  premier  fur  la  miraffmfdie 


Et  (on  fol  inégal, 

{'un  frcjle  vaij^ 


Qui  d'un  frcjîe  vaiffeau  raclant  des  ondes  bUtU$ 

Les  larges  champs  moiieux  , 
JVtf  craint  des  Aquilons  Us  haleines  émaes  j 

Ny  des  Autans  pefleux; 
Qui  j  méprifant  la  mort ,    fu  dtjfù^  ÇWnpeLgMf^ 

Et  prodigue  de  joy  , 
Atat  nnùffons  préféra  d  une  hffh^f  çampagM 

Un  élément  fins  foy  j 
Et  j  d'un  cours  inçertai/f  ,fur  des  Eaux paffagéres  ^ 

Sa  terre  aiandoamuit  « 
Alla ,  pour  le  ppc^  ,  an*  mrcs  ému^ères  « 

Leurs  rives  moijffhnnant. 
Quelle  crainte  de  mort  defcendit  dans  fes  mouclLcs 

Qui  le  peujl  effrayer  9 
Qui  a  fans  peur ,  vit  enfler  la  £a¥itédes  vaUes  « 
Et  les  flots  ahayer  f  ,  • 

Qui  vu  les  rocs  battus  d'écunuu/is  tempêtes^ 

Les  AJlres  menafans  , 
Et  d'Eplre  les  monts  ,  aux  JourctUa^is  têtts ^ 

De  foudres  rougiffans  f 
Qui  vit  les  Caphare:[  ,  &  les  ra^es  de  Scylle  ^ 

Qitt  wt  Charybde  auprès  , 
Enjon  ventre  engloutir  les  ondes  de  ^içiie^ 

Pour  les  vomir  après  ? 
fSans  catt/«  Jupiter  la  terrt  a  fepoféê 

D*Ufie  vagueufe  mer  , 
Si  ips  hardis  mortels  ,  de  l'une  à  Vautn  or/f  j 

Font  leurs  vaijjeaux  ramer. 
Qu'hwreux  furent  jadis  ,  qu'heureux  furent  nos  pèttt 

En  leur  temps  bienheureux  j 
Qnd  de  voir,  Nautonnters  ^les  rives  Congères 

Ne  furent  dejireux: 
Ain»  ^avance  francs  &  étfémm  wtMitUtt  » 

Les  pefles  de  ce  temps  ^ 
Ptdfihles,  labouroiem  leurs  terres  patemellet^ 


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a  O  B  R  O  B  41} 

On  M  cognoijfoit  tors  la  httmUtâ  PUUuUt, 

Onon  3  ny  1rs  feux  , 
Les  Jepi  jeux  redoutes  des  pieureufes  Hyadcs  ^ 

Les  ChartOH  j  ne  fis  Hcatfs. 
Z^^^e  &  Aquilon  étaient  fans  nom  €ntwe  ^ 

Vénus  &  les  Jumeaux  « 
Aflres  j  que  le  nocher  j  pâle  de  crainte  j  adore  , 

rlamkaufurjesite^eûux. 
TSfiys  rcnt.T  premier  la  poij^nnsnfc  pimns 

Avec  le  ^Is  d'EJon^ 
PoÊtr  oUtf  éépomler  une  rive  lobmdm 
,  De  Ja  riche  toifon. 

Pms  notre  beau  Paris  j  de  voiles  &  de  fumet ^ 

Fendit  l'onde  à  fon  tour; 
Miûs,  em  Htu  de  toifon  ,  il  apporta  iesfiuuua 

D'une  adultère  amour. 
La  Grèce  repajfa  la  mir  acheminée  t 

Apportant  le  brandon^ 
Qtd  i^ent  d'e^mber  Troye  ,  &  tardtMT  oèJUtUk 

Du  feu  de  Ci^dinu 

En  l'Ântigone* 

Toute  principauté  en  repos  fe  maintient , 
Quand  on  rend  à  chacun  ce  mû  lui  appartient» 
Il  fiut  le  vicieux  punir  de  fon  offenje  , 
£t  que  l'homme  de  bien  le  Prince  récompenfe, 
La  peine  &  le  loyer  font  les  deux  fondement  j 
Les  deux  fermes  pilliers  de  tous  gouvememens» 
Le  grand  Dieu  ,  qui  le  Ciel  &  la  Terre  a  formé ^ 
Des  hommes  a  les  loix  aux  Jieanes  conformé , 
Qu'a  nous  enjoint  garder,  eomm  teêse  fabttairui 
Et  celles  rejeter  qui  /««r  ferons  contraires» 
Ifulles  loix  de  Tyrans  ne  doivent  avoir  lieu  , 
Que  l'on  voit  contredire  aux  préceptes  de  Dieu. 
Tel  forfait  grièvement,  qui  forfaire  ne  penfe  : 
La  plupart  des  délits  fe  fait  par  imprudence. 
Communément  un  Roy  ne  f^ ait  que  ce  qui  plaît , 
Que  chofe  de  fon  goût  ^  car  ie  rejie  on  lui  tait, 
Jl  ne  faut  la  perfonne^  ains  la  chofe  pefer. 
Et  filon  fu*^  tam  ^  jpnniret  ou  r^i^er,  J 

ROBERT  GOBIN,  Maitfe^Ârts  »  Lkencîé  en  Décret, 
Doyen  de  Chrétienté  de  Laigny  fur  Mune^au  Diocèfe  de  Paris, 


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ROB  R  O  B 

Avocat  en  Cour  d*EgIife,  a  écrit,  partie  en  profe  ,  partie  en 
rime,  les  Loups  ravîffans, autrement  Doârinal Moral  j imprimé 
à  Paris ,  1^-4°.  par  Antoine  Vérard  ,1505*. 

*  Voy.  La  Croix  ov  Maims»  &  les  notes ,  à  l'Anidade  Robb»  Goiiir; 

.Tom.II ,  pag.  588. 

ROBERT  GUAGUIN  ,  Général  de  l'Ordre  de  la  Sainte 
Trinité,  a  traduit ,  du  Latin  des  Commentaires  de  Jules  Céfar, 
des  Batailles  &  Conquêtes  faites  par  Ccfir  aux  pays  de  Gaule; 
imprimées  à  Paris,  i/i^/.  par  Antoine  Vérard,  1488  ,  &  depuis 
par  François  Renaud  ,  in-fol.  1-5  3  7.  Il  a  écrit  en  rime  le  Paflè- 
temps  d'oinvcte  '  ,  du  temps  qu'il  et  oit  à  Londres  ,  en  Ambaf- 
fade  ,  avec  très-ma^anime  Seigneur  1  rançois  de  Luxembourg, 
pour  le  Roi  de  France  «  en  Pan  i^6^  j  imprimé  à  Isatis ,  in- 16, 
âtudate, 

*  La  Gxon  du  Maine  dit  que  le  Pocme ,  intitulé  ic  Pajfc-temps  d'ojjïveté^ 
lie  Rcibert  Gaguin  fut  compoféen  1489,  &  imprimé  i  Paris ,  Tan  i;45, 
—Voy.  La  Croix  ovMains^  &lesaote9,jui|nime  Aradei  Tom.  11» 

pag.  J89&  390. 

^  ROBLRT  PREVOST  a  traduit  de  Latin,  Epître  Apologé-. 
tique  de  Didier  Erafme  de  Rotcrodam  ,  à  Révérend  Père  & 
illuftre  Prince  Chnllophle^  Evêque  de  Bâle,  touchant  la  défenle 
de  manger  chair,  &:  autres  femblables  conflitutions;  imprimée  à 
Lyon,  en  Pan  i%Ci  ,  fans  nom  d'Imprimeur.  II  a  mis  auflî  une 
Epiere  au-devant  de  la  Traduaion  de  i'Htlloire  ,  ou  C  ommen- 
taires  de  Jeaa  Seldran  ,  par  lui  (  crois-je  )  faits  en  François  *. 

♦Vbj.  LA  Croix  du  Mains,  ^  ies  nQtes,  au  mpt  Robirt  {.e  P&evost, 
Tom.lI,pa^.  1,1, 

ROBERT  DE  REIMS  •/  ancien  Poète ,  qui  vivoit  avant 
Fan  i30Q^  a  fût  des  Antithères  d'Amour ,  difant  ; 

'  Qtà  hun  veut  amour  décrira  ^ 
Amours  eft  &  maie  &  Amum. 
Le  plus  *  mcfurable  enyvre  ,  *attrempe; 
Et  U  plus  Jagc  *  embriconne,       ^^oit,  ren4 
Lu  wiprifonnc:^  délivre  j  anloMn  ,  Tient 


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R  O  B  R  O  B  41J 

Chacun  fet  mourir  &  vh're\ 
£t  à  chacun  louit  &  donc. 
E  foie  &  fdge  eji  amors. 
Vie  &  mort  j  joye  &  dolors. 

Amours  efl  large  &'  avère  , 
S'ejl  qui  U  -voir  en  rurayc. 
Amour  eft  douce  &  amen 

A  cel'i  qui  h'ien  Veffaye.  , 

Amours  ejl  marqflre  &  mère  : 

Primes  bat  &  puis  repaye. 

Fi  dl  qui  plus  le  compère  , 

C'ejl  dl  qui  mdns  s'en  ejhutyt. 

Amours  va  par  aventure  : 

Chacun  y  perd  &  gaagne. 

Par  outrage  &  par  mefure  j 

Sane  '  chacun  &  '  mehagne,  '  guérit. 

Etirs  &  mejadventure  >  *  leod  ftiopiae. 

Sont  tqfiors  en  fa  compaigne. 

Pour  c\Jl  rSifor.s  &  droiture , 

Que  chacuns  s'en  lot  &  plaignit. 

Souvent  rît  &  fiuvene  pleure  > 

Qui  bien  aime  en  fin  courage* 

Bien  &  mal  Itqucurent  Jeure  y 

Son  ^neu  quierc  à' fou  damage. 

Et  Je  H  biens  ù  ésmture , 

De  tant  a  il  aivtmtaige  : 

Que  li  biens  d'une  feule  heure ^ 

Les  maux  d  'un  un  '  ajjoage.  *fouUge, 

La  Chieure  dit  fans  faintijc 

D' amors  ejl  la  deffinaïlle ^ 

De  ce  que  U  en  devife  ^ 

Qu'enjt  le  trunft-tm  fans  faille. 

Car  eil  qui  aim>ars  jujlife  , 

Et  qui  pour  U*  fe  travaille  ,  *  COQMUIKtE» 

•  ^  Ne  porroit  en  nulle  guife  , 

Le  grain  eueilûr  fins  Ut  paille, 

*  Tiré  de  Fauchet ,  Chap.  19. 

ROBERT  SENALIS,  Evoque  d'Avranches.  J*ai  vu  quel- 
ques Livres  àc  cet  Auteur  qui  ont  étc  traduit»;  en  François, 
dont  je  ne  ne  puis  mettre  ici  les  titres,  d'autant  que  i'imprimcui: 
Fran.  Tom,  K  Du  V£ROi  Tom.  m»   }i  h  h 


4x^     R  O  B  ROC 

a  perdu  le  cayer  ils  ^toienc  »  ce  qui  fera  (eppléé  en  une  £6» 
conde  édition  *. 

*  Voy.  La  Choix  o v  Mainb  ,  8c  ki  notei,  an  mot  Robbut» 

£vèque  de  Vence  ,  Tom.  II ,  pag.  391  8e  59 j* 

ROBERT  DU  SOUCHEY  a  tranflaté  les  deux  Livres  de 
Divination,  de  Marc  Tulle  Ciceron  *  ;  imprimés  à  Paris, 
à  renlèigne  du  Phénix  ,  prés  le  Collège  de  Rein»  »  en  Tan 

'  L'Abbc  Régnier  des  Marais  en  donna  une  nativelîe  Traduôion  ,  l'an 
1704,  fort  eilunée.  il  ne  connoiiToit  pas  celle-ci ,  ayant»  au  commeoceinent 
de  (à  Préface ,  dit  avec  beaucoup  de  fccuritc  qu'avant  lui  per(bnne  n'avoit . 
cradaic  en  Ftançois  les  deux  LivRS  de  là  DivinatiM,  { M.  01  laMonmoti)» 

ROBERT  DU  TRIEZ,  de  Lillç  en  Flandres,  a  écrit  les 
Rulês.,  fîneflcs  &  Impoftures  des  Ëfprits  malins  ;  (Euvre  fort 
utile  &  déleâable  pour  un  chacun  ,  à  cauié  de  la  variée  dea 
chofès  étranges  y  contenues  en  iceloi^  imprimées  àCambray, 
ia-4«.  par  Nicolas  Cambray  »  1 5  63. 

HOCCO  BENEDETTÏ.  Difcours  des  triomphes  faits  par 
Ja  Séfcniifime  Seigneurie  de  Venife  ,  à  l'Entrée  heureufe  de 
Henri  de  Valois  III  de  ce  nom ,  très- Chrétien  Roi  de  France 

de  Pologne  j  tant  en  Italien  par  Meflèr  Rocco  Benedetti, 
puis  traduits  en  François ,  imprimé  à  Lyon ,  par  Michel  Jove» 
1584. 

ROCH  LE  BAILUF  ,  Sieur  de  la  Rivière,  Médecin  ordi- 
•aire  du  Roi ,  a  écrit  Sommaire  Traité  Apologétique ,  fervantde 
défenfe  aux  calomnies  que  les  Doâeors  en  la  Faculté  de  Méde- 
cinej  à  Paris,  lui  ontimpoféesj  déduifantlcs  principes  deschofe^ 
avec  quelques  préceptes  de  Médecine ,  &  la  néceflîté  de  l'Ait , 
figne  en  icetle ,  quieficonnoitrela  vertu  de  chaque  chofe  pariêa 
propres  marques,  avec  exemple  ;  imprimé  à  Paris,  Tan 
1578.  Difcours  fur  la  fignification  de  la  Comète  apparue  en  Oc- 
cident au  fignc  du  Sagittaire,  le  10  Novembre  1577;  imprimé 
à  Rennes  par  Julien  du  Clos.  Le  Demonfbrion  de  Roch  le  BaiUif 


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ROC  R  O  G  417 

Edelphe  ,  Médecin  Spàgiric ,  auquel  font  conrenuf  troh  cens 
Aphorifines  Laâns  &  François ,  fommaire  vérhablc  de  la  Doc* 
trîne  Paracelfique, extraite  de  lui,  en  la  plu  parc,  par  ledit  Baillif; 
imprimé  à  Rennes,  m-4".  par  Pierre  le  13ret,  1578.  Premier 
Traité  de  Thomme  en  ton  eflcntieHe  Anatomie; avecles £lé« 
mens ,  &  ce  qui  eft  en  eux  ;  de  Tes  maladies ,  Médecine  ,  & 
ablolus  remèdes  ès  teintures  d*or  ,  corail,  Antimoine,  &  mâgiC' 
tere  des  Pcrîes  ,  &c  de  leur  extradion  ;  imprimé  à  Paris,  m-8°. 
par  Abel  l'Angelicr,  i"j8o.  Traite  du  remède  contre  la  peile  , 
Charbon  &  Piuréfie  ;  à  Paris  ,  par  Abel  PAngelicr, 

1580 

*  Voy.  La  Croix  do  Maine»  Se  les  notes ,  au  moc  Roc  le  Baillt» 

Tom.  I ,  pag.  393  &  ^94. 

ROCHES  (  Les  Dames  des  )  de  Poitiers,  mere  &  fille.  Voy. 
Madelaine  NfiVEU  &  Catherine  de  Fraoonnbt  *• 

*  Voy.  La  Croix  ou  Maine  ,  de  Icî  m)rc$  ,  aux  mots  Catherini  des 
Roches  ,  Tom.  1,  pag.  101  ,  ôc  Madelaine  Neveu  ,  Tom.  U  ,  pag.  71 
À  fuir.  ■ 

ROGER  BACON  *.  Miroir  d'Alchimis  ,  &c.  traduit  en 

François. 

*  Ce  favant  Cordelier  Anglois  fut,  daiis  fon  ficelé ,  un  prodige  d'crudi- 
don  ,  dans  l'Adronomie  ,  la  Chimie  &  les  Machv-matiques  ,  connoiflânces 
donc  on  peut  te  regarder  comme  Tinvemeur.  Il  reconnue  des  eneuR  palpai 

bles  dans  la  manière  de  comprer  !cs  reinps ,  >?c  il  propofa  ,  en  t  iSy,  au  Pape 
Clémenc  IV,  la  réfocmacion  du  Calendrier,  il  décrivit  les  cftecs  de  la  cham- 
1>ce  oblcttte,  êc  tontes  tes  efpdces  de  miroirs ,  propres  à  croilir ,  on  à  diminuer 
les  objets  ;  de-U  à  la  connoidance  des  Lunettes  &  du  Télefcope,  il  n'y  avoic 
qu'un  pas.  Il  ne  dut  pa?  lui  hte  difEcile  de  faire  les  expériences  du  Miroir 
arient.  On  prccciid  auili  que ,  dans  Tes  travaux  Chimiques  ,  il  découvrit  U 
pondre  à  canon ,  dont  cependant  on  rapporte  tHnvention  i  Bettold  Sclivarts, 
Cordelier  Allemand  ,  contemporain  de  Roger  Bacon  ,  ou  qui  V(.'cut  peu 
après  lui.  Il  ne  fut  pas  moins  habile  dms  la  Médecine.  Enfin  il  avoit  un  génie 
propre  i  trouver  les  Arts,  s'ils  n'eulfent  déjà  été  connus  en  grande  partie. 
Tant  de  lalms,  fupérieurs  à  ceux  de  fon  ficelé  ,  lai  fulcîtèrenc  des  envieux» 
ui  l'accuscrenr  de  Maj^ie  ?îon  General  le  fii  m  rtre  en  prifon  ,  ùm  doute 
ans  le  voyage  qu'il  Bt  à  Rome.  U  fut  allez  heureux  pour  faire  comprendre  i 
ùm  Générât  qu'il  n'y  avok  cîen  qae  de  naturel  dans  toutes  fes  conooiflànces  i 

Hhhij 


4i8     R  O  L  R  O  L 

il  lui  rendit  fa  liberté  ,  &  il  revint  en  Angletetre  ,  où  il  mourut  â  Oxfotd  , 
avec  la  foiblelfe  de  foa  fiècle  ^  de  ccoice  aveuglément  à  f  Âtlcoiogie  Judi- 
ciaire. On  trouvera  fur  la  vie  Se  kss  ficnts  de  Roeer  Bacon  on  Article  tris- 

étendu  &  trcs-curieux,  dans  le  premier  Tome  de  la  Biographie  Britannique. 

Il  t!l  .lîTiz  nngiilier  que  la  dat;  ae  la  naîfTànced.»  cet  homme  c:!:t-iic  foir  plus 
connue  cnie  celle  ds  fa  mort.  U  uaquit  en  1114,  ni:iis  on  varie  beaucoup  fut 
Tannée  dans  laque'le  il  mourut.  Ceux  qui  placent  fa  mort  avant  Tan  1  aça , 
le  trompent  cerr.iiiijir.L-ii:  ;  m  li  ■  il  y  en  a  qui  foutieiinCiU  .lu'il  vécut  jufqu'en 
1194  i  &  c'cCt  l'opinion  du  lavant  Editeur  de  l'O.ivrage  ae  Bacon ,  demeucé 
long-temps  Manufcrit,  connu  fous  le  titre  d  Opus  Majus  j  6c  qui  na  ént 
imprimé  qa*en  17  a* 

ROLAND  BETHOLAUD  a  mis  en  François,  &  par  ordre, 
les  Règles  do  Droit  Civil  ^  Canon  y  &vec  on,  petit  CoinineR<* 
taire  \  imprimé  à  Paris ,  in-^".  par  la  veuve  de  Nicolas  Buflèt» 
Deux  Egiogues  fur  le  tombeau  de  Salmonius  Macrinus  k 
Scevole  de  Sainte-Marthe; avec  qiielque.s  Sonnets,  £pigrammes 
&  autres  Compofitions  ;  imprimées  à  Bourges ,  in-)i**,  par  Jean 
Hantet ,  1^58,  Rolandi  Bttolandi  Lemovicis  Jurijcon,  SaligttO' 
tum  &  Bcnevtnùittorutn  Sencchalii  ac  Judîcis  ordinarii  Hodoe- 
PORICUM  ^  in  quo  Synefti  Hymni  très  ^  iifdtm  numcris  Latinè 
rcdditi  :  Lyrici  aUi  ,  Epîgrammata  ,  Fanera  ,  Elcgi ,  Epijlolce  , 
feu  Sylvœ  ,  Phalcucii  ^  Nomica  (juœdam  contintaturi  Luuàa, 
ûfud  Fcdcr.  Morellum,  isi^" 

E  G  L  O  G  U  E. 
MENALCAS,  TITYKB. 

[  Puifque  feuls  en  ce  hors  nous  nous  fommei  tOMS  dtUX  . 

D'aventure  trouves  ^  il  eji  bon  jji  tu  veax^ 

Mon  Tityre  ,  qu'affis  fous  l'épaijfe  coudretie. 

Qui  fe  joint  à  l'ormeau ,  nous  enflions  la  maftat 

Pour  chanter  nos  amours  ^  &  celles  qui  nous  <Ntf 

f^ravg  la  tn/iejfc  j  &  le  deuil  fur  le  front* 
TTrllas  !  une  autre  douleur^  itâtcoup  plus  arnuyeufi. 

M'efface  de  l'tjprk  la  rrijlejfe  amoureufe. 
MEN.  Ton  Marfye  ecorché  ne  te  tormente  pas. 
TTT.  De  Marfye  écorché  je  fais  éien  peu  de  cas  j 

Et  d'autres  de  long-temps  ont  revengé  Pupitre ^ 

QiK  mtfa  quelquefois  Jôn  anûtU ^«ujftre*. 


♦ 


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R  O  L  R  O  L 

C'tjl  un<  autre  douleur  qui  fait  qu'ores  j'ap^an 
Ma  flûte  Je  hùn  cour  aux  faunes  &  à,  Pan, 

Je  te  difois  un  jour  que  ia.  woix  enrouée 

De  Marfye  écorché  fut  tout  ainjt  louée 

Par  Macrin,  qui  l'ouyt  ^  qu'un  Ji  Jot  meneoit. 

Mi'na/que  ,  et  Maerin  j  qiù  aaguères  étott 

L'honneur  de  mon  Loudun^  par  la  Parque  ravit ^ 

Dedans  l'air  y  en  mourant ,  a  foupiré  fa  vie. 

Pourquoy  y  s'il  le  jouvunl  de  Jes  bdies  Chanfons ^ 

Ménaique  ^  en  ma  faveur ,  fcry  rehruyre  les  fons 

De  ta  voix  lamentable  y  &  ta  fiùte  nouvelle  : 

Fajfe  lajienne  plus  (  s' elle  peut  )  imator telle. 

Tu  ne  feras  tout  feul  à  venger  de  touify. 

Et  de  l'Enfer  hydeux  Macrin  enfev^» 

Le  favant  Ltonic  y  emploie  fa  peine  j 

■El  je  fuis  ajjure  que  la  divine  veine 

De  mon  Roger  ayméà  Maerin  ne  faut  pas  , 

Dont  il  a  le  premier  entendu  le  trépas. 

Cher  Macnrij  de  ma  part  tu  auras  à  cette  heur* 

Ces  larn.cs  j  que  pour  toy  miférable  je  pleure^ 

Et  ces  vers  douloureux  j  que  mes  jujles  regrets 

Font  voir  derrière  nous  j  grave's  dans  le  Cyprc^. 

O  Ciel  J  père  de  toui  yii  vous  j  ondes  coulantes^ 

Dont  toute  chofe  naît  ;  toy  ,  des  ames  vivantes. 

Air  finin  ,  fetd  auteur  ;  Terre  j  mère  eUs  corps  j 

Prenr(  ces  petits  vers  ;  &  fî  les  hommes  morts  > 

Leur  premier  fentiment ,  comme  nous^  ont  encore  p 

Envoyé^  à  Macrin  ce  peu  dont  Je  l'honore» 

£t  tcy  J  mon  cher  Macrin  j  Ji  encore  tu  fens  , 

Sû'tnfemen!  rfi^oCmf ,  ce  que  font  Us  vivais  , 

Si  au  monde  niedicur  quelque  part  ia pîuà  biUe 

Dans  le  Ciel  éternel  a  ton  anu  éternelle 

Regarde  de  bon  œil  ces  miens  humbles  f redons  y 

Que  tuas  J  les  ayant,  quelquefois  trouvé  bons, 

AMatit  longue  que  belle  ayant  vécu  ta  vie  ^ 

Voyre  autant  qu'honorable  &  feure  de  l'envii  3 

Tu  fais  pleurer  les  yeux  des  Bergers  larmoyant  , 

iVoA  moins  que  Ji  la  Parque  ,  en  la  fleur  de  tes  ans. 

Te  coppant  le  filet ,  t'eût  coppé  l'e/pérance 

D'être  ,  comme  on  te  voie  ,  des  premiers  de  la  Fra/KC- 

Les  Nymphes  t'ont  pleure  à  l'envy  des  neuf  Saurs-  ' 

(  Les  cQudres  6"  les  eaux  en  témoignent  les  pleurs  ) 

Quand  ton  fils  ,Ji  jetant  fur  ton  corps  pitoyable^ 

Difm  Us  Geute  cruels  ^  &  Jiyker  tçiqpMê 


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R  O  U 


R  O  L 


D'un  trop  lâche  forfait.  Le  fimpU  pqfioureau 

A  3  fans  guide  j  lâché  par  lits  champs  te  troupeau» 

Le  troupeau  ^fe plaignant  ^  a  ta  mort  regretté*. 

Sans  que  de  tout  le  jour  il  ait  l'herbe  goujléc  y 

Ny  touche  tant  foit  peu  la  liqueur  des  nujjeaux. 

Les  e'paijfes  forêts  ,  les  fauvages  coupamx 

Des  plus  horribles  monts  hautement  retent^eM  ^ 

Ou  même  les  Lions  de  Carthûoe  rii^yi(rent 

Pour  le  deuil  de  ta  mort,  Macnn  ,  tu  favois  bien 

Aecotipier  en  nos  champs  te  Tygre  Arménien  » 

En  Inormncur  de  Bacchus  j  renouveler  fa  danfs^ 

Ses  Thiafes  v!neux ,  &  recouvrir  fa  lance 

De  feuillars  tout  autour.  Macrin  ,  tu  nous  montfois  ^ 

Pour  tron^fer  nos  ennuys  ^  d'affembler  à  la  voix 

(  Alors  que  des  Bergers  la  fortune  fe  joue) 

Les  tuyaux  de  Sicile^  &  ceux-là  de  Mantoue, 

Ta  nos  biffe  ianguit  d^un  féjour  parejfenx 

Ny  ta  race,  ny  moy ,  tu  Macrin ,  ne  tous  cerne 

Que  la  Mufe  appelait  à  boire  en  Hypocrène ^ 

Les  meilleures  liqueurs  de  la  fainte  fontaine,  ■ 

Pmar  nota  donner  courage ,  après  tnmr  chanté > 

Tu  nous  récompenfois  du  loyer  mérité. 

Comme  la  grappe  honore  une  vi^ne  tortiffe  , 

Et  la  vigne  un  ormeau  ,  ic  iroupeau  la  geniffè  > 

Et  les  bleds  le  beau  champ  ;  ainjî^  qnntM  tu  vivais  , 

Tu  fus  l'honneur  dts  tiens  ^  &  l'honneur  de  nosbois» 

^rès  eue  le  cifeau  de  la  Parque  meurtrière 

TSkt  fait  perdre  3  en  mourant  j  notre  belle  lunùin^ 

Palès  quitta  nos  champs  ia^êt  qu'ApolÙKU 

En  lieu  d'orge  femé  maintenant  le  fillou 

Jette  l'ayeneron  ,  &  la  Fogere  druë  , 

Za  malheureufe  y  vraye  f  &la  trifle  feguë; 

En  lieu  de  violette ,  &  de  rouge  Narcis  ^ 

De  Paquerertf  hlanchf  ,  6*  de  rafe  &  de  LyS ^ 
La  rofe  j  le  chardon  ^  la  grofciile  &  l'ortie 
Tiennent  de  nos  jardins  la  meiileure  partie  , 
Pafloureaux  cmf-rjrrc:;  les  fr^r.idinesdefleutts 
Sur  la  terre  feme^  les  flairantes  odeurs, 
EUve\  un  tomieau  â  MaeiiUf  qui  fàuhaiu 
Qucj  pour  l'amour  de  luy,  ûUe  dufe  fiii  fatu. 
Et  que  fus  le  tombeau  l'on  engrave  cecy  : 
Je  ,  Macrin  »fi^s  bien  mort      ru  mourras  auj^: 
Car  Mien  ht  -^â^  ^  ^  Outrageufe 
Zhrien  uam^afievl  tlut  yerwMrmçaittjfi, 


R  O  L 


R  O  L 


Adieu  donque^  Macrin,  Apollon  perruquier 
Te  fait  un  beau préfent  de  Codtur  du  Laurier  , 
Les  Faunes  ont  cueilli  tout  ce  qu'Us  pouvaient  prendre 
De  meilleur  pour  t'offrir  j  de  l*ûrére  le  frtàtunin  j 
Du  froment  efpigé  lés  grains  &  'c  ruyau. 
Paies  verfe  du  lait  fur  ton  facré  tombeau. 
Les  Nymphes  du  miel  roux,  &  Flore  des  guiriandet» 
Encore  des  neuf  Sceurs  un  honneur  tu  demander. 
Chère  ame  ,  le  plus  grand  qu  elles  puijpnt  donner 
Aux  hommes  ,  qui  font  morts  ,  des  vers  pour  réfonner 
Dont  Iw  temj^e  âtvin  ^  fw  kwr  harpe  ttivoire^ 
De  Macrin  Loudunoîs  l'immortelle  mÙMÛre* 

Les  MuffS  favent  bien  combien  tu  méritas 
De  Lauriers  verdoyant  ,  alors  que  tu  chantas 
La  mort  de  Gelmds,  de  vobe  Sicilîeme  , 
Si  bien  qu'elles  ploroient  ta  fortune  &  la ^e$me» 
Elles  le  favent  bien  ,  car  dejfus  Hélicon 
On  n*entend  que  fonnerla  gloire  de  ton  nom. 
Mime  quand  noue  dormons  au  fond  d'une  VolUo^ 
Ou  dans  une  caverne  à  l'écart  recelée  , 
£lles  Joufflent  dans  nous  je  ne  fais  quelle  ardeur  ^  , 
Qitt  nous  fait  Jî petits  rechanter  la  grandeur 
D'un  berger  Jî  /avant,  &  fa  chajle  compagne. 
Qu'entre  /er  bienheureux  ores  il  accompagne 
Macrin  j  nous  te  chantons  en  nos  hautes  fore^, 
Oà  le  Faa,  le  Bouleau ,  le  China ^  ^  le  Cypre^,  . 
La  brehh  £•  le  bceuf ,  &  la  chèvre  barbue 
'Surpaient  de  leurs  cris  la  hauteur  de  la,nue  y 
Car plutôt  le poiffon  dans  la  terre  naîtra. 
Le  liom  dan»  Ut  mer  ,  h  doux  miel  coulera 
D'un  arbre  venimeux  ;  pefle-mejle  brouillée 
Toute  faifon  aura  la  htmière  troublée, 
€}u  Plfyver  donnera  mue  large  moiffôn  ,        -  , 
.  Et  l'Olive  en  EJlé  cueillera  le  Gafcon  »  , 

l'.-ittfomne  fe  fardant  de  l'émail  de  la  prée  , 
lit  le  gay  Ké  nouveau  de  la  grappe  pourprée. 
Cela  viendra  premier,  mon  Macrin  ,  que  no»,ims 
Ceffent  onq  de  cha/ircr  à  l'accord  de  ma  voix. 
MEN.  Fourfuy  dottcquc  ^  Tiryre  ,  &  retourne  dejpeçdre 
Ta  fl&te  de  l'ormeau  j      ,  content  de  la  rendre  y 
Hmdde,  bmffie  la  tête  j  afin  que  déformai*  '^i^ 
U  entende  fonner  Macrin  y  mieux  que  jamais,  ;  " 
Pan  aujfi  ne  veut  pas  que  ta  verte  jeunejfc  j  ,  ,  ^^yy 
Ceffed€  Ufomier  ,pourfmeÊm€  trijlejfe^  _   ,  r 


«fiA    ROL  KOI 

Et  quand  tu  la  maries  à  ta  fainte  ckanfon  , 
«  //  n:t  fcmhle  ,  écouumt  ruccord  d'un  (l  doux  fvn^  ' 

Qwtf  j  la^c  du  labeur  ^  je  dors  fur  les  fieurettes  , 
Bmhrajfant^  autts  en  VMn,m€s  amottrs iendrelettef  ^ 
Ou  qu'au  mois  U  pàu  ekaud^  quand  ji/iùs  tdUri  % 
Je  hois  dans  un  rutffeau  qui  rraverfe  U  pré  y 
Une  onde  argentelctic  j  &  que  j'oy  U  murmure 
De  reau  ^  qù  ne  peut  voir  deffkher  ta  verdan. 
O  bienheureux  Berger  ^  dont  la  voix  fait  fi  bien 
De  ton  heureux  Macrin  U  ton  Chalcidten  : 
Tu  feras  en  fon  lieUj  mime  j'ofe  bien  dire 
Que  Macrin  ^  de  fon  gré ,  donne  l'ktrhe  à  Tîiyre  : 
Toutefois  je  veux  bien  ,  en  faîfant  mon  devoir  ^ 
Etendre  à  fon  honneur  tout  mon  humble  pouvoir  ; 
Mais  je  voudrais  avoir  k  miel  mime  d'Hymcte , 
Qui  cûuloit  de  la  bouche  àce  doSe  Pcête, 
Macrin  cnierveillé  va  là  haut  regardant 
Le  fouralkux  Olympe  &  U  Soleil  ardent  ,  . 
Ayant  deffbus  fes  pieds  les  afires&les  mus. 
De- là  vient  que  f à-bas  les  fore\  ehevdues  , 
Et  le  rejîe  des  champs  ,  &  les  Satyres  nus  , 
I.es  Fans  &  les  Bergers ,  &  les  Faunes  cornus 
L'air  rempRjfent  de  joie ,  avecques  les  Nàiades  » 
Qui  frrcr:  de  leurs  eaux  ,  fe  mêlant  aux  DriadtSm 
Le  loup  ne  jau  point  peur  à  la  fimple  brebis ^ 
Ify  le  cerf ne  craint  point  qu'il  fe  voye  furpris 
Dans  les      du  veneur^  qià  le  laîffe  fotdere 
Librement  5  comme  il  veut  ^  aux  campagnes  eshattre» 
Les  tertres  ,  les  rochers^  &  les  bocages  verds  ^ 
Pour  Vamovr  de  Macrin  j  retenûjfent  des  vers» 
Echo  3  comme  elle  peut.,  de  fa  langue  nouée  ^ 
Dit  qu'on  garde  à  Macrin  une  fête  chomm^e  , 
Car  Macrin  eji  un  Dieu.  Tityre  j  c'efi  u.i  Duu. 
O  Dieu  ,  foys-nous  heureux  !  voky  dansée  èedu  Seu 
J'c'lvï  quatre  autels  ^  deux  à  toy  ,  deux  encore 
A  Phebus  y  car  autant  l'un  que  l'autre  f  honore. 
Tu  auras  de  lait  frais  deux  houles  e'cumans. 
Et  deux  pots  d'huile  gras  de  ma  part  tonsUsans, 
Sur-tout  du  bon  Bacchus  la  liqueur  favourakle^ 
Ejouijfant  nos  cceurs  à  ta  fete  honorable  y 
&un  vin  nottveau   Anjou  le  NeBar  fefpandny. 
Puis  danfant  ^  par  les  inains  Corydon  je prendray'^ 
Qui  contrefera  Pan  ,  avec  A Iphefîhe'e  , 
Trépignant  comme  nous  dcjjus  i  ' herbe  foulée. 

JVSwt 


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R  O  L  R  O  O 

Nous  te  ferons  des  veeuX  ,  tout  ainfi  qu'à  Bacchus  »      ■        ,  , 
Tout  ait\fiquà  Cérh  j  quand  nous  irons  tous  nuds  > 
Humblement  tewymt  la  terre  envirottuée  j 

d'avoir  encor  une  fertile  année  ; 
Car^  tant  que  le  Dauphin  en  la  mer  fe  plaira^ 
Et  tant  que  U  fangUer  kt 

VEfié  chaud  les  epu  »  tAfOomne  Ia  ttudangCt  » 

Macrin,  les  paRoureaux  chanteront  ta  louange.  * 
TYT.  H  ne  /fais  quel  préfent  je  te  puijfe  donner  , 

Pour  avoir  Jt  bien  fait  twt  ékvwr  de  fwmtr^ .  ^ 

Car  j'ai  moins  de  plaifir  au  doux  bruit  de  l'haleine  j 

Dont  Zéphire  ,  au  Printemps  ,  nsus  évente  la  pUùnt 

Et  ne  fuis  point  fi  aife  à  entendre  frapper  -  % 

Des  flou  remré/kyvaiu  Its  rw«s  de  la  mer  « 

Ny  d'ouyr  murmurer  la  rivière  cnulé: 

Sur  la  terre  pierreufe  au  coeur  d'une  vallée. 
jaSlf,  Je  te  donne  premier  ee petit  ehaltmeau  j 

Qui  m'apprit  à  enanurf  à  t ombre  d'un  Ormeau^  * 
Et  fl  m'apprit  encor  ton  amour  Galatkée.  ']  \ 

TTT.  Prens  ma  Jiûte pour  toy ,  c^r  tu  l'as  méritée  i 

Ihtmeu  l'eut  ^tmur^^Smms'Corydon^ 

m'eajk  Héritier,  mai*  je  i^en  fie  uà'd^}      •  . 

ROLAND  PIERRE ,  Avocat  w  Siège  Préfidial  de  Mcaux , 
a  craduic  de  Grec  en  Fraocob  un  OpurcuTe  de  Théodorit  j  £v6* 

qae  de  Cyr,  intitulé.  De  la  Nature  de  l'homme  ,  avec  l'expoli-^ 
tion  des  lieux  les  plus  obfcurs  &  difficiles  y  impr.  à  Paris ,  tn-^V 
II  y  en  a  une  autre  verfîon ,  faite  par  Antoine  du  Bus.  EpiffnU 
du(t ,  una  Q.  C'iceroms  ad  Q.  Ciccroncm  frûtrem,dc  mtmnc  bcne 
gerenda  Proviticice  ,  Rolandi  Fctreti  J.  C.  Commcntariis  illuj^ 
tratce.  Ejujdcm  Pecrcii  Notœ  ad  quoddam  TrpoXtyofzmv  Phiîonrs  , 
de  Officia  Judicis  ;  Farifiis  ^  in-^^ ,  apud  Andr,  U^tchclu'n  ,  i  5  f^^. 

ROLAND  PIETRE,  Avocat  en  la  Cour  de  Parlement  h 
Paris,  a  écrit  ,  Confidcrations  Politiques,  Livre  premier,  con- 
tenant neuf  Chapitres  j  imprimjç^  à  Pari$  ,  par  Robert 
Eftienne,  1^66*.  .., 
.  >i'yoy.LACiioixi>T; Maine, au mbne Article, Tom.  n,pîig.  f  95  ^59^* 

ROOLLET  DE  GASSIN  *,Gentilhomme  de  Provence ,  du 
Château.de  Gaffinj  alfis  au  rivage  du  Golfe  de  Grimaud  ,  Poète» 
BiBUOT.  Frait*  Jo/n*  F.  Du  VEao.  Tom,  ///•    H  i 


4H    "^Q  O  R  O  O 

Orateur  &  Hiftorkîfi ,  &  vaîllarkt  aux  armes  ,  fut ,  par  le  moyew 
de  fes  grâces  &  vertus  fingulieresen  U  Poefie  ,  le  bien- venu  ecr- 
tre  les  plus  Grands  ,  ik  mcaïc  dos  Geos  ^*£gJi/e  non-obdant 
qu'il  écrivoic  oomtt  leur»  vioes  ;  mais  it*  ibucenoic  (èfiuemeiK 
Uat  parti  contre rôpnrida  des  Albigeois    Vaodogs  de  Lyon 
h  doârine  deî<|ae]savçtt  cours  die  cetcais»Oii  ac  MUÂt  aucune 
expédkion  de  gueiie  •contre  le»  Vandoi» ,  mi  «ôncre  les  Tou* 
cbaiiis>  ou  aucres^emmiris  de  r£g4i&  «  iim^ny  fôc  appelé  des> 
premiers  aux  efcaritiouches^  pour  raifca-  de  quoi  il  foc  eùkaé  & 
pôfé  de  tous.  Il  Bit  bien  vu  &  aimé  du  Comte  de  Provence  ,  & 
employé.  {MUT  kiài^réduâion  dea-membres^  de  fa.  Comté  d& 
Provence  ,  contre  les  rcbeHcs  du  pays,  qui  ne  fe-vouloient  ran- 
ger à  Ton  ohéifTimce ,  ne  ]m  prérer  hommage       étant  élevé- 
ain.fi  en  htiut  degr^  ,  la  fortune  ne  permit  point  le  laidcr  pafTer  , 
fans  lui  faire  fentir  de  fa. variété  j.  car  ,  en  une  atlcmblée  qtn 
fit  en  la  Ville  de  MompeHiÊT  ,  où  il  fe  trouva   il  fut  furpris- 
tellemenc  de  l'amour  d'une  Gentil- femme , de  la  maifon  de  Mon- 
taubaf¥,  nommée  Kjxende  ,  ou  Richilde ,  qu'il  fut  contraint 
ptiUiet  toocea-fes  bonne»  &  honnêtes  aélions  ^  &  ^la  louange: 
d^keUe  |^|tlunèu^^  ,  defquelles'il'ltiî  fit  prélènt  ;»mai» 

elle^comEmei£Hdj|e')&A^^  ^e  moqpadë  luLLe^eoa  s*eun^ 
coiicie  ton  opmibnr  ^  apperçu  dr •cette  tromperelle  «  en  prît  te( 
dédaiit.  en  foo  çam-r^^*  de&reiirPoêêiqiie^  fit  an-  Chanr 
tous  vempIi'dBS  ingpaiittides  de  fa  Dame  -^tt  ne  ^  pouvant  pliit> 
lionnâcefaenc  vet^p  contre  elle  ,  abandonna  le  monde ,  û  Ce 
rendit  Môiae  enîiiiiSifonAQère^' Avignon ,.  le  plus  ait((ère  qtt*if 
fut  trouver  ^  fans  avoir  communiqué  cet  étrange  changement  \ 
aucun  de  fès  prirent  éif  arrris ,  Idfrpîé^s,  neîe'Vtïyanr  pîns  marcher 
par  la  Ville,  furent  ébahis  d\ivr)ir  otïi-dtre  qn'il  s'éroit  rendu- 
Momc  ,  fans  quli  fc  voulût  montrera  eux.  Les  nouvdles  de  ce 
nouveau  Religieux  parvindrent  tôt  aux  oreilles  de  l'Evct^ue  de 
CniLtiOv  Jors  Lçgat  d'Avii^mon  ,  imhm  il  fuc  graiidemcnc  chahi, 
&  le  viiu  vtfircr  au  Munrûterc  ,  où  ce  fUint  Herniitc  i'c  montra 
à  Joi  (kui  à  viiâg»;  découvert  ^  lui  remontrant  qu'il  eut  plus  Sût 


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àe^vvkt  au  faist  F&rft  dttJl«nMl^&  à  riglife /«n  ««.temps 

furbuleoc  Su  calamiceiix  contre  les  ennemis  dKelIe^,  <}MeJNW 
où  il  étoic  ;  que  quand  Sa  Saiiuee«  en  fimic  >n  ei  rie  »  tL  y  poarr 
voiroit ,  &  le  récompenO^oit  do  qiiisji^  htm\s»Bà(kc.  &  <Jv» 
gniré.  Le  Poere  lui  remontra  que  lui  ,  ne  perfbnoe  Re  doit  Crre 
ébahi  de  fi  fà'mt  &^  dclrhcrc  propos^  &l  que  S.  AuguAin  l'avoit 
xiinfi  admonellé ,  en  ibnge  ,  de  vivre,  &  finir  le  refte  de  £a  vie 
fous  fa  règle  ,  au  reftc  qu'il  étoit  humble  ierviteur  de  Sa  Sain- 
teté. Pendant  que  cci  propos  fe  tenoient ,  voici  arriver  un  Cou- 
nCT  ,  aveç  mémoires  aux-  fins  d'avoir  ta  collition  de  la  Prcpofi- 
turc  des  Pignans ,  vacante  par  le  déccs  du  demiur  poflTelièur , 
^ui  fût  dès-]oiSQSrte  âe  conférée  audiLt  Raouk  >  Ia<iuelle  il  ac- 
cepta «  &  femercia  Ut  Légat  Ai  Fape ,  pat  .commandemenc  Se 
difpenfe  duquel  ilibftic  inèoncîiicBC  d«  Monifl^ey  prit  poflèf- 
6011  d'icelle,  &  en  obtinr  cmStnamn  dq-Cqimst'de  Provence , 
eomme  étant  de  fa  foodladaii  ^^oflactoo  «  i^tira  ;&  quand 
il  étoic  employé ,  ou  pour  îcs  affaires  du  Comte  de  Provonq!^ 
ou  pour  les  affiûr«s  de  l^figtife, il  y  faifoic  fon  deveîr. 

*  C'eft  le  même  que  La  Ccoî;^ d»  Mtbe  ( TÇ*W.  U.,  fig.  iMaM 
Raoul  de  Gassin  ,    <}ue  Jm»  dc Noin-pa|iie,0iM^.ii4»éàrvi{Umi» 

ou  ROOLLST  OE  GasSIN.  '  _       '    '       •  '  '  '  ^ •  ^ 

ROSTANG ,  Berenguier  ,  Genûlboii^  de  M9iMSfi,3,  6u 
de  fon  temps  e/bmé  fort  bon  Po^e  Provençal  ^  fut  grand  ani 
&  familier  de  Foulques  de  Villaret,  grand  Commandeur  de  fainc 
Gilles,  h  la  louange  duquel  il  fît  plufieiirs  ChaAi'qnsen  rime  Pro- 
vençale ,  &  fut  amoureux  d'une  Dame  de  Pioycnce  fort  âgée , 
&  très-experte  en  forcclleries  ^  ioit  à  mixtionner  les  drogues  , 
à  ublervcr  les  jours,  &  à  donner  breuvages  arnatoires.  Il  n'y 
avoitfimple  en  la  Colline  d'Any  ^  &l  en  toutes  \ts  montagnes  de 
Provençe  ,  dentelle  n'eût  connoifîànce.  EH'e  lui  donna  un' breu- 
vage ,  je  nt  dirai  pas  amoureux  ^  mois  mofdftcèj;  ddntil  devint 
transporté  de.  ibn  fcns  &  de.  Ja  piiié  ^u-cm  ont  Ikmâû- 
felle  de  la  matfbn  de  Cy&o  ,  de  Genaesi',  qn»  fn  teàole  loraià 
M^rCbiUe,  laquellQ  ayant  ftmitiaiiîtié  «{ne  la  Focte  ,.  pour  uine 

11  ij 


+j«    KO  s  "RO  S 

Chanfon  «voit  faite  k  Ta  louange  »  le  remît  ea  fon  boi^  ftiis 
&  entendement  par  un  fouverain  breuvage  &  antidote  qu'elle 
lui  donna,  dont  le  Poëte,  reconnoiffant  ce  bien,  l'immonalifii 
par  un  bon  nombre  de  Chanions  ^  &  en  devint  amoureux  -,  & 
défaifTant  cette  Magicienne  ,  retint  la  Genevoife  ,  qu*étoit  une 
fort  fage  Damoifelle ,  belle  ,  vertueufe  &  bien  apprife  à  la  Poë- 
lîe  ;  mais  elle  ne  fe  voulant  attendre  aux  prières  &  pourfuite  du 
Poëce  j  il  en  fut  dépiteux  ,  &  âc  un  Chant  qui  commence  : 

^furlafin-^  sidit  ; 

y* autres  veçe^  ô  I^ieus  jujles  yenïayns  ^ 
'    -  •  Qi'tlt*  a/m€<H^flia  dur  que  ic»  IXaJprc* 

jE  quycu  non  pôdi  efchivar  fa  rudejfa  , 
.  Ftn^es  {  au  mens)  qu'en  aquejlûus  ajayres 

j  ^  .  '      .  Ella  non  ïaya  mgrai  j  ny  dur  ,  ny  afprc  j 

■      Mtàs  myfiÊL  deuffa  eataat  qu*«.  de  belkfféu 

Ne  fâchant  que  faire, pour  un  honnête  dédain  ,  fe  voulut  rendre 
de  l'Ordre  des  Templiers, cuidant  avoir  quelque  faveur  de  Foul- 

'-ques  d|Q  Villaret;  mab  cela  lui  Servit  de  bien  peu ,  &  ne  le  vouluc- 

*on  ravoir ,  en  -haine  de  quoi  i  publia  un  Traité ,  intitulé 

la  faifa  vfda,  dtis  Templiers,  Et  néanmoins  (  ainfi  que  i*a  écrit  . 

'Saint-Cezari  )  fut  ônren  témoin' contre  eux;  de,  pour  avoir 
fàufTement  dépoie,  r^rdit  fbn  iens  ,  par  une  punition  divine  » 
&  trépallà  Tan  131$,  du  temps  que  Philippe ,  Roi  de  France  > 

'  &  Clément  VI  du  nom ,  Pape ,  qui  réfidoit  en  Avignon ,  pour- 
fuivoienc  îefdits  Templiers.  Le  Monge  de  Moncmajour  appelle 

•  ce  Poëce  l  alfa  Garentia  ,  qui  iignifie  Faux  témoin  ,  en  langue 

*  Provençale  *.  • 

■ 

*Voy..jBAiij»^NoT]iipDAiiB,Cluip.i8. 

:  ROSTÀN  DE  BIGNOSC ,  Provençal ,  Chifurgien  Juré  à 
-  Paris,  a  revtt  do  augmenté  ^'avec  Ambroiîê  Paré ,  l'Anatomie 
:  wiiverreUe  du  corps  humain ,  par  ledit  Paré  ;  imprimée  à  Paris» 
w  «0-8^  par ie«i  le  Rayer,  s  5  ^ i  • 


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RUP  RUT  4J7 

RXJPERT ,  Abbé.  Des  divins  Offices  *.  &c  Yoyei  Imam 

BocriiiLOK. 

*  Ruperr ,  Abbé  de  Dttttz  >  fur  le  Rhin ,  né  en  Flaadrei ,  ûvanc  Bénëdiâîn 

du  douzième  fijclc ,  a  compofé  planeurs  Ouvrages  que  l'on  a  réunis  c'c  impri- 
més à  Pans  ,  en  1  vol.  in-foL  ié}8.  Le  principal  eft  le  Traité  d<  Qffictis^ 
dont  la  Traduction  eft  ici  annoncée.  La  date  de  £i  mort  n  eft  point  conftance** 
Deux  Manufcnts  de  l'Abbaye  de  Liège ,  de  trois  cens  ans  d'antiqaité,  la  piai-' 
cent  en  1 1 1-  j  les  Hil^oriens  cependant  la  mettent  fous  l' m  t  i  j  5  ,  &  cette' 
dernière  dnte  fe  trouve  dans  fon  £pitaphe ,  rapportée  pat  Dom  Martcnne. 
Voyes  Ntfl.  Un,  it  la  Fwut  »  Tom.  XI ,  pag.  417  ).  Mais  cette  Epiuphe 
eft  d'une  nuun  léccnt»*  Qnant  à  Tâge  où  il  mourut  y  ce  ne  peut  ÎKe  i  qua- 
rante-quitre  ans ,  car  il  avoir  reçu  In  Prttrife  vers  l'an  1 100  ,  même  après 
s  en  ècie  défendu  long-temps  par  humiiuc.  (Mabillon,  Annal,  B<n<d,Tom,V, 

Îag.  }oi.  )  Son  Traité  des  £yin$  OJSUces  eft  le  premier  de  tous  Tes  Oa^iag^ 
1  y  travailloir  dès  l'an  1  1 1  1  j  mais  il  ne  le  publia  que  vers  1  i  lë.  Les  uns  ont 
prétendu  enlever  cet  Ouvrage  à  l'Abbé  Rupert  :  les  autres  ont  cru  y  apperce- 
voir  des  erreurs  fur  l'Euch.uirtie,  &  Bellarmin  lui-même  l'en  a  accufc.  Mais' 
Rupett  a  ccc  crcs-bien  défendu  fur  ces  deux  points.  On  trouvera ,  tant  fur  cet 
objet ,  qn  c  fui  fa  vie  &  Tes  Eoits»  dss  détails  ttès-iiiiéidlàns»  dans  le  Tom.  XI 
de  YHijL  Luc,  de  la  France. 

RUTEBEUF  fût  un  Meneftrct ,  duquel  on  trouve  pluficurs 
Fabliaux  (  c*eft-à-dirc.  Contes  de  plaifir,  &  nouvelles  )  mis  en 
rime;  &  encore  des  pîaînces  de  la  Terre-Sainte ,  adrefTécs  an 
Roi  S.  Louis ,  le  Comte  de  Poitiers  ,  &c  la  Noblefîè  de  France , 
pour  recourir  Mefïîre  Geoftroi  de  Sargines ,  vaillant  Chevalier, 
qui  la  défendoit  à  Ton  pouvoir.  La  plainte  d'Ancciu  de  l'Iflc  eft 
au(£  dudic  Rutebeuf ,  de  laquelle  ce  Couplet  me  icmbie  boa: 

Toujîours  deut  un  preud* homme  yivr*  i 
Se  mon  eut.  fans  ne  favoir. 
S'il  fut  mors,  il  deSt  revivre  s 

I  Ce-  Joi:  hlen  chacun  favoïr.  *  Guivara^  en  It*- 

Mes  mors  efl  plus  fière  que  *  Hiùvre  lieii^ett  un  iéipen^ 

*  Et fi  plaine  de  mon  favoir.  tel  <iae  celai  d'iia 

Qse  de  bons  le  fîege  délivre  j  quarrier  des  annes 

Et  am  mauvais  lai^e  vie  tevcir,  de  Milao. 

U  A  £iit  en  vers  la  vie  de  (îdme  Eliiâbeth  de  Turînge,  qu*il  pré- 
fcnta  àliabel,  Roine  de  Navarre.  Il  femble  qu*il  a  auffifait  le  Dit 
des  Ordres  de  Paris ,  auquel  ^  parlant  ainû  des  aveugles»  qu« 


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43.a.    RUT  RUT, 

nuÊS  appelons  Qwi|ZO-«iftg.li Il  Me  &k  ftMif  çonner  qK  cmt 
qat  S.  Louis  premièr«menc  y  amafla  ,  ne  furent  CbevaHers  » 
comme  l'on  penfe  ,  airvsquelquesfauvses  gpns^aurcelluy-cy  kt 

Zi  Ro:x  ::  m -s  en  un  repaire,  Li  une  fâche,  h  autre  bote  , 

JAes  je  ne  Jai  pas  porquoi  fnrt^  Se  fe  donnent  maiiaefecofi  ^ 

Trots  cent  timifUf  ton  à  to»,  Qk'i/  n'y  aimtqiu  hrée&tât  t 

Parmi  Parif  va  €0  tir.  paare^  Ju  feux  y  prem  ,  ç»  n^fi pasion^ 

Tote  jor  ne  fnent  (te  Braire  j  L'ordre  fera  brûlée  tote  ^ 

trois  cens  qui  ne  yoiem:  gâte.  S'aura  li  Roix  plus  à  refaire. 

Par  le  même  Opufculc  ,  li  monfre  que  ceux  du  Val-des-Ecoîicri 
Ibuloyenc  mendier ,  &  que  les  Guiilemjns  (ce  font  l(s  Bianman- 
tcaux  )  furent:  premièrement  reclus.  C'cft  lui  (  à  mon  avis  )  qui 
a  £iit  le  Fabluu  du  Ckiç ,  iequel  ne  pouv;int  pcrfuacier  à  une 
Pâme  ,  qui  n'étoic  des  plus  fages ,  qu'elle     pouiroic  voler  fans 
$iUs  &  plumiîs ,  la  b^r^nt  pour  lui  faire  le  bçc ,  &  mantm  nuç^ 
pour  faire  Ibftir  les  plumes ,  lui  attacha  fi  avant  fa  ^ispn , 
qu'elle  gcrpia  (difbit U  Dame) dedans  fon  vpntre  «l'empéchm 
tellemeoc  dç  voler,  qu'à  peine  poiivoit-cHe  voir  fps  pieds ^  tm 
U  ventre  lui  étoic  cru.  Je  ne  fais  douce  que     Fabel  n'aie  donn^ 
oçcafîon  à  Bocace     faire  la  dixième  Nouvelle  àp  la  npiiviémç 
Journée  de  Ton  Décaméron.  Il  cfi  a  pnçore  fait  un  autre  de  la 
femme  d'un  Ecuyer,  laquelle  ayant  donn^  affignation  à  fon 
Curé  de  l'aller  troux^cr  en  un  petit  bois  voifin  ,  fon  mari  étant 
venu  contre  Ion  efpérance  ,  elle  l'envoya  coucher  de  bonne 
lieure  ,  difânt  vouloir  veiller  tard  pour  achever  fa  toile.  Puis,  1^ 
fencant  endormi,  elle  vint  trouver  fon  Curé  ,  avec  lequel  dc-^ 
meuranc  trop  longuement ,  &  le  mari ,  ne  la  fentant  point  cou- 
ichée  près  de  foi  ,  demanda  où  tUe  ccoic.  La  Chambnere  lui 
«Kc  qu'elle  veilloit  che^  fa  voifine.  Le  mari ,  courropcé  ,  fi 
lève ,  $c     vint  chercher  çhez  fès  yoifînes  ;  mais  oysnt  dire 
qu'elle  n'y  avoit  point  été  »  it  s^en  retourne  tout  fîtri^uz.  La 
Blimt»  qui  favoic  knd  paflêr  le  long  du  bob  y  &  la  menacer 
avec  le  Pritre,  sTen  ncouma^enfà  maifbn,  là  où  étant  accueillis 
ifmfospif^  foy^mgri,  ^  l'j^^eloît  F^tjiîii      qa'ellf  venoic 


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R  R  4^9 

4*mc  k  CaU ,  «lie  ne  lui  répondit  mot  :  <:e  qu*ay«nt  mis  le 

mari  en  plus  grande  colère,  comme en, fe  tatiàot.^  elle  eon- 
feflat  ce  qu*il  difoit ,  voeknt  Lui  couper  les  cheveux ,  cfle  lui 
éit  qu'étarrt  groffe  ,  on  l'avoît  confcilice  d'alîejr  fur  le  minuit 
faire  trois  tours  à  l'emour  du  Monllicr  ,  en  difant  trois  pate- 
nôtres vpuis,  fans  mot  dire  ^  faire  avec  le  talon  une  foflt:  ,  la- 
quelle fe  trouvant  ouverte  au  bout  de  trois  jours  ,  ce  fcroit  un 
fils,  &  fi  elle  étoit  clofc  y  ce  ferait  une  fille  ,  échappant  par 
ce  moyen  à  la  colère  de  fon  mari.  Rutebeut  le  plaiioit  f^ort  en 
équivoques  ^  &l  pour  ce,  au^  dic  d'Hypucrifie  il  veut  que  fon 
mom  vienne  Kuàw  Se  de  Bœuf.  If  marié  plur  deux  fi)b  ;  & 
combien  qu^l  eAc  peii  de  biens  ^il  prit  (  dit  il  )  f^mme  qui  n'étoie 
ne  gente  y  ne  belle.  Aufli  Dieu  Vvfoït  hk  compagnon  de  Job  f 
lui  ayant  ote  touc-à<<aiip  ce  qu'il  avoir  y  avec  Fceil  dèiue^donc 
M  voyoit  le  mieux.  Il  adrsfiè  fa  Complainte  au  Comte  de  Poi^ 
fiers  &  de  Toufeuiê  (ce fut  Alphoas , irèrcT^e  S.  Louis)  qui  lui 
^onnoic  volontiers.  Rutebeufa  vécu  longuement,  &  lepkisiôâi' 
h  règne  de  S.- Louis.  Toucefoîsy  par  un  de  lès  (SuvreSy.  iliàiii- 
hïç  qa'if  foie  venu  jufqu'à  Fan  x^xo  % 

H AVIEHES  (Le  Seignenr  de|  An^moitf ,  é  tctéét  d*£l^ 
pragnol  les  grandes  &  adtmirables  Merveilles  ^jadie  découverte» 
au  Duché  de  Bourgogne,  près  la  Villed'Antan^par  le  Seigneur 
Dom  Nicole  de  Gautieris  ^  GeaâlhommeËlpagnol^mçrimée» 
^  Rouen  ,^       .  »  ^S^f*  ^ 

R.DE  VILLARET,  de Cai&es^écrit la PoUxeite, Livres  2^ 
contenant  Sonnets ,  Elégies ,  CBanfons ,  Eglogues.  Pies  l'Yde^ 
sine  f  Livrer  2  f  prèis^  à»  ioipriaief  ^  cbea  Jeaif  &racius  ^  Lyom  • 

B.  DE  LA  GRISE*'» traduit  d'Ëfpagnol  le  Livre  de^ 
Marc  Aurèle,  imprimé  à  Paris ,  par  GaKot  du  Pre ,  1 53  5  ,in^/. 
Stpuis  ût-t^.  iPatraduit  auffi  d'Iulîen  en  François  la  Pénitence 
d-Amour«  en^laquefle  ibnt  pluiieurs  per/bafions  éc  réponfes  très» 
tttilea  pouc  cwx  ^  violenc  cooverleff  hoantoacot  ftvec.le» 


440        R  R, 

'Dames  ;  &  les  occafîons  que  les  Dames  doivent  fiiir  de  complaire 
par  trop  aux  pourchats  des  hommes ,  &  imporcunkés  qui  leur 
ibnt  hkes,  Ubas  couleur  de  fervice,  dont  elles  fe  trouvent  ou 
trompées ,  ou  infâmes  de  leur  honneur  ;  împriméeà  Lyon,  m-s^. 
à  la  marque  derkarus^en  fan  i)37* 

4k  Le  nom  de  cet  Auteur  eft  Riiii  BB&TAVTf  Sieur  m  ia  Grise  »  Secré' 
tatre  du  Cardinal  Gabriel  de  Gramons-Nayatce  ,  qui  mourat  AcdieTéque  d» 
Touloufe  ,h  2.6  Mais  1554. 

LIVRES  D'AUTEURS  ANONYMES, 

Le  RASOIR  des  Rafés ,  Recueil  auquel  eft  traité  de  la 
tonfure  des  Prêtres  ;  imprimé  à  Lyon ,  1 Cdvmtqtte. 

Bref  RECUEIL  de  la  rubn:ançc& principal  Fondement  delà 

Dodrine  Evangélique.  Ccnjurc, 

Bref  RECUEIL  d*aucunsLieux  *  £>rt  n^^ûres»  pour  mettre 
fk  confiance  en  Dieu.  Ccnfun, 

^  Le  mot  lieux  appttenunçnt  veitt  di|»  ici  Ptffûgu  ét  fEçrktn, 

RECUEIL  de  pIuHeurs  paflages  de  la  Sainte  Ecriture ,  £d- 
Unt  à  la  déclaration  de  TOraifon  Dominicale ,  des  articles  de 
.  la  Foi  &  des  dix  Commandement  de  la  Loi  ^  avec  le  Recueil  des 
OfEces  des  Chrétiens, 

Le  REFUGE  des  Chrétiens,  compofé  fur  les  dix  Comman- 
démens  de  Dieu  ^  imprimé  à  Lyon  ^  in-^^.  par  Jean  Mofnier^ 
1540. 

REGIME  de  Vivre  &  confèrvation  du  corps  humain  ,  au- 
quel eft  amplement  difcouru  des  cfiofes  naturelles ,  &  de  tous 
vivres  qui  font  communément  en  ufage;  avec  plufieurs  rcceptes 
bien  approuvées:  le  tout  recueilli  des  bons  Auteurs,  tant  an- 
ciens que  modernes^  imprimé  à  Paris,  par  Vinçeat  Ser«- 
tcnas ,  1561. 

Le  REGIME  de  Santé ,  tranflaté  de  Latin  en  François  *  ; 

avee 


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avec  l«s  Glofes  de  Mattre  ÂmiiM  de  ViHMiufre;  il»{iritté  1^ 
Paris,  par  Philippes  le  Noir. 

*  C'eft  ce  qu'on  appelle  vnlguremenc  VEeoit  de  Salenu/ 

Le  R£GiSTR£  des  ans  palfés,  oir  Fardeau  dc^  têmp9  %  qui 
efl  un  Epicome  du  Livre  Ckrpmca  Chronicorum ,  depuis  \% 
création  du  monde  jufqucs  àTan  i  $5  ft,  imprimé  à  Paris,  uffoL 
par  Galiot  du  Pré ,  1552. 

'  Je  croiï  qtie  c'eft  le  Fafciculus  Temporum  ,  traduit  en  Françoi"?  par  Pierre 
f argec ,  Augu(lin.  Voyez ,  à  la  fin  de  la  lettre  F ,  Tom.  lli,  pag,  695  ,  le  inor 
Fascicvu,  9c  les  notes,  à  l'Article  de  Pierre  Fercet,  dans  la  Croix  oif 
MAntB»TciiD«  II,  p^.  &77  0e  178.  (M.  »i  la  Momiova ). 

Maître  REGNARD  &  ]>afflf  Herfanc  \  Traité  otHe  ) 
toutes  perfbnnes,  contenant  les  cautelles  &  finelfês  quefaifbk 
ledit  Maicre  Regnard;  avec  plufieurs  beaux  exemptes  fur  les 
cautelles  dudic  Maître  Regnard  j  imprimé  à  Lyon,  itt-^.  pu 
Olivier  Amoullet ,  15  a8. 

'  Jean  TenclTax ,  qui  en  «ft  l'Auteur  »  écrîvok  en  14^-,  connue  il  psroîc 

par  les  Chapitres  18,  îo  ,  r o  ,  f^c.  I  "Edition  que  j'en  ai  vue ,  eft  de  Paris  g 
chez  Michel  le  Noir ,  1 5 1  (>.  11  eft  en  rime ,  à  la  BibUochique  du  Roi, 
M  Kftmilfcrit  1 30S ,  rapporté ,  pag.  a88  delà  JVby» BfMotàÊuiiàm^feHfitor* 
du  P.  Labbe.  Le  même ,  audl  en  rime ,  eft  rapporrc  ,  pag.  i^da  Cacdo^W 
de  Madame  l.t  Princeffe ,  où  il  eft  dit  que  c'eft  un  Ouvrage  de  Tan  1190  , 
par  où  l'on  ^eut  juger  (jue  c'eft  ,  de  toutes  manières ,  unOurrage  tcès^Se- 
senr  de  eeiiu  de  Jean  Teneffâx.  (  M.  n  la  Monhotb  ). 

La  REGLE  des  Frères  &l  Sœurs  du  tiers  Ordre  Saint 
François,  vivant  en  commun;  imprimée  à  Paris  ,  ia-i^.  par 
Jean  Janot .  fans  date. 

Traité  fur  la  matière  desRELEVFMI'^NS ,  fclon  les  Ordon- 
nances ,  Droit  &  Coutumes  de  France  ,  contenant  la  manière 
comment  en  Chancellerie  de  France  font  les  lettres  de  relief, 
chacun  jour  expédiées ,  de  eft  divifê  en  trois  parties.  En  la 
première  eft  traité  du  Mineur  »  &  en  combien  de  manières  il 
peut  être  deceu ,  &  reftitué  ;  en  quel  temps  Ton  peut  pourfuîvre 
la  caffiition  des  contrats.  £n  la  féconde*,  de  la  reftitution  des 
Majeurs.  Et  en  la  troiliéme^  font  examinés  en  communauté 

'  QiBLiOT. F&AN.  TottL     Dv  \wD»Tonu  III.  Kkk 


44^        H  .  R 

quelques  articles  concernant  la  reftitution  des  Mineurs  &  Ma- 
jeurs par  indivis j  imprimé  en  Avignon,  in-i6,  par  François 
Tachet,  1549. 

Traité  de  la  REMISSION  des  péchés ,  Juftification  ,  Pé- 
nitence &  bonnes  (Euvres  ,  recueilli  de  la  Sainte  Ecriture, 
contre  Us  erreurs  de  ce  temps,  imprimé  en  Avignon,  1/1-16.  par 
Pierre  Roux,  i')66. 

REMONTRANCE  à  tous  ÉUCs  ,  par  laquelle  eft  en  bref 
démontré  la  foi  &  innocence  des  vrais  Chrétiens,  Les  abus 
auxquels  font  advenus  leurs  ennemis  &  perfecuceurs ,  &  le 
jugement  que  Dieu  en  fera;  imprimée  à  Paris,  1560. 
Cûlvinique, 

REMONTRANCE  à  Monfieur  le  Chancefier  de  France» 
faite  par  quelques  Gentilshommes  ecrangers ,  qui  ont  autrefois 
Jhanté  en  France  ,  fur  la  réduâion  des  habits  &  port  des  draps 
de  foie  ,  fuivant  l'Ordonnance  du  Roi  Charles  IX  imprimée 
à  Lyon,  15^1. 

La  REMONTRANCE  de  h  vertu  infupérable,  &  des  ùaks 
inedimables  de  la  Foi  Chrétienne. 

Livre  intitulé  REPOS  de  Cuers.  EcrU  en  main. 

La  REQUETE  des  Maris  ombrageux ,  courtbatus ,  boucqui- 

ncux  ,  farouches,  trop  triftcs , penfifs  &  défolés.  Item,  pluficurs 
forr^cs  de  Ballades  en  divers  hinga^es  ,  Chant  Royal  &  autres 
différentes  Rimes  ,  dirigées  aux  Mefheurs ,  &  mainteneurs  de 
la  gaie  fcience  de  Rcthorique  de  Thouloufe  ,  au  mois  de  Mai , 
auquel  par  lefdits  ficurs  s'adjugent  les  fleurs  d  or  &  d'argent  aux 
mieux  difant  ;  imprimée  a  ihouloufe,  m-g**.  par  Gafton  Rcco- 
leyne,  1533. 

La  REQUÊTE  faite  &  baiJIcc  par  les  Dames  de  Thouloufe, 
aux  Maîtres  &  xMaintencurs  de  la  gaie  fcience  de  Rhétorique, 
au  mois  de  Mai,  qu'ils  adjugent  les  fleurs  d'or  6l  d  argent,. aux 


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R  R  44i 

mieùx  difanc;  avec  plufielirs  (brtes  de  rinitt  en  divers  langages 
&  fiir  divers  piupos,  compofêes  par  lefdités  Dames  ;  imprimée 
à  Thoiiloufè,  fans  date.  £e  font  les  Dames  qui  ont  iâit 
icelles  compafitions ,  nommées  Catherine  Fontaine  ,  Françoife 
Marrie  y  Claude  Ligoiine ,  Efclarmonde  Spinete ,  Andicta  Fef- 
xhaira ,  Bemarde  Deupi ,  Johane  Perle  «  &  aacres. 

Rondeau  de  Françoife  Marrie* 

Xncontre  Dieu  quelques  hommes  infâmes 
Kculent  défendre  à  nous  j  pour  être  femmtM^ 

Voit  l'Evangile  &  les  beaux  propos  faints  ;  ^ 
Mais  ne  font-ils  d'entendement  mal  faints  j 
■  Dignes  en  font  Je  nprwhes  &  Uafmes, 
Ne  vaut-il  plus  de  lire  mille  rames 
De  films  écrits  ,  qui  refont  corps  &  âmes, 
Qu'un  de  ces  comptes  ,  qui  font  fales  &  vains 

Eweomre  Diâm, 
Donc  je  vous  prie  j  mes  bonnes  fœurs  6"  dames  j 
Qu'au  Heu  du  jeu  des  cartes  ,  ou  des  dames  ^ 
'  Tenie\  fouvent  ^Evangile  en  vos  mains. 

En  le  lifant  ,  vous  prendre^  esbats  maints  j 
£tn€fere:(  chofes  qui  foient  ùifames 
Encontre  Dieu. 

Rondeau  de  Catherine  Fontaine  que  le  peut  lire  à  double  fêns, 
en  avant ,  en  arrière  ,  en  haut,  en  bas ,  ligne  à  ligne ,  à  demi 
vers  ou  à  vers  entiers. 

Qui  rimes  faià  ,  Jl  efifot&  maudit  » 

Grand  tos  aequien  ;  Qw  point  ne  f^ait  rimer. 

Moult  ejl  parfait.  Qui  des  rlmcurs  médit ^ 

Qui  tel  art  fert  ;  Il  efi  fort  à  blâmer  ; 

Plujîeurs  biens  pert  Qui  rimes  veut  aimer  ^ 

.  Qripam-it'en  JfMt ,  Fenueuxfera  di3  ; 

Rimeur  expert  Trop  eJl  à  déprimer ,  • 

Grandement  plaît.  Qui  des  nmeurs  médit. 

De  la  bragarde  indigente  y  Rondeau  de  Claude  Lignoune*, 
^  au  langage  de  Thouloufe. 

Sec  quin  hrague  notre  ven^ine  Le  eardc  col  de  fin  velous 

Am  laupalandre  d'oufiadine         .       Que  U  crub'is  tout  a  l'efquiae* 
.  JS$  ta  OHM  4e,  dÔMOS  eenluts  ' .  JUt  margots  a  de  fede  fine 

Kkkij 


444        R  R 

Mt  la  gOiintUt  Dieu  fap  qulne.  N'avem  aur  ^  btat ,  pa  ny  fariné 

S)ous  foms  plus  longue  quel\^  talous  A  qui  que  hc  fan  las  doulous. 

Sec.                '  Trop  monta  de  dous  efcalous  : 

Màis  qiuuu  ma  mfiÊ^ttfmxnt  farm.  mm»  ma.  Rêi^ 

Le  RESOLU  en  mariage,  en  rime,  traitant  &  démonerant 
la  proueffe  âe  réfiftaace  qu'oncca  &  onc  de  prérenc  les  femmes 
contre  les  hommes 6:  principalement  contre  les  puiflàncs  &  forts, 
imprinit    Lyon ,  ia-^,  par  Olivier  AmouUet. 

KÊPONSEaux  Remontrances  faites  k  l'Emperettr  Charles  V, 
par  aucun  de  fcs  fujets  ,  fur  la  reditution  du  Royaume  de  Na- 
varre &  Duché  de  Mylan  \  imprimée  à  Paris,  ia*8^  par  Nicolas 
l'Héritier,  1^42, 

RÉPONSE  de  bonne  &  mauvaife  Fortune ,  par  quatrains; 
c'eft  prefque  un  môme  argument  de  paflètemps  de  la  Fortune 
des  dea;  imprimée  à  Paris,  ia-i6.  par  Nicolas  fionfbns,  1*57^. 

Bonne  AËPONS£  à  tous  propos ,  où  eft  contenu  grand 
nombre  de  Proverbes  &  Sentences  joyeuics ,  traduite  d'Italien 
&  réduite  par  ordre  alphabétique;  imprimée  à  Paris,  in-ié.  par 
GaliotduPré^  1548. 

Merveilleufe  &  miraculeufe  REVELATION  de  l'état 
de  l'autre  monde ,  laquelle  par  divine  difpen(àtîon  a  été 
démontrée  à  rinllruâion  &  cautelle  de  tous  dévots  &  fidèles 
Catholiques ,  aHn  de  prcconnoître  ce  qu'on  doit  craindre  ou 
efpérer  après  le  décès  de  la  vie  préfènte ,  imprimée  à  Paris, 
iff-S**.  par  Guichard  Soquand  ,  fans  date. 

Traité  du  défordonné  appétit  des  RICHESSES  mondaines, 
imprimé  à  Lyon ,  m- 8'*  par  Guido  Malinlan. 

REYNIER  LE  RENARD  ' ,  Hiftoire  tiès-joyeuft  &  récréa- 
tive »  contenant  Ibiicante-dix  chapitres ,  imprimé  en  deux  lan- 
gages,  François  &  bas  Allemand,  en  Anvers,  in- 8°.  par 
ChriAoplile  Plantin ,  i 

^  Ne  l'ayant  pgÎM  vu  »  |e  conjtftaie  que  c'eft  unt  Edtôon  fdioofelét  da 


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a  R  44^ 

Român  de  MaftrtRoMfd&dê  Dame  Herfam  j  ct-deflîii  fyéààé,  car  je  ne 
penfe  pas  qu'il     cappon  aa  Muvtau  Kcmud  de  Jaquemats  Giclée.  (M.  oa 

lA  Monnoye). 

Déploration  de  tous  les  prifes  de  ROME ,  depuis  la  fondation 
^'iceîlc ,  flîite  par  Romulus  jufqiics  à  la  dernière  prifc  des  Efpa- 
gnols ,  qui  a  ctc  la  plus  cruelle  que  coûtes  autres  ' ,  imprimée  à 
Parb,  in-Joi,  par  Jean  Longis  ,  i  saB. 

^  Cet  Ouvrage  les  décrit  &  les  rapporte  au  nombre  de  Cix  :  la  première  ,  par 
Brenaus  ,  Capiraine  de^  Cnuîdi'; ,  I  an  5^4  de  la  fondation  de  la  Ville  ;  la 
fècotide  ,  pat  Aiaric  ,  Roi  des  Godis  ,  i  an  de  Jefus-Clinll  4 1  o  j  la  ttoifième, 
ar  Genfecic,  Roi  des  Vandales ,  en  45  5  >  la  quatrième  ,  par  Odoacre  ,  Roi 
es  Hcrulc; ,  en  47(îj  la  cinquième,  par  Totila  ,  Roi  des  Goths  ,  en  54^; 
lanxième  &c  dernière  ,  en  1427,  par  les  Efpagnols  &  Allemands  ,  oue  com- 
âMUuioît  Charles  de  Bourbon,  pour  lEmpeceux  Charles-Quiac.  (M.OBLA 
MoNNora). 

La  Deftrudion  de  RONCE  VAUX  ,  en  rime  (ce  fut  en 
778  )  écrite  en  mam  en  ma  Librairie» 

Dédu6>ion  du  fomptueux  ordre,  plaifans  fpeLlaclcs  &  magni- 
fiques théâtres  drcfTés  par  les  Citoyens  de  la  ville  de  ROUEN, 
à  î'Entrce  de  la  facrée  Majefté  du  très-Chrctien  Roi  Henri  II, 
leur  fouverain  Seigneur  ,  &  de  très-iîluftre  PrincefTe  Catherine 
de  Medicis ,  fa  femme,  qui  fut  ès  jours  premier  &  dcijxicme 
d*Odobre  1 550;  avec  les  pourtraits  &  figures  defdits  triomphes; 
imprimée  à  Rouen  ,  m-4°.  par  Robert  &  Jean  du  Gord  ,15$!. 

Le  nombre  des  ROIS  Chrétiens,  en  nombre  dix  huit,  com- 
pris l'Empereur ,  contenant  leurs  cris  d'armes  &  portancchacuQ 
fa  claufc  &  devife.  Rtme.  .  > 

ROMANS. 

Noos  n'avons  eu  aucun  Livre  en  nôtre  langue ,  fmon  depuis 
lè  temps  db  Roi  Philippe  Augude ,  auquel  on  commfii^idV 
écrira  an  kngage  qui-  lôrs  «voie  cours,  qui. a, été  corrigé  p 
cane  qui  peniànt  bien  (aire  »  nous  om  ôté  (ouc  ce  qui  éloit 
j|f  anqai  >  &:  les  Livres  de  ce  temps-là.  lie  concenoieiit  que  les 


44^       R  R 

MJfteffcs  de  kur  fièdc;  &  en  outre  quelques  Fables;  IcsGauIoU 
ayant  retenu  cela  de  la  Grèce  qui  a  été  la  nourricière  d  icelles. 
Mais  depuis  la  guerre  des  Anglois ,  notre  langue  devint  plus 
polie  &  commença  d'accroître:  &  après ,  Charles  V,  dit  le  Sage, 
fit  traduire  une  partie  des  bons  Auteurs  Latins  (ainfi  qu'on  dit) 
&  lors  les  vieux  Romans  furent  mis  en  profe  ,  qu'il  eût  ete 
meilleur  avoir  laiffé  en  leur  vieille  Rime  :  re!!c<^  bourdes  6l  men- 
fonges  feroicnt  plt's  tnicrahîes  en  cette  forme  de  Pocfie  ,  &  y 
pourroit-on  rcconnoitre  quelques  mots, anciens, que  la  fréquenta- 
tion du  Latin  &  vulgaire  Italien  nous  a  fait  abandonner.  Quant 
a  ce  mot  de  Roman  &  de  fon  origine  ,  il  n'y  a  homme  qui  en 
aye  mieux  difcouru  que  Claude  Fauchée  qui  en  a  fait  un  Livre, 
où  il  ne  Uiiîe  rien  à  dire  de  ce  qui  s'en  peut,  par  une  recherche 
non  moins  curicufe  que  belle  &  louable.  Car  auparavant  la  plu* 
part  de  ceux  qui  avoiént  te  mot  de  Romun  à  la  bouche,  ne 
favoient  Torigine  d'icelui.  Un  Auteur  Italien  en  parle  comme 
s-enfuit  : 

[  "  lo  non  neghero  ,  che  il  Ronuiizo  ,  non  fia  imitarionô  d'atti  gjrandi  e 
»  illuftri ,  c  degni  dell'  Epica  Poefia.  Ma  cercamcme  la  voce  è  ftrameta  ,  è 
»  corne  nclhi  tjvclla  Spagnuola  ,  cofi  credo  ,  che  iiella  Provenrale  figmhchi 
«  il  volgar  idioma ,  pcrochè  in  Hifpagna  ,  &  in  Provenza  con  le  Colonie  de 
M  Romani  la  lingua  elTendofi  tanto  dkffatk  ,  e  talmente  ,  che  Romanamente 
•1  vi  fi  parlava  ,  jpoîche  l'una  e  i'alcra  pane  occiipatono  ,  &  h  ibicaronvi  Bat- 
»  bare  nacioni  :  la  favclla  romanache  vi  rimafc  ,  bL-n  che  in  î^rin  parte  con- 
»  taminaca,  e  guaïU  pur  comme  piu  regoiata ,  e  piu  leggiadra  délia Gothica , 
•».e  âflV  Alavtc»  lor  natia ,  s'ingeguarono  elle  dappcenoere ,  e  di  tcnere,  e 
MRomanzo  la  chiamavano  ,  c  in  quella Scriveano.  La-onde,  percioche non 
i,  prima  d'altrô  ,  che  de  htû  ,  c  de  gli  aniori  <\c  Cavalien  in  ral  favella  d» 
»  loro  il  trattb  ,  le  compoûtioni  fatte  incorno  *  cjueiU  materia»  Roman»  tt 
M  difloo,  Quefti  medefima  voce  in  Italia  paffi>  «.  ] 

Quelques  autres,  mêmeHotoman  ,  en  difcnt  (comme  en  payant) 
ce  qui  leur  en  femble.  Mais  Fauchct  a  frappé  au  hut  ,  &  fi 
bien  dénoué  cette  difficulté  ,  qu'il  n'eft  befoin  de  s*en  Inftniire 
davantage^  de  parce  que  c'eA  une  matière  de  rare  connoilfimce, 
£c  digne  d*étre  fué  des  François,  je  tranlcrirai  ici  le  quatrième 
Chapitre  de  fondit  Livre.  1a  langue  Romance  n'étoît  p»  It 


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R  R  447 

pareLatîne/ains  Gàùlotfe corrompue  ^'par  la  longue  poffeinon  & 
ièfgneuric  des  Romains  :  que  !a  plupart  des  hommes ,  habîtans 
depuis  la  rivière  dj  Meufè  jufques  aux  monts  des  Alpes  &  cîes 
Pyrénées,  parloicnr.  Car  la  France  que  Luitprand,  au  chapitre 
-fix  du  premier  Livre  de  Ton  Hifboire ,  appelle  Romaine  ,  com- 
prenoit  feulement  jufques  à  laLoire.  Et  pour  montrer  que  parler 
Roman,  ne  s'entendoic  pas  au  temps  jadis  pour  parler  Latin, 
je  m'aiderai  de  ces  vers  pris  du  Roman  d'Alexandre  ,  compoic 
par  gens  vivuns  environ  l'an  1x50  ,  ious  Louis  ic  Jeune,  Koi 
de  France. 

La  vercéde  l'HïJloir'  fi  corn'  li  Roix  la  fie  , 

Un  Clers  de  Cha/leaudun  ^  Lambert  li  Cors  l'efcr'u  j 

Qttt  de  Latin  ta  *  trefi,  &  «a  Ruman  la  mit.  *  prai  tk^ 

Il  faut  donc  ciirc  que  Latin  &  Roman  tufTent  différens,  puifque 
cetiû-ct  cire  do  Latin  une  HiHoire ,  pour  là  mettre  Roman.  VL 
eft  vnû  que  ces  vers  (ont  faits  plus  de  trois  cens  ans  après 
Charles  le  Grand.  £t  qu^aîniî  ne  fott  t  qu*on  entendoit,  il  y  a 
huit  cens  ans ,  que  parler  RufHc  Romain  fût  le  langage  com- 
mun des  Habitans  de  deçà  Meufe ,  il  ne  faut  que  lire  ce  qu'« 
écrit  Guitard  en  Ton  Hifloire  de  la  Diicorde  des  enfans  de 
l'Empereur  Louis  le  Débonnaire ,  advenue  en  Tan  huit  cens 
quarante-un.  Car  fàifant  mention  de  Louis  Roi  de  Germanie 
&  de  Charles  le  Chauve ,  fon  frerc.  Roi  de  France  ,  Wertricnnc 
ou  Occidentale  (  c'elt-à-dire  ,  de  ce  qui  efl  entre  Meufe  Se 
Loire  )  il  dit  que  les  deux  Rois  voulant  afïiîrer  ceux  qui  le* 
avoicnt  fuivis,  que  cette  alliance  fcroit  perpétuelle  ,  ils  parlè- 
rent chacun  aux  gens  de  fon  pais  (c'eil  le  mot  dont  ledit 
Guicard  ulc  (a  lavoir  Louis  Roi  de  Germanie  aux  irançoi* 
Wedriens  (  qui  fuivoient  ledit  Charles  )  en  langue  Romaine 
(c'eft-à-dire  k-  RnfUquc  )  & -Charles  i  cetuc  de  Loub  (cgui 
étoiem'Âudrafiens»  Allemands >  Saxons,  &  , autres  Hahkans 
de-là  le  Rhin)  en  langue  Theutonique  ,  qui  e(l  la.Théotilque 
du  Concile  de  Tours,  ou ,  comme  j'ai  dit ,  Thiotfe.  Les  parole» 
4u  Serment  que  Charles  fit  en  langue  Romaine^  furent  telles. 


4 


44»  R 

âînfi  qiie  je  les  ai  prifes  d'un  Livre  écrit  il  y  a  plus  de  cinq; 


cens  ans. 


[  «<  Pn>  don  amur  8c  pro  Chriftîan  pobb  &  noftro  common  falaamenc  <H(I 

»  di  en  avant  inqu.int  des  favir  &c  podir  me  dunat  fi  falvareio  cift  naeon  fradtC' 
t»  Karlo  Se  in  adjudba  ,  &  in  cadhuiu  cofa  fi  com  hom  pce  dreit  fon  fradM 
»  fal  var  diit  luo  auid  il  un  aicre  fi  facec.  Ec  abludlter  nul  plaid  nuJi(]Uaai  paiulni 
M  que  mecn  vol  cift  meon  £ndce  Karle  in  danno  fie. 

Et  le  Peuple  de  Weftrie  répond  en  même  langage: 

»»  Si  Lodhuvîgs  fagrament  que  fon  firadre  Karle  jnrar  confervat,  6c  Karias- 
n  meo  fendr ,  de  luo  part  non  io  (tanic.  Si  io  rccuniar  non  line  pois  nao 
I»  nuls  cui  eo  teramar  inc  pois  in  nolla  ûudha  contia  Lodhiivig  nonli  iiier  «.] 

Or  ne  peut-on  dire  que  la  langue  de  ces  fermens  (  laquelle 
GuiLard  appcllt;  Romaine  )  km  vraiment  Romaine  ,  j'entends 
Latine  ,  mais  plutôt  pareille  à  celle  donc  ufenc  à  pn&iènt  Ie$. 
Provençaux ,  Cathales ,  ou  ceux  de  Languedoc  Et  il  appert  par 
les  Livres  compofés  en  langue  Latine  do  temps  de  Charles  h 
Chauve^  qu*il  y  a  grande  difierence  entre  ce  Serment  de  ce<|tt*ils« 
tenoient  lors  pour  Latîn^  Il  &ucdonc  néceflàirement  conclure  que 
cettjB  langue  Romaine  entendue  par  les.ioldat5  du  Roi  Chirle» 
le  Chauve,  étoic  cette  ruflique  Romaine,  en  laquelle  Charles 
le  Grand  vouloit  que  les  Omélies  prèchées  aux  Ëglifès,  fuflènti 
tranflatées  ,  afin  d'être  entendues  par  les  (impies  gens ,  comme 
leur  langue  maternelle  ,  aux  Prônes  &  Sermons  ;  ainfi  qu'il  eft 
aifé  à  deviner  ou  jtiger.  il  refte  maintenant,  llivoir  pourquoi 
cette  langue  Romame  Ruilique  a  été  ch^.fTée  outre  Loire  ,  dc-I^Ï 
le  Rofne  &£.  la  Garonne  ;  ce  que  je  confeile  librement  ne  pou* 
voir  affurcr  par  témoignages  certains.  Car  qui  feroit  cetui-la 
tant  haidi ,  de  feulement  promettre  pouvoir  tirer  la  vérité  d'un 
fi  profond  abyfmcj  que  celui  où  rignorance  Se  nonchalance  de 
iêpc  ou  huit  censjns  l'a  précipitée  ?  Toutefois  j*en  dirai  bien  des 
oauiès  &  raifonsy  fingn  vraies ,  k  tout  le  moins  vraîfemblablcif 
£t  s'il  eft  loifiUe  de  deviner,  &  les  conjednres  ont  lieu  en  cette 
matière ,  conmeje.crois  qu'elles  doivent  avoir,  je  foucicns  qnt 
le  partajit  des  ennns  de  l'Empereur  Louis  Débonnaire ,  apposni 

une 


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R  R  449 

line  grande  mutation  en  l'État  de  France  :  &  non-fculemciic 
fépara  leurs  fujcts,  mais  encore  rumpic  toute  Pancienne  focictc, 
que  Içs  François  &  Gaulois  dcmeurans  deçà  la  Mcufe  ,  avoienc 
«vecceux  de  delà  ,  pour  les  grandes  guerres  que  les  frères,, 
enâns  dudtt  - Empereur  Déboqoaire ,  eurent  les  uns  contre 
les  autres,  &  ]efi}uelles  après  k  mort  de  prefque  toute. k 
hobleflè,  tuée  en  la  bataille  deFoncenay ,  grandement  altérèrent 
les  alliances ,  que  les  Seigneurs  vivans  fous  un  fi  florinànc  £m- 
/pire,  prenoienc  auflîtôc  loin  que  près.  Car  durant  le  règne  de 
Pépin ,  Charles  le  Grand  «  6t  Louis  fon  6Is  :  TAullrazien ,  Saxon, 
Baviérien  ,  Allemand,  qui  fe  marioit  en  Wcftrie,  Bourgogne, 
Italie,  Septim.inie,  qui  ell  Languedoc ,  ou  en  Aquitaine,  ne 
craignoïc  point  de  perdre  Tes  hcrirages,  ainfi  qu'il  ell  porté  par 
un  article  de  la  divifîon  que  Charles  le  Grand  fit  de  les  Royau- 
mes entre  lès  enfans.  Là  où  depuis  Charles  le  Chauve ,  ihk  que 
la  claufe  &:  article  fufdits  eu(Tcnc  été  oubliés  en  rappointeinent 
fait  l'an  huit  cens  quarante-trois ,  entre  les  tfois  tj  eres,  enfans 
dudit  Débonnaire  ^  ou  pour  quelque  autre  raifon  que  nous  n*a^ 
vons  point  trouvée  écrite ,  il  n'y  eut  plus  d'eipérance  de  & 
rejoindre:,  chacun  voulant  avoir  un  Roi  de.ibo  langage.  Voilà 
pourquoi  les  Auftrafiens  n'eurent  agréable  ledit  Charles  le 
Chauve,  quand  il  voulut  prendre  le  Royaume  de  Lothaire  fon 
neveu  ,  mort  (ans  enfins  légitimes  ne  les  Wcrtriens  ,  Charles 
le  Gras i  '&  encore  moins  Arnoul ,  quand  ils  s  cfForcèren,t  de  les 
gouverner  durant  la  minorité  de  Charles  Je  fimple:  voulant, 
ainfi  que  j*ai  dit ,  chacun  être  commandé  par  un  homme  de  fa 
langue.  Ce  qui  apparut  bien  évidemment,  quand  la  famille  de 
Pépin  vint  à  f-aillir  au  Royaume  de  Germanie  i  d'autant  que  les 
Italiens  firentKoi  Berangcr  ;  les  Saxons ,  Henri  le  Fauconnier,  & 
quelque  temps  après  les  Weilriens,  Hugues  Capet ,  marris  de  ce 
que  Charles  Duc  de  Lorraine,  fentoit  trop  iun  Allemand.  (Des. 
Romans.)  Cette  dernière  réparation  deCapec,  fuccaufcj  &  à 
nion.avis  ,  apporta  pn  plus  grand  changement,  vdr^  û  j'olè 
4ife«  doubla  la  langue  Romance.  Car  fon  entreprife  étant  iuivie 
BuBLioT.  Frav,  Tom.  III.  Du  Ver d.  Tonu  jii.    L  1 1 


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4s<*     R  R 

de  plufieurs  autres  Seigneurs ,  gouvernant  les  grands  Comtés 
^  Duchés  ,  ik  fe  moncrèrenc  non  pas  Rois  ,  car  ils  n^tvoienc 
l'autofké  acquife  de  fi  longue  main,  que  Hugues  Capet,venu  d'un 
grand'pere  ôc.  d*un  grand  onde  Rois,  mais  ufiirpateuis  de  tout 
droits  Royaux ,  tenant  Cour  à  part,  battant  monnoîe,  &  ne  fe 
tendans  fujcts  qu'à  tel  iervice  qu'il  leur  plaifoic  ûîre  à  ce  Rot, 
auffi  nouveau  en  fa  dignité,  qu'eux-mêmes  qui  l*avoîeiit  (bpporté 
contre  Tap parent  héritier  de  la  Couronne  ,  pour  avoir  part  au 
butin,  plutôt  que  pour  afièâion  qu'ils  lui  portafiènt,  ou  defir 
de  rcfonner  les  abus  lors  regnans.  De  manière  qu'ils  ne  Te 
{<>ncicrfnt  beaucoup  de  hanter  la  Cour  de  ce  nouveau  Roi  ,  ne 
le  parronner  fur  Tes  mœurs ,  &  encore  moins  Tu  ivre  Ton  langage , 
qui  à  la  fin  ne  (ê  trouva  de  plus  grande  étendue  que  Ibn  domaine, 
raccourci  par  ces  Harpies.  Car  ledit  Hugues  Capet  &c  R  obert,  Ton 
fils  ,  ne  jouiffoient  d'aucune  ville  de  marque  ,  fors  d'Orléans , 
Paris  6l  Laon  ;  pourcc  que  les  autres  avoienc  leurs  Comtes  ,  & 
les  Provinces  des  Ducs  ,  qui  cenoienc  grand  territoire.  Comme 
Richard  ,  Seigneur  de  toute  Normandie  :  Hébert  qui  étoii 
Comte  de  Meauz  &  Troyes,  c'eft-à-dire ,  de  Brie  &  Champa- 
gne :  Thiebault ,  Comte  de  Chartres  »  Blois  &  Tours.:  Gutlûiu-* 
me ,  Duc  de  Guyenne ,  &  Comte  de  Poitou:  Geoffroy»  Comte 
d'Anjou  :  lefquels  depuis  s'accrurent  grandement  ,  pouroe  que 
ceux  de  Chartres  joignirent  à  leur  Domaine ,  Champagne  & 
Brie,  par  ufurpation:  ceux  de  Normandie,  Angleterre:  la  mai- 
fon  d'Anjou ,  Touraine.  Tellement  que  l'on  vit  en  France  de 
belles  Cours  &  magnifiques,  tout  à  un  même  temps.  Car  le 
Comte  d'Anjou  cpoufa  l'héritière  d'Angleterre  &l  Normandie. 
Le  Duc  de  Guyenne  avoit  les  hommages  d'Auvergne,  Limolin, 
d'An^oulmois,  Agenois,  &  de  toute  l'Aquitaine.  Le  Comte  de 
ampagnc  ,  Brie ,  &  tout  ce  qui  écoit  depuis  l'embouchure  de 
la  rivière  de  Marne  dans  celle  de  Seine ,  jufques  vers  la  Lor- 
latne:  &  de  là  retournant  à  Sens.  Les  Bcrangers,  toute  la  Pro- 
vence, Languedoc  &  Cathalongne.  Ce  qui  donna  nccafion  aux 
Poètes  &  Hommes  ingénieux  ^  qui  en  ce  temps4à  voalurent 


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écrire,  ufer  de  h  langue  de'ces  Rokekcs»  {»dur  davam^  koir 
complaire ,  &  montrer  qu'ils  n*avoienc  que  âîre  d'emprunter 
aucune  chofe  de  leurs  voifins.  Ce  fût  lors  »  aînfi  que)e  peivik» 

qti*ccrire  en  Roman ,  commença  d  avoir  lieu ,  de  que  les  Con- 
téor  &  Jugléor,  ou  Jongleurs,  Trouverres  &  Chanterres» 
coururcTO  par  les  Cours  de  ces  Prince*,  pour  rédicr  ou  chanter 
leurs  Contes  fans  rime  ,  Cbanfons  ëf  autres  Inventions  poéti- 
ques :  ufant  du  Romain  ruilique  ainfi  que  du  langage  entenda 
par  plus  de  gens ,  encore  qu'il  leur  échappât  allez  de  mots  de 
leur  terroir.  De  là  vient  que  Ton  trouve  tant  de  Livres  de 
divers  diâledes,  Limofin  ,  Vallon  ou  François  ,  &  Provençal, 
portant  Je  nom  de  Roman  ;  voLiLmt  les  Poètes  donner  à  ccmnoî- 
treparce  titre,  que  leur  (Euvre  ou  langage  n'étoit  pas  Latin 
ou  Roman  Grammatic,  ains  Romain  vulgaire.  Ce  que  je  devine, 
çaTtaiAtrement  je  ne  vcax  tMrtt  oncciioft  tant  obfcure ,  par  un 
paflàge  d'iHi^Livre  compofê  CAvîreti  Pa»  1 417  cMi  28 ,  par  Huon 
deMeri,  qui  die  au  commenceoient  d^Koiaan  inumlé  leTouF- 
aoyfflemd'Antechrid: 

If^eft  jMS  oy/èax  ,  ûtnsfu  èm  mapÊ^ 

Zi  trouverrc  qui  fa  bouche  euvre 
Pot  bonne  œuvre  conter  &  dire, 
Mki»  ki  èUà  tnme  phnn  ^d'irt. 
Quant  d  n'a  de  maure  popU 
Jo/iveu:[  femond  &  point 
Mon  caer  de  dire  aucun  biau  £t, 
.  iMbw  n'ay  de  quoy  ,  cartOM^  dbg' 
:•  i. ,  ,       '    ^ors  ce  que  de  nouvel  «(vient* 

Mais  au  Trouveor  h'ien  av'itnt ^ 
S'il  /fait  aventure  nouvelle  j 
Qu'il  ft^c  tant  ^  que  la.  nowtttê 
Par-tout  s'efpande  &  par-tout  aille  , 
f  j,  ■  /      £c  ^ue /on  ff-os  François  détailU 
.•  \:\'  ;  \.      ■  ^^''S^-VWre  plus  dcLice. 
, .  ;  -Por  et  nui  langue  ay  délice  , 

...  Quicomjuem'entienneà*  tre^U^é^  *0liuecutd4 

Pii:.r  d're  mon  nouvel  penfi. 

Ce  ^ros  Ffançois  déuîUé  me  iemblô  devoir  être  pris  pour  lo 

LUij 


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4S%        A  *l  , 

flomui  6c  plus  poli  lanfi;age ,  dont  lesTrouverres,  Jugléors ,  Se 
Aaties  ci-dcfrus  nommes ,  ufoient  pli»  que  le  commun.  Car  H&> 
bert  dit  au  Roman  des  fepc  fages  , 


Mottk  voUmùtrt  mptmroUs 
-  Si  je  m'en  poou  aunmeure 

Quen  bons  Romans  pëujjfè  mcttrê 
Une  '  Efioirc  *  auqucs  ancienne* . 

Et  puis  quelques  vers  après  il  ajoute, 

li  bons  Moines  de  home  vU 

De  llauu-Sdvc  l'Ahele 
I     V    -  A  l'EJloire  renouvelléc , 

Par  M  latin  ta  ordenée  , 
Hcbers  la  *  vient  en  Romans  tnre» 
Et  dds  Romans  un  L'ivre  faire: 
El  nom  &  en  la  révérence 


>Ki(loi{«. 


•  Veut. 

X  Ce  Louis  doic 
kue  le  père  4e  $• 
lanii ,  «a 


IM  Roy  fil  Phelipe  de  Frauec 
^  Xtfeif        doix  toM  kir* 

Et  puis  encore  quelque  peu  après, 

Pors  'amor  encommenceray 
VEfiaire  ,  &  emomaneeray  ,  ^c» 

Qui  eil  à  dire,  je  mettrai  en  François.  Que  fi  qucicun  pen(e 
que  le  Roman  ne  fût  qu'en  rime ,  je  lut  réponds  qu'il  y  avott 
auffi  des  Romans  fans  rime  &  en  proie.  Car  en  la  vie  de  Charles 
le  Grand ,  mile  en  François  avant  Tan  mil  deux  cens ,  à  la 
requête  d*Yoland ,  Comteflè  de  faint  Paul,  iisur  de  Baudouin^ 
Comte  de  Hainau  »  fumommé  le  Baftiflèur,  au  quatrième  livre 
PAuteur  ditainfiy  ' 

[  Baudoin ,  Comte  ie  Ibinaa ,  trouva  à  Sens  »  en  Bontgogne  ,  la  vie  d» 
Charlemagne  >  6c  moaraittU<kmiui  i  (kfœuf  Yolaiifl»Coince(re  de  S.  Paal» 
m'a  prié  que  fe  la  mette  en  Roman  fans  rime ,  parce  que  rr!  fe  délirera 
Roman  qui  dcl  Laùn  n'eut  cucc  ,  &  pat  le  Roman  fera  mieix  gardée. 
Maintes  gens  en  ont  ouy  conter  &  chanter ,  «ail  n'eft-ce  menfonge  non  ce^ 
qu'ils  en  dient  6c  chantent  cil  Coiiteor  ne  cil  Jugleor.  Noz  COnKf  tfmeS- 
n'en  eft  vrais  :  tôt  ell  meni'onge  ce  qu'ils  dienc.  J 

Ce  parler  Roman  étoit  lors  prb  pour  langage  ,  maintenant 


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•4]ppdé  François  le  plus  poli ,  témoin  et  veià  âttiAomaxi  û*Âkxvi^ 
'dre,  4e iacompofitioo    Lambert  lijCor»; 

Fk^M  comme  Fraitmis^  itfoi  *  ' parler  Roman*  '  '■     *  Seeiir- 

]Ec  les  SomiTes  le  penfeDe  èncore  ;  car  de  dire.  Te  fais 

jbien  parler  François^  Us 'di(eht  |e  ùss  bien  parler  Rocnari.  £c  jè 
dirois  volontiers  qiie  le  parler.Bbman  fut  pîus  particulier  àParià 
.  &  lieux  voiilns ,  qu'autres  \  car  au  Roman  d'Alexandre;  cûm<^ 
pofé  par  le  Clerc  Simon  ,  en  racontant  les  peuples  divers  qui 
ïbrtirent  de  6abylone«  aprè^  la  confiiiion  advenue  en  bâtillanc 
la  tour,  il  dit,  .  .  —      .  ' 

Li  enfans  fe  départent  j  //  *  plere  en  fu  doîatu  ,  * 
*     Et  li  autre  devient  Mefopotaaùens  , 

li  autre  fu  Torquois  ,  li  tuttrg  Mlimitans* 

Et  puis  queilques  vers  après , 

Li  autre  fu  Romains    à  autre  Tofctuiu  *  . 

Et  encore  depuis ,  " 

L'autre  fu  Efpetn^nos  j  &  s' autre  fu  NomunU^ 
Li  autre -Erupeis  &  parla  bien  Romans  ) 
li  autre  fu  Franfois  ,&  li  autre  Normans. 

LclqucU  Erupeis  ou  Erupers,  je  prens  pour  ceux  du  pays  d*Hn- 
rcpoi^  ,  qui  n*a  point  de  limite  .certain^  (inon  qu'à  Paris  nous 
difons 'que  le  «quartier  devers  Midî''da  dé  ftî'nivëffîté  eft  en 
Hurepofs^  Et "néàntmoins  près  de  Meaux  &  Joerre  3  y  a  un 
têmnr  appelé  Hurépois,  comme  audî  quelque' cihdroîtvoîCn  de 
Moncfeau*fault- Yonne.  Que  fi  aucun  veut  dire  ^ue  Sihion 
prend  le  mot  Erupeis  pour  Srépttus ,  |e'répohd9  qiij^il  parleroie 
trop  généralement ,  ayant  noifaimé  tant  de  peiipltfs'^ticuliers. 
Je  ne  iûis  pas  d'opinion  que  Hurepois  ait  pris  ion  nonî  du  venê 
Eurus ,  puifqu*il  fè  trouve  &  à  1  Orient  &  au  Midi  de  Paris. 
ÎVIais  j'ajouterai  bien,  qu'à  Paris  quand  l'on  veut  dire  qu'une 
façon  de  faire  n'efl  gueres  civile ,  on  ule  de  ces  rnots ,  c'eft  du 
pays  oo  quartier  de  Hurepois:  ce  que  d'autres  difent ,  celà  fenC 
ioa Écolier  JUlUo*  Comme  fi  nos  Aois  demourgns  du.çôté  que 


4f 4        R  a 

noas  appelons  Cité  &  -Viile  ,  à  favoir  tu  Pakis^  à  S.  Martin-, 
au  Louvre  ,  près  S.  Gcrvâis,  S.  Paul ,  6c  Tournclles,  ii^Wîc 
habités  par  nos  llois  eufîcnt  plus  façonne  les  lLI>icans  de  cet 
endroit  de  Paris,  &  que  celui  de  l'Univerfité  fiic  moins  civil, 
pour  n'être  pas  tant  fiante  de  Courtifans;  ce  ^ui  lui  auroit  plus 
fait  retenir  le  langage  Ruf^ic  Romain.  Que  les  Erupcrs ,  Era- 
peis  ,  Hurepois,  ou  Herupois  faïïètit  fujets  dlcs  Rois  de  France» 
■  II  en  appert  au  Roman  (le  Bertain ,  compofé  par  le  Roi  Adeoez , 
Rivant  du  temps  di)  B^  Xquïs,  QÙilsfofitAoaHnés  avec  ceux 
qui  accompagnèrent  Charles  le  Crand  cohtréjes  Sajcons.  Car 
parlanje  deSaxe,  il  dit^  ,  * 

j4prcs  l'ot  Gu'nhekiiu  qui  *  ainç  n'tmia  franfois  ^       *  Onc. 
Cil  fu  fiis  Ji^lmMie  morne  fit  de  grand  *  iafêis,  *  Orgueil, 

Car  tien  cuida  conquierre  France  &  *  Qlenois  >      ,  .  •OfWaair 

dujfnpûtgnQts  «S*  Bo'^r<^ori^nf  '&  n.rmjn<i  &  Enghis  * 
JuJ'qu'à  Cûl&gnr  fa. ,  la  II  fii  mauii  àefrots.  l 
Longuement  tint  Saffoigne  qu'ins  nus  n  'i  mil  *  defmf  *piSa&^ 
Mes  puis  ju  rcconqulfc  par  Francs  &  par  ThîoisZ"  '  *  '*    '  *- 
jIu  {Êtonftcrre  jure  U  haron  Herupois         .  ...  .'.i 
Et  jUanan  Ù  Eu  wage  Rraban^on  Ardjcaoix, 

Quant  à  l'ctymoîogie  &  fignification  de  ce  motHurqjois,  voici 
ce  que  j'en  ai  trouve  dans  le  Ronwn  de  la  Conqiicre  d'outre 
mer.  Parlant  d'un  Héîias ,  qui  fut  Té  i*2h€valicr  nu  Cy  gne  ,  nourri 
avec  fès  frcrcs  dans  un  bois,  fans  jamais  avoir  vu  autre  homme 
qu'un  }Icrnute,  qui  les  vèt^oit  de  feuilles  &  éc^rces  couiues  de 
Til.il dit,  • 

T.  "îî . .  f  'j       f<V<^çr  s'en  tourne  qui  or  rtcn  Maliifimf^         ■  .  '  [.  ' 
^  l'lh€r/n^.l^e  vint.Jiid<itx  &  àurefe^.  .  ..  ^ 

5t  du  siême  Hclias  : 

Kelusejloit  com^  Lens  V  Ours'^cnk::cne:^  ,  ■'Lwp. 
î-       ^       Xes  ongles  gratis  &  Ion»j  ks  *^  cevmis^nxt^  ^      '  •'EBcâiflitéf. 

lauJU  kurepecn'ert  pas-JbttyfiatlatHi»       '         ']  *Cfie«inci 

Puis  il  en  dit  autant  d^s  pauvres  gen^ ,  IcfijUels  «yailt  perdu 
leurs  ckcvayjc  &t  biens ,  fmvoicnc  à  pied  en  ce  voyage  d'outre 


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«er^  les  aotres  Chéiwns;  ItMt  oondmGs  parfiene  rHecmite: 

La  puiffU^  voir  tant  via[  irmt  depktu^,  ■ 

£t  umu  grtmét  karU  à  tcM  *      hurtpe^»  *  Chefs. 

De  forte  que  le  pays  de-Hurepois  pôurrok  avoir  pris  fbn  aom 
de  ce  que  les  Habitans  pbrtoient  leurs  chcVbtiîC  tiroirs  Ôe  hériflés 
comme  poil  de  Sanglier,  la  rête  duquel -en^-venetie  s^sippelle 
Hure.  De  Hurepé  donc  vient  par  fyricopc  Hupé  ,  qui  tii  une 
toufîb  de  plumes  levées,  qu'une  efpèce  de  coqs  jK>r  c  fus  la  tête': 
&:  encore  Houpe  ,  ce  floc  de  foie  ou  de  fil  noué  qur  jadis  ft 
mcttoit  au  iommec  des  chapeaux  &  bonnets  des  hommes  plus 
honorables;  non-feulement  Rois,  Piinccs  &  Centilshommes, 
mais  encore  Cardinaux  ,  Evéques  &  Doéleurs.  Donc  pollible 
vient  le  proverbe,  Abbatre  l'orgueil  des  plus  houpés,  quand 
c'écoiene  clercs  :  ou  hupés ,  quand  c*étoienç  geiis  -de  guerre 
portant  plumes.  Tant  y  a  q^e  'les'andens  Sicsimriens,  defquels 
autre  part  j*ai  montré  que  foint  v«eniQS-ks  François  ,  portoteift 
leurs  cheveux  noues  fus  k  tâte.  I^e  hiot  Hurepé  -pour  poH 
levé  &  mal  peigné  ,  dure  encore  en  la  bouche  d'aucunes  femmes 
de  Paris,  en  môme  fîgnification  que  le  Latin  arreSa  coma.  Mm 
tout  ceci  fera  dit  pour 'réveiller  refprit'de  quelàin  /  lequel  poi^ 
fibîe  rencontrfcra  d'autres  endroits  d*Autcirrs  plus  exprès  & 
clairs  que  cenx-cî  par  moi  ^Jlc^-ués.  Les  Efpagnols  suffi  ont 
gardé  ce  mot  de  Roman  ,  apptlarit  Romancé  Callcllano  ,  leur 
langage  commun,  &  dont  ils  ufent  en  la  compofition  ou  rranf- 
lation  des  Livres.  Je  ne  puis  oublier  queGtovan  Habtilla  Giralcfi 
en  Tes  difcours,  pcnfe  que  les  Romans  ont  pris  leurs  noms  de 
Keims;  pource  que  le  Livre  que  Turpin,  Lvêque  de  cette  viJlç, 
a  fait  de  la  vie  &  gedes  de'  Charles  le  ëï-and  ,  a  plus  àbiiné  de 
fujec  aux  Trou  verres.  Comme'  fi  le  mot  Rxymançé  ven'oit  dip 
^Rhemenfis»  Et  Pigna,  un  autre  it|itien ,  allègue  cette  Tai/bn  aa 
livre  qu'il  a  fait  de  Torigine  des 'Romans;  ajot/éatit*  què.lÀ 
'Annales  étoienc  ainfi  appeiée<s;  &  '<i^^,  âé^ms  d'aurrék  homme^ 
rcnt  ainfi  leurs  Contes  fabuleux  ,  Ctf  quî^a  Ûïp  sppç\c]^  Romafia 
les  femblables  poëfîcs.  Mais  il  fiuit  ^doimér  à  ces  étnasgas 


* 

s'ils  choppent  éh  pays''éfoignc'  de  leur  connoinince  ,  étaijC  les 
Komans  une  forte  de  poclie  Gauloife  ou  Françoile.  Quant  uu 
Vallon  ou  Gallon  ,  j'cflime  que  c'eil  un  moyen  &  nouveau 
langage  ,  né  depuis  Châfies  le  Gf^nd ,  ainfi  appelé  parce  qu'il 
fcntoir  phi  s  le  Gaulois  que  Thioîs;  Içquel  toutefois  on  ne  laifîa 
•d'appelltr  Romain  ,  pourcc  qu'il  appro(.huit  plus  du  Romain 
que  du  Thiois  ou  Fran^ojs  Germain.  Ce  dialeâe^  c'cft-à-dirc  ^ 
propriété  &  dîverfîcé  :de  langage ,  ayant  trouvé  des  Çours 
,jiches.^  comme  celles  d€^(.Q>)Qtes  de  Flandres  ,  d'Artois  ^,  de 
fî^nsM,  de  Xpuyai»:,  l^f^natf  ^lâégt  &  Braba^,  a  donné  ocçai* 
ûûà     pen&r  que  ce  fût  une  ^tre  çianîère  de  parler  François, 
^ais  ia  maifon  de  Hugues Capet^ ayant  régné longuement,  & 
peu  à  peu  joint  à  la  Couronne  les  grandes  terres^  jadis  occupées 
j>ar  des  Seigneurs  particuliers,  a  quant  &  quant  éteint  deçà 
Loire  la  langue  Romance,  ou  Romaine  Ruftiquc,  pareille  à 
celle  du. ferment  dcffus  écrit ,  qui  s'y  paHoit ,  ainfi  que  j'ai  dit, 
du  temps  de  Tlimpcrcuf  Charles  le  Grand  ;  la  bannifTànt  aux 
Cours  plus  éloignées  vers  Italie,  Provence,  Languedoc,  Gaf- 
congne,  &  partie  d'Aquitaine,  qui  approche  de  Garonne:  tout 
ainfi  que  le  Vallon  fe  retira  outre  les  nvières  de  Somme  &l  de 
Jyleufe:  laiifaiu  un  iaiigage  moyen  à  ceux  qui  demeurèrent  entre 
jes  Tfiontagnes  d'Auvergne  &t:es  rivières^  (fepuis  appielé  Fran- 
fçois,  pource  que  les  Rois  portant  le  nom  de  France  le  pàrblent. 
Jufquesici  Fauchet  a  ^ifconru  amplement  des  Romans;  mainte* 
jnant  jç  .viens  à  les  omettre  u>us  de  rang  çi-après  *.      ,  ^ 

'ROMANS  vieux  &  nouveaux.  '• 

*Ama4îs  ;  Apolloilius  ;  A'fexandre  le  Grand  ;  Artusdefiretaigne; 

Quatre  fils  Aymon  ;  Baudouyn ,  Comte  de  Flandres ,  qui  épou/à 
,Ie  Diable;  Berinus  ;  Beufues  de  Hantonc  &  la  belle  Jofienne; 

Gharleraagne;  Clamades  4^  belle  Clercmonde;  Le  Chevalier 
,de  la-Cro!x;  Le  Chevalier  ;  Doolin  deiMayence;  Ficrabras;  FIq- 
^mont,  jfils  de  ?yîataquas  ,  V/ui;  d'tAlbanie  ;  Florent  &:  Lyon; 
^lorei^t  <k.,lji  t)ellç:,j/iiiDde,.i  lprimont     Falfcroiei  Gaiiichaut 


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Rouffillom;  Geofroy  à  lagnnd  dent;  Qgîan,  fib  de  Gauvin; 
Cuerin  Me(quiD|  Gaprin  de  Monglave;  Guilkume  de  Palerne; 
Guy  dp  Warvich;  Cyron  le  Courtois^  Heélor  deTroye  ;  Huon 
deBoardeaux;  Jean  de  Paris;  Petit  Jean  de  Saintrc  ;  Jourdan 
de  Blavesjlfaye  le  Triflc;  Lanceloc  du  lac;  Mabrian  ;  Maugis 
d'Aygrcmont  ;  Mcliadus  de  Leonois  ;  Melufine  ;  Merlin  ,  deux 
volumes;  Milles  &  Amis;  Margant  le  géant;  Le  preux  Mer- 
viiT,  fils  d'Oger  le  Danois;  Oger  le  Danois  ;  Olivier  de  Caftille; 
Palladion  ou  Hiiîoirc  Palladienne  ;  Palmerin  d'Olive;  Pandar- 
naffus  ;  Paris  &  la  belle  Vienne  ;  Perceforeil ,  fix  volumes; 
Perceval  le  Gallois  ;  PhHippes  de  Madian  ,  autrement  dit  ic 
Chevalier  à  refpervicr  blanc  ;  Pierre  de  Provence  ^  la  beUe 
Maguelonne^  Poncus  ,fils  du  Roi  de  Galice;  Primaléon  de  Grèce* 
Robert  ie  Diable^  Roland  PAtnoureux;  Roland  Furieux  ;  Richard 
fm  piBttr  f  Due  de  ll^ormandie  î  Le$  (çpt  fagçs  de  Rome  ;  Sîn- 
graal  ;  Syperis  de  Vîneaux  &.dj»  (es  diz-fept  fils  ;  Théfêus  de 
Coioigne  ;  Triftan  de  Léonnois;  Les  trois  fils  de  Roi  ;  Chroni- 
que de  Turpin ,  de  la  conquête  deTrebizonde,  faite  par  RemiM4 
de  Monuubaii  i  Valencin  &  Orfon  ;  Urbain  le  méconnu. 

*  f ,  Chap.  4  du  Liv.  I  de  la  Langot  9c  Pvëfie  FiaaçoiT^f 


Bxau^oT.  FaAVi  Tem.  t^,  Dv  Vbro.  Tom*  iir,  M  m  m 


43* 

S  AL 

Saint  •  SALVIAN.  *  Voyez  NicotAs  DE  Bauj- 

IKEMONT. 

•  Quoique ,  de  fon  temps  ,  S;^vt«n  ,  dans  les  éiog.es  qu'on  en  a  faits ,  aie 
été  quahiîe  Saint  Se  Bitnkeurtux,  fuivane  le  commun  ulage  d»  donner  alo» 

ce  ritre  aux  E\tcques&  aux  Prêtres,  on  ne  s'eft  pourtant  pas  accoutume  dans 
la  fuite  à  dire  ni  Saint  SliIvIcu  ,  ni  le  Bienheureux  Salvien.  Il  doit  être  aufli 
/tmpUmenc  appelé  Prêtre.  C'ell:  le  titre  qu'il  i'eft  lou/outs  donné  ,  &  il  ne 
hxxK  voira  s'anîter  à  b  Ptéfiwo  des  Liines  dt  lu  Protidencéj  (or  ce  qu'elle  elfc 
adreHÎêe  en  ces  termes  à  Salonius,  Evcque  de  Vienne  :  Sancio  Epifcopo  Sa.' 
lonio  i  Salvianus  Eplfcopus  Salutem  in  Domino  ,  parce  qu'en  effet ,  quoique 
cette  adtelFc  ait  été  confervce  dans  toutes  les  Editions,  même  danscefie  de 
M.  Baluze ,  on  fait  néanmoim  qu'elle  toi  ^tott  foti  fufpefte ,  &  la  vérité 
eft  qii'elb  paroît  ciuicrement  podiche,  n'y  ayant  rien  ,  dans  la  Prcface  donc 
elle  eft  fuivic  ,  qui  touche  Salomus  ,  ni  près,  ni  loin.  On  voit ,  paç.  8j8  da 
Tom.  m  de  la  ColUaion  donnée  Tan  17^4  par  les  PP.  Bénédiains  Map» 
tenne  8c  Durand,  in-foLi  Paris,  que  c*eft  Grégoire  Corrarb,  mal  nommé 
dans  rEificioii  ConraraicuSj  qui,  au  r:ïronr  du  Concile  de  Bàle  (  vers  1457) 
apporta  de  Suitfe  en  Italie  les  Uvies  de  Salvien  de  la  Providence  :  Revolve 
lmo$  LaSantii  >  Cypriam . . .  (  Ce  font  les  ternses  de  Conafo  ,  dans  loi» 
Eptcre  i  Cécile  de  Gonzagae ,  Religieufe  ,  fille  de  Jean-François  de  Gonza-' 
guc,  Miriiiis  de  N4inroae )  Salviani  quoque  ,  cujus  Librcfde  Providentid  Dei 
i  Conaito  Bcjîlecnfi  rediens  ,  de  Germanorum  ergajiuiïs  in  Italiam  devortavu 
Ce  Corraro,  ou ,  comme  on  le  nommoit  alors ,  Corarh  ,  étoîr  un  n  obleVé> 
n'ricn  ,  donr  la  fAmill:  fub'îdc  encore  ,  hoinn-.e  de  Lettres  ,  connu  par  ce 
qn  en  ont  dit  Pic  11 ,  Tortdlius^le  P«^e ,  Gytaldus»  &c.  U  mourut  l'ai»  1465» 

(M.  DE  LA  MoNNOVe). 

*  Salvien ,  ne  d-i  parens  illuflrcs,  ccahlis  dans  les  environs  de  Cologne  , 
ou  de  Trêves  ,  moumt  vers  Tan  484.  Son  ftylc  ,  quoiqu'on  n'y  trou"?e  pa» 
ronces  les  grâces  les  finciTes  ds  la  bcîlî  Lariniré  ,  a  cependant  di  la  force 
&  de  l'clegance  ,  &  psrfuade.  Selon  M.  de  TiUemont ,  S.  Salvian  étoii  né  ' 
vers  Tan  {90  $  ainfi  tV  vécue  fixe  vieux.  Il  Ce  maria  de  bonne  heure  f  mais ,  de 
concert  avec  fa  feinme,  ils  renoncèrent  aux  plaifîrs  du  mariage,  T>:)nr  vivre 
dans  l'état  de  cliaftstc,  à  TimiraticMî  de  plufî.-urs  Chrérietis  de  C2  Cihd:  ,  gui 
croyoïent  approcher  jpar-4â  davantage  d©  la  Perfieition  CluJiienne.  Salvian 
embraflâ  enfuire  U  vie  Monaftique^  On  croit  que  ce  fut  â  Lérins.  Il  vint  1 
Marfeille  vers  l'an  417,  &  y  fut  ordonne  Prêrr  .\  On  ^  crn  Ion  ^tempî  qu'il 
«tvnit  Cf.-  Fv'qiiî.  Ce  qui  a  dann?  lieu  i  cette  méprife  ,  elV  un  patfige  de 
Gcoiuic    /  xr.  lî/uji.  )  ipi  ,  parLuu  des  ilomcUôS  de  Salvian  ,  compofé» 


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SAM  S  A  ? 

pour  l'indruttion  des  Evêques ,  Se  que  notis  n'avons  plus ,  ù  f.rr  de  ces  mors 
Epifcopts  facLus  \  quelques  Copiftes  onc  écrie  Epijcofus  facius  :  de -là  on  a 
cru  que  SftWim  «voie  été  Evèque  de  Marfeille.  Cette  erreur  s  eil  glidée  dans 
(on  Livre  firla  Prwidencc  j  comme  l'a  remarqué  M.  de  la  Moniioye  ;  mais 

on  eft  bien  convaincu  aujourd'hui  qu'il  ne  fut  Hvcque,  m  de  Marfc  lle  ,  ni 
d'aucun  autre  iieu.  ^  Voy.  H^.  Liu.  de  la  France^  1  om.  ii ,  &  GalL  Chnjl. 
féconde  EdidoR  »  Tom.  I  »  CoL     |.  )     P* -Bonnet  de  FOracoire  a  publié 

une  bonne  verlîon  Françoife  de  toutes  les  (Kuvres  de  Salvian  ,  Patls ,  1700, 
2  vol.  in-ii.  T  e  plu^  conficîcrable  tie  T^^s  0!ivr^'.:;e?  ,  ef^  jfon  TcaiXié  lu 
Providence  j  tloat  il  y  a  eu  plulicuià  I  laduwtiùJii  1  lariynitrs. 

SAMUEL  DU  LYS.  Sous  ce  npm  fuppofé,  Simon  Goulard 
exprime  en  vers  François,  Difcours  écrits  en  vers  Grecs  ,  par 
Grégoire Nafienzene ,  Evôquc  &  Dodeiir  en  Tiglife  primitive, 
fous  l'Empire  de  Valcncinian,  contre  les  difîblutions  des  femmes 
fardées  ,  &  trop  pompeufcment  attifées.  Plus  les  Regrets  6l 
dciirs  du  même  Grégoire  Nailenz-ene;  imprimci  Vàh  1574. 

SAPPHO  LESBIENNE  «.  Voyez  fes  Sentences  parmiccllcs 
des  Poètes  Lyriques  Grecs,  traduites  en  François.  ^ 

*  Elle  vivoir  quelque  fîx  cens  ans  avant  Jefus-CUrift.  Il  ne  no-.i?  rcf^e  d'elle 
cien  d'entier  que  deux  Epigrammes  ,  l'une  de  deux  vers ,  l'autre  de  quatre  j 
Se  'deux  Odes  eti  vers ,  appelées  de  fen  nom  Sapphiqucs ,  Tune  â  Vénus  » 
l'aocBei  ane  belle,  poarqiu  elle  rnoorok  d'anour     (M.  ps  la  Mohmoyb)» 

^  La  Sapho  la  plus  connue,  celle  â  qui  on  attribue  l'invention  du  vers 
Saphique  ,  étoit  de  Mitylène  ,  dans  rUle  de  Lesbos.  Il  a  cxifté  une  autre 
Sapho ,  qui  écoit  d'Erèfe  ,  Se  qu'Athence  dit  être  celle  qu'aima  Phaon.  Les 
Fcag^ens  qui  nous  refient  ibus  le  nom  de  Sapho  ,  ioQC  de  Sapho  de  Myti- 
line.  Ses  PocHes  .1  ii  inbles  lui  méritèrent ,  de  la  part  de  la  Grèce  entière ,  le 
iîirnom  de  dixième  Mufe.  Cette  femme  célèbre  reflènrit  viveir»ent  la  p.ilTîon 
de  l'Amour  ,  l'exprima  de  même.  On  en  peut  fiiger  par  les  deux  feules 
CMes  qui  foient  venues  jufqu'i  nous  ,  fur-tout  par  celle  que  Longtn  rap- 
porte dans  fon  Traité  du  Sublime  j  que  Boileau  {  Traite'  du  Sublime  t 
Chap.  VIII  )  a  (i  fupéneucemenc  rendue  en  vers  François ,  Se  qui  coounence 
par  çe  vers  : 

Heottoa      {dide-toi ,  feiir.loîlbdefiiiifiR  t 

Lengin  fait  remniiiier  le  fublime  qtii  iègne4lans  cette  Ode.  «  AinH ,  dit-il, 

«  quand  Sapho  veut  exprinier  les  fureurs  de  l'Amour  ,  elle  ramafTe  de  tous 
t)  côtés  les  accidens  qui  fuivent  Se  accompagnent  en  effet  cette  pallion.  Mais 
it  oû  (on  »keflè  panntinnncipidement ,  c'eft  à  ohoifir ,  de  tous  ots  acddens  » 
m-  am.  jqni  aasquent  luvan^gi»  JjcbqU.iSc  i»  nobiioe  jde  l'anonr^  JU.i  Jmcii 

Mmmij 


A  V  s  A  V 

»  lier  tout  cela  enfemble  ■».  On  rt  voulu  fiirèim  ctimeà  Saphode  fonattadi*^ 
ment  pour  plufieurs  belles  femmes  j  mais  le  témoignage  d'Alcce  ,  &  de 
beaneoup  d'aucres  Anciens  ,  qui  l'appellent  chajle  &  vertueufc  yàovt  au  moins* 
balancer  ,  s'il  ne  les  détruit  pas  touc-à-fait ,  les  bruits  injurieux  à  fa  réputa- 
tion. Denis  d'Halicainalle  nous  a  confetvé  ï Hymne  à  f^éntu^  &C  Longia 
TOda  dont  j'ai  parle  ci-deflus.  M.  Moutonnet  de  CUixfonds,  Se-  M;-deSaiir 
▼igny  viennent  de  faire  revivre  lesacceos  divinf  de  cette  dixième  Mufe:  le 
premier ,  dans  une  Tradudion- élégante  Se  correcte  ,  en  profe  ,  jointe  à  la 
Tradudtion  d'Anaaéon,  de  Bion&  Mofchu$,&  de  pluûettts  awtses  motceai» 
choifis  de  Ganik-,  deXibole ,  d'Horace,  Sec  en  i  voL  m-S».  avec  des  Oor 
vures ,  à  Paphos  ( Pïtfis)  chez  le  Boucher,  1771.     fec^d ,  dans  une  Tri- 
duâion  charmante  en  vers ,  faifant  partie  du  premier  volume  du  Pamû  ffedes 
Dames  ,  Paris ,  1 77  j ,  chez  Ruauit.  On  ne  iàuroit  trop  multiplier  les  exccllens 
modèles  de  l'Antiquité ,  fur-toàc  dans  un  fiècle  où  u  foceurda  bel-efprit,  & 
le  froid  poiibn  de  la  Pbiloiophie  nouvelle  étouffent  le  bon  goût  ,  tuent  Iff 
génie ,  énervent  la  vraie  fcience ,  corrompent  ^  abolifTenf  tous  les  principes , 
&  dcvâftent  de  plus  en  plus  les  champs  lertiles  de  rElokjuence ,  delà  Poiifie", 
de  la  Liiiéiacuce en  déioiuttaiic  les  Mt$  Iborces  ^ui  Ibient  proprés-  à  les' 
&cciltrer. 

'  S  A  VARIC  DE  MAUtEOK,  ftr  Gentîniommci  Angîois  de 
nation,  laqué!  s'étant  nus  du  parti  du  Roi  de  France ,  fut  auMiA 
prudcnr,  vaillant  renommé  aux  armes  en  fait  de  guerre ,  que 
Chevalier  de  fon  temps  »  Amateur  d«s  Geiis  do6les.  Tous  les 
Poëtcs  écrivant  de  ce  temps,  tant  en  Latio  que  Provençal ,  fe 
retiroicnc  à  lui  ,  qui  les  recevoic  de  bon  cœur ,  îcs  cncrcccnoit,: 
&  leur  faifoit  de  beaux  prcfens  On  ne  trouve  point  par  écrit 
aucun  ficur  ,  ainfi  que  i*ont  cent  le  Monge  dfs  Iflesd'Or,  & 
faine  Cézari,  qui  ait  montré  une  plus  ouverte  libéralité  envers- 
Jes Poètes,  que  ce  Mauléon  :  car  il  étoic  favant  aux  lettres  & 
lîbcral;  &  ii  les  Poètes  de  fon  temps  lui  ont  dorwîé  beaucoup  dt 
louanges ,  ceux  qui  font  venus  après  eux,  lui  eit  ont  attribué 
davantage.  £t  au  contraire,  quelques  excellentes  &  rares  vertus 
qui  reluifoient  en  lui ,  le  Monge  de  Montmajour  »  flâiu  des 
Poëces  Provençaux  «  s'èft  eflkyé  en  une  couple  <fe  fa  Chanfon, 
les  obicurcfr,  difant  alnfi:  Savane  de  Maoléon  qui  fc  mêle  de 
cfaanter,  il  vaudsoit  mieux  qu'il  tint  fecrettts  les  Chanfons». 
attendu  que  tout  ce  qu'il  fak  &  compofe  ne  vaut  rien,  &  a 
beibin  d*une  bonne  gloiè,  tant  oblcure  6l  âcheufe  edià  rime. 


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s  A  U  S  A  X  4($i 

il  faut  donc  conclure  j  ainfi  que  la  vérité  eft  telle  »  &  que  fcS 
(Euvres  le  démontrent,  qu*il  écrivoît  doâement ,  &  en  haut  & 
grave  rtyle.  Fut  amonreiix  d*une  gentilfemme  du  pays  d'Aqui- 
taine, de  ia  maifon  d'Arprcmonc  ,  aucuns  écrivent  de  Levy, 
d'incomparable  prudence  ,  fageiîc,  &  vertu  excellente  de  fon 
temps  f  foit  à  la  Poëfie  ^  à  la  Mufique ,  &  en  autres  fciences  &: 
vertus  fîngulières ,  qu*il  époufà,  &  mena  en  Provence  ,  quand 
il  fut  vifitcr  le  Comte  de  Provence  ,  laquelle  peu  de  cemps  après 
trépaflà,  &  s  énamoura  d'une  autre  gentilfemme  de  Provence, 
de  h  mai/bn  de  Glandevës,  à  la  louange  de  laquelle  fît  pluiieuré 
bonnes Chanibns ,  en  Tune  delquelles  fe  plaignant  d'elle,  dit, 
qu'il  auroit  p^Iutôt  ployé  un  gros  arbre,  entendant  d'un  chêne 
qui  porte  le  gland  en  a^lufîon  de  Ton  fumom,  que  le  caur  d'elle^ 
ainfi  qu'il  le  démontre  en  ces  vers  ici , 

O  cor  ingrat  t  mde  è  ine:[orable  , 

Plus  dur  cent  fes  a  plegar  qu'un  gros  Anbfi ^  • 
Coura  aura  fin  vers  my  ta  crudeliai  i 

Quelques  années  après  elle  fut  marice  \  un  Gentrlhonlmc  de 
Provence,  de  la  mailon  des  Baulx,  iils  de  Hugues  des  Baulx,  & 
de  Dame  Beralle ,  Vicomte  de  Marfeille.  Et  SaTaric  s'en  rer> 
^  tourna  en  Fraiice  ,  oii  il  mourut  en  quelque  guerre  au  fècours 
du  Roi  de  France  ;  mais  nul  de  ceux  qui  écrivent  de  lui ,  ne  met 
point  quand  ce  fiit.  Semble  bien  que  le  Monge  des  Ifles  d'Or 
en  paiËnC ,  £t  que  fut  du  temps  dudit  Remond ,  Comte  de 
iProveiice  *• 
*  Vof .  JiAN  01  NoT&i^Am ,  Cli^  &9  &  f  s. 

SAUVEUR  ÂCCAURRÂT ,  natif  d'Usés  en  Languedoc^ 
%  traduit  fes  fept  Livres  'de  Seneque ,  traitant  des  bieniktts^ 
imprimés  à  Paris,  m-S?.  par  Effienne  GrouUeau,  15^1. 

SAXON  GRAMMAIRIEN    Kurangues  de  Saxon  Gram- 
mairien,rectidlUesdeqàinMlJvie$desHt(h>iresdei)attnen^^ 
«dres  eu  François  le  contenues  «u  volume  de»  Harangues  mili- 
taires de  âeOefbreft. 

GetttlAofisn  filndevi  a  vécu  jo%*à  Tau  i  ipi  ^  ou  1 194*  Son  Ayk  i 


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46z.     S  C  E  S  C  E 

quoique  cxrrèmement  cloiî;n"  r^e  !  >  ittircrc  qu'on  lui  ;irriihuc,  marque  fie 
l'érudition ,  6c  c'ell  ce  qai  lui  a  tau  donner  le  furiiom  de  Grammairien  ,  que 
j'interprète  ici  Humanijle.  Du  refte  fa  proie  &  les  vers  ne  ibnt  qu'un  jargon 
ibnyeiu  immellîgible.  (  M.  ds  ia  Mokmoye^ 

<  ^  L'Ecrivain  ,  connu  fous  le  nom  de  Saxon  Grammairien  ,  croie  de  Sceland, 
en  Dannemarcic.  Il  y  naquit  en  1 1 50 ,  Se  vécut  2ii-ilcU  de  i  1  o  { .  Son  IHJtoire 
de  Dannemarck  s'étend  jurqu'â  1 1 8(>.  11  y  a  infcié  beaucoup  de  vers  alTe^ 
mauvais ,  &  fa  proie  ne  Taur  guère  rmeux. 

SCEVOLE  DE  SAINTE  MARTHE  ,  Loudunois,  Thré- 
foricr-Gciicral  de  France,  en  la  charge  &  gcncralicé  de  Poitiers, 
La  connoiffance ,  familiaricc  &  amitié  que  jc  me  luii.  acquifc  de 
ce  dodc  Perfonnage ,  lorfque  de  bonne  aventure  tous  deux 
nous  fommes  trouvés  logés  à  rHôcellerie  de  l'Ange ,  rue  de  la 
Hudiette  à  Paris ,  là  venus  pour  un  même  etfèc ,  à  (avoir  de 
prêter  le  ferment  devant  les  Sieurs  tenans  la  Chambre  des 
Comptes;  lui  pour  Ton  OfSce  de  TréCorier-Général  ^  moî  pour 
celui  de  ContrôIeur^Général  en  la  Charge  de  Lyon.  Et  qui 
plus  efl  la  fufiifânce  &  grande  domine  donc  il      pourvu  \ 
bien  écrire,  &  à  dire  encore  mieux,  tout  cela  dis -je  U  les 
autres  tn6nies  graœs.    per^fc^s  <qoc  Dieu  lui  a  départies  » 
m'inciteroicnt  volontiers  à  faire  ici  un  bel  Eloge  de  îuî,  fî  je 
ne  me  fcntois  trop  foible  pour  entreprendre,  conduire  &  ame- 
ner un  tel  prix-fait  ,  au  faîte  des  louanges  donc  il  ert  digne, 
lefquellcs  fe  découvrant  à  plein  par  fes  (EF.uvre<;  ,  qui  louent 
affez  d'elles-mêmes  l'Ouvrier ,  je  ne  ferai  que  les  nommer.  Elles 
contiennent  donc:  les  Formes.  Le  Palingene ,  l'Amour  &:  les 
Kpigrammcs.  Divers  Sonnets.  Mctamorphofcs  Chrétiennes; 
imprimé  àPkris  j^in-S**.  par  Federic  Mord  ,  &  depuis 
par  Manect Patiflon,  1 579. Xa' Sauterelle ,  imprimée  furJa  fin 
idu  Livre  des  Poefies  de  Jean  de  ta  Perufe,  1556.  Hymne  fur 
TAvanctnanage  do  Rim -Charles  ÎX  , -impriiAé  *  par  Eisdtiric 
More! ,  1 570.  Il  aifait^è^  priûnenc^^ttAt'léRoi  tjTès-Çhréûca 
Henri  III ,  \  prcfcnt  ré|^:nânc ,  '^b^'llom  ^e  tous  les  Tréiîoiicw- 
Généraux  de  France  élus  ,  &  autres  Officiers  Aippriaiés'-par 
l^^dit  dernier ,  ûyie  foft^  Nlev^dode^fi"  di&rti^^iiafiaii^  par  lui 


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continuée  deux'  beuBe^'diâiwirf  •.  êt.  €t  bttttv icQUbéft  «que  Sa  Ma* 

Î'efté  qui  eft  le  mieux  (|r<àfie  db  feit  Royaume,  &  qui  fe  connok 
e  mieux  en  élQ4iiçnçe .  n'avoir  onç  en  fi.  vie  oui  mieux 
parler.  Aii  reftç-'ji^ii^.W  é«  fb^  .pciiÔM^ons  ctoicnç  rophifmes 
ou  non  ,  tant  y  a  que-(ie  ccmt  ce  kquo^il  cçncluoit  n*a  rien 
été  accordé  ne  fair ,  &  h  irohiité  &  meure  délibération  da 
Prince  eft  demeurée  depuis  jufques  à  préfene  irréfcagable. 

.  Ses  (Surres  Latines. 

Scavoîa  SatAmàTthmî  Pi^\ça  .poj(ûph.riiJi^^  Canttca» 
Sylvarum  ,  Lihri  a.  Épigrammatum  ,  ^  Itibcr  t Ç^rminum  di" 
vcrji  gentris ,  Liiigr  i.  Lurctia  in-W^-,  t»tad,  J^cdmctis  Morellus, 
*S75*  P^Jotroph'iôi  ,  Jiyt  de  puerorum  cducattont  \  Libri  duo 
prions.  Kdiquos  Lihros  nondùm  u4uBor  abjolvit  ;  Porifùs  ,  i/i- 
8°.  ap;id  Momertiim  Paîiffonn'wtn  ,  i^8o.  Hicracofophion 
Sive  dt  P<c  Accipitriaria  ,  Libn  ttes^  ^  Farijîis  in-^°»  cxcud*. 
Mamcrius  Pùtijfonuis ,  ^5^-?-  '  " 

*  Le  Pocme  Huracojhphion  j  quoiqu'iinpiritné  »  ta  fuite  des*  Pocfies  lati- 
nes de  Scévole  de  Saimer Manche ,  n'eft  pas  de  lui ,  tox»  de  Jacques  de  Thoit. 
Voy.  La  Croix  dv  MautB  >  4^  1«S  no.t^s  ,  au  mol  ScSVOU  91  SaiMCTE 
Marthe  ,  Tom.  11 ,  pag.  ,400  &  Aiiv.  (  M,  oi-  la  Monmoyi  ). 

L'Argument  du  Livre  du  Zodiaque  de  k  vie,  paV  Marcel 

Palîngene  x  Poëté  Latin. 

[  /(f  veux  maints  beaux  di/cours  divcrjiment  tcmt^ 
Et,  toujours  ne  veux  pas  arrêter  mon  mvire 
En  tta  mime  courant  ;  mtûs  ma.aetiaqfirà. 
Celle  par  où  le  vent  mes  voiles  poufftttia  # , 
Allant  de  lieu  en  lieu  j  &  faïfant  nav'i^&f^e  ■ 
Tantôt  en  haute  mer ,  tantôt  prcs  du  nvage. 
Stèien  ^ue  quflfaefMSfe^httckatay  de  près-' 
De  nature  &  des  Cleux  les  plus  divins  fîcrcts  ^ 
Mon  dcjjei/i  toutefois  ,  6'  ma  jin  principale  ^ 
C*efi  dt.  tramr  icL  la  {cuoct.  morale  j 
Pour  remettre  ie*  mmrs.pius,  bfmnéte»  &  fânu  >  i 
Fn  ce  Temps  corrompu  totalenteat  éteint*^  •  '  ' 
ht  tâcher  doucement  à  rendre'confolée        '  '.-i 
L'urne  qui  di  grands  mots  ejl  fouvcnt  affolée*  *  * 
La  Mufe  ne  J aurait  choifir  plus  beau  traité  ^ 
JNe  ^ui  fou  mtÉtut  fituu  à  fil  vapaité^ 


s  CE  5  CE 

Que  di  parlef  étsmum  s  gmefiàna  haawfi 
fivtiU*  des  efpr'as  la  force  vigoureufe  ; 
EÛe  rend  l'homme  faae  j  &  encore  qu'il  n'eue 
D'efpru  non  plus  qu'un  âne  ,  ^  encore  qu'il  fût 
Un  amé,  un  igiwrant ,  fujet  k  gourmtm&fer^ 
F.t  au  fale  appétit  de  1'  v  J;  paillard'tfe  , 
Sujet  fi  boire  trop  ,  &  de  cœur  envieu^f  > 
Cauteleux  ,  menfonger ,  &  bref  tùat  nmaoe, 
EU«  feulé  pourra  >  chajfant  le  vice  b^anu. 
En  la  meilleure  voye  acheminer  fon  ame  ; 
^Ue  haujfe  en  honneur  les  hommes  lef  pluf  bas^ 
Bti*  rend  fuffifam  i  tenir  des  Etats  j 
^onr  oôtiéàre  en  privé  les  chofes  domefliques  , 
Ou  pour  guider  le  frein  des  grandes  Républiques, 
Ny  le  teint  de  vermeil  &  de  blanc  coloré  , 
îiy  un  bel  eùi  riant,  rty  un  hem  cluf  défi  j 
ffy  toutes  Us  beautés  du  monde  les  plus  belles  , 
Qui  égalent  aux  Dieux      performes  mortelles^ 
-^e  peuvent  plaire  ,  tant  qu'un  ejpru  revêtu 
J}e  feùnteté  ,  de  mauersy  de  groee  &  de  vertu, 
Combien  eJlimr(-vous  qu'une  pure  innocence 
'Apporte  de  repos  j  faijfant  qu'un  homme  penfi 
Que  la  faveur  du  Ciel  jamais  ne  lui  défaut  f 
Si  l'on  parle  en  fecret ,  de  bien  peu  lui  m  ehout. 
Et  s'il  ejl  adjourné  ,  f  n  affeuré courage 
p'un  Jltge,  ny  d'm  Roy ,  ne  çraipe  point  le  vifage, 
te  médian  au  «ofii^A&flt  ^  ttùgours  en  horreur^  ' 
<Qu'on  ne  découvre  m  four  fin  aime  &fon  erreur. 
Et  quand  il  oit  tonner  j  il  craint  que  la  tempête^. 
Four  les  maux  qu'il  a  faits  ,  n'efcarhouute  Ja  tête» 
Si  l'on  parle  en  fecret ,  lors  il  dit  à  pàrt  foy  ,  " 
Mon  Dieu,  ces  gens  icy  tiennent  propos  de  moy  , 
Ils  difputent  entre  eux  combien  ma  faute  efi  grande  ! 
Et  Jl  Le  Magijlrat  d'aventure  le  mande  , 
//  doute  s*  'ilhat  ou  fuira  le  danger  » 
/iuqurl  fa  pauvre  vie  irait  là  fi  ranger. 
Bref,  les  Dieux, ont  voulu  qu'une  peur  éternelle 
Soit  des  homtnes  m/ekans  une  jufte  bmtrrelle  j 
Car  un  homme  pervers,  eneorqu*on  penfira 
Quelquefois  ,  à  le  voir,  que  joyeux  il fera , 
Si  eft'ii  agité  ,  non  moins  que  l'ifie  ronde. 
Des  Aquilons  battue  au  beau  uûlieu  de  l'onde  , 
Ou  que  le  Montgibel  j  quand ,  Je  f:n  hr.is  puiffoHt^ 

Pyra&mon  forge  au  feu  U  foudre  £upiJlant, 


s  c  e  :.  s  c  e   4*/  ;. 

JDois-Je  donques  p/utêe  chanter  tes  tminkU  Treye  j 

Qui  des  Soldats  Grégeois  furent  la  riche  proye^ 

Pour  la  folle  pitié  qu'Us  turent  de  léger  , 

Crt^mt  m  f^mx  JimèUmt'd'un  Sinon  menfonger  / 

Ou  tes  malheurs  Thébains ,  ou  ,  d'un  flatteur  tnnga^e^ 

Donner  À  un  Corbeau  d'un  Phémx  le  plumage  ;  .j' 

Ou  remplumer  DédaU  j  &  décrire  en  mes  vers 

Des  hommes  &  des  Dieux  tes  changemens  Hms;, 

Mt  par. un  vain  difcours  d'inutiles  merveUtes^ 

Des  hommes  de  loijîr  repaître  les  oreitfe  f 

Dois-je  chanter  l'Amour  des  hommes  &  des  JJieifjfj 

Ou  >  ce  qui  efl  eneàr*  beoMoup  plus  odieux  , 

Profaner  leurs  faints  noms  par  écrits  impudiques  ? 

Que  n'avons-nous  ofc?  nous  les  faifcns  lubriques  : 

Le  vice  rcgne  au  Ciel  y  &  par  nos  beaux  écrits 

Là y&nrem  du  mari  Vadultere  efl  furprls. 

O  trop  grande'  vfr^ongne  !  fjl-ce  la  fainte  o^rande^ 

Efi-ct  le  jujle  honneur  que  le  Ciel  nous  demande  ? 

Eft-ce  en  telle  façon  que  les  IXeux  immortels 

Sont  honorés  de  vaux  ,  &  d'encens  ,  &  d'âutiflt  f 

Qu  eft-ce  que  faujfement  les  hommes  ne  controuyeut ^ 

Afin  que  le  moyen  plus  librement  ils  trouvent 

De  pécher  à  leur  aife  ,&  leurs  fautes  €OU¥rir, 

Et  de  leurs  méchans  faits  l'infamie  amoindrir  f     .    ,  '    '  '. 

O  tourbe  d'Ecrivains  ,  trop  Indigne  d'e'crire  y       .  -.   .  .  \ 

Qu'on  ne  purgerait  pas  de  coûte  une  Aniii^rCj  -    -  ■  ••  *. 

On  parle  à  vous  ity.  Fous  n'épargna^aueuHt  ,  :  .  .  i 

Et  par  votre  médire  offenfe:^  un  cfi^nnjn.  > 

Faut-il  donc  s'étonner  fi  ce  même  tonnerre 

Sur  vos  têtes  auffi  jufiemeni  fe  defferreî 

Dites  à  quelle  fie  mât  if  jour  vous  vàtbl[  f 

Si  ce  n'ejl  que  pour  vous  ^ucùnfi  vous  travaillei,   .  .  - 

f^ous  ne  mérïtex  donc  que  louange  on  vous  don^e» 

Car  celui.qui,  Jans  plus  y  à  fon  profit  s'adonne  , 

Sans  avoir  aucun  foin  de  fecourir  autruy  , 

^ïùis  plutôt  fe  riant  de  le  voir  en  ennuy  , 

Pourvu  que  cependant  a  foi-mcme  li profite. 

D'une  éête  le  nom  à  bon  dnût  il  mmees^ 

Donqucs  l!  cft  requis  d'écriri^  tcHemnr , 

Qu  'on  puiJJe  profiter  j  de  peur  que  Ju/lement 

Le  leSeur,  noyant  lu  que  toute  ehojevaiaes .     ,  . 

Plaigne  ^  comme  perdus  ,  &  fon  temps  ,  &Jk  ptklé* 

Déejfe  ,  qui  tene:^  le  mont  à  deux  fommets  ^ 

A  qui  j'ay  mes  beaux  ans  voué  pour  tout  jamais  i 

BiBLiOTH  Fran.  Tome  y.Dv  Wekd. Tome  jjj.  Nnn 


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466:  .  s  C  Ë  S  C  £ 

Si  j'ûfe  ,  moy  piût ,  demander  chofe  grandi^ 
Un  œuvre  qui  fou  tel  icy  je  vous  demande  j 
Ou  me  gardc}^  au  mains  de  fournir  de  j^of  lert 
De  f  «oy  imMtkffptr  le  p^re  «ut  Bfùturt» 

Et  gardei  que  f-^ukan  ,  en  fa  fureur  encore  , 
JDcfraudànt  mon  labeur  j  mes  écrits  ne  dévore» 

At»x  divers  Sonnets  xliv. 

Que  tu  es  ,  innocence  ^  une  vaine  vertu  ! 

Je  penfoLs  ^  pauvre  moy  ,  que,  t' ayant  bien  ferv'u  » 

Pajfitrerois  mes  biens  j  mon  honneur  6*  ma  vie  « 

Poùr  triompher  du  vice  à  mes  pieds  abattu  i 

Mais  Je  vois  que  J'ai  fait  un  trefor  d'un  fe^A, 

Aveuglé  de  i  erreur  qm  la  feunefje  lie  ^ 

Et  connais  combien  c'efi  une  e'trange  fattâ 

De  penfer  aller  droit  en  un  fiede  îortu. 

Non  que  j 'aye  regret  j  vu  que  La.  vertu  penfe 

Bflre  JiuU  de  foy  la  jufte  rdcwtpenfe  ^ 

De  voir  couler  fans  jruit  mes  honnêtes  Ir  h  jrs  ; 

Mais  que  des  bons  l'honneur  &  les  biens  or.  engage. 

Pour  couvrir  des  milchans  la  honte  &  le  dommage  , 

N**^-et  pas  pour  nuuuUne  &  U  temps  &  les  mmunf 

Aux  Poëmes.       Compaisilbn  du  Poëce  au  Financier. 

'Mon  Garraut  j  qui  es  favori  Les  vers  à  l'amour  font  duifà/u^ 

De  la  Mufe  qui  m'a  nourri^  Et  ces  beaux  écus  bien  lui/ans 

Folie  ferait  la  fantaijit  En  amour  font  trop  nécejjaires. 

De  celui  qui  penfer  voaêvit  Tous  deux  également  ont  foin 

Que  fuivre  enfemble  on  ne  paurrmt  D'étendre  leur  renom  plus  loin^ 

La  Finance  &  la  Poejîf.  Rrndûnt  la  France  décorée 

Tel  homme  ne  connouroit  pas  De  leurs  Jupcrbes  monumens  j 

L'union  de  ces  deux  états  ,  L*utt  de  fomptueux  bâtïmens  , 

Qui  J  de  tous  points,  efl  Jî  parfaite  j  Et  l'aufc  d'cchs  de  Jurrr. 

Qu'on  peut  voir  affè^  clairement  L'un  efl  prompt  à  compter  l' argent p 

SymMifir  entiiremeM  L'autre  n'efl  pas  maùu  diligent 

Le  Financier  $f  U  Pwte.  A  nombrer  des  vert  Ut  î 


Tous  deux  font  fubtils  &  adroits' ,  Bref,  ils  ne  digèrent  tous  deux  , 

L'un  de  l'efprit,  l'autre  des  doigts  ^  Sinon  que  l'un  efi  fbaffreteax. 

L'un  &  Fautre  fes  plaifirs  aime  ;  L'autre  fi  èaigne  ««  Fi^ondâna. 

Tous  deux  fuivent  d'un  foin  pareil^  Kous  donc  ,  mon  Garraut ,  qui  fuhMmt 

L'un  Phébus  ,  l'autre  le  Soleil^  L'un  &  l'autre  ^fznous  pouvons 

Qui  n'efl  qu'une  Déité même.  Les  umpérer  tous  deux  enfènible  , 

Tous  deux  fe  récréent  aux  foms^  De  Fune  &  Fttutre -extrÂmié 

L'un  d'écuSy  l'autre  de  ch.7nfons  j  Tirons  ri-^Jlncrlcé 

Deux  (hofes  d'effets  non  contraires»  A  ^ut  le  vrai  bonheur  s'affemile* 


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^  C  I 


s  E  B  467 


Aux  £pigraiiiine9«.. 
VI. 


Sien  que  vous  aye^  un  époax 

Patient ,  débonnaire  &  doitx  s 
Sans  fin  vous  êtes  «a  quatUe, 


Et  n'ave\  me  heure  ie  tîen, 
Pourquoy  vous  fdche^-vous  j  U  Mft^ 
A  celui  quiae  vont  fait  non  f 


VIL 


Jeeonfejpt  Bien,  comme  votis  j 
tout  les  Poaes  font  fous  i 


Maïs  puïfque  Poète  vous  n'êtes  i 
Tous  les  fous  ntfwt  pas  Poètes.  \ 


SCIPION  DE  ROGRE5  a  écrie  co  vers  François ,  Difcoars 
fur  la  Chrétienne  &  louable  Encreprife  de  haut  &  puiflànt 
Prince  Cbaries  de  Lorraine ,  Marquis  du  Maine  «  contre  le 
grand  Turc ^  en  Tan  15 72;  imprimé  à  Paris»  m-4**.  par  Denys 
du  Fré»  audit  an. 

SEBASTIEN  BRAND.  Les  Regnards  traverfant  les  pérîl- 
leufcs  voies  des  folles  fiances  du  monde  '  ;  tiré  des  vers  Latjns  dp 
Sébaftien  "  Brand ,  en  rime*,  imprimé  à  Pa(i$  »  itirfoL  Oin$  date; 

«  CePbeaie  n'eft  point  du  tout  de  Scbafticn  Brand  j  U  eft  de  Jean  Boucher, 

Ïii,  en  1 500  ,  le  mit  entre  les  mains  d'Antoine  Vcrard,  pour  l'imprimer, 
elui-ci ,  dans  U  crainte  qu'en  y  mettant  un  nom  aufli  peu  connu  que  1  ctoic 
alors  téxààtJtmBaudmt»  leilvce  n^lûeditf  i  k  vtace,  y  mit  U  nom  d» 
Sébaflien  Brand»  ttt  qu'on  U  voie  d«Dis  le  titre  qu'en  rapporte  ici  du  Verdier. 
On  peut  voir ,  au  mot  Jean  Bouchet,  dans  La  Croix  du  Maine  ,.les  fuites 
qu'eut  ce  procédé.  Scbaftien  Braud,  ou  Titio  j  nom  Latin ,  fynonyme  d* 
rAUMiand ,  étmc  de  Stxasboiug ,  oik  il  moantt  l'an  1 5  »o.  On  tioii:f  e  fa  vie , 
&  le  Catalogue  de  Tes  Ouvrages,  dans  Molchîor  Adam, » Toow des  J«ri^. 

ft)/7yâ/f«.  (M.  DH  LA  MoNNOVE). 

*  Sébaftien  Bmnd  naqnit  i  f?rrasbonrs; ,  en  1458  ,  8cr  mourut  le  x 
I  fil.  On  tiouvira  dans  La  Croix  du  Maine  ,  à  l'Article  de  JiAi»  BooohtT, 
Tom.  I ,  pag.  459  *f  foiv.  des  détails  fur  l'Ouvrage  attribué  ici  i  Sébaftien 
Brand.  Un  autre  Ouvraj^e  ,  qui  eft  en  effet  de  Scbaftien  Brand  ,  ceO  la  l^ef 
des  Fous.  Cet  Ouvrage  fur  publié  d'abord  en  Allemand,  en  1494»  enluite  ea 
l^tin,  en  i4<)7  ,  traduit  par  Jacques  Locher.  Il  fiit  nds  en  »0«  François  la 
même  année  par  un  Anonyme,  imprimé ,  w-4*'.  à  Paris,  puis  en  profe , 
par  Jean  Dogerollcs ,  vers  l'an  1500.  On  l'a  traduit  auiT^  en  Anglois  &  en 
Ramand.  Voyez  a-delTu*,  p.  149,  l  Article  de  la  Gmwk  Nef  dès  Fous^  Se  les 
deux  noces.  U  7a  une  étiue  d'inpidSoin  d»iv  U  6coiide  »  où  on  lie  / 


Nnn  ij 


I 


SEB  S  E  B 

SÉBASTIEN  COLIN ,  Médecin  à  Fontcnay  le  Comte  en 
Poitou ,  a  écrit  un  Livre ,  de  TOrdre  &  régime  qu'on  doit  gar- 
der 6l  tenir  en  h  cure  des  fièvres ,  contenant  trcnte-fept  chapi- 
tres ,  dont  le  dernier  efl  fingulier  à  traiter  les  caufes  &  remèdes 
des  fièvres  Peftilcntiales.  Plus  un  Dialogue  contenant  les  caufes , 
jugement ,  couleurs  &  HypolUfes  des  urines,  lefquelles  âdvien- 
nenc  le  plus  fouvent  à  ceux  qui  ont  la  fièvre  :  le  tout  imprime 
à  Poitiers ,  i«-8".  par  Enguilbert  de  Marnef,  i^^S.  Plus  ,  il  a 
traduit  de  Grec  en  François ,  le  onzième  Livre  d'Alciandre 
Traillian ,  traitant  des  Gouttes  avec  une  briève  Batpofition 
d'aucuns  mûts ,  pour  fàcilenieiit  entendre  l'Auteur  ;  enfèmble 
%  Pratiqué  &  méthode  de  guérir  les  Gouttes ,  écrite  par  Maître 
'  Antoine  le  Gaynier  »  traduite  de  Latin  :  le  tout  imprimé  à  Poi- 
tiers ,         par  Enguilbert  de  Mamef/i  5^7  \ 

*  Voy.  La  Croix  ou  Maine >  &  les  notes ,  au  mcme  Article ,  Tom.  II  > 

SEBASTIEN  MAMEROT,  de  Frixons  Chantre  &  Cha- 
\noine  de  PEglife  faint  Edienne  de  Troyes  ,  &l  Chappdain  de 
iMonfienr  Louis  de  la  Val ,  fieur  de  Chaftillon  en  Veoddoîs  & 
-de  Gael ,  a  compilé  &  écrit  compendieulèmenc  les  PalTages 
;d'outre  mer,  faits  par  les  François  ;  imprimés  k  Paris^  in-fjL  par 
Michel  le  Noir ,  t$  2S. 

*  •  An  lien  de  fHxons  »  d^aitcres  Ufent  Frixone  ;  f  aimeroii  mletiz  Un  SoîjB^ 
'.€C  Vendelo'is.  Dans  rendroit  audl  où  il  eft  dit  que  ce  Livre  fuc  imprime  par 

Miche!  !e  Noir ,  1518,1!  faut  lire  1 508  ,  ou  1 5 1 8  * ,  cet  Imprimeur  étant 
jiiioct  le  19  Septembre  15x0,,  comme  le  marque  foii  Epitaplie»  rapportée, 
,  paç.  6^  du  Traité  de  la  Caille  ,  de  la  Liènûrie  dt  Faris.  On  a  rfiinoiœ  det 

Rois  Charles  VI ,  Charles  VII ,  Je  Louis  XI ,  du  mcme  Scbaftien  Mamcror, 
contenue  dans  la  feconile  P-xrùc  l.i  (Chronique  hAaiôiiâeaas^inrfol»  i  Puis, 
chez  Antoine  Vctard.  [  M.  ut  la  iMonnoye  ). 

*  La  conjedure  de  M.  de  la  Monnoye  eft  jufte  :  l'Ouvrage  de  Mamerot 
'  (ut  imprimé ,  non  en  1518,  comme  le  dit  du  Verdier  ,  mais  en  i  ^  1 8 ,  in-foL 

â  Paris ,  chez  le  Noir.  11  avoir  même  été  tir  [Mme  ,  ^«-4*.  dc-s  l'année  précé- 
dente, il  ell  lingutier  que  Ménage  ne  comiùt  point  ce  Livre,  lorfqu'il  écri' 
«vit  fi>n  Hifioire  de  Sablée  en'i  58}  ,  Ôc  que  celui  ^ui  lui  indiqua  un  palTage 
du  livre  de  Mamerot»  doojc  Ménage  w  Unn ,  ignocSt  qu'il  Bit  imprimé* 


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s  E  B  S  £  D  46^ 

Il  ne  le  cite  que  d'après  un  Manufcritt  qui  nous  apprend  que  ilfiBMacmr(cac 

c'eft  ainfi  c^n'i]  le  nomme)  avoir  commencé  cette  Hiftoire  à  Troye,en  1471» 
6c  l'avoii  hnie  à  Viarron  ,  en  1474 ,  à  la  pcièie  de  M.  Loys  de  Laval ,  Sà' 
gneur  de  ChatUlon  ^  en  Feadelais  ,  Gomer/uiar  de  Champagne  ^  donc  Mameroc 
fe  dit  Chapelain.  Au  milieu  de  cette  Hiftoire  ,  les  Copiées  ont  inféré  un 
autre  Ouvrage  de  Mameroc ,  qui  eft  une  Defcription  de  la  Terre-Sainre.  Il 
n'eucrepric  ce  dernier  Ouvrage  qu'en  1488  j  aptes  fon  recour  du  voyage  qu  li 
fie  i  la  Terre-Sainte  &  en  Egypte;  ainfi  il  ne  doic  pas  ivct  confondu  avec  fon 
Hijloire  des  P affliges  d' Outre-mer  ^  qu'il  avoir  finie  quatorze  ans  auparavant. 
M.  l'Âbbé  le  ficéof  a  remarqué  le  premier  cette  confiifion ,  &  en  a  averti , 
^8  (ba  Mémoîie  (br  ks  Cwoniques  Mamiûennes  (  Mém.  de  VAcad.  des 
BeiieS'Letrtes  jTcÊa,XX,,  pag.149  Se  Aiiv.)  On  verra  aullî,  dans  le  Mé- 
moire que  j'indique ,  qu'il  n'y  a  rien  de  Mameror  dms  ta  féconde  Partie  des 
Chroniques  Martiniennes ,  Se  que  Mametot  n'a  m  compofé,  ni  traduit  nen 
àe  ce  qui  s'y  txonve  fur  Clurlet  VI ,  Chailas  VU,  &  Loois  XI ,  en  quoi 
pfefque  cous  nos  BiUiographes  fe  lônc  mépds» 

SÉBASTIEN  MUNSTER.  Cofinographie  '  univerfelle  *, 
&c.  Voyez  Ces  (Suvres  Latines  en  Gefher. 

*  Sa  CûfmognfhU  {  dit  BcxUn  »  Chao.  4  de  ik  Méthode)  devoir  plut6c  êm 
«tticoïée  CermMiogn^hia.  (M.  db  la  Monnotb). 

*  Il  croit  né  à  Ingelheim  ,  dans  le  Palatinat,  en  1489.  Il  fe  fitCordelier; 
mais ,  ayant  embrauc  le  T  urhcranifme,  il  quitta  l'habit  Religieux  en  1 5  29  ,  & 
fe  réfugia  à  Bafle  ,  où  il  paiia  fa  vie  à  enfeigner  les  Belles-Lettres  âc  les  lan- 
gues favantes.Uy  moi^rut  en  1 5  $  1  ,  âgé  de  5  î  ans.  C'^coii  ^  i  homme  fîmple  , 
que  la  lecture  des  Ouvrages  du  î  luher  fcduifît ,  &  auq  A  on  n'a  pu  repro- 
cher que  les  pallions  reulfent  dccerminc  à  quitter  la  Religion  ou  il  croît  né. 
Il  vécut  dans  la  plus  grande  rcgubrité,  conftammenc  appliqué  à  l'étude, 
£ms  aucune  efpèœ  d'ambition ,  quoique  fa  réputation  roc  u  bien  éabfie» 
qu'on  l'appelle  encore  le  Strahon  Sc  Vl'fJriis  de  l'Allemagne. 

S£BASTI£N  SëRLIO     Arcbiceâure.  Voyez  JiAir 

*  Sébaftien  Serlio  écoît  de  Boulogne.  François  I  le  fît  venir  en  France,  où 
il  l'employa  à  plufieurs  conrtrudions.  Il  mourut  au  fervice  de  ce  Prince.  Ses 
Livres  d' Archaeàure  font  eftimés.  Guillaume  t'ilandrter ,  plus  connu  fous  le 
nom  de  fhihaider^  Savant  illuftie»  de  ChatiUon-iiti-Setne  ,  a  été  un  de  fes 
diictples.^ 

SEDULIE ,  Poëce  Chrétien  *.  Voycr  qaélqoes  Hymaes  des, 
(îens,  traduits  par  G.  le  Fevre. 

•  *C4&ts  Cét&às,  00  Câà&u  Stdidius^V^im  Ecoflôb»  &€élM>iePoâe 


479     S.ER  SEV 

tarin  ^  cinquicine  i\cck  ,  Auteur  d'un  PocWc  l  adn  ,  vndtulé  Pafchak 
Carmen,  qui  coiuienc  l'Hucoire  de  la  Vie  &  des  Miracles  de  Jefus-Cbrift. 
Sigeberc  le  qualifie  Evêque  fans  preuve  ,  car  les  deux  doublet  Acrollieliti 
H«xainè(f es aux  lettres  initiales  &  finales  defquels  on  lie  Sedul'uts  JntlJles^ 
ne  tirent  pas  à  confcquence  ,  &  le  mot  Antijlts  n'y  doit  pas  pins  ctre  pris  à 
la  lettre,  que  celui  à^Abbc,  aujoucd'hui  commun  parmi  nous  aux  moindres 
EcclétMftiques. 

SERAPHIN  DE  FERMO  ^  Opufcules  fpintuclks ,  imprU 

inées  à  Paris  ,  &c. 

»  11  croie  Clunoine  de  S.  Jean  de  Latrau ,  &  ccrivoit  en  1570.  Son  Expli- 
cation de  ÏApocalypfc  ,  ayant  paru,  en  Italien  ,  à  Vettife ,  fiit  «adm»  en 
tatîa, &  imprimée  i«-8^  i  Anvers ,  en  i  $ 8 1.  (M.  ni  la  Mowmoti ). 

SELVE  (  DE  )  (  fon  nom  propre  m'cft  încertaîii)  ' ,  frcfc  d« 
ku  le  premier  Préfident  de  Sel  va,  Sccrieaîrc  de  très-hsate  Prin- 
ceflè  Jeanne  d'ÀIbfct,  Roine  de  Navarre,  a  traduit  du  Latin  de 
George  Bochanan ,  Jcphté ,  Tragédie ,  imprimée  à  Paris.  U  y 
eô  a  uaè  autre  Tiradùâion  ^te  par  Florent  Chredicn. 

»  Les  deux  fières  de  Selve  avoienc  tous  deux  nom  Jean ,  &  c'eft  le  fièi» 
dtt  premier  Préfident  qui  eft  vérinblement  Auteur  du  Traité  de  Bcncjlcio, 
comme  le  marque  le  Mémoire  dté  pat  Baylc ,  au  moc  Sblv*  >  Icctre  0» 

(M.  DE  LA  MoNNOYE). 

SEVERE  SULPICE*.  Epitome  de  la  Bible.  Voyez  Jbam 
Fille  AU. 

*  Gennadlus  ,  Prctre  de  Marfeille  ,  du  fixicme  ficcle,  dans  fon  Catalogue 
des  Hommes  Illulres  ^  parlant  de  Sévère  Sulpice,  le  nomme  Scverus  Presbyter 
cognomento  Sulpicius  \  Grégoire  de  Tours  le  nomme  de  même*,  mais  comme 
Sulpke , dans ladreffe  de  deux  de  fes Lettres,  veMSufykius  devant  Severus , 
l'ulage  pour  Sulpice  Sévère  a  prévalu  en  François  \  car ,  en  1  itm ,  on  lu  &  aa 
dit  ptelûue  toujours  S<yerus  Sulpicius.  Il  étoit  d  Aauitamc ,  comme  il  1  arrête 
Ibcmettementlm  même  dans  le  premier  de  fes  Dialogues .  Chap.  xo.  11  avoir 
été  marié  :  après  la  mort  de  fa  femme ,  il  fe  mit  fous  la  difcipUne  de  S.  Martin  de 
Tours  ,  &  il  entra  dans  l'Etat  Eccîcfiaftique.  l!  a  écrit  un  Abrégé  de  I  Hiftoite 


fftjloire  du  Afonde  ;  il  l'cinporre  même  fur  Laftance ,  (^ui  quelquefois  eft j»"'^ 
élégant ,  aulU  pur ,  mais  u  ell  pas  toujours  égal.  On  ignore  Tannée  de  » 
Mtflmee  de  SMn  Sulpice  >  mois  conune  S. Paulin  de  Noie,  ion  ami  ianm^ 


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s  E  V  S  E  V  471 

H'ir,  daiK  la  première  de  Tes  Lettres,  qu'il  ctoîc  déjà  dans  un  âge  avance  , 
iorlque  Sévère  ctoit  encore  à  la  fleur  de  Ton  âge  ,  &  que  Paulin ,  né  ei>  ?  u , 
ou  5  54,  eft  mort,  en  ^3 1  ,d  roixance-dix-huic  ans, on peuc placer  la  uaulancâ 
ib  Scvère  Snlpiceveisi'anfSo^il  n'auroit  donc  eu  que  quarante  ans  en  4x0, 
aniice  où  communément  on  fixe  la  dace  de  fa  morr,  ce  qui  ne  s'accorde  point 
avec  Gennade,  qui  le  fait  vivre  fon  vieux.  11  ne  fut  jamais  EvC-aue ,  Se  on 
ne  Ta  cra  que  iur  la  foi  c!e  Gttiberr  Gembloors ,  qai  »  plus  de  fit  nècles  aprt^ 
la  mort  de  Sévère  Sulpice  ,  l'a  confondu  avccS,SiUpice,  Evèque  deBouiges, 
dans  le  fîxième  licclei  ^  peut-être  n'eft-cc  que  par  une  faite  de  cette  mc- 
prife  que  Scvère  a  été  placé  comme  Saint  dans  les  Légendes  :  auUi  les  BoUan- 
diftes  ii'om  -  ik  ol2  prononcer  fur  la  Sainteté  de  Supice  Sévère  (  JSa  SS. 
Januar,  1 9 ,  pag.  9^8.  )  Quels  que  foicm  les  éloges  qu'on  a  laits  de  fon  fiyle^ 
il  faut  pourtant  convenir  qu'il  n'a  guère  d'autre  mérite  que  d'ctre  plus  pur 
que  celui  des  autres  Ecrivains  de  fon  fiècle  i  ôc  c'eftle  jugement  qu'en  a  porté 
Scaliger  (  t'pijl.  )o\.)  L'HÎAoiie  écrire  par  cet  Auteur  contient  bien  des  dé* 
taîls  pucrilcs ,  adoptes  avec  la  plus  aveugle  crédulité  >  mais  elle  offie  quelques 
faits  importans  »  qui  ne  fe  trouvent  point  ailleurs.  Le  goût  de  cet  Auteur  pour 
le  merveilleux ,  ôc  Ton  extrême  crédulité  ,  fe  manifeftcnt  encore  plus  dans 
1k  Fie  de  S.  Martin  ,  8c  dans  fes  Dia/ogues  y  qui  ont  auili  la  Vie  de  5.  Martin 
pour  objet.  Ses  Livres  eurent  un  grand  fucccs ,  &  il  s'applaudit  avec  aiïezde 
complaifance ,  dans  fes  Dialogues  ,  de  la  joie  qu'avoient  fes  Libraires,  du 
prompt  débit ,  &  de  la  cherté  de  fes  Ouvrages  {Dial.  \ ,  Cap.  1 6.)  Bxid^it€S 
Âjkn^hs  vuU,  quhd  nihil  ab  his  qutftuariàs  haberetur, . . .  nUùl fvwi^tdàs  >  nihîl 
cariàs  vendereutr.  L'Hifloire  de  Sulpice  Sévère  a  été  traduite,  en  François >  par 
Jean  Filleau  ,  en  1564,  i/i  8°.  Du  Veidier  en  a  parlé.  (Voyez  Tom.  iV, 
pag.  415,1  TArticle  de  Jban  FiitxAO ,  &  ^eft  ce  qu'il  appelle  ici  Epitame 
de  la  Bible.)  J a|outetat q'ue cetre  mcmeXraduâionfutde  nouveau  pubiiéo 
en  Kîi^j  ,  i  Rouen  ,  In-ii.  parle  P.  B:?iddri  ,  Dominicain,  &  annoncée 
comme  une  Traducdon  nouvelle)  mais  il  u  y  a  de  nouveau  que  des  Remar' 
qnes  »  &:  la  Tradnâion  de  1*  F^énce  de  rAutent»  que  FiUeaa  «voicomife. 
Louis  Givry  a  donnéoneTiadiiâioaFEaiifoiftdea  <Eiiviesd«  Sévère  Sulpice» 
en  1 65 9 ,  i/j-i  1. 

'  S£VERIN  CORNET.  Chanfons  Françoifes  ,  mifcs  en  Mn- 
fique  à  cinq  ,  fix  &  huit  parties  ,  par  Sevcrin  Cornet ,  Maître 
des  enfàns  de  la  grande  Ëgliiè  d*Anvers  \  imprimées  par  ChiK?» 
tophle  Plantin  «1581. 

SëVERIN  D£  LUBAC»  Mathématicien,  à  Romans,  m 
Dauphiné  >  a  ]uftemenc  calculé  &  écrit  Tables  montrant  la 
Ibmme  d'argent  que  doit  avoir  un  chacun  enfant,  par  droit  de 
l^itime^  &  ce^  depuis  deux  eoÊuis  jufqties  à  vingts  n'excédatt 


47^     s  I  B  SIM 

la  valeur  du  bien  dix  cens  mille  livres;  noh-fiiulement  profitables 
&c  nécefTaires  à  Gens  ProFefTèurs ,  mais  à  tous  antres;  imprimées 
à  Lyon ,      " .  par  Benoill  Rigaud »  1 5  7  5 . 

SIfiERT  LOUVËMBORCH  »  licencié  h  Loix ,  demeurant 
en  Cologne ,  a  tranflate  en  François,  les  (Économiques  d'AriA- 
Cote  y  imprimées  à  Lyon,  îji-i^.  par  François  Jufk  »  fans  date. 

SIMON  BOURGOIN,  Valet  de  Chambre  du  Iloi,  a  corn- 
pofé  en  rime  gofFe  &c  mauvais  termes ,  l'Erpinctte  du  jeune 
Prince  conquérant  le  Royaume  de  bonne  renommée  ;  imprimée 
à  Paris,  in-fol.  par  Jean  Petit,  1514'  &  a  traduit  du  Grec  de 
Lucian  ,  un  Livre  intitulé  des  vraies  Narrations  ,  lequel  récite 
chefes  admirables  »  vues  par  Lucian ,  navigant  au  Ciel ,  en  h 
Mer,  &  en  la  Terre  ;  avec  TOraifon  ou  Déclamation  dudit  Lu- 
cian, contre  calomnie;  imprimé  à  Lyon,  in-S^.  par  Gilles  & 
Jacques  Huguetan,  1540.  L'Homme  jufte  &  THomme  mort- 
el un  ,  avec  le  Jugement  de  TAme  dévote,  &  l'eiécution  de  la 
Sentence:  le  tour  par  pcrfonnages,  en  nombre  quatre-vingt- 
deux  ;  imprimé  à  Pans  ,  i/ï-g*.  par  Antoine  Ycrard  ,  i  $  80 

*  Voy.  L  A  Caotz  ov  Mains  ,  8c  les  nom ,  an  mcme  Acdde  »  Tom.  II » 

pag.  ^06  6c  407. 

SIMON  BOUQUET,  Citoyen  de  Paris,  a  ordonne'  &  def- 
figné  par  charge  de  Meffieurs  les  Echcvins  de  la  ville ,  &  en 
après  décrit  l'Ordre  &  Triomphes  faits  à  l'Entrée  du  très- 
Chrétien  Roi  Charles  IX,  &  de  très-illuftre  Princeflè  Elizabeth 
d'Autriche,  fon  cpoufe,  dans  Paris,  1571  :  &  du  Couronne- 
ment d  icelie  Roine  ;  imprimé  avec  les  figures  dcfdits  Triom- 
phes &  devifes,  portraites  &  taillées  par  Olivier  Codoré,à 
Pans,  in-^''.  chez  Denis  du  Pré  ,  1572. 

SIMON  BRUNEL  a  traduit  |dc  Latin,  Défenfe  pour  le  Rot 
tiès-Chrctien  François  I  du  nom,  à  rencontre  des  injures  & 
détradions  de  Jacques  Omphatius  j  imprimée  à  Paris,  m-4«.  par 
Robert  Eilienne,  154^, 

SIMON 


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SIM  S  r  M  47; 

SIMON  FONTAINE ,  de  TOrdrc  de  S.  François ,  Doaeuc 
en  Théologie  à  Paris ,  a  écrit  en  dix  -  huit  Livres  ,  Hiftoire  Ca- 
tholique de  notre  temps  ,  touchant  l'état  de  la  Religion  Chré- 
tienne ,  contre  l'Hilloire  de  Jean  Sleydan  ;  imprimée  à  Paris, 
/n-H'^.  puis  en  Anvers,  par  Jean  Sceeirius,  1558^  &  encore  à 
Paris ,  par  Guillaume  Julian ,  1^62*. 

Voy.  LjlCbjoix.  du  Majmb,  te  les  ooces.»  m  mhat  Aiàclà ,  Tom.  U  ». 

pug.  408. 

SIMON  GORLIER,  Muficîea,  aécritunLivre  de  Tabula- 

ture  de  flûtes  d'Allemand  ,  imprimé  à  Lyon  par  lui-même j>. 
i",  58.  Plus ,  premier  Livre  de  Tabulature  d'Erpinettc  ,  conte- 
nant Motets,  Fantâfies  y  Chanfons,  Madrigales  &  Gaillardes ;. 
imprimé  à  Lyon,  m- 4".  par  ledit  Gorlier ,  i^^o.  Livre  de 
Tabulature  de  Guitcrne,  imprimé  de  même.  Livre  de Tabuiaîure 
de  Cirtre,  imprime  de  même.  Livre  de  Muiicj^ue  a  cj^^uauc  ou  tmq, 
parties,  en  cinq  volumes  ,  imprimé  à  Lyon. 

SIMON  GOULARD,  de  Senlys ,  a  écrit  en  vers  François,. 
Imitations  Chrétiennes;  Odes  douze.  Suite  des  Imitations  Chré- 
tiennes ,  contenant  deux  Livres  de  Sonnets  ,  le  premier  en  a 
cent ,  &ù  le  fccond  quatre- vingt- dix- fept  ;  imprimées  avec  lc« 
Poëmes  Chrétiens  de  J3.  de  Montmeia ,  1574.  Sonnets  Chré- 
tiens, accommodas  à  la  muiicjue  d'OfUnJu  liony  &  Bertrand, 
k  quatre  parties ,  imprimés ,  &c.  U  a  enrichi  les  (Èuvres  morale» 
&  mêlée»  de  Plutaxque  »  de  Pl^éfàces  générales,  de  Sommaires 
au  commencement  des  Traîtà^  6t  d'Annotations  en  marge ,  qui 
moncrenc  Tartifice  &  la  fuite  des  DîTcotirs  de  rAutcur  ^  tmpn* 
'  mes  avec  lerdites  (Euvres,  infiL  par  François  Eflicnhe ,  i  ^  S  2. 
Annotations  fcrvant  de  Commentaire  ,  fur  la  Semaine  du  Heur 
du  Berças,  imprimées  premièrement  à  Genève  ,  in- 16,  puis  à 
Paris ,  &  in- 16,  Deux  Livres  de  Théodoric  ,  Evêque  de 
(^yr,  ancien  Dodleur  de  l'Eglife,  touchant  la  Providence  de 
Dieu,  contre  les  Epicurcs  &  Athéiîles ;  avec  deux  autres  Livres 
du  même  Auteur ,  l'un  de  k  Providence  Divine ,  l'autre  dabut 

BiBLiOT.  Fran.  Tom,  y.  Du  Yard« Tom.  11  u  Ooo 


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474     SIM  SIM 

de  la  vie  humaine  &  du  dernier  Jugement ,  impr.  i/z-8".  à  Lyon, 
Jean  Lertonc ,  1 578.  La  Chronique  de  Jean  Carion,  augmentc'e 
par  Phil.  Mclanchthon  &  Gafpar  Peucer,  impr.  en  deux  tomes, 
in-Z'*,  Hiftoire  de  Portugal ,  contenant  les  Èncreprifes ,  Navi- 
gations &  Gefte»  mémorables  des  Fortugalois,  tant  en  Sa 
conquête  des  Indes  Orientales  par  eux  découvertes,  qu'es  guer- 
res d'Afi'îque  &  autres  exploits  depuis  l'an  mil  quatre  cens 
nonante-fix ,  jufques^à  Tan  mil  cinq  cens  lèptante-huit ,  fous 
Emanuel  I ,  Jean  III ,  &Sébailien  I  du  nom }  comprife  en  vingt 
TJvres  ,  dont  les  douze  premiers  font  traduits  du  Latin  de 
Hiérome  Oforius  »  £vêque  de  Sylves  Algarve ,  les  huit  Aiivans 
pris  de  Lopez  de  Caftanede  &  d'autres  Hiftoires;  avec  un  Dif- 
cours  d'j  Traducteur  ,  du  fruit  qu'on  peut  recueillir  de  la  ledure 
de  cette  Hiftoire  i  imprimée  în-fol.  par  François  Perrin  ,  i  i . 
Les  Devins,  ou  Commentaire  des  principales  fortes  de  Divina- 
tions ;  diQingué  en  quinze  Livres ,  traduits  du  Latin  de  Gafpar 
Peucer;  imprimés  en  Anvers,  m-4''.  i')84  *. 

*  Voy.  La  C  n  o  i x  du  àLÂi»^,  &  les  notes,  an  même  Anide» 

Tom.  li  ,  pag.  4 1  o  c<  fuiv. 

STMON  CRYNÉE  *  a  écrit  la  Vie  de  Jean  Ecolampade, 

traduire  de  Lacm  en  François  ,  &  contenue  en  un  Livre  m-ié. 
intitulé  Hilloirc  des  Vies  &  Faits  de  trois  excellents  Perfonna- 
gcs,  imprimée  à  Lyon,  par  Jean  Saugrain ,  1561.  Ccnfun, 

♦  Simon  Grinée,  en  Larin  Cry  n.tus  ^  &  en  Allemand  G^yn^rj  naquit  au 
Village  de  Veringen  ,en  Suabe ,  en  1493 ,  enfcigna  les  langues  &c  les  Belles- 
Lettre*  en  ditfîfrentes  Villes  d'Allemagne,  &  fe  fixa  enfin  à  Bâle ,  où  il  laiflâ 
des  defcendans ,  ipk  iê  diftinguèrent  dans  la  Répul>li<)ue  des  Lettres.  Il  nioi*> 
rut  à  Bâle  ,  le  premier  Aoftt  1)41.  U  a douw  k pitmiète  fidicioa  de  l'^/nM- 
gcjlc  de  Ptolornée  ,  en  Grec. 

SIMON  DF  HESDIN  ,  Maître  en  Thc'ologie,  Religieux 

des  Hofpitaners  de  faint  Jean  de  Hiéruflilem  ,  a  tranflaté  en  vieil 
kngage  Françoiç,  les  fept  premiers  Livres  de  Valcre  le  Grand, 
imprimés  avec  les  Glofts  dudit  Tranflateur,  à  Lyon  ,  rn-/o/.  par 
Matthieu  Huiz,  1 4^  ^.     y  font  ajoutés  les  trois  derniers  Livres, 


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SIM  S  I  M  47/ 

affavoif  le  huitième  ^  neuvième  &  dixième  du  die  Valere»  de  U 
TxaiUlation  de  Nicolas  de  Goneflè  »  avec  les  Glqfes  *. 

*Vof»  La  Choix  dv  Maini»  &ktaiotet,  àrAtt.  Nicolas obConhu»!» 
Tom. II,  pig. 

SIMON  DE  MAILLÉ ,  Archevêque  de  Tours  ,  a  écrit 
dévodettx  f»ecit  Difcours  adrefflS  an  Peuple  de  Touraine,  pour 
Texhorter  à  Famour  &  crainte  de  Dieu ,  par  la  conlîdéracion  de 
la  nort  naturelle  :  firle  Remède  de  ne  tomber  en  Tèternelle»  par 
le  moyen  de  l'Oraifon.  Aufli  la  façon  &  manière  que  nous  de- 
vons tenir  en  priant  j  imprimé  à  Paris  ,  in-i6,  par  P,  THuilier, 
1574.  £x  Lihris  D.  Baftlii ,  Archupijcopi  Cafartat  in  Cappa- 
docia ,  Concionts  de  vita  &  moribttS  %^  Simconis  Magîjhi  ac 
Logothetœ  induflriâ  feUBct ,  Lat'ina  fada  à  Simone  à  ÂJ aille  , 
j4n  h.  Turonenjî,  gracè  &  laûnè  }  FariJUs  ,  iit-8*»,  apud  GuiL 
Mordlium  ^  i^^8 

*Voy.  La  Croix  ov  Maims.  tt  les  notes ,  an  juime  Aciide,Tora.lI, 

SIMON  DE  MONTHIERS  ,  Avocat  au  Parlement  de 
Rouen ,  a  traduit  élégamment  les  deux  premiers  Livres  de  Pau! 
Aemyle,  Chanoine  de  Notre  Dame  de  Paris ,  de  THiftoire  de 
France i  imprimés  in-^'*,  à  Paris  ,  par  Michel  Varcofan ,  e  )  $6. 

SIMON  DE  MOURELLES ,  a  écrit  Lettres  envoyées  de 
Vttorbe  au  Seigneur  d*Arimi>aut ,  ion  bon  frère  d'armes  & 
féal  ami  ,  contenant  le  voyage  de  Monlieur  de  Vaudcmonc: 
«nfemble  la  Prife  de  Rome  &  les  aflauts  \  eUe  donnés.  Audi 
les  calamités  dans  icelte  exercées  par  fes  ennemis  ^avec  la  more 
de  Charles,  Duç  de  Bourbon  &  ladite  prife  \  imprimées  îiv-S^ 
fans  date  &  nom  de  lieu  ni  dlmprimear* 

SIMON  NERAULT,  Doâeuren  Théologie,  a  compofS 
un  Livre  intitulé  le  Flagice  de  Pefte  >  trutant  des  fîgnes  indi- 
catifs de  pefte  ,  des  caulb  provocativcs  d'icelle  \  les  moyens 
pour  empêcher  Tes  efTets  &  malice  par  voie  naturelle  &  fpirin 

Oooij 


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47^     SIM  S  I  M 

nielle;  de  fa  dilatation  &  du  pouvoir  qu'elle  a  d'infeâer;  im- 
primé  à  Poiriers  in^^^.  par  Jaques  Houcbet.,  1 530  *, 

,  ^  Jmii 'fiodchet  en  pade,  EpStae  74. 

SIMON  D£  PROVENCHIERES ,  Langrois ,  Médecin  k 
Sens ,  a  traduit  de  Latin^  la  Chirurgie  de  M.  Jacques  HolHer, 
Doâeor-en  Médecine  de  la  Faculté  de  Paris,  contenant  quatorze 
chapitres;  imprimée  àParis ,  m-i  6.  par  Charles Macé ,  1 576.  L»a 
Chirurgie  de  Fcrnel ,  trandatcc  de  Latin  èc  enrichie  de  brièves 
Annotations  &  d'une  Méthode  .Chirurgique  par  ledit  Proven- 
chieres;  imprimée  à  Paris,  ia-^i^.  par  Guillaume  Chaudière  , 
1579.  Lettre  envoyée  h.  M.  Arnoul,  Doyen  de  Sens,  &  grand 
Vicaire  du  R.  Cardinal  de  Pellevc  ,  par  Simon  de  Provenchie- 
res  ,  Médecin  ,  failant  mention  d'un  enfant  confcrvc  en  la 
matrice  j  par  l!elî>aco  £le  vingt-huit  iins imprimée  à  Lyon^ 
1582*. 

*  Voy.  La  Caoïx^su  Maim£«  Ç^les  notes ,  «a  mcm«  Âc(ick«  Tom.  11^ 
a>-ig.  415- 

SIMON  SYLVIUS,  dit  DE  LA  HAYE,  Valet  de  Cham- 
bre d'illullrc  rniiceflc  Marguerite  de  France ,  Roine  de  Navarre, 
a  traduit  de  Latin ,  le  Commentaire  de  Marfile  Ficin ,  Florentin, 
fur  le  banquet  d'Amour  de  Platon  ;  imjprimé.à'Poitiers,, 
^ar  JEnguilbeit  de  Marnef,  1556. 

SIMON  VALLAxMBERT  ,  natif  d^Avàlon  ,  en  la  Duché 
de  Bourgogne.,  Médecin  ,  a  écrit  Méditation  de  i'Orairon  des 
C  hrcticns^  en  profe ,  prifc xîu  Livre  de  Pafque,  dit  autrcmtnc 
le  Trépas  dti  Fidèles;  avec ^un "Sommaire  difcours  à  la  fin  des 
^principaux  points  dudit  Pafque.;  imprimée  à  Paris  ,  în  8^.  par 
^GuerouId'Sibere ,  fans  diite.  £pitaphes  de  Monfêigneur  le  Doc 
d'Orléans ,  en  Latin  ,'Grec    François  ;  imprimées  à  Paris ,  rn- 
8**.  par  Chreftien  ^echel ,  154^.  De  la  Conduite  du  fait  de 
'Chirurgie,  en 'proie,  imprimée  à  Paris.,  ut2^*  par'Vafcorsin, 
1518.  Cinq  Livres  de  la  manière  de  nourrir  &  gouverner  les 
ofcnéns  dès  leur  naiflàncc:  le , premier  .contenant  la  nanièce. do 


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SIM  S  I  M  477 

luex)  choifîr  une  Nourrice  :  le  deuxième ,  Tlndru^ion  de  la  Sage- 
femme  des  acconchées^  &  de  Ja  Nourrice,  au  gouvernement  de 
.r£nânt  nouveau  né:  le  troificme  ,  la  manière  de  nourrir  fii 
gouverner  i'Enfant  avant  que  le  fevrer  :  le  quatrième,  la  ma- 
nière de  nourrir  &  gouverner  TEnfant  après  qu'il  cft  fevrc  :  1« 
cinquième,  la  manière  de  guérir  les  mn!adies  des  Enfans;  im- 
primes à  Poitiers ,  in-^^.  par  les  de  Marncfs  &  Bouchets ,  frere<;, 
1565.  De  l'Obéiifancc  qu'on  doit  à  Jullice,  &  la  Patience  qu'il 
•convient  avoir  quand  on  eft  condamné  à  tort ,  Livre  de  Platon , 
intitulé  Crito  ,  tourné  de  Grec  en  François  par  ledit  Vallam- 
bert,*S<:  imprimé  à  Paris, /n-B*^.  par  Olivici  MaiUr d  ,  1542.  Le  ^ 
même  Dialogue  Criro  a  été  auîTi  traduit  en  François  par  Pierre 
du  Val,  Evèque  de  Secs,  jmprimé  in-H^,  par  Vafcolan ,  1 547. 
Hifioria  it  vitâ  &  rébus  gejiis  M.  T.  Ciceronis  M,  fiUi  à 
Simone  Vallamhtnc  Baduo  Avûîlonmfi^  AuSbn.;  Parifiis ,  in- 
.8^  apadSimanem  CoUnaimy  ^545.  Simonis  yaUambem  Epi^ 
^grammatum  Somnia ,  Lugdum^  in*S^  ûpud  Theoh.  Paganum» 

SIMON  YERREPÉ Manuel  de  rDaarotion  ,  extrait  d<y 
Maints  Rerca  ^c  tiodeurs»  âc  mis  cn.tr.ès'^bcl  ordre  par  Simoa 
Verrepé  »  traduit  de  Latin  en  Fnmçob  juur  J.  ,B.  imprimé  à 
Xyon ^  w>nÇ.  par  Michel  Jo ve ,  x  <  73. 

*  Il  eft  appelé  Simon  Vtrrepk,  Prfctre  de  BdflMm ,  p:.g.  1  \  €  d«rla  BiUioeJi, 

-Sacrée  do  Giiillaiime  Gazet.  Aubert  \ç  Mire  le  nomme  Simon  Vereptus,  Il 
^écrivit  des  Livres  de  dcvorion  ,  &c  hr  aurtî  des  Oavrap<;s  de  Grammaire.  Son 
Abrégé  de  la  Gran^mauc  de  Deipàmeic  tut  fort  eîlimé  ,  &  adopte,  pour 
l'inftruékion  publique  dans  les  Pays-Bas.  Simon  Vcrrepc  fut  quelque  temps 
Diredeur  du  Couvent  du  Thabor  ,  à  Malînes.  C'ell  \v.\  Ci  .1 .  ent  de  Châ- 
Jioineilès  de  S.  ÂU£u(Un.  11  en  fur  chalTc .  diu-a^c  iâs  guerres  dç  ^çligion  » 
'&  f«        iBoîs-^JDuc  ,     il  nj>cuu;^c  ci}  HAX  ^Ï/^'  Méçhân*  Toin.  1 , 

SIMpN'VIGOR,  pfciîueremcnt  Chanoine  TOplogal  dp 
rKotreDame  déjFaris,  Cure  de  fÀint  Paul  en  ladite  ville,  puis 
^Prédicateur  du  Rpi  ^^Evé^ucï  à^  N«li^iuie>  a  icrie  Or^^^i^ 


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47^     s  I  M  SIM 

funèbre  par  lui  prononcée  tux  Obféques  de  très-haute  PrinccfTe 
Madame  £Iizabeth  de  France ,  Ruine  des  Efpagnes ,  en  VEghfe 
notre  Dame  de  Paris,  le  25  Octobre  1 568,  imprimée  par  Claude' 
Fremy ,  audit  an.  Sermons  &  Prédications  Chrétiennes  &  Ca- 
tholiques pour  tnii^  les  jours  du  Carême  &  Ferie  de  Pâques, 
recueillis  fidèleinenc  par  un  doélc  Perfonnage,  félon  qu'elles  ont 
été  prononcées  à  Paris  en  rEglife  faint  Eftienne  du  mont,  par 
ledit  feu,  de  bonne  mémoire,  Vigor  ,  revues  par  Maître  Jean 
Chrifli ,  Dodeur  en  k  Faculté  de  Théologie  ,  à  Paris ,  Théo- 
logal h  Nantes,  &  imprimées  à  Paris ,  par  Nicolas  CheP- 
neau ,  1 5  77*  Sermons  ic  Prédicatiôiis  Chrétiennes  du  fzmt 
Sacrement  de  TAutd  »  accommodées  pour  tous  les  jours  des 
Oâaves  de  la  Féte-Dieu  ,  recueillies  de  même ,  lèlon  qu'elles 
ont  été  par  lui  prononcées  ^  imprimées  à  Paris ,  fii-8^.  par  Nie. 
Chefiieauj  1579  *• 

^  V07.  La  Croix  i>o  Maini  t  <fc  les  notes ,  an  mhne  Aiôcls  ,  Tom.  Il* 

SIMPHÔRIËN  CHAMPIER,  aevalier,  Doâeur  Régent 
en  Médecine ,  en  l'Univerfité  de  Pavie ,  Seigneur  de  laFaverge, 
premier  Médecin  du  Duc  de  Lorraine  »  a  écrit  *  la  Nef  des 
Princes ,  avec  plufieurs  Enièignemens  profita.bIes  à  toutes  ma« 
nières  de  gens,  pour  connotcre  à  bien  vivre  &  mourir;  impri» 
mée  à  Paris,  in- 8**.  par  Michel  le  Noir,  1^15.  La  Déclaration 
du  Ciel  &  du  monde  &  des  merveilles  de  la  terre  ,  fituation  , 
Pvoyaumcs  &.  Provinces  d'icelle;  imprimée  de  même.  Le  Doc^rt- 
nal  du  Père  de  famille  à  Ton  enfant,  imprimé  à  Paris, 
fans  nom  d'Imprimeur.  Dialogue  de  la  Cure  du  Phlegmon  ,  oh 
font  introduits  dcvifantPhlegmnniarroi ,  Philochirurgus  &  Mo- 
téorus,  imprimé  à  Lyon,  tn-é'''  par  Pierre  de  fainte  Lucie, 
iàns  date.  Le  Miroir  des  Apothicaires ,  auquel  eft  montré 
comment  îls  errent  communément  en  plufieurs  lîmples  niédéci^ 
nés,  contre  Pintention  des  Grecs  &  par  hi  Aufle  intelligence  des 
Auteurs  Arabes  ^  lelquels  ont  fitlfifié'  la  Doârine*  dei  Grecs. 
Plus  las  Lunettes  des  Chirurgiens  :  le  tout  in^rinié  à  Lyon ,  ifi^ 


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SIM  S  I M  479 

8**.  fans  nom  <î*Imprîmcur  &  fans  date.  Les  Prophéties ,  Dus  6c 
Varicinacions  des  Sibylles,  tranflatées  de  Grec  en  Latin  ,  par 
Ladance  Firmian,  &  mifes  en  rirtie  Frani^oife  par  ledit  Cham* 
pier  >  avec  G}mmencaires  d*icelui  Champier  j  dédiées  à  très« 
illuftre  Prificeflè  Anne  de  France ,  Dacheflè  de  Bourbon  & 
d* Auvergne  ;  imprimées  (ans  nom  d*Imprimeur  ni  dace. 
La  Vie  &  lés  Gedes  du  preux  •&  vaîUanc  Chevalier  Giptcaine 
Bayard  ,  Dauphinois ,  cootenant  plufieurs  Viâoires  par  lui 
faites  ès  règnes  des  Rois  de  France ,  Charles  VIII ,  Louis  XII, 
&  François  i  du  nom, tant  en  Italie, Naples  &  Picardie,  qu'au- 
tres Pays  &  Régions;  imprimée  à  Lyon  &  à  Paris,  1/1-4^.  Du 
Royaume  des  Allobroges  ,  dit  long-temps  après  Bourgogne 
ou  Viennois  ,  avec  l'Antiquité  &  origine  de  l'ancienne  Cité 
Métropolitaine  ôl  primace  des  Alîohr(};::^cs  Vicm^c  lur  le  Rofne; 
imprimé  à  Lyon  ,  i«-8".  fans  date.  Police  lubfidiaire  à  celle 
quafi  infinie  multitude  de  pauvres  que  la  ville  de  Lyon  nourrit  ; 
imprimée  à  Lyon,  153 1.  La  Nef  des  Dames  vertucuiCi  ,  vkc. 
U  a  fait  des  Additions  fur  le  Guidon  en  François  ,  imprimées 
ftveq^ledit  Guidon  ;  imprimées  à  Lyon ,  par  Conllancin  Fradin,  ' 
i)20«  Voyez  le  Catalogue  de  fes  (Eovies  Latines  qui  font  en 
grand  nombre  en  rËpitome  de  la  BibliOtbique  de  Gefner ,  &  en 
notre  fupplément. 

^  Voy.  t A  Croix  du  Mainb,  &:  les  noces»  fttt  ttioc  Symphoricm  Cram- 
riER ,  Tom.  II,  pag.  417  &  Aiiv.  —  Je  citeiai  îd  l'Anecdote  fuivaiue,  qui 

ie  trouve  Hans  les  Recueils  de  M.  Falconct ,  quoiqu'elle  n'ait  qu'un  rap- 
forc  iiidiïe<fl  i  Symphorien  Champier  :  **  fialuze  m'a  dit  que  M.  B^ihzani  un 
••jour  lui  fit  voir  une  Edition  Gothique  d'nn  Ouvrage  de  Symphorioir 
M  Champier,  fur  l'Hifloire  de  France  ,  in-4*.  (  fans  doute  celui  q  n  3  pour 
••  titre  le  Triomphe  de  Louis  XU  ^  Lyon,  1509  ,  )  où  il  y  a  voit  à  la 

m  tèœ  deux  vers  Latins ,  fiàrs  à  Toccaiion  de  la  Ligue  de  Csunbfai  contie  le» 
«Véninei»: 

Fhr'shur  itJjurfltis  ^  rarfa;  Tfr  prats  VMgsntti 
Aritabic  iioiutitr ,  prophûi  rtmtuit  putudes. 

Dans  cette  Edition,  il  y  avoit  Coiiert^  ta  lieu  de  Coluber.  Belizani  fit  voir 
le  Uvfe,  en  1  71 ,  temps  de  la  guerre;  de  Hollande ,  i  M.  Colbert ,  tt  voulue 
lui  faire  regarder  ces  vers  comme  une  prédtâion  de  ce  qui  arrivoit  alors  aux 
HolUndoi»^  jnaiikMiaiftiej  Iwwpe  fcliide»  n'en  fi. point  k  dupe. 


48o     SOF  SOF 

SOFREY  CALIGNON  Maure  des  Requêtes  du  Roi  de 
Navarre ,  a  écrit  plufieurs  Poëmeshon  imprimés  *  ;  lut  en  ayant 
été  tiré  dès  raabis  une  Saiyro  k  mol  depuis  baillée ,  icetle  fera, 
inférée  ici  tôue  du  long. 

*  Sofre^  eft  une  corruption  4u."onî  d&  Ccolfrldus ,  Abbé  de  S.  iHerre  de 
Vermoût,  en  Angleterre  ,  mort  i  Langres  le  1 5  Septembre  71  <f.  Vlndexé»- 
De  Thou  dit  So/ro! ,  l'Abbé  Châtelain,  Souffroi.  On  prononce  apparemment 
Soffrei  en  Dsuph:.'  (     c'e!>  h  prononciation  qu'on  a  retenue,  comme  U 
meillcute.)  Lt  l'ttiidenc  de  Thou  a  Lut  i  cloge  de  Calignon  ,  qu'il  dit  êtte 
mort,  dans  facinquante-fepticme  année,  eni6û6  (à  Paris). Il  étoit  Prcfidenc 
à  la  Chambre  de  l'Edir  de  Grenoble  ,  &  Chancelier  de  Navarre.  C'eft  lui  qui 
travailla  le  plus  à  drefTer  l'Ëdit  de  Nantes  j  la  Satire  q^'il  fît  contre  les  Dames» 
ne  fe  trouve  plus  ciue  dans  du  Verdiet.  Elle  n'eft  pas  omI  verfifiée  pour  le- 
temps.  Il  manque  des  vers  en  plils  d'un  endroit.  Le  P..  le  Long ,  n**.  847}  de 
fa  Bibitoth.  mjlor.  <U  Frame  ,  rapporte  un  Ouvrage  mannfcrit  de  Calignon  , 
&  ,  n".  8111 ,  lui  en  attribue,  par  conjedure,  un ,  imprmié  (  11  a  pour  liue 
VH'^oire  des  chofis  plus  nmariptables  «atmmts  tn  Fremet  h  aimées  rjS 7,  is9t 
&  ifSfi  ,  par  S.  C.)  en  i  j  90 ,  J«  8".  Il  rapporte  auJTi ,  n°.  14109 ,  la  rie  de 
Soffroi  CiUlonon  j  pai:  Gui-  Aliatd,  iari&»  à  Gsenoble  «.         (  M,  oe  la» 

MoNNOY  E  ). 

^heJour/iald' Henri Iff^Tom,  lU,  dit  que  "  SoftVey  Calignon,  Chancelier 
I»  de  Navarb,  excellent  eiprit  en  toar,mottruc  Proreftanti  jtf  ans  &  quelques 
n  mois,  i  Pati»,  an  mois  dèSejptembre  1606  ».  Il  avoir  commencé  par  etr*^ 

Miniftie,  &  attache  au  fervice  ae  M.  de  Lefdiguieres.  11  eut  grande  part  i 
la  confiance  d  Henri  IV,  &  dreffa  TEdit  do  Nantes  avec  Jacques -Augufte. 
de  Thon  UHiftorien.  U'  laifla  an  fib  Confeiller  an  Parlement  de  Grenoble. 

Dans  un  Mïnuff  rit  de  ÏHtftoire  de  M.  dè  Thou ,  qui  cft  à  la  Bibliothèque 
du  Roi  ,  on  !''■  H".i(Ie7.  loneno»;  adfiirions  fur  la  vie  r!e  Calignon  ,  qu'on  a  miles, 
eu  notes ,  dans  la  I  laduciioii  i  raiii,oiit; ,  a  i.i  tin  du  XXXVI'  Livre  de  cette 
Hiftoice.  On  y  yoir  que  Calignon  laifTa  deux  His  ,  &  que  fa  femme  mourur 
pende  temps  après  lui.  Il  ctoir  un  des  plus  anciens^  dcsi  l'.iç  innmesamis  de 
M.  de  Thou.  Le  P.  le  Long  xioU  pas  heureux  dans  fa  conje<Ùure ,  quand  il 
antîbae  i  Calignon  VHifivit  des  chofes  remarquables  ^  en  ijSj,  âôc.  C*eft: 
une  des  pièces  le*  plife  vfDlèntès-en  faveur  des  Guifes ,  contre  Henri  III.  U 
n'y  a- même  aucune  apparence  que  ce  foit  l'Ouvrage  de  Calignon  ,  7c!r  Pro- 
telUnt,  comme  l'a  remarqué  M.  de  Fontette  ,  dans  fa  nouvelle  tditioa  de  ia. 
B'éGMh»  Sifior,  dt  la  Prmi»;  Tom.  Il ,  pug.  331.  La  niéprire  du  P.  le  Long^^ 
iè  retiDUve  dans  la  nouvellq  Edition  du  Catalogue  dta  HÎflorwis  de  Lengler, 
Quant  à  l'Ouvrage  manufcrit  que  \'i  P.  !e  L  on^^  attribue  aniJî  à  Calignon  ,il 
a  pour  titre  ,  Journal  des  Guerres  jauci  p^r  rma^ois  tic  Bonne,  Vue  de  Ixp 
é(^iUresj.depiû^  JjJj»iMfyH*ea       ,^gar  ^offipft  i^fiattffMi  j  Che^alur  4» 


i 


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s  O  F  S  O  F  4S1 

Na^'arre.  W  n'a  point  cd  imprimé  ,  &  ÊiiToît  aatrefôif  prrit tll  Mimwfn*'''*f 
Colberc  U  eft  aujourd'hui  à  la  Bibliothèque  du  Aoi. 

Le  M^ris  des  Dunes.  , 
SATYRE. 

[  Trioh[  j  c'eft  un  abus  des  hommes  de  mtrtâgé 
De  vouloir  adoucir  j  par  un  doré  langage  , 
La  rigueur  d'une  ingrate  ,  & ,  d'un  g^rniljhmyt 
Lutjf  prêcher  doucement  l'amoureuje  maxy* 

OndSà^  fnmethé^  dedans  fa  maht  fiMk^ 
La  femme  patronna  d*wie gluante  argile; 
L' argile  s'fndurc'it  aux  rayons  éthéres 
D 'un  midy  bluettanc  de  mille  traits  dores  ; 
Et4d  femme  yqui  tient  de  fa  fatale  fouroe  « 
Devient  dure^  revefchej  &  crudU ,  &  rebount» 
Plus  elle  voie  m  acur  brûler  de  'pa£ûms  , 
Et  t' allumer  au  nu^  de  fes  perf^ons. 

Itefiyrai  que  ,  du  temps  de  la  faifon  dofti^  , 
L'on  voyou  la  vertu /eukment  adorée  j 
Que  les  Dieux  habitaient  en  ce  monde  nouveau  ^  ^ 
Qite  t  Amour  ne  pwuH  fty  trouffe»  nyfiambeemî 

Mais  j  fans  faire  feneir  fa  cruelle  pointure  , 
Se  gttïdoit  lihrfmem  fous  Jas  loix  de  nature. 
Jl  efi  yray  j  dis-jc  ^  alors  que  la  Mufe  fsrvoit 
D*efcort  aux  éunoureux ,  èf  celuy  qui  favuk 
,  Découvrir  doucement  fa  pajfi  m  enclnfe 

En  l'écoU  d' Amour  profitoït  quelque  ch»fe  l 
Meus,  depuis  que  le  temps  ,  Jrm  vol  pré<^rité  ^ 
De  cefiècle  premier  feuilkt  Vuuégnti^ 
Et  qu'au  Jîecle  d'airain  f  avarice  rauUléè 
Altéra  des  humaina  let poitrine  foutlUe  , 
Iji  vcrtK  i'tmota^  &  ht  troupe  de*  Viuae^ 

La  foy  ,  la  piété  s'éclipfa  de  nos  yeux  , 
£t^  dans  le  plus  touffu  des  forets  hériffées^ 
S'écarta  le  troupeau  des  Mufes  offenses. 
,  Dn  u!son'neUiifiif  &la  fucrée  voix 
Des  Poètes  ne  put  ^fous  fes  nombrufes  loix ^ 
Fléchir  la  cruauté  de  ces  rude*  maîtrejfes ,      -     '  ^ 
Qw  ne  tifpem  pUt^^Jmen-A-nts  trifie^. 

Au  Geu  de  proprement  fa  langue  fe^onner^^ 
Il  faut  tant  feukment  avofr  de  ^uei  donner^ 
Car  U  prix  efi  tn  prix  j  &  la  fiScohe  acérée 
ZyAmmffJB^heàiujim-éntfe  vwffi  eufittte, 

Bf  BtxoTB.  Fr A  V.  Tom,  V,     Vjird.  Twil,  nu   P  pp 


s  o  F  S  O 

Jlns  ûu  fond  J^une  haurji  t  Ou  l'or"  /t'r-welarU  ^ 
J}aru  les  glus  recamés  j  fa  iumèrc  rcptmi, 
IMik  tu  hamccoru  j  de-là  pnMat  ramorce  » 
Et  les phUtrésjeerug  4*  /« Jterke  force. 
Qui  charme ,  qui  contraint ,  qui  feule  fait  fentif 
•  jiux  femmes  l'éguillon  de  l'amoureux  deftr. 

LuUharitts  ^Homhkim  wmmant  Cytherée  , 
L'appellent  feulement  Cyprlne  la  dorée  , 
Car  dorés  font  fes  traits  ,  6"  doré  fon  flambteUi 
Doréfon  Cupidon,     doré  fon  bandeau  , 
Pour  montrer  qtie  tttr/iiU  ptut  en  la  fantaifit 
Delà  femme  engraver  Vamoureufe  furie. 
Qui  dit ,  pour  sexcufer ,  que  le  Père  des  Dieux, 
SmiU  tn  pluye  d'or  s'efl  rendu  précieux  , 
Que  /«  prix  d'un  pr^^,  d'une  o  ffrandt /koét* 
Plus  que  l'affeclionj  aux  cé/ffhs  agréer 
Et  que  fi  l'or fléchit  fa  libre  volonté , 
Qit'élie  approche  en  ceia  de  la  Dbniùié, 

Dans  les  champs  amoureux  où  la  vague  jfiêeOlldA 
Du  Nil  Egyptien  fait  déborder  fin  onde, 
L*Jmage  de  Memnon  ,  ouvrage  indujlrieux  ^. 
Mavit  d'éionnement  les  plus  ingénieux. 
Cette  Idole  ejl  muette ^  &  de  lourde  matière  J 
Mtùsfi  tôt  que  Phébus  ,  retraçant  fa  carrière  j 
Mmû  fvrtHorifon,  It  touche  4e  fes  rai^^ 
L'Image  dans  le  Ciel  fait  pénétrer  Jk  VêiX,  ,  ' 
A  cette  Idole-là  j'accompate  la  femme. 
DécouvreT^-iuy  cent  fois  le  tourment  de  votre  ame  ^ 
Ver  fer  dix  milie  plem  ,  faites  mille  fit^nx 
j^cciifej  fr  ^cûure  j  mt'ri  de  vas  dcfrs^ 
Prie\  ,  x  iu/./'r  rc-  y  elle  fera  muette^  ^ 
Déiaigiicufc  u  farouche  k  votre  htaiMe  te^uefiem- 
Mais  fi  quelque  joyau  ,  dépouille  du  Levant,  x 
Quelque  perle  Enthrée,  ou  quelque  diamant 
Brille  devant  lesyatx  de  ces  belles  cruelles '  ,' 
Fimsleivm^Mlerde'^vué^dkâ^'  . 
Aux  eeuvres  de  Cyprïs  facilement  ployer . 
£t  faire  en  un  hejhln  office  de  prier. 
Les  Poètes  />:cres  ^  âom  la  gioire  éternelle , 
S*tft  fi.iy  <:  dans  le  Ciel  une  férue  nouv^t^t 
Dontfefprit  agité  d'une  divine  ardeur 
De  ce  fepm  trompeur  çnt  célébré  l'honneur,.  ■  ■ 
Divins  X  rares  cerveaux  ,  tréforiers  de  mémoire  y 


s  OF 


S  O  F 


Qui ,  pour  un  peu  d*hortneur  j  leurs  biens  tmt  méfnfU  j 

iie  fe  virau  jamais  d'Amour  favonj^s. 

Témoin  m'en  fait  celui  qui  facra  fur  la  rive  '- 

De  [on  Loyre  Angevin  la  pâliffante  olive  , 

Et  cduy y  qui ,  f.  îbinx  faup'ira  fts  ardeurs  y 

Que  la  Sorguc  naquit  du  crïjlal  de  fes  pleurs.  • 

Témoin  le  Voniomois,  &  nulle  ornes  gentilles , 

Qui  y  déployant  les  traits  de  leurs  plumes  fubÙltSf 

De  ces  vaines  beautés  ont  paré  leurs  écrits^ 

Si  n'en  ont  à  la  fin  remporté  m^ris. 

Il  ejl  vrayt  mon  Triol^j  f««  uugàurs  tnvnMieê  . 
Ne  leur  fait  faire  joug  à  l'amoureux  fervÙÊ  t 
Et  graaùtement  les  Dames  quelquefois  ' 
Z>'ivt pauvre  Jirvitenr  mit  voulu  faire  choix,  '    -  ^  ' 
Mais  tout  ainfi  qu'on  wût  nne  ionve  agitée 
De  la  rage  d'Amour ,  courir  par  la  vallée  j 
Tantôt  gagner  le  haut  des  coteaux  henjfés  j 
Ores  tracer  les  he&s  de  fenHes  tapais  .* 
Une  fuite  de  loups  ,  d'une  Importune  vrcffc  ^       "•-  •  ■• 
La  muguette  ,  la  fuit ,  la  talonne  &  la  prejfe 
Par  les  bois  ^  par  les  champs  ,  pais  enfin  haraffés  ,  '  - 

Se  couchent  pareffiux  ,  endormis  &  lajfés,  

La  rage  bouillonnante  en  fa  poitrine  fière 
Ne  ta  laijfe  endormir^  nyeUler  la  paupière  ^  ' 
Aau9cyemt  ajfoupirhttt*  iWfedeUi^i  '* 
Cho^  le  plus  hideux  &  Hffaume  it  tous  , 
Affouv'tt  jhn  ardeur  j  &  d'une  urtade  foaple  "  • 
L'cveiiie,  le  careffe ,  &  avec  luy  fe  couple  ; 
jiinfi  la  femme  ingrate s& fsi  iwlr  déf*^  ' 
A  fcs  perfeclions  les  ccturs  facrifiés  , 
De  miUeJerviteurs  que  fa  douceur  attiré  , 
Si  elle  aime  par  choix ,  elle  choifit  le  pin, 

Aujfttôt  que  V  Avril  de  ma  jeune  feàjôm  ■ 
La  joué  me  frifa  d'une  blonde  toifon  , 
Quelque  Dame  connut  unejecrette  envie 
D^ia  ta  dmi,  mâftriene  de  ma  vit, 
NTaffi^ettit  aux  rM[  de  fes  perft^om. 
Et  déroba  la  clef  de  mes  afffcHons. 
J'avois  pour  concurrent  un  vieillard  jroid&pâlc. 
Qui  jà  tenait  le  pté  tUins  la-lkarque  fatale  ;  |  - 
De  Jhn  œil  cathemux  d[fll!!oit  un  ruijfeau,  »  •  '  , 
La  roupie  coulant  lui  glaçait  le  cerveau  ^ 
Son  anps  éto  'u  femblàble  à  une  anatomie  « 
Son  injage  an  taUtnn  tttm  €^hujgnpkl/is 


4S4   ^'  ^  F" 


s  O  F 


.  De  fnUsfiUotmi^  &  ftmblo'a  j  ainfi  beau  , 
Un  fantaftic  efpr'u  échappé  étta^tau^ 
Un  fonge  frénétic  >  une  ombre  folUaire, 
Et  le  modèle  vrai  d'une  affreuje  chimère. 
Payant  devant  mes  yeux  cette  idole  de  mort  j 
Et  mey  dPénan  eôujeime  ,  gaillard  &  fort , 
Qui  avais  l'avantage  ,  &  qu! ,  fait  en  adrtffi^ 
Jloir  en  dextérité j  ou  force  de jeuneffe  , 
XitWe  en  ce  métier  ^  en  tout  le  furpajfo  'is  , 
Sinon  qu'il  avait  plus  d'écus  que /«  n*eam*» 
Je  pris  opinion  de  voir  favorifée 
Mon  attù^UfiàelU  «  &  lafietme  moquée  : 
Mais  las  !  tout  au  ftbowrs  je  nu  vis  mi^^i» 
Et  ce  bel  Adonis  en  mon  lieu  carejfé. 
Je  fus  au  dc'fefpoir,  &  ennuyé  de  vivre. 
Pour  a£ranchir  l'efprit  de  Jon  hôte  délivre  , 
^implorais  le  deftint&  la  Parque  &  le  fort  ^ 
Pour  m'ôur  de  ce  monde  ^  &  nu  donner  ut  nUfg» 
Mais  er^n  la  faveur  de  quelque  bon  Génie 
Dt  etsMfins  propos  me  vint fiamr  Vmyt  z 
Xt^lî^rtpast         vn  ta  atndition  > 
D'etrcjplus  que  les  Dieux  ^  vuide  de  pafjlon» 
Ne  Jfois-tu  d'Apollon  la  peine  infortunée^ 
Qd  i  vet^ant  mkraffer  la  fille  de  Pénit  > 
Jeune  ^  have  Sf  gentil  j  népoufa  qu'un  loofier  jt 
Et  trempe  dans  le  Ciel  encore  à  marier  f 
Ht  vois-tu  eTautre part ,  fans  égard  de  mérites^ 
i^'Erieine  la  belle  ,  &  l'une  des  Charités  » 
Epoufent  à  l'envi  un  forgeron  boiteux  , 
Jm  hutte  f  la  riféç  &  la  fable  des  Dieux  f 
Ne  ffals-tu,  le  malkenr  é*  èe  Romain  Jœonde , 
Qui  de  beauté  parât  la  merveille  du  monde  ? 
N'e  f^aïs-tu  les  erreurs  du  *  Prince  des  Lombards  t 
Si  les  Dieux  font  fujcts  à  fembiahies  ha-^ards  ^ 
Si  Us  Reys  vam  etmmt  cette  horrafque  dure , 
Es-ru  plus  que  les  Roys  ,  fî!s  atnci  de  nature  ? 
A  tant  fe  teut  le  Dieu  ,& ^  d'un  vol  incertain^ 
Me  déroba  Po^et  de  fon  Idole  vain. 

Or,  Triolsjj'enay  vuqui,  d'uteatttneÉnamètt» 
Avaient  Pefprit  à  gauche ,  &  Vame  traverfiire)^ 
Qui  j  valides  de  çaur^fe  jouant  de  l'Amour, 
Changent  ék  vdùntés  Sx  nùUefIds  le  jour. 
Leur  caur  efi  inconfiant  >  légère  efi  leurpeitf&ip 
Commê  untfpMmttH  à  toits  ve/tt*  ^ancésp 


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s  O  F 


S  O  F 


Et  qui  s'en  va  tournant  à  volte  du  cerveau  , 
Comme  dedans  les  flots  le  débile  rofeau. 

Autant  que  le  nuroirj  dans /k  gimu  foRtj 
Refoit  d'imprejjlons  j  que  notre  fantaifie 
Font  errer     &  làj&  nous  montre  au-dedans 
.  1/ objet  qui  n'y  efi  pas  j  &  trompe  notre /èns  j 
Autant  dans  leurs  efprits  ces  cervelles  wlûgt* 
Forgent  d'affcclions  ,  &  figurent  d'images  , 
Qui  naijfent  &  s'en  vont,  if  renaiffeat  aitifi 

Vcmbf*  dans  k  vàn  d'an  nùnir  éUtûnei, 
Tantôt  vous  les  verre^  de  vous  ne  faire  eomptsi 
Tantôt  fe  repentir  ^  tantôt  l'ire  (es  dompte^ 
Si  de  vos  pajjions  elles  prennent  puU , 
LamiAsdn^^qfionmahUeHt»  amSâùé, 
Comme  le  papillon  j  aux  ai'cs  étoiléeSy 
Caché  dejjous  les  lys  aux  robes  étnaUlées^ 
Du  jeune  chajferot  va  décevant  les  pas  ^ 
Quipenfe  les  taùfs  &fine  les  tient  j>as  : 
Le  délicat  enfant  ^  d*une  démarche  folle , 
S'approche^  &  étendant  le  papdion  s'envole. 

Ou  eomme  on  veit  pana-  hors  des  efpics  crefie^ 
Un  liivre  roy dément, fiénd* tous  cofte^^t 
Et  tromper  de  fa  fuite   en  courfes  ondoyantes  s 
JDes  lévriers  décoi^lés  les  meutes  aboyantes ^ 
QsifeîakntltarpmfadSt  &  futaqutmt  des  dêou, 
N'  'arrachent  que  le  poil  j  &  remâchent  lis  vents  j 
Le  lièvre  gagne  aux  pieds  plus  vue  qu'un  tonnerre  ^ 
Et  les  lévriers  honteux  donnent  du  ne\  en  terre  S 
Ainfi  OH  voit  les  traits  plmns  de  légèreté 
Des  Dames  que  je  peins  de  cette  (Qualité 
Qui  ,  après  longuement  avoir  étéj'ervies  « 
Et  de  mUlafifets  martyrije  Us  vies  9 
Après  avoir  tiré  plaifir  de  leur  tourmsof^ 
Au  lieu  de  leur  donner  enfin  allégement , 
Au  lieu  d'avoir  pitié  de  itur  cerveau  malade, 
iyamtntr&  ék  marul»d^tmedimn  trwadst 
Se  moquent  de  leur  mal,  &  renvcyent  ces  fins^ 
Payés  d'un  je  ne  puis ,  oa  d'an  retirei^Otis» 

Quand  le  Père  Océan  des  cruches  éfVU^U» 
A  coup  fa  débourder  nùHê  pm/êu  netofdUs, 
Et  qu  on  va  fitr  les  monts  vaguer  de  toutes  parts ^ 
Ply  fur  pfyj  flots  fur  flots  ^  Us  orages  épars  ^ 
Deûtaim  refléfiul  és  thtanmii  mnce  , 
Pwuduhoiiîmti.niayhripanrUjmtM*^ 


s  O  F 


S  O  F 


S*acoJla  de  fa  fcrrm:  ,  &  tous  denx  aux' yeux  clos 

Les  pierres  ont  femu'  j  de  leur  mère  les  os  , 

Des  foliées  cauioux ,  &  dt  majfe  pejame 

Les  hommes  font  ijfus  de  nature  confiMttt* 

De-ià  poujfé  naquit  fur  l'orage  marin 

Afpre  ,  rude  j  fans  poids  j  gommeleufe  &  légère  , 

Se  trouva  pow  ce  fmt  la  plus  apte  matière. 

Il  ejl  vray  que  Jouvent  ^  d'une  feinte  douceur t 
Leur  mielleux  appdt  attire  notre  coeur  ^ 
Comme  de  lear  odeur  les  Panthères  attirent 
Les  fimples  animaux  ,  &  après  les  déchirent  ; 
Ou  comme  le  pefckeur  ,  qui  affeuble  fa  tête 
De  la  peau  d'une  chèvre  ^  ^  puis  Ja  ligne  jette  , 
Bout  tirer  amorcé  i'Efcarc  à  tkamefon  , 
Amoureux  de  la  chèvre  ,&  le  mettre  en  prlfons 
Ainji  le  plus  fouvent  ces  crtielles  harpies 
Mafquent  leurs  trahifons  4e  mUU  eumrtoijits  , 
Semblables  à  la  chèvre^  oMipic  pt'dtes  n*oik 
Ky  f.i  k^rf't  au  menton,  ny  les  cornes  au  front  ; 
Car  c  'eji  pour  leur  mary  doru  la  cite  s'appelle 
Un  Panaffe  fourché  k  ta  pointe  fumeile. 
Tu  m!  d:n:s  j  Triais  ^  qu'il  s'en  peut  rencontrer 
Parmjf  tant  de  milliers  quelque  douce  à  traiter^ 
Et  Je  coafeffenty  par  erreur  de  nature 
Qu^on  en  pourroit  trouver  quelcune  à  l*advetttufe  i 
Mais  j  quand  elle  ferait  un  miroir  de  douceur^ 
Telle  bonté  ne  peut  appwter  que  malheur. 
Riante  dans  Ntmière ,  R^h»  ,  àu  Pénélope  , 
Dont  l'une  la  Pkrygie  arma  contre  l'Europe^ 
Et  fil  du  fang  Grégeois  &  du  fang  des  Troymt 
Par  dix  ans  ondoyer  les  murs  Neptuniens  ! 
L'outres  pomme  tkomteur  empreint  dans  le  fifige» 
JTit  errer  fon  mary  pendu  dejfus  l'orage^ 
Et  fa  flotter  en  mer  y  Vefpace  de  dix  aas^ 
Sa  èarqueKaaphragère  j  à  faiandon  des  veuts» 
Bref  ^  TrioU^choSfis-la  Pénélope  y  ou  Hélène  ^ 
Tu  n'fn  auras  jamais  que  défaflre  &  que  peine. 
On  du  que  les  chevaux,  qui  refoulent  après 
La  trace  f«e  U  huve  aura  marché  de  frais  , 
Prcndent  des  pajlurons  la  jointure  étourdie  y 
Et  tombent  chancelons  d'une  chùte  engourdie, 
^ujfi  l'homme  ennobli  d'un  généreux  efprit , 
Qui  s'abandonne  enproye  à  Ut  femme  qu'il  fih^ 
Dev'mufot  iffiupî^^  &  ft^  amie  ak^Ue^ 


s  O  P  s  O  P  4»7 

D'i/n  etourdijjement  enfin  efi  fuhvertk. 
Si  touicfoiSf  Triais  j  la  Dame  que  tu  fers  t 
Four  qui  denûireauHt  nt  m'envoyas  des  vers ^ 
Eft  honnête  j  gentUle  ,  &  belle  ,  &  bien  apfr^e  * 
Et  d'un  pareil  amour  en  amour  favorife  , 
Adore-la ,  fers-la  ,  garde  fo'igncufement 
Le  tréfor  que  le  Gel  mm  donne  rarement. 
Mais  f  lorfque  tu  verras  fon  amour  éventée 
Se  glacer  peu-à-peu  j  qiùitc-moy  ce  Proihce  ^ 
Lttijfe-moy  edne  ingrate  &  fi  moèUîe/^ 
Et  f  ««  ta  voile  Jtngle  au  port  de  liberté': 
Si  lu  ne  peux  Jî  lojl  voir  libre,  depeffre'e ^. 
'        Du  licol  amoureux  ton  ame  enchevejirée  > 
Implore  le  ftcours  des  neuf  divines  Setars  , 

JEt  trompe  Jur  le  luth  l'ennuy  de  tes  ardeurs  j,  ,  î 

Compofe-moy  des  vers  qui  te  feront  reluire 

A  la  pqfiérité.  S  fais-tu  pas  que  la  lyre 

A  pouvoir  d' adoucir  la  chaleur  que  tu  fensf 

Hé  !  n* as-tu.  jamais  vu  la  gue'nfon  étrange 
Du  Faucheur  Tarentin^ piqué  de  la  Phalange 
Qtie  te  venin  agite  j  &  jiûlement  le  fin 
De  la  mufique  peut  d^per  ce  poifon  f 
"Telles  font  Us  chdnfons  des  lavantes  puceUes  j, 
{^ui  ciûu^cnt  d'amour  les  vives  ctmcciîcs. 
Donques  toy^  mon  Triols^  qui  as  eu  cet  homunr 
D'être  aimé d^ Apollon,  &  d'être  bon  fonneur. 
D'avoir  vu  mille  ftÀs^  fous  les  tardes  ferrées 
Lu  Mufes  qui  Uilhîent  à  cofles  agrafées 
ZyasHKrpSÛUhurdanfe  J  &  en  mille  façons 
Entonné  les  accens  de  leurs  belles  chanjons  :■ 
Si  Vénus  envers  toy  ^  farouche  cruelle, 
ChaJfe~moy  par  les^  vers  thamear  ^  te  marttiUi. 
Malheureux  efi  l'ouvrier^  qui  n'a  ni  le  pouvoir^ 
Ny  le  moyen  d*ufer  de  fon  propre  favoir.  j 

.    SOPHOCLE  *.  Voy.  Jean  Awt.  de  Bayf. 

♦  Sophocle  ,  Pocte  Tragiqnc  crlcbre,  né  à  Ath?neç  (  d'autreç  dlfer.t  ;  Co- 
ISne,  Boarg  de  L'Âttujae,  dim  nommé  Sophile  ,  Maître  de  Forge  )  45/5  ans 
avant Jefus'Chrift ,  étoïc  contemporain  de  P'criclès,  avec  lequel  il  commanda 
les  armées  de  ta  Rcpablique,  où  il  fe  fi^ala  dant  f^ufieurs  combats.  Il  con»- 
pofa  cent  vingt-trois  Tragédies  j  dont  vingt-troi»  remportèrent  le  prix.  11  ne 
aotts  lefte  plus  que  fepc  de  ces  Tragédies  ,  que  l'on  regarde  comme  autant 

cheM'œavtes.  C«ft  le  plus  éléeant ,  le  plus  noble  Ae  le  pin  accompli  dèti 
•iiciei»PojH«sTngiqiies.GdJedetts  pikcf  ^'Udlnioirte£li»>dtt'w«iîf«; 


48»     s  O  R  S  O  R 

à  Colonne.  Il  la  compofa  dans  un  Ègt  tti«-avancé  ,  lorfque  fesenfans  préten- 
doient  qu'il  n'éroit  plus  en  ctnr  de  gouverner  fes  afFaires  domeftiques,  &  le  vou- 
loiencÊùre  interdite. Pour  prouver  que  fon  efprit  nétoit  point  ttfbiWi , il  l« 
i  l'aremblée  de  U  République  fon  Œ£^  à  Coiomu  ;  elle  en  fut  enchanté»  , 

Se  conferva  à  cet  heureux  génie  tous  fes  droits ,  que  l'ivance  de  fes  fils  vou- 
loir lui  enlever.  Valère  Maxime  ^  T  iv.  VIII .  Chap.  8,  nous  dit  auc  Jophon , 
£is  de  Sophocle  ,  fit  mention,  dam  l  Epitaphe  de  fou  pète,  de  VŒmà 
Colonne,  comme  de  la  plus  belle  produétion  de  Vefptit  humain ,  cependant 
Sophocle  donnoit  l.t  prc'fcruiu-c  .1  icn  Jndgone,  ^  ne  vo-.iloit  pa-î^qu'on  dit 
autre  chofe,  dans  fou  Eloge  Funèbre,  finon  qu'il  ctoit  ï Auteur  d' AMigonc 
Ariftote ,  qui  n'étoit  pas  volontieis  de  Yvns  det  tattei ,  donne  b  préférence 
à  V<Edipe  Tyran,  U  mouiuC  de  joie,  âgé  de  près  de  cent  ni  s  de  ce  qo  une 
de  fes  pièces,  qui  avoit  long-temps  balancé  les  fuffragcs  du  l>ublic  ,  lesavou 
enfin  cempoctés.  11  avoit  eu  les  paflîons  vives  dans  fa  jeunefle  i  Valèie 
.«Maxime  en  rappocte  un  trait,  liv,  IV,  Chap.  ?  ;  mais  il  aen  corm ,  à 
en  juger  par  la  réponfe  qu'il  fait  fiiire  au  mcmc  Sophocle  ,  auquel  on  de- 
mandoit  h  les  plaifîr^  de  l'amour  lui  étoient  encore  agréables  à  un  âge  de j 4 
avancé  :  Dû  meliora  ^  inquitl  lihenter  enim  ifttnc  tanquam  ex  aiujuâ  furiosd  ^ 
minationeprofugi.  —  Svùdu  parle  d*on  fécond  Sophocle ,  Pocte  Tragique  . 
petit  fils  (la  premier,  qui  compofa  quaOUMeTwgédie»,  fctempOttt  buu  toi» 
le  prix  ,  il  compofa  aulfi  des  Elcgies. 

SORDEL  ftit  Poëte  Mantuan  ,  qui  furpaffa  en  Poëde  Pro- 
vençale, Calvc,  Folquet  de  Marfeille  ,  Lantranc  Cygalle, 
Perceval  Doria,  &  autres  Poètes  Genevois,  &  Tufcans ,  qui, 
toutefois  pour  la  douceur  de  la  langue  Provençale,  s*y  font  plu- 
tôt dclcdés,qu'cn  la  leur  propre  maternelle.  Ce  Poëte  fut  homme 
iludieux,  &  grand  rechercheur  de  toutes  chofcs.  U  a  fâitplil- 
fieurs  Chanfons,  non  d*amour,car  il  ne  s*en  trouve  tuciioe,  mtîs 
en  Philofophic.  Rcmond  Bercnguier  dernier  Ai  nom.  Comte 
de  Provence ,  tn  fes  derniers  jours ,  le  prit  à  fon  fcmcc ,  étant 
de  Pâge  de  quinze  ans^  pour  l'eicelleflce  de  fa  Poëfie ,  &  de  tes 
belles  Inventions ,  atnfi  que  le  Tcdte  Kenre  de  Chaftcaurieuf, 
•Poëte  Prorttiçal  II  a  M  des  Sjrrveniés  en  rime  Provençale ,  & 
ent'autres  un  ,  auquel  9  taxe  &  reprend  tous  les  Princes  de  la 
Chrétienté ,  fait  en  ibnae  de  Chant  funèbre ,  fur  la  mort  de 
Blacas ,  OentUlioniBe  Provençal  »  qui  étoit  aul^  Poète ,  & 
commence , 

Piagneruol  S  en  Blakas  en  aquejl  leagier  fou, 

M  cor  triji,  e  irac ,  e  ea  ay  i>ea  Raion,  ^ 


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s  OR  S  O  R  48^ 

En  laquelle  il  dit  que  le  dommsge  de  la  mort  de  Blachas,  eft 
fi  grand  qu'il  ne  fait  moyen  pour  le  reftaurer ,  fors  qu'en  lai 
^tant  le  cœur,  en  donner  à  manger  premièrement  à  l'Empe- 
reur, s'il  veut  vaincre  les  Mylannois  ^  le  Pape  qui  lui  làic  fi 
mortelle  guerre.  Que  fi  le  Roi  de  France  en  mange ,  recouvrera 
Caftille  ,  mais  parce  qu'il  e(ï  jeune ,  qu*il  Ce  garde  bien  que  la 
Roine,  fa  merc,  ne  le  voye,  attendu  qu'il  n*ore  rien  faire  fans 
ellCi  Que  le  Roi  d'Angleterre  en  mange  tant  qu'il  voudra,  pour 
avoir  meilleur  courage  à  recouvrer  les  terres  que  le  Roi  de 
France  Jui  occupe-  Qu'il  e(l  befoin  que  le  Roi  de  Çaflille  en 
mange  pour  deux ,  attendu  qu'il  avuic  deux  Royaumes,  def- 
quels  il  a  perdu  un,  &  qu'il  mange  du  cœur  à  rcquoi ,  afin  que 
l'autre  Roi  ne  lui  donne  baftonnades.  Que  le  Roi  d'Arragon  en 
peut  manger,  afin  qu*il  recouvre  Thomieur  qù'îl  perdit  k  Milan, 
&  à  Marfeille,  lorfqu'il  les  voulut  prendre  par  force.  Que  le 
Roi  de  Navarre  en  mange  à  fuffilànce ,  attendu  qu'il  valoit  plus 
quand  il  ésott  Comte ,  que  ores  qu'il  eft  fait  Roi ,  afin  que  de 
haut  il  ne  tombe  en  bas.  Qu'il  eft  befoin  au  Comte  deToulooiè 
d'en  manger,  fi  tant  eft  qu'il  aye  /buvenance  des  terres  qu'il 
fouloit  tenir,  &  de  celles  qu'il  pnffcde  ores.  Finalement  que  le 
Comte  de  Provence  en  mange ,  s'il  a  fouvenance  quand  il  fut 
déshérité  de  fon  Royaume  de  Sicile,  &  des  Vêpres  Siciliennes  ^ 
que  s'il  échappe  de  fes  durs  afJàuts,  il  fera  befoin  qu'il  mange 
du  cœur  pour  le  grand  fais  qu'il  ioucicnt  Ce  Syruentez  fut  fait 
peu  après  que  Jean  Prochite,  vécu  en  haUt  de  Cordelicr,  fiffla  à 
l'oreille  des  Princes ,  de  mettre  à  mort  tons  les  Frahçms  étant 
au  Royaume  de  Sicile ,  en  l'année  taSi.  Outre  ces  (Euvres ,  il 
a  laiffé  par  écrit  un  Traité  intitulé  Lou  Progrès  j  c  avanfiment 
dds  Rcys  (Tjirragon  en  la  Comtatdt  Pravenfi^  en  profe  Pro- 
vençale. Il  a  traduit  La  fi'u/mi  dd  Drech  ,  de  Latin  en  profc 
Provençale  ,  tous  lefquels  Traités  furent  mis  en  la  Librairie  du 
Mon  a  (1ère  de  Laverne  en  Provence  ,  ainfi  que  difcnc  le  Mongn 
4es  liles  d'Or ,  &  faint  Cezari.         .  ' 

*  Voy.  JiAN  DB  Notre-Daui  ,  CKap.  4^. 

BiBwoTH.  FaAH,  Xoou  f^.Dv  VfiaD.ro0i.  ///.   Q  q  q 


490     s  O  T  SOT' 

SOTADES  *.  Voyez  Tes  Sentences  en  celles  des  Poètes  Grecs 
Lyriques  &  Comiques,  traduites  par  Gcofroy  Linocier. 

*  Sorades  naquit  â  Maronée ,  Ville  de  Thrace  (  Marogna  ,  dans  fa  Rom^ 
nie  ).  Il  vécut  environ  i6o  am  avant  l'Ère  Chcccienne ,  ôc  fut  un  Pocce 
kicif  »  impudent ,  facîrique  i  l'excès ,  qrnique  même  dans  fes  exprelCbns,  i 
un  poitu  que  l'on  n'ofoic  fe  vanter  d'avoir  lu  la  pluparr  de  fes  Écries.  Il  in- 
venta une  fone  de  vers  ïambes  rétrogrades,  auxquels  il  donn:i  fou  nom  ,  6c 
qu'on  ctoii  obligé  de  lire  à  rebours ,  pour  eu  comprendre  ic  km.  Volaœttaa 
{Aathnifoiog,  Lib;  XIX)  cite  pouc  exemple  ces  deux  veut 

Scandere  te  fiût  koe  decus  eximium^ 

En  commençant  par  le  (îernicr  mot  du  Difliqne  ,  on  retrouve  un  atirre  Dilli- 
^ue ,  dont  le  fens  eft  tout  contraire.  Ën  un  mot  Sotades  fut  l'Arétin  de  fon 
•emps ,  mais  on  ne  le  craignit  pas  aotmc,  &  il  n'eut  pas  une  fin  aafli  tran* 

Îuille ,  cas  Ptotomée  Philadelphe ,  contre  lequel  il  «voit  ole  éadm»  le-lk  eo^ 
îrmec  daiis.iiacoftre-.de  pbmb»  &  jeter  â  la  mer,., 

SPËRON  SPERONE  Les  Dialogues  de  Mefnrc  Spcro» 
Sperone  ^  Italien  ^  traduits  en  François  par  Claude  Gruger^ 
ffliprimés  à  Paris  «         chez  VincencSercenas»  1)52» 

*  Voici  ce  qu'on  lit  dans  l'Epitaphe  de  cet  Auteur  ,  i  là  Cathédrale  de? 
Padoue  :  Mejfcre  Sperone  Speroni  deili  Alvaroci  Filofofo  e  Cavalier  Paduano 
aacque  nel'  1 500  aÙi  \  i  Aprilc  »  mori  nel  1588  d,  ^  Gtugnû.  Par  confcquent 
ILétoit  dans  fa  quatre-vii^neuvième  année.  Il  pvoiêfla  la  Philofophie  dans 
fa  jeuneiïè,  &  fur  enfuire  employé  dans  les  affaires  publiques ,  où  il  fe  dif- 
tingua.  Ses  Ouvrages  ne  donnent  pas  une  grande  idée  de  fon  érudition  ,  mais 
sis  pcooveuc  qu'il  pofledoit  bien  la  langue  Italienne.  Vitcorio  RolC ,  dans 
l'éloge  <l*Octavio  Pancirola,  dit  que  Speroni  ne  lifoit  que  tes  Livres  les  moîna 
eftîmés  &  les  moin^  connus ,  difanr  pour  raifon  qu'il  en  tiroit  ce  qui  lui  plai- 
lôir ,  pour  inférer  dans  fes  Ouvrages ,  fans  que  l'on  s'en  a|>pet^ût ,  au  lieuque 
•'il  s'amttfoie  à  feuilleter  les  Auteurs  célèbres ,  fes  plagiats  ièsoient  «offit^ 
découverts.  Ses  Dialogues  ont  érc  imprimés  plufieuts  fois.  Parmi  fes  Difcours» 
on  en  voir  un  fur  l'obi ii^tion  où  font  les  mères  d'allairer  leurs  cnfms  ,  im- 
primé k  Milan ,  1 6<J4 ,  //j-n.  à  la  fuite  du  Dialogue  DcHm.  Cura  tanugiuiie^ 
Voy.  les  Méndtes  de  Nicesoit  »  Tom.  XXXIX. 

Att  Dialogue  des^Langues,  où  font  Entceparfeufr^  Bembo^ 
Laxare»  le  Gnirttfan ,  l'Ecolier»  Lafcar  «  Feree. 

[Las.  Et  pour  cette  caufe  je  vous  dis  que  faimerois  mieux  favoir  parter 
comme  faitoic  G  ioeion»  que  d'être  le  Pape  Clément.  Cour.  Et  moi  je  con- 
MB  beaucoup  d'hommes  qui  ponc  èa« médiocieiiieiic  Seigpeur»»  ièroieot 


biyitizûO  by  GoOglc 


^  O  T  -    S  O  T  491 

«onreni  d'être  mum.  Je  ne  dis  pourtant  que  |e  foi»  de  ceux  U  ;  mais  }e  db 

iien,  poifqac  le  défaut  provient  de  mon  peu  d'efpric ,  que  je  ne  vois  point 
pour  (Quelle  caufe  l'homme  puifTe  à  bon  droit  tant  ex:îlr(  r  !a  langue  Grecque 
aeLaane  t^ue^  pour  le  défît  de  les  favoit^ii  doive  mepulei  ics  mitres  6c  cou- 
ronnes: car  s'il  croie  ainll ,  ce  feroic  plus  grande  dignité  être  le  fommelier 
ou  cuiftnier  de  Dcmofthène  ,  &  de  Ciceron  ,  y\c  d  erre  Empereur  ou  Pape. 
Bém.  Ne  penl'ez  pas  que  le  Seigneur  Lazare  deiîre  feulcaiejit  lalajijgue  Latine 
de  Ciceron  «qui,  i  lui  &  aux  autm  Romains,  écoit  commune ,  aint  avec  le* 
TTiors  Latins ,  il  en  fouhaice  l'éloquence  &  la  fapience ,  qui  à  lui  feulemeilC  fi*- 
xent  oéculitres.  Er  lesquelles  doivent  erre  de  tant  plus  répiuces  excellentes 
parderTus  toute  digmtc  mondaine  »  comme  elles  fautent  par  deifus  la  hauteur 
«les  Principautés ,  ou  par  fucceffion  ou  par  femme ,  Ih  où  monte  notre  ame  • 
non  point  avec  d'autres  ailes  que  celles  de  Ton  efprit  &  de  fon  induftrie.  De 
nia  part  je  fais  oeuau  prixde  ces  grands  Perfonnages ,  fi  efl  ce  que  je  ne  chan- 


fou  Ciceron  j  i  la  ftudieufe  diligence  duquel  Rome  fût  plus  obligée  qu'aux 


viâoires  de  CéCn.  Et  partant  fat  dit  Ae  dis  encore  que  j'ai  en  plus  grande 
ef^imc  5c  admiration  la  langue  de  Cicéion  aue  l'Empire  d'Augufte.  A  cette 
je  parlerai  maintenant  des  louanges  ae  cette  langue ,  non  tant  pour 
fatisnuse  au  defir  de  ce  bon  Gentilhomme ,  que  pource  que  j'y  fuis  obligé  j 
mais  lâ  où  vous  êtes  ,  cen*eft  pas  nûfon  qu'un  autre  en  parle  devant  vous,  8c 
OUI  feroit  autrement ,  donncroir  injure  à  la  langue  ,  &  fi  feroit  nommé  au- 
dacieux. BEM.  Pour  plulieurs  raifons ,  cet  office  de  louer  la  langue  Latine 
vous  eft  dû,  tant  pour  itre  ordonné  â  l'enfeigner  publiquement,  que  pource 
que  vous  renez  plus  fon  parti  que  moi ,  qui  ne  l'eftime  pas  tant  que  de  vou- 
P®*^  elle,  déprifer  le  vulgaire  Tufcan  ;  & ,  qui  plus  ell  ,  je  iie  l'ai  prc- 
•  j^"  *  Marquifat  :  au  contraire  vous  l'avez  mife  au-delTus  de  l'Em- 
pire  de  tout  le  monde  îc'eft  donc  i  vous  i  ta  louer  ;  car ,  en  ce  fâifant,  vous 
ferez  agréable  à  la  langue  ,  à  laquelle  &  votre  nom  &  votre  renommée  font 
grandement  tenus._  LAZ.  Puifque  vous  le  voulez  ,  je  l'exalterai ,  fous  condi- 
Î^Ss"!?"*  P*^""**  quant  5c  quant  blâmer  le  vulgaire,  fans  qu'il  vous  loiurne 
afacnetie  BEM.  J'en  fuiscontenr  ,  pourvu  oue  la  condition  foit  commune. 
Se  que  ,  quand  vous  le  blâmerez  ,  je  la  puille  défendre.  COUR.  Et,  pour 
ma  part  ,  je  veux  que ,  quand  vous  direz  quelque  chofe  que  je  n'entendrai 
pomt ,  en  interrompant  le  propos ,  je  puiflè  vous  prier  de  me  l'éclaitcir.  LAZ. 
J'en  fuis  content,  & ,  fans  Êiire  plus  long  proême,  pour  mon  commencement 
l^dis  qu^encore  que  noits  foyons  ,  en  beaucoup  de  manières,  diflérens  des 
Mies  brutes ,  fi  eft-ce  que  U  principale  caufe  qui  nous  éloigne  d'elles ,  c'eft 
quen  parlant  ëe  écrivant ,  no»  communiquons  Tnn  âTanixe  nosaffèâions, 
<:e  que  les  bêtes  ne  peuvent  faire.  S'il  eft  donc  ainfi  «-celili-U  qui  mieux  par- 
lera &  écrira  ,  fera  plus  purifié  du  brutal.  Par  ce  moyen  ,  quiconque  defire 
«9»  pacnitemenc  homme ,  doit  eu  toutes  fortes  «  étudier  à  te  renclre  parfait 


491     s  O  T  SOT 

à  bien  parler  Se  écrire  ,  Sc  celui  qui  le  poUffâ  faire  ,  à  bonne  ralfon  fe  nom- 
mera tel  entre  les  hommes  que  les  hommes  font  entre  les  bêtes.  Cette  vertu 
de  bien  parler  &  bien  écrire  »  les  Grecs  &  Latins  fe  la  font  quafi  également 
appcopciee  :  de-li  vient  que  leuis  langues  font  venues  à  tel  point ,  que  feules, 
entre  toures  les  au"res  du  monde  ,  Te  font  par  leur  excellence  aliénées  des 
baibares  &  des  créatures  irraifonnables}  aulli ,  entre  les  Poctes  vulgaires  ,  il 
B*y  en  a  pas  un  féal  qui ,  au  jugement  des  doâes  ,  fe  puifTè  appaseUler  I 
Vugile  êc  Hoflièn  \  ni ,  enne  1k  Oiateon ,  un  i  Démofthène ,  ooOcesMk 
Louez,  tant  que  vous  voudrez,  Pétrarque  &c  Bocace,  fi  n'aurez- vous  la 
iiardiellè  de  les  égaler  aux  Antiques ,  ni,  les  faifaut  inférieurs ,  les  en  appro- 
cher de  trop  près  :  au  contraire  »  vous  les  en  ctouverea  fi  loin ,  que  n'oieres 
les  nommtjr  avec  eux.  Troiivera-t-oii  en  aucune  autre  langue  un  feul  qui  foie 
leur  pair  ?  Quant  à  moi ,  je  ne  fuis  jamais  C\  trifte  ,  ou  infortuné ,  que  je  ne 
me  fente  tout  réjoui,  en  lifant  leurs  vers  &  leurs  oraifons.  Tous  autres  plai» 
firs ,  f^tes,  feux ,  chanlbns  6c  inftrumens  ne  me  font  rien  au  regard  de  cellui- 
ci  feul ,  pource  que  les  autres  font  les  recréations  du  corps ,  Se  ccflui-ci  eft 
de  l'ame  :  de-li  vient  que  d'autant  que  l'intelled  eft  plus  noble  que  le  feo- 
lîsel»  de  tant  eft  ta  déteâation  plus  grande  &  agréable  qve  celle  des  aimées 
COUR.  Je  crois  bien  ce  que  vous  dites  »  &  lois  d'opinion  que  l'exœlleiw» 
de  quelque  laneue  rjue  ce  foit ,  ne  doit  être  arguée  ,  m  blâmée  de  nul  homme, 
plutôt  je  crois ,  la  nature  des  chofes  étant  décrite,  avoir  vertu  d  immuer  le 
corps  ic  l'efprit  de  qui  les  lit.  fiEMB.  Ce  n'eft  pas  cela,  ains  la  faconde  e(t 
feule  ou  principale  occafîon  de  faire  en  nous  ces  mervtiilleux  effets.  Qu'il  foie 
vrai ,  lifez  Vii^ile  en  langue  vulgaire ,  Homère  en  Latin  ,  &  Boccace  en 
François  ,  vous  verrez  qu'ih  ne  feront  pas  ces  miracles.  Le  Seigneur  Lazaifr 
St  vrai  donc»  quand  il  met  ès  langues  la  propriété  de  tels  eœts ,  non  pe» 
qu'il  prouve  par  cette  Tienne  raifon  qu'on  ne  doive  apprendre  autre  langui 

2ue  la  Latine  &  la  Grecque  i  car  û  notre  langue  n'eft  pour  le  préfent  douée 
S  fi  nobles  petibn  nages ,  fi  n*eft-il  pas  impomble  qu'elle  n'en  ait  quelquefei» 
de  peu  moins  excellens  que  Virgile  &  Homère.  Je  veux  dire  que  foienr  rels 
en  notre  commune  langue  nue  ces  autres  en  Grec  &:  Larin.  T  AZ.  T  orfque 
notre  vulgaire  aura  fes  Cicciuui ,  fes  Virgiles  ,  ics  Hotncres  ti>L  les  Uémof- 
riiènes ,  adonc  je  la  dirai  digne  d'être  apprifc,  commemainiienant  le  (bncl& 
Grecque  !.ï  I  rttine^  mais  cela  jamais  n'adviendra ,  pourautant  que  la  lan- 
gue ne  le  peut  foulFrir,  étant  barbare  ,  &  incapable  de  nombres  ôc  d&déco- 
latîon  ,  teUement  que  fi  ces  quatre-ci  mêmes  renaiHôient ,  &  que  ,  avec 
Pefpritft  la  nitme  induftrie  qu'ils  obfervoiene  ,  en  otantft  po«ti/ane,  il», 
venoîent  à  parler  &  écrire  vulgairement ,  ils  ne  fe  pourroient  rendre  digne» 
de  la  louange  qa'iLs  ont.  Ne  voye^vous  cette  pauvre  langue  manquer  en  dé» 
ctinaifbn  de  nom ,  les  verbes  fims  conjugaifons  6c  fans  participes  »  6c  ùaut  vor^ 
cune  bonne  propriété  ?  Et  mériroiremenr,  commeainH  foit  que  j'aiâ  enr',-nda 
|iar  ceux  qui  la  fuivenr,  que  Ca  propre  pcrfeéiion  confiftc  en  l'cloignement 
4tt  Latin ,  qui  a  toutes  fes  parties  d'oraifon  entières  &  parfaites  ^  6c  quand 
fauxds*  fiuue  de  taitons,  pont  k  Uâner  ^  oe  fienpienuef  comneoceiiitiiK» 


biyitizûO  by  GoOglc 


SOT  S.OT  49J 

^uî  eft  de  s'émanciper  de  la  Latine,  eft  raifon  affcz  démontrant  fa  tk-prava- 
uon.  Quoi  plus?  Elle  mf^nrre  eit  fa  face  avoir  pris  fon  origine  &  fon  accroif- 
fement  des  Etrangers  ,  6c  de  (.eux  ^'iincioileraenc  qui  firent  plus  d'ennui  aux 
Romains ,  à  (avoir ,  des  François  Ôc  des  Ptovençaitt,  desquels  non-feulemcnc 
nous  font  dérivés  les  noms,  verbes  &  adverbes,  mais  encore  l'Art  Oratoire 
Se  Poétique.  OTupetbe  langage!  Nommez-le  comme  vous  voudrez, poucva 
que  vous  le  nommiez  Italien }  car  il  eft  venu  d*outre  mer ,  8c  de  de-Û  hs  AL- 

fes»  qui  rcparertt  l'Italie  de  la  France.  AnfC  n*eft-ce  point  propremenc  m 
rançois  à  le  glorifier  qu'ils  en  foient  les  inventeurs  &  augmemateurs ,  ains 
procède  de  ce  que  »  depuis  le  dccUu  de  l'Empire  de  Rome  ,  jufques  à  huv, 
il  n*eft  venu  en  Italie  aucune  nation  û  barbare ae  unt  ptivée  d'mimanice  » 
comme  les  Huns ,  les  Goths,  les  Wandales&  autres,  qui ,  eu  cuife  de  tro- 
phées ,  n'y  aient  lai(!c  quelque  nom  ,  ou  quelque  verbe,  des  plus  cxcellens 
qu'ils  euflenr.  Dirons-nous  donc  qu'en  parlant  vulgairement,  il  nous  puille 
^cre  des  Ciccrons  &c  des  Virgilcs  <f  En  bonne  foi,  fi  cette  langue  croit, 
d*crraiif:;LTe ,  f  rire  Homeftique  de  la  Latine ,  tant  s'en  faur  que  je  le  confelfalîc  , 
que  mcme  /enek  diroispas»  étant  une  indivife  confulion  de  toutes  les  bar* 
Iràries  du  monde.  Je  prie  Dieu  qu'en  ce  chaos  il  envoyé  encore  ià  difcorde»  . 
pour  réparer  les  termes  l'un  4*avec  rauixe  ,  &  les  envoyer  chacun  en  fa  pro» 
pre  région  ,  afin  que  finalement  cette  pauvre  Italienne  demeure  en  fon  pre- 
mier idiome  ,  par  lequel  ne  fut  moins  révérée  des  autres  Provinces,  que 
crainte  pour  fes  armes.  J'ai  bien  peu  lu  en  ces  tertres  vulgaires ,  &  fi  me  fem* 
ble  avoir  afiêz  gagné  en  la  perte  dételle  étude,  pource  qu'il  eft  meilleur  le» 
ignorer  que  les  (avoir,  Se  lî  vous  dis  plus  que  toutes  les  fois  que,  par  moa 
malheur,  je  les  ai  vues  ,  autant  de  fois  ai- je  eu  moinnême  pleuré  nott» 
misive,  peitlânt  en  moi  quelle  jadis  fur  notre  langue  ,  Se  quelle  eft  xaaii»» - 
tenant  celle  pat  laquelle  nous  parlons  &:  écrivons.  Er  puis  nous  ne  verron» 
jamais  des  Virgiies  &  Ciccrons  Tufcaus.  Vrai  eft  que  Mores  &  Turcs  peu- 
vent bien  avoir  en  leur  langue  de  tela  Ciccrons  &  Vîijgîles  zpoucce,  le  di»» 
fe ,  que ,  parlant  une  fois  à  un  mien  ami  »  qui  eucendoïc  fort  bien  la  langue 
Arabefque,  if  me  dit  qu'Avîncenne  avoit  compofé  beaucoup  d'oeuvres ,  que 
l'on  leconnoilfoit  fiennes,  non  tant  pour  l'invention  qui  y  ctoit ,  que  pour 
Ion  ftyle ,  avec  lequel  il  Daffoit  de  oien  loin  tous  lés  autres  qui  ccrivoîenc 
en  cerre  langue,  excepté  (eulemenr  celui  de  l'Alcoran.  Parainfi  donc, comme 
par  quelque  raifon ,  Avicenne  feroit  nommé  le  Cicéton  des  Arabes.  Je  con- 
ièflè  devoir  venir ,  voire  que  plutôt  eft  déjà  né ,  êi  peut-être  mort,^notre  vul- 
gaire Virgile  i  mais  je  dis,  Je  à  bonne  caufe,  qœ  tel  Virgile  eft-un  Virgile 
peint ,  Se  que  le  bon  &:  vrai  Virgile  que  l'homme  (  en  iaifiant  les  chofes  inu- 
tiles à  part)  devtoit  embtalfer ,  c'eft  celui  qui  a  la  langue  Latine ,  comme 
Homère  a  la  Grecque.  Si  donc  nous  fù£on$  autremenr,  nous  ibmmes  de 
rion  que  les  Ultramoncains  ,  lefquels  exaltent  Se  révèrent  entière- 
ment notre  langue  Latine  ,  s'y  emploviinr  de  tout  leur  efprit,  lequel  ,  s'il 
étoit  tel  en  eux  que  le  defu ,  je  me  fais  certain  que  la  traiice  (Se  l'Allemagne 

yroduiroiem  force  Vigiles»  £(  nom  »  qiii  lai  buaam  indigène*  »  pu  I» 


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494    s  O  T  S  O  T 

coulpe  de  notre  pen  <Ie  fugemenr,  &  I  notre  vergc^ne,  de  tant  Ibmmes* 

nous  loin  de  l'honorer  ,  que  nous  cherchons  par  rous  moyens  ,  cv"rn-!Tn« 
gens  iéditieux  ,  de  la  clulfcr  de  Ton  pays ,  Ôc  en  fon  lieu  y  tneccte  ceite-cy  » 
ae  laquelle  (pour  ne  dire  pis  )  le  pays  &  le  nom  font  inconnas.  COURT*  Il 
me  femble.  Seigneur  Ltusaie,  que  vos  raifons  tendent  à  fin  de  faire  qu'on  ne 
parle  jamais  vulgairement ,  ce  qui  ne  fe  p;uc  faire  ,  finon  que  l'on  édiHir  une 
nouvelle  Ville,  où  ne  demeuraifenc  que  Gens  Lettrés  ,  6c  où  l'on  ne  parlât 
que  Latin  ;  car»  en  Boulogne ,  qui  ne  parlèrent  de  langage  commun ,  ne  lëfott 
point  entendu ,  <?c  fcmbleroit  erre  un  pèlerin  contreraifant ,  fans  propos  >  le 
Cicôron  entre  les  Aitifins.  I.AZ,  Au  contraire  ,  je  veux  que  comme,  aux 
gtemers  des  riches,  il  y  a  du  grain  de  toute  forte,  comme  orge,  mil,  fro- 
ment, «Toine ,  8c  antres  fortes  de  bleds  ,  de  partie  defqueu  les  hommes 
mangent,  ?c  d'autre  partie  les  bîces  du  logis  ,  aulll  que  Ton  parle  diverfe- 
ment  ores  Latin  Se  ores  vulgaire ,  où  ^  quand  il  en  ei\  befoin.  Si  rhomme 
va  en  lieu  public ,  on  aux  vulages  ,  ou  s'il  e(l  en  fa  maifon  avec  le  commun , 
avec  fes  voifins,  ou  fes  ferviteurs ,  qu'il  parle  fon  vulgaire.  Se  non  autre- 
ment; mais  aux  Ecoles  de  doârine  ,  entre  les  S.ivans  ,  la  où  nous  pouvons  Sc 
devons  être  hommes ,  que  nos  propos  foient  humains ,  c'eft-à-dire  ,  Latins. 
Autant  en  foit-il  de  l'écritore ,  laquelle  fera  tendue  vulgaire  par  la  néceflité , 
&  Latine  par  les  chofes  d'éleâion  ,  mèmemenc  quand  nous  écrirons  quel- 
que chofe  pour  l'honneur ,  que  difficilement  nous  peut  donner  la  langue  qui 
eft  ncc  a  pris  croilTance  avec  notre  calamité  ,  ôc  qui  ucaninoins  le  con- 
ferve  à  notre  ruine.  BEMB.  Vous  accufez  trop  âprement  cette  innocente 
langue  ,  qui  femble  vous  être  plus  en  haine  ,  que  vous  n'aimez  'i  î  irine& 
la  Grecque  ,  tellement  qu'au  lieu  que  nous  avez  promis  de  loiici  pnncipa' 
lement  ces  deux  ,  &  quelquefois ,  avenant  le  cas ,  vitupérer  laTufcane ,  vous 
aMx  fait  tout  le  contraire  ;  car  vous  n'avez  loué  les  «feux ,  combien  qu'ayez 
âprement  blafonné  cefte-cy ,  voire  à  grand  tort  ,  vu  qu'elle  n'efl  point  Ci 
barbare  ,  ni  tant  pauvre  de  nombre  &  d'harmonie  que  vous  nous  l'avez  dé- 
peinte. Et  ponttani  fi  ion  ort^ne  fut  an  commen^menr  barbare ,  feia-r-elle 
point  par  la  longueur  de  quatre  ou  cinq  cens  ans  devenue  habitante  d'Italie  ? 
Si  fera  fi  iuitremenr  les  Romains  même,  qui ,  après  être  chalTcs  de  Phrygie, 
vinrent  habiter  ce  pays ,  eulfent  etc  barbares  ,  ôc  leurs  jerfonnes  ,  leurs 
mours  8c  leur  langue  feroient  barbares.  La  France  ,  ritalie-,  b.Gc^,  Sc 
toute  autre  province  ,  pour  douce  &  humaine  qu'elle  foit,  pourroit  erre  nom- 
mée barbare  ,  fi  l'origine  des  choies  ctoit  fuffafante  pour  leur  donner  cene 
vilûne  dénomînanon.  Je  confeflê  donc  notre  langue  matenaêUe  ttn  un  cer- 
tain raflêmblenient  non  confus  ,  ains  réclé  de  pliiiieurs  8c  divetfes  voix» 
nom*  5f  verbes ,  ik  antres  parties  d'oraifon  ,  lefquelles  au  commencement 
furent  femées  en  halte  par  ccranges&  diverfes  nations ,  Sc  puis  par  la  douce 
&  artificielle  diligence  de  nos  prédéceflëurs ,  nnnaflZes  en  un  fon  ,  une  fermo 
êc  un  ordre  tellement  compolé ,  qu*îl$  en  forgèrent  cette  langue ,  qui  main- 
tenant nous  c(ï  propre  ,  Sc  non  d'iiUfn  ,  imirant  en  cela  notre  mère  Nature, 
laquelle,  avec  les  quatre  Elcmcus ,  fort  divers  entr'eux  pour  leur  qualité  ^ 


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SOT  S  O  T  4M 

îeur  a/Cctte,  nous  a  fairs  5c  formes  pîus  parfaits  &  plus  nobles  ,  que  ne 
font  les  Eîemciis  mêmes.  Péri uadez  -  vous  ,  Seigneur  Lazare  ,  que  vous 
>o)cz  1  empire  ,  la  dignité  ,  les  riche^Tes  ,  le*  doctrines ,  &  finalement  les 
hommes  en  la  puidance  des  écraneecs  ,  enforie  que  ce  foie  quafi  chofe  im* 
polfible  de  les  en  tirer.  Voyant  tcUe  chofe  ,  ne  voudnez-vous  point  vivre  , 
communiquer )  étudier^  m  parlée,  vous,  m  vos  ensuis  î  Ou  li  plutôt ,  en 
lailTant  toute  chofe  au  loin ,  vous  poiletiez  Latin  >  ou  bien  en  telle  manièn» 
que  ceux  en  la  puidance  defquels  vous  feriez  eombé  ne  vous  puflent  cnten^ 
dre  ,  ou  fi  vous  parleriez  ,  enforte  que  chacun  vou5  enrendît  &  fit  réponfe. 
il  a  donc  quelquefois  été  force  en  Italie  de  parler  vulgairement  j  mais ,  par 
Incceffion'Ai  temps  (  comme  Ton  die  en  ptovecbe  )  Ijiomme  a  fait  de  né- 
eeffité  vertu ,  donnant  par  les  Italiens  art  Se  indultrie  i  leur  langue  ^  car  ^ 
comme  au  commencement  du  montre  îes  homme?  Te  dcfendoient  cie<;  hc-res 
fauyages,  en  les  tuyant ,  quelquctoii  les  maut  Iculcment ,  <ïc  marntenaiic 
paflàne  plna  outre  pour  notre  pcofic&  hoa|ieiir,  en  figne  de  domination  v 
nous  fununcs  vctus  de  tcurs  |>eaux:aullî  au  commencement  nous  parlions' 
langage  vulgaire  ,  atîn  feulement  d'être  enteniJus  de  ceux  qui  dominoient» 
ÔC  à  cette  heure  nous  parlons  &  écrivons  vulg. m  ement  pour  k  mémoise  d* 
0Otte  nom.  Je  ne  nie  pas  toutefois-  qu'il  ne  fut  meilleur  de  parier  Latin  , 
mab  Cl  eft-ce  qu'il  eûtctc  meilleur  que  les  Etrangers  n'eufTenr  pris ,  ne  détruit 
Htalie,  &  que  lEmpire  du  Rome  eût  toujours  duré.  Qu'ell-il  donc  défaire», 
étant  attttemenr  advenu  ?  Voabns-nons  demenier  muets ,  &  ne  parler 
qa'd  ce  que  Ciccron  &  Virgile  renairtenc?  U  eft  certain  que  les  logis,  les 
temples  ,  les  delTins  ,  m  h  ^  difîces  modernes ,  ni  pareillement  les  portraits 
que  l'on  fait  ès  métaux,  marbres,  «2c  autres  choies,  ne  font  compataolcs  aux 
antiques  i  devons-nous  pourtant  demeurer  dans  le  bois  ?  Ne  devons-nous  ni 
bâtir  ,  ni  peindre  ,  ni  enç;r!ivcr ,  ni  encore  facriher  à  Dieu,  ni  l'adorer?  Sei- 
gneur Lazaie ,  mon  ami ,  il  fufKt  à  l'homme  de  faire  ce  qu'il  peut,  fedoit 
contenter  de  Ces  £»fce$.  Je  confeille  donc  Ôc  admoneile  chacun  d'apprendr» 
les  langues  Grecque  &  Larine ,  les  embralfer,  pour,  avec  l'aide  d'icelles» 
étudier  1  fc  faire  immortel;  mais  Dieu  n'a.  pas  donné  à  tons  rj^^.lement  l'ef- 
prit  Se  le  temps  de  ce  faire.  Je  vous  dirai  plus  j  tel  peut  être  a  qui  ni  nature», 
ni  rindnftrie  ne  défûllent  t  ce  néanmoins  »  par  ti  toree  des  Planète»,  il  fera, 
plus  enclin  en  un  mîme  fujet  5c  en  une  matière  à  mieux  écrire  &  parler  Ton 
vulgaire  que  Latin.  Que  doir  fitre  celui  ! î  '  Qu'il  ne  foit  ainfî  ,  prenez  les 
Œuvres  Latines  de  Pétrarque  oc  ac  Bocace,(îc  les  appareillez  à  leur  vulgaire, 
VOQSlttgetezquTil  n'en  e(b  point  de  pires  en  Latin  ,  ni  de  meiltenies  en  Tu£^ 
can.  Donc  ,  pour  rcfolution  ,  je  vous  confeille  ,  Seigneur  Lazare  ,  que  vous 
écriviez  &  parliez.  Latin>  comme  celui  qui  mieux  y  parle  &  écrit  qu'en  vul- 
«ûe.  Ec  i  vous mon.  Gèntîlfaomme ,  a  qui ,  ou  la  fuite  de  U«Gour  ,  om 
nacKnarioo  de-vocse  naiflànce eontraint.de  ùâm autrement»,  je  vous,  dènner 
antre  confeil ,  pource  que  ,  fi  vouf  me'croyez ,  non-feulement  vous  ne  vîvrer 
point  fans  honneur ,  mais  encore  de  tant  plus  exalté  ,  quand  mieux  vou» 
|criiez.â5  parknsK  bion.Xu£can.  A.  tout  lenmiiitt  tel  Ûaz-mat  encEeIe«uHf 


49^    SOT  S  O  T 

mun.  An  conrrairc  ,  fi  vous  écrivez  parlez  mal  Lactn ,  vous  f?rez  en  vîl 
prix ,  tant  entre  les  incioâiesque  lesfavans.Que  réloqueiice  donc  du  Seigneur 
Laïaip  ne  vous  perfuade  point  plutôt  à  devenir  muet ,  qu'à  ne  compoust  M 
vulgaire  ;  car  la  ptoCt ,  aufli-bien  c^ue  les  vers  de  notre  moderne  langue  ,  n*s 
en  quelques  fujcrç  non  giicre  moms  de  nombres  ,  n'c-ll  guère  moinî  ca- 
pable d  otuemens  que  la  Grecque ,  ou  Latine  :  les  vers  ont  leurs  pieds ,  leurs 
coaleurs  9c  leacs  nombres  ;  la  profe  fa  Haidité  d'onufon ,  fes  figures  Se  (es 
éloquences  de  parler,  fes  répétitîont,  fes  diverfitcs ,  fes  complexions  & 
autres  telles  propriétés ,  au  moyen  defquelles  il  n'y  a  peui-ître  pas  tel  éloi- 
gnexnenc  &  contrariété  des  langues ,  comme  vous  croyez ,  pource  que  ,  fi  les 
mots  {ont  différens  »  TardSce  de  les  compofer  8e  aecoâcrer  eft  pareille  en  la 
Tufcane  qu'en  la  Latine.  Si  le  Seigneur  Lazare  me  nioit  telle  cnofe  ,  je  lui 
^manderois  d'où  proccderoit  cela  ,  que  les  Nouvelles  Bocace  ne  fonc 
fontes  également  belles  ,  ni  les  Sonnets  de  Pétrarque  ne  font  au(fi  tous  pai'* 
ùks,  Ceft  chofe  cenaine  qu'il  lui  feroic  force  de  dite  que  nulle  orai(o»» 
ou  rime ,  en  Tufcan,  ne  feroit  plus  ou  moins  belle  l'une  qne  Tautre,  &  pac 
conféaueni  Scrapliin ,  égal  i  Pétrarque  j  ou  bien  il  confeiferoic  qu'il  fe  uouve 
entce  les  oompofitions  vulgaires  aucunes  plus  ou  moins  élégantes  fie  ornée* 

3ue  les  antres,  ce  qui  ne  ù  pourroit  faire,  Celles  étoient  du  tout  frutfarces 
e  l'Art  Oratoire  &  Poétique.  LÂZ.  J'ai  nie  que  la  moderne  langue  ait  nom- 
bre, dccoratiott,  ni  confonance,  &  fi  le  nie  encore ,  non  par  exucnence  que 
fen  ajre  ,  ains  par  raifon^;  car  Thonime  qui  ne  faura  quec'eft  ae  fonner  du 
tambourin  ,  ni  de  la  trompette ,  en  l'oyant  fonner  une  fois ,  le  peu  de  plaific 
qu'il  y  prendra,  lui  fera  juger  tels  inftrumens  n'erre  projpres  pour  faire  mu- 
«quc  ,  ou  fonner  un  bai.  Aulîî  quand  par  moi-mcme  j  écoute  &  fonne  ces 
mots  valgûres  par  chacun  de  leur  fon  lepacé  de  l'arc ,  fans  que  fe  lesdifpole 
«urrement,  je  peux  aifémenr  comprendre  quel  plaifir  ils  peuvent  amener  aux 
oreilles  de  ceux  qui  écouteur  les  profes  &  les  rimes  qui  en  fonc  faites.  Vrai 
eft  que  chacun  n'a  pas  ce  jugement,  ains  feulement  ceux  aiû  font  accoutumés 
de  baller  an  fon  des  luths  Se  violons.  U  me  fouvieni  qu'enuir  un  jour  à  Ve- 
nife,où  étoient  arrivés  quelques  navires  de  Turcs,  j'ouys  on  la  moyenne 
d'icelles  un  bimt  de  plufieurs  inftrumens  î  mais ,  de  ma  vie,  je  n  ouys ,  que  je 
fâche ,  un  fon  plus  déplatfant  tc  ennuyeux  ,  8e  toutefois  ceux  qui  noient 
ufitcs  à  la  douceur  &  délices  d'Italie,  trouvoient  que  c'ctoit  une  fronce  mu- 


bourîns,  ou  plutôt  de  arquehufes  ôc  fauconneaux  ,  qui  étourdit  le  cerveau, 
eniôrce  cju'il  n'eft  plus  capable  de  cscevoit  contentement  dos  autres  plus 
délicats  inftnimens,  ni  s'en  aider.  Pour  eette  caufe ,  celui  qui  n*a  le  temps  , 
ou  le  pouvoir  de  fonner  î»  luths  &  violons  de  la  Latine  ,  fe  doit  plutôt  tenir 
oifit,  que  mettre  la  main  aux  tambours  &  cloches  communes,  prenant  l'exem- 
ple de  Pallas,  laquelle  ,  pour  ne  fe  contrefaire  la  face  ,  en  jouant  de  U  flûte 
f  tt'elle  avoix  inventée .  la  jecta  ay  loin ,  &  lui  fut  plus  louable  Téloigner  de 

Sol  m 


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SOT  S  O  T  45»7 

ftl ,  ti9  ^giMRt  l'approcher  f»  boadié ,  <)u'U  M  Ai>  ptfoliubSvè'MaAfiivU 
feclMilUr Se foiuier,car  il  en  perdir  ta'  p«âà.  A-^è  ^  i^dus  dkw^^Ktotffti* 

gneur ,  que  nos  premiers  Tufcans  furertt  don  train  rs  de  parler  nirifi ,  pour  ne 

EaiFer  leur  vie  en  lîlence ,  &  que  nous ,  leurs  fucceifeurs  ,  avons  ùu  vertu  ci« 
i  feree  d'antrait  fe  1»  coafeflë ,  naii  ttm  violence  donne  beaninup  plot 
gratT-^c  jrloire  â  autrui ,  qu'elle  ne  nous  amène  de  vertu.  Ce  fut  honneur  à  nof 
prédëceireuts  d'être  fages  en  kur  misère  j  niai*  ce  nous  hl  ime  &  injure , 
maintenant  que  nous  tommes  Ubret ,  de recevoir  &:  conlecvcr  longueincm  le 
perpétuel  témoignage  de  ilocre  vergogne  ,  ATifttit-AîBkHneMt  le  Murrir,  ains 
aulli  le  décorer  ,  vu  que  cette  viiluaire  lan^^ue  n'eft  autre  chofe  qu'un  indice 
•  démonftraiif  de  lafetvitnde  des  Italiens.  Ùnelois  la  Républiqbt>  de  Vetufe» 
menant  guerre,  A;  lui  dé£dUant  deniers  pour  pajrer  les  Soldât^,  les  VeAitiAtii 
{  comme  Vittt  dit  )  fiitoilt  fiûre  grande  quantité  de  ilionnoie  d&  cuii' ,  Coi/géê- 
au  coin  de  5.  Marc,  8c  avec  cela  fonrinr-^nr  h  (^nerre ,  &  furent  viélorieuXi 
Ce  leur  fut  grande  fapience  de  faire  amli  j  toutefois  Ci  ,  en  temps  de  paix ,  ila 
eullènc  donné  coon  i  cette  monnoie  >  M  tft^&llDMt  de  foilr  eft  ^MiMWi  belltf 
S:  de  meilleur  cuir  ,  telle  fapience  eût  été  convertie  en  avaticè.  Or  çi  »  0 
quelqu'un  ,  par  le  mcpriç  qu'il  feroit  d'or  5c  J'nrf^enr  ,  faifoit  tréfor  de  cuir, 
ne  feroit-il  point  toi:  Cela  cil  certain  que  oui.  A  nous auttes donc,  iquielb 
défailli  le  tréfor  Latin,  notre  calamité  a  fait  prévoyance  de  vulgaire  mon- 
novc ,  1 1  q  ienc  encore  nous  a  été  befoin  de  dépenfer  avec  le  coiiimiin  peuple^ 
qui  n'eu  connoîi  point  d'aaire  ^  mais  venant  le  temps  de  recouvrer  nos  ri" 
cneflèa  perdaes,  u  confervons^nous  encore  ce  vulgaire ,  &  dahsies  feewtsdo 
»  notre  tme»  oà  nom  foulions  fetrer  l'or  &  l'argent  <lc  R  >  ne  ,  nous  donnons 
lieu  aux  reliques  de  toute  la  batbarie  univcrfclle.  COUH.  U  me  femble , 
Seigneur  Lazare  ,  que  cela  n'eft  Dour  louer  ta  langue  Latine ,  ni  vitupérer  la 
vulgaire ,  c'eft-  ptuiAi  lamenter  la  ruine  dltalie ,  chofe  aoffi  peu  â  frapoâ 
que  profitable  ,  &  ,  quipis  eft,  vous  n'en  parlez  point  volontiers.  LAZ.Vouj 
eft-ifavis  que  le  blâme  de  cette  !snn;iie  fou  petit,  quand  je  ronjoins  (amùf- 
fance  à  la  ii;ihu£lion  de  rEmpirc-  v3c  da  nom  Latin,  ôc  l'on  accroiHèment aU 
défaut  de  notre  efprit  ?  Pour  me  faire  plaifir ,  VOUS  ne  me  donneras  looanBe 
en  cette  forrc.  COUR.  Cela  me  femble  plus  mervcnie  qnc  hWmh  ,  car  cène  • 
chofe  doit  être  grande ,  de  laquelle  l'homme  ne  peut  parler ,  en  taifant  la 
mine  de  Rome ,  qui  fut  le  chef  du  monde.  Qu'il  Ibit  vrai  :  prenons  le  cas 
que  ,  non  les  Etrangers ,  mais  les  Grecs  l'aient  détruite»  8c  que  toujours  de- 
puis les  Italiens  aient  parlé  Athénien  ,  dépriferez  -  vous  pourtant  h  langue 
Attique  ,  pour  être  conjointe  à  notre  fervitude  }  LAZ.  S'il  fut  ainfi  advenu» 
l'Italie  eût  plutftt  éré  réfermée  oue  gitée ,  & ,  pour  cette  eanft  >  tant  s*en 
faut  que  J'eulTe  blâmé  la  ruine  de  l'Empire ,  qu'au  contraire  j'euffe  loué  Dieu 
de  l'avoir  voulu  orner  de  lanf^aoe  convenil^lc  à  fa  dignité,  COUR.  Eft  ce 
donc  plus  grand  dommage  d'avoir  perdu  la  langue  que  U  liberté?  LAZ.  Oui 
vraiment,  d'autant  qu'en  quelque  éut  que  foit  l'homme,  foit  franc  ou  ferf, 
il  eft  toujours  homme ,  &  lî  ne  dure  point  plus  que  l'Iiomine  ;  mais  la  langue 

BiBUOTH  f       Tome  K.  Un  Vxrd. Taau  Jii»   K  r  r 


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4^8     s  O  T  SOT 

Ijatine  à  poutoirde  6ift  Us  hommes  Dieux ,  &  ,  de  mortels  que  nous  fom» 

mes ,  immortels  par  renommée.  Qu'ainfi  foit ,  l'Empire  de  Rome  qui  s'écoic 
étendu  pac-tout  ell  pàii.»  ce  néamuoins  la  inéii)oice  de  fa  grandeur  ,  coa- 
ÎTervée  èt  Hiftoires  de  SUlafte  êc  Tite'IiTe  »  4ttnra  i  coofour*.  Antam  s'en 
peutîl  diiede  l'Lmpire,  Sr  4e  la  langue  des  Gfeci*  COUR.  Je  cwa  tfM  cette 

vertu  ,  de  rendre  L  .  hr^mmes  mémorables ,  ne  procède  de  ces  Hiftoîres  Grec- 
ques ÔC  LAtines  y  pour  être  Grecques  ^  Latines ,  aiiis  pource  que  ce  font  Hif- 
totfes  fimptemenc  ,  lefqoelles ,  en  quelqqg  propriété  (qu'elles  foienc  écdtee  t 
font. toujours  témoins  du  temps ,  lumières  de  la  vérité ,  vie  de  la  mémoire» 
maîtrcfles  de  la  vie  d  aurrui ,  Se  renouvcllemenc  de  l'Antiquité.  LAZ.  11  cft 
vrai  que  cette  vertu  n'eil  point  pour  la  propriccc  de  l'Hilloirc  Grecque  ou  La- 
tine» ni  qu'une  ancre  langi»  n'en  fuie  participante  ;  aufli  toutes  les  Hilloint 
Grecques  &  Latines  n'ont  pas  eu  tel  |nivi!Lc;c  feulement  ;  ccUes-li  l'ont  eu, 
qui  ont  été  attiiîcicllement  compofces  par  quelques  cloqueus  hommes ,  écaiu 
ces  deas  langues  en  leur  perfeAion.  COUR.  Encore  n^tends-je  point  hiea 
en  quoi  conlifte  la  fuavite  de  la  langue»  fc  des  paroles  Latines ,  Ac  I  ennajeux 
batbarifme  des  vulgair  s.  Pirquoi ,  en  vous  confeïïànt  librement  mon  isno- 
xance  ,  je  dis  que  grande  quantité  de  noms  6c  de  participes  Latins ,  avecleoc 
étrange  prononcianon  »  me  fonnem  le  plus  fouvent  en  la  (2te  un  fe  ne  fab 
quel  Tîcneux  fiergamafque  :  aufli  font  quelques  temps  des  verbes ,  lefquels 
rudes  fons  ,  s'il  s'en  rrouvoit  des  pareils  en  vuli^aire  ,  on  ne  daigncroir  pro- 
férer en  notre  Cour.  LAZA.  Je  vous  avertis,  aïoii  Gentilhomme  ,  que  la 
eonfiftorialc  aatorité  n'eft  noinc  juge  compctant  du  (on  Se  des  accens  de  la 
langue  Latine,  &  partant  fi  quelquefois  la  langue  Latine  femble  tenir  du 
Bergamalque  »  fi  n'cIVce  pas  à  dire  qu'elle  le  foie»  &  lî  ne  devez  plus  vous 
^merveUler  de  tel  jugement,  puifque  vousavezln  en  Ovide»  que  le  Roi  Midas 
donna  plus  de  louanee  au  bruiffement  des  cannes  de  Pan  »  qtt*4  la  douce  mé- 
lodie de  la  Harpe  d'Apollon.  COUR.  Bien  donc ,  je  fuis  content  de  confeffer 
tpCen  cel  cas  mes  oreilles  font  plutôt  alinines  que  humaines,  pourvu  que 
TOUS  me  diâez  pour  queflecaufevous  appelés  Mufîqoe  de  Harquebulës  »  les 
nombres  Si  le;  confonances  des  oraifons  îc  vers  de  notre  langue  ,  vu  que  nos 
Muficiens  (à  iaprofeflîon  dorqnel?  Tbarmonie  efi:  fu jette  )  font  peu  ibuvenc 
de  Chanfons ,  ou  Motets ,  que  la  iectie  n'en  ioit  ou  un  Sonnet,  ou  une  Chan- 
ton  vulgaire.  Cela  me  donne  évidente  conjeâure  que  nos  vers  font  d'eux- 
mcmes  pleins  de  mélodie.  LAZ.  L'harmonie  mudcale ,  &  celîe  des  profes 
£c  vers»  a'eil  pas  (comme  peut-être  vous  penfex  )  une  même  chofe  :  il  y  a 
scande  didKieace  »  6c  fâchez  que  l'on  fût  auifi-biMi  de  la  mufique  fur  un 
Kyrie  t  ou  an  SanSks  j  comme  fur  mots  vulgaiies  »  8e  »  de  cette  harmonie , 
route  oreille  en  général  peut  faire  jugement  ;  car,  to«t  aînfi  que  la  faveur 
eft  en  la  bouche  »  les  couleurs  aux  yeux ,  &  les  odeurs  au  nez,  ajilli  eH  le  fou 
aux  oreilles ,  lerquelles»  deleiir  naturel,  9c  (ans  aucune  étude  ,  peuvent^- 
cilement  difccmer  l'agréable  du  mal  plaifant.  Mais  les  nombres  &  l'harmo- 
nie desoraiions  5r  des  vers  T  itins  n'en  autre  cliofe  qu'une  nrrifîcîelle  difpo- 
iltioa  de        ,  par  ic^^  l^lkbes  deiq^ueis ,  ieion  la  bxicvcic  »  ou  longueur 


biyitizûO  by  GoOglc 


SOT  S  O-  T  49? 

d'iceux  ,  nailTent  auainï  nombres  ï  que  nous  appelons  pieds  ,  moyennant 
lefquels  le  vers,  ou  i  orairon,  chemine  par  tnefure ,  du  comnmncement  juf- 
qu  à  la  fin.  Et  font  ces  |^ds  de  dtveifes  jnaaières ,  fàiiânt  leurs  pas  lonss  8C' 
coures ,  pefans  Se  foudains ,  chacim  è  ià  mode.  C'eil  un  bel  arc  de  les  ailcm- 
bler ,  en  force  qu'ils  ne  difcordent  point,  ains  que  l'un  ik  l'autre  .S»:  tous  en», 
fcmble  foienc  conformes  au  fujet  j  car  aucuns  pieds  font  pcculiets  a  aucunes 
madères  »  parmi  lefquels  aucuns  meilleurs ,  anatns  pires  s'accompagnent  en 
leur  voyage  ;  &r  quand  quelqu'un  d'aventure  les  y  conjoint,  fans  avoir  égard 
à  la  nature  d'iceux  ôc  des  chofes  dont  il  veut  parier ,  l'es  vers  Hc  fes  oraifons. 
aatflènt  boiteux»  on  ne  les  devroit  point  nourrir.  Par  ainû  les  ofeiltes  comf 
mîmes  ne  ibnt  capables  de  cette  bonne  mélodie ,  ni  des  autres  curromj^ues 
ne  fe  peuvent  ou  doivent  former  les  termes  de  la  langue  vulgaire.  Et  s'il  ctoic 
ainli ,  qqe  l'homme ,  en  faiiant  ion  oraifon,  nefe  fouvint ,  ou  ne  fe  fouciâc 
mdesipondéM>mdesdaâiles,atdestn»chéM,niattl&ii»anape 
pour  conclulîon ,  de  nulle  fimae  de  pieds ,  d'où  procède  U  fègl»  de  l'oraifon, 
je  ne  pourroi?  dire  pour  quelle  caufe  la  profe  eu  fu jette  aux  nombres.  Cer- 
Uincmeuc  cette  nouvelle  bcte  de  vulgaire  profe ,  ou  elle  eft  iaiis  pieds  ôc 
gUlIânte  comme  une  coulenvre ,  ou  elle  a  ceux  qiû ,  en  leur  efpèce  ,  fonc 
contraires  à  la  Grecque  &  Latine.  Par  conféqucnt  ,  on  ne  devroit  faire 
fcience  ,  ni  art,  d'un  tel  animal ,  qui  eft  comme  un  monltre  de  nature»  & 
venu  contre  la  coutume  &  intention  de  tout  bon  entendement.  Toutefois  je 
confelTeque  les  vers,  formés  de  onze  fyllabes  ,  ne  femblent  pas  ctreprivés 
de  quantité  ,  pourcequc  îà  les  Tyllabes  ont  leur  Heu,  &:  font  leur  office  de 
pieds  f  mais  de  ceux  que  l'on  fait,  à  la  vobnté ,  btiets  &  longs ,  je  ne  dirois 
jamais  que  leur  fe&ct«rflkt  droit,  (inon  que  Monfeigneur  Bembodit  les  rimeri 
être  l'appui  des  vers  qui  les  fouiiennent ,  &  les  font  cheminer  droit  ,  ce  qui 
ne  me  lembic  pourtant  véritable  -,  car  j'ai  oui  dire  que  les  rimes  font  plutôt 
les  chaînes  du  Sonnet,  ou  de  la  Chanfon  ,  qu'elles  ne  font  leurs  pieds,  ou 
leurs  mains.  Or  fuis-je  eoocenc  que  Ton  ctife  que  j'ai     d'une  certaine  brié« 
veré  ,  eu  égard  i  ce  qui  s'en  pourroit  dire ,  combien  qu'il  y  en  ait  affez  pour 
le  relped  de  votre  requête  ,  &  peut-ctre  trop  pour  la  prcfence  de  Monfei- 
gneur ,  oui  connok  mieux  que  moi  la  dcfeduolué  de  cette  langue ,  &  le  peut 
mieux  déclarer.  BEMfi.  Je  ne  veux  maintenant  difputer  avec  vous  la  caufe 
de  ces  nombres ,  ne  ce  qui  en  eft  ,  ni  pareillement  fi  la  profe  en  a  fa  part 
comme  les  vecs ,  &  eu  quelle  forte  elle  l'a  ^  car  coûtes  ces  chofes  font  aflèe 
fiwîles  i  voir,  &  fi  fonc  tort  loin  du  propos ,  j'aime  mieux  approuver  ce  qu'en 
avez  dit ,  non  tant  poucœ  qu'il  foit  vrai ,  qu'à  caufe  de  ce  qui  s'en  enfuit.  Je 
vous  dis  donc  cette  langue  moderne,  bien  qu'elle  foir  pliK  vieille  qu'autre- 
ment ,  n  ette  encore  qu'un  petit  &  délicat  fion  ,  lequel  n  ayant  j.  grande  peine 
fîori,  comment  antoît-il  porté  le  fruit  qu'il  doit  fiuire?  Si  e(bce  que  ce  n'cft  par  le 
défaur  de  fa  nature  ,  étant  aulll  apte  d'engendrer  que  les  autres  ,  ains  en  eft  la 
coulpe  i  ceux  qui  l'ont  eu  en  leur  garde ,  fans  le  cultiver  à  fuâifancc,le  laif- 
iam,  comme  une  plante  fauvage  ,  envieilLii  £c  quafi  mourir. «ntt  même 
iléwic  oà  il  commença  deM-même  à  a^tm,  9c  ne  l'ont  daigné  aicofer ai 


joa    s  O  T  SOT 

abreuver  ,  ni  même  efTirreT  ce?  hayes  éptnîufes  qui  lui  faifoient  ombre. 
Ccoycz  que  fi  les  antique^i  Romains  çulTenc  ccc  aulfi  nédigensi  cultiver  leur 
Latin ,  bcfqtt'il  commeoçoit  à  pauflèr  (es  re|crom  ,  il  ne  fôc  en  fi  peu  de 
temps  devenu  û  grand  j  mais  eax,  comme  bons  Laboureurs,  l'amchèrent 
pfemièrement  d'un  lieu  fauvage  ,  poar  fe  le  f.ure  domeftiqvic  •  pui<;  ,  afin 
qu'il  portât  plutôt  fes  fruits       qu'il  fuirent  plus  beaux  «je  inctiieurs,  en 
cmondanc  les  iontiles  bnnctia,  ils  y  entèrent  quelques  ereifes ,  fubrilemenc 
prifes  du  Grec  ,  qu'ils  s'appliquèrent  foudaliKinen:  en  forte  ,  «Se  les  rendi- 
rent fi  femblLibles  au  tronc  ,  que  maintenant  ils  ne  femblent  point  adoptifs  , 
ains  4iacurels  :  de-ià  bourgeonnèrent,  fleurirent  &  fruâiâèrent  ces  belles 
couleurs  d'éloquence ,  avec  ces  aouAtsta  fie  ce  bel  «cdee  que  iftnc  vous  exlMu^ 
fez ,  Icfquelles  font  ordinsircmenr  produites  pat  toutes  lai>gues ,  non  rint 
parleur  naturel ,  que  fecounies  4«  l'acctâce  d'aittnii,  dont  nous  avons  exem- 
pie  ^  en  ce  que ,  par  l>Bfc^;iiBineiitdff  ThiifioMC  »  iie  Gorgias ,  Se  de  Tliéo- 
dore  y  le  nombre  eû:  né ,  &  qnHficme  lui  a  iSnalemenc  donné  per feâioii.  Si 
donc  les  Grecs  &  Latins ,  plus  curieux  de  la  culture  de  teor  langue  ,  que 
nous  de  la  nôtre ,  n'ont  trouve  en  icelle  ni  la  quantité  »  ni  la  grâce  ,  linon 
avec  leMemps ,  &  après  grands  travaux ,  nous  devons  «dns  émwveiller  fi,  ce 
qui  nous  Aiâiroit  en  notre  bnguc  ,  nous  eft  encore  défaillant.  Si  ne  doit-Ott 
pour  tel  argument  h  déprifer  comme  vile  6c  de  néant.  Il  eft  vrai  que  la  La- 
tine eft  d'alTcz  meilleure  j  imu>  combien  il  nous  feroit  meilleur  de  dire^  elle 
fut ,  Se  toutefois  bien  qi^cUe  l'ait  été  par  le  pafle  ,  Se  foit  encore  ,  û  vieiH 
drat-il  peur-ctte  un  remps  que  la  vuleiire  (cm  douée  d'autant  plus  grande 
excellence  comme  maintenant ,  elle  n'eill  point  comparable  i  la  Grecque  poer 
le  péa  dè  wom  Bc  de  grâce  qui  eft  cti  elle  en  ce.  tcmps-d.  Lorfqae  naiflbit  ts 
Latitie ,  la  GtecKfBe  étoic    gçrande  :  parquoi  fi  vos  lailbne  avoient  lieu  >  na» 
prédéceiïeurs  ne  dévoient  laifîer  prendre  racine  à  one  nonvelle  langue  :  au- 
tant pouvons-nous  dire  de  la  Grecque  au  regard  de  l'Hcbraïque ,  6c  par  ainlt 
«n  peat  coockiie,  iyomSw»,  q«e  Ce  mooàdffM  doit  «voir  qu  «ne  feule  laittiie 
pour  écrire  6c  parler.  De-là  vieodroit  qu'en  penfant  feulement  arguer  ta  lan- 
gue Tufc*ane  ,  afin  de  l'exrirp'-r  ,  movennanr  vos  raifons  ,  Irars  du  monde  , 
iroos  parleriez auin  conrie  la  Grecque     la  Latine,  &  non-fenlemeni conne 
les  langues  du  nMMide»  mais  auflr  contre  Dieu,  qui  a  voulu  par  fon  imiMis^ 
ble  ordonnance  ,  qne  nitUe  chofe  créée  ne  dure  }>erpitiiellement ,  ainî  que 
d'heuie  i  autre  leur  état  fe  ciiange  ores  en  augmentation  ,  oces  en  diminu- 
tion ,  Infqu'â  ce  qu'une  fim  moc  fiaiffe»  fans  jamais  plus  A  cenouveler.  Vous 
me  dites  ,  noae  ungiie  asf£te  tl«p  h  fixmer  la  perfWhot ,  8c  fe  réponds  hrc 
vrai  :  mais  fi  eft-ce  que  tel  retardement  ne  doit  faire  accroire  être  imptifTîble 

S|a  eiie  devienne  parfaite  :  plutôt  nous  peut  alFurer  que ,  dès4ors  qu'elle  nous 
era  acqutfe ,  noua  en  louinmi  plus  long  temps  ;  car  nature  veut  qiK  rarbn 
qui  bientôt  croît,  llcurit ,  &  porte  fruit,  foit  bientôt  vieil  &  meure  ,  8c  an 
contraire  que  celui  dure  par  longues  années  ,  lequel  aura  éré  lonir  -  temps  i 
fiÙSV  (es  ram^ux.  Notre  langue  donc  ,  en  gardant  la  perfeciion  ,  pour 
mfit  été  pinfieucs  ans  cbetchéc  5e  defiree  ,  (éra  peut-être  femèbbib 
i  ancpnt  liMBmes  ,  iefi|ueb  *  de  tant  plus  il»  ibm  diificiles  à  appret»- 


biyitizûO  by  GoOglc 


SOT  SOT  SOI 

in  tes  l«tnet  ,  plus  difficilement  elles  Itut  fintent  <le  h.mëinoiieV  oa 

bien  il  fliut  dire  qu'elle  eft  ccmoin  t!e  norre  vergogne  ,  étant  venue  en 
Italie  par  la  cuiae  du  pays  j  uu  plutôt  qu'elle  e(l  tcmoignage  de  notre  bon 
cœur  t  (iiiigeooe  le  Iage(re  >  pource  que^orame  £nce  ,  venant  49  Ttoy»  «a; 
Italie  ,  ^noie  ï  honneur  de  Uillèc ,  en  éciic»  à  on  txofhéa  qii'il  avok, 
drellèr ,  ces  mocs  »  qui  difoienr  U  erre  les  armes  de  ceux  qui  avoienC; 
vaincu  Ton  pays  ^  ao^  ne  nous  peuc-ii  tomnec  i  honte  d'avoir  quel^M  choié' 
«n  Italie ,  qoe  noos  «vons  piife  des  maint  de  cem  qm  aoas  avoient  6té  la 
Uberté.  Finalemeni ,  quand  je  voudrois  être  inaUn  ,  |e  dirois  que  ,  comme  le 
Soleil  levant  doit  plutâc  ?rre  idolurr  tics  hommes  que  le  coucli.iiit  ,  anilt 
que  les  langues  Grecque  £x  Laniic  ioni  jointes  a  leur  Occident ,  (S:  n  ^  trc  plus 
laitues  ,  mais  iènlemest  papier  U  enae»  Se  partant  de  la  difficoltc  ^ui  eft  à 
les  proférer,  ditcvli'  par  mon  exemple  j  car,  quant  ^  vous  ,  il  ne  vous  eft 
loilible  de  parier  Larm  en  autres  termes  que  de  ceux  de  Cicéron ,  leliemenc 

aue  quand  vous  parler,  ou  écrivez  Latin,  ce  n'eft  autre  choie  que  le  même 
iicéion,  tcanfcrit  plutôt  de  papier  en  autre  ,  qoe  de  fujec  en  antre ,  en  quoi 
non  vous  fcul  péchez,  niais  auQl  moi.  Se  maints  autres,  plus  grands  &  meil- 
leurs Latins  que  moi.  Toutefois  tel  pcché  n'cd  du  tout  iinligae  d'exculê  »  ne 
fe  pouvant  fiure  autrement.  Or  je  ne  dis  pas  que  le  peu  que  j'ai  dit  couirei 
la  langue  Latine ,  au  profit  de  la  vulgaire ,  foit  véritable }  cir  feavendoia  feule- 
menr  montrer  .1  c^ui  voudrois  preiufre  la  cauff  de  cette  nouvelle  Inn^ue  , 
oui!  ne  acmeutetoïc  lans  dcfenle  ,  vu  que  le  cœur  ni  les  arotes  ne  lui  «ic- 
laiUent ,  pour  fe  défendre  d'aoccoû  CÔU&T.  Je  pcifi»  grandement  notre 
langue  vulgaire  ,  je  dis  la  Tufeane  ,  afin  qu'at:cun  ne  penfe  t^ue  je  tlife  le 
vulgaire  de  toute  l'Italie ,  m  k  moderne  Tufcane ,  accoutumée  au  vuigait» 
du  jourd'hui ,  ains  la  vieille ,  en  bquelle  Pétrarque  &  Boccace  ont  Ci  douce» 
ment  parlé;  car  Dante  iîentoicbeeucoup  plosfon  Lombart  que  leTufcan  ;  &  Il 
où  il  parie  Tnfcan,  ileft  beaucoup  plus  pavfan  que  citadin  :  c'cf^  doncdecclle- 
Hjqueje  parle,  &  qoe  je  confeiUe  d'apprendre  ,  pource  qu  encore  qu'elle  ne. 
ibic  vcnoeè  fit  vrde  per^âion.  Ci  s'en  tant  approchée,  qu'il  «eue  pes  de 

mnps ,  anquel ,  arrivée ,  je  ne  doute  point  qu'elle  n'atteigne  â  la  petfèâwnde 
la  langue  Larioefic  Grecqiie.  CC">U.  Ni  fe  veux  donc  h'cn  écrire  en  Iraîien,  efl-il 
belom  que  je  retourne  i  nai(re  n  l  uicau  l  Non  pas  renaître,  mau  ctuuier  la 
langoe  ;  car  qndcpOBlôtt'il  eft  meilleur  prendre  naiâkncc  en  Lombardie  qu'à 
Florence,  pource  qne  la  manière  de  parler  Tufcan  eft  pour  le  )ourd'hui  tant 
contraire  aux  règles  és  la  vraie  langue ,  qu'il  eà  plus  dooim^able  naîae 
en  icette  que  denoMi  COUR.  Un  homme  ne  peut  donc  ttte  Tnfcan  par  an-. 
êc  par  Mtnie  i  BEM.  Dificilemem  lè  peot  -  il  être  i  car ,  par,  longneitt  4^ 
tempi,  l'ttfage  eft  quafi  converti  en  nature  ,  qui  eft  du  tout  contraire  à 
Varr.  Ainfi  celui  qui  ell  né  I  ufcan  en  apprendra  mieux  la  langue  que  celui 
qui  ,  dès  lôn  enfince ,  a  tonfottrs  ,  en  parlant ,  perverti  te  vrHiangage. 
C(")UR.  Difficilement  vous  puis-je  répondre,  n'étant  né  Tufcan  ,  Se  n"ayanc> 
épie  la  langue  Er  routefoi»;  il  me  lembîe  que  le  vulc^^.ire  Tufcan  du  Jonvri  hai 
ie  conforme  plu^  i  Bouacc  t^uc  ne  iaïc    Beigamaïquâ.  C'eA  pourquoi  il  uxî 


fo%    s  O  T  SOT 

femble  quft  le  MiUnnois,  aui  jamais  n'auroit  parlé  le  Lombard,  «{iprendroic 
j^Uts  aifcmenc  les  règles  de  la  langue  Tufcane  ,  que  ne  feroir  le  F!orenrin  ,  à 
caufe  de  Ton  pays  ;  mais  de  due  qu'il  foit  né  Lombacd  &  en  ait  loujoucspaclé 
le  langage  jufqu  à  huy  »  &  que  demain  matin  il  p«cle  Se  écrive  mieux  ea 
Tufcan,  &plus  facilemenr  que  le  Tufcan  même,  je  ne  le  puis  croire  :  au- 
trement, pour  parler  la  Litigue  Grecque  5c  Latine,  il  eût  été  jadis  meilleur 
naiirc  £fpagnol  que  Romain ,  ou  Macédonien  qu'Athénien.  BEM.  Non  pas 
eda ,  non  $  car  »  an  temps  de  la  langue  Grecque  &  Latine ,  elles  écoient  puce* 
&  nettes  en  toures  perionnes  ,  &  ne  leur  nuifoir  en  rien  la  barbarie  des  au- 
tres langues  ,  tellement  que  le  populaire  pariott  auili  bien  entre  les  lieux 

Enblics ,  que  faifoient  les  dodbesen  leurs  Académies.  Que  cela  foit  vrai ,  nous 
£»ns  que  Théophralle,  qui  fur  l'un  des  Hambeaux  de  l'Eloquence  Grecque, 
étant  en  Athènes,  fur  à  fa  parole  juge  Etranger  par  une  pauvre  Villageoife. 
COUR.  Je  n'entends  point  moi  comment  cela  fe  peut  faire  >  mais  A  vous 
^ux-je  bien  dire  que  ,c*ilftUoit  que  j'apptilTe  quelque  langue,  j'aimetois 
mieux  apprendre  la  Gtecque  &  la  Latine  y  que  la  vulgaire  y  car  il  me  faflic 
de  ravoir  apportée  avec  moi  du  berceau ,  fans  aurremem  la  chercher  main- 
tenaju  parmi  les  vers  des  Auteurs  Tufcans.  BEM.  En  taiiant  ainit  ,  vous  pac 
lez  à  la  volée  ,  non  pas  avec  tatfon ,  pource  qu'Italie  n'a  aucune  autre  langue 
rcgice  que  (.'.Me  dont  nous  parlons.  COUR.  A  tout  le  moins  je  pourrai  dire 
mon  intention  en  cette  langue  ,  &  ,  au  lieu  du  temps  que  j'empioirois  à  en- 
file'rles  termes  de  l'une  &  de  l'autre  ,  je  le  mettrai  i  trouver  les  conceptions 
de  mon  ame ,  d  les  difpoièr  ,  car  la  vie  de  récrimie  en  dérive  :  auili  m'eft- 
il  avis  que  mal  aifément  nous  nous  pouvons  accourumer  i  interpréter  les 
conceptions  de  notre  ame  avec  la  langue  Tufcane ,  ou  Latine  »  ou  telle  auiie 
que  ce  (bit ,  laquelle  nous  apprenons  en  li£int  feulement  »  Se  non  en  parlant 
les  uns  avec  les  autres.  Je  ne  dis  pas  pourtant  que  l'on  doive  écrire  en  Pa- 
douan  ,  ni  en  Bergamafque  ,  mais  je  veux  que ,  de  toutes  les  langues  d'Ira- 
lie,  nous  puiilions  faite  un  amas  de  paroles  ,  &  en  faire  une  mamère  de 
|iarler  i  tel  nfage  que  bon  nous  fembwra ,  tes  accommocUnt  fi  bien ,  que  le 
nom  ne  difcorde  du  verbe ,  ne  l'adjeûif  du  fubftantif,  laquelle  règle  fe  peut 
apprendre  en  trois  joure  ^  non  p:is  ès  Ecoles  Grammairiennes ,  mais  parmi 
les  Cours  des  Princes ,  entre  ies  Gentilhommes  ;  non  avec  ennuyeufe  étude , 
ainsen  jouant  &  riant,  avec  le  plaifir&r  récréation ,  tant  des  difciples,  que  des 

f récepteurs.  BEM.  Ce  feroirun  liTrandbien,  fi  telle  manière d'crude  fumfoit  à 
homme  pour  faire chofe  digne  de  louange  &  de  merveille;  mais  la  caufe  en 
éft  trop  légère ,  pour  le  rendre  éternel  par  renommée  :  fi  eft<e  pourtant  que  » 
^il  fe  pouvoii'hure ,  le  nondïre  des  bons  6c  louables  Ecrivains  en  augmen- 
leroit  beancoup  en  peu  do  temps.  Il  sd  donc  befoin  ,  mon  Genrilliomme  ,  i 
celui  qui  veut  être  trouvé  dedans  les  mains  ,  ôc  parmi  les  juches  des  hom- 
mes, tenir,  par  long  efpace  de  temps ,  pied  à  boulle  en  fon  étude.  Et  oui- 
conque  defire,  après  fa  mort ,  reviv  re  en  la  mémoire  des  hommes  ,  il  doit 
acquérir  telle  réfurreé^ion  par  fueur  de  trembler  fouvent ,  &c  fouffrii  faim  & 
foif,  &  veiller ,  tandis  que  les  autres  mangent    dorment.  COUR.Xont  cela 


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SOT  SOT  jo} 

Jie  pourroit  Cuu  grande  difficulté  le  cendre  louable.  A  qaoi  fuffira  le  bitil 

parer  ?  Que  vous  en  feruble  ,  Seigneur  Lazare  ?  Quant  à  moi ,  je  fuis  content, 
pour  U  diîpuce  qui  ell  entre  mon  Seigneur  Bembo  de  moi,  que  votre  Sentence 
f  mette  fin.  LAZ.  Jeue&roh  jamais  cela  ^  car  je  defite  que  les  déftnfeors  de 
telle  langue  roienrtoujourkdilcocdans  ,afin  que  telles  didentions  civiles  foienc 
la  ruine  d'icelle ,  comme  l'on  voit  ruiner  les  règnes  divifés.  COUR.  Âi<lez- 
mot  donc  contre  l'opinion  de  Monfîeur.  £t  iî  vous  n'y  ctcs  induit  de  k  vérité 
que  vous  devez  aimer  8c  honorer  fur  toute  cfaofe  ,  au  moins  que  ce  foie  I 
caufe  de  la  haine  que  vous  portez  à  cette  vulgaire  langue  ,  Je  laquelle  ,  Ci 
vous  êtes  vidk>rieux,  vous  aurez  vaincu  le  principal dcfenieur  qu'elle  ait  pour  le 
joord'hui,  pourceque  fur  fon  jugcnicnc  chacun  choifit  argument  de  la  prendre 
8c  pratiquer.  LAZ.  Combartez  enfemblement ,  afin  que  de  ces  mêmes  armes 
que  voti5  employez  contre  la  Latine  &  la  Grecque ,  votre  vulgaire  foit  férue 


doébrinc  ,  defquelles  je  fuis  Ci  fort  combami ,  que  je  ne  connois  point  eti moi 
de  plus  forte  guerre,  païquoi  voyant  qu'il  ne  fe  veut  bander  avec  moi  pour 
me  défendre ,  vous ,  Seigneur  Ecolier  ,  qui  nous  avez  écouté,  je  vous  prie  » 
fi  vous  avez  quelques  armes  defqncllcs  me  puifHcz  aider  ,  les  tirer  hors  en 
ma  faveur  j  car ,  puifque  ce  combat  nei\  point  mortel ,  vous  y  pouvez  en- 
trer fans  crainte ,  vous  rangeant  de  quel  coté  qu'il  vous  plaira  ,  &  principa- 
lementdu  mien ,  qui  vous  en  ai  requis ,  vu  l'honneur  qui  vous  pourra  venir 
d'être  vaincu  d'un  II  digne  advcrfaire.  L'KCOL.  Monfieur,  ce  que  je  n'ai 
parlé  jufqu'a  ptéfent ,  provient  de  ce  que  je  ne  favois  que  dite ,  pour  n'avoir 
fait  proFeffion  ès  langues  ,  &  me  fumaàx  ^écouter  avec  efpéianee  &  defir 
d'apprendre.  A  cette  cau£e  ,  £  vous  avez  quelque  combat  i  £ure  pour  dé- 
fendre votre  opinion ,  je  vous  confeille  de  combattre  fans  moi ,  qui  ne  vous 
puis  aider  :  auui  eH-ce  le  meilleur  que  vous  combattiez  feul ,  que  d  être  ac- 
compagné d'un  homme  qui  ,  par  inexpérience  étt  armes  ,  le  rerire ,  dés 
que  les  premiers  coups  fc  ruent ,  en  vous  donnant  occadon  de  crainte  &  de 
niite.  COUR.  Si ,  avec  rout  cela ,  vous  me  pouvez  aider ,  aidez-moi,  je  vou» 
prie  j  j'entends,  pourvu  que  telle  queftion  ne  vous  foit  en  mépris,  comme 
chofe  vile  ,  &  de  fi  peu  de  valeur,  que  voulodiez  dédaigner  d'entrer  en  qe 
camp  avec  nous.  L'ECOL.  Comment,  penfez-vous  que  je  ne  daignalfe  parler 
de  ce  dequoiMonfeigneucfiembo  a  parlé  maintenant ,  Se  une  autrefois  mon 
Précepteur  Peret  avec  le  Seigmur  Laicar ,  non  moins  doâemem  qu'élégam- 
ment ?  Je  ferois  trop  dédaigneux  ,  fi  je  le  iàvois  faire  ;  mais  quoi ,  je  fais 
peu  de  route  chofe  ,  6c  nen  des  langues  ,  comme  celui  qui ,  de  Grec- 
que, à  peine  coimoit  les  Lettres,  ôc  de  LaLarine  ,  tant  leulement  allez  pour 
me  faire  enrendre  les  Livres  de  la  Philofophie  d'ArilVote  ,  lefquels ,  feloxi 
que  j'en  ai  entendu  dire  1  îTue  Lazare  ,  font  plus  barbares  que  Latins  :  du 
vukaire,  jen'en  dis  mot,  poutce  que  de  tels  langages  je  n'y  fus  jamais  rien» 
le.u  AVas  jamais  defir  de  les  apprendre  ,  fors  que  monPadouaa»  pour  l'iitr 


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s  OT  SOT 

"teHigence  4ta(^ael  »  depaif  le  lait  de  ma  nourrice ,  }e  n*ai  eo  aatie  maître  qoe 

•le commun.  COUR.  Pour  le  moins  il  fi  uira  que  vous  dlfîezce  qu'en  avex 
appris  de  Perer  8c  de  Lafcar ,  qui  en  ont  pari-- ,  comme  vous  dites ,  fi  do^e- 
nient.  L  ECOL.  J'en  ai  trop  peu  appris  en  un  jour  au  regard  de  l'infinité  des 

-  éhofes  qui  appartiennent  à  cette  matière  ;  car  alors  il  ne  m'écoie  point  avis 
qii-  ccli  f'n  digne  d'aj^pretKÎre.  RFM  A,u  moins  dites-en  ce  peu  qui  vousen 
elt  demeure  en  la  mémoire  :  ce  me  iecachore  agréable  de  l'entendre.  L'EC« 

:Je  le  ferai ,  puifqu'il  Vous  plaît ,  car  j'aime  mieux  être-  réputé  ignorant,  en 
yons  difiint  ce  que  )e  ne  iâis  pas ,  quq,  fâcheux  ,  en  dcdaiçnanr  ces  ptiéies  » 
qoi  me  dulTent  être  commandement.  Li'demière  fois  que  Te  Seigneur  Lafcar 
▼inr de  France  en  Italie ,  lui  étant  à  Bolongne ,  un  jour,  enrre  les  autres  ,  il 
alla  viltcer  Perec,  comme  il  avmt  acooneamét  de,  «pcè»  aroîr  été  auelque  et 
pace  de  temps  enfemble ,  Lafcar  lui  deman  I  i  o  i  Ile  chofe  il  hfoit  cette 
année  ,  &  mon  Précepteur  Perer  lui  dit  :  PER.  Moulieur  ,  Je  lis  les  quatre 
Livres  de  la  Mcccorc  d  Anltote.  LAS.  Quels  font  vos  expouteurs  ?  PER.  Je 

.me  fers  bien  peu  des  Latins ,  &  un  mien  ami  m'a  aidé  d'un  Alexandre.  LASL 
Vous  avez  bien  choifi  ,  pource  qu'Alexandre,  après  Ariftore  ,  ccoic  Ariflote 

-tBfeme  >  toucefisis  je  ne  penfois  pas  que  vous  fumez  la  langue  Grecque.  PER. 
Je  Tai  en  Latin  »  non  pas  en  Grec.  LAS.  Vous  en  devez  recueillir  nea  de  irait; 
PER.  Pourquoi  ?  LAS.  Pontce  qa'il  me  fèmUe  qtf  Alexandre  Aphtodifie» 
étantGrcc,&:  puis  traduit  en  Larin  ,  eft  autant  différent  de  foi-mcme  ,  comme 
eft  l'homme  vif  du  mort.  PER.  Néanmoins  |e  penfois  qu'il  me  fût  autant 
piofitable  de  le  lire  en  Latin,  ou  Italien ,  s'il  s'y  tronvoittradait,  comité  aux 
Grecs  de  le  lire  en  Grec,  &  fous  cet  efpoir  je  me  fuis  mis  à  l'étudier.  LAS. 
Vrai  eft  que  pour  le  mieux,  vous  devez  plutôt  l'avoir  en  L-irtn  ,  que  ne 
l'avoir  point.  Mais  votre  doârine  feroit  beaucoup  plus  grajiJe  ,  ineiiieure  , 
9C  de  plus  de  profit,  li  vous  Ufiez  Ariftote  ic  Alexandre  en  la  langue ,  que 
l'un  a  ccrir  ,  &  l'autre  intcrpr^rc.  PER.  Pour  quelle  caufe?  LAS.  Pource  que 
plus  facilement ,  €c  avec  plus  grande  élégance  de  paroles  fes  conceptions  font 
par  lui  exprimée*  en  iabngae  qu'en  l'autre.  PER.  Cela  fepourroir  Ëdie  en 
moi  ,  fi  félob  Grec,  aum  bien  que  fut  Ariftore  ;  mais^  de  dire  que,  pour 
faire  mieux  un  Lombard  bon  Philofophe  ,  il  doit  étudier  le  Grec  ,  à  mon 
a;\''is  ,  cela  eft  difconvénient  ôc  fans  railon ,  pource  qu'an  lieu  de  fe  relever 
de  peine ,  on*  lé  fa  redouble  ,  par  ce  moyen  étant  beaucoup  plus  facile  d*a^ 

f»rendre  la  Logique  feule ,  ou  la  Philofophie  que  la  Grammaire ,  par  fpécul 
a  Grecque.  î  ASC.  Pour  cerre  même  raifon  ,  vous  ne  deviez  étudier  ni  la 
Latme  ,  ni  U  Grecque,  auis  feulement  le  vulgaire  Manrouan  ,  &  avec  xcelui 
pliiU>laDlier.  PER.  Plât  i  Dieu  qae  pour  le  bénéfice  commun  de  nos  fucceA 
feurs  ,  Î!  f?  trouvât  quelques  dot'les  &  bonnes  pcrfonnes  qui  tradii:filTent  tous 
les  Livres  Latins,  Grecs  ôc  Hcbreux*.  Peut-être  que  lors  k$  Philofophes  fe- 
roient  en  plus  erand  nombre ,  Se  a(Ièz  plus  favans ,  qu'ils  ne  font  maintenant, 
-ft:  (i  leur  enelnnce  (èroit  plus  rare.  LaS.  Ou  bien  je  ne  vous  entends  point, 
on  vous  parler  pat  ironie.  PER.  Au  contraire  ,  Je  parle  plutôt  i  la  vérité  , 
comme  «eloi  qui  eft  convoirenx  de  l'honneiu  du  pay^ ,  car  pourtanr  fi  l'injure 


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SOT  S  O  T  ;ox 

à»  oooe  temps  Se  du  pi(Tc  me  veut  priver  de  cette  grâce ,  Dieu  me  garde 
J^haa  fi  (^m  d'envie .  que  d'avoir  deCr  d'en  ftuftrer  ceux  qui  naîtront  après 
moL  LiLS,  Je  voasëcoateftt  volontiers  »  fi  vous  avez  affedion  de  me  prou- 
ver cette  opinion  nouvelle,  que  je  n'entends,  ni  ne  p:;rifc'  inteUigible.  PER. 
Dites-moi  premièrement  d'où  vient  cela,  que  les  hommes  de  notre  temps 
font  uiitverfeUemeiic  moins  doûet ,  &  en  moins  d*<eftinie  en  toutes  fciences» 
que  les  Antiques  ne  furent ,  ce  qni  eft  contre  nature ,  vu  qu'il  eft  beaucoup 
plus  facile  ijourer  aux  fciences  trouvées ,  qu'il  n'eft  pas  de  les  inventer.  L  A*>. 
Quelle  aune  tepunfe  y  Icrou  bonne,  fors  que  toutes  chofes  vont  de  mai  en 
pis  ?  PER.  Jfe  le  confefTe ,  à  caufe  de  plufieors  raifons  ,  entre  lefquelles  y  en 
aune,  que  j'ofe  dire  la  premicre  :  c'cft  qu'entre  nous  modernes  ,  nous 
confomons  erande  partie  de  notre  temps  &  le  meilleur  de  nos  ans  en  vain  , 
de  quoi  k  lont  bien  gardés  les  Anciens  ;  &  pour  mieux  vous  interpréter 
mon  dire ,  je  tiens  de  vni  ^te  l'étude  <ks  laitues  Grecqi»  6c  Latine  eft 
l'occafion  de  notre  ignorance  j  car  H  le  temps  que  nous  avons  dcpenfc  i  les 
apprendre  eiît  été  par  nous  empbyé  en  la  Phitolbphie  ,  peut-êrre  que  ce 
temps  nous  engendrecott  de  ces  Pistons  8c  Arîftotes  que  j^rodaifoie  t  Anti' 
uité;  mais  quoi,  nous  autres ,  quafi  repentans  d'avoir  laiifé  le  berceau  ,  Se 
'èrre  devenus  hommes  ,  en  retovirninr  à  norre  enfince  ,  noa<:  ne  faifons 
autre  chofe,  en  dix  ou  vingt  ans  de  notre  âge  ,  qu  appreiidte  à  jiatLr  ,  l'un 
Latin,  l'autre  Grec,  8c  un  autre  quelque  autre  langue,  Ibit  vulgaire ,  ou  au- 
fxement.  Et,  après  cette  longueur  de  temps palTce  ,  \-  avec  elle  celle  vigueur 
6c  promptitude,  que  la  jeuneflè  eil  naturellement  coucutuiète  de  donner  i 
l'efprir,  nous  eflajrons  à  devenir  Philofophes  ,  lorfque  nou«  ne  fbmmei  plus 
propices  ^  cette  contemplation  des  chofes  :  de-U  vient  qu'en  cnfuivant  le  Ji^ 

§ement  d'autrui  ,  notre  moderne  Phdofophie  n'efl  autre  chofc  qu'un  portrait 
e  l'ancienne.  Partant, tout  ainlî  qu'un  portrait  ,  de  quelque  bon  ouvrier 
qu'il  (oit  fidr,  ne  peut  du  tout  reflembler  Ion  idée:  auui  nous  encore  que 
(  peut-être  )  ne  foyons,  quant  à  l'efprii ,  aucunement  inférieurs  de  nos  An- 
tiques, ce  néanmoins  nous  fommcs  de  tant  moindres  ,  comme  nous  femmes 
trop  long-temps  aiuulcs  aux  badineries  des  rermes  &  paroles  ,  pour  feule- 
ment les  muter  en  leur  PhilofopKie  ,  lefqnels  nous  devrions  précéder  par  le 
moyen  de  i|  ij1<^jcs  adjonékions  de  norre  mduflric,  LAS.  Donques  fî  l'.'tude 
des  langues  eii  li  nuitible  à  chacun  ,  comme  vous  dites,  qu'el^-tl  de  faire  i 
Les  lailMr?  P£R.  Non  pas ,  car  il  ne  fe  peut  faire ,  poorce  que  les  arts  6c  les 
ioenees  des  hommes  ibnt  maintenant  entre  les  mains  des  Latins  Se  Grecs  } 
mais  pour  l'avenir  on  dcvroic  faire  que  toute  langue  pût  parler  de  route 
chofe,  chacune  i  fa  mode,  par  tout  le  monde.  LAS.  Comment,  Scigtieur 
•Peret ,  que  dites-vous  ?  Auriez^vous  donc  envie  de  philofbpher  en  vulgaire, 
fans  avoir  connoitlànce  de  la  langue  Grecque  Se  Latine  ?  PÉR.  ïït  quoi  donc, 
pourvu  que  les  Livres  Grecs  &  Latins  fufTent  rraduirs  en  notre  lanc^ue  ?LAS. 
Il  feroit  aulli  difticile  de  tranilater  Ariftote  de  langue  Grecque  en  l  ombard, 
l^mme  d'artachec  un  olivier»  on  un  oranger,  d'un  beau  &  fertile  jardin  > 


so6   S  o  T  Sot 

pour  le  replanter  de.lans  une  Ti.iyc  d'cpîncs  ;  outre  ce  que  la  PHi' iTophie  eff 
fardeau  t!i;;n.*  d'autres  cpaules  que  de  celles  de  notre  langue.  PtR.  Je  crois 
pour  c^rraiii  que  les  hngues  de  tous  pays ,  aulîî-bien  l'Arabique  &  ttiMUenne, 
oue  la  Romaine  &  Grecque  y  font  d'un  mime  effet  9c  valeur ,  8c  formées 
d-s  homnv.'s  ,  par  un  nv:n»e  jugement ,  à  une  m'r.ie  fin,  &  pourcc  il  m'eft 
avis  que  vous  n'en  devez  parlât  comme  de  choie  produite  par  nature  ,  va 

Su'elîes  font  faites  Se  rcgi.cs ,  par  l'artifice  des  hommes, au  bénéfice comman, 
:  non  plantées ,  ni  ïémées  j  &  ce  que  nous  nous  en  ièrvons ,  c*eft  comme 
étant  témoins  de  nos  atfedtions ,  Se  déclarant  entre  nous  les  conceptions  de 
nos  efpriis.  Pour  cette  caufe ,  encore  que  toutes  chofes ,  pioduites  par  na- 
ture ,  Se  les  icienees  dlcelles  »  ne  foient  par  tout  le  inonde  qu'une  même 

cliofe,  ce  néanmoins  poLUxc  qi.ic  plufieurs  liomnics  fonr  de  divcrfcs  vol  nrrs, 
il»  tcrlvenc  Se  parlent  diverfemenr ,  laquelle  diverlité  ôc  conhifion  des  vou- 
loirs des  hommes  eft  condigneraenr  nommée  Tour  de  Babel.  Les  langues  donc 
ne  nailTjnt  pas  d'clles-nûmes ,  comme  les  arbtes ,  ou  les  herbes ,  &  ce  que 
l'uiio  cft  plus  débile  &  nifirme,  l'antre  p'us  faine  &  rob  ill::  ,  de  plus  pro- 
pre à  porter  la  charge  de  nos  conccprions  humaines  »  ne  provient  que  du 
voulmrdes  hommes,  qui  en  onr  fait  l'une phisverraeafe  qaeranrre.Parqooi 
comme  le  François ,  ou  l'Angloi  s ,  fins  changer  de  mœurs  ,  ou  de  nanon  ,  fe 
peur  au!!;  bien  adonner  à  la  Philofophie ,  que  le  Grec  i?-'  Romain,  aulUje 
CLOis  que  fa  langue  maternelle  peut  à  fuffiiance  communiquer  fon  favoir  i 
sutrui.  Tradttîfanr  donc  en  ce  temps-ci ,  de  Grec  en  vulgaire ,  U  Philofoplûe 
femce  p.ir  no:re  Arirtote  parmi  les  fertiles  champs  d'Athènes  ,  ce  ne  feroit 
point  la  jeter  parmi  les  pierres  dans  le  bois,  ne  hu  donner  occalîonde  deve- 
nir fténle  ;  ce  feroit  plutôt ,  d'éloignée  qu  elle  eft  ,  l'apptocher ,  8c  d'étran- 
gère >  !a  rendre  domellique  i  toute  nation  ;  8c  peut-ctre ,  ainfi  que  les  épice- 
ries ,  6:  antres  chofes  Orientales,  font  par  quelque  Marchand  apportées  des 
Indes  en  ces  parues  Occidentales,  pour  l'utihté  commune ,  la  où  par  avenruro 
elles  font  mieux  connues  &  reçues,  que  de  ceux  qui  outre  mer  les  fement  flC 
recueillent  :  aufli  les  ipéculations  d'Ariftote  nous  deviendroient  plus  familiè- 
res qu'elles  ne  fonr  ,  8c  plus  facilement  les  entendrions ,  fi  qnelq  rc  docte 
perfonne  les  réduifoit  de  Grec  en  beau  vulgaire.  LAS.  Divetfes  lauj^ues  font 

firopres  à  lignifier  diverfes  cho(ès ,  les  anes  pour  les  doéles ,  les  autres  pour 
es  ic;nares  ^  &:  ,  entre  les  autres  ,  la  Grecque  eft  fi  convenable  aux  fciences  , 
qu'il  fembleque  ,  non  pas  l'humaine  Pfv^vidence,  mau  la  même  nature,  l'ait 
formée,  pour  les  mieux  faire  entendre.  Li  ii  ne  m'en  voulez  croire,  i  toilt 
le  moins  croyez  Platon  de  ce  qu'il  en  dit  en  fon  Cradl ,  duquel  fe  peut  in- 
férer que  la  langue  Grecque  eft,  en  î'eiiilr  it  Aes  difcipîe^  ,  ce qu'eft  la  lumière 
^envers  les  couleurs,  &  uns  laquelle  lumière  des  lettres ,  notre  humain  etv- 
'tendement  ne  verroir  aucune  ^ofe ,  ains  s'endormiroit  wax  condoodles 
nuits  d'ignorance.  PER,  J'àine  mieux  croire  Ariftote  &  b  »éritéj  c*eft  i  I»* 
Toir  que,  quelque  langue  qui  foit  au  monde,  n'a  point  de  foice  privif^ge 
de  fi^nifier  les  conceptions  de  notre  ame,  ôc  que  le  tout  en  conlilte  lous 
l'aibiti»  detperibniMs»  leUemencque,  quicoaqii»  voudra  patlec  de  Pbilor 


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SOT  S  O  T  J07 

fophie  en  langue  Manronano ,  OB  MUinnoift  »  on  ne  peut  par  nUbn  lui 

refurer.  Bien  eft  vrai  aue ,  pource  que  le  monde  n'elV  point  coutumier  de 
parler  de  Philofophie»  linon  en  Grec  Latin,  ilnousfetuble  c-rce  impoilible 
«le  pouvoir  faire  aarremenc  Voili  pourquoi  en  nocre  temps ,  quand  on  parle 
vuIgiirciiK-iu ,  on  ne  pacle  que  <Ie  choies  vilei  Ae  vulgaitM.  A  la  vérité,  nous 
dépcnlons  inifcrablement  nos  Jours,  nos  mois  &  nos  ans  en  Iciude  de  ce» 
deux  langues  ,  non  pas  pour  la  grandeur  du  lujec  ,  mais  pource  feulemeaC 
que  notre  efprit,  contre  fa  naturelle  incitnarion ,  fait  courner  notre  ctude  vers 
les  paroles.  Parainfî  cer  efprit  defireux  de  s'arrcter  en  la  connoilTaiicc  !:î 
cho  fes ,  pour  le  rendre  parfait,  ne  fe  contente  point  d' rre  adonné  i  autre 
chofe  ,  tellement  qu'en  nous  amufant  à  dreflêr  notre  langue  ,  la  vertu  de 
notre  efpric  demeure  vaine.  Donc ,  de  cette  coiitcanctc  ,  qui  eft  toujours 
entre  la  nature  de  l'ame  &  la  coutume  de  notre  étude  ,  dépend  la  diffaculté 
de  la  connoillànce  des  langues,  digne  vériublemeac ,  non  d'envie,  mais 

lerie  ,  &  finalement  digne 
e(l  point  la  viande, aint  le 
Cependant  que  vous  pa 
yoyois  par  imagination  h  Phdofophre  d'Arillote  écrire  en  langue  Lombarde, 
'9c  m'écoif  avis  que  f'oyots  toutes  manières  de  gens  mécaniques ,  comme  !*• 
quins,  laboureurs,  crochetcurs  ,  parler  entr'eux  de  Philofophie  ,  avec  cer- 
taines prononciations  &  accens  fi  étranges  6c  ennuyeux  ,  que,  de  ma  vie  ,  je 
n*en  ouis  de  tels.  Encore  me  fembioit-il  voit  emmy  cette  place  notre  mète 
PfeiloCophie  vêtue  allez  pauvrement  de  méchant  bureau,  pleurant  &  fè 
mentant  d'Ariftote ,  qui,  au  dépris  de  fon  excellence,  l'avoir  conduite  à  cette 
extrémité  :  parquoi ,  pour  le  bel  honneur  que  l'on  fàifoit  à  fes  oeuvr^ ,  elle 
difoit  ne  vouloir  plus  demearer  en  terre.  Lui,  d'antre  cftté,  s'eicolbit  veif 
elle,  nioit  (io  l'avoir  jamais  offcnfée  :  au  contraire ,  l'avoir  toujours  aimées 
&  n'avoir  moins  que  maç!;nîhr|!iemenr  écrit  pirl'-H'elli  ,  tandis  qu'il  vivoit; 
qu'il  étoii  ne  &  mort  Grec,  non  ikclcum  ,  m  ii jrgamalque.  J'eulle  bien 
voulu  que  vous  eufliez  été préfent  à  telle  vifion.  PER.  Et  fiff  enflé  été ,  fè 
lui  eufle  remontré  qu'elle  le  fût  plTiiu:  f.Di ,  ca-ife  ,  pource  que  tout  homme, 
en  tout  lieu ,  S<  avec  toute  langue ,  peut  exalter  fa  valeur  ,  Ôc  cela  fe  faue 
pluc6t  i  fa  gloire ,  qu'à  fa  honte  \  &  auilî  que ,  Ci  die  ne  dédaigne  de  hébetf 
ger  ès  efprits  des  Lombards ,  elle  ne  doit  non  plus  dédaignet  d'ctro  traitée 
de  leur  lann;t(e  T  es  Iji  les,  la  Scichie  &  l'Egypte,  où  elle  habitoit  fi  volon- 
tiers, pro-huCoicnc  hommes  lie  langages  beaucoup  plus  étranges  &  baibares , 

3nenefa)t  p^ir  le  préfent  le  Mantouan  &  Boulonnois.  Je  lui  euiHi  encore 
itque  l'étude  dus  langues  Grecque  Se  Latine  l'avoit  quafi  chalfée  hors  de  ce 
monde  ,  tandis  que  l'homme ,  ne  fe  fouciant  de  favoir  ce  qu'il  difoit ,  s'acr 
eootumoit  vainement  à  apprendre  à  parler,  tellement  que  ,  laiflànt  Tefptk 
endormi,  il  réveille  Se  met  eh  œuvre  la  langue.  Que  Nature  •  en  tout  temps , 
en  tonte  province ,  9c  en  routes  fes  aébions  ,  eft  toujours  une  mî-me  chofei 
'6e  que  ,  comme  elle  fait  volontairement  tous  fes  arts  par  tout  le  monde^» 
mn  mpios  au  Oel  qu'en  kTwre .  ùm  4ue  pour  la  prododion  qu'elle  (tSat 


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jo8     s  Ô  t  SOT 

des  créatures  raifonnables ,  ettecmUie  lèl  irrûfonnaVles ,  ains  fn  (on  fg^f 
tcrifice  engendre  &  nous  &  les  bctes  brutes  ;  auili  lui  doit -il  agréer  d*^tre 
connue  6c  prifée,  aulli-bien  du  pauvre  que  du  riche  ,  &  des  infimes  per- 
fonnes ,  comme  des  nobles ,  en  toutes  langues ,  foie  Grec(jue,  Latine ,  Hé- 
braïque ,  Françoife ,  ou  Lombarde;  que  les  oifeaux,  lesf  poiflôns ,  Se  autre» 
bêtes  tarreftres ,  de  toute  forte,  ores  .ivec  un  certain  fon  ,  ores  avec  un  au- 
tre ,  fans  JiftiniH^ii  de  paroles,  fignilienr  knus  afTedions.  Beaucoup  mieux 
donc  nous  autres  hommes ,  le  devons  nous  faire  ,  t  hacau  avec  la  langue  ,  fans 
&voir  recours  aux  autres*  que  les  écrimres  &  les  langiees  ont  été  trouvés, 
non  au  filuc  de  nature  ,  laquelle   comme  divme  quel'c  cÙ.)  n'i  befom  de 
notre  aide  ,  ains  feulement  pour  notre  profit  &  coniuioditc,  ahn  que  vifs  3C 
'morts ,  prcfens  6c  abfens ,  en  inanifc(bnt  l'un  à  l'autre  les  fecrets  de  nos  pei*- 
fées ,  nous  atteignions  plus  facilement  notre  propre  félicite ,  qui  eft  tawi  en 
l'inrelligence  des  tloctnncs  ,  &  non  en  la  prononciation  des  mots    Se  par 
confcqusnt ,  nous  autres  mortels ,  devons  plutôt  pratiquer  la  langue  Se  récii* 
rare ,  que  nous  pouvons  apprendre  avec  plus  de  facilité»  Er  comme  ce  feroic 
le  mieux  (  s'il  étoit  pollîble  i  n'avoir  qu  un  langaee  qui  fut  naturellement 
iifîté  par  le?  hommes  :  aulîî  eft<e  le  meill-ur  que  l  nomme  écrive, &  parle  , 
felua  la  inanure  qui  moins  s'éloigne  de  fon  naturel,  laquelle  manière  de 
parler  nous  apprenons  qnafi  devant  que  d'ttte  nés ,  voire,  &  au  temps  que 
nous  ne  fommcs  aptes  d'apprendre  aucune  autre  cliofe.  Autant  en  eufTe-je  die 
à  Ariftote ,  de  l'éloquence  duquel  je  me  fuile  peu  foucic  ,  s'il  eût  écrit  fes 
livres  (ans  raifon  >  que  Nature  l'avoir  adopté  a  fîls ,  non  pour  être  né  en 
Athènes  ,  ains  pour  l'avoir  bien  hautement  connue  ,  &  pour  en  avoir  bien 
parlé  8c  bien  écrit;  que  la  vérité  par  lui  trouvée  ,  l.i  difpofition  &  ordre  des 
chofes  ,  la  gravité  &  brièveté  des  fcntcnces  lui  font  propres  ,  &  non  i  au- 
tre ,  8c  que  relies  cho(és  de  lui  ne  fe  peuvent  muer ,  pour  itre  iranflatées  de 
langue  en  autre  ;  que  fi  fon  nom  feul  étoit  fans  la  compagnie  de  Raifon  ,  il 
ferolr  en  mon  endroir  de  peu  d'autorité  •  que  fi  ,  lui  étant  devenu  Lombard, 
vonlou  ctre  Aiillote  ,  il  ne  tiendtoit  qu'à  luij  que  nous  autres  de  ce  remps 
avons  au(n  cher  fes  Livres  traduits  en  vulgaiire,  comme  lesGrecs  les  avoienc 
en  rf^inie,  lorfqu'ils  y  étudioienten  leur  langue, lefquels  Livres  nous  effayons 
d'entendre  avec  toute  induftrie,  pour  devenir  quelquefois,  non  Athéniens,  ains 
Pbilorophcs ,  6c  avec  cette  réponfe  je  me  ferois  parti  de  lui  LAS.  Dites  ce 
'que  vont  voodres ,  de  le  defirex.  Ci  eft-ce  que  je  ne  crois  point  que  de  votre 
temps  vous  puiJîîez  voir  Ariftote  vulgaire.  PER.  VoilA  pourquoi  je  me  deuU 
de  la  mifcrable  condition  de  ce  moderne  temps,  auquel  on  étudie,  non  pouï 
htn  y  mais  pour  fembler  fage  j  car  H  ou  nom  n'avons  qu'une  lèole  voie  de 
raifon ,  en  quelque  langue  que  ce  foir ,  pour  nous  conduire  i  vérité,  en  la 
laiifant  à  gauche  ,  nous  prenons  le  chemin  ,  lequel  par  effet  nmi?  (-îoiene 
d'autant  plus  de  noric  but,  comme  il  femble  i  autrui  que  nous  en  lommes  voi- 
fins.  AuHi  nous  eft-il  bien  avis  que  nous  lavons  aflèa  de  quelque  fcience, 
quand,  fans  connoîrre  fa  nature  ,  nous  pouvons  dire  en  quelle  forte  elle 
étoit  nommée  par  Cicéron  ,  Pline  »  Luaèce  &  Vii|^>  pou  ka  Aateuif 


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SOT  SOT  S09 

•Latins  \  &  pour  los  Grecs  ,  Platon  ,  Ariftote  ,  Dcmofthène  &  Efchine  ,  fiir 
le5  (impies  paroles  defqueUles  hommes  du  jourd'huy  dcelTencie  fondement 
de  leurs  arts  6c  fcicnces,  tellement  qu'en  difanc  ces  mocs  ,  langue  Grecque» 
ou  langue  Larine,  il  femblc  qae  l'on  d&lè  langue  divine  »  &  que  la  vulgaire 
(bit  une  langue  inhumaine  ,  &  du  coac  pnvée  des  difcours  des  intelligences* 
non  pour  a  irre  ciufe  par  adventure  que  pource  que  nous  l'apprenons  fanS 
travail  ,  àc  des  icut.uice,  &  que  les  autres,  par  grand  labeur,  nous  font 
faites  fâoiiliètes  »  comme^ langues  que  nous  jugeons  plus  convenables  aqx 
-dodrines,  que  ne  font  les  paroles       1  Eu.h.ni!lic  (5*:  du  Baprcme  ,  avec 
„leurs  deux  Sacremcns.  Et  eil  cette  folle  opinion  ti  fort  imprimée  en  l'efpric 
.des  hommes,  qu'il  en  ell  beaucoup  en  cetre  erreur,  de  penfer  que  ,  pour 
devenir Philofophes ,  il  leur  fuffit  de  favoir  lire  &  é  crire  en  Grec  ,  fans  plus  » 
.comme  fi  refpric  d'Arlilot^  croit  f  en  juile  d'un  efprir  familier  dans  un 
.•ctiAal  )  enfermé  dans  l'Alphabi  ch  Grec ,  ^  qu'il  fut  contraint  d'entrer  avi<^c 
Uê  lettres  en  l'efprit  des  hommes ,  pour  .lès  nttrè  Philofophe^.  A  ce  propçs 
j  ai  vu  de  mon  temps  plufieurs  hommes  û  arrogans ,  que  ,  n'ayant  aucune 
fcieîice  ,  ôc  fe  confiant  feulement  en  la  connoifîauce  de  la  langue  ,  ont  en  la 
hardieffe  de  mettre  la  main  à  fcs  Livres»  en  les  expliquant  ^ubiiqiietnenc  , 
comme  les  autres  Livras  d^Huinanicé.  Peut  ceœi  -  U  donc  ce  ^èroit  chofc 
vaine  de  mettre  !os  fciences  Grecques  en  v;;!gaire ,  tant  pour  l'incapacirc  de 
<k  langue  ,  que  |x>ur  la  contrainte  des  rcrmes,  dedans  lefquels  l'Italie  &  fon 
langage  font  enclos ,  pour  trop  eftimer  yayie  l'entreprife  d'écrire  &  de  parlçr, 
enfoneque  les  ftudieux  hommes  de  tout  le  monde  (  ce  difons-nous  )  ne  l'en- 
tendent point.  Mais  j'efpcie  bien  que      qui  n'a  point  été  vu  de  moi ,  fera 
vu  quelquefois  de  ceux  qui  naîtronc  après  moi  >  &  ce  »  au  temps  que  les 
flioinrates  plus  do.Aes  ,  '8c  moins'  aiti'ilMtietfx  ^ne'  cettv  du-  jonid*hu7;  Mr«on- 
teinterbnt  d'acquérir  honneur  eh  leur  pamt  •»  (ans  defifér  que  l'Allemagne ,  ni 
les  autres  pays  étrangers  aient  leiirs  nom?  en  révérence  ;  car  fi  la  forme  des 
paroles  avec  lefquelles  les  futurs  Pbilofophe&  parleront  &  écriront  les  fcien- 
ces,  eft  commune  au  peuple  »  rintelleft'ft  le  iêntîniem  d'tceltes  paroles  iêia 

ce  que  chercheront  les  amateurs  des  Lettres  ,  qui  ont  leur  habitude  ,  noa 
pas  en  la  langue ,  mais  en  refprir  des  hommes.  Si  tôt  que  Peret  eut  achevé 
Ion  propos,  \c  Seigneur  Lafcar  s'appareilloic  de  répondre  ;  mais  il  furvinc 
'  une  troupe  de  Gentilshomm^ ,  ^  m  Teaofîehc  voir ,  parqtsoi  le  propos  en- 
commence  fur  interrompu^  au  moyen  de  quoi  ,  après  les  révérences  ÙMCi 
de  part  &  d'autre  »  Peret  Se  moi  partîmes  i  loos  condition  d'y  retourner  une 
ttttte  lois.  COUR.  Vous  m'avez  6  bien  défisAda  àvioc  le»  «mm  de  I^ree  , 
quece  feroit  choie  fnperllae  d*y  employer  les  vfttres.  A  cette  caufe  ,  encore 
que  ce  fût  votre  proKfflon  que  de  parler  de  certe  matière,  fi  fuis-)e  courent 
aue  maintenant  vous  vous  laiiiez»  te  vous  rends  infinité  de  grâces  pour  le 
Mcours  que  m'avex  donné ,  tant  à  drafp  dé  rantoricé  dé  fi  digne  phtbfophe , 
que  des  raifons  par  ci-devant  dites.  Et  fi  vous  promets  que  ,  pour  éviter  la 
peine  &  le  labenr  d'appiendre  à  petler»  stree  les  laoguds  mones  ^-jo^fuÏTsai 


.|-io     s  T  A  S  T  E 

le  confeil  de  Peret  ;  c.tr ,  comme  je  fuis  né  RomMn»  je  TOUX  nm  RoOMllf» 

&  en  parler  &  écrire  le  langage  ,  Sec.  ] 

STANILAUS  HOSIUS  *.  Confemon  Catholique  de  la  Foi 
Chrétienne,  &c.  Voyez  Jean  de  Lavab.din  ,  Jëan  de  Billy. 

*  Sraniflas  HoHus ,  ou  OHus ,  ne  à  Cracovie,  en  1 504  ,  fut,  dans  fon  fiè- 
de,  rhoniieui  du  Sacré  CoUèee.  il  rendic  les  plus  grands  lervices  à  l'Eglife 
Romaine»  donr  il  tegardeen  Allemagne  comme  l'Ocacle.PielVteii€ 
Cardinal  en  i  <tf  i.  Ce  fut  lui  qui  prcHcla  au  Conctteà Trente ,  avec  les  Car- 
dinaux de  Mnntoue  &  Scripand ,  i  la  première  Seflfîon  qui  fe  rinr  en  cetre 
Ville.  Hûfius  fe  recira  enfuite  à  fon  Evcclic  de  Warmie  ,  en  Pologne  ,  où  il 
continua  de  défendre  6c  de  maintenir  la  Foi  Catholique  dans  fa  pureté.  Le 
Pape  Grégoire  Xlîl  lo  rappela  enfuite  à  Rome,  &  le  tic  grand  Pénitencier. 
Il  mourut  à  CapraïoU  ,  près  de  R.ume  ,  au  mois  d'Auùc  15791  dans  & 
fdixanre-feixième  année.  Le  Livre  dont  du  Verdict  annonce  ici  la  Traduc- 
tion ,  a  pour  titre  Catholica  Confejj^  FUtgi  Chrtfttant.  Le  Pape  Paul  IV  avoit 
voulu  le  faire  Cardinal  ;  mais ,  par  une  modeftie  bien  rare  àin-  ce  Hccle  ,  dit 
M«  de  Thou ,  il  avoit  refufc  cette  dignité.  (  Hijl,  Liv.  LXVlii ,  vers  la  dn.  ) 
Nous  avons  dle$  Lettres  Latines  de  Stanillas  Hofius ,  qui  font  curietife». 

STESICHORE  *.  Voyez  Tes  Sentences  en  celles  4es  Poètes 

GrecSjtraduitcs  parGeofioy  Linocier. 

*  Tous  les  Anciens  qui  ont  parlé  de  ce  Pocre  Lyrique  Grec  en  ont  Êùt  les 
plus  grands  cbges.  Il  ne  nous  refte  de  lai  que  quelques  Fragmens  ,  far  lef- 
.quels  ii  eft  difficite  de  jogpr  de  fon  nicricej  nuis  en  ^eut  s'en  r apporter  an 

jugement  de  Quintilien ,  qui  femble  parler  des  Pocdes  de  Sccdchore  avec 
.  connoilTance  de  caufe. . .  SiifidiorMS  quàm  Jit  ingento  \uUdus  ^  matcru,  quo^ue 
.  i^tudÊAttnuuùiMtètihif  tlanffùnoscantns  ptÊces^  fymi  CarmUtisdigmtatem 

curvâ  fujliatns  tyrâ.  ReJdit  enim  prçurvis  in  agtadû  janul  loqutnioque  iehltam 
^ignitatem  ;  acjî  unui(fe(  médium  ,  viJererur  tmulari  proximus  Homerum  pO" 


(uijfe^fed  redundat  &  ojjcudiiur  :  quod  ui  rtprch<nduur  Ua  cop'u  vitium  eft.  Sté- 
(ichorc,  né  à  Hâ  mère,  en  Sicile,  mourut  iCatane,  environ  5  j  4  ans  avant  Jcfus- 
Chrill,  à  lage  de  ans ,  fnivant  Lucien.  On  raconte  que  Stcfichote  >  étant 
fincoie  enfant ,  yn  rodignoi  vint  fe  pofer  fur  fes  lèvres  1  &  chanter.  Il  eft 
rinventemc  de  V^p^logue^iX  s'en  fervir  dans  Udtconftance  où  les  Htmétietts» 
étant  eu  guerre  avec  leurs  voifins ,  implorèrenc  le6ooursde  Plularis ,  Tyran 
d'Agrigente  ,  Si  lui  voulurent  donner  le  conim.uideinenr  gênerai  Trou- 
pes j.Stéiifhoce  s'élevj^  avec  force  contre  cette  démarche  j  ôl  ,  voyant  que  fes 
comi»b'£ulÎMenc  pei|  d'imprelfton  ifïir  fes 'Concitoyens  t  il  leur  propo& 
l'Apologue  du  Cheval  «  qui»  ayant  eu  un  différend  avec  un  Ci  f,  p'us  vîte 
<^ueliii  ,  n_'  pouvanr  l'arteinclre  ,  ininlora  1  •  f.conrç -^i-  •'hon-'ine  ,  quiaaih- 
ttfC  lui  mic  uj^  ùiîifl ,  W\  fauta  fur  le  dos  ,  6c  pouriuivi;  ic  Oui ,  juf<:^i^  a  ce 


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SUE  S  ;ii 

qu'il  l'eut  pris ,  mort  ou  vif.  Le  CH-vaI  vengé  ,  après  avoir  remîrcié  Ion 
bienfaiteur,  veut  retourner  dans  fon  pajrs  ikuvagî,  mais  l'homme ,  qui  ve- 
noit  d'éprouver  l'utilité  qu'il  en  pouvoir  ûier,  lui  répondit ,  // ntji plus  temps, 
&  lui  Àt  perdre  fa  liberté.  La  fagefle  de  cet  Âpol^ue  fiappa  le»  Himériens  , 
ib  ne  fougèrent  plus  à  confier  leur  défenfe  au  Tyrui. 

SU£TON£  TRANQUILLE.  Voyez  Geohoe  de  la  Bou. 

TIBRE  >  GuiLtAUME  MiCHEL. 

^  Voy.  ^118  haut  Caïi  SviroNi Tranqvilcb»  i  la  l«nre  C,  Tom.  III  » 

CURCE  DE  PÎSTOIE,  Doâeur  en  Loix  &  Orateur.  La 

Controvcrfe  de  Noblelft;  ,  pludovée  entre  PubI,  Cornélius 
Scipion  d'une  part,  &:  Cayus  FIamini;;s  d'autre.  C'eil  une  dé- 
clamation plaidpy.ée  devai^i  les  Sénateurs  de  Rome.  Ecrite  çi\ 
main. 

SYNESIUS.  Voyez  Damiei.  p'âvcie»  Jaques  Covrtik, 
Aftoine  du  Verdier.' 

*  Syneluis  ,  ne  i  Cyrcne  ,  en  Afrique  ,  élevé  dans  ridolàtric  ,  fur  Difciple 
de  la  fameulc  Hy paria  d' Alexandrie,  il  ctoit  nuxié.  &  avoit quatre  filles, 
lorfque  les  Chrétiens  de  fon  tem^ ,  charmés  dé  la  beauté  de  fon  çatadère . 
êc  de  la  régularité  de  fa  conduite ,  Tenpgèrent  à  recevoir  le  ba|Él9ne ,  m 
410.  Il  fut  ordonne  Evcquede  Prolcinaïde  ,  dignité  qu'il  n'accepta  que.  mal\ 
gré  lui  t  en  proteftant  qu'il  fc  fentoii  incapable  des  foins  qu'exieeoit  unà 
telle  place,  8c  qu'il  ne  voukutiamais  fe  fioater  de  fa  femme  écèsKS  enfans; 
Ses  Hymnes  â  Jefus-Cbrift  lelpirenF  la  pieté  la  plus  tendre.  Ses  Lettres  font 
d'une fi Aiicliifj  admirable,  &  aune  élégante  fimpUcirc  ,  HuTn?  des  plus  beaux 
iiècles.  M  mourut  vers  410  ,  ou  ^t^.  Le  P.  Pccau  a  duiu)c  une  bonne  Tra» 
daâion  Latintfièe  ic«  (Éav^es.  .   <  <  ^ : 

LIVRES  jyA UTEUR^  OU'TiCjft} U^CTÈUAS 
^  Anonymts, 

.  S.  E.  S.  X.  a  traduit  d'italien  en  François,  Recueil  de  plu- 
fleurs  Secrets  très-utiles ,  tant  pour  rorncment  que  la  fanté  du 
corps  humain,  tirés  des  plus  eicètlens  tuteurs  tant  Grecs  que 
Latins ,  àuqael  efr  «jouté  &:traicé  des  Diftilations  y  çootenant 
plufîeur^  receptes d'Éaux  Impériales,  d'Auge»  Naffc  &  autres 
femblables;  imprimé  a  Farts  ,  in*%^.  par  VInceiit  S<rteoas., 


ji%      s  s 

L'Ordre  &  Manière  d'admiiuflrer  les  SACREMENS  en 
TEglife  de  Genève.  Ccnfuré, 

SAC  &  Pièce  pour  le  Pape  de  Rome ,  Tes  Cardinaux ,  Evè- 
qucs  ,  Abbés,  Moines ,  &  Maîtres  de  la  Sorbonne  ,  conrre 
Jefus-Chrifl:,  imprimé  à  Genève,  i<;^r.  C-î/vm/r/wf.  A  ce  Livre 
Thomas  Beau^c-Amis  a  répondu  par  un  autre  Livre  mutuiq 
Enquête     Grie£s,  â^c 

Le  Livre  de  SAGESSE ,  fuivant  1^  autorités  dos  anciens 
Philofophes  ,  dîftinguant  &  parlant  des  vices  &  vertus  dont 
l*on  peut  être  prifé  déprifi  Ënfçoibk  la  manière  de  bien  & 
toujours  fagemcnt  parler  à  toutes  gens  de  quelque  état  quiM 
foient.  Le  Prologue  qui  efl  en  rime  »  çommeacç  ainû  , 

Ce  fut  d'Avril  le  dix-Ji^tièuu  jour  , 
■  j     :     •      Fn  ce  Prinfemps  que  la  rofe  entre  enfiOKt^ 
Çtye  faifont  que  tout  fe  renouvelle  j, 
Lf  pre  verdoyé,  &  toute  fiufrefi  Mie, 
VHyver  fe  paffe  ,  &  la  morte  fiifon  , 
Et  les  aifita^x  çommençent  /f «r  çhanfon  >  &c, 

te.Refte  ootie  ie  Prologue  cfl  en  profe  ,  imprimé  \  Paris, 
ÎA-^té.par  FferrçSér^iit  j  151Q.&  dep,oi8  àî-yon  par  Qlivief 
Amoullec 

La  Loi  SAUQUE ,  première  Loi  des  François ,  faite  par 
I^pî  Pjbaramund.^         menijpn  de  plutieurs  Proies.,  Chrory- 
ques  &  Hiiloires  defdits  Rois  de  France,  imprimée  \  Piuris,  ùh 
4**;  par  Thoqoas  4lmGiiemier ,  fiiiis  dftcet 

Les  Cantiques  de  SALOMON  ,  trandatés  de  Latin  en  rime 
Françoife  par  Auteur  dont  l'Anagramme  cil  tel ,  Ha  bieit  (e 
taira imprimés  à  Paris,  I  ^34.     '  ' 

^  T  e  nom  contenu  dans  l' Ana^^ramme  ici  rapportée  eft  Mparemment  Jean 

Saiiathier,  OU  Jehan  Sabatier.  (M.  de  la  Monnoye).'  '  * 

Deux  S^l; YB.ES  »  l'une  d4  Pape ,  ï^mt  de  la  Papauté, 
Çcnfuréis,        *  ,  - 


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Le  SECRET  ET  MYSTERE  DES  JUIFS  juii^ucs  à  pré- 
iènt  caché:  Hidoirc  de  Thcodofe ,  Pontife  de  la  Loi ,  &  de 
Philippe  Çhreftien  \  par  laquelle  le  Myflère  &  Secret  deà 
Joifi  eft  révélé  à  notre  grande  indruâion ,  &  confinnation  de 
notre  Foî,  imprimé  »t-i(^  à  Lyon,  par  Jean  d'Ogerolles, 

*  LTfiAoicf  »  oa  plat&c  la  Fable  de  ce  Théodofe  »  oa  tic  ce  Philippe  ,  fe 
tcoave ,  ftu  mot  tnwit ,  dans  Suidas ,  oui  ne  dit  pas  d'où  il  l'a  tirée,  voy.  La. 
Croix  du  Maine  ,     îcr  notes ,  à  l'An,  de  FHANÇOK  LB  FÂVILB,  Tom.  I« 

pag.  llS.  .(M.  Dï  LA  MONNOYB  ). 

Traité  de  S£N£QU£  ,  de  la  Clémence  &  humanité  du 
Prince  envers  Tes  flijets  ,  traduit  de  Latin»  imprimé  à Lyon^ 
in'i6.  par  Jean  Saugrain ,  1 5 59 

'  Calvin ,  en  i  ;  )  t ,  voyant  avec  quelle  févéritc  on  punifToit  en  France  ceur 
<^u  on  y  appeloit  alors  Lurhf'riens  y  ne  jugea  pas  à  propos  de  déclarer  fa  penfée 
Ia-dc(Tui  y  il  fe  contenta  ,  ayant  fait  des  Aniioiaaons  fut  le  Traite  de  Scnè- 
que ,  de  ClcmcnùÂ^  de  les  publier  avec  le  texte  \  &  ,  comme  il  gardoit  en- 
core les  dehors  de  Catholique  Romain  ,  il  dcdia  lerour  .1  Claude  d'Hangeft, 
Abbc  de  S.  Eloy.  11  s'expliqua  plus  ouvertement  fur  cet  Article  quatre  ans 
,  i  la  fin  de  TEpître  Dédicatoire  de  fon  înfluuiion  à  François  /.  C'eft 
s  cet  efpric  qu'en  1 5  59  ,  ce  même  Traité  de  Séncque,  de  CUmenâdt  fac 
împdoiéavecie  titre,  tel  que  le  rapporte  daVerdier.  (M.  de  la  Monmoti}. 

Les  très-élégantes  &  graves  SENTENCES  &  belles  Au- 
torites de  plofiears  Sages  »  Princes ,  Rois ,  &  Philofophes  Grecs 
&  Latins  ,  avec  un  petit  Traité  de  Pktarque ,  de  la  honte 
vicieufè^  imprimées  in*i^.  à  Rouen  »  par  Robert  &  Jean  du 
Gort»  en  Tan  1554. 

Dits  &  SENTENCES  notables  de  divers  Aateors ,  en  Fran- 
çois &  mîfcs  par  ordre  d'AIphabeL  En  la  fin  font  ajoutées  lc(^ 
dites  Sentences  Latines  en  même  ordre ,  avec  le  nom  &  Livre  de 
l'Auteur ,  dont  on  les  a  rectteillies  ;  imprimés  à  Paris ,  in-S^, 
par  Vincent  Sertenas,  &  k  Lyon  ia- par  Jean  Saugtain^ 

SENTENCES  feleâes  de  Periander ,  Publiait  %  Seneque  de 
BuuoTH  Fkaxu  Tonu  F*  Du  Vx&d.  Tom  m,   T  c  t 


Digrtizeo  Ly  <jOOgle 


514        s  S 

llbcraces ,  tournées  en  Poëfies  Françoîfes  ,  par  I.  D.  S.  M.  im- 
primées à  Pans,  m-8**.  par  Vincent  Sertenas ,  k^Cl.  Ôl  depuis 
réimprimées  ious  tel  tiire ,  Dits  &  Sentences  notables  de  diveis 
Auteurs.  ^ 

*  Ce  Puilian  eft  Puiiius  Syrus  j  donc  i\  a  été  parle  plus  haut ,  à  Li  lectce 
pag-  373. 

Le  SIÈGE  d'Amours  avec  la  Bataille  des  deux  Déciles 
impfimé  à  Lyon, par  Olivier  Arnoullet. 

'  Ce  font  deux  pièces  en  vers ,  de  la  façon  de  Molinet  i  elles  (è  (rottvenr  ; 
pow  chofe  que  ce  ibit  >  dans  le  Recueil  de  lès  Poëfies  »  donc  la  meUleuce 
Èditioaeftcèiiede  i540,âPteis»M>8*.  lâittnond*Impiîiiieiic.(M.pitA 

MONNOYB  ). 

Le  Roman  de  SIPERIS DE  VINEAUX  (à  ce  qu'écrit  le 
Fréûdcnc  Faucliet)  a  été  corapofé  depuis  la  clôture  du  Boys  de 
Vincennes ,  qu'on  trouve  avoir  été  ceint  de  murailles  par  k 
commandement  duRoi  Philippe  Augufte ,  envinmran  1200. li 
y^a  de  bons  craits  dedans ,  &  entre  autres , 

On  a  bien  maintefols  par  amors  engendré 
Jîitfans  qui  depuis  ont  grant  honor  conquête  : 
7V/  emde  bien  emur  de  fa  chair  engendré 
Des  «nfans  en  fa  femme  i  qui  ne  luy  font  undi^ 
Pu  vaut  péché  couvert  ce  d'ifent  li  letré , 
Que  ce  que  chacun  Jjaa  qu'on  n'a  mie  celé; 
Mtdiejiiûn  be^aré[  qtâ  n'et  euer  ne penfé 
Fers  de  vic:uvaïjlié  fcrc  laidure  &  faujeté.  & 
Cartiel^  eJi  bien  arme\  qui  po  de  pouvoir  a. 
Et  tieli  ejt  mal  v^bu  qui  au  corps  bon  cuer  a. 
Le  cuer  a'</?  mU  es  anmes  «  msàs  eft  oà  Dieu  mis  fém 
Mauvais  peuet  bien  régner  en  mauvatjlié  fatfiutt ^ 
Mais  à  la  fin  on  voit ,  on  le  voit  apparent, 
lu  telfin  tel  loyer,  IKeu  ie  va  eommeadant»  & 
On  jforte  plus  d' honor  à  4»  BofOn  nÊttJdé, 
Qu  on  ne  fait  à  preudhom  viv(tnt  en  pamt^U»  & 
Ce  qui  doit  avenir  on  ne  puet  nuiiemerU 
ViMffntr  eps'U  n'aviemu,  ce  dit^  Uenfôweiu*  & 
Car  entre  faire  &  dire,  &  vouloir  &  penfée, 
Y  a  grand  différence  ,  c'efi  chofe  bien  prouvée,  & 
Scuyeai  fait-on  gnuu  joyc  encontre  Jon  toti/nunt*  & 


biyilizuo  by  GoOglc 


s  s  SIS 

Plus  n'a  vdttam  S  hom*  an  fmidt  entièrement 

Que  tonne  renommée  de  tous  communément .  6\, 
Car  plus  ferfon  d'amis^  moins  à  douter  fait-on.  &s 
C«r  Dioi^  tairhoninkSthwmtvt^otué» 
Laboure  en  bon  ouvrage  y  fans  ptg^tr  fmfftté» 

Et  il  t'aidira  bien ,  fi  tu  l'as  appelé. 

Hardement  ne  vient  mie  de  noble  '  garnement  t  '  noble  équipage, 
Ains  vùat  ée  gentil  attr  ou  proefje  fe  prend. 

Il  Icmble  que  TAuteur  fut  Picard  ,  parce  qu*il  prend  Ton  priiK 
Cfpal  fujec  d'un  Seigneur  de  Boulenois ,  &  audi  que  ce.  ven  lui 
eft  échappé, 

Dotu  fbnnèreiu  le  cloque  qui  èoiuU  hautement  ^« 
♦  Tiré  de  Faachet,  Chap.  14,  à  la  fin. 

Le  SOMMAIRE  Hiftonaî  de  France ,  qui  aux  Lifans  cH 
moult  folatieux,  réduit  en  forme  d'un  Promptuaire  ouËpitome^ 
imprimé  à  Paris ,  in^fol.  par  Philippes  le  Noir,  1 5 23, 

La  SOMME  de  Thçolo^i  ou  Liens  commims»  Imprimée 
1)4^.  CenfUrée, 

Lt  SOURCE  dliofinenff  pour  maintenb  la  corporelle  élégance 
des  Dames  en  vigueur,  fioriflànt  &  prix  inelliniabley  imprimée 
À  Lyon  ,  î»*8*.  par  Ofi^ier  AraouUeL 

Sommaire  Recueil  des  SIGNES  faorés»  Sacrifices  &  Sacre* 
mens  inftitués  de  Dieu ,  depuis  la créarion  du  monde ,  1^61, 

Traité  du  SOUVERAIN  Bien,  par  lequel  le  vrai  Chrétien 
pourra  apprendre  y  à  Taide  des  fainces  flcrîtures,  ^  contçmner 
Il  mort  :  mdme  icelle  defirer,pour  avoir  çlaire  vtlion  de  Dieu  par 
Jiocre  Seigneur  Jefus^Chrift;  imprimé  de  vieille  lettre  «  ùtri^, 
fins  nom  de  lieu  ni  d*Imprimeur. 

STATUTS  &  Ordonnances  de  la  noble  Confrairie,  dédiée 
k  l'honneur  de  Jefiis-Chrift  &  de  Madame  fiùnte  Anne ,  foadh 
<l*ancienneté,  en  FEgliic  de  notre  Dame  du  Taor,  à  Tholoufe, 
rédigés  par  ordre ,  ritres  de  chapitnes  1  Imprimés  à  Tholoofe ,  par 
puyon  fioudevillp^  i  <  <a« 

Tttij 


Si6        S  S 

STATUTS  de  la  G>nfrairie  notre  Dâme  Vierge,  Mere  de 

Jefus-Chrifl:,  inftituée  en  TÉglifc  Métropolitaine  faint  Écienne 
en  Tholoufe  \  imprimés  à  Xboloufe  »  iii«4^  par  Guyon  Boudc- 
vilJe,i^53. 

Prélude  fur  les  STATUTS  de  la  vénérable  Confrairic  des 
Confrères  du  mérite  de  la  Pai&on  de  notre  Rédempteur ,  infti- 
tuéc  en  la  dévore  Égliiè  de  faint  Saturnin  »  en  la  Chapelle  du 
Crucifix»  dite  de  fàint  Gilles,  audit Thokwfe ;  imprimé  par 
Guyon  ^udeville  »  t  S  59* 

STYLE  &  Protocole  de  la  Chancellerie  de  France  ,  conte- 
nant la  forme  de  minuter  &  coucher  par  écrit  Lettres  de  Grâces, 
Sauvegardes,  Complaintes,  Anticipations  ,  Adjournemens  en 
délertion  d'appel  &  en  cas  d'appel^  Relevemcns,  Offices,  Con- 
firmations ,  PalTagcs  &  Sanfconduits  »  Congés ,  Taxations  de 
Voyages ,  Finances ,  Défenfes,  CoHajcions  bénéficiales,  Com- 
inifÈons  &  Pouvoirs,  Ëtabliflèmens  de  Foires,  Bénéfices  d'in- 
ventaire ,  Examen  à  futur,  Arrièreban>  Exemptions,  Privilè- 
ges ,  Légitimations  de  Bâtards  ,  Ennobliflèmens ,  Amortidè- 
mens,  Dons  gratuits >  Naturalité  ,  RémilfioD,  Abolition^  ic 
autres  diverfes  Lettres  que  le  Roi  oâroye  pour  fubvenir  à  Cts 
fujets  ;  avec  le  Guidon  des  Secrétaires  ,  &  le  Vcflige  &  Inftruc- 
ri  m  des  Finances:  le  tout  imprimé  tn-?^°.  à  Paris,  par  Guil- 
laume le  i3rct,ran  1548.  par  iknoit  Rigaud,  i/t«ié.àLyon, 
l'an  I  ^77. 

STYLE  de  la  Co^r  foaveraine  de  Parlement  ^  &  fi>rme  de 
plaider  &  procéder  en  icelle»  tant  ès  caufes  civiles  que  ccimi^ 
Tielles  ;  réduit  par  titres  &  imprimé  à  Lyon ,  par  Benolc 
Rigaud,  i.$7^ 

Le  STYLE  de  court  laye ,  aotnirile  par  le  Roî  «lotre  Sire, 
tenu ,  gardé»  &  Monté  pardet ant  Mèfficors  les  Bailly  de  Bcrry» 
&  Prevôc  de  Bourges;  avec  les  Coutumes  dudk  lieu ,  auquel  e(l 
ajouté  la  Cbartre  des  grands  jours  dudit3oofgeiî  imprimé  i»-^^. 


Digitized  by 


à  la  m&rqufi  de  Jean  Petit ,  pour  ceux  de  Bourges  9  en  l'aii 

STYLE  U  Règlement  ftr  le  6ût  de  la  JufUcc ,  abbréviation 
des  procès  &  moder^op  des  frais,  d*ioeux  dreffé  Mt.kiGoDr  dé 
Ftflement,  de  Savoie , 'extraie  des  Ordonnances  Royaux ,  tant 
anciennes  que  nouvelles,  auBorifé  âe  approuvé  par  $eB-oi,  publie 
en  ladite  Cour,  le  27  Juillet  1 5 53; imprimé  à  Lyon,  fa-'4^. par 
Pierre  de  for conaris^  1^53. 

le  STITLE  &  Régtémieite  fur  le  fût  de  la  Indice  6e  Indrde^ 

tion  des  Procès ,  dredc  par  le  fbuverain  Sénat  de  Savoie  \  im- 
primé à  Chambery ,  m*-4^.  par  Jaques  Franconis  »  Imprimeur  de 
ibnAheflèf  1^60, 

Livre  de  la  mie  &  parfaite  SUBJËCTION  DES  CHE£«i 
TIENS  &  de  I»  facréc  iranchife  qu'ib  M  M  S«inc£ipri^ 
CcnfurL  ... 

SIBYLLES.  Voyez  les  Prophéties  des  Sibylles,  traduites  par 

Guy  le  Febvre ,  aux  Hymnes  Eccleliailiques. 

SUPPLICATION  &  Remontrance  fur  le  fait  de  la  Chré- 
tienté &  de  la  Réformation  de  l'Eglifc ,  faite  au  nom  de  tous 
Amateurs  du  règne  de  Jcfus-Chrifl ,  à  l'Empereur  &  aux  autres 
Princes  &  États  tenant  journée  Impériale,  à  Spire.  Ccnjuue. 

La  SYNATHRISIE     aîlàs  Recueil  confus  en  Rime  ^  im- 
primée à  Dijon  ,  par  Jean  des  Planch/»^  i^66, 

'  Etienne  Taboarot ,  aairement  U  Stàgneur  des  Aceofii  ,  f\  connu  par  Tes 
BiOiirrurcs  j  a  beaucoup  de  part  à  cette  mauvaifepetite  compilarion  ,  inrirulée 
SynathriJU  j  pu  corruption  du  Grec  ^mif*mt.  Taboucot,  en  1 5  ^7,  temps  de  , 
rEdîtion  du  Livre  >  Se  non  pas  en  1 5  ^6  »  avok  dix-neuf  â  vingt  ans.  Jean  des 
planches ,  fon  compère ,  Imprimeur  à  Dijon ,  étoit  un  guHhié  avec  kquel 
familièrement  il  prenoit  plainr  1  boire.  Ce  fut  dans  une  de  ces  occaiîons  qu'il 
lui  propofa  le  deUein  de  ce  Recueil,  lui  dreflant^pour  la  permiilion  de  l'ini- 
primer,  le  Privilège  Laùn  borleÇque ,  tel  que  le  voici  :  Caatum  tfi  ne  quis 
lias  illujlrium  Poëiarum  nugas  è  ÉaetM  adytis  magna  rellgioru  extraclas  y  ut 
totà  hâc  Moronun  FrovUuii  j  Typis  imprimat  «  oêu  alUf  i  impre£as  vMoics 


ji8       §  S 

habeat  j  prêter  Janum  Planclum  j  Typographum  Div'tonenfem  ,  CompotoruM 
omnium  nugaciffimum,  11  j>nt  foin  de  lui  loucuu  pour  les  ma(ëriaux,diveires  ped- 
ces  pièces ,  les  unes  Laones»  les  aunes  Fiaaçoires ,  qiiel(iiiee>iiiMS4lt  Bnctnui 
êcae  Govéan^^ofieurs  au(E  de  fa  façon ,  qui  ne  font  pas  les  meilleoceSi  même 
un  Dialoeue  en  profe  ,  d'un  Philofophe  &  d'un  Pou,  rraduit  en  François  à» 
ricalien  de  Luigi  Pulci ,  comme  du  Verdier  l'a  remarq^ué,  au  mot  GurL- 
lAUMi  OB  LA  Taissonnibus  ,  Tom.  IV,  pag.  I  jo.  VoiU  en  qatMoonfift» 
ce  petit  i/2-4*'.  d'environ  80  pages.  J'ai  dit  qu'on  y  lifoit  quelques  vers  de 
Bucanan  &  de  Govéan ,  fur  quoi  je  ne  puis ,  avant  que  de  hnir  cet  Article , 
m'emoêcher  de  témoignet  ma  furprife  d'avoir ,  dans  la  leâure  que  j'y  as 
faite  d'une  Elégie  «le  Govéaa ,  intitulée  Junipona  ,  ctouvé  une  faute  ,  donc 
je  n'aurois  jamais  cru  capable  un  audî  habilç  homme  que  (tti  ;  ^tSt  Ofetldam, 
ift  premièce  lop^e  ,  &  la  féconde  brève  ,  en  ce  vers  : 

Oreadunifrim  npminit  lUa  fuit.  (M>  •>  MoNMori). 

Statuts  &  Ordonnances  SYNODALES  de  l'Églife  Métro- 
politaine de  Lyon ,  Primatiale  des  Gaules  ,  revues,  augmentées 
&  traduites  en  langue  Françoife,  pour  l'Inflrudion  des  Cures 
Gens  d'£glife  du  Diocèfe  de  Lyon^  imprimées  à  Lyon  «  uf^^^ 
par  Jean  Stratius,  1578, 


TAN. 

TaNVEGUY  GVILLOMET,  Cbinirgieii  du  Roi  de 

Navarre  &  Maître  en  UFacuIcé  de  la  vUle  de  Nyfmes  ,  a  écrie. 
QuelHonnatre  des  ciimeiits  contre  nictife»  nécelfaire  à  ceux  qui 
veulent  parvenir  à  la  connoiflàncc  de  cette  partie  de Chintigie^ 
contenant  les  Caufes,  Signes,  &  Curation  en gâléial } inpltmé 
à  Lyon  «  îa-i  6.  par  Benoift  Rigaud  «1579* 

TARAUDET  DE  FLASSANS ,  Poète  Pcoveoçtl ,  par  le 
moyen  de  Ces  rimes  eut  accès  avec  leis  plus  grands  du  pays  »  de 

joua  fi  finement  Ton  rôle ,  qu'il  acheta  un  canton  de  la  Seigneu- 
rie de  Fladans»  d'un  jeune  Gentilhomme  du  lieu,  nommé  Foui- 
qnet  de  Ponteves,  qui  prenoit  un  fingulier  pîaîfîr  à  la  Pocfîe, 
duqurî  il  n*eut  autre  paiement  qu'un  petit  Traité  intitule  Lous 
cnjtgtiamens  ptr  fi  gardar  contra  las  tracyons  amour  y  contrat 
(  félon  qu'en  a  écrit  le  Monge  des  lOes  d'Or  )  trop  plus  profi- 
table pour  le  vendeur  que  pour  l'acheteur  ,  pour  autant  que  le 
Traité  valoit  un  tréfor  ineftimable  au  vendeur  ,  s'il  l'eût  fu 
enfuivre ,  mais  qu'il  tut  trompé  d'une  DamoifcUe  de  Provence  « 
comme  anffi  fiit  Taïaudec;  car  il  fût  amoureux  d'une  DamdftUe 
de  la  maifbn  de  Rogters»  fœur  du  Vicpmte  Remond  deTurenné» 
qui  le  trompa,  &  par  ainfi  ce  Traité  ne  (êrvit  de  rien  né  \  Fun 
ne  à  l'autre.  Ce  Poëte  tenoit  plus  du  Chevalier  que  du  Poète. 
S'accompagna nt  de  quelques  Chevaliers  Provençaux ,  en  ben 
nombre  ,  ils  déchafsèrent  du  pays  certains  monflres  &  tyians 
intolérables  qui  faifoient  une  infinité  d'oppreâions  à  toute  ma- 
nière de  gens;  &  en  l'an  135^ ,  ce  Poète  ,  qui  ctoit  auffi  bon 
Orateur,  fut  commis  par  le  Roi  Loys,  &:  la  Roine  Jehannc 
de  Naples ,  Comtes  de  Provence,  à  faire  une  Remontrance  en 
Latin  ,  en  la  préfence  de  Charles  IV  du  nom ,  Empereur  ,  fils 
du  Roi  de  Bohême  ,  lorfqu'il  pafTa  à  tout  fon  exercite  en  Pro- 
vence I  fur  ce  (^ue  cuncrc  raiioa  àc  devoir^  iauf  ik paa ,  il  avuic 


'S%o     TER  THE 

contraint  les  Prclacs  &  Gentilshommes  de  Provence ,  à  lui  prê- 
ter hommage  de  la  Comté  de  Provence,  &  de  Forcalquier ,  & 

de  Piémont,  contre  le  gré  &:  infention  de  leurs  Majcftcs, 
Httcndn  qu'ils  ont  de  tout  rems  ca  ladire  Comté  de  Proveoce , 
jura  Inipenaiia  ,  de  laquelle  Remontrance  il  fut  grandement 
ellimé ,  &  en  rapporta  une  fort  bonne  récoippenre  j  &  peu 
après  accéda  .  .  .  ■ 

*  Voy.  Jean  DE  Notre-Dame  ,  Càap.  C^, 

TERENCE  (Les  fix  Comédies  de)  très  -  excellent  Poëtc 
Comique  ;  avec  les  Fleurs,  Fhrafes ,  Sentences  &  manière  de 
parler  très-exccilcntcs  dudit  Auteur,  mifes  à  la  fin  de  chacune 
Scène:  le  tout  Latin  &  François ,  correfpondant  l'un  à  l'autre^ 
imprimées  à  Paris ,  in- 1 C.  par  Claude  Micard ,  i «574 

(  ^  11  avoic  paru  chez  Antoine  Ycçafd,  en  1 509  >  {une  plus  ancienne  verfion 
4lf  Tcrence  ,  &  apparemmeiic  U'piemiice.  Cet  excellent  Pocte  Comique 
jaonracirâgé  dêirence'feiicato,  >J5antavaiitUiiati!àiicè<k  Jêfas^Chiift*. 

^yôj*  ô-ile((ttsles.notes,2  TAit.  Pvwû TmiiTiva  »  ptg* 

THADDÉE  HAGECE.  Nouvelle  Invention  pour  inconti- 
nent juger  dn  natard  fm  chacun^  psT  conception  du  fixmt  & 
«de  fei  parties;»  dite.fsn  Grec;,Mécopolcopie:  le  tout  esterait  du 
Latin  de  M.  Thaddée  Hagece»  Médecin  éc  Mathématicien  au 
Royanme  de  Bohème  ;  imprimée  à  Lyon  j  to-S'^..  par  B;  &jgaud  » 

THÉODORE  DE  BEZE  \  à  preTent  premier  Minîlbe  de 
Genève a  ttaduit ^  vers  François,  les  cent  P/èaumes  de 
'David,  refbns des'cent  cinquante  ,  dont  tes  cinqtiaiite  avoieitt 
'été  auparavant  tenmés  par  Clément  Maroc j  imprimés  avec  la 
note  3^  une  voix ,  par  pluHeurs  fois ,  en  divers  liens.  Tragédie 
FrançoiJè ,  du  Sacrifice  d*Abrahant ,  par  Théodore  de  Beze. 
Harangue  des  Proteftans  du  Royaume  de  France ,  prononcée 
devant  le  Roi  Charles  IX  ,  la  Roine  fa  mcre  ,  &  McfHcurs 
'  de  Con  C^onfeil ,  allemblcs  à  Poilly  pour  le  fait  de  la  Religion, 
en  Tan  1561 ,  par  Théodore  de  Beze,  préfets  &  oyant  fix 

Cardinaux  j 


biyitizûO  by  GoOglc 


THE  THE  jix 

Cardinaux  ,  trentc-fix  Archevêques  ©ti  Evêques  &  un  grand 
nombre  ti' Abbés,  Prieiîrs  &  autres Dodleurs  Scholaftiques,  im- 
primée à  Paris.  Brieve  iixpofition  de  la  table  ou  figure,  con- 
tenant les  principaux  points  de  la  Religion  Chrétienne  ;  à 
Lauianne  ,  in  i6.  par  Jean  Riveri  ,  i^^îo.  Cenjurce.  Reponfe 
fàice  le  24  Septembre  par  Théodore  de  Beze ,  fur  ce 

que  Monfieur  le  Cardinal  de  Lorrabe  avoit  répliqué  contre  ce 
qui  fût  propofé,  en  la  première  journée  du  Colloque, par  kdic 
de  Befee;  avec  une 'autre  Répome  d'icelui  (ûr  certains  articles 
de  la  Réplique ,  mis  en  avant  par  l(^t  Oeur  Cardinal  ;  imprimées 
en  Tan  1581.  Cen/&rce. Répootè  «»  premier  Livre  de  Matthieu 
dpLaunay^  Prêtre^  &  Henri  Pennetier  nagueresLMinidrçjL; 
imprimée  à  Genève.  A  cette  Réponiè  a  été  raite  une  Réplique 
par  ledit  de  Launay.  Oraifon  exhortatolre ,  faite  &  prononcée 
en  Latin  ,  pardevnnc  les  fleurs  Syndics  &  Confeil  de  Genève, 
lors  de  réle<5lion  du  Re6kur  des  écoles,  traduite  en  François, 
&  imprimée  avec  les  Ordonnances  iiccléfialliques  de  TEglifo 
de  Genève  ;  imprimée  par  Artus  Chauvain,  La  Vie  & 

Mort  de  M.  Jeaii  Calvm  ,  décrite  par  Théodore  de  Beze.  Il  a 
ftît  upe  Êpitaphe  en  Grec ,  en  Latin  &  en. François,  pour  Ni«f 
pota^  de  Beze ,  (on  oncle ,  l'un  dies  Préfidens  au  Parlement  '  de. 
FaJEÎs  i.  qui  ik  voit  jpoXi^  en  tf^es^  dans  r£glîf«  iàint  Cdme  de 
iâint  Damien.  Sur  la  Verfion  desPftanmes,  GutUaame  Guie* 
rouk  fit  un  Epîgramme,  lequel  courant  d'un^  main  en  autre  de 
parvenu  ès  fiennes ,  il  répondit  (oudaîn  par  un  autre  Epîgramme, 
la  teneur  defquels  eft  celte  ; 

Voudra  choiflr^  pour  Us  meilleurs  élirc^ 
Tout  kun  çhoifi  de  long  &  de  travers  j 
Dire  il  pourra  >  en  les  écoutant  lire  > 
Ceux,  de  Marot ,  c'efi  d'49^^0/i  h  fyrf^^ 
Ou  du  Dieu  Pan  k  Jlageol  gracieux  ; 
Mtùs  feux  du  J^è^e  un  François  vitieuXj 
JUtdk  &  tomrtùnt  j  &  fâchai?^  à  megpviùlkf*  ' 
Donne  à  Marot  le  laurier  gracieux  , 
A,  Bè^e  quoy.  ?  de  Midas  les  oreilles. 

BiBLioTé  F&ASf.  loau  y*  Du  Yerd.  Toau  iiu   V  v  v 


fix     THE  THE 

.  .  .       '  • 

R^ponfe  de  Beze: 

Un  tifuùn  e^rît  de  trav<rs 

Trouve  mes  vers  rudes  &  verdsj 
"  ■       '  fâcheux  &  contraints  à  merveilles  ^ 

.    .  ■  Dotinam  le  laurier  précieufç 
f         '  .A  M^rôt  doux  &  gracieux i 

A  moy  de  Aiidas  les  oreilles. 
Afne  envieux  j  j'ay  bien  appris 
De  donner  à  Marot  le  prix  ; 
~    MitLS  quant  ejl  des  oreilles  miennes^  ^ 
Pour  le^  changer  f  qucji-il  bejotn 

DeekerehertM  Midas^  l^iln  ,  ' 
AIp  /f  tus-tu  pas  àà  /âne  lu  tkmus  f 

Thdodori  Be[(t  Ve^ikîi  Poémata  Parljî'ts  ^  în-S**,  apud  RtH 
htrtum  StepK  &  Conrad  Badium  y  1 545  **.  Voyez  les  autres 
(Buyres  Latines  en  aflèz  grand  nombre ,  dans  I*£pîtome  de  fa 
BibGothèque  de  Gdhe'r. 

*  J'ai  trouve  dans  les  Recueils  de  M.  Faloonec,  ^ae  la  Préface  de  la  Con- 
fejpûn  de  Fol  de  Théodore  de  Bcze,  n'vù.  qu'un  rccic  qu'il  fait  de  fa  vie  1 
Melchioi  Wolniar.  Il  7  raconte  qu'étant  fort  jeune  »  malade  de  la  teigne ,  il 
en  écoit  Ci  tourmenté ,  que  ,  s'arrltant  un  jpui ,  avec  on  de  fes  couiins,  fnr 
.  U  Pont  des  Muiniers  ,  qui  à  MoUtoribus  noaun  accep'u  (aujourd'hui  le  Pont 
eu  Change  )  fon  Coufin  lui  propofa  de  fe  jeter  dans  la  rivière  ,  ce  qu'il  alloic 
.  exécuter  fur  le  cluœp ,  lorfque  Ton  oncle  paila  dans  le  moment  même  fur  lô 
Pont,  &  décdtttna  fans  doitte  Bèse  de  fon  dèflêîn.  Il  ne  poaveit  pccvoir  ak»* 
les  ifeftinles  de  ce  neveu.   - .  ' 

.  '  Nicolas  de  Bcze  ,  oncle  de  Théodore ,  n'a  pas  été  Prcddentau  Parlement 
Pans,  mais  fculemeiirConfeiller-Clerc.  Il  eft  parlé  amplement  <ie  l'Epi- 
taphc  que  lui  Ht  fon  neveu  ,  Tom.  IV  du  MenagianUj  depuis  ia  page  2.1,6  , 
jufqu*à  la       x|  j.  (  M.  db  la  Monnoys  ). 

Du  Verdicr  fc  trompe,  qnàndil  date  de  i  545  l'Edition  des  Poc/i:?$  de 
Bèze,  chez  Robert  Etienne;  clie  eft  de  1 548.  Nous  ajouterons  ici  qa  î  | 
détails  fur  les  Editions  des  Poclies  de  cet  Auteur.  On  cite  communément , 
pour  la  plus  ancienne,  une  petite  Edition  in-iS»  de  ibixante-deux  feuillets , 
fans  nom  d'Imprimeur,  Ôc  fans  dare  ,  &  c'eft  l'opinion  de  Mettaire.  Mail 
M.  ( Môment  [  Bihlioth.  Cùr.  Tom.  111 ,  pag.  190  )  a  prouvé  alfez  bien  que 
cette  Edition  eft  poftérieure  à  celle  de  1 548  ^  ïn-^'\  parce  qu'on  y  a  adopté 
toutes  les  correâions  indiquées  i  la  fin  de  l'Edition  de  i  j  48.  11  eft  vrai  que 
Mertaire  objefte  qu'on  ya  laiffc  VEpitaphe  de  DoUt  j  ce  que  Bcze  n'auroit 
pas  fouâis»  après  1 548  ,  de  peux  de  hkSct  les  Pioteftaos  ,  pour  lefquels  il 


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THE  THE  jij 

«*étoir  alors  dcclnrc  ;  nuflî  M.  Clément  rcpond-t-il  que  l  Eilition  tn-\6.  fut 
faite  i'ans  la  participation  Je  l'Âutcuc  ,ôCi  ion  inrçu  :  ce  qui  le  prouve ,  c'eft 
que  locfque  Théodore  de  Bèze  publia  Css  luvtnahat  tn  156;,  il  ne  Us  an- 
iionça  que  comme  une  fecomle  Edition  «  n'en  rLCoinioilfjnt  point  d^autre 
antérieure  \  '  i  ;  ainfî  celles  qui  ont  pu  voir  le  jour  dans  l'inrervalls  ,  ne 
font  point  avouces  par  l'Auteur.  Bcze  en  donna  une  iroifième,  en  J  j7<>> 
in-^°.  Cette  troinème  Edition  ne  porta  point  de  date  for  le  titre  ,  mais  elle 
■fe  trouve  à  la  Hn  de  TEpîtrc  Déciicatoire.  D.uis  Ici  tieux  dcrnicrcs  EditiorK 
Bèze  a  retranché  les  pièces  trop  libres  qui  fe  trouvent  dans  la  prcniicre  (  celle 
de  1 548  )  &  les  a  remplacées  par  des  Pfcaumes,  en  vers  Latins ,  &:  par  d'au- 
tres Poclies ,  qui  convenu iein  mieux  à  l'Etat  qu'il  avoir  embratlc.  Enfui ,  en 
1597,1a  plus  belle  Edition  de  Tes  PolTics  parut,  m-4''.  pir  les  fdins  d'un 
de  fes  amis ,  de  l'aveu  de  l'Auteur ,  âge  pour  lors  de  foixante-dix-huit  an$. 
On  fit ,  en  1 598 ,  une  mauvai/ê  copie  in-i6,  de  l'Edition  in-^'',  W  en  parut 
une  autre  en  1599,  au(fi  tn-ïtf.  moins  belCe,  mais  plus  coicreâe»  Ac  un  peil 
plus  ample  que  celle  de  1597.  On  en  a  donné  pKilicurs  autres  depuis,  aux- 
quelles nous  ne  nous  arrcccrons  point  \  nous  dirons  ieultinient  que  Gruter  a 
xafTemblc  ,  avec  beaucoup  trop  de  foin ,  toutes  les  pièces Ucencienfes de  Bèze» 
&les  a  inférées  dans  fcs  DeiicU  Po'ètarum  Gaihrum  j  (ons  le  titre  de  AdeodAi 
Scb*  Ve\diacenjis  Juvèhaita.  Ainfi  il  a  chanj^c  le  nom  de  Theodorus  ca  celui 
^Adeodatus^  en  inrcrprécant  en  Latin  la  licniùcarion  Çreçque  3e  Théodon  j 
Se  '^tranfpo(ànt  leslyllabes  du  nom  de  Éè^e,ou  Be/a  ^  dont  il  a  fait  Stku 
Voyez  tes  autres  Remarques  fui  THiooont  DlBà^E.»  dajis  La  C&OIX'.DV 
Mainï  ,  foui.  Il ,  pag.  414  &  fuiv.  .,  , 

THÉOCRITE  *.  Voyca  Jbaw  Awt.  deBayf,  Estiemhk 
Força  OBI.. 

'   *  Théoccite  j  de  Syracufe,  a  vécu  environ  180  ans  avant  Jefus-Chrift.  II 

palTa  une  partie  de  fa  vie  A  I.1  Cour  de  Ptolomce  Lo;;us ,  Roi  d'E^vpte  ,  où 
il  fat  conlîdéré.  On  die  que  ,  de  retour  dans  fa  pattiâ  ,  il  of.i  mal  parler 
d'Hyéron  le  Tyran  ,  qui  le  fit  mont ir.  Il  a  compofô,  en  Dialeéle  Dorique  ,  de* 
îdylles  admirahlcs  pu  le  naturel  ,  lesgraces  naïves  l.i  vérité  qui  y  régnent. 
Théocnte  afetvi  de  modèle  i  Virgile,  qui  en  afaifi  toutes  les  beautés.  Les 
Palhyraie*  du  Pocte  Grec  Se  du  Pocte  Latin  font  ^lement  des  chef-d'cBU* 
Vies;-  nous,  n'avons  rien  en  ce  genre  qui  puilïe  leur  ctre  comparé.  Il  faut  da 
génie  pour  peindre  li  nature  dans  toute  fa  fimplicitc.  En  vou!:int  l'orner  Si 
rembeltir ,  le  Bel-efpric  la  gâte  ,  &  ceft  ce  qu'a  fait  tonienelle ,  ôc  ce  que 
font  encore  auroardliui  ceux  qni  ont  ie.mameur  d'avoir  afiëa  peu  de  goû( 
pour  l'imiter.  Il  faut  l'avouer,  le  Bel  -efprit  eft  naturellement  pauvie  ;  &  , 
quelque  effort  qu'il  fafîe  pour  la  cacher  ,  fapauvteté  perce  à  travers  le  clin- 
■quanr  dont  il  ett  furchargé.  Si  Théocrite  &c  Virgile  n'euflent  eu  que^  de 
refprit  ,  leur  mémoire  auroit  péri  .avec  eux.  Lotigepierre  a  traduit  quinze 
IdyUef  d«Tl>^c"te,n)sûsi^  ji'ap«sflirendre  lesgraçev4e  j'Original.  SaTca* 

Vvvij 


J14    T  H  È  THE 

dnâion  n'eft  recherchée  qu'i  canfe  dej  notes  qai  l'accompagnent.  M.  MoiH 
tonnet  de  Clitrfond  vienrde  mus  donner  une  nouvelle  Traduélion  en  profe 
de  quelques  Idylles  de  Thcocrite ,  contenue  dans  la  fuperbe  Edition  d'Ana- 
créon  »  êec  nadiiiie  en  François ,  donc  nous  «voos  parlé  d-deffii*,  i  rAnid» 

THÉODORE  TRIVULSE  a  ^rît  f^éckraiîiio  ik  mot 
Th^oddre  ei  •  âttnxtt  François  Trfvulfe  ^  ées  crah^fons  êt 

mauvais  dcportemens  de  Nicolas  Bâtard,  Qu'on  appelle  mon 
fils ,  lequel  faudement  fe  fdic  nommer  en  France,  Marquis  de 
Vigene;  bmpntaéc  à  Thurin  ^  'in^foL  par  Mavtia  Cravoc*» 

*  Théodore  Trivulce  fervoit  dans  1*  Avant*Garde  de  l'ArmccFrançoife ,  k 
la  Bataille  d'Aignadcl ,  en  1 509 ,  «Se  \  celle  de  Ravenne  ,  en  1 5 1 1.  Il  eut  le 

(;ouven)ement  de  Ginss ,  où  il  fc  maintint  avec  courage  dans  le  Château» 
orfque  les  Habitans  de  cette  Ville  qnîrcèrenil'Ie-perâ-  de  k  France ,  en  1  s  i8. 
H  ctoit  alors  Maiéchal  de  fiance. Il  mourut, en  ^û,Lfoo,  •  .dontiléiok 
Gouvernenr. 

THÉODORIT ,  Evêque  de  Cyr  \  Voyca  .AsTotiiB  jïW 

Bus  ,  StMOK  GODURD,  CxAVOE  DfiSPSVCK. 

+  T'i  'odorec,  Evêque  de  Cyr,  en  Svvîc  ,  ne  en  j'^fT ,  fut  fun  des  j>!u« 
favans  Pères  de  l'Eglile  ,  &  des  plus  zélés  Prédicateurs  de  la  Doctrine  Chré- 
tienne j  aulli  Tes  travaux  furent-ils  récompenfés  par  une  multitude  de  conve** 
•  fions.  Le  P.  Sîrmond ,  Jéfuite,  a  donné  un:^  bonne  Edition  Giecqu::  8c  La» 
tine,  en  4  vol.  in-foL  des  Œuvres  de  Théodoret,  anxcru  lies  le  P.  Ganiier  , 
ioilî  Jéfuite,  ajouta  un  cinquième  volume,  en  16^4.  Les  uns  dileoc  que 
Théodoret  mourot  vers  l'an  de  Jefas^Chrift  4^7  :  en  ce  m ,  il  étoit  âgéd»  • 
foixance-onze  ans  'y  s'il  oe  mourut  qn'en  470  ,  il  en  avoit  environ  quatre- 
vingt-qintre.  On  \e  rec^arde  comme  nndes  plu?  <^Iv')queasCoilttOVetui(kes<ie 
fon  ficcie ,  ôc  fei  Oaviigeç  peuvent  Icïvu  lic  uiudclcs. 

THÉOPHILE  DU  MAS  de  Sain:  Michel  en  Barrois ,  a 
tranOaré  dti  Latin  de  Mefîîre  Morin  PîcrchAm  ,  Chevalier  ,  un 
Livre  de  l'antiquité,  origine  &c  noblclTc  de  Ià  très-antjque  Cité 
de  Lyon  ;  enfemble  de  la  rebeine  &  conjuration  ou  rebelUoadii 
populaire  de'Iadice  villes-contre  Zes^ConfeiHers  de  là  cité no* 
rables  Marchands,  à  caufe  des  bleds  ;^te  en  Tannée  i^ad,  tm 
Oimanché  9  Jour  faint  Marc;  tni|irimé  à  Lyon  ,7«*S<*r  en  ladite 
«nnée.  Lenom  de*ce.Xradiiàeiir  éft'fu^poie  pat'SyiiipkoritB 


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THE  T  H  I 

Champier,  qui  fe  dit  ici  par  autre  (bppofition  de  Ton  nom» 

Morin  Piercham  *, 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  &  le?  nores  ,  aux  mots  Simphcttiiem 
Champier  ,  Toni.  II ,  p.ip.  417     4)  8  ,  5c  TuEOPHitE  00  Mas  ,  pag.  417. 

'  Le  P.  Ménétrier  ne  Te  louvenoïc  pas  de  ccc  endroic  de  la  Bibliothèque 
de.Dit  Vordier ,  lorfque,  p.  i6i  de  (on  IntroducUon  À  la  /eSun  di  i'Hifioine 
tde  Lyon  ,  il  cc-moigne  êcre  furpris  qiL'aucun  de  ceux  ont  fût  mention  du 
Xivrede  Picrchjm  n^n  reconnu  que  c'étoit  le  nom  renverfé  tie  Chimpier. 
De  K\xh)% ,  que  le  P.  Menerner  cite  ,  pag.  i6z,  l'avoit  même  leconauavaiic 
•Du  Ver dier.  (  M.  db  t a  Monno yb  ). 

lllLOPHRASTE  *.  Des  Odeurs. Voy.  Jean  de  l'Estrade. 

*  Thcophrafte  ,  né  à  Ercfe ,  dans  l'iile  de  Lesbos,  eft  un  des  plus  excel- 
lens  Philolophes  Grecs,  11  Aiccéda  à  Ariftote  ,  &  profelTa  dans  Iciycce,  en- 
viron jzi  ans  avant  Jefus-CKrift.  Le  Catalogue  de  fes  Ouvrages,  que 
Diogcn^î  Laërce  a  donne  ,  l  la  fuite  de  la  vie  de  ce  Philofophe ,  comprend 
.tant  d'objets  &  Mnc  de  fujecs  dilFcrens ,  qu'il  donne  la  plus  haute  idée  de  Ion 
£ivoir  immenlê,  &  de  Tétendue  de  (es  connoifTances.  &>nTeftamenc ,  qui  e$ 
i  la  fin  de  fa  vie,  eftrrès-curieux.  Cicéron  trouvoit  un  agrément  Se  une  dou- 
xcur  lij  ftvle  inexnrini.îb!es  dans  les  Ecrits  de  Thcophrafte  ,  &C  la  levure 
ties  Ouvrages  du  l^hiiofophe  Grec  faifoic  les  délices  de  l  Otaceur  Romain. 
Théophraffe  mourut  environ  aSo  ans  avam  Jefus-Chrift,  âgé  de  plus  de 
cent  ans.  Le  peu  qui  nous  refte  de  fes  Ecrits  nous  fait  regretter  la  pîrre  de 
ceux  qui  nous  manquent.  Son  excellent  Livre  de  Morale ,  connu  fous  le  nom 
des  CaràSiresj  &  qu'il  dit  avoir  compofc  d  quatre-vingt-dix-neuf  «ns  ,  non* 
••ftdevenu  très-familier  par  la  Tridudkion  que  La  Bruydct  cn  a  Êite.  Non» 
«vons  encore  de  Théophrafte  un  Traité  des  rlaHtês,  tt^eaàMX^uiMJiifioiff 
jdu  Pierres  ,  un  Traité  des  Odeurs  ,  &c.  &c. 

TflIRAUT  JOURDAIN  a  écrit  Hiftoîrc  mémorable  des 
Pharifiens  hypocrites  leurs  femhhbles  ,  îefquels  fc  fcparoienc 
des  autres  hommes  pour  mieux  couvrir  leur  hypocrifie  &  fimU'- 
lation^  traduite  d'Italien  ,  &l  mife  par  Dialogue  Tous  le  nom  d'uo 
Juif,  converti  à  Chrill ,  nommé  Balthafar  ,  &  d'un  Chrétien 
.nomme  Théophile j  imprimée  à  Lyon,  m-)^^,  par  Jean  Saup 
^rain, 

THIÉBAULT,  "ROI  DE  NAVARRE  *,  premier  du  nom, 
&-  Comte  de  Champagne,  a  compofé  phifieurs  Chanfons, 
coaunues  cn  un  livre  que  j*âi  écrie  à  la  main  en  ma  Librairie, 


ji<    T  H  I  T  H  I 

auquel  efl  la  note  du  chant  d'icelles.  Monfieur  de  RoilTy  en  a 
ua  aucre  qu'il  a  communiqué  à  Claude  FauTchct^  lequel  en 
(  (  fon  Traité  de  l'origine  de  la  langue  Françoife  ,  en  die  ce  qui 
s'enfîiic.  Ce  Prince  étanc  Comte  de  Champagne  lorfque  Saint 
Louis  vint  à  la  Couronne,  l'an  1227,  iîc  alliance  avec  les 
Barons  François  ^  contre  Blanche  de  Cadille,  mère  du  Roi,  que 
lefdfts  Seigneurs  prétendoient  avoir  entrepris  la  Régence  du 
Royaume  &  Gouvernement  de  Ton  fils ,  âgé  feulement  de  onze 
\  douze  ans ,  fous  ombre  d'un  teftament  du  feu  Roi  fon  mari, 
par  lequel  elle  difoit  cetçc  Régence  lui  avoir  été  lailTce.  Le 
principal  Auteur  de  !a  ligue,  écoit  Philippe  ,  Comte  de  Boulo- 
gne ,  oncle  du  Roi,  &  les  plus  puilîàns,  ce  1  hiébault.  Comte 
de  Champagne ,  &  Pierre  furnommé  Maucler  ,  Comte  de  Bre- 
/  tagnc.  Mais  Blanche  qui  ctoit  belle,  ieune,  &  encore  Efpagnole, 
/  fut  fi  bien  mener  I  hiébault,  qu'il  viliuiidonna  les  autres  Barons, 
&  qui  plus  eil: ,  découvrit  l'entreprife  faite  pour  prendre  le  Roi, 
revenant  d'Orléans  \  Paris.  Or  les  amours  du  Comte  de  Cham- 
pagne,  dépiaifànt  depuis  à  aucuns  Seigneurs,  il  advint,  aînfi 
que  dit  une  bonne  Chronique  que  j'ai  écrite  à  la  main,  que 
Thiébault  un  jour  entrant  en  la  fàlle  où  étoit  la  Roine Blanche', 
Robert,  Comte  d'Artois,  frère  du  Roi,  lui  fit  jeter  au  vifage 
on  fromage  mol ,  dont  le  Champenois  eut  honte  :  prit  de  là 
occafion  de  fe  retirer  de  la  Cour ,  afin  d'éviter  plus  grand 
fcandale.  Toutefois  la  grande  Chronique  do  France  ,  dit  que  le 
Comte  ayant  de  rechef  pris  les  armes  contre  le  Pvoi ,  &r  fâchant 
le  grand  appareil  qu'on  failoit  pour  lui  courre  lus ,  il  envoya 
des  plus  fages  hommes  de  fon  Confeil,  requérir  paix;  laquelle 
lui  tut  accordée.  Mais  d'autant  que  le  Roi  avoit  fliit  grande 
dépenfe  ,  il  fut  contraint  quitter  Montereau  fault- Yonne  , 
Bray^fur-Seine ,  avec  leurs  dépendances.  A  celle  befogne  é.toit , 
ce  fbnc  les  mots  de  la  grande  Chronique ,  la  Roine  Blanche , 
laquelle  dit  au  Comte  qu*il  ne  devoir  prendre  les  armes  contre 
le  Roi  fon  fils ,  &  le  dévoie  fouvenir  qu'il  i'étoit  allé  ftcourir 
lufqaes  en  (a  terre,  quand  les  Battons  le  vinrent  guerroyer.  Lç 


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T  H  I  T  H  I  JX7 

Comte  regarda  la  Roine  ,  qui  tant  étoît  belle  &  ù^c  ,  de  forte 
que  tout  ébahi  de  fa  grande  beauté ,  il  lui  répondit:  Par  ma  foi 
ma  Dame  ,  mon  cœur  »  mon  corps ,  &c  toute  ma  terre ,  efl  à 
votre  commandement ,  ne  n'eft  rien  qui  vous  pût  plaire  que  ne 

fiffk  volontiers:  jamais,  (i  Dieu  platt ,  contre  vous  ne  les  vôtres 
je  n*irai.  DMlec  fe  partit  tout  penfiF,  &  lui  venoic  fouvent  en 
remembrance  le  doux  regard  de  la  Roine ,  &  là  belle  conte- 
nance. Lors  fi  entroit  en  Ton  cœur  la  douceur  amoureufe  ;  mais 

quand  il  lui  fouvenoit  quVlIc  étoit  fi  h^wic  Drtmc  &■  de  fi  bonne 
renommée  ,  &  de  fa  bonne  vie  &c  nette  ,  qu'il  n'en  pourroit  ]k 
jouir.  Il  muoic  fa  douce  penfcc  amoureufe  en  grande  triftefîe.  En 
pource  que  profondes  penfocs  engendrent  méiarrcolie,  il  lui  fut 
du  d'aucuns  fages  hommes  ,  qu'il  "s'étudiât  en  beaux  fons  ,  & 
doux  chants  d'inflrumencs  ,  &  fi  fit-il.  Car  il  fit  les  plus  belles 
Chanfbns ,  &  les  plus  déleâables  &  mélodieuiès  ,  qui  oncques 
fùilènt  ouies  en  Cbanfons  ne  en  inftrumens,  &  les  6t  écrire  en 
fk  falle,  à  Provins ,  &  en  celle  de  Troyes.  Et  font  appelées  les 
Chanfons  au  Roi  de  Navarre.  Voilà  le  témoignage  que  portent 
de  Tes  amours  5:  étude  poétique,  les  grandes  Chroniques  de 
France.  Quant  au  Royaume  de  Navarre ,  il  échut  audit  Thié- 
bault,  Tan  1235  ,  par  la  mort  de  Sance  V  ,  Roi  de  Navarre, 
fon  oncle  ,  frcre  de  Blanche  ,  fa  mcrc.  Plufieurs  des  Chanfons  de 
ce  Roi  fe  trouvent  aujourd'hui  notées  h.  une  voix  ;  &  s'en  voit 
encore  quelque  relie  peint  au  Château  de  Provins  ,  à  l'endroit 
de  la  prifon.  La  première  de  celles  du  Livre  du  Seigneur  de 
KoilFy^  commence  : 

Quant       amour  me  prie  que  je  chant  « 
Chanter  mejfuet  j  &e. 

Laquelle  ne  doit  être  la  première  en  nombre  ,  pourtc  que  le 
Livre  n'ell  entier,  &  toutefois  il  y  en  a  Jufqu*à  dix,  toutes 
portant  à  côté  le  nom  de  Roi  deNavaKre.  Les  Italiens  ont  jadh 
cilimé  ces  Chanfons,  &  d'antres  FIrançois  de  ce  temps-là,  û 
bonnes,  qu*jls  en  ont  pris  des  exemples,  ainii  que  montre  Dante, 
lequel  en  ibn  Livre      yidgari  doquaiûa ,  allègue  ce  Roi 


ji8     T  H  I  T  H  I 

comme  un  excellent  M»tré  en  Pdëfie,  aucuns  traits  duquel  j*at 
voulu  ici  repréfencer.  Il  demande ,  puÛque  tout  Ion  mal  vient 
d'aimer,  qu'amour  fafïc  tant  envers  fa  Dame ,  par  prière  &  par 

commandement,  qu'il  (oit  aimé  d*elle:  car  fi  bien  aimer  y  fert, 
il  aura  joie  de  fon  gcnt  corps.  Fn  la  onzième  qui  e(l  belle, 
il  fe  plaint  par  le  troifiéme  couplet  de  rinconftanC6.de  faDame^ 
■difant  ^ 

Je  J^ay  de  voir  que  ma  Dame  aytne  çtnt  ^ 
Et  plia  ajfei  c'ejl  pour  moy  emphnçr. 

Ce  derni^  couplet  eft  a(!èz  bon. 

Je  ne  di  pas  que  nus  aim'  follement  : 
(  Que  &  plus  fox  en  fet  mieux  a  prifiàr) 

Mes  gruni  cur y  a  mcjlicr  fouveni  j 
Plus  que  net  fcns  ,  ne  raifon  ,  ne  plaidier* 
De  bien  «mer  ne  puet  nus  enfe.ïgnïer  ^ 
Fors  qiu  li  euers  qui  done  le  tàkat* 

Qui  t>:cn  ame  de  fin  cuer  loyaument  , 
Cil  en  Jçaic  plus  &  moins  s'en  peut  aidier. 

En  la  troifiémCi  il  die  que  û  Ton  meure  de  joie,  il  voudroic  bien 
mourir  entre  les  bras  de  fa  Dame  ;  mais  s'il  mouroit  pour  l'a- 
mour d'elle ,  ce  feroic  bien  raifon  qu'elle  en  eût  le  cœur  dolent. 
Toutefois  pource  qu'il  craint  de  la  courroucer,  il  ne  voudroic 
être  en  Paradis  s'elle  n'y  étoit.  Auffi  nVt-elIe  occaHon  de  dire 
qu'il  la  veuille  tromper ,  çar  il  l'aime  de  tout,  fon  cceur*  En  U 
quatrième ,  il  dit  qu'il  Taime  &  la  hait  t  car , 

l^iU  me  fa»  èii».  ejpren4re.  6t  aùtmer  j 
Mn  tiau  parler  &  aco'uuement  rire. 

Nus  ne  l'orroit  Jî  doucement  parler  ^ 
Qui  ne  çmdc^  de  s 'amour  ejire  Sire» 
Par  Die»  amoun  ce  wus-«fel4em  tUne  j 
On  vous  doit  bien  fervir  &  honorer  ^ 
Mais  on  Jî  patt  bUn  d'ung  poit  tropfier^ 

£n  la  cinquième  ,  il  dit  encore , 

Kar  nulle  rien  ne  fait  tant  cuer  félon  , 
Corn'  grant  povoir  qui  en  veuli  mal  ufer. 
Que  tant  de  gens  Ù  vont  tuit  environ , 
hfy  de  vçk  poÊtr  |ffïi!^« 


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Adc:^^  dlent  dame  ùtt  vous  vâutgiiWiiy  ^  :\\  ^\ 
Mais  ils  ^ulue^tli  traitor  fflpn». , .  '     .  )^  \  t 

Car^qiû  plus  a  ^éxUmitx  amour ^vd^*  . 

Et  encore» 

• .     Kajfe^  y  a  d'autres  qU<  ft  ne  fui  *         j ,  '  'i 

'  i^ui  la  prient  dt  fl".  cuer  hadement,  ■  _  ■ 

*  LbandiJJe  jaii  saai^iicr  Jùuvcnt.  *H»rdîe<!v» 

Mais  iî  ne  s'en  peut  aider,  quand  il  efl  devant  elle.  L*efpcrancc 
lui  Icrt  de  refuge ,  comme  l'oifelct  qui  va  férir  en  la  glu, 

Quand  il  ne  fcait  trouver  autre  garent. 

La  fixiémc  cil  rrès-bellc  ,  pleine  de  fmiiHrudes  &  tranflritions : 
aufli  eft-ce  celle  que  Dante  a}l^;ue  comme  pourexcmpki  elle 
.  commence  « 

De  hnae  ëmtfur  m'unt  *  feance  a  beanfé»        *  Science  &  bonté. 

Larièpdéme  déclwévî4iem«e«f(Je  hom  de  TAuteuir ,  diAuit:  ' 

'    '    Nus /ïe  ddtidmours  trahir      '  ^'^ 

Fors  que  garçon  &  rïhault.            •    '\  -1               '  * 

Ce  ce  n'ejl pour  fca  ^lasjir a  .  ^. 
/«  ne  yoy  ne  bds  ne  haut. 

j4ins  vduil  (ju'el'  me  *  trait  bautt^  "     "  *ttwiVtfg*f 

'SanS  ;^uilUr&  {an5fju/llif^  ^  -\  y'  \  -  y^  Wyc^^vt, 

Et  fi  le-pui  confuivw-      -."*.".,'  -  • 

-      I  '  îxCetf^iifif^tfkiry     i         '  ■i^. 

Nus  n'ejijoy ans  comme  Thieb(UtU»  .  . 

En  la  huitième  il  fe  plaint  id*ôtre  mis  en  nonchaîoir;  &  qu'en 
dormant  il  tient  s*amic,  &  en  vci|lanf  4.4*^ F^?A^:M*W'Vp^i{ft 
,  en.dormjUftC.^pepiç  toute  fa  vie,    ;  .îjnîÎT:  .n  :  ;  v'.t;    .  ^ 


Pwirce  hkn  le  dcut  *  beJloiOtM  OmMrs  * 
...           cel^evant  derrièj^e, 

1'        l''fÉànwalA^Âturè'iavlitie  à  fifi  éjf^a^  /::c:.;h.:uj 

iV.   ;            _Quilcsdmans/etywrejÔ'rejotur::'i     '  :  '■;(..: 


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5}^     TH-i  T^BI 

Défefpérance  fct  languir  &  doutoir  ]^ 

Et  mes  fox  cuér  penje  à  de^  à  guMr* 

S'il  fut  fage  j  il  me  fefijl  mourir  : 

Force  fa  bon  de  ta  fo&e  tnmr^  * 

Qu*M  tnp  gnuu  fitu  patt-U  Ûen  mejihtùr* 

A  la  fin  de  la  dixième ,  il  pfefid'côtlgé*d*amour»  pttifqu*!!  plût 
,  ^  /j^  Dâme  de  lui  donner  >  d^ljinc  „  . 

jtmour  le  veut  y  âr  rka  Datie  m*^  prie  j 

Que  je  m'en  pan  :  &  je  moult  l*ea  merci  j  * 

Quand  par  le  gre'  ma  Dame  m'en  chajll, 
McLllcur  raifon  ni  voy  à  ma  partie. 

*  Voy.  La  Croix  du  Maine  ,  &  iei  notes  >  au  mot  TmtAVtt  ot 
CjiAMrACiiNf  ,  Roi  de  Navarre  ,  Tom.  11 ,  pag.  4x7  &  fuiv. 

THIERRY  DE  HERY,  Lieutenant  da  premier  Barbier 
-  Chirurgien  àu  Roi  ,  a  écrit  la  Mcchode  curatoire  de  la  maladie 
vénérienne  ,  vulgairement  appelée  grofTè  verolle ,  &  de  la 
diverfité  de  Tes  Symptômes,  iriîpî"imée.  à  Parfis,  i/i-b^.  par  Gilles 
Guufbin  ,  I  569  *.  /  •-  ■  -,  - 

*  V07.  La  C  roiz  bv  Mai  m  s  »  &  ies  notes,  au  même  Anîde>  , 

pag.4jo&  43».  ^ 

THIERRY  DE  KIS  a  ccrît  Chrétienne»;  Méditations  fur 
huit  Plcaumts  du  Prophète  jpavid  j  imprimées  par  Jacques 

Berion  ,1^82.  '  "       '        '   '  ■; 

THIERRY  PETREMAND ,  de  Befançon ,  a  écrit  cri  vers 
•  François  ,  Paraphrafe"  de  l'admirable  Hifloire  de  ta  Sainte 
Héroïne  Judith  ;  imprimée  à  L^on^  if^-4^i  par  Benoid  Rigaud» 

THIERRY  DE  TIMQFllXE  Picard,  t.écrk  les  Néapo. 
litaines.  Comédie  Françoilc,  fore  facéticufè  fiir  le  fùjet  d'une 
.Hiftoire  d'un  Efpignol  &  un  Pàrifren  ;  imprimées  par  Abel 
l'Angelier,  1584.  II  a  traduit  d'Italien  ,  Regrets  facécituii  & 

plai Tantes  Harangue^  funèbres  fur  là  mort  de  divers  animaux, 
noa  moins  remplis  d'éloquence^ que  d'ucihcé  &  gaillardilè  ^  uor 


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T  H  O  X  H  O  jji 

t>rimé$  à  Paris,  in-i€*  par  Nicolas  Cherneau  ,  1 576.  Ces  Ha-; 
rangues  ont  été  auparavant  traduites  par  Claude  de  Fomoi]x>; 
&L  imprimées  à  Lyon  *.  • 
*  Voy.  La  Croix  »o  Maimi  ,  8c  les  iKNe$ ,  «| mime  Anicift»  Tom.  II 

pag.  43  i  à: 

THOMAS  CHARPENTIER  ,  Religieux  de  rOrdredeFon-^ 
revraut ,  a  traduit  de  Latin  en  François  ,  les  Exercices  fpiricuels. 
de  Sajiu  iionavcnture  ,  Cardinal ,  faits  en  [orme  de  Dialogue, 
TAme  dévote  parlant  avec  Thomnie  intérieur  j  cnfemble  une, 
Spicre  de  S.  Baiile  le  grand  à  S^nc  Grégoire  ,  le  Théologien 
de  la  vie  folitaire ,  miSe  de  Grec  en  François  par  J.  G.  T.  impri* 
mes  à  Paris»        par  Geryatx  jMallor ,  158a. 

THOMAS  DU  CLEVIER  a  . traduit  de  Latin  en  François , 
un  Traité  intitulé  Cymàalatn  mahdi    contefiaiit  quati^  DiakH  * 
gucs  Poétiques,  fort  antiques  ,  joyeux  6c  facétieux  ;  imprimé  ht 
Lyonytn-itf.  par  Benoit  fionnyn,  1538.  Je  n'ai  trouvé  antre' 
chofê  en  ce  Livre  qui  mérite  d'avoir  été  plus  cenfuré  que  lii' 
Métamorphoiô d'Ovide,  les  Dialogues  deLucian,  le  JesLivres< 
de  foladre  Argument  &  fiâions  fabuleufes.  Au  premier  Dialo- 
gue l'Auteur  introduit  Mercure  Bryphanes  ,  &  Curtalius ,  lef- 
quels  fe  trouvant  en  une  Hôtellerie  d'Athènes,  à  renfcigne  du 
Charbon  blanc,  où  Mercure  d'aventure  arrivé,  defccndu  du 
Ciel  de  la  part  de  Jupiter  qui  lui  avoit  baillé  un  Livre  à  faire  relier, 
ces  deux  bons  fripons,  pendant  qu'ils  s'en  étoient  allés  à  Tebat, 
tirent  d'un  paquet  qu'il  avoic  lailîe  fur  le  lit,  ce  Livre,  le  dcro- 
bent,&  en  Ton  lieu  en  mettent  un  autre,  contenant  tous  les  petits- 
paflê-temps  d'amoitr  &  les  folies  de  Jupiter,  comme ,  quand  il 
fe  fit  Taureau , pour  ravir  Europe  ;  quand  il  fe  déguifa  en  Gygoe,' 
pour  aller  à  Ledar  QuaAd  il-print  la  forme  d*Amphitryo  ,  pour 
coucher  avec  Alcmena.  Quand  il  fe>tranfmua  en  pluie  d*or  pour 
jouir  de  Danac.  Quand  il  fe  transforma  en  Diane  ,  en  Pâfteur  ^ 
en  feu  ^  en  aigle ,  en  ferpent,  &  ptufieurs  autres  menues  folies. 
Au  fécond  Dialogue  font  introduits  quelquesPhilofophes  cher- 
chant des  pièces  de  la  pierre  Philofophale  |  par^i  le  fable  du 

.  ...     '  \  y\  .      '        .       /»:     .  1  i  :  }X3&X4j 


T  H  O  t  H  Ô 

théâtre ,  oèi  aucrefois  cèniiiie'  ifs  étoknt  diifmtaRt  -,  Mercure  ]i» 
leur  ay«xit  montrée,  ces  rêveurs  fimportuiièreiit  tant  par  leurs 
prières ,  que  ne  fâchant  à  qui  k  donner  entière ,  il  la  brilà ,  &t 

mit  en  pisadre ,  puis  la  répandit  parmi  l*àrenc  ,  afin  qu'un  cha- 
cun en  eut  quelque  peu  ,  ^cv.r  difant  qu'ils  cherchaninf  bien  ,  & 
^ue  s'ils  en  trouvoient  feulement  une  pièce  ,  ils  fcroienc  mer- 
veilles ,  rranfmueroienc  les  métaux  ,  romproienc  les  barres  des 
pèrtes  ouverres,  guérifoietît  ceux  qui  n'ont  point  de  mal  ^  im- 
pctrefutent  làcHemcnt  des  Dieux,  tout  ce  «qu'ils  voudroicnt, 
pourvu  que  ce  fôt  éhtéfe ^iîcite  &  qui  dût  advenir,  comme  après 
îe-beatt  temps  là-  pluie  ,  fleàri  Sl  iêreia  a«  printemps ,  en-  été 
poullîère  &  chalearsy- èwts  eii  j^'tofiine«!  froid fanges  en' 
htYi^^  i  ^'qiy%i:iât<^j  ijçj|j|^ifie.(|it;vab.Iabfenf  to^Alebimn'A 
tes.  ^fln.  api|ès:q)}9j1^l%abu^,avditr  qa^.'.Merçure  peut  reftituf r t 
4E  iÔMilra-ire  ^qyilOdJil  -Jui  plaie ,  a.  cefi^^jPieirc  Philoropbale  ,  ùk* 
vertu ,  Mcrctire;  qui  eft  auili  introduit  «  Ayant  changé  ^qii  viiâgç; 
cp!  autre  forme ,  alfavoir  d'un  beau  jeune  gars  qu'il  étoit,  en  u» 
vjç^Hard  tout  gris,X^  nqo^tre  a  eux  &  feur  dit  que  depuis  le 
tejDp5;  qu'ib  la  cherchent ,  il  n'efl:  nouvelles  qu'ils  aytnc  fait  at*-. 
<uix^ia6le  digne  deja  Pierre  Pinlplophale,  qui  le  fait  penfcrque» 
ce  ne  l'crt:  point ,  giî  ,  fl  ccreft,  qu'elle  n'a  point  tant  de  vertu, 
'que  Tondit;  mai:»  que  ce-nefoiit  quepâfulca,  iS:  que  leur  pierre 
1^  fert.  qu'à /aire:  des  coi^tcs.  Au  troifiémc  Dialogue  ciï  pris. 

^bacffiivâ  le  :p!ropos  ^U/prçinier ,  toucha ^e.I^vfe.â^obâ  h 
VAnpmti  4<t>  twi  iarptns îiicttuié  :  '  Qua  iH.  kec  Ltbro  cotttmtatiir* 
Cliaiwûtàrmtmi.mtmarûhiUiint-^uarJui^r  anuquûm,  tjiti 
ijifi.  Fa^i:tm  pr^fityp^tmv  Slvt-^.^itm'^u^  fiitura  funt'Ctrtm' 
'dffjfofitionts.  ôualoguf  Htmm  immormlmm  ^  ^uicum  /oveifitr- 
tmrvjduri  JifM  fefnpiternaa^:  Pàr  là  TAut^ur  fe  moqup-premiè** 
rementdes  PaycnsIdolâtres  ôfide  leur  fauK  Dieu  Jupiter ,  com* 
me  voulant  dire  qu*il  n*a  oncqi^es  cré ,  ou  s'il  a  été  ,  il  étoifi; 
homme ,  &  ne  6c  onc  acles  admirables ,  ne  tels  quefabuleu/è- 
r«>cnt  on  a. écrit  de  lui.  Par  le  fécond  chef  du  titre  du  Livre,  j1  fc. 
gabc  du  DeÔifi',:.&  fatalèi  neeçf.Ijcc ,  tacitcpicnt  de  l'AflroIor^ 
Ijie  judiciaixô  J£tpar  le  troiiicme^  de  ceux  qui  pour  feur^roa- 


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«fcwr  s*«ftlmcnt  «omoie  LSeox»  EoMptks  il  fiut  dilcoivir  Mercuxe 
<les  mémoires  &  cliargc  que  les  Dtctix  &  Déeflès  lui  ont  bailltt 
chacun  paniculiérement  à.fiiîre:  en  cerre  ce  voyage  ,  ât  le 

même  Mercure  par  la  vertu  de  quelques  paroles  qu*il  marmonne^ 
fait  qu'un  cheval  nommé  Phlegon  parle  &  raifonnc  avec  fon- 
palfrenier.  Au  quatrième  &  dernier  Dialogue,  deux  chiens» 

l'un  die  Hylaéhw  &  l'autre  Pamphagus  ,  qui  furent  autrefois  du 
nombre  de  ceux  qui  dévorèrent  Acléon ,  chacun  de  ceç  deux 
ayant  avallé  un  lopin  de  la  langue  du  Veneur  tranimuc  eit 
cerf,  laquelle  il  tiroit  hors  la  bouche  ;  fc  rencontrant  long- 
temps après,  devinent  «nfemble  de  plufieurs  chofcs  plaifantes. 

'  Bayle ,  ne  prévoyant  pas  la  nouvelle  EHiâon  qu^on  donncrou  du  Cymhalum 
Mundi.j  fia  17 1 1.  >  à  Amfterdam     crut        plaiiîr  à  Tes  L^ieurs  de  ieu: . 
«ppjer  le  Sotwaaice  qu'il  avoir  trouvé- de  ce  Livte ,  en-  cet  endioic  de  Da.: 

Verdier.  Thomas  du  Clevier  eft  un  (aux. nom,  fous  lequel  Bonavemure  des 
Périers  n  c.Trhr  !«?  fîen.  Le  Cymhalum  ^  qaoinu'en  clife  l'Atiteur  ,  lîrîn^  foa 
^kre  Dcditit^jirt  ,  à  fon  anu  Piecre  1  ryocan  ,  n  eil  pas  mie  iiaduuion. . 
J'ai  dit  par  OLcatlon^aumot  BAUTHniMi  Ane  AUj-ceque  j'en  penfois.Voy.  La 
C^oix  DU  Maime,  Se  les  tiotes,  aux  An.  Barthélémy  ANEAu,Tom.  I, 
5>.  78  6c  79,  &  Bon  AVENTURE  des  Prriers  ,  p.  90-  (  M.  de  la  Monno  vf  \. 

*  11  y  en  a  eu  depuis  une  nouvelle  Edition,  in-ii,  à  Amllerdam,  1 71 8 , 
41VCC  figures. 

THOMAS  D*AQUIN     Hymne  du  Saint  Sacrement  de  ' 
J'Eucharillie ,  commençant,  Sacr'is  folcmnits  fint  gaudia.  Autre 
<^n\  commence  L  auda  ^  Syon,  Sahatonm.  Autre  ,  Pangc  îingua 
^Ipjiifi:,  traduiLi  par  Guy  le  Febvre,  U.  cunteaui  aux  Hymnes 
Eccléfiaftiques. 

^  S.  Thomas  d'Aquin  naquit  au  treizième  fiècle ,  de  l'iiiuf^re  famille  dcê 
(Comtes  d^Aquîno,  au  Royaume  de  Naples,  dont  ie  nom  s'ell  éteint  dans  ce 
iiccle.  11  mourut  i  l'Abbaye  de  Foira-Nova ,  de  l'Ordre  de  Cîteaux  ,  dans 
l'Eiat  Ecclciiaftique^  le  7  Mars  1174  ,  dans  la  quarante  -  neuvième  annéev 
coimnc  il  alloit  au  Concile. Général  de  Lyon.  La  yaûe  étendue  de  Ton  gcnie^ . 
y towvée  par  la  foltdicé  de  Ae  "Ecrits  t  &  les  pcinctpetes^irconAances  de  ik^ 
■vie  font  h  connues ,  que  nous  ne  nous  arrcrcrons  pas  à  en  parler.  On  bl^ne 
tS.  Thomas  de  s'ctre  ccayé  parrtouc  d'AxiUore.  Ceft  le  goût  de  fon  ficelé  qu'il 
blimer.  II  vonloit  raire> voie  que -k  Religion  Chrétienne  eft  •conforme- â  - 
lU>ittl^  8K.jom  dbi  iii9.iimit  dcJUméai  d'i^siAoCf^-flui  en  était 


JJ4     THO  THO 

ronde.  Ceft  dans  ces  vues  qu'il  a  émit  comû  les  3ià&9c  lat  Goidli.  Zaïu 

•  THOMAS  BEAUX- AMIS,  Carme  Parifjcn  ,  Dodeur  en 
Théologie,  Religieux  des  Carmes  de  Mclun  ,  a  écrit  Enquête 

.  &  Grieè ,  fur  le  fac  &  pièces ,  &  dcponciom  des  témoins  pro* 
duits  par  les  favorb  de  h  nouvelle  Egitfè ,  contre  le  Pape  fic 
autre?  Prélats  de  rËglife  Catholique ,  en  laquelle  e(l  donnée 
briève  Réfblotion  félon  leurs  mêmes  témoins j  aux  mêmes- 
Ijvres  &i  Chapitres  qu'ils  ont  allégués;  imprimée  à  Paris,  iii-8''# 
par  Hiérôme  de  Marnef  &  Guillaume  Cavellat,  1571.  Ré(b- 
lurion  fur  certains  Pourcraics  &  Libelles ,  intitulés  du  nom  de 
armite ,  faufTèment  impofe  contre  le  Clergé  de  TE^Iifc  de 
Dieu  ,  par  laquelle  eft  prouvé  par  le  Difcours  de  Tlicnture- 
Sainte  &:  i'exprefîè  parole  de  Dieu  ,  le  nom  de  Marmite  enflam- 
mée, être  propre  à  la  nouvelle  Eglifei  imprimée  à  Paris,  par 
Hiérôme  de  Marnef,  r  s  73-  Hilloire  des  Sedes ,  tirée  de  l'armée 
Sathanique  ,  Icf^uellcs  ont  oppugné  le  Saine  Sacrement  du 
corps  &  làng  de  Jefus  Chrift ,  depuis  la  promelTe  d*icelui ,  faite 
etf  Capemaum  jufques  à  préiënt.  Et  la  viâoire  de  la  vérité  de 
parole  de  Dieu  «  contre  le  menfonge;  imprimée  à  Parts»  in-Z^, 
par  Guillaume  Chaudière»  1 57^.  Remontrance  au  Peuple  Fran* 
çois.,  qu'il  n'ed  permis  à  aucun  fujet,  ibus  prétexte  que  ce 
fbit»  fè  rebeller  ne  prendre  les  armes  contre  Ton  Prince  & 

'    Rot  f  ni  attenter  contre  Ton  Etat  :  le  tout  prouvé  par  l'Écriture 
Sainte;  imprimée  à  Paris,  par  Guillaume  Chaudière, 

,  1575.  Oraifon  funèKre  ,  prononcée  h  Paris  ,  le  21  de  Juin  ,  à 
la  fépukure  du  corps  de  feu  Meflire  Charles  de  Gondy ,  lîeur  de 
la  Tour,  Mefieres  &  Nandy  ,  Capitaine  de  cinquante  hommes 
dTarmc; ,  Maître  de  la  Garderobc  du  Roi  ;  imprimée  à  Paris, 
par  Guiliiiime  Chaudière.  In  facrojau'du  Cxntz  Myjkrui,  Faf- 
ftontm  ù  KtfurcBïontm  Domiiti  nojiri  Jcfu  ,  Homciia  &  tabula  , 
finnexîs  quibufdam  Jchpliis  ex  primis  Ècclejia  Patribus  ,  i«-8'« 
Pûrijiis  y  apud  GutUdmumChûudun  ,  t^jo,  Homelia  inom» 
ffid  ^uiZ  pçr  quadr.2^ùfLm<m  UguiUur  Svangdta  ^ui^us  fiuplid 


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THO  THO  }}S 

mtthodù  ,  quœ  ai  iiuapmadonm  ,  &  ioSrhut  ohfervamnan 
faciunt^  exantiquiJJîmisEedepœPaifib.jdeSa  compnkehdunotr, 
^uJ  GuilUmum  CAaudUre^  25^7.  De  fidt  &Symholo 
Ltbr.  4.  quibus  Catholica  fides  illupratur^  ia-»<».  Parifis.  Com- 
pendium  vocabularii  Thcologtci  Scholaflici  ;  Parifits  apud  CuUL 
Chaudière,  1^80.  Dtcultu,  vtfuratione ,  inUrceffione  ,  invoca^ 
tionc ,  meritis  ,  fcjî'ivhatibus  ,  reliquiis  &  miracuîis  Sanclorum 
Catholica  ûj/crtio  j  Fanjits  ,  f//-8°.  15 6*6*.  In  Habacuc  Piophe- 
tam  Homeliœ  x 8.  habita  m  rcgta  Parijiis ,  î£eS.&  excusa  à  G. 
.  Chaudiire,  i/i-go.  Harmonia ,  firc.  in-foL  Farifiîs  *. 

*  Voy.  La  Croix  dv  Maikc,& les  noies,  au  mot  Thomas  Bbavx-Amis» 

lom.  II,  pag.  4 ji  8c  45}. 

THOMAS  ERASTUS,  ProfefTcur  en  Médecine,  à  Heidcl- 
bcrg  *.  Deux  Dialogues  touchant  le  pouvoir  des  Sorcières  :  & 
la  puninon  qu'elles  mén'rcnr  ,  imprimés  avec  Tlmpodurc  des 
Diables  de  Jean  Wicr,  à  Pairis,  10-8**.  par  Jaques  du  Puys. 

*  Cet  hdnte  Médecin  ctoic  né  a  Baden ,  en  Snid'e ,  dans  le  Comté  du 

me  me  nom  ,  en  1 51^  ,  mourut  â  Bafle  le  dernier  Décembre  1583,  félon 
M.  de  Thou  (1^^.  Lib.  LXXVIII)  Jnnum  ciaufit  mors  Thonu  trajù  Ba- 
deniSi  in  ffe/vetib  maL  Queloues-uns  ont  dit  mal-à-propos  qu'il  ctoit  né 
dan^  le  Marqulfat  de  Baden-d'Ourlacli.  On  prétend  que  fon  véritable  nom 
ctoit  Lteber,  &  qu'il  l'avoir  tradair  par  celui  A'EraJîus.  Il  fat  grand  Médecin 


gout 

loibleUe  ki  granoe  aans  la  main  aroite  ,  qu  il  ne  pouvoir  s'en  lervir  pour  u  

,  V?™*"*'*  obftacle  ,  &  parvint  à  écrire  de  la  msin  i^^nrbe  ,  aver  autant 
d  ailance  que  de  ni|ndtté}  &  ,  ayant  iiouvé  un  auu  ciiaruabic ,  qui  im  four- 
nit les  moyens  d'étudier,  il  profita  des  bienfaits  de  cet  ami.  (  MekIuAdam. 
Vu.  Mti.  )  Eraft  profefTala  Médecine  pendant  long- temps  ,  &  avec  grand 
fuccèî ,  à  Heidelberg ,  puis  à  Baûe  ,  où  il  mourut  dans  fa  foixante  unième 
année  ,  étant  né  ,  comme  fe  Tai  dit  ci-delTus ,  en  1 5 1  j.  On  trouvera^  dans 
la  Bibliothèque  de  Gefner ,  un  lojii^  C  ntalogue  de  Tes  Ouvrages  ,  la  plupart 
écrits  en  Latin.  On  affure  qn'r!  eft  l'Auteur  du  Traiu  des  Comètes  ^  public 
fonsb  nom  de  Tkur^cerjîs  Ph\ficus.{  Placcius  de  Pfeudon.J  11  démontre  1* 
fol» de  rAftrologie  Judiciaire  &:  de  la  Médecine  de  Pacacdie ,  quiiournoir 
alors  routes  les  tt  tes.  Il  fur  moins  heureux  à  traiter  les  matières  Théologîques  > 
& ,  ayant  cent  fur  la  Dificiplioe  &  les  Cenfures  »  d'ttttè  manière  wut-i-fait 


~sy6    THÔ  THO 

oppofce  à  l'opinion  de  cetuiie.^k  Commonion,  il  cku£i  à&  ^zvvk  trotobfes 
.  wôs  les  Egliiesde  SuHIè. 

THOMAS  JARDrN",  Vicaire  de  Beau  Jcii ,  a  réduir  en  Qua- 
trains François,  les  Sentences  fpii  ituelles,  rcLueillie;»  des  (Euvres 
'  de  S.  ÂttgulHn  ,  par  Profper  Âquicanique  ,  £vêque  de  Rheigç» 
&  par  Itii  miCcs  en  vers  Latins  ;  avec  aaties  Sentences  CKtraioeft 
des  (Euvres  de  Saint  Hîrenée»  Archevêque  de  Lyon;  &  de  Ter* 
cullien  :  le  tout  aulfi  réduit  en  Quatrains  François;  imprimée»  à 
Lyon  y  tn'î9.  par  B,  Rigaud*  z  S^4* 

THOMAS  ILLIRIC.  Dcvocci  Oraiions  en  François  ,  avec 
vne  Chanfon  d*Amoar  divin  ,  comprife  fur  les  Sermons  de  frère 
Thomas  niiric ,  pour  induire  Bc  inciter  le  peuple  à -dévotion; 
imprimées  à  Paris  ^  i^aft.  Sermoms  aurei  m  aima  civitau  Tk<h- 
îùfittut  jMPOclaman  à  fratre  Tkoma  HUricû  de  Auxlmo  ^Ordinit 
jÇjinorum  ,  facra  Theologîce  Profeffbn^  &  vcrbi  Dti  Prseoae^ 
famojljjimo  Gencrali  ^  Jlpofialieo  pcr  unlverfuM  muudum  ^  ini^ 
fftff»  Tholùjttf  in'.^^*parJoatmm.  de  Guerlins,  <.5^<* 

THOMAS  DE  KEMPIS.  De  l'Imîcadon  de  kfiu-Clinft 
Voyez  JEAii'BôvtT.LON. 

^Thomitt  i  Kempis  s'appelott  Tltomos  .Uâmeitkem  ,  8c  flic  iMBimé  è 
Kaufis ,  èa  nom  de  Kempen,  (a.  patrie  ,  petite  Ville  de  l'EIedbxEttde  Co- 

îo^ne  ,  &  non  de  Kempen  ,  dans  l'Orwcrilel ,  comme  l'a  dir  Corneille,  dans 
fon  Diclion.  Ge'ograp.  Ses  Ecries  oui  été  imptimcs  en  j  vol.  m-S".  Coktgoe  » 
i6éo,  La  première  Edition  avoit  paru  i  Nosemherg,  en  1495*  On  y  trouve 
des  Sermons  ,  des  Ouvrages  AfcétiqueSjdes  Vies,  &  quelques  Lettres  ;  mai» 
il  n'y  eft  point  quefVion  de  la  Chronique  du  Mouaftcre  de  fainte  Agnès  , 
Ordre  de  S.  Auguftin,  où  il  étoic  entre  en  1407.  Cette  Chronique  fut  pu- 
bliée i  Anvers  ,  en  i6\^.  Thomas  à  Kempis,  né  e»  tfSo  y  mounu  ,  en 
1471  ,  en  odeur  de  {aintetc.  Quant  an  I  i  .  r;;  de  \' Imitation  de  Jefus-Chrïft  , 
attribué  à  Thomas  à  Kempis  ,  nous  renvoyons  â  ce  que  nous  en  avons  ^ic 
dam  les  notes ,  fur  l'Article  de  Jban  BountoK ,  Tom.lU  de  cette  flibK«- 
dièqae  »  pagp 

THOMAS  MOKUS  \  République  d'Utopie.  Voyez  Bas- 
'  THEtaMT  AirsAir,  Jiaji  u  BtoitD 

#Cetlioi»Q»  céUbc«  était  aé  en        UtMkivft  Mtibtt^filfrAj^ 

calem» 


T  H  O  T  H  O 

luiêiu,  &  gagna  la  confiance  du  Roi  d'Angleterre,  Henri  V'III ,  qui  !e  fît 
Chaoceliei  de  fon  Royaume  ,  après  l'avoir  employé  dans  diverfes  ÂmbalCt- 
9c  dufgé  4e  diveifei  n^odttioQi ,  donc  il  8*ac(jtiictft  Avec  fiiccèti  D 
étok  àgji  d'MirifOii  diiqiuuitf-ciiiq  ans ,  locfqa'il  iiic  décapité  à  Londres  ,  le 

é  Juillet  I5J5,  pour  n'avoir  paç  vodlii  reconnoître  Henri  pour  Chef  de 
i'Eglife  Anglicane ,  Ôc  peut  ccce  plus  encore,  pour  s'erre  oppofé  i  fon  divorce 
âvec 'Catherine  d*Anagon,  6c  a?oir  irmé  contre  toi  Anne  éeBottlen.  Ses 
Ouvrages  furent  impriinés  à  Louvain  ,  în-fol,  en  1^96,  On  j  trouve  un  Dia- 
logue ,  dont  le  fujet  cft  ,  qubd  mors  pro  fide  non  fugienda  fit.  Sa  conftauce 

frouva  qu'il  n'avoit  écrit  aue  ce  au'il  penfoit.  Son  Ouvrage  le  plus  connu  eft 
C^ro/>x<jdoi|C  M*  de  Guedcville  donnauneTradudlion,  en  17^0, Livre agvéii» 
t>le  &  curieux  ,  compofc  à  l'imiration  He  la  Rcpabliqae  de  Platon.  On  troU" 
vera,  dans  le  Tom.  XXV  des  Mémoues  de  Niceton ,  l'Abrégé  ck  la  Vie  de 
Tkotnas  yi&w» ,  le  Onalo^ue  de  lès  Oavnget.  On  peut  lire  anffi  rAtode 
de  Thomas  Morus ,  dans  le  cinquième  volume  de  la  Biographie  Britannique^ 
où  l'on  a  rafTemblé  les  dcraih  le?  plus  intérellàns  de  Ta  vie  de  ce  fameux 
Chancelier  d  Angleterre.  Nous  avons  parlé  de  fon  UtMie^  dans  les  noces ,  à 
rAnicle  de  BuTamicr  Ambav,  Tom.  |IIde<w«e  BibÛoth.  p:^.  ai  i«. 

THOMAS  SYBILLE.  £o  l'iipkre  adr^fi^  a  leaa  Brinon, 
Scieur  4fi  ViUeiies  J  Concilier  en  h  Cour  dcParlemcnr»  i 
Paris  «loilè  an  .devant  de  Vlphïgtait  il'£iin[Mde,toiim&ide  Gnc 
en  François»  le Tradoâieiim?  sVccant  autremient  nommé  4e 
Ibiifcric  que  par  ces  dm  Ifctres  T^S.&lCc  di&it^  par  le  ticre. 
Auteur  de  l'Art  Poedoue  »  je  ne  favois,  ne  pouvoisdeviner  qud 
ce  pouvoir  être;  eariniyanc  point  vu  d'autre  Livre  intitulé  Are 
Poétique  François ,  que  celui  où  l'Auteur  prend  îe  nom  de 
Quincil  Horacian  ,  &  un  autre  de  Jaques  Peletier ,  cela  m'occa- 
0onna  d'inférer  la  verûon  de  cette  Tragédie ,  audefTbus  du  nom 
de  l'Auteur  Grec  Euripide ,  en  Ja  lettre  E.  Toutefois  en  linuiC 
depuis  parmi  les  Epigramraes  Laxins  d'Efticnae  P%-fquier,  nou- 
vellement fortis  de  la  preiTe  ,  j'ai  trouvé  que  le  nom  du  Tra- 
Aiâeur  dWIe  Tragédie ,  &  «run  Arc  Poétique ,  e£l  Thomas 
SybiHe,  fans  lequel  Parquier,  qui  fli*a  été  en  cela  un  (Edipe^ 
l'en  Àois  jchez  guiHoicle  fongeur  ;  car  on  pourroit  interpréter» 
toutefois  fauflêmeoe  êi  par  ignorance,  T.  S.  TouflàinâsSottiny 
Thomas  Scrvin ,  Triftan  Savetier  &  autres  noms  &  fiirnooiSy 
aufH-tôt  que  Thomas  Sy bille.  Que  6rt-il  donc  de  fiûre  r^ver 
Alnfi  les  gem^  A  quoi  fervent  deux ,  trois  ou  quatre  lettrés  , 

BxbuotvFaah.  JoiitK^.DvVs&p«roai.jj/.  Yyy 


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538     T  HÔ  T  H  U 

chacttbe  mifc  pour  un  mol ,  11  on  ne  fait  ce  qii'elles'fîgnifien  t ,  S: 
.on  ne  lespeucconnoltre^  Quene  mec-<ui  les  noms  tout  du  long} 
tou  bien  û  on  ne  veut  être  connu ,  que  ne  fupprime-t-on  du  tout 
ÛM  nom?  Ce  Thomas Sybille,  Châlonnois,  Avocat  enParlement 
'à Paris,  a  écrit  en  outre^Traité  du  mépris  de  ce  monde,  par 
lequel  .cft  démontré  le  grand  profit  &  utilité  qu'apporte  à 
Thomme  îa  vie  folitairc  &  contemplative i  enlemble  les  moyens 
pour  éviter  les  fautes  ,  efquelles  les  perfonnes  font  le  plus  fou- 
.  vent  adonnées  i  imprimé  à  Paris,  xn-i6.  par  Léon  Caveikc, 

♦  Voy.  L  a  Croix  vv  M>i M 1 ,  &  les  notes, au  mcme  Attide, 
Tom.  II  ,  pag.  434  fuiv. 

Thom  as  TURQUAM,  Générai  desiMonnoies,  Commii:. 
faire  députe  par  Sa  Majcfté ,  pour  rexécution  du  décri^  des 
efpèces  de  billon,  étranj^ères  ,  qui  s*expofoîcr\L  au  Duché  de 
Bourgogne,  a  écrit  Remontrances  par  iui  laites  au  Parlement 
de  Dijon  ,  Je  dixième  jour  de  Septembre  1573  ,  oà  il  déduit  les 
bonnes  &  juftcs  confidérations,  pour  lefquelles  !e  Roi  a  décrie 
ks  efpèces  de  Billon,  étrangères  ,  &  répond  aux  opinions  fie 
latfons  qu*on  pourroit  avoir  du  contraire  ^  imprimées  à  Paris, 
iii-S*.  par  Jean  Dallter,  i  ^73.  Avis  par  lui  donné  en  une  alfcm- 
blée  faite  à  Paris,  au  mois  de  Sqitembre  157?  »  pardcvant 
Monfieur  le  Cardinal  de  Bourbon  ,  pour  délibérer  fur  les  Mé- 
moires préfentés  au  Roi,  afin  d*abolir  le  compte  à  fols  &  à  livres, 
&  dorefnavant  faire  tous  contrats  &  oWi gâtions  à  écusj  imprime 
k  Paris,  i/^8°.  par  Jean  Dallier^  15 7S.        ,  . 

THUCIDIDE  *.  Voyez  Glaudi  dk  SiTssni 

♦  Thuei<lide ,  on  des  pAos célèbres  Hiftoriem  Grecs,  ii«|iiic,  qnviron  cinq 

cens  :ins  avant  Jefus-Chrift  ,  d'une  famille  illuftre.  11  comptoit  parmi  fes  An- 
cêtres Miltu  le  Cimon.  U  annonça  Ton  goùc  Sc  liiureuTes  difpofuions 
pour  écrire  l'iliftoirc,  pxi  les  brmcs  qu'il  rcpandicoh  jour ,  étant  encore  très- 
jeune,  i  la  leclure  qu'on  faifoit ,  dans  ane  afi&OibWc publique  ,  dequclaucs 
Livres  d'Hérodote.  11  époufa  une  femme  ori^naire  de  Thrace ,  fort  riche  , 
donclaforcnne  le  mit  à  portée  de  s'mllruire»& lui  facilita  les  moyens  d  acqué- 
fScWs  connoÛQmees  néceflâiies,  pour  compo&i  tBUBbout  de.fon  pays.  La  Ké- 


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•T-'I'T  T  I  T 

publique  lui  confia  le  çommandçinent  des  Troupe*  AtHcniennes^  où  li  n  eue 
'  pas  le  Donheur  de  réiiffir«  Il  ne  put  jec^r  du  fecours  dans  Amphipolis  ifRé^éc , 
oui  fut  prife      les  ennemis.  A  la  fuite  de  cette  malkeureuie  expédition  , 

^on  l'accufa  de  s'erre  cofidtiir  avec  rrop  de  négligence  ,  &  on  l'exila.  Ce  fut 
pendant  fon  exil  qu'il  cciivit  l'Utlloire  de  la  Ouefre  du  Péloponncfe  ,  donc 
il  n'a  donné  que  hnic  Uvses ,  f'écant  àrcité  â  la  vin»*  unième  année  de  cecee 

Guerre  ,  qui  en  dura  vingr-huir.  Il  avoir  des  correfpondanccs  dans  les  doux 
partis,  &  payoir  é'^alemenr  Se  Spartiates  &  Athéniens  ,  pour  cne  mieux 
inftruit,,&  pour  dccouviu  plus  lurement  la  vérité  ,  en  combinanc  les  diverfex 
relations.  11  mourut  dans  fon  exil  ,  à  foixance-qttatce  ans.  Denis  d  Halicar- 
nafle  nous  apprend  que  Dcmoflhène  faifoii  r mt  de  cas  de  l'Hiftoire  de  Thu- 
cidide,  qu'il  la  iranfcrivit  huit  fois ,  pour  fe  la  graver  plus  profondément  dans 
la- mémoire.  Quintilien,  comparant  Hérodote  &  Thucidide  ,  leur  donne  à 
tous  deux  le  premier  rang,  pour  dçs  taifons  biei^di^crcnrcs  :  Thucydides  ^ 
Herodotus  lor.oè  ctterh  in  Hijco^ prtferendi^  quoruni^tliycrjii  rirtus  laudcm  pcne 
emparent  cortjecuta,  Denjus&  buvis  fspifir  injlans  fiht  Thucydxdes  ;  dulcisdf 
fsiuluUts  &  effufus  Jhnêotuê  :  UU  eoiukatis ,  hiâ  rtn:  ji:.^  .  ^eciiku  metiort 
aie  concionibus  ^  hic  fermonibus  :  il/e  vi  ,  hic  vûluiuace.  Ce  cjue  l'on  remarque 
encore  dans  l'Hiftoire  de  Thucidide,  c'cll  qu'il  a  oublie  qu'il  eût  des  ennemis  j 
îl  n'en  a  jamais  parlé ,  ne  croyant  pas  que  les  iutcrcts  particuliers  duîfent  erre 
^lis  en  parallèle  avec  ceux  du  Puwic.  Cicéron  l'a  loue;  mais,  comme  I.i  ma- 
nière de  Thucidide  croit  cout-à-iàit  oppofee  à  la  Henné ,  même  dans  les  Dif- 
cours  qu'il  a  inférés  dans  fa  Narranon  ,  il  dit  (  im  Qratore)  Orationes  quas 
murfojmt  rnult*  fine  :  cas  ego  laudare  foleo  ,  imitari  neque  poJJIm  Ji  velim^ 
nique  velim  fi  poffim.  Claude  de  Se  vlTld  n'a  tradnic  en  François  Thucidide 
que  fur  le  Latin  de  Laurent  Valle.  O'Ablancourr,  (Quoiqu'il  sût  le  Grec  ,  conr 
tenr  de  preiidre  le  fens ,  en  a  yfé  avec  S»,  liberté,  ocdinaice.  La-  meilleure 
Edidon  de  ceno  Vetikm  eft  celle  de  fiilUioe »  en  f  ^voi  m-i  i.  ^ 

TITE  LIVE  *.  Décades  .de  Titc  Liv.e  ,  Padouan ,  niifcs  éa 
langue  Françoife:  la  premtin  far  filaife  ée.  Y ifteime ,  Bout-' 
bonnoîs;  avec  des  Âtinoutions  &.  figures  pour  1  intelligence  de 
l*Antii]uité  Romaine.  Ptus  une  Dèlcription- particulière  deslieux, 
^.ooe  .Chronologie  HnivcrfcIIe  de  tous  les  Peuples  'Potcti* 
tats  de  la  terre ,  &  la  Vie  du4u  Tite  Live;  imprimées  à  Paris^ 
tn-fol.  par  Nicolas  .Çhefneau  ,  15^3-  H  avpit  .compris  toute 
l'Hiftoire  Romaine  jufques  à  la  fin  d'Augufte ,  en  qu;itorze  Dé* 
cades  ou  dixaines  ,  faifant  le  nombre  He  cent  quarante  Livres  , 
defquels  nous  n'avons  pas  la  quarte  partie  de  bien  entiers  ^ 
complets.  La  première  contient  la  Domination  de  iept  Rois,  en 
refpace  de  244  ^ans)  p.qisjç  GouverQC(pei)C  des  Confuls ,  Decçm* 

Yy  y  ij 


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;4o    T  I  T  T  I  T 

Viis,  &  Tribuns  Confulaires »  piu  qne!qu«s  aoCres  iio9M, 
iôus  k(quels  fe  mûrent  infinies  guerres  contre  les  Sabins, 
Latins ,  Hemiques  ,  Eques ,  Volsqucs,  Veientins ,  Falifques, 
Fidenates,Tofcans,Capenates,  Pouillois,  Lucanicns,  Samnites, 
&  autres  peuples  d^Italie.  Plus  le  fiége  de  Porfcnne  devanc 
Rome,  &  la  prife  d*icelle  par  les  Gaulois.  La  féconde  Décade 
eft  perdue,  où  étoit  déduite  l'Hiiloire  Romaine  depuis  l'arrivée 
d'Efculape  à  Rome,  où  il  fin  tranfporté  d'Lpidaure,  juT^^ues 
ou  commencement  de  la  féconde  guerre  Punique,  &  contenoic 
trois  grolTes  cruelles  guerres.  La  première  contre  Pyrrhus ,  Roi 
des  Ëpîrotes ,  venu  m  iêooors  des  ^arentîns  ;  la  ftcoode  »  avec 
les  Carthaginois ,  qui  dura  Terpace  de  14  ans»  de  fut  appelée 
la  première  guerre  Punique.  La  croifiâne,  contre  les  Gaulois^ 
en  laquelle  les  Romains  arrivèrent  bien  quatre-vingt  mille 
chevaux ,  &  ftpt  mille  hommes  de  pied.  La  tierce  Décade  traite 
la  féconde  guerre  Punique  fous  la  conduite  d'Annibal ,  qui  dura 
dix-huit  ans.  La  quatrième,  la  Macédonique,  contre  Philippe, 
&  TAfiatique  contre  Antioque ,  d'environ  vingt-trois  annécr. 
De  la  cinquième  nous  n'en  avons  que  iamoicié^  &:  encore  îa 
plupart  des  Livres  font  efcernés  &  manchots  du  redc  de  ladite 
guerre  iMacédonique ,  contre  Perfe ,  fils  de  Philippe ,  que  Paul 
Aemile  défit  &  mena  prifonnicr  avec  fes  enfàns  en  fon  triom'- 
phe.  Tout  le  refte  de  là  en  avant  n'eil  ^u'ua  abrégé  réduit  en 
petits  alfimés  Sommaires ,  par  Flore. 

Eu  la  vu  de  Titt  lÀft, 

Maïs  il  n^a  point  de  plus  belle  Epitaphe  que  la  mânoire  de  iéa 
écrits  immortdsy  fi  le  tout  en  At  parvenu  jufqu'à  nons  ;  de  le 
témoignage  des  bons  Auteurs.  Car»  pour  en  parler  icion  k 

commune  opinion ,  entre  tous  les  Hilloriographes  Grecs  dt  La* 
tins ,  il  ne  s'en  trouve  point  de  plus  fertile  U  benreux  que  lur, 
ne  qui  coule  ainfi  d*un  perpétuel  torrent  d'éloquence  plantureuiè^ 

grave  &  pofée:  fi  qu'on  le  peut  dire  avoir  non  qu'égalé  ,  mats 
furpaâe  tous  les  autres  d'auparavant ,     depuis.  £t  de  £ût 


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T  I  T  T  I  T  J4t 

cette  brave  &  rupcrbcdté»  Dame  &  maitrefïè  de  toutes  autres V 
ayant ,  par  de  fi  longues  révolucioiis  de  fiécles,  maintenu  uUe' 

telle  gloire  d*£mpire  ,  &  une  fi  puiffànte  domination  fur  tou- 
tes leç  nations  de  la  terre  ,  les  plus  dignes  d'êrre  connues,  n'a 
point  de  fa  parc  plus  bravement  manié  les  armes  à  Térenduc 
de  Tes  conquêtes ,  que  lui  fa  plume  à  la  dercripcion  de  leurs 
faits,  &  ne  s'cft  montrée  plus  généreufe  à  entreprendre  &  exé- 
cuter ,  ni  plus  modérée  à  gouverner  les  peuples  conquis ,  & 
raifonnable  à  ufer  de  leur  fubjeâion  &  obéilTiince ,  que  lui  à 
faconter  fidèlement  les  événemens  de  tous  leurs  projets  &  def- 
ièins,  tant  en  Tune  que  Tautre  lortune;  fe  portant  en  ceta- 
comme  neutre  »  &  d'une  grande  ûncénté,  nous  remettant  de*' 
vant  les  yeux»  fans  y  rien  d^ilèr  ni  fléchir ,  tout  ce  qui  y 
peut  avoir  été  de  bien  &  de  mal ,  de  bon  &  mauvais ,  de  julle 
&  injufle ,  de  loyal  9t  de  déceptif  :  û  foigneux  au  rede ,  fi  éla- 
bouré  &  exaâ  par  toute  cette  grande  mer  d'&ritares  ,  à  quoi 
fi  nous  avions  routes  Ces  (Euvres  ,  nulles  autres  ne  fe  pourroient 
parangonner  ,  non-feulement  ès  chofes  générales  &  d'impor- 
tance ,  mais  jufqn*aux  moindres  menues  parcelles  des  plus  légè- 
res occafions  ,  qu'en  cela  il  montre  vouloir  refTèmbier  la  maflè 
entière  du  Sénat  ,  à  très-prudemment  difpofer  de  la  généralité 
des  affaires,  &  tant  de  valeureux  membres  d'itclui,  à  s'acquit- 
ter chacun  en  fon  endroit  de  leur  devoir,  à  Tenvi  l'un  de  l'autre, 
ar  le  cerveau  &  les  mains' defquels  le  tout  parvint  finalement 
une  Monarchie  fi  ample.  Jamais  il  nt  it  laflè  nulle  part ,  ne 
redit  jamais  une  même  choie  »"ains  touiéurs  frais ,  gay  &  dtfpos, 
le  renouvellant  d'une  variété  agréawe ,  comme  s'il  reprenoît 
nouvelles  forces, à  guife  d'un  (ccond  Aotée ,  fèmble  une  fource 
inépuifable  &  perpétuelle  d'autres  toutes  fraîches  inventions 
&  difcours.  La  grandeur  ni  le  poids  ,  ni  rembarrafîèment  de 
tant  &  de  fj  importantes  afFàircj,  qui  fe  viennent  tout  à  \m  coup  - 
préfènter  d'infinis  endroits, à  <](ui  coulera  le  premier  du  bout  de 
fa  pîumc ,  ainfi  qu'une  roide  abondance  d'eau ,  à  riffue  d'une 
étrouc  gargoilhei  ne  le  peuvent  pour  cela  étonner  m  contondre» 


i4^^    TIT  Tif 

troubler  fon  ardre  ralfis^  ni  le  jeter  tant  foie  peu  hors  du  fil 
fon  oraiion  compaiféc  j  ne  la  fimplicitc  d'autre  part  de  la 
nue  narration  de  rHiftpirc  ,  fclon  que  par  fuii  elle  fe  prcfentc 
plus  bafTe  ;  le  ravaller  à  un  ftilc  olianii;  &  maigre^  ne  par  trop 
miolent  non  plus,  par-cout  où  il  fil  queftiûp  .<te  ffr'TChaaflçrt 
quaqd  Unugnificcijcç  du  ^jpt  le dçmande :  A  yi'ille vienne 
inégalemcnc  déborder,  hm  de  fop  oiiul  'ordinaire  ^  awfî  que 
quelque  impétueux  tori!cmt,.^ui  nagueres  tari  tout  à  ftc,  iôu- 
datn  par  jpne  ièiile  ravine  dfeaujc  s'cp^é  à  outrance  »  roulajie 
impétucufcbient  Ces  ondes  à  CMvenles  rràhers  &  les  plaines , 
^'il  trouve  où  s'y  émanç^pcr  tautlbit  peu  i  iC^,il  eÛ  endroit  foi 
rempli  toujours  juiqu'a  pleine  marge.  Curieux  au  refte  de  mots 
&  phraiès  exquiiès ,  4c  poli  quant  &  quant,  mais  non  jufqu'à 
une  mignardife  affeace.  Non  fi  chagrin  ,  rébarbatif  &  aiillère, 
où  il  efl  que-flîon  d'un  peu  plus  de  févérité  ,  qu'on  doive  avoir 
horreur  de  s'en  approcher,  &c  non  dciî  facile  accès  auffi  ,  quil 
fe  rende  pour  cela  contemptible ,  fon  dire  étant  par-touc  appro- 
prie au  fujet  qu'il  traite  ;  &  la  gravité  des  fcntcnces  correfpon- 
dantcs  à  celle  des  chofcs.  Plantureux  &  opulent  en  langage ,  6t 
qui  n'épargne  rien  de  cp  qu\  peut  ^tre  requis  pour  exprimer 
naïvement  çe  qu'il  veut  mettre  devant  les  yeuxj  non  prodigue 
pourtant,  ni  exçpffi^;çn  cela ,  ains  comme  un  très- foigiicux 
(Econome  ,  &:fidèle.dirpienfiueur  ,>qiiiinéDage  lé  tou^  par  nie- 
fure.  Sobre  /  jTuccinâj  A^  racueilH  en  fes  narrations ,  oà  il  lai/Te 
toujours  une  pointe  &  |in.Qg^illon  f|ux  écoutâns  de  le  voir  paflcr 
outré,  âmfi  qu'il  f^ti,,..&  par  fois  a  dics  incidens  tenant  lieu 
comme  dij  r^»o/bic6  en  yi^-.^calier  autrement  pénible  ,  ou  de 
cabinets  en  un  parc  ,  an  peu  détournes  liors  des  par  trop  lon- 
gues allées,,  ou  d'entremets  comédies ,  fans  en  rien  s'éloi- 
gner du  droit  &  principal  cours  de  l'Hiftoire  ,  fi  non  en  tant 
qu'elle  en  a  befo^o  .pçmr  legayçr  &  la  rcn  Jrc  plus  nette  &  ^ 
intelligible.  Très-retenu  en  fes  enrichiiTeroens,  tous  remplis  de  . 
chofes  élues  rares.,  de  ce  que  Teiprit  humain  Doprroit  (bu- 
haitcrpour  fe  .r^jouiri  (ans  coi;\fon4re,ni  traverfcr  les  affaires  les 


uiyitizûo  by 


T  I  T  T  I  T  J4) 

'unes  fur  les  antres^  fans  rieo  pervertir  de  l'ordre  &  la  fuite ,  ou 
prévenir  &  anticiper  l'événement  qu'on  doit  attendre  des  en- 
trcprifes  &  dcfTcins.  En  quoi  par  leurs  conduites  &  exécutions 
il  mené,  tout  ainfi  que  par  la  hirelle  d'Anadne  ,  fi  dexrremcnt, 
que  nonohftant  tous  les  détours  de  cet  embrouillé  labyrinthe 
d'occurrences  l'une  fur  l'autre,  on  vient  foudain  concevoir  quelle 
en  devra  être  l'idije.  11  n'ufe  jamais  de  flatterie  nulle  part ,  & 
ne  pardonne ,  en  forte  quelconque,  ni  au  conleil  public  en  géné- 
ral, ni  aux  grands  en  particulier ,  pour  fi  peu  qu'ils  broncheiit 
.&  s*extravaguent  hors  de^leur  devoir,  ençore  qu'il  fi^c  déjà  bien 
avant  hors  la  libercé-d'une  République  ,  rédntc  ibos  la  Skmt 
captivité  'd*un  feul  homme  »  ce  qui  rendit  ,par  aveotiire ,  moinii 
Kcojnmandable  envers  lui ,  le  mérite  de  Tes  labeurs  ;  mais  fans 
le  montrer  pour  cela  partial  ni  animé  contre  perfonne ,  ains  & 
parforçanr  toujours,  en  tant  qu'il  peut,  de  retenir  en  bride  l'in- 
folence  efFrénée  de  h  commune  ,  fous  l'autorité  &  refped  des 
fupérieurs,  AufTi  équitable,  fi  la  raifon  le  veut  ainfi,  krendroic 
des  plus  capitaux  ennemis  du  nom  Romain  ,  que  fes  propres 
concitoyens ,  fans  défrauder  ceux-là  ,  non  plus  que  ceux-ci ,  de 
la  louange  qui  leur  e(l  due.  Si  fevcre  gu  refle  ,  qu'il  ne  par- 
donne pas  môme  a  la  cenfure.  Chiche,  par  nianitic  de  dire,  en 
paroks,  &  très  fplcndide  au  contraire  ,  voire  plutôt  prodigue, 
que  libéral  en  graves  (ènteoces ,  &  en  remontrances.  E3ceri:ité 
au  po(fiblc  en  la  déduâion  des  confeils  ,  .délibérations ,  &  dif- 
putes.  Mais  fi  admirable  ijir-^tout  en  lès  Harangues ,  qu'on  les 
voit  par-tout  plus  femécs  de  fentences  que  de  mots.  Si  que 
non- feulement  il  a  en  cet  endroit  furpaflfé  cous  les  autres ,  mais 
foi-méme  encore;  car  elles  paroiilènc  autant  d*ocacles ,  &c. 

^  D'après  l'éloge  qu'on  tic  for  le  momiinem  élevé  dans  la  grande  Salle  de 

THorel-de- Ville  de  Padoue  ,  à  la  ménioii  ('e  Tite-Live ,  par  les  Padoùans  , 
fes  Compatriotes ,  ce  ct'lcbre  Hiftorien  croit  le  feul  qui  pût  dignement  parler 
des  grandes  ^ions  du  Peuple  Romain  ,  Se  les  décrire.  On  lui  a  cependant  re- 
proché fes  Harangues ,  fabriauées  à  plaiHr,  fa  Patavlnité dont  il  ne  pue 
p  m  iis  fe  corriger.  On  l'accule  encore  d.  n'C  tre  pas  exaél  cLimce  qu'il  Jir  des 
Gaulois  Ce  des  Caitha^iiiois  ,  foie  pat  igaoïacce  ,  foie  par  partialité.  Ces  dé- 


r 


T  I  T  T  I  T 

lauts  ne  1  empêchent  pas  d  cice  le  plus  éloquent  des  Uiftodens  de  Rome.  Soa 
liiOioiirc  ccoic  divifce  en  140  Livres»  il  ne  nous  en  refte  piu.<  que  45 ,  qui 
mcme  ne  Te  fuivenc  pas.  Les  meilleures  Editions  du  texte  Latin  font  cdut 
d'Oxford  ,  donnée  ,  tant  par  Thomas  Héarne»  en  6  vol.  8°.  1  708  ,  que  par 
,  M.  Creviec ,  avec  des  nates ,  en  6  voL  ^7-4°.  La  Toduâioo  de  d^  Ryet  eft 
tombée  dans  l'oubli  :  «m  ne  lir  plus  que  celle  de  Î4»  Guérta.  Erponins  adiup 
que  les  Arabes  ont  une  Traduûion  en  leur  langue  de  t'Hiftoire  entière  4t 
Tiie-T  ive.  (  Erpen.  Orat.  t ,  de  lÀnguâArah.  )  &  Hlnkelman  ,  dans  la  Pré- 
face de  ion  Edition  de  VAicoran  ,  |>cécend  que  cette  Tradudion  ttouvoic 
k^ettVtmtmè  Fejjanis  ien^ris  mammaniMii  Ijvius  mt€ger  entetur!  Mais 
il  y  a  tout  lieu  de  croire  que  cette  vernon  n'exifte  pas  plus  que  U  prétendue 
vetfion  Ârabe  de  l'Hiftotien  Jofeph  ,  confervce ,  difoit  on ,  dans  les  Monaf* 
tères  dji  Monc  Liban.  Paul  Jove  a  cru  que  Tue-Live  entier  avoir  été  tianC* 
porté  dam  une  petite  lile  d'Irlande ,  où  on  le  confecvoit  avec  foin ,  depuis  le 
lac  de  Rome  par  Alaric.  (  Jov,  Defcnp.  Hibern,  Injf.  )  Fabricius  ,  dans  fa 
Bibliothèque  LacitK: ,  parle  jd'uQ  Chantre  du  Chapuxe  de  fiicme  ,  nommé 
Mar^  wmiin0 ,  qu'on  dit  avoir  pollédé  k  Tke  Livc  entier  ,  qu'il  avotc 
'fixé  d'une  Bil^iotheque  de  Noctrège  (  Putn  Mit  Fatl» ,  dans  (on  Voyage 
de  Conftantidople  ,  en  1  5  ,  aïïiire  f  pag.  14^  }  que  l'on  confervoit  din<îla 
Bibliothèque  du  ijrand-Seignpvr  toMtcs  les  Dccades  de  Tite-Live  ,  ùoiu , 
quelques  armées  aupacavanc ,  le  Grand-piteavoic  (aie oflrir  cinq  mille  piadres, 
mais  qu'on  n'avoit  pas  votilu  le  donner  à  ce  prix  j  que  ,  lors  mcme qu'il  écri- 
voit,  l'Atnbafladeur  de  1  rance  {Achtles  de  Harlay)  &  lui  ,  en  avoient  fait 
«ffcii  fpus  maindix  mille  ccu^  au  Garde  des  Livres, bien  ijiformcs  (a|oute-t-il) 
que  c'en  la  vcaie  fii^on  de  réufCjr  en  fctee  Cour  ;  que  le  Garde  avoir  acçqpcé 
la  propofîrion  ,  mais  qu'il  n'avoit  pu  retrouver  ce  Livre  ,  après  l'avoir  en 
vain  cherdié  durant  pluûeur«  mois.  Colomiez  raconte  (  Bibhoth.  Choifie, 
pag.  4 1  )  qu'il  av9ie  va  k  S.  Germain  ,  w  16H  »  des  Qttçf  de  0ûo ,  qni 
difuienc  avpir  dans  leur  lÛe  le  Tite-Live  entjet,  iknvé  de  l'incendie  de  U 
Bibliothèque  de  Conftanrinople  ,  qu'iU  ('roient  venus  en  France  ,  pour 
en  traiter  avec  M.  Colbert  ;  que  le  marche  avoir  été  condu  â  foixance  mille 
tivtci,  iSe  qu'on  avoir  envoyé  dans  l'Ifle  pour  le  copier,  de  peur  que  le  vaillèaa 
qui  apporteroi«  l'Origioal,  ne  vînt  à  périr  dans  latrnverfcc  ,  mai^;  que  depuis 
oi>  o'a  plus  entendu  parler  ni  des  Grecs  de  Chio ,  ni  du  Tue  Ltve  ,  ce  qui 
rappelle  le  mot  d*Elien ,  au  fajec  d'un  récit  peu  croyable  de  Théopompe  d^ 
Cbio  (Liv.  Hl  ,  Chap.  svfti  )  rir«j{nr#««fWi;^iknw|inmf«^<».  Qu'on 
ajoute  foi  à  ce  récit  tjî  on  peut  ajouter  foi  à  ce  ûue  racor.te  un  homttiede  Chio.  Ce 
fait  eft  raconte  avec  afTez  de  détail  par  Baudelpr  (  de  l'Ut'diié  des  Voyages 
Tom.  H ,  pag.  40^.^  Selon  une  lectte  de  Cliapellain  ,  écâre,  en  ,  à 
M  Co!  ij  ,  qui  lajrapporte  en  entier ,  dans  fa  Biblioth.  Chap.  4  ,  pag.  41, 
la  Bibliothèque  de  l'Abbaye  de  Fontevuult  renfcrmoir  anfre^ois  plusieurs 
Pécades  de  Tiie<Live  »  qui  n'y  font  plus.  L'Apotlucaire  de  i  Abbaye  ayant 
iBoové  dei  Maoalbnts  ca  paicheiiiin .  qui  contenoient  niillwffe  de  Tite- 


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T  I  TIT 

Live ,  les  demanda  à  l'AHbelTe,  comme  de  nul  iifage ,  le  tour ,  difoic-il ,  cranc 
imprimé.  L'Abbelfe  lis  lui  donna  fajis  peine ,  oc  il  les  vendit  à  au  Mercier 
de  Saumur.qui  s'en  fervità  faire  des  Battoirs.  On  reconnut  fur  quelques-uns 
de  ces  Bnrroirs  des  rltrc;  de  la  liaitième  ,  de  la  di  àcinc  is:  de  la  onzicine 
Décade.  .On  «uroic  pu  .du  moins,  lauver  les  tragmens  qui  fe  tcouvoient  eor 
cote  chez  le  Mecciec,  en  alT»  grande  ajoandté ,  {>onr  rournirpliu-de  doaie 
douzaine  de  fiatcoirs.  On  amîeux  profite  d'un  Fragment  de  Tite-L&ve,  qu'on 
a  découvert  i  Rome  depuis  peu  ,  &c  qui  ctoit  infcrc  dans  une  Bible  Manuf- 
ctite ,  dont  le  parchemin  avoil  orizmairement  fervi  à  ce  Fragment.  On  s'en 
e(l  apperçu  »  en  conférant  cette  Bible  ,  pour  iètviv  i  fEdidon  que  prépare  le 
favaiu  Dodeuc  d'Oxford  »  M.  Kennicott,  qui  raflemble  avec  foin  tourcs  les 
variantes  des  textes  uianufcrits.  Ce  Fragment  vient  d'être  imprime  â  Ham- 
bourg &  i  Rome  ,  la  prcfente  année  1773-  U  contient  deux  feuilles  du 
livre  XCl  de  Titc-Live  »  concernant  railloire  du  Siège  de  Qmtniîa,  Ville- 
d'Efpagne ,  par  Settorius,&  quelques  autres  événemens  de  cette  m^megiicrre». 
11  eft  tcmpti  de  bcuues  irès-dimcilesi  fuppléer.  M.  le  Comte  de  BroUès» 
ancien  Prélîdent-à-Mortîer  du  Parlemenr  de  Dijon ,  Membre  de  PAcadémie 
des  Belles-Lettres  de  Paris ,  fe  propofe  de  le  rétablir ,  autant  qu'il  eft  poffible , 
&  de  l'inférer  dans  le  fécond  des  cinq  Livres  de  l'Hiftoire  générale  de  St H  nfte; 
Ouvrage  perdu  »  mais  dont  M.  de  BrolTcs  a  foigneuTeœent  radembic  les 
Fragroens  en  grand  nombre,  fur  tefquels,  après  les  avoir  dilpofês  dans  leur 
ordre  ,  il  a  rct.-ibli  les  cinq  Livres.  Son  Ouvrage  eft  aâuellement  fouï  prefTe. 
Les  morceaux  de  I  ite  Live  s'accordent  avec  fa  narration ,  ôc  donnent  lieu 
d'y  ajouter  le  récit  d'un  Sièçe,  dont  nous  n'avions  d'ailleurs  aucune  connoîf- 
fance ,  ainfî  que  quelques  dcraîl'î  particuliers  fur  d'autres  faits  déjà  rapportés, 
foit  dans  les  reftes  du  texte  de  Sallufte  ,  foit  dans  les  Siipplcmcns.  il  partiîc 
qu'à  l'exemple  de  M.  Bruns ,  Allemand ,  qui  a  fait  la  découverte  de  ce  Frag^ 
ment,  on  va  s'occuper  à  Rome  du  ùnn  de  la  continuer,  fi  le  Manuicrir  dan» 
lequel  on  a  trouvé  d'autres  morceaux  conmu,  comme  l'Oraifon  deCfcéron 
Pro  Rofcio  ,  contient  encore  quelques  Fragmens  de  Tire -Live,  ou  autre» 
inconnus.  On  ne  fauruit  trop  applaudir  à  des  travaux  aulii  utiles  ,  &  au  fei' 
vice  hninent  qu'Us  rendenr  aux  Lettres.  Le  temps 'a  dévoré  pour  [amaisbien 
des  chof  -s  pri  cieufes  j  mais  il  eft  certain  que  l'ignorance  ,  plus  barb.ire  en- 
core que  le  temps ,  en  a  beaucoup  plus  détruit.  C'eft  au  Pape  Grégoire  l 
que  nous  devons  peut-^tre  reprocW  ta  perte  d'une  grande  partie  des  Dé- 
cades de  Tite-Live.  Antonin  ,  Archevêque  de  Florence  (  Som.  Liv.  IV  )  rap* 

G»rte  que  ce  Pape  faifoit  brûler  tout  ce  qu'il  trouvoit  de  l'Hiftoiie  de  Tire- 
ve,  fous  prétexte  des  fupetfticions  qui  s'y  lencontroienc.  — Tite-Live  eut 
les  bonnes  grâces  tl'Augufte ,  &  c'eft  par  (on  ordie  qu'il  écrivk  rfiBftoire  Ro- 
maine ,  fur  les  Mémoires  que  ce  Prince  lui  fournir.  Il  compofa  fon  Ouvrage 
i  Rome  5c  à  Naples.  Après  I3  more  d'Auç^ufte  ,  il  revint  dins  fn  pirrie  ,  oà 
il  mourut,  âgé  de  foixaute-dua^c  ans,  i  an  17  de  Jelus-CiuiU  ,  ie  quacucme 
du  règne  de  Tibère. 

BiBuoT.  Fb.ak.  Toiai,  IJL  Du  Verd.  Tonu  /x/t   Z  z  z 


T  O  U  T  R  A 

TOUSSAINTS  DE  BESSARD ,  d^Auge  en  Normandie ,  s  " 
écrie  Dialogue  delà  longitude  Ell-Oueft,  qui  eft  la  première 
partie  du  miroir  du  monde,  contenant  tous  Its  moyens  qu'oa 
pourroit  avoir  tenus  k  la  navigation  jufqu^à  maintenant ,  que 
les  deux  filles  de  Cofmographie ,  alfavoir  Géographie  &  Hydro- 
graphie, en  mettent  un  nouveau  oc  plus  fûr  en  avant,  touchant 
le  fait  de  cette  longitude  tant  par  mer  que  par  terre  i  imprime 
à  Paris»  j*ii-8**.  par  Julien  l*Angelicr,  15^0.  Règle  compas, 
avec  (bn  ufuge  accompagne  des  défflonftrations  requifès  pour 
rincelUgeoce  d'iceluL  Par  lequel  on  peut  faire  des  lignes  cdcu' 
laires  de  telle  écenduc  qu'il  viendra  à  gré,  n'ayant  coucefob autre 
centre  que  l'air;  qui  eftun  abrégé  très*beau  &  utile  pour  tous 
Cofmographcs  ,  Fabricateurs  d'inllrumens  ,  Mathématiques  & 
Architeâes  ingénieux,  à raitbo  que,  par  Ton  moyen,  un  chacun 
d*eiïx  efl:  relevé  de  la  peine  ennuyeuiè  de  la  recherche  du  centre, 
par  ladodrine  des  trois  points  donnés;  imprimée  à Paris^io-^". 
par  Hiéroroe  deMarncf,  1^72, 

*  Voy.  La  Croix  00  MxmB ,  sa  m^e  Article ,  Tom.  Il ,  pag.  4}7« 

TOUSSAINTS  CiaOULT  ,  Doâeor  en  Théologie  & 
Vicaire- Général  en  l'Archevêché  deThoIofe,  a  écrit  Homélie 
fMiur  aâion  de  grâces  &  de  louanges  à  Dieu ,  pour  le  bénéfice 
de  la  paix  entre  les  hommes  ,  avec  déclaration  des  moyeni 
requis  pour  la  conferver  &  la  faire  régner;  imprimée  à  Paris, 
r/i-8*.  par  Richard  Breton  ,  t  <;  AdrefTc  pour  trouver  efpoir 
en  defefpoir ,  &  repos  en  advcriitc  ,  imprimée  à  Tholofe ,  m- 
8°.  par  G.  Boudeville  ,  i  «5  «5  9.  Sermon  funèbre ,  fait  es  obféques 
■du  Roi  très-Chrérien  Henri  II  de  ce  nom  ,  en  TEglifc  Métro- 
politaine de  J  holofc ,  le  7  Août  1559;  imprimé  audit  an ,  à 
Tholofe ,  par  Guion  Boudeville  *. 

*Vay.  La  Caorx  ou  Mainb,  &ie$noc«s«aamotToussAXNsTuiBousT, 

TRAIAN  PARADIN,  Sccrc'raîre  de  Madame  deXainthes, 
a  -tcaduit  de  TitAltea  de  Antoine  iirÂCioii ,  Dialogue  de  ÏO&ce  : 


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TRA  TRi  S47 

â*un  Capitaine  &  Chef  cPflrmës  \.  iinprinie  à  Pokkrs paf  Jean 

^  Vo^.  La  Croix  ou  Maimb  ,  &  les  noces  »  finr  cet  Anicle ,  Tom.  H» 

TRASIBUL£  FHENICS.  Sous  ce  nomTupp ofé  quelque 
Calvinifte  a  écm  une  Comédie  inctculée  le  Fape  malade  ; 
imprimée  à  Lyon  y  15^1  *.  Cdvimquc 

»  Ce  n'eft  pas  une  Comédie ,  c'eft  une  Farce ,  où  ,  maigre  la  diftance  At% 
lieux  ,  le  Pocce  fait  venir  de  Paris ,     inhiaede  f  Amérique ,  à  Rome ,  où  xé- 
gniiL  rcmcnt  doit  ctre  la  fccne  ,  tels  perfonnages qtie  bon  lui  i^mble  ,  comme 
Accus  Délire  âc  Villefi^gnon  j  il  y  maltraite  fore  plulieurs  Dodeurs  de  Sor- 
bonne,  cnti'aattes,  Rioolas  Mûllard.  L'ExempiaiTe         que  j'ai  de  cette 
pièce  •  porce  qu'elle  e(l  imprimée  en  1 54^1 ,  non  à  Lyon ,  mais  à  Rouen*  U 
eft  pourtant  vifible  que  ceft  à  Genève  ,  appelée  an  bas  de  l'Argument  >  par 
trampodiion  de  lettres ,  Fenègc,  où  li  eft  dit  qu'elle  fiit  repréfentée  tfior /tfMf 
NienqMiiitaifis.Toat  le  mcmde  fait  qu'en ftjrledebon  Huguenot»  XRervpoËtt^ 
ceft  Genève.  Au-delTous  du  titre  de  la  Comédie,  fe  lifeat  ces  mots,  en  Ita- 
lique fort  menu  :  Traduite  da  vulgaire  trahie  ,  en  bon  Roman  intelligible  j  par 
ThrafyhuU  Phénice.  L'Auteur,  étant  d'avis  d'abolir  le  Sicge  Papal,  ne  pou- 
voir prendre  un  nom  qui  lui  convînt  mieux  qoeceloîde  Thrafybule  t^mM»)^ 
hardi  ConfeiUer.  Il  y  ajoute  celui  de  Ph/nice  j  mrcc  qu'il  fjinr  avoir  rnduit 
fa  Comédie  de  l'Arabe  ,  qu'il  croie,  quoique  fau(remeQt«  ctre  le  même  que 
k  Phénicien ,  ou  le  Pitnique.  (  M.  se  la  Monnoyb  ). 

,  *  Voy.  laBibl.  Franç.  de  M.  l'Abbc  Goujet,  Toro.  Xm,p.  141, où  cette 
note  de  M.  de  la Monhoye  eft  rapportéeen  entier,  famqu*on  enaitcicé  TAtt' 
tear.  —  Il  y  a  deux  Editions  de  cette  Comédie  j  l'une  i//-8**.  en  i^6t  ,  donc 

f»arle  du  Verdier  ôc  M.  de  la  Monnoye  ;  l'aurre  in-iù.  en  1 5S4.  A  la  fuite  de 
'Edition  de  1 584 ,  fe  trouve  la  Comédie  du  Marchand  Converti.  Ces  deux 

Eièces  font  du  nombre  des  libelles  quelespfenûenPxotelbnsfàiraienk  cbntio 
^  Coui  de  Rome. 

TRISTAN  DE  LASCÂGNE ,  OfEdat  de  Saine  JuHan  du 
Sault  près  Sens ,  a  écrit  en  profe,  le  Lys  très-Chrétien  ,  floriA 
fant  en  la  Foi  crès-Chréciefine  ;  imprimé  à  Paris  ,  itt'^^,  par 
Denis  Janot ,  1 540.  Plus ,  Livre  intitulé,  c'eft  notre  Dame  en 
l'honneur  de  la  très-facrée  Vierge  Marie ,  à  la  confufion  des 
maîadvifés l  uthériens;  imprimé  Cl  Paris ,  par  Jean  André,  i")4B. 

Difpucauoa  entre  rhammc    U  rairoo à  riiooneui  de  la  gb^ 

Zz2  ij 


J48      T  U  B  T  U  R 

flcufe  Vierge  Marie,  imprimée  à  Paris,  8 ^  par  Denis  Janot, 
fans  date.  Opufculum.  Elle  na  point  Ta  pareille  ,  car  toutes 
vertus  font  en  elle  ,  nuncupatum  m  honorcm  Firginu  ,  inumtn 
jamm  \  Farifiis ,  ia-S^^^ 

•  TUBAL  HOLOFERNE  (  foit  un  nom  fuppole  ou  de  TAu- 
teur)  a  compofé  ta  rime  Françoife,  une  Pro|[nollication  nou- 
velle &  joyeufe,  pour  trois  jours  après  jamais  ;  imprimée  à  ParB , 
en  Tan  147» ,  .en  laquelle  voulant  parler  de  la  difputc  &  con- 
tention qui  lors  étoit  entre  les  Cordeliers  &  Jacobins,  fur  la 
-Concepùon  .de  la  faciée.  Vierge.,  il  die , 

Xes  Carmes  &  les  Augujlins 
Iront  nuicl  &  jour  au  pourchas^ 
Les  Cordeuers  ù"  Jacobins 
^labnerofU  tomme  dùens  &.ekûtM» 

£c  un  peu  après,  voyant  les  dilTolutions  qui  ft  COmmcttOÎCUt de 
fon  temps  ,  ès  Cloilbes  &  Canvents,  lï  lui  léchappe  de  vouloir 
;prédire  que , 

Moynes  &  Nonnains  fe  joignent^ 
Ce  ne  ferwtt  pas  cas  nouveaux ^ 
Car /félon  que  pluficurs  umoignent  ^ 
Les  Truyes  aymcnc  les  pourceaux. 

*  Voy.  pag.  388  dtt  Tom.  VI  de  Baillée^  w-4".  là  note  fut  Tobai  Holo- 

J>IJ£R.NE. 

TURPIN^,  Archevêque  deUcims,  Tun  des  Pairs  de  France, 
:a  écrit  ChroniqiK;  &  Hiiloire  ,  contenant  les  ProuefTes  &  Faits 
•d'armes,  advenus  en  fon  temps,  de  tres-magnanime  &  vertueux 
Roi  Charles  le  Grand  *,  autrement  dit  Charlemagne ,  &  de 
Ton  neveu  Roland;  impcimée  à  Paris  ,  par  Regnaud 

'  Chaudière,  1527. 

'  La  Chroniqtie  Fabuleufe,  ^trrîbupc  àTurpîn,  ne  peut  pas  ctte  de  lui, 
'^ifqu'il  y  eft  pailc  de  la  iiiufi  de  Ciiaileniagtie  ,  «^u  on  fait  avoir  forvéctt 
T ucpifi  de  deux  ans  &  quatre  mois.  On  y  fait  pourtant  dire  hardimçît  àcet  Ar- 
chevêque, des  l'entrée ,  qu'il  a  été  1 4  ans  à  la  faite  de  Charles ,  au  pays  He  Ga- 
lice &  dam.  1»  Ëfpagnes.  Cqde££oiûie..Vittxbe  ^ dans  ia  Chconigue  j  uiucuU* 


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T  U  R  TDK     s  49 

Panthéon  ^  donne  i  cette  guerre  la  mcme  durée.  Les  Romans  n  en  font  pas 
demeurés  11.  M.  le  Ducnac  m'a  écrie  qu'il  y  en  a  qui  arrêtent  Charles  en 
Efpagne  pendant  trente-trois  ans ,  &  m'a  cité  lA-dcflus  le  foixante-dix-hui- 
tième  Chapitre  de  Galien  reftauré.  U  n'cll  pas  furprenant  ,  cela  fuppofé  , 
qu'un  {\  long  fcjour  de  ce  Prince,  enEfpagne ,  ait  parfc  autrefois  en  proverbe. 
Le  pafTage  ,  au  commencement  de  la  Farce  de  Patelin ,  y  eft  formel ,  &  celui 
de  Martial  d'Auvergne  ,  Auteur  Contempcwrain  ,  dans  le  trente-troifièitic  de 
fes  Arrêts  d' Amours  j  ne  l'eft  pas  moins.  U  eft  pourtant  sûr  qu'à  s'en  tenir  à  U 
vérité  de  l  Hilloiie  ,  alfez  bien  diJuite  par  Faucher ,  Liv.  VI  de  fes  Ant'i(^uités 
Fran^oifes  ^  Chap.  1 4 ,  cette  expédition  ne  cpûta  pas  une  année  entière  i 
Charlemagne.  (  M.  de  la  Monnoye  )« 

♦  Tujrpin  ,  ou  plutôt  Tilpin  ,  mourut  vingt-trois  ans  après  Carloman^ 

<'eft-à-dire  ,  en  794,  &  Hincmar  die  que  Tiipiti  avoit  crc  ArchevCque  do 
Reims  durant  plus  Je  qiiarnnre  ans  \  ainfi  il  ne  h;r  clevc  à  ce  Sk^^c  que  vers 
7  H-  Les  Auteurs  de  l.i  nnuvclle  Edition  de  \x  Gaule  Chrétienne  ont  nllez 
bien  établi  cette  Chronologie;  cependant  le  Coince,  &  les  Auteurs  de  \HÏf- 
toire  Littérgire  de  la  France  (Tom.  IV",  pg^;.  106)  reciilenr  ^.^  mort  julqu'eu 
l'an  Soo.  Il  y  a  plus  li "un  IkcIo  qu'on  a  unanimemeni  rL^connu  l;t  luppolition 
de  la  Chronique  fabuleure  qui  lut  a  été  iong-iciups  attribuée.  Gui  AlLird, 
BibU  du  Diiuphine  ,  pag.  1x4  ,  croit  que  ce  Roman  tut  écrit  eo  109^,  patuli 
Moine  Je  S.  André  de  Vienne  ;  tnais  M.  de  Marci  penfe  qu'il  eft  de  l'iti- 
vention  des  Erpagnols ,  >?c  en  fait  remonter  l'ongine  au  unzi^-mc  fiècle.  Il  fut 
originairement  cent  en  Latin,  &  les  Fables  dont  il  eft  rempli  turent  adopceëi 
par  la  plupart  de  nos  anciens  Hiiloriens  :  elljs  parsèrenr  mt  me  dans  les  Chro- 
niques de  S.  Denis.  On  le  traJuiiu  en  François,  vers  l'an  iico.  Gai;uTn~fe 
traJuifir  atUTl  depuis,  <3c  les  Traductions  Françoifes  parurent  imprimées, 
avant  que  I.;  i  exte  Orignul  Latin  l'eût  été  ,  pour  la  première  ^ois  ,  danslë 


Recueil  des  riittoriensJ' Allemagne  de  Simon  Se hardius ,  à  Franctorr  ,  \y66^ 
Se  enluice  par  Jean  Rubcrus  ,  eu  i  ^04.  LaVerfion  Françoifc  de  Ga^um  avolt 
d'abord  été  publiée  par  ordre  de  Charles  VIII ,  Roi  deFxance,  i  Paris, /ff-4°r 
en  lettres  Gochigues  fjns  date ,  &  réimprimée  en  1517.  La  TraJudion 
faite  par  Mikius  ,  ou  Michel  de  Homes  ,  en  1107,  ne  fut  publiée  qu'en 
1 5  H  3 ,  in-%°.  Gagtiin  a  ajouté  beaucoup  de  moralités  &  de  miracles ,  gui  ne 
font  point  dans  le  1  exte  Latin.  Les  Manufcrits  de  ce  Roman  diftérent^ntre 
eux  pour  la  pluparr  ,  fur  quoi  on  peut  confulrer  l'Hi/loire  Littéraire  de  la  \ 
France  {  Tom.  IV,  pag.  tao,  &  la  notice  de  M.  de  la  Curne  de  Sainte-Palaye , 
fur  le  Manufcrit  intitulé  yita  Karol.  Magni ,  rapportée  dans  les  Mémoires  de 
J' Académie  des  Belles-Lettres,  Tom.  VII,  première  Partie ,  pag.  180 &  fui ; 

LIVRES  D'AUTEURS  ANONYMES.  ' 

La  Dcvife  des  armes  des  Chevaliers  de  la  TABLE  RONCE, 
qui  étoienc  du  temps  du  très-renommé  &  vertueux  Artus ,  Roi 


Jjo       T  T 

de  la  grande  Bretagne  ,  avec  la  Defcription  de  leurs  Annoi» 
,  ries    imprimée  à  Paris ,  in-iS*  par  François  JR^egnaud. 

*  Il  fàttt  croire  qu'André  Favyn  n'avoit  point  Vtt  ie  Livre  ici  rapporte  ,  oa 

qu'il  le  rrouvoir  forr  dc-fedueux,  puifque,  png.  109?  &c  1094  de  (on  Théâtre 
d'honneur  &  de  Chevalerie  »  il  dit  n'avoir  vu  aucun  Traite  <jui  contînt  exaâe- 
ment,  foie  le  nombre  des  Clupities  tenus  par  le  Roi  Artus ,  Inftieuteur  de 
l'Ordre»  fiût  le  nom  des  anciens  Paladins  de  k  Table  ronde,  &  le  filafon 
de  leurs  armes.  C'eft  i  ce  défaut  qu'il  a  foin  de  fuppléer ,  en  fâifanr  voir  que 
.  le  Roi  Artus  avoit  tenu  huit  Chapitres  ,  dans  le  premier  defquels  il  créa 
vingt-quatre  Chevaliers;  dans  le  fécond,  vingt  \  dans  le  troitîcme,  quinze ^ 
dans  le  quatrième  ,  vingt-cinq  ;  dans  le  cinquicme ,  dix-fepc  ;  dans  le  fi^icme  , 
quinze  i  dans  Vi  fepticme,  dix-huit;  dans  le  huirième  &  dernier,  dix-neuf , 
en  tout  cent  cinquante-trois ,  dont  il  fpccitie  les  noms ,  &  blafonne  en  même 
temps  les  armes.  On  place  l'exiftence  d' Artus  ,  Roi  fabobttX  de  U  Gnndc- 
Breù^ne ,  au  (àxièine  uède.  (M.  os  la  Mommoyb). 

le  T£MPORIS£UR,  enrfofme  de  Dialogue  plus  >  Avis 
&  Coflièils.  Cûhiniqut^ 

Les  TÉNÈBRES  du  grand  Turc ,  \  fn  leçons,  fur  les 
Regrecs  de  la  perce  de  fes  gens ,  tant  \  Malthe  çpi%  Rhode» 
Cypre,  Fama^fte  6t  autres  lieux  appartcnans  aux  Chrétiens; 
imprimées  à  Paris ,  in-S*.  par  Prigenc  Godec,  x$72. 

TESTAMENT  des  douze  Patriarches,  &c. 

TFTR  ASTIQUES  François,  fur  les  Devifes  de  Paulo  Jovio 
&  Gabriel  Stmeon ,  pour  fervir  en  verrières ,  chaflîs,  &  galeries, 
&  tableaux  ,  ainfi  qu'on  les  voudra  accommoder  j  imprimés  \ 
Lyon,  in-fol.  par  Guillaume  Roville,  1568. 

La  THÉOLOGIE  fpiricuelle, extraite  des  Livres  de  Saint 
Denis,  tranflarée  de  Latin,  par  un  vcnériblc  Religieux  de 
l'Ordre  des  Frères  Mineurs  \  imprimée  à  Paris ^  par  Alain 
trian ,  fans  date. 

Les  Adventures  joyeufes  &  Faits  merveilleux  de  TI£L 
UL£SPI£GL£  S  traduites  d'Allemand }  imprimées  à  Lyon» 
ÎA- 1    par  Jean  Saugrain  »  i  $  ^  9. 

*  Un  Poëte  Laon  de  Bruxelles»  coaiitt  Ibus  le  nom  iJBglJ^  Pt/Umkrk 


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a  mis,  en  vers  Elégiaqaes,  la  vie  de  Tiel  Ulefpiégle,  imprimée  i/î-S".  à 
Francfort,  tj^j,  avec  des  figures,  qui  reprcfentent  toutes  les  aâions  rap- 
^rtées  dans  cette  vie.  L'Ouvrage  ell  intitulé  Nocluâ  Spéculum  j  par  rappott 
aux  deux  mots  Âlleinands  ,  dont  le  nom  d'Ulefpifgle  eft  compofé ,  UlNtHSua^ 
•Chouette j  ôc  Spiegei,  Spéculum  j  Muou.  (M.  de  la  Monno ye  ). 

Tragédie  de  TIM0TH££  Chrétien  ,  traduite  de  Lacki  ea 
jiiqe;  imprimée  à  Lyon^  par  Jean  Saugrain.  Calviaique. 

TRAGÉDIE  répréfèneanc  Todieux  &  fanglam meurtre 
«ommis  par  le  maudk  Gain  à  rencontre  de  foa  frère  Abel  » 
•extraite  da  quatrième  chapitre  Genefè.  Les^Perfonnages 
introduits  en  icelle ,  ibnt  Adam«  £v« ,  Gain ,  Abel  «  Galmana, 

fœuT  &  femme  de  Caïn  ,  Delbora ,  fœur  &  jfemme  d'Abel , 
l'Ange  ,  le  Diable  ,  Remords  de  confcience  ,  le  fâng  d'Abel , 
Péché ,  kMorCy  &  a  été  intpriinéfi  à  Paris^  iii*JB^.  par  Nicolas 
.fionfbos. 

*  Cette  Tragédie  efl  de  Thomas  le  Coq  ,  Prient  de  la  Sainte  Trinité  de 
Falaife.  L'Edinon  ,  citcc  ici  par  du  Verdier  ,  elt  de  ïjSo.  Voyez  Recherches 

Jur  Us  Théâtres  de  Beaucliamps ,  pag.  j  i ,  fécond  âge  du  Théâtre  Fîâni^bls  « 

TRAGÉDIE  du  Roi  Franc  Arbitre  ,  traduite  d'italien  % 
imprimée  par  Jean  Crcfpin ,  1 5^8.  Calviniqut. 

*  C'eft  une  Tm^î  iilion  Tr.inçoife  de  la  Tragédie  Italienne  ilc  Francefco 
Negro  Baffianefe  j  siiiKuIce  Iragedia  del libero  Arb'arto j  dont  iapcemicre  Edi- 
tion parur ,  en  1 5  46  ,  in-^".  6c  la  féconde ,  en  15(0,  i/i-8*.  fort  augmentée. 
X'Âuteur  l'ayant  depuis  traduite  en  Latin  ,  elle  fiit  imprimée ,  l'an  1559,  1 
<ïenève  »  ia>-%^,  fous  le  dtce  de  liUnm  Jrburium,  (  AL  db  ia  Mommoti  ). 

TRAICTÉ  de  la*  nature  &^ration  des  plaies  dePidoIIet^ 
Atqoebniè  &  autres  liâcons  à  feu  ;  enfemble  les  Remèdes  des 
combuftion»  &  brûlures  esternes  &  fupei^delks ,  par  J.  le  F, 
Doâeur  en  Médecine)  imprimé  à  Paris ^  îin-S^.  par  Guillaume 
iKyverd*  1569. 

Le  TRÉSCMl  *  des  Livres  d'Amadts  de  Gaule,  aflavoir  les 
Harangues^  coudons Epîtres^  CompUtnces^  &  antsci  cbofti 


55^        T'  T 

ks  plus  excellentes  ;  imprimé  à  Lyon  ,  in-^°.  par  Gabriel  Cotier, 
1560.  &  à  Parisj  m-b".  par  Vincent  Sercenas^  audic  an. 

*  Il  y  en  a  eu  pltifîeiin  Etlitions in-\G.  à  Anvers ,  en  i  ^ (?i  ,  &  à  Lyon  ,  crt 
1581ÔC  1605.  Les  Editions  de  ce  Format  font  prcft'rces  au  Format  parce 
que  ce  Livre  fe  joint  ordinairement  à  la  Coliedioa  des  Aaudis ,  dontU  plu-^ 
put  ési  voliime»  font  ét  FocniM  in-i^. 

Le  TRÉSOR  DE  L'AME,  imprimé  k  Paris,  în-fol  par 
Ant.  VcrarA 

Le  TRÉSOR  des  Chappeîlats,  compoié  par  uaAuguiliil 
Abbé  de  Livty  ,  imprimé  à  Paris,  i/2-8''.  fans  datc^ 

Le  TRËSOR  de  Dévotion,  traitant  pIuneunbeîîesTcrtys» 
par  lefquelles  on  peut  apprendre  à  aimer  Dieu ,  traduit  de  la. 
hngue  Cadillane  ;  imprimé  à  Lyon  ,  in-ié.  par  Claude  Nourrir 
die  le  Prince ,  fans  date. 

le  TRÉSOR  de  Pe/pargne  vérité  *  des  admirftbres  mec- 
yeîlks  du  mondes  advenues  ès  terres  inconnues;  auquel eft 
contenu  la  vie  du  Preux  géant  Raminagrobb  »  fort  joyeuiê  & 
récréative;  imprimé  à  Paris,  fans  date  ni  nom. 

'Tottt  menteur  eCb  une  épargne-vérité^  tel  que  CotneiUe  aceprciieuté  Do- 
ftttie,  â  qui  fi»n  valet  dit  ,Sc.  j  du  Aùnteiir,  A&.  4  : 

.  Vo  us  avez  loac  le  corpi  tntn  (Idii  de  féâxih  r 
II  n  ea  Tort  janiMS  enc      .      •      .  . 

Le  î  ivre  ici  rapporté  fut  fait  par  quelque  mauvais  imitateur  de  Rabelais,  i 
reiempie  duquel  bien  des  gens,  qui  o'avoieot  pas  fon  génie,  fe  mcloieiu 
^pantagruéli/cr^  fur  quoi  Ton  peut  voit  Pâquier ,  Leit,  8  duliv.  I.  (M.  0t 
iaMomnoye). 

L'ancien  TRÉSOR  Hiftorial ,  des  Impériales  Couronnes  de 
Rome ,  pareillement  des  Itales  ;  imprimé  i  Paris  ,  i/hfiL  par 
Michel  le  Noir ,  1 5 1 1 . 

TRÉSOR  de  Prati  que,  pour  les  Juges ,  Avocats  &  Procu- 
reurs, ou  eft  traite  du  Jugement  &  Jurifdiâion  ,  des  aâions, 
des  interdits,  de  la  ceiCoa  de  l'aâion ,  des  Juges  &  de  Toffice 

da 


biyitizûO  by  GoOglc 


du  Juge  ,  <!«  la  pl^nifiiine^  pidrie ,  demi- pleine  &  ibmmatre' 
connoifiànce ,  de  la  protation  de  rcncence  &  de  rexécucîon  d'i-- 
œtle:  le  tout  divifé  en  quatre  Livres  »  imprimé  à  Metz»  /Vi^. 
par  P.  du  Chadeau ,  fytu  date;  auparavant  à  Paris,  iVB^.  ]$ar^ 
ËflienncGrouUeau^  1^48.  /  : 

>  ' Le  TRÉSOR  *  des' vies  dé  Flofarque ,  concenàhr  les  beaux 
Faits  6t  Dits,  Sentences  notables,  Réponfes,  Apophtegmes.  8e 
Harangues  des  Empereurs,  Rois,  ÂmbalTadeurs    Capitaines.» . 
tant  Grecs  que  Romains ,  imprimé  en  Ajovers ,  «1-8^.  par^Gutl* 
laumeSylvius^i5£7^  . 

.  >lt.  Voy«i  â  l'Ârncfe  Dakios  Timuti  ,  Tom.  III ,  pag.  441 ,  8e  d^delfo*  ' 
i  la  Ititre  P ,  TArt.  PHiurra  duA  vimiiss ,  ptg.  1 97. 

Le  TRESOR  des  HiAoires  tragiques  de  Françpis;  de  Be(Iç-; 
fored,  contenant  les^ Harangues,  Qiiconra, Complaintes,  Re- 
montrances', ExhortationSf  MiCËvss ,  &  autres  Propos  remar- 
qoablïBs^  eonieaus  en  ioeUfi$  ^imprimé  àParis,  in-i  6.  par  Gervus 
JVfalot  ,  t^Bi* 

Li  Livres  appelés  TRÉSORS  ijui  parle  de  la  naiiTance  de 
touées  chofes ,  par  chapitres,  commençant  Chis Livres,  ell  ap- 
pelés Trcfors,  &c.  en  mtfmy7/r/?ûrcA?/nm. 

*  C'eft  l'Ouvrage  que  S<r  Brunato  Latini ,  Précepteur  <ia  Dante ,  conv 
pofa  en  François,  ou  placôc  enPcorcnçal ,  vers  i  Z70 ,  fousie  titre  de  Tréfor 

de  la  nayja/ife  de  toutes .dujfis^  Le  Manufciic  ,  cote  j  y 6  ,  s'en  voie  à  la  Bt' 

fcliotht-qiie  du  Roi.  Charpcnner,  pag.  i^a  d'^  Dcrfciifc  poui  l'Infcripcion 
<le  l'Arc  de  Triomphe,  en  rapporte  un  pallage  curii^ux.  (M.  pe  la  Monsoyi). 

TREPAS  '^Obréques  &  Fnccrrement  de  trés-haiir  iSc 
très-magnanimc  François ,  Roi  de  France  premier  de  ce  nom, 
Prince  C!)Ié ment  ,  Ferc  des  Arts  Sciences;  avec  les  deux  Ser- 
inons funèbres,  prononcés  efditesOblcLj  Lies ,  Ttin  aNotre-Damc 
de  Paris,  l'autre  à  Saint  Denis France  *,  imprime  u  Parii., 
i«-8°.  par  Robert  Kllienne. 

'  M.  Baluze  ,  en  donnant  la  Vie  de  Pierre  du  Chatel ,  écrîreen  Latin pac 

BiJBLiox.  Fkam.  Tom,  V*  Du  V&RO*  Toni^  // /.  Aaaa 


Pierre  Galland,  fît  inijlfiniet 

Pans ,  i/2-8<*.  chez  François  Mi^uet^  1 67^.  (  M«  ss  la  Mohnoyb  ). 

*  L'Aurenr  de  ces  trois  Ouvrages  eft  Pierile  du  CHATSt ,  dont  nou» 
aypns  amplement  parlé  ^it^  \çs  notçs  fur  La  Croix  du  Maine ,  Tum.  II  ». 
pag.  tlfi.  On  y&à  xfyûtiÀwe  totoceta  Bibtiôihèque  des  Aucenci  de  Bour- 
gogne, Tom.  1,  pag.  i|  8.  ■  I-  ' 

:  Biicours  fttpJa  Rupture dellâ  TREVE/ eft  Pin  n^^ê^.'ûtt^ 
pnaié  à  Lyon,  par  Michel  Iove'y'&  à  Tlioloie,  par  Goion' 
fioudeville.  -  *     *  ,  •  »  -   • .    -  . 

''Ea  TRIADE  Ronîaine an/?ir/<;^    •      '  ; 

'  C'eft  une  Verfion  du  Dialogue  ,  en  profe  Latine  »  contre  la  Cour  tie 
Roinè  »- tihicâté  Trias  Ro^aa-y  parce  qusUiriokiiuifén^  quifeh  eft  l'Antettry 

afTeifte  d'y  coter  p.ir  trois  ,  a^iratu  qu'il  pjuc,  les  corruptions  infinies  dorjc  itp 
accuie  C|eicç  Cour.  C  eft  une  Satttc  des  plus  oucrces ,  contre  laquelle  ÂrhUus^ 
cOhnu  par  ï'clo^ct  donc  l'a  iionoté  Paul  Jove  ,  fil  ce  Dirtiqaet  aff«a  jutte  :  - 

-    „  t     î  '  ■    '■       *metps  (riplici  ,  tfiptici  (ptod  guttmt  Atfnt»,  '  '  «f»  -  ^  '- 

Roi  %  qu*U  &it  contre  la  more ,  rime  \  imprimées-à'i^tit  »  fan» 
date.  .-T^i  ,j  î ,  '  .  •     •     •  :   •  .^^j.  ...  •  t  ■ 

M.iror,  [xTc  de  Clément, dans  fa  pefçriptioH  duvoya^e  de  Vtmjk  dtLoi^^llf 

en  1505) ,  lait  ainii ,  de  Vïfu ,  le  portrait  de  Tribo'uîet  .*  '  '  t  '  •  '•  ' 

'  ■  ,  .  ■      .  ' 

.    Tribonlct  fut  un  fol  de  la  t^te  écorné ,        '  ., 

'-                       AuiU  fa^c  à  trente  ans ,  tjuc  le  jour  qu'il  fut  né  :  •  * 

'        Éif6nt&  gros  ycu»?.  îiet  grand ,  calltf  i^,fOt«/  p%it^  fmt,' 

Eflooiac  pbt  &  lorg ,  haut  dos  à  porter  boit. 

'              ^      '  Chacun  contrefaifok ,  chari'3  ,  Hpnfa ,  p  t-cfi.i ,     '  -  -  »  -  j 

'    '            Et  de  tout  iî  plufast  qu  onc  iiomma  il     <àch«.      '  '  ' 

On  p»nt  yotf  un  ne  Tes  traits,  fous  François  I ,  dans  1^  fo'i^nwte  -  hutri^me 
cies  tWiuvtlUs  plaifantes  ,  in-i6.  l'an  ^5 55  ,.i  Lyon.  {AL  Li  la  Mon.moye). 

T  e  TRIOMPHE  &  Exaltation  des  Dames  ,  en  profe,  àParis^ 
par  MicheUe  Noir,  &  par  Pierre  Sergcht|  m-4-*  '  ^  ; 

Le  TRIOMPHE  de  haute  folie ».én,nme9  imprime  à  Lyoïi, 

pat  Antoine  Volant,  fans  date.  \ 


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T  T  jrjT 

'  Le  TROU»  ou  Piiic$  SiinâPâCrioe  %  imprimé  à  Paris»  iA*i4*« 
ikns  date. 

'  Jacques  de  Voragine,  dans  ù^  Uftni*  Dorée j  Chip.  49,dit4]ue  S.  Pa- 
trice prêchoit  eiî  l'an  i8o  ,  &  conte  des  merveilles  du  Puirs ,  ou  trou  de 
S.  I^acrice ,  en  Irlande  ,  par  où  l'on  defcendoïc  en  Puigaroire.  Il  ajoute  que 
la  clef  da  Puits  étoic  gardfe  dans  ime  MlMiye  de  l'Ule  ,  &  qu'an  Genrii* 
hoiiime  ,  jfotnmé  Nicolas ^  ^c^nA  pécheur,  ayanc  ouvert  la  porte ,  vifiia  le 
lieu  ,  &c  en  revint,  après  j  avoir  foufFcrt  des  peintfs  rerribles,  pour  rexpi.itioit 
de  Tes  fautes.  Petrus  de  Nataitbus  ,  Liv.  111 ,  Chap.  104^ ,  a  copié  mot  à  mot 
ronces  ces  Fables.  Marianus  Scorus  flc  Sigebefx  »  dans  leurs  Chroniques ,  met- 
te îk  ,  en  1491  ,  la  more  de  S.  Patiice,  avec  cerre  difT'Tenco  ,  qu-  Sigebert 
donne  cent  vingt-deux  ans  de  vie  au  Saint,  &  Mananus  Scocus  i'euleuienc 
quatre -vingt- clouze.  Baronius  incline  i  lui  en  donner  cent  trente -deux  , 
oonfoimément  à  Prohus,  ancien  Ecrivain  de  la  Vie  de  S.  Patrice ,  telle  que,- 
d'après  lui,  le  vcn.rahle  Bcde  l'a  rapportée  ,  dans  laquelle  ,  quoique  pleine 
de  Fables  ,  il  n'eit  cependant  fait  nuUe  meotiou  du  pmcs  qui  conduit  en  Pur- 
gatoire. (  M.  oa  lA  MoiraoYi  ).  . .  . 

Les  cent  Hiftoircs  de  TROYE ,  en  rime  ;  avec  les  Allégories 
en  profe.  L'Epîcre  d*Othea  '  DéelTe  de  Prudence  ,  envoyée  à 
refpric  chevalturcux  Hçdori  imprimées  àPiris,  par  PKi- 

Jippes  le  Noir,  i  ^zi, 

'  Othea  eft  un  mot  qui  a  l'air  Grec ,  ^  qui  ne  ngnifie  pourtant  rien  en  Grec. 
Peur-Stre  eft-il  corrompu  êL»tû» ,  parce  que  la  prudence  va  droit  au  but , 
|M*r'  «Mûw  ^.  (  M.  PI  LA  MOMtlOYS  ). 

*  La  conjeûure  de  M.  de  la  Monnoye ,  fur  le  nom  A* Othea,  ne  me  parcnç^ 
p{is  heureufe.  M.  l'Abbé  Sallier  ,  dans  la  notice  qu'il  donne  de  la  lettre 
d' Othea  j  obferve  qu'Homère  dcfigne  communément  Minervs  par  le  nom 
de  1,^  ,  Déeffe  t  &  par  exclamation  S  ^ItWl  pcnfequec'eftde  là  que  ChnT- 
cine  de  Pifan  ,  Autour  de  cettp  l  ettre  ,  aura  emprunté  le  nom  àt' Othea  £ 
pour  défigner  la  Prudence,  caia:\cre  pai  i  ulier  de  Min!  rv-^  \'.>vt  /  M'-m^-^ires 
de  l'Afadéinie  des  Beites-Lettres  ,  Tom  XVll ,  pag.  j  i  S.  Ou  trouveia  en  cet 

icndioit  no  '£xualt  nûfoniié  de  U  pi^e  en^lire.  ^ 


Aa  aa  ij 


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VAL. 

VaLENTIN  du  C  au  RROY,  Avocat  au  Parlement 
de  Paris ,  a  traduit  -de  Latin ,  TOpuIcnle  de  Saine  Augudin , 
Evêque  d'Hipponne  eti  Afrique  ,  de  refprit  &  de  la  lettre,* 
auquel  e(b  divinement  traité  ce  palTage  de  TApôtre  :  La  iettre^ 
oecit^  Vtfprit  tfiqui  vivifie  i  imprimé  à  Paris ,  ift-^^*.  par  Michel 
y^fcofan,  X55i> 

VALENTIN  xMENNHER  a  écrie  une  Arithmétique,  pour 
brièvement  chiffrer  ,  &  tenir  Livres  de  comptes ,  contenanc 
pIuHeurs  belles  QueAions^  demandes  propres  &  utiles  à  tous 
qui  hantent  &  trafiquent  de  Marchandife  ;  imprimé  à  Lyon^ 
in-i6,  par  Gabriel  Cottier,  &  depuis  augmentée  par 

Michel  Coignety  &  imprimé  à  Anvers,  ra-8*.  par  Jean 
»^'aeflierghe,  1573. 

YALERE  LE  GRAND  Les  neuf  Livres  de  Valcrc,  oîi 
iottt  compris  les  Faits  &  Dits  dignes  de.  mémoire ,  cane  des 
vertueux  perfonnages  que  des  vicieux  «  afin  que  les  hommes  par 
la  fplendeur  des  vertus foient  enflammés  k  les  enfuivre ,  pareil- 
lement par  la  turpitude  de  reproche  des  vices  foienc  incitéi 
d'avoir  horreur  d'iceux;  traduits  de  Latin  en  François ,  par  Jean 
2e  Blond  ;  imprimés  à  Paris  ,  tn-fol,  par  Charles  l'Angelier, 

1544- 

'  Valère  Maxime.  Du  Verclter,rttivane(k  coutume  de  marquer  les  noms 
<îes  TraciiiCteurs ,  ne  dcvoit  p.is  fe  contenter  de  fiire  mention  de  Jean  le 
Blond,  dam  b  texte  de  l'Article  j  il  devoir  de  plus  renvoyer  à  Nicolas  de 
Gonneîre ,  Se  à  Simon  de  Hefdin  »  anciens  interprètes  François  de  Valère. 
On  le  doit  appeler  Valère  Majcimt  >  &  non  pas  Valcrc  le  GramL  Cet  Hifto- 
rien  ,  ou  plutôt  ce  Colle£keiir  de  faits  Hiftoriqties  ,  cfl  morr  vers  !'an  40  de 
JeCus-Çhrift  (  fort  âgé  ,  car  li  porta  les  armes  fous  Sexte  Pompée  ,  palTa  en- 
faite  dans  le  parti  d'Augude ,  fotis  l'empire  duquel  il  fut  en  faveur ,  &  dé- 
dia fon  Livre  à  Tibère  ,  Ouvrage  curieux  &  bien  écrit ,  qui  contient  un  grand 
nombie  d'exemples  Se  «le  faits  mémorables  »  qui  méxicenc  d'cûce  lus.)  11  n'y  a 


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VAL  V  A  L  5/7 

nulle  apparence  que  nous  n'ayons  qu'un  Abrégé  de  fon  Ouvrage  ,  &  non  pa* 
l'Ouvrage  entier.  Je  ne  nie  pas  qu'un  Âfricain ,  nommé  Jjnuurius  Ncpotianus, 
n'en  ait£iit  un  Abrégé,  mats  îe  nie  que  les  neuf  Livres  de  Valèr«  Maxime  , 
tels  que  nous  les  avons  ,  foicnt  cer  Abrégé  ,  &  Je  le  protive  p.ir  TEp-tre 
même  que  le  P.  Labbc  a  publiée  de  ce  Nepotiaaus  ,  ou  cet  Abbrcviatcur  te- 
nioigiie  i^ue ,  voulant  uniquement  réfetver  les  faits,  il  a  retranché  toutes  les 
réHexions  ,  toutes  les  Tentences,  en  un  mot ,  cous  lesornemens  dont  Valéte 
les  acconipacn"!T  ,  'l'où  îe  conclus  que  ,  ces  ornemens  nous  étant  demeurés 
très-entiers,  aax  chkj  premiers  Clupures  pris  du  premier  Livre  ,  rOavr.ige 
de  Valèrc  eil  venu  i  nous  ,  tel  que  fon  Auteur  l'a  originairement  produit , 
&:  que  c'eft  tout  au  contraire  TAtircg  •  feu!  ,  dénué  de  ces  oriiem.iis  ,  lecjuel , 
ar  cette  laifon ,  n'ayant  pas  ccc  juge  digne  d'être  coniervé  ,  s  ell  perdu* 

M.  DE  LA  MOMNOYE  ). 

VALERIUS  *  CORDUS  '.Voyez  André  Cailte. 

*  Ce  célèbre  Botanifte>  dont  on  a  des  remarque?  fur  Diofconde  ,  pircori- 
rut  les  Alpes  &  l'Apennin  pour  connoîtreles  plantes.  Ayant  été  bl.tie  à  la 
^mbe ,  d  un  coup  de  pied  de  cheval ,  dansuu  de  fes  vojrages ,  il  fe  fit  tranf- 
porrer  A  Rome  ,  où  il  niourut  le  15  S.prembre  1 544»  dans  f.i  vingt-neuvième 
année.  C'ell  ce  qu'on  apprend  de  Ion  Epitaphe ,  qu'on  lit  dans  l'Eglile  de 
l'Anima  j  à  Rome ,  où  \\  fut  enterré.  Il  y  a  grande  apparence  cependant  qu'il 
écoit  Luthérien  ,  ou  au  moins  très-indiiféretu  fur  toutes  les  Sectes  \  mais  , 
comme  fes  amis  l'avoient  fait  coiifefTer  A  rextrémité  de  fa  vie ,  &  lui  avoienc 
fair  adminidrec  l'Excrème-Ondlion,  U  eue  les  honneurs  de  la  lépulture  Chcc- 
ciénne,  fans  contradtdenis.  Vojr.  les  Mém.  de  Niceron ,  Tom.  XXXVIl. 

'  C'eft  de  fon  père  Eurtcius Cordus  j  Médeciii  &  Poëce ,  mort  l'an  15^5,  que 
Jule  Scaliger  a  jugé ,  dans  ton  Hyptftritiqtu»  &  non  pasde  Valerius  »  comme 
l'a  cru  Melchior  Âdam.  (M.  d£  la  Monnoyb). 

VâLLO  pu  Fait  de  la  Guerre  &  Art  Militaire ,  imprimé 
\  Paris. 

>  yath  eft  le  nom  d*ttn  Livre  Italien  ,  intitulé  F'ath  Vin  appartenente  a 

Caydieri  -^  &  comme  le  mot  Vallo  a  été  retenu  à  la  ràe  de  la  Tr  iHuciion 
Françoife  ,  du  Verdier  ,  qui  n'ignoroit  pas  que  ce  mot  flenifioit  rempart  y  for- 
tification ,  bouicvard  ,  femble  néanmoins  l'avoir  prii  [>our  le  nom  tle  l'Auteur, 
Naodé,  Liv.  II  de  fon  Traité  de  Studio  Militari ,  pag.  551  ,  trouve 

un  f^  grand  ripport  cnrre  ce  f^/Io  j  &  le  Pol'me  en  rime  Grecque  vulgaire 
de  Ltoiurd  tortius  ,  wtf»  «{«tomîi  xfv^fmvm  ,  imprimé  à  Veuilej  ui'^'',  l'an 
1551,  qu'il  ne  fait  lequel  des  deux  eft  l'Original.  (  M.  de  la  Monnoye). 

VANOCCIO  BIRINGUCCrO.  La  Pyrotechnie  \  ou  Art 
do  Feu  y  contcnanc  dix  Livres  ,  auxt^uels  ed  amplemen:  craicc 


V  A  s  VAS 

de  toutes  fortes  &  diverfité  de  minières  ,  fufions  &  réparations 
de  métaux ,  desformes  &  moules  pour  jeter  artilleries,  cloches  & 
toutes  autres  figures;  des  dillillations,  des  mines,  contremines, 
pots,  boulets,  fufées,  lances  îk  autrcsfçux  «artificiels ^  concer- 
nant l'Arc  militaire  ,  &  autres  chofcs  dépendances  du  feu  ; 
traduit  de  l'Italien  de  Vanocdo  Biringuçdo ,  Siçnais ,  par  Jaques 
Vincent;  imprimé  à  Paris,  m-4°.  157*  *. 

^  11  y  a  eu  au  moins  quatre  Ediriont  de  la  Pyroteehm*  de  cet  Auteur. 

premicre  de  toutes  eft  celle  de  1 540»  avec  Hgures ,  8c  eilç  eft  fort  tare.  La 
îecoiule  eft  de  50  ,  la  troifième  de  1 5  58  ,  &  la  cjuarricine  de  1559.  Ces 
trois  Editions  font  auflî  fort  rares ,  &  ont  écé  faites  a  Venife.  Les  trois  pre- 
mières font  /n-4*.  &  la  dernière  i»-t*.  Mano  Cabogas ,  Archidiacre  de  Raugia, 
eut  foin  lie  ces  Editions  ,  qu'il  corrigea  ôc  augmenta,  mais  fans  fe  nommer, 
du  moins  dans  les  deux  premières.  Ce  ne  fur  que  dans  la  troifième  que  le 
Libraire  révéla  le  nom  de  1  Editeur,  en  iui  dcdiant  l'Edition  même.  Il  fe 
loue  fort  du  profit  que  cet  Ouvrage  lui  a  Sût  fiutet  Quanç  à  la  TradaâÛMX 
Françotfe  par  Jacques  Vincent,  elle  parut ,  pour  la  premicre  fois  ,  à  Paris,  en 
J  55<>,  il  uous  en  croyons  U  note  du  Ptclident  Bouhier,  rapportée  dans  La. 
Croix  du  Maine  ,  à  l'Article  de  Jaques  Vincbkt  ,  Tom.  1 ,  pag.  43 <î.  Ainfi 
celle  de  i  J71,  citée  par  du  Verdier ,  ne  fcioit  que  la  féconde.  Uyen  eut  une 
troifième  ,  en  iStj ,  à  Rouen  ,  in-^^.  avec  beaucoup  de  figures  gravées  en 
bois.  Cet  Ouvrage  a  écé  auilî  traduit  en  Latin,  ôc  iraorimé ,  en  cette  langue  , 
à  Cologne,  en  itf 5  8 ,  iii>4**, 

VASQUIN  PHILIEUL,  deCarpenrras ,  Docleur  ès  Droits, 
Chanoine  de  notre  Dame  des  Doms ,  a  traduit  de  Tufcan,  ei| 
vers  rudes  &  mal  rendus,  toutes  ks  (Euvres  vulgairçs  de  Fran- 
çois P^rarque  ,  contenant  quatre  Livres  de  Madame  Laure 
d'Avignon ,  fa  Mattredè,  en  Sonnets  &  Chants»  les  Triom- 
phes d'Amour»  de  Chaflecé ,  de  mort ,  de  renommée ,  du  tems 
l\  de  la  Divinité  ;  imprimés  en  Avignon ,  fii-6 .  parB|irthelemi 
Bonhomme ,  &  à  Paris  ,  par  Jaques  Gazeau  ,  1 548.  II  a  traduit 
auin  du  Latin  dç  Cbridophle  de  Mandrîc  ,  Do^ieuf  pn  J |)éo|o< 
gie  ,  de  la  Compagnie  de  Jtfus,  un  Traité  de  fouvcnt  recevoir 
le  faint  Sacrement  de  l'F.ucharilb'e  ,  imprimé  en  Avignon  ,  par 
Pierre  Roux,  i^C^.  &  depuis  à  Paris,  par  Ihomas  Hrumen, 
fous  le  titre  de  Traire  de  la  fréquente  Communion.  Il  a  traduit 
^■luHçn,  Dulo|;ue  des  P^yiiçs  4'armes  ôç  u'amoMfs  du  S.  f  auio 


uiyitizûO  by  VjOOSle 


VER  V  I  C  SS9 

fovio,  avec  un  Di(coun  de  L.  Ddménicht ,  fur  lé  même  fujet; 
imprimé  à  Lyon ,  in-/^^.  par  Guillaume  Roville ,  i  ^6 1.  II  a  mis 
auilt  .en  rime  Françoifè,  lé  Jeu  des  Echets ,  décrit  en  vers  Latins, 
par  Hiérome  Vida,  Crémonnoîs ,  imprimé  à  Paris, 

,  -*  Voy. La  Croix  du  Mauje^  êc  les  noces,  au  mcmc  Article, Tom.  11, 

LE  VERGIER  *,  fc'eflun  ancien  Auteur  François  qui  ne  s*eft 
Voulu  nt;innicr  autrement)  a  ccric  iin  Traite  intitule  le  Songe  du 
Vergief ,  divifc  en  deux  Livres ,  dont  le  premier  contient  cent 
quirrevingc-fept  chapitres ,  &  Je  fécond  cent  quatrevingc-deux, 
auxquels  le  Clerc  &  Cfiévàlîèr  dtfputent  de 'la  puifTancé  fpiri*- 
ntuelle,  ou  des  Gens  d'Eglife  ;  &  de  la  puiflknce  féculière ,  ou 
des  Princes  ^  Seigneurs  temporels  ;  dédié  au  Roi  de  France  , 
Charles  le  Quint,  imprin^é.à  Paris ,  in- fol.  par  Jaques  Mail- 
let ,  en  l'an  1 49 1.  &  depuis  a  été  trandaté  de  François  en  Latin, 
&  imprimé  à  Paris,  i/{-4^.  parGaliot  du  Pré,  15 té.  &  encore 
.  depuis  réimprimé  en  Françoiii ,  par  Jean  Petit ,  in-^foL  1 530. 

^  '  Dtt  Vcrdier  femble  encore  ,  comme  cî-delîus ,  ni  mot  Vailo  ,  prendre 
ici  le  titre  dn  ti'Tc  ,  ou  du  moins  une  partie  du  ci  rte ,  pour  l'Auteur.  Ce 
Livre  £ut  fait  du  temps  de  CKailes  V,  Roi  de  Franco.  C'ell  une  fiâion ,  où 
l'Auteiir  fuppofe  que  »  dormanc  dans  un  verger  >  il  vie  deux  Retnes ,  Ftine 
nommée  Puijf'ance  SpfriiatUe ,  Tiftutre  Puijfance  Temporelle  ,  difputer  enfem* 
ble  dè  la  rupcnorirc  ,  en  prcfence  du  Roi.  Pu'iffance  Spirituelle  avoir  choid 
un  Ecclcfialhquc  pour  fan  Avocat  j  Puijjance  Temporelle  j  pour  le  fiea  ,  un 
Chevalier*  Le  dormeur  ayanr  oui  à  loiftr  les  raifons  débitas  de  part  &  d'autre 
avec  beaucoup  d'h  ;lr!:tc,  les  retint  fi  bien  ,  q-i'i'  en  conipofa  le  Livre  inti- 
tulé ,  parla  raifon  cjue  j'ai  dite  ,  le  Songe  du  Fcger.  Quelques-uns,  comme 
66  le  ttonve  en  Latin  jibus  *le  ticre  de  Somnum  Fïridarii  ,  vealent  qu'il  ait 
d'abord  été  £ur  in  (jette  langue ,  fur  quoi  cependant ,  non  plus  que  fur  le 
iiom  de  l'Aoïeur ,  on  ne  fait  rien  de  certain.  (  M.  m  t  a  Monmo  yb  ). 

VICTOR  BRODEÂU ,  de  Tours ,  a  écrit  en  vers ,  les 
l^ouanges  de  Jefus-Chrifl:,  imprimées  à  Lyon,  m-8*.  parSulpice 
Sabon  &  Antoine  Conflantin,  1 540  r  &  donc  le  commencement 
eft  tel  ; 

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/««vie  V I  tr 

Mu  tnfteret  dedams  U  penfimiaii 
De  IKtu  jmij^aM  j  &c. 

*  Vuy.  La  Croix  ov  Maike,  &  les  noœs»  an  mot  Victor  AropiaVs'. 

Tom.  n  ,  pas);.  44O,  , 

VICTOR  DE  LA  ROCHE  *  traduit  les  Œuvres  deSalufte, 
aflTdvoir  la  Conjuration  Catilinaire  ;  la  Guerre  Jugurthine  ;  la 

Dcclaration  de  Portius  Latro  ;  les  Oraifons  adverfaires  de  Sa- 
lullc  &:  Ciceron  ;  les  Inventives  de  Ciccron  contre  Catilina  i  la 
Vie  deSaiuite  ,  &i  les  Témoignages  des  Modernes  :  le  tout  im- 
prime' François-Latin  ,  l'un  correfpondant  à  l'autre,  verfet  à 
vcrfct,  à  Panii,  in-iG.  par  CUudeMicard,  1577.  . 

VICTOR  DU  VAL  a  écrit  Congratulation  &  Réjooiflànc* 
fur  la  grande  &  inefpérée  nouvelle  advenue  de  TEleâton  de 
MonfieuT,  frère  du  Roi ,  au  Royaume  de  Pologne,  imprimée  à 
Pâris 9 1573.  par  Denis  du  Pré. 

VINCENT  «  DE  BEAUVAIS  *.  Miroir  Hiftorial,  traduit 
par  Jean  de  Vignay ,  imprimé  à  Paris ,  en  cinq  volumes ,  in-fol. 

*  Vincent,  furnommé  de  Beauvau  ^  Religieux  Dominicain  ,  écoit  vcritft- 
Uement  de  Jeaovais ,  &  non  pas  luirif  de  Boureogne  ,  comme  plulîencs  Tonc 
cru  fur  la  foi  de  S.  Antonin  ,  qui ,  dans  la  rroinème  Partie  ém  u  Chtoinmey 
parlant  des  illaftres  Religieux  de  fon  Onîre  ,  a  dit  le  premier  :  Frater  rtn- 
centtus  Belvacetffis ,  Burgunduj  at^ue  6^<7//ic«i,  erreur  qu'on  a  tâché  de  fauver 
Mr  diyeifes  explicadoiit  »  dont  la  meilleate  •  de  l'aTeii  du  P.  Educd ,  pêne 
forr  bien  ne  pM  être  reçue.  (  M  oi  t a  Moknoyi  ). 

Vincent  de  Beauvais  ,  Leâeur  &  Prédicateur  de  S.  Louii»  ent  reftmiei 

la  faveur  de  ce  Roi  &  des  Princes  de  fa  Cour.  Ses  Ouvrages  ,  fur-tout  foa 
Spéculum  Majus  ,  lui  ârent  une  j^iande  réputation  en  Europe.  U  eil  divifé  en 
quatre  Parties ,  i  ^.  Spéculum  Naturalet  i^.  Specutwn  DoSmaktk'*.  Speadum. 
Hijloriale,  4».  Spéculum  Morale.  Vincent  de  Beauvais  ^crivoitwus  le  règne 
de  5».  ï  ouis,  f<  par  ordre  de  ce  Prince  11  mourut  en  mil  deux  cens  foîxante- 

âuatre ,  félon  l'opinion  communcmciu  reçue.  Quoiqu'il  ait  pu  vivre  du  temps 
e  Philippe  Angafte ,  on  ne  peut  gucre  ftipiu^fer  qu'il  ait  écrit  fous  le  règne 
de  ce  Prine?  ,  mort  en  mil  deux  cens  vingt- trois.  Ainfi  c'eft  une  iné- 
prife  du  Conrmuateur  de  Fabricius  que  d'avoir  dit  d?  cet  Ecrivain  :  Régnante 
Philifpo  Augujlo ,  Lutctu  Literis  operam  Atiwv^  (  Biblioth.  Infim.  Latinit. 
7ow.  VI 9  pag.     1*  )  Sikce ,  de  SieQnc ,  par  une  raéprife'moinrpaidoii* 


Uiyuizeo  by  GoOgle 


VIN  V  I  N  j^i 

nable ,  a  placé  Vincent  de  Beauvais  fous  Philippe  de  Valois  :  Sumptibus 
PkUippi  FaUfit,  GaUànan  Re^is ,  adfMia  coliegU  ,êcc.  (Biblioth.  Sainte. 
p9ig.  ni.  )  Vincent  de  Beauvais  avoir  écrie  en  Larin  un  Ouvrage  ,  fous  le 
rirre  de  Grand  Miroir  ,  Spéculum  MajuSy  divifé  en  trois  l^atties  ,  le  MtrMf 
Naturel  ^  le  Miroir  Doctrinal  &c\6  Miroir  JiilionaU  On  y  joignir  par  la  fuite 
un  quatrième  Miroir  ,  b  Mimr  Moral,  quirfeft  point  de  lui.  Ces  quatre 
Miroirs  furent  publics  en  Allemagne  ,  en  147J  ,  fous  le  titre  gcnci.iI  de 
Hièliothecû  .\fundi ,  &c  ont  été  imprimes  aflez  fouveni  avant  la  tin  du  quin- 
zième fiècle.  Le  Miroir  Hifîonal  fut  imprimé  féparémenr ,  à  Mayence ,  en 
1474  »  ec  plufieurs  fois  depuis.  C  eft  une  eCpèce  d'Abrégé  d'Hiftoirc  uni- 
verfelle  ,  depuis  l'origine  du  monde  ,  julqu'en  1 144.  il  rapporte  même 
quelques  faits,  qui  s'étendent  iufqu'en  ijjj.  On  y  trouve  beaucoup  dechofes 
«)ui  nefe  renoonnent  point  ailleurs  jinaisiifautjpréférec  la  première  Edition, 
fkarce  que  les  autres  font  tronquées,  Onàdotmedes  éloge    ut  es  .1  cet  Ecri- 
vain. On  les  trouvera  raflfcmbles  ,  avec  quelques  jugemens  moins  favorables  , 
dans  Pope  Blount  (  CenJ.  celeh.  Aut.  pag.  18^»).  Vortîus  $*eft  trompé ,  avec 
beaucoupd'antre«,lorrqtt*aacni  que  Vincent  de  Beauvais  ctoit  Bourgui- 
gnon ,  &  qu'il  avoit  été  Evèque  de  Beauvais  (  de  Hijl.  Lût.  p;Tg.  477  )■  On 
ne  doit  pas  s'attendre  à  trouver  beaucoup  de  critique  dans  cet  Hiftorien.  Il 
•donne  aux  Dccrétales  des  Papes  le  premier  rang  pour  rantorité ,  après  rEcri- 
turc  Sainte,  8c  il  admet  toutes  les  faulTes  Décrétales  employées  par  Gracien. 
Il  adopte  toutes  les  Fables  débitées  fous  le  nom  de  l'ArchevcqueTurpin  ,  &c. 
&c.  &c.  U  a  compofé  plufieurs  autres  Ouvrages  ,  dont  quelques-uns  n'ont 
point  été  imprimés.  On  en  tronvefa  ta  lifte  dans  la  Bibliothèque  de  la  bafle 
Latinité  (uti /uprà\  Nous  avons  parlé  de  laTraduaion  Fran^oifc  de  fon  Miroir 
Hiflorial,  &c  de  fon  Traduéteur  Jean  de  Vignay ,  Tom.  l  de  La  Ccou  du 
'Maine ,  pag.  605  &  fuiv. 

VINCENT  LIRINENSE  •.Voyc»  G.  RuzÉ. 

*  Ceft  Vincatt  de  LerinS  y  que  du  Verdict  défigne  dans  cet  article  , 
célèbre  Religieux  du  Monaftcre  de  ce  nom  ,  dans  l'ine  de  S.  Honorât ,  fur 
les  côtes  de  Provence ,  qui  eft  devenu  une  Abbaye  de  Bénédidins.  On  croit 
que  Vincent  étoit  né  i  Toul;  U  eompofa  ver»  4J4.  fOuviage  dont  la 
Tradudion  eft  indiquée  dans  cet  article ,  fous  le  titre  de  Peregnm  adversàm 
•Hétretkos  Commonitorium  ,  Livre  excellent,  où  l'on  trouve  des  r^les  fimplés 
&  sûres,  pour  fe  préferver  de  toutes  nouveautcs  en  matière  de  Religion. 
•Vincent  de  Letins  mourut  vers  l'an  450.  Il  y  a  eu  peu  de  Livres  qui  ayenc 
été  plus  loués,  &  imprimes  plus  fouvent  que  le  Commonitonum  de  e  t  Pcn- 
vain.  La  première  Edition  eft  de  Venife ,  ^  fans  date.  Il  fut  inférc  dans  ie 
•  Recueil  des  Ecrits  des  Pères ,  contre  les  Héréfies ,  publié  par  Jean  Pichard ,  â 
•Bafle  mil  cinq  cens  vingt- huit.  Nous  ne  nous  arrêterons  point  aux  antres 
'Editions  qui  ont  fuivi.  Nous  remarquerons  cependant  que  Baluze  leul  en 


)ôi    U  ft  B  U  ft  6 

à  publié  trois.  Quant  âut  Traduàibrii  PriftÇbife ,  Là  Crôîï  à\i  Mâift» , 
Totn.  I ,  pag.  ,  &  Du  Verdîer ,  Toin.  IV ,  f>ig.  i  ^Tf  ,  dtù  patli  de  cellé 
£è  Guillaunfke  Roisé.  U  éll  a  paru  plilfîdiAs  àuifréi  depuis.  La  première  pal 
Barthélémy  DaHray,  i  Liège,  en  i<?<f},  i/i-Ô*.  La  fécoftdô  pat  té  fieur  dé 
Prpmignicre ,  à  Paris,  1684,  m-n.  La  tfoifième.  par  le  !*cré  Boliàet,  di 
fOratoire ,  i  Paris ,  1 700 ,  in- 1 1.  âvec  une  Tradudiidn  dè  Sàlvièn. 

URBAIN  CHAUVETON  a  traduit  «  Hiftoire  nouvelle^ 
du  nouveau  monde  ,  contenanc  en  fomme  ce  que  lesEfpagnols 
ont  fnk  jufques  à  préfent ,  aux  Indes  Occidentales  >  &  le  rude 
traitement  qu'ils  font  à  ces  Peuple^  ;  extraite  de  riralien  d« 
fiiérome  Bcnzoni,  Milanois,  qui  a  voyagé  quatorze  ans  en  od 
pays  là  :  &  enrichie  de  plufieurs  Dilcours  &  choies  dîgftes  dt 
mémoire ,  imprtinfc  /n-è®.  par  Enillacte  Vignon,  i^y^. 

*  .Urbain  Chauveton  aima  mieux ,  quoique  deftiné  par  Ton  pèce  i  la 
Médecine ,  teuliec  en  Théologie  ,  oiî ,  comtae  il  écoic  Hogoénoc  «  H  edjfc 
^ur  Maine  t  Tliodora  4*  Beze,  à  qui,  par  reconaoitfaBce,  il  dédia 

Verfion ,  ou ,  pour  mieux  dire ,  fes  Verlîons  du  fienzoni ,  car  il  en  fit  deui^ 
l'une  Latine ,  en  ijji  j  l'autre  Françoife  ,  en  1 579  ,  toutes  deux  accompv- 

Îaées  de  quelques  iwces  de  fa  façon  -,  le  tout  imprinié  â  Genève ,  cnee 
uftachc  vignon.  Thevet ,  feuillet  $77  ,  de  fes  Hommes  illuftret  ^  prérend» 
mais  fans  pteuvc ,  que  le  Benzoni  dl  un  Auteur  fup^ofé  ,  &  atfeâe  de 
remarquer ,  Fol.  643 ,  qne  çouc  ce  que  le  tncme  Denxoni  rapporte  d'AttalM- 
liba ,  ell  pris  de  Goniara.  D  n*y  a  qu'à  conférer  l'Ifiarla  del  Mondo  Nuov9 
di  Girolamo  Ben:^one ,  ou  Deni^oni  ^  imprimce  en  trois  Livres  ,  i  Venife» 
1571,  avec  les  Veiiions  de  Chauveton,  pour  seconnottre  ladtâccence  qu'il 
j  peut  avoir.  (  M.  di  tA  MoNwdYE.) 

^  La  première  Edition  de  l'Otieinal  Italien  de  XHiJloire  du  noweau 
Monde ,  par  Jérôme  Benione,  eft  de  VenîTe,  1  ,  m-8*.  avec  ^ures.  Elfe 
eft  fort  rare  ,  fie  peu  connue  ,  &  l'oa  cite  ordinairement  celle  de  1571, 
comme  la  première.  Voici  le  titre  de  celle  Aç  \^6\:  La  Htjioria  delMond» 
andvo^  (U  M.,  Giroiamo  Ben^oai ,  MUanefe,  laquai  tratta  de  II'  IfaU  tnmri 
movaHKmt  ritrovati  e  délie  itmtw  Citta  da  lui  proprio  vedute  per  ac^iia  t  ftr 
terra  fin  quattordeci  anni.  Chaureron  publia  laTradutîhon  de  cet  Ouvrage  en 
Latin,  en  1  ^78 ,  à  Genève  ,  avec  des  notes,  &  deux  pièces  fur  l'Expédicioa 
dès  Fnitiçoisdam  ta  Flocide»  en  i  ,  6c  Iti errantes  qu'ils  y  éproavèienc 
de  la  part  des  Efpagnols.  Il  a  retranché  la  Préface  de  l'Auteur ,  &  f  ei»« 
fubftirué  une  de  fa  façon.  Son  Epître  Dcdicatoire  i  Théodore  de  Bèze,  eft 
^cée  du  premier  Septembre  1  ^li^  En  i  ^79  ,  il  publia  la  Verfion  Françoise 
du  même  Ouvra^ ,  qui  fm  auili  impriméi»  la  même  année  ,  traduire  tsk 
Altomaiiil  tt  ta  B  -^ir  4tt&iiaiit»«it  Ai^^,  datttle'lV*  Volaneda 


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UHB  VOL  s^S 

R#0Wll  dt$  Voyages  d^Piuclutf  ^  «9  171 1-  On  peut  confulter,  fur  le  Ben-  . 
zone ,  PicmUii^  4ih«ltp^  i  fxttfiWiàUiif^tfit  tiH  4r£4lm  BMûttlf,  Scri/Ê, 

URBAIN  HëMâRD  a  écrjr  Anatoqiic  des  J)^t$,  &c.  im^ 

^OLFANO  FAK%  ^  .Up«t9  StnM>«  Crynêt  mt  écrie 
en  Latin ,  la  Vie  4e  Jean  fEcoUmpade,  tranfiacée  en  jFmncois^ 
^  imprimée  avec  les  Vies  de  Martin  Luther  «Se  dîe  IJtildric 
Zvingie ,  à  tyw ,  in-tS,  par  Jm  Saugra^ ,  f  CMtfr^ 

'  WhlfgMg  Fi^fidtit  Cap'tto  ,  c*9Û  ainfi  ^|I6  ce  nonit  doit  s'écrire ,  naiif 

ifHagueneau  ,  fameux  Théologien  Luthérien  ,  mourut ,  felçn  Melchioc 
Adam,  à  Strasbourg,  en  i  J41  ,  djins  fa  foixajne-troinèttif!  ^Pné?*  On  * 
ck  lut  une  Grammaire  Hébraïque.  Vpj'ez  Simom  Ç|iYH,i|.  |>f 

litoHNOTI.) 

WOLFANG  MUSCULUS  \  Traité  de  l'Ufure  pour  h 
cpmmodicé  çommiine  dç  ceux  qui  prèteat  C^n^  blejTcr  leur 
coAfcience  >  en  («cogrjaoç  leur  }>TQj:hm ,  écam  eo  nicefllcé  j  o{i 
fent  aitifi  àéaumah  ÏÊ»  abus  4c  coinc  aui  contre  raifon  s'adon- 
Déni  à  jodle  j  imprimé  i517«  Çpj^f*  lijBinc  ,QC|iiimiiii.s ,  fec. 

*  Wolfgang Mufculus  naquit,  en  1497,  â  Diefue.  pente  ville  de  Lor< 
raine  »  entre  Metz  &  Saverne.  Il  étoii  fils  ^'un  Tonnelier ,  qui  l'envoya  ea. 
Alfacc  poar  étudier,  mais  ne  !ui  donna  point  cî'areent,  de  forte  qu'il  ne 
iî^fta  qu<e  par  U  charité  de  ceux  qu'il  iui  intcrç^ter  i  fon  forr.  Il  («  fie 
Bénédiâin  i  l'iee  de  qaime  ans ,  &  s'appliqua  :^vec  beaucoup  d*afde«ir  jl 
l'étude  de  la  Théologie  &  des  Belles-Lerrres.  Mais,  s'étuit  laide  féduire  par 
!a  leftiire  des  Livres  de  Luther,  il  quitta fpn  Couvent  en  i  ^  17 ,  &  fe  fauvaà 
jbcta^urg  ,  où  il  fe  maria  avec  upe  fille,  qu'il  avoit  même  iU(icée  ,  ayant 
4e  iatàt  de  fon  Mooaftèee  ^  ce  qui  donne  lieu  de  penfer  que  l'amoar  evMC 

pu  entrer  pour  beaucoup  dans  fa  nouvelle  profcflîon  de  foi.  Comme  il  avofC 
plusconfulté  fa  palHon  que  £a  fortune,  cii prenant  le  pjirti  defe  marier,  il 
fut  ptefque  aulh-tàc  obligé  d'abandonner  (a  femme  ,  qu'il  plaça  fervante 
dm  onMimftre,  &  fe  mit  apprenti  chez  un  Tifèrand.  ^aeique  tem^ 
après  il  eut  occafiun  de  f:^ire  connouce  .fec  ralens  pour  la  chaire ,  on  l'atta' 
cna  fuccetlivcment  au  fervtce  de.diye^fes  j^lifes.  11  J^piy  alpr^  ^  fe^mipes 
dont  it  eut  huit  enfàns.  Sa  vie  é  éci&  écnte  pair  Abnkam  MoTckilas,  Ton  fils  ; 
9^  4^  MPiy         ^.4fiWei^^'p  <a».iké  tout  cejqtt'ibea 

Bbbb  ij 


/«4       V  V 

.  cMit  dir,  U  rendit  de  grands  fcrvîces  \  Bttccr,  ctiex  qu!  il  demeura  qoelqnè 
temps,  en  qualité  de  Copifte.  Buccr  avoir  une  (î  mauvaife  écrinire ,  que 
Aon'feulement  les  Imprimeurs  ne  pouvoient  pas  la  lire  ,  mais  fouvenc  Bucer 
ItiMiième  ne  pouvoir  la  déchifirer.  Mafculus  ta  Hfotc  tout  courammeoc.  U 
compofa  lat'inémc  beaucoup  d'Ouvnges.  On  dit  qu'il  avoit  quarante  ans 
quand  il  commença  A  étudier  le  Grecj  mais  cela  n'eft  pas  ponfible  ,  puifq'ril 
publia  des  i  j  j6 ,  fa  Traduâion  des  Commentaires  de  S.  Chnfoitomc  ,  lut 
Paul.  Il  n'avoir  alors  que  trente-n«if  ans.  On  trouve  dans  le  DiSionnaire 
de  Bayle ,  &  dans  les  Additions  de  Teiflîer ,  aux  Eloges  de  M.  A';  Tliou,  la 
lifte  de  fes  Ouvrages.  Âu  refte  il  favoit  alTez  mal  le  Grec ,  médiocrement  le 
Hatin ,  peu  d'Hébreu,  ou  d'Arabe ,  quoique  Melchior  Adam  fuppofe  qu'il 
entendoit  parfaitement  les  Livres ,  même  les  plus  obfcurs  des  Rabbins.  M. 
Simon  convient  qu'il  n'ccoit  pas  aflèz  exerce  dans  l'étude  des  langues  &  de 
la  Critique ,  pour  expliquer  les  Saintes  Ecritures.  Cafaubon  (  Prâj.  ad  Polyb.) 
en  lottanr  la  bonne  volonté  de  Mufculus ,  convient  qae  cer  Ecrivain-a  cradaîc  / 
Polybe  fouvent  fans  rcnrcndre  ,  (  Hijl.  Eccl.  )  &  en  avouant  que  Mufculus 
favoir  peu  le  Grec  &:  1 .  T  :itin,  il  fait  l'éloge  de  ccTraduéteur  ;  mais  Henri  de 
Valois  n'en  parle  pas  auih  avanrageufenient  (  Epiji.  Dedic.  Hijlor.  Eujcb.  ) 
îl  adopte  le  reproche  qu'on  faifetc  i  ce  Traduâeur  d'avoir  airéré  Ibttvenc 
^  dans  uTràdudhon  de  V Hijlolre  Fcclcjîjjliquc  d'Eusèbe,  le  fens  de  fon  Auteur, 
j  non-fculcment  par  ignorance ,  mats  pour  en  tirer  avantage  en  faveur  de  fes 

opinions.  Ses  Lieux  communs  font  l'Ouvrage  qu'il  a  le  plus  foigné.  11  y  em- 
ploya dix  années ,  &  le  publia  en  i  \  '  Antoine  du  Pinec  le  icadui(ît  ea 
François,  comme  le  dit  ailleurs  du  Vetdier  (Tom.  III ^  paf^.  157.)  1!  y  a 
encore  un  autre  Ouvrage  de  Mufculus ,  traduit  en  François  par  V.  Poulain , 
dont  dtt  Verdier  parle  ci-deflbas.  Pope  Bloant  a  fallèmblé  les  principaux 
jngemens  qu'on  a  portés  des  Ecrits  de  Mufcolus,  tnab  il  n'a  rien  dit  d'un 
plagiat  confidérable  ^ut  lui  a  été  reproché.  Wolfgang  Mtt&alos  floontiU  à 
•  Berne ,  au  mois  d'Août  <  5  <>  j  >  âgé  de  foixante-Iîx  ans. 

V.  PELETIER  ,  Juge  de  Cofcrans ,  a  écrit  en  vers,  Prière 
du  Roi ,  fur  rAppaifemcnc  des  troubles  ^  imprimée  à  Tholofè, 
par  Arnaud  Columiez,  ^  574* 

V.  POULLAIN  ft  traduit  du  Latin  de  ^olâng  Mufculus, 

le  Temporifeur,  en  forme  de  Dialogue ,  où  font  décidées  & 
réfutées  toutes  les  difficultés^  excusés  &  couvertures  que  peu- 
venc  mettre  en  avant  cet»  qtû  temporifcnt  fur  le  fait  de  (a 

Religion  vraiment  Chrétienne ,  après  qu'ils  ont  connu  la  vérité 
£vangélique  ;  imprimé  in-S^.  1 5é5« 

y.  A.  D.  L.  C.  a  écrit  Diicoocs  des  caufes  de  oflcts  admtni* 


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V  "V  i6s 

■Mes  des  tremblements  terre,  contenant  pluficurs  raifons  & 
opinions  des  Philofophesi  imprimé  à  Faris^  par  NicolfUt 
.Cbefaeau,  1580. 

LIVRES  jyAUTEVRS  ANONYMES. 

Hiftoire  *  des  Perfécutions  (Si  Guerres  faites  depuis  l'an  15^5 
jufques  en  l'an  15$/,  contre  le  Peuple  appelé  V  AU  DOIS ,  qui 
cft  aux  Valées  d'Angrogne  ,  Luferne,  S.  Martin  ,  la  PerouÂ, 
'  &  autres  Pays  du  Piémont;  imprimé  i^^a.  Cenfurée» 

*  Cette  Hidoire ,  qui  s'cteud  jufqu'cn  i^6i  ,  jl  été  impiimée  en  Latin,  1 
Genève ,  en  1581 io^S*. 

•    La  VENGEANCE  *  de  la  Mort  &  Paifion  de  notre  Segneur 

Jefus-Chrift ,  &  Ja  Deftruâion  de  Hiénifalem ,  une  par  Velpa- 

fiafi^que  Titus;  compofée  en  rime  par  Per(bnnages  ;  imprimée 

à  Paris,  tn^/ô/.  par  Jean  Petit. 

*yoftzarétSm  àla  fin  de  ULetne  M.  peg.  10)  ,  les  Noces  far  le  même 
'«rricle. 

Le  VËNITE  *  en  Cour.  Epitre  do  Seigneur  du  Rouge  & 
Noir,  &  autres  Compolitions  en  rimes  ;  imprimé  à  Tholofè» 
.  sa-»7. 

^  An  lieji  de  ^«atf«j  oii  dit  «ftjoaid^wl /'knier. 

'Les  VENTES  d'Amour  Divine,  imprimées  à  Rouen ,  to-xf. 
par  Nicolas  FEicuyer  »  £in$  date. 

.    Le  VERGER  célefte ,  fait  en  forme  d'une  familière  CoUo- 
'  cution  de  TAme  dévote,  à  Ibn  doux  épdux  ;  Imprimé  à  Paris, 
ikns  nom  ni  date.  .  ■ 

Le  Triomphe  des  VJiSTiiMENS  j  félon  le  temps  qui  court, 
'  ûàt  au  Buz  *,  T 5  iz. 

'  £iqi^ ,  qu  on  auroïc  plutôt  dû  écrire  Bus  ,  eft  dit  ici  pour  iujic  ,  dans  la 
lijgnificadon  du  corps  humain ,  depuis  le  coa  Jurqtt*aiix  ciiifles ,  parce  qoe 
ceft  fur  cette  étendue  du  corps  que  lesTeitleius  pcemienc  U  mefuie  des 
habits.  (M.  de  la  Monnoye.) 

Le  VIAT  de  Salue    utile  à  tous  Chrétiens ,  pour  parvenir 


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k  h  gloire  éterhcfle ,  çompoCé  pir  TE-vique  4e  TroyojSj  imptit/^ 

^  Lyon ,  par  Olivier  ArnouUet,  1539. 

•  Guillaume  Petit,  Jicobin «Confeflèucde  François  I,  coinppra  ce  Llvr», 
étant  Evoque  de  Scnlis  ,  aptès  l'avoix  été  4lt  Ttoyçf.  Il  ^git  croire  que  l'Ou- 
vrage parotflôtt  dès  1 5  j  I ,  puifqoe  le  3  Oftobre  dé  eecveMfiiée*U ,  ffisolaSs 
JSrUfifuf  clédiant  le  Tercn^mtff  Mâ/tav ,  <le  fon  édition  à  «et  Evic|M  »  lai 
paiTe  de  ce  Viat  de  Salut  en  ces  termes  :  Quid  aliud  viaticutn  ad  fan'natem_t 
^uod  cdidtfti  j  promiu  'a ,  qu^m  non  corvore*  molis  j  m  aaimi  puram ,  putttmque 
jMuàtntm  ?  Ou  »  Um  mut  tomn» ,  il  xqxovt  vmçat  fitf  t  ni»  dise  fimpbnieiit 
riaticum  adSaluum. — Voy.  Du  Ver-dur  ,  TotU.  IV,  %\X,  i  l'ilRicfo 
Guillaume  Parvi.  (M.  se  i,a  Monnovi.  ) 

La  VIE  des  Juflcs ,  excraîte  des  (Covces  de  Saint  Je«a 
Chrtloftoj«e^t  imprimée  à  Lyon>  m^x$,  pat  GuVgim  Çw^ti , 

Les  VIGILES  des  'Monts »  cranûacées  en  rime;  itnpnmées'à. 
Paris ,  in  8  °.  par  Simon  Voftre ,  fins  date. 

Le  VIOLIEK  '  des  Hjlloircs  Romaines  n-inralifees  fur  1«$ 
Gefles,  Faits  vertueux  &  anciennes  Chroniques  des  Romains*, 
trandaté  de  Latin  U  imj^utQLi  à  Paris  ^  i(i-J^l.  piu  JtfgJi  de  h 
Garde ,  l'an  i  5  20, 

•  C'eft  une  Tru^uclion ,  mais  peu  exaô« ,  du  lÀvtfilAi'm  ,  qui  a  pour  tîrre 
/^efta  RomanorMm  moiaù^ata.  On  voie ,  dans  la  riciie  fiibiiociiéque  de  M*  ie 
'  *Matquis  CoHwtt ,  titi  Matnilmt  Grec  unique  »  dont  le  titre  eft  tmA  »  Syno" 

nyme  de  f^idicr,  C'eft  en  cfFec  une  collfLlion  alphab.'rîque  de  diverfei 
tocherch^s  curicufes  èc  Xavantes ,  que  l'in^perauice  ï.aàox& ,  Qce  i  Maccem- 

'bole ,  en  Egypte,  femme  de  Conftantin  Ducts,  moft  i'an  1007,  avoit recueil* 
lies  eUe-nicnie ,  ficdédice  à  RotnainiDiogèoe»  i'Eosfieceur,  Ton  fécond  épooff* 
Michtil  Apoftolius ,  né  A  Con !>antinople  ,  &  morr  fur  la  fin  du  quinzième 
ftécle,  avoit,  fous  le  même  titre  df^iM,  compofc  un  Recueil  d'Apophtbeg* 
leas,  de  Psoverim^  9t  «ovoiSttiboiàs  utiles ,  comme  nous  l'appr enoei  d*A* 
riftobule ,  fon  fils  »  dant  une  Préface  Gkecque ,  au-devant  de  la  VmM^ttmjJth 
C'efl  ,  pmr  le  dirç  en  pa(ririt  ,  de  cette  dernière  r«"« ,  qu'ont  été  tirés  les 
Proveibes  d'Apollolius,  dom  la  plus  ample  U  meiiicuce  cdiuou  parut  in-^'^ 

•Oceci|Ne'Lat4iie  »  à  Lejf^ ,  .1  1 9.  (  M.  m  la  jMowwere.  ) 

•  Voy.  i  Tartide  iûKoman  ^ Aoôlloyùus  i  la  fin  de  la  lettre  A  (  Toip.  IJIf 
pag.  191  &  193  )  &  à  l'article  de  l'orgueil  &  préfompti<m  4â  fEtifemit 

i^piMiU^  à  ia  6«  de  la Jeccc»  l,  Xoai.ay ,  ^^t^etùàir.  nm  t^t^f^gm 


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V  V  fij 

tant  fur  le  Romaû  d' ApoUùniks ,  qut  fur  l'Ou^tage  ttiritule  Ctfia  f^omattaram 
mot»ii\ûtA  »  fil  étktHM^i  U  natiif  da  Jkjhifts.  L'cnivngâ  de  f imptericel 
Eu'-îoxe  renferme,  par  ordre  alphabétique ,  Kf  vissdes  Hiftoriens,  Orateurs, 
Rhcceurs ,  Portes,  Sophiftes  ,  Philofophes,  Grammairiens  ,  Cnciques ,  Phi- 
lologues èc  Médecitii  de  l'AnitiqUité.  Oh  y  itouve  auili  l'liiftbîrt  des  Dieax» 
dtfs  Denai'Dicux ,  des  Dcefl*es ,  des  Héros  &  des  Héroïnes  de  la  Fable,  En  un 
mot  c*è(l  un  Diâionnaire  Hiftoriqae  ôc  Mythologique  ,  dan^  fe  goli  de  la 
Âitùatkèfot  Oiitntak  de  (THefbeloc.  L'Impératrice  dit  dans  fou  Epître  dédi- 
Caiaire  â  Romain  Diog^ne  fon  ftcond  Epoux ,  que  pcrjuadéc  quU  n'y  a  fdt 
^oeoipatum  ptus  Royale  que  celle  de  recueillir  les  monumens  épars  de  l'ejpric 
kMain ,  elle  a  ranvajfc  avec  foin  tous  les  Livres  de  la  Bibliothèque  de  Confian- 
^npfdt.  Se  qu'elle  a  fatc  venir  à  grands  frau  tous  ceux  des  Pcys  étraagerâ 
pour  compofit  ta  Ouvntgtt  afin  >  tfoâse-t-elfe ,  de  rètwtr  tbates  U»  comoif' 
Jances  humaines  ^  &  de  prévenir  la  perte  des  originaux.  Evcnemenc  qni  eit 
effet  eft  arrivé.  Le  précieux  MS.  de  cet  Ouvra{»e  a  paffc  de  la  Bibliothèque 
dfe  Colbert ,  dans  celle  du  Roi.  Il  a  été  r::mis,  la  prcfenie  année  177?,  par 
ordre  de  Sa  Majefté,  i  M.  DanOè  de  VilloUbn ,  fnentbH»  de  l'Académie  det 
Beiles-Letrres,  qui  encouragé  par  les  hontes  dont  rhunarcnr  M,  le  Duc  de 
\x  VciUicre  &  M.  le  Comte  deMaurepas,  proteCleuiS-it;:Uués  des  Lettres,  va 
nous  donner  inceflàment,  (bus  leurs  aufpices ,  rédutoti  du  TeiitGiec  de  cet 
Ouvrage ,  avec  fa  verHon  Latine  à  côté ,  &  des  note*.  V(hU  de  cesOttVngâl 
dont  notre  fiècle  doit  fe  glorifier,  Se  le  pl-is  digne  exemple  à  donner  A  la 
jeuneife,  malheureiilenieRt  trop  peu  occupce  aujouid'hai  des  véritables  tuo^oo» 
d'acqfftéfif  de  ?a  fcieM«. 

VOCABULAIRE  du  Prcaucier  ,  cxpofé  en  François  avec 
les  Déclina^ons&Conjugaifons  des  Noms  &  Verbes,  contenues 
ftudk  Piêatttier,  pour  l'inltitucion^  en  GramniAÎre^  de  Mon- 
Ibîgnear  d'AngouJêine  &  Madame  Magdeleine  fa  f«BM-«  «o&ns 
àt  Fraiftce  ;  htrprimé  à  Par»,  /n-S'**.  f»sr  Simon  ieCelnies^ 

'  n  y  a  un  antre  Livre,  imprimé  «  P«b  ijf  i  ,  ^  Paris,  chez  Simon  da 
Colineî  ,  in-^".  fous  le  titre  de  Gfitmmatogfaphii  ,  pour  rin(>rnfkîon  d^ 
itdadame  Madeiene,  £ile  de  Frantef  à  Iwjueiie  on  avoïc  deilein  d  a^rendre 
k  langue  Lanne.  )  M.  n  la  Mommoti.  ) 

Pctii  VOCABULAIRE  en  langue  Françoife  &  Italienne,  à 
Lyon  ,  M- 1 1.  par  Roger  d«  Brey ,  1 578. 

La  VOYE  DE  VIE ,  aiTàvoir  vraie  Inflru^ion  &i  Pratique  de 
vie  Chrétienne ,  en  laquelle  efl  montrée  la  fuite  des  vices,  & 
ks  moyens  d'ac^u^rtr  ^  retenu  vertu  &  boancs  sKsurs^  avec 


;v  "U 

pluficurs  Ond(bns  fitEzhortatloaSj  poar.  parvenir  k  une  vr^^evle 
^irkuelle;  traduke  de  bas- Allemand  «  en  François  ;  imprimée 
in- 1  a.  en  Anvers ,  l'an  I '5  ' 

'  Les  QUATRE  VOYES  fpirituellcs  pour  aller  à  Dieu  ,  c'efl 
afTavoir  la  V^oyc  purgative  ;  Ia\'oye  illuminacive  ;  la  Voye  uni- 
tive;  &  la  Voye  fupcriativej  imprimées  à  Paris ,  i/z-^".  fans  nom 
d'Imprimeur  &  fans  dace. 

•  Traité  des  URINES,  de  leurs  couleurs ,  &  ce  qu'elles  peu- 
vent (îgqiâer  ^  impriipé  à  JP^ris  ,  par  Nicolas  BuiFçc^ 

;  LaS<;ntence  des  USURIERS,  imprimée f/i-S^.  fans  date« 
aom  d*Impnmeur  »  ni  dp  lieu. 


X  E  N, 

XENOPHCN  \  Voyez  Claude  de  Seiffel ,  Edienne  de 
U  fipëFÎe  ,  Jacques  MiiFant,  Jacques  des,  Comtes  de  Viotemille, 

;  •Xénophon,  Athénien,  très<élèbre  Capiraine  ,  Pliilofophe  ôc  Hiftorien 
Grec,  fut  un  des  plus  illuftre?  Difciples  de  SocrAre.  La  beauté  de  fou  lan- 
gage t  l'élégance  ,  la  douceur  ec  lus  grâces  de  Ion  ftyle,  le  hienc  furnommer 
TAèeltk  Greofue^  8c  la  Mufe  Attiqut.  Il  a  compofc  un  grand  nombre 
d'Ouvrages ,  également  admirables  ,  &  par  les  fujcrs  qu  il  a  choiiîs ,  ^  :  par  la 
manière  donc  il  les  a  écrits  &  traites.  Sa  Cyropcdie  elt  moiii$  iHtlloue  de 
Çyrus ,  qu'un  Traité  d'édacatioii  ,  jpour  former  on  Prince.  Ses  Ecônomi- 
ques  y  la  mite  de  la  Guerre  du  Peloponnîàlé ,  oala  continuation.de  THiftotce 
de  Tlnicidide,  font  des  modèles  qu'on  ne  doit  jamlis  fe  laffer  d'crudier  & 
de  fuivre.  C'eft  dans  les  Ecrits  de  Xénophon  qu'on  peut  prendre  une  jufte 
idée  de  rAnictfine,  &  du  génie  qui  cmékérilè  les  grands  Ecrivains.  Les 
beautés  (Impies  6c  fublimes  dont  fes  Ouvrages  font  remplis  ,  font  celles 
de  la  nature  même.  Que  îa  TeluierTe  de  nos  jours  ,  entraînée  par  l'exemple  de 
nos  prétendus  beaux  Ëlpnts  ,  ell  à  plaiaUre  de  s'éc^Kcr  des  fources  pures, 
«à  elle  pourroit  puifer  la  goût  du  beau  Se  du  vrai,  de  les  ignorer,  5c  <fo 
n'admirer  que  les  fottifes  bourfoufflées  ,  le  clîtiquantpeu  durable  ,  les  grâces 
artificielles  de  quelques-uns  des  Ecrivains  de  ce  temps,  dont  la  rrpucacion 
œomei|Caiiéc  rcblQDi|:.!  \.ç  Ç\a^^\ii^  ^oiitèiiie  du-Liv^  IV  4'Aulu£^lle  » 

*  tuficui.' 


Dlgitizecl  by  Gopglc 


XEN  '^VE 

curieux ,  en  ce  que  cet  Auteur  y  parle  de  k  jaloaHe  fecrene  qui  régna  entre 
Platon  &  Xénopnon  j  joloiifte  qu'on  peur  révoquer  en  dotuc  ^  parce  que  ces 
deux  iUiiftNsGrec$,aa  lugemcnc  de  tous  leurs  Cont.Mnporaitis,  étoient  trop 
fincèremcnr  arraches  aux  maximes  de  la  véritable  Philufophie,  pour  fe  laitTet 
vaincre  par  uaejpai&oa  auâl  balTe  «  .&  qui  dénote  toujours  lapetiteiTe  d'aoïe^ , 
4c  l'orgueil  de  Fe^rir  de  cout  homme  qui  s*y  aban^nuie.  Ce  qui  a  pu  fiiire. 
inuginer  cette  prétendue  jnloufte  entre  deux  fr  grands  hommes ,  ctoir  fans' 
doure  !a  comparaifon  qu'on  faifoit  de  leun  ralens  :  Xenophon  &  Plûtj  Socra- 
tic*  amccnitatis  duo  lumina  ,  cenari  *midanquc  iater  Jefc  exijlunati  Juni  :  quia, 
de  iis  apud  aiias  uu  ijj^t  (xuperaMior  certâtaturt  &  quia  dus  emintntU  dm 
Jimul  juncl/t  in  arduum  n  'uuntur  ^  Jîmulachrum  quoddam  contencionis  £muU  j^a- 
riunt  :  Xénophon  mounir  à  Cdrin'he  ,  vers  l'an  î<So,  avant  Jefu<;  Chrift  ,  agc 
de  quatre-vmgt-iix  ans.  L' JExpCiùcLon  &  la  Rctruue  des  dix  miiie  ,  de  mcme 
que  V Hifloirc  Grecque  y  ont  été  traduites  par  M.  d'Ablancourr.  M.  Charpentier', 
a  traciuir  la  Cyropédie ,  &c  les  Dus  m  vjrablcs  de  Sacrâtes.  Avant  eux^Tan- 
neçuy  le  Fevre  avoir  donné  une  bonne  Traduâioii  de  l'excellent  Dialogue»; 
intmilé  le  Banquet  des  Phdofophes.  M.  Dumas,  Pro(èflëur     Rhétorique  à 
Tottloufe ,  a  donné  une  nouvelle  Tradudion  des  Economique^  deXéuopaon» 
en  un  vol.  in'ia.  lytfS i  i  Patb,  chez  DehanTy,  eue  S.  Jacques. 

• 

Y  V  E. 

Yves  MAGISTRI  ,  Frère  Mineur  de  la  Val,  Gardien  au 
Couvenc  de  Bourges,  a  écrit  Guide  des  Profcflêurs  Ecclénadi- 
ques ,  oii  cil  contenu  ce  qu'un  Religieux  ou  Religieufe^  mnitàht 
ious  UBrevièrc  KohuMn  &  TOidre  Minorique,  font  obligés 
denfuivre;  imprimé  à  Paris,  în-i^.  par  EiUenne  Pecit,  %%io. 
Miroir  Chiécicn  ,  autrenienc  die  ,  féconde  partie  de  la  Guide 
Eccléliâllique ,  imprimé  de  même.  Verger  &  Jardin  des  Ames 
défo|ées  &  égarées,  pour  la  conrclauon  de  M^fTicurs  les 
foyens  de  la  cité  de  Bourges,  fous  îa  prore^flii  n  du  llévéren- 
diflime  Prélat  d'AqiMtainc  ,  Archtvôquv  de  ladite  Métropoli- 
taine Cité;  imprimé  à  iJourges ,  in^      par  Pierre  Bouchier, 
I^ii4.  Oculan.i  Ç/  Man  pulus  F'iotruin  Min^tuni^  Uccnttà  gc- 
ntraiis  uw^ijin  ^  '/    P.  Frimcjci  Coi-^ngx,  excerptas  à  Fratre 
Yvonc  Ma^ijin  ^  i  u.i  ^ùs  ^  in-'6  ^  *  apud  MichacUm  Sotnnium  ^ 

'  PiBUOTr  FiLA9.  Toau  V,  Dv  V&kh, Tom  ui,   C  c  c  c 


S70       VVF  .  ZOR 

YVES  ROUSPEAU ,  Saintongcoîs ,  a  écrit  Traité  de  M 
Prcparntinn  à  la  fainte  Cene,  imprimé  à  Lyon,  /n-8°.  par  Jean 
Saiigrain.  Calvin'wue.  Quatrains  rpirinicls  de  l'honnête  Amour. 
Plus,  Stances  Chrétiennes  des  Louanges  du  faint  Mariage, 
appofccs  aux  Stances  du  Mariage  de  Philippes  des  Portes;  im- 
primés avec  les  Cantiques  du  fieur  de  Maifon-Fleur  ,  à  Paris, 
in-ii.  par  Matthieu  Guillemot  ,  ï  ■5  84.  Il  a  traduit  en  vers 
François ,  la  Foi  Catholique  des  Percs  anciens  ,  contenue  au 
Symbole  de  famt  Athanafe ,  jadis  Evéque  d'Alexandrie  ;  avec 
quelques  Soiineu  &  doubles  &>nnets  ;  imprimée  à  la  Rochelle  » 
ï»»8  ** .  par  Pierre  Haultîn ,  1  $  7  9 . 


ZOR. 

ZORO  ASTRE  '**  Oracles  de  Zoroailre  5  écrits  première- 
mtnc  en  Grec ,  &  mis  en  vers  François  -  imprimé  à  Paris,  inV* 
par  Richard  Breton  &  Philippe  Danfrie. 

i  *  Suidas  dit  que  Zoiotlbe  fut  Roî  des  Biftiiwit  »  Bit,  v^cnt  quatre  cens  am 
avant  la  Guerre  de  Troy«.  L*id^cqa*on  fe  fbrmede     eft  cdb  d'un  atcoUcnc 

Phtbfophe  &  d'un  grand  Prince,  qui  travailla  i  inftruire  les  peuples  confiés 
à  ft'i  fuins,  ôc  leur  dontu  les  maximes  de  conduire ,  les  plus  iages  &  les 
plus  utiles  4  rhumaniré  ,  dont  on  prétend  reconnottte  encore  des  veftige»^ 
refpeûables  dans  les  ufagos  des  Gucdics  ,  qui  font  reliés  fidèles  aux  infticu- 
tions  que  leurs  Ancêtres  reçurent  de  ce  Zoro.iftre.  On  trouve  à  la  fin  du 
Livre  quatrième  de  la  Préparation  Evangéiiqm  d'Euscbe ,  cette  belle  idée  de 
Dieu,  tirée  d'un  Commentaire  de  Zoro.iftre ,  fur  lesRkes'SactésdesPecfans: 
«»  Dieu  eft  le  principe  de  toutes  chofes.  Eternel,  fans  commencement ,  fans 
a»  6n,  ians  paxdes»  ne  leiTemblant  qui  lui-même  j  bon,  prudent,  par  ex- 
j»  ceUentie  1  Source  de  tout  bien ,  &  de  tonte  fuftice ,  puifant  toutes  les 
I»  connoiiTances  en  lui-mcme  ,  enfin  la  perfe£bion  eltentielie ,  &  l'Auieut  de 
•  toute  fciencç  n:iriire!!e  y^.W  peut  fe  fiire  qu'il  y  ait  eu  plufieurs  Souverains 
du  nom  de  Zotoaike  ,  anmic  s  des  mêmes  vues ,  qui  a]r«nc  (cavaillc  fuccelli» 
vement  à  (bnner  an  peuple  fage ,  laborieux  &  pniflànt ,  t^lsqae  fîicent  jadis, 
les  Perfes.  Ce  qu'il  y  a  de  probable,  c*eft  que  les  lumières  du Philofophe» 
Prince,  du  Héros,  connu  fous  le  nom  de  Zoroaflrt ,  furent  très-iupé- 
rieures  à  celles  des  premiers  Philofophes  de  la  Grèce  \  qu'il  fut  l'inilitiiceur  du 
culte  le  pltis  nifinmahU  »  le  ^lus  £inplft  ^  le  pbif  confoone  au  bonheur 


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Z  O  R  Z  O  R  f7i 

de  rhuinanitc ,  dans  l'ctat  Je  nature  ;  8c  que  les  préceptes  ds  Politique 
8c  de  Morale  <\a'ii  a  ccabiu  doivent  le  f<uce  regarder  comme  l'un  des  plus 
iUoftres  Bîen&ueiirs  du  genre  humain.  Le  uvre  du  Zend^  dont  cm.  le 
regarde  comme  rAlltenr ,  eft  un  des  monnmens  les  plus  reAjeâable»  de 
Vantiquicé  ;  on  jr  reconnoît  ces  dogmes  fages,  qui  infpirerciu  .i  fes  Seckateurs 
l'humanité ,  la  vertu ,  l'induftrie  ;  &  ce  qu'il  y  a  de  plus  admirable ,  c'eft 
qu'après  tant  de  fièdes ,  malgré  le$  pecfécntions  de  la  tyrannie  la  plus  har* 
bare ,  on  trouve  encore  dans  les  mœurs  des  Guèbres  infortunés ,  une  preuve 
vivante  de  rcxcellencc  des  inftitutions  de  Zoroaftre.  — Voy.  la  Bibl,  Orien- 
tale de  d'Herbeioc  >  p.  950 ,  col.  17  ,  au  mot  Zerdascht,  ou  Zaradascht, 
Zoroaftre ,  que  quelques-uns  appellent  anfli  Ztrdoufi  >  où  il  eft  dit ,  que 
l'an  1300,  après  le  déluge,  Zoioaftre  commenta  à  paroître  ,  Se  enfeigna 
aux  hommes  le  culte  ^  l'adoration  du  feu.  Les  anciens  Pcrfans  veulent  tous 
que  ZoroaiUe  foie  plus  ancien  que  Moïfe ,  &  les  Mages  ,  ScCtaccucs  de  ce 

{>remter  Légiflateur ,  prétendent  qn'il  e(l  Iw  même  qu'Abraham ,  &  l'appel- 
enr  fouvent  Ibrahim  Zerdafcht  j  ou  .Abraham  y  l'ami  du  feu.  U  y  a  dans  cet 
article  des  chofes  très-curteules  fur  2Loroaftre  &  le  Zead,  Ouvrage  ^u'on 
lui  attribue  j  mais  ceux  qoi  voudront  connoitre  tout  ce  qu'on  peut  uvoir  de 
Zoroaftre  ,  le  trouveront  radèmblé  dans  les  DilTcrtations  de  M.  l'Abbé 
Fouchèr ,  imprimées  dm*:  l?s  Mémoires  de  l'Académie  des  Belles -Lettres, 
Tom.  XXVU  &  fuivans ,  ^  le  Zendavejla  de  M.  Anquetil ,  imprimé  â 
Paris,  en  1771 ,  j  Vol.  in-^^.  lenfèrment  ta  Traduâion  des  livres 
m'mes,  que  les  Indiens  croient  être  de  Zoroaflre ,  enrichie  de  précieufes 
Remarques,  Se  de  la  vie  de  ce  célèbre  Légiflaceur  des  Indes,  Les  Manuf- 
crits  de  l'Ouvrage  attribué  à  Zoroaftre  ,  ont  été  apportes  de  l'Inde  ,  par 
M.  Anquetil ,  &  dépofés  à  la  Biblioib^ue  du  Roi  >  le  1 5  Macs  176  t. 

FIN  DE  LÀ  BIBLIOTHÈQUE  FRANÇOISE. 

Skc  liber  hic  donec  fioAus  fennica  marîiios  ' 

Ebibat ,  aut  toctim  teftudo  perambulet  orbem 

'  Dom  Bonaventure  d'Argonne ,  Chartreux,  a  remarqué,  Tom.  I  des 
Mélanges  qu'il  adonnés,  fous  le  nom  de  Vigneul -Marville  ,  que  oe 
Diflique  fc  rrouvoit  originairement  à  la  fin  de  U  Pragmatique-Sanélion , 
imprimée  avec  le  Commentaire  de  C6me  Guymier,  i  Paris  ,  1 507  ,  par  . 
Aiidié  Boccard.  C'eft  de  là  que  Du  Verdier  l'a  tiré  »  non  £àns  quelque  prci^ 
femimeni  que  ion  fouhait  fôoit  accomplL  (M.  sa  la  Monnoye.) 

^   ,  Fin  du  cinquième  V Uume,       -        •  •  ! 


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APPROBATION. 

X*Ai  lu  »  par  ordre  de  Motifeigneur  le  Chancelier ,  le  Tome  cUupùhme  it$ 
fiHiiothè^ues  Fraufoifes  de  ta  Croix  du  Maint&dcéiA  yèrditr^SÎMurdK  Faur 
^has»  «vec  tes  notes  de  Meificots  de  /«  Momu^i»  ¥alvmu  &  Migolty  A 
Juvigny  ,  &  n'y  ai  rien  trouvé  qui  m'ait  paru  en  «mptdwr  (impndSoiU  A 
ce  II  Août  i77i*  Signée  C&ÉBILLON^ 


J>B  L'IMPRIMERIE  DE  MlCBtL  LAMBER  T« 


V 


uiyitizûO  by  GoOglc 


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